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Machines à dessiner @ Musée des Arts & Métiers : impressionnant !

Schuiten & Peeters déploient tous leurs talents de conteurs, faiseurs d’images et inventeurs pour créer un parcours original fait d’images fortes, d’objets géniaux inventés par d’autres, de lumière et de sons. Une mise en scène bluffante de pièces maîtresses issues des collections du Musée des Arts et Métiers réunies sous étendard Machines à dessiner jusqu’au 26 mars 2016.

Scaphandre de grande profondeur Musée national de la Marine paris expo Machines à dessiner
Scaphandre de grande profondeur Prêt du musée national de la Marine

L’art du dessin : de l’artiste au visiteur
L’entrée de l’expo se fait par un tête-à-tête incroyable avec un scaphandre – « la Joconde du musée national de la Marine » – digne d’un récit de science-fiction, avec une mise en lumière parfaite. Ce superbe objet n’aura jamais servi.
Les machines sont autant de sources d’inspiration pour les créateurs que d’ingénieux moyens de dessiner. Le dialogue est double et le champ d’exploration aussi enthousiasmant que surprenant.
Schuiten et Peeters documentent en continu leur travail de dessinateur et d’auteur. Et s’amusent à réinventer, voire bouleverser l’expérience muséale. Tout est parti de la visite des réserves de Saint-Denis. Il n’y avait pas de scénario au départ. Le tout est un formidable jeu d’associations et d’adhésion, stimulant l’imaginaire de chacun.
Les visiteurs étant même acteurs de l’exposition en dessinant à leur tour, grâce au crayon remis à l’entrée et en s’inspirant des créations mécaniques qui les entourent.
« Quand on a un objet devant soi, on voyage avec lui, il a une présence. Et on dessine autrement. »

Machines à dessiner exposition Schuiten Peeters Musée des Arts et Métiers Paris photo usofparis blog

Dessin original Cités Obscures François Schuiten expo Machines à dessiner Musée Arts et Métiers Paris

Leçon de scénographie
Après l’invitation au dessinateur Enki Bilal, le Musée des Arts et Métiers est magnifié sous l’inspiration du duo d’auteurs des Cités Obscures. La conception lumière impose une vraie contemplation des objets et des dessins avec des oscillations qui font disparaitre et apparaitre des pièces. Des pièces qui se découvrent parfois pour la première fois aux yeux du grand public. Certaines ont même eu droit à une restauration avant leur présentation.
Les dessins originaux eux ne sont pas encadrés mais présentés sur des tables, le lieu même de leur création.
Bluffant de trouver la table de travail du dessinateur François Schuiten présentée avec papiers à dessin, crayons, porte-mine qui affiche discrètement 40 ans de service, tablette… L’artiste est-il vraiment en pause créative car privé de son outil de travail le temps de l’exposition ? Il semblerait que oui.
Il avoue au passage : »Quand je vois une table à dessin, j’ai tout de suite envie de l’essayer. C’est un objet beau, fascinant, irrésistible« .
Une table à dessin de son mère est aussi présentée dans l’exposition. L’implication de l’artiste pour ce projet est totale.

Table à dessin François Schuiten expo Machines à dessiner Musée des arts et métiers paris

Petit équitorial coudé Observatoire de paris maquette Musée des arts et métiers expo Machines à dessiner
Maquette : petit équitorial coudé de l’observatoire de Paris

Revoir Paris

Le lien de Schuiten et Peeters avec Paris est fort. La station de métro Arts et Métiers, formidable vaisseau sous-terrain, la bande-dessinée Revoir Paris qui a été déclinée en exposition à la Cité de l’Architecture. Les planches du deuxième tome de cette exploration de Paris sous cloche font partie de l’exposition et impressionnent aussi bien par leur taille que la force des détails.

La capitale a aussi droit à une conférence menée par les maitres dans l’amphi du Musée. Un récit haletant sur une jeune femme qui n’a qu’un rêve découvrir cette ville légendaire et préservée comme une espère en voie de disparition.

Machine à dessiner c’est un voyage incomparable dans l’inventivité, un opéra muséal, une révélation.

Machines à dessiner
exposition conçue par François Schuiten et Benoît Peeters

prolongations jusqu’au 26 mars 2017 !

au Musée des Arts et Métiers
60 Rue Réaumur
75003 Paris

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Le Grand Musée du Parfum : expérience captivante !

Le Grand Musée du Parfum ouvre ses portes rue du Faubourg St Honoré à Paris en plein mois de décembre pour éveiller le nez du grand public et mettre en lumière un savoir-faire français qui mérite d’être célébré au même titre que la haute couture.
Un musée qui privilégie les expériences, la scénographie, l’espace et qui ne vous assomme pas avec une collection d’innombrables objets : on adore !

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S’enrichir les sens

Le nez est invité à explorer tous les espaces de l’hôtel particulier du 8e arrondissement. Il est rare, voire quasiment impossible, de jouer et découvrir avec son nez. Ce nouveau musée offre un parcours original d’expériences, de plaisirs et de souvenirs aussi – car la mémoire olfactive est convoquée avec une collection impressionnante de senteurs, effluves à humer avec ou non excès.
Bien sûr, il y a aussi de quoi en prendre plein la vue : entre les jeux de lumière, les installations artistiques et le design. Tout est beau : que ce soit les escaliers, les vitrines, les niches où se lovent les flacons estampillés Grand Musée du Parfum.
Des pièces originales ont été conçues spécialement pour cet établissement comme ces incroyables fleurs blanches venues d’une planète inconnue et composant un Jardin des Senteurs gracieux. Elles sont l’œuvre de l’Agence Projectiles

Concept store du Grand Musée du Parfum paris boutique design Agence Projectiles photo usofparis blog

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Scénographie interactive et stimulante
Même si l’on ne lit pas tout, il y a vraiment de quoi prendre du plaisir dans ce parcours au 3 thématiques
Historique avec les fragrances au cœur de belles romances historiques. Il est plus que stimulant de relire les récits amoureux comme ceux de Cléopâtre et Marc-Antoine ou la reine de Saba et le Roi Salamon sous le prisme du parfum.
A côté de ces évocations, des objets qui ont traversé les âges prouvant que le parfum était aussi bien source de raffinement, que merveilleux moyen de se distinguer des autres et d’attirer les nez portés par des senteurs inconnues ou inédites.
Un jeu des sens au 1er étage avec une forêt surréaliste, un bouquet de roses exaltant, des tubes à essais pour autant d’expériences scientifico-ludiques et de sensations fortes.

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Processed with VSCO with a6 preset

Le nez de son créateur
Que serait le parfum sans son nez. LE créateur, celui qui est capable des mélanges les plus improbables, audacieux, curieux qu’enivrants et source de profonde addiction.
Etes-vous fidèle en eau de toilette ou volage ?
Rencontre par écrans interposés avec nez, parfumeur et spécialistes qui dévoilent leurs secrets et qui répondent à la terrible question : Se parfumer ou pas ?
Prévoir de passer du temps pour une dernière exploration : celle de la collection de matières premières formée de 25 gouttes qui se sentent et s’écoutent. Ingénieux design et concept pour savoir sur l’Essence de Vétiver, la vanilline ou encore la calone.

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On ressort de cette adresse charmé par l’immeuble, les espaces et la tentative de nous extirper de notre quotidien urbain malodorant.
Attention toutefois à ne pas trop rêver de fleurs, de Provence, de papillons en retrouvant le flot des voitures du Faubourg St Honoré.

Le Grand Musée du Parfum
73, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Tél. : 01 42 65 25 44

horaires :
du mardi du dimanche 10h30 à 19h

Nocturne : le vendredi jusqu’à 22h
fermé le lundi (sauf vacances scolaires Zone C)
ouvert les jours fériés, même le lundi
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Exposition Geste baroque : Salzbourg charme le Louvre !

C’est une petite exposition que nous proposons de découvrir.
Avec Geste baroque, dans les Collections de Salzbourg, le Musée du Louvre accueille des pièces venues tout droit d’Autriche.
Le Louvre n’est pas très riche en art baroque germanique. C’est donc l’occasion de voir ces créations qui résument l’histoire artistique d’une des villes les plus célèbres d’Autriche.

geste-baroque-collection-salzbourg-musee-du-louvre-exposition-crtique-photo-by-us-of-parisRetour à la fin du XVIe siècle. Salzbourg est en pleine transformation.
Sous l’impulsion de Wolf Dietirch, petit-fils des Médicis, la cité autrichienne va connaitre un profond bouleversement architectural.
Mais cette métamorphose touche bien évidemment tous les arts.

Avec l’exposition Geste baroque, le Musée du Louvre (en partenariat avec le Salzburg Museum) a voulu mettre sous les projecteurs des créateurs (peintres, sculpteurs, orfèvres, …) qui ont œuvré auprès des princes-archevêques de la ville. Ceux-ci sont, aujourd’hui, totalement inconnus.

Geste baroque : focus en 5 pièces

Parmi les dessins, sculptures, peintures, esquisses architecturales et pièces d’orfèvrerie, nous avons choisi cinq œuvres pour un avant-goût parfait à cette exposition.

Couvercle de sarcophage en forme de squelette

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Prévue pour orner la sépulture d’un membre du conseil municipal, cette sculpture très expressive de Hans Conrad Asper accroche l’œil dès l’entrée dans l’exposition.
Massive et imposante mais finement ciselée, c’est une œuvre magnétique.

Allégorie du peintre

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Ce n’est pas la plus grande pièce de l’exposition (en taille), mais c’est l’une des plus fines.
Johann von Spillenberger illustre ici le destin de l’artiste confronté aux difficultés du quotidien : la femme ailée peinant à s’élever,  maintenue au sol par des accessoires de créateur et par un sablier, symbole du temps qui court.
Finesse et profondeur des traits pour ce dessin en forme de parabole.

Maquette de colonne mariale

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Initialement, cette colonne devait être érigée sur la place devant la cathédrale de Salzbourg. Mais elle est restée à l’état de projet.
Aucune information sur le pourquoi de la non réalisation.
On perçoit dans le travail de Johann Lucas von Hildebrandt une forme de légèreté, malgré le côté massif de la statue de la vierge surplombant le monument. A noter que, sur cette maquette en bois, les figurines du socle étaient bronzées à l’origine.

Ostensoir de Ferdinand Sigmund Amende

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Rubis, diamants, saphirs, émeraudes, améthystes, olivines et bien sûr or coulée ! Cette création d’Amende est certes la plus clinquante de cette exposition mais c’est aussi la plus ancienne des œuvres connues de l’artiste.
Tape à l’œil et finement ciselée, un vrai bijou dans cette collection.

Christ de douleur

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Comme souvent, l’art baroque est largement empreint de religion.
Cette statue en bois sculpté est représentative du travail de Johann Meinrad  Guggenbichler – reconnu comme l’un des sculpteurs les plus talentueux de la région de Salzbourg. Les personnages qu’il met en scène ont toujours une attitude dansante, des couleurs très présentes et un fort élan religieux.

Autour du geste baroque :

Pour rendre hommage au plus célèbre Salzbourgeois, une programmation Mozart est à découvrir à l’auditorium du Musée du Louvre durant l’exposition.

Après cet amuse-bouche, à votre tour maintenant choisir votre TOP 5 parmi toutes les pièces exposées dans les deux salles qui composent l’exposition Le geste baroque.

 

Geste baroque, dans les collections de Salzbourg

Exposition du 20 octobre 2016 au 16 janvier 2017
Visites avec conférencier les 29 octobre et 26 novembre à 11h30

Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi.
Nocturne jusqu’à 22h les mercredis et vendredis

au Musée du Louvre
75001 Paris

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Mona Lisa Smile : le sourire de la Joconde by Will.i.am

Le Musée du Louvre et Will.i.am (Black Eyes Peas) nous ont conviés à un rendez-vous particulier ce mardi pour découvrir le clip Mona Lisa Smile et le docu Will.i.am au Louvre.
Rares sont les évènements qui couplent visite d’un lieu unique (et vidé de son public) et rencontre d’un artiste de renommée internationale.
D’autant plus exceptionnel quand il s’agit d’un coup de coeur et d’une collaboration artistique entre un chanteur américain et une institution nationale.

Will i am Mona lisa smile Musée du Louvre lenorado da vinci Will i am au louvre Will i am at the louvre clip documentaire Photo by blog United of Paris

Le clip Mona Lisa Smile
Will.i.am a découvert le Louvre en 1999, lors de son premier voyage à Paris. Tombé amoureux du lieu, collectionneur d’art et mécène, c’est après un concert des Black Eyes Peas, lors d’une tournée, que  le clip prend forme mais aussi la base de la chanson, dans un musée du Louvre fermé et à 1 heure du matin.

http://www.dailymotion.com/video/x43159u

La volonté de l’artiste : rendre hommage à la renaissance à travers un clip : Mona Lisa Smile.
Certains n’auront de cesse de moquer le coté kitch de cette création. Mais il semble que la démarche soit vraiment celle d’un passionné d’art avec une envie de partager et de faire découvrir, d’ouvrir des horizons à un public pas forcément prompt à se fondre dans cet univers.

Le documentaire de Will.i. am au Louvre

Et même si on peut être un peu circonspect face à la démarche d’un artiste américain, le mélange entre promo et envie de bien faire est parfois mince,  la volonté mise par les équipes du Musée du Louvre dans ce projet lève toute ambiguïté.

Will i am Mona lisa smile clip documentaire documentary Musée du Louvre lenorad de vinci Will i am au louvre Will i am at the louvre clip documentaire Photo by blog United of Paris
Et les propos de Will.i.am lors de la conférence de presse vont dans ce sens.
Le documentaire, certes très court (seulement 12 min), réalisé avec le concours du Musée du Louvre démontre une volonté de mettre en avant un certain art.
Si Will.i.am est un artiste ultra-connecté et hi-tech, il semble avoir une vraie admiration pour l’histoire de l’art. En témoigne, sa stupéfaction face à une horloge reproduisant les rythmes cosmiques de la Terre et créée au XVIIIe siècle.

http://www.dailymotion.com/video/x43mrro

Toutefois, derrière un scénario et un style de montage très américains, se dégage un véritable engagement.
Celui du chanteur US semble sincère : donner envie aux jeunes d’aller dans les musées, que ce soit le Louvre ou des musées plus accessibles et proches de chez eux.
Avec un mot d’ordre qui pourrait être : #ArtIsFun !
Et ça on aime chez USof Paris.

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Expo : le Musée Guimet lâche ses « Tigres de papier »

Pour célébrer le 130ème anniversaire des relations diplomatiques franco-coréennes, le musée national des arts asiatiques Guimet (MNAAG) met la Corée à l’honneur. Parmi les trois expositions présentées à cette occasion, Tigres de Papier propose un voyage pictural dans l’art d’un pays encore peu connu en France.

Photo © Musée Guimet - Thierry Ollivier
Photo © Musée Guimet – Thierry Ollivier

On l’ignore souvent, mais le musée Guimet conserve la plus grande collection consacrée aux arts asiatiques en Europe. De ce fonds artistique incroyable, 130 œuvres ont été extraites pour célébrer les 130 années écoulées depuis la mise en place des relations diplomatiques entre la France et la Corée.
Lees 130 œuvres de l’exposition Tigres de papier retracent l’univers décoratif de la péninsule, du 14e au 20e siècle. Peintures, paravents, céramiques, jarres et mobiliers, toutes les facettes de l’art pictural coréen est exposé en trois périodes: l’âge d’or aux 15-16e siècles, les Lumières aux 17-18e siècles, la voie coréenne aux 19-20e siècles. Les paysages, le bestiaire et l’imaginaire suit alors une évolution qui se veut chaque fois plus moderne et distincte de ses voisins.

Faire vivre ses traditions

Difficile pour cette petite langue de terre d’exister à côté de ses imposants voisins. La Corée a longtemps vécu dans l’ombre de la Chine et du Japon. Les religion et philosophie communes (le bouddhisme et le confucianisme) ainsi que les invasions successives n’ont toutefois pas eu raison de l’identité artistique des peintres du pays. L’œil de l’expert en art asiatique y verra également les liens et les différences qui existent entre le Japon, la Chine, la Corée et l’Occident. La Corée n’ayant en effet pas échappé à une vision du monde modelé par l’esprit occidental dominant.

Photo © Musée Guimet - Thierry Ollivier
Photo © Musée Guimet – Thierry Ollivier

Il n’y a qu’à voir comment sont représentés les animaux fantastiques comme le dragon ou la tortue. Ou encore les fables populaires, subtilement évoquées dans des scènes de genre et des cérémonies uniques dans l’aire asiatique. Ces liens communs avec la Chine se démarquent grâce à des couleurs chatoyantes, un trait simple et épuré, de l’humour parfois et une calligraphie résolument originale. La salle dédiée à cette dernière est par ailleurs un véritable régal !

Tigres de papier cinq-siecles-de-peinture-en-coree Musée Guimet exposition expo Blog United States of Paris

Tigres de Papier, cinq siècles de peinture en corée
jusqu’au 22 février 2016

Tous les jours (sauf le mardi) : de 10h à 18h

Musée Guimet
6, place d’Iéna – 75016 Paris

by Joël Clergiot

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Icônes Américaines du SFMOMA au Musée Granet : un dernier tête-à-tête avec Liz Taylor

Le San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) et la collection Fisher font une halte remarquée en France pour faire partager une sélection de chef d’oeuvres américains avant fixation définitive sur les cimaises de Californie au printemps 2016. Après le Grand Palais, c’est au tour du Musée Granet à Aix-en-Provence de jouir de cette collection pour quelques mois seulement. 

Icônes Américaines, c’est l’expo express du moment ! Pas de long discours, de remontée chronologique d’un mouvement, ni de relecture d’un courant. Un panneau de présentation révèle les enjeux de cette présentation : faire le plein d’icônes artistiques américaines. Parfait pendant votre pause déj, entre deux rendez-vous ou en sortant du boulot.

Les œuvres se suffisent à elles-mêmes. Vous prendrez bien une dose de Warhol, un peu de Litchtenstein, du Dan Flavin ou du Cy Twombly ?

Liz #6 (Early Colored Liz), 1963, Andy Warhol
Liz #6 (Early Colored Liz), 1963, Andy Warhol

Un tête-à-tête avec l’iconique Elizabeth Taylor est toujours exceptionnel et rare, d’autant plus quand il est signé Warhol. Le portrait de 1963 est d’un rouge intense et ce regard intemporel hypnotisant. Le dialogue avec l’image de l’actrice dans ses jeunes années, rieuse, (innocente avant le rouleau compresseur hollywoodien) est suffisamment troublant pour laisser interrogateur. D’autres visages de légende jouent des coudes comme Jackie Kennedy et Marlon Brando.

Copper-Zinc Plan, 1969, by Carl Andre
Copper-Zinc Plan, 1969, by Carl Andre

Vous marcherez bien sur une œuvre ?
Il est aussi inhabituel, surtout pour nous, frenchy, de marcher sur une œuvre. Le respect avant tout pour l’artiste, même si parfois ce n’est pas toujours évident de distinguer la portée artistique de certaines installations « foutoirs ».
Et la vision des visiteurs enjambant les damiers ou la croix (Parisite) de Carl Andre plantée en plein milieu d’une salle de l’expo peut être amusante. On avoue : on la fait aussi lors de notre première visite. La bonne parole de notre médiatrice a fini par nous convaincre du bien fondé de fouler l’oeuvre à notre tour.

Robert, 1996-1997, Chuck Close
Robert, 1996-1997, Chuck Close

On est toujours bouche-bée face aux portraits de Chuck Close. Peu présent dans les collections nationales, cet artiste aime créer des portraits mosaïques hommage à de grands noms de l’art (au-dessus Robert Rauschenberg) qui se révèlent avec plus de force par le prisme d’un écran (smartphone ou appareil photo). Faites l’expérience, vous ne serez pas déçus.

Spectrum, 1953 & Red White, 1962, Ellsworth Kelly
Spectrum, 1953 & Red White, 1962, Ellsworth Kelly

Cette exposition événement est aussi l’occasion de se familiariser à des noms moins courants comme Ellsworth Kelly et ses Red White (1962) et (rainbow) Spectrum I ou Philip Guston et son Black View qui nous interpellent toujours autant.

Cet ensemble d’oeuvres – références de l’histoire de l’art – qui ont fait plus de 9 000 kilomètres pour nous, mérite bien toute notre attention, non ?

Figues with Sunser (détail), 1978, Roy Lichtenstein
Figues with Sunser (détail), 1978, Roy Lichtenstein

Exposition Icônes Américaines
chefs-d’oeuvres du San Francisco Museum of Modern Art et de la collection Fisher

jusqu’au 18 octobre 2015

au Musée Granet
Place Saint Jean de Malte
13100 Aix-en-Provence

Horaires :
du mardi au dimanche de 10h à 19h
fermeture le lundi

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Exposition festive au Musée Guimet : Du Nô à Mata Hari, immersion à travers 2 000 ans de théâtre en Asie

Voyage unique à travers les arts du spectacle d’Asie. De l’Inde au Japon, de la Chine à Bali. 2 siècles de divertissements populaires et élitistes Du Nô à Matahari au Musée Guimet passionne, émerveille et surprenant. Visite.

Barong, Indonésie, Bali, 2000
Barong, Indonésie, Bali, 2000

Le parcours de l’exposition qui extrait une bonne partie de ses trésors dans le fonds de la Fondation Oriente (collection Kwok On) à Lisbonne est un incroyable feu d’artifice de créations, d’arts et d’ingéniosité. Curieux, passionnés, familles, enfants, tout public peut picorer, savourer et s’émouvoir de la richesse des pièces présentées. Le maître-mot de cette exploration foisonnante étant le divertissement !

Sorcière maléfique, Indonésie, Bali, 2000
Sorcière maléfique, Indonésie, Bali, 2000

Vous ferez tour à tour connaissance avec la danse du Barong de Bali, une illustration du ballet qui se joue entre forces du bien et celles du mal (ayant les traits de la sorcière Rangda).

Appareil de cinéma ambulant, Inde, 20e siècle
Appareil de cinéma ambulant, Inde, 20e siècle

Un peu plus loin, un vélo japonais avec kamishibai datant de 1930-1940. Il était le partenaire de conteurs qui produisait un spectacle à l’aide d’images animées. Un autre inconnu, un appareil de cinéma ambulant indien dont la boite métallique renferme un film.

Cocasse ! Vous apprendrez aussi que les spectacles de marionnettes en Chine ne sont pas destinés aux enfants. Et que l’art du spectacle dans ce pays est avant tout acrobatique.

Veste courte de cavalier à motifs de dragons, Chine, milieu du 19e siècle
Veste courte de cavalier à motifs de dragons, Chine, milieu du 19e siècle

Tous ces théâtres présentés sont des arts complets, comprenant masques, costumes, maquillage et riches accessoires : marionnettes et autres silhouettes découpées…

Le nô vous fait peur ? Nous aussi !

Nous sommes beaucoup à partager l’impression de ne jamais pouvoir saisir la portée symbolique de la lenteur de ce genre de spectacle si particulier. Le théâtre nô est, par essence, un théâtre élitiste dans le pays même qui l’a inventé : le Japon. Seule Amélie Nothomb semble pouvoir supporter pareil récit.

Acteur de nô, Japon, époque Momoyama (1575-1603)
Acteur de nô, Japon, époque Momoyama (1575-1603)

Alors à défaut d’une véritable initiation, le Musée Guimet vous laisse entrevoir quelques-unes des merveilles en termes d’habits de scène, perruques et autres masques. Le raffinement est exceptionnel. Les procédés de production le sont tout autant. Les masques sont moulés à même le visage du comédien et les costumes de scène sont des éléments de décor à part entière.
Pour l’un des kimonos exposés, des fils de platine viennent rehausser le travail de broderie sur soie. 5 ans parfois de travail sont nécessaires pour un seul costume. Il n’est donc pas étonnant que ces parures spectaculaires puissent représenter la moitié du budget d’un spectacle.

Kimonos de la série Symphonie de lumière de Itchikue Kubota, Japon, 2000
Kimonos de la série Symphonie de lumière de Itchiku Kubota, Japon, 2000

La salle finale de l’exposition est à elle-seule un monument du genre à travers les kimonos spectaculaires du maitre : Itchiku Kubota. Magma, dragons et Mont Fuji composent cette galerie exceptionnelle d’habits de scène qui sont autant de décors.

Kimono magma tournoyant dans la fournaise de Itchiku Kubota, Japon, 2006
Kimono magma tournoyant dans la fournaise de Itchiku Kubota, Japon, 2006

A la différence du nô, le kabuki est un théâtre populaire, qui peut emmener ses spectateurs dans des récits aussi ébouriffants que drôles et cela une journée entière. Olivier Py s’en serait-il inspiré pour ses épopées théâtrales fleuves de plusieurs heures ?

Robe de princesse pour le Mahabharata de Peter Brook
Robe de princesse pour le Mahabharata de Peter Brook

Exposition Du Nô à Mata Hari, 2 000 ans de Théâtre en Asie
jusqu’au 31 août 2015

au Musée Guimet
6 Place d’Iéna
75116 Paris

Ouverture :
tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h

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Musée d’Orsay : découverte immersive de « L’Atelier du Peintre » de Courbet

Le 2.0 poursuit son invasion technologique dans les musées. Après le Grand Palais et ses lunettes connectées pour l’expo Velazquez, le Musée d’Orsay, sous l’impulsion d’Orange, propose depuis le 7 mai dernier, une visite immersive de L’Atelier du Peintre de Gustave Courbet. Un dispositif mis en place à l’occasion de la restauration de ce chef d’oeuvre.

La Réalité Augmentée est le coeur de ce dispositif.
A l’aide d’une tablette et d’un casque, vous vous baladez dans le tableau. Vous scannez les détails pour dévoiler les secrets de sa création.
Vous enrichissez votre connaissance de l’oeuvre avec des anecdotes et des informations historiques. C’est un excellent complément à l’observation classique de de la peinture de Courbet. Musée orsay atelier du peintre entrezlatelier gustave courbet peinture expérience immersive réalité augmentée découverte public technologie photo by Blog United States of ParisL’énorme plus de ce dispositif, c’est qu’il prend en compte tous les publics. La preuve.
Les personnes déficientes visuelles pourront découvrir cette oeuvre grâce à un guide audio et une miniature stylisée en relief.

Musée orsay atelier du peintre gustave courbet déficient visuel entrezlatelier peinture expérience immersive réalité augmentée découverte public oeuvre photo by Blog United States of ParisLes visiteurs souffrants de troubles auditifs approfondiront la découverte du tableau via une tablette transcrite en langue des signes.

Musée orsay atelier du peintre gustave courbet déficient auditif entrezlatelier peinture expérience immersive découverte public oeuvre photo by Blog United States of ParisEt pour ceux qui ne peuvent venir à Paris parcourir les secrets de la peinture de Courbet, vous pourrez profiter de cette expérience via au site dédié : Entrez dans l’Atelier.

Alors faites vous plaisir comme vous le souhaitez, en live ou sur le net, et plongez dans les mystères de cette toile à travers cette immersion poétique dans laquelle les personnages vous révèleront tous leurs secrets.

Musée d’Orsay
Ouverture de 9h30 à 18h : mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche
de 9h30 à 21h45 :  jeudi

1 Rue de la Légion d’Honneur
Paris 7ème

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Marcel Broodthaers et son génial musée fictif à la Monnaie de Paris

Un artiste qui crée un musée fictif exposé dans un musée qui n’en est pas un et dont l’œuvre est éclairée par une jeune médiatrice passionnée et tatouée. Ne cherchez pas : on est à la Monnaie de Paris et plus précisément au Musée d’Art Moderne – département des Aigles de Marcel Broodthaers. Et c’est totalement barré !

Médiatrice culturelle tatouée avec Monsieur Teste 1975 exposition Marcel Broodthaers Musée d art moderne département des aigles Monnaie de paris visite blogueurs

Finie la bonne odeur de la Chocolate Factory de Paul McCarthy. Place à une proposition artistique tout aussi déconcertante, originale et farfelue.
Feu Marcel Broodthaers, ancien poète belge reconverti en artiste et passionné de Magritte, a les honneurs de l’institution parisienne.

Un-jardin-d-hiver-1974-Estate-Marcel-Broodthaers-expotition-Monnaie-de-Paris-Musée-d-art-moderne-département-des-aigles-photo-by-United-States-of-Paris-blog

A la lecture des quelques lignes de présentation de l’expo, le doute était contagieux au sein de l’équipe. Armés de notre curiosité et maintenus à la surface de la compréhension par notre adorable médiatrice, Laurie, nous avons saisi ce qui à première vue n’est pas flagrant, apprécié l’esprit génialement anti-conformiste de cet artiste inconnu.

Nous avons aussi jubilé en pensant à toutes ces expositions d’œuvres contemporaines rébarbatives conçues sur du vide, vues par le passé et à qui on aurait dû tordre le cou.

Projection sur caisse, 1968, Marcel Broodthaers, Département des Aigles
Projection sur caisse, 1968, Marcel Broodthaers, Département des Aigles

Car ce que nous révèle Marcel Broodthaers c’est la mise en doute systématique de l’art, suivant ainsi les traces de Marcel Duchamp, à  travers ce Musée d’Art Moderne – original et totalement fictif – dédié tout entier à la figure de l’aigle déclinée à l’infini et sous tous les supports. Ici l’artiste inconnu du grand public et qui pourtant parle à chacun de nous, joue à une brillante réflexion sur le monde de l’art.

Tout est mis au premier plan : les objets improbables comme les oeuvres. Et au final, qu’est-ce qui fait oeuvre ?
Est-ce que la représentation d’une toile d’Ingres ou de Manet sur une quelconque caisse en bois peut en faire une oeuvre d’art à part entière ?

 Section des Figures l aigle de l oligocène à nos jours 1972 Marcel Broodthaers exposition Monnaie de Paris Musée d art moderne Département des Aigles

Ainsi dans la section des figures, se trouvent pêle-mêle des sculptures, des écussons et autres tasses, miniatures à la figure l’aigle. Si bien qu’on s’y perd, d’autant plus quand on peut lire associer à chaque objet la mention : « ceci n’est pas un objet d’art« . Pour certains, il ne fait aucun doute mais pour d’autres…
On pense à Martin Parr, le génial photographe qui mélange dans ses expos à la fois tirages originaux de ses photos et objets en tout genre, si possible les plus kitsch possibles, à l’effigie de la Reine Élisabeth II ou du Président Obama.

Amusant de savoir que pour cette exposition à la Monnaie de Paris, chaque objet a été traité de la même manière et avec la même délicatesse, sans distinction de valeur.

Ceci-n-est-pas-un-objet-d-art-Section-des-Figures-l-aigle-de-l-oligocène-à-nos-jours-1972-Marcel-Broodthaers-exposition-Monnaie-de-Paris-Musée-d-art-moderne-Département-des-Aigles

Marcel B. a poussé la supercherie (en est-ce vraiment une ?) jusqu’à proposer son musée à vendre pour cause de faillite. Il n’aura pas trouvé preneur mais l’idée est géniale.

Musee-d-art-moderne-1971-1970-pour-cause-de-faillite-départements-des-aigles-Estate-Marcel-Broodthaers-exposition-Monnaie-de-Paris-MACBA-collection

En sortant, on est gorgé de bonnes intentions : (re)devenir subversifs et clamer à quelques artistes et à certains commissaires d’expo que non ce qu’ils exposent à nos yeux n’est pas forcément de l’art – et même si ça se vend quelques millions.

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Exposition Marcel Broodthaers,
Musée d’Art Moderne – Département des Aigles

Monnaie de Paris
11, quai de Conti
75006 PARIS

Horaires
tous les jours de 11h à 19H
nocturne le jeudi jusqu’à 22h

nocturnes étudiantes
entrée gratuite pour toutes les étudiants
les jeudi 21 mai, 11 juin et 2 juillet à partir de 19h

Plaque Museum section cinéma poèmes industriels 1968-1972 Estate Marcel Broodthaers S.M.A.K. Gand Collection Musée d art moderne de la ville de paris exposition Monnaie de Paris

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VELAZQUEZ au Grand Palais – visite avec lunettes connectées #exclu !

Velazquez sur le sol français est plutôt rare. Preuve en est : les quelques pièces issues d’institutions françaises (Orléans, Rouen, Paris) présentées dans les Galeries du Grand Palais.
Tout ou partie des riches toiles ont pour logis les cimaises du Musée du Prado Madrid, Séville ou encore New York.
Sans compter que le peintre espagnol n’en finit pas d’être moderne en se laissant découvrir par le biais de lunettes connectées.

La Forge de Vulcain, vers 1630, Diego Velazquez, Madrid, Museo Nacional del Prado
La Forge de Vulcain, vers 1630, Diego Velazquez, Madrid, Museo Nacional del Prado

L’intelligence de la sélection des oeuvres est de ne pas jouer sur le simple nom de Velazquez. Ses toiles sont en dialogue régulier avec celles de ses contemporains Juseppe de Ribera par exemple – Saint Jude Thaddée et Saint Philippe – tout en réhabilitant le plus fidèle de ses élèves, Del Mazo, dans les dernières salles d’exposition.

Saint Jude Thaddée, Saint Philippe, vers 1610-1612, Jusepe de Ribera, Florence, Fondazione di Studi di Storia dell'Arte Roberto Longhi
Saint Jude Thaddée, Saint Philippe, vers 1610-1612, Jusepe de Ribera, Florence, Fondazione di Studi di Storia dell’Arte Roberto Longhi

Le peintre du Roi (d’Espagne) n’appartient à aucune académie de peinture, inexistante en Espagne à l’époque, comme le rappelle le jeune commissaire d’exposition, Guillaume Kientz, conservateur au département des Peintures du Musée du Louvre. Le style du peintre se libère progressivement d’un certain maniérisme inhérent à l’exécution de portraits officiels. Il donne une présence exceptionnel à ces personnages que nous rencontrons. Qui regarde qui ? Est-ce le visiteur qui scrute une toile ou plutôt les illustres personnages qui nous dévisagent ? Le trouble est à son paroxysme avec le Portrait du Pape Innocent X qui deviendra l’objet de l’obsession picturale, quelques siècles plus tard, de Francis Bacon.

Portrait d'homme (autoportrait ?), 1634-1635, Diego Velazquez, New York, The Metropolitan Museum of Art, The Jules Bache Collection, 1949
Portrait d’homme (autoportrait ?), 1634-1635, Diego Velazquez, New York, The Metropolitan Museum of Art, The Jules Bache Collection, 1949

Ce qui est impressionnant comme nous le rappelle le commissaire c’est que le peintre ne réalisera jamais de dessin préparatoire: « il attaque directement la toile« . Preuve d’une maitrise sans égale.

Pour vous, nous avons testé ce qui est une première pour le grand public. Au côté de l’audio-guide, les visiteurs amateurs de nouvelles technologies et expériences peuvent expérimenter la paire de lunettes connectées – la plus avancée actuellement sur le marché.
Artificiel, pur gadget ? Non, mieux que ça : futuriste !

Imaginez plutôt, vos lunettes intègrent un écouteur et sont sensibles de la branche. Pas de bouton pour naviguer ou sélectionner, tout est question de doigté et de scan.

Hermaphrodite endormi, IIe siècle après J.-C., Paris, Musée du Louvre et La Toilette de Vénus, vers 1647-1651, Londres, The National Gallery
Hermaphrodite endormi, IIe siècle après J.-C., Paris, Musée du Louvre et La Toilette de Vénus, vers 1647-1651, Londres, The National Gallery

Sur un choix de 12 oeuvres dont la plupart majeures : Le Portrait de l’infante Marguerite en bleu, La Toilette de Vénus – seul nu de Velazquez qui nous soit parvenu – ou encore La Forge de Vulcain, vous pourrez apprécier ce nouvel usage avant tout le monde.

Portrait de l'infante Marie-Thérèse, vers 1653, Atelier de Diego Velazquez, Paris, Musée du Louvre
Portrait de l’infante Marie-Thérèse, vers 1653, Atelier de Diego Velazquez, Paris, Musée du Louvre

Bien sûr cette visite reste confidentielle, vu le nombre de lunettes mis à disposition et le caractère expérimental. Mais cette première vous conférera le statut de pionner ! Il y a ceux qui ont dormi sur le trottoir pour l’Apple Watch et il y a vous qui avez visité l’expo Velazquez au Grand Palais avec les Google Glass.

Nous avons choisi notre camp et vous ?

Tête d'homme, vers 1618, attribué à Diego Velazquez, Saint-Pétersbourg, Musée de l'Ermitage
Tête d’homme, vers 1618, attribué à Diego Velazquez, Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage


Exposition VELAZQUEZ

jusqu’au 13 juillet 2015

Grand Palais
Galeries nationales – Paris

Ouverture : dimanche et lundi de 10h à 20h
Du mercredi au samedi de 10h à 22h (NOCTURNES)
Fermé

Visite de l’expo avec des lunettes connectées
2 visites par jour par groupe de 10 personnes (une le matin, une l’apres-midi)
Réservation en ligne
Location des lunettes : 8€

Toutes les infos sur la visite avec les lunettes connectées ici :
www.grandpalais.fr/fr/article/velazquez-la-visite-avec-des-lunettes-connectees

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