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Priscilla folle du désert, la comédie musicale culte et barrée !

Embarquement immédiat dans le van rose bonbon à travers le désert australien. Priscilla folle du désert la comédie musicale se joue en version française dans les dialogues. Mais Finally, Pop MusicLike a Virgin, It’s raining men sont chantées en VO pour le plus grand bonheur des fêtards du Casino de Paris.
Prolongation pour cause de succès, en cette rentrée.

Priscilla folle du désert

photo Pascal Ito

Oh Bernadette !

La performance la plus fascinante est sans hésiter celle de David Alexis qui prend les traits de Bernadette, Bernie pour les intimes, la doyenne de la troupe.
Nous connaissions le Professeur Abronsius dans le Bal des Vampires et Fangin dans Oliver Twist. Depuis quelques soirs, le chanteur danseur incarne une des légendaires girls sans âge, quelque peu blasée de la life mais qui ne manque pas de repartie.
Il est capable de grand écart, de se faire respecter, de se déhancher avec grâce. Et puis avouons-le : le corset à la Jean Paul Gaultier lui va si bien !
Ses camarades de jeu (Laurent Ban, Jimmy Bourcereau) ne déméritent pas pour autant. 

photo Pascal Ito
Priscilla folle du désert
photo Pascal Ito

Costumes, perruques et van

L’adaptation française ne souffre pas d’approximation même si le kitsch de certaines séquences peut piquer les yeux.
Le van n’est pas en carton, les costumes ne sont pas que des bouts de tissu.
Le véhicule est agrémenté d’un écran (et c’est superbement bien pensé). Des plumes, des paillettes, des froufrous sur les habits de lumière.
La production a repris tous les ingrédients qui font le succès de ce spectacle à travers le monde, depuis sa création à Londres. 

Les trois géniales chanteuses qui viennent en soutien aux protagonistes ont le droit de chanter dans les airs comme des anges et sont magnifiés des costumes endiablés et volumineux. 

Priscilla folle du désert c’est débridé, spectaculaire, surchargé comme un gros gâteau à la crème, culte, vitaminé. Bref, la bande-son de ton adolescence avec les costumes que tu n’aurais jamais imaginé porter.

Regret : les bandes musicales n’ont pas été réorchestrées ou remixées. Aucune surprise de ce côté-là. Il faudra se rabattre sur la folie des perruques et les boules à facettes. 

Priscilla folle du désert

Priscilla folle du désert, la comédie musicale

Succès Prolongations ! à partir du 8 septembre 2017

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h30 et dimanche à 18h

Casino de Paris
16, Rue de Clichy
75009 Paris

avec David Alexis, Laurent Ban, Jimmy Bourcereau, Amalya Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sofia Mountassir, Stacey King
et Corinne Puget, Alice Lyn, Fabrice de la Villehervé
en alternance : Luka Quiin, Nino Magnier, Alexandre Furet, Aramis Delamare
mise en scène : Philippe Hersen
chorégraphie : Jaclyn Spencer

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Les Misérables de retour à Paris en version originale avec 30 chanteurs

L’emblématique musical Les Misérables fait son grand retour dans sa ville natale, en version concert avec 30 chanteurs et orchestre symphonique. Rendez-vous en France dès le 28 février et à Paris les 4 et 5 mars pour redécouvrir l’œuvre de Victor Hugo.

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Le show se joue depuis 32 ans à Londres, ce qui en fait « The world’s longest running musical« . Mais saviez-vous qu’à l’origine ce musical au 76 récompenses est une adaptation d’une production française ?
Les textes ont été écrits par Alain Boublil et Jean-Marc Natel, la musique est signée Claude-Michel Schönberg et la mise en scène de Robert Hossein. « Les Miz » ont été à l’affiche du Palais des Sports pendant 3 mois en 1980.

© Philippe Fretault
© Philippe Fretault

C’est le producteur anglais Cameron Mackintosh qui décide de l’adapter en anglais en 1985 à Londres. Les critiques n’ont pas été tendres avec le spectacle, mais le public lui était au rendez-vous, battant des records de réservations. Un véritable succès !  Depuis le musical a été vu par plus de 70 millions de spectateurs à travers le monde et se joue depuis octobre 1985 au West End à Londres affichant complet chaque jour.

© Philippe Fretault
© Philippe Fretault

C’est une version inédite du spectacle, avec les textes originaux, que propose Philippe Barreau avec Les Misérables en concert. 30 chanteurs et chanteuses lyriques, accompagnés d’un orchestre symphonique jouant live sur scène. Un pari osé en France, où ce format est totalement nouveau. De plus, le public français connait très peu ce musical, d’autant plus en français dans le texte.

Un peu sceptique au premier abord, la présentation que nous avons eu au Théâtre Comedia m’a totalement conquis.
Y’a pas à dire, un orchestre symphonique en live ça fait son effet ! Les costumes, les jeux de lumière, tout y est. Et les voix ! CES VOIX ! J’ai eu les frissons à plusieurs reprises. Un casting juste parfait pour reprendre les rôles mythiques de ce spectacle.

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A la fin de la présentation, Philippe Barreau est monté sur scène pour dire quelques mots. Il a notamment partager la raison pour laquelle il a monté ce concert. Il avait vu la version française de la comédie musicale à Mogador en 1991 (la dernière fois qu’elle a été présentée en français en France) et rêvait depuis de la monter lui-même pour ressentir à nouveau la magie qu’il avait eu à l’époque.
La magie est bien là. Nous n’avons qu’une hâte, entendre à nouveaux toutes ces voix magnifiques au Palais des Congrès du 3 au 5 mars 2017 et en tournée.

By Joan

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Au Palais des Congrès de Paris les 4 et 5 mars
En tournée dans toute la France du 28 février au 19 mars

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GUTENBERG le musical à casquettes sensationnel @ Sentier des Halles

Plus fort que Mamma Mia et Le Fantôme de l’Opéra que tu n’as pas vu, Gutenberg le musical est un objet scénique original, inventif et barré. T’es trop fauché pour aller voir une comédie musicale à Mogador ? Cours vite au Sentier des Halles pour la nouvelle reprise exceptionnelle (après le beau succès au Off d’Avignon) dès le 17 janvier. Et offre-toi ce que tu mérites : une soirée hilarante, en chansons, entre potes, avec une intrigue de malade et des artistes qui déchirent.

photo Stéfanie Robert
photo Stéfanie Robert

Gutenberg en chemise manches courtes à carreaux ou débardeur blanc et tatouage sur le biceps. Une petite fille et une femme interprétées par un trentenaire au crâne glabre et moustache, qui ressemble à un steward.

Photomaton spectacle Gutenberg le musical à caquettes Philippe d Avilla Sébastien Valter festival off avignon exclu blog united states of paris
photomaton exclu pour #UsofParis

A première vue, ce mélange des genres est cheap à mort. Normal ce n’est pas vraiment à une comédie musicale de Broadway à laquelle vous allez assister mais plutôt à une lecture.
On s’explique : Sam Berger et Max Fontenay ont créé de toute pièce un spectacle pour attirer les producteurs.

Photomaton spectacle Gutenberg le musical à caquettes Philippe d Avilla Sébastien Valter festival off avignon exclu blog usofparis paris
Photomaton exclu #UsofParis

Avec peu de moyens mais beaucoup d’imagination, ces deux-là, accompagnés de leur homme-orchestre (au piano) nous font vivre la folle épopée de Gutenberg en prise avec un moine qui a sympathisé avec le diable et entouré d’une galerie de personnages aussi surprenants que bien réels autant les uns que les autres : Helvética, la partenaire amoureuse, un jeune moine ou un vieux narrateur, une petite fille pas du tout politiquement correct. On te laisse la surprise.

photo Stéfanie Robert
photo Stéfanie Robert

A l’aide d’un nombre incalculable de casquettes et d’un carton débordant d’accessoires, les deux comédiens (Sébastien Valter et Philippe d’Avilla) changent de registre avec une aisance déconcertante. Et ils mouillent leur chemise chaque soir pour donner vie à une histoire aussi improbable que jubilatoire. Les historiens en avaleraient leurs bouquins, mais nous on se tord de rire tant les trouvailles font mouche.

Tu aimes les rebondissements à la Homeland, les personnages typés à la Breaking Bad, les méchants vraiment salauds, les ingénues et aussi Ratatouille ?
Ce spectacle réunit tout ce que tu aimes et encore plus !

Et après tout, des bancs du Sentier des Halles aux sièges confortables de Mogador, il n’y a que quelques stations de métro mais une grosse différence de prix des places pour au final avoir le même plaisir innocent face à un spectacle d’une incroyable fougue qui emporte tout sur son passage.

Alors oui : on aime les musicals de Broadway mais on raffole aussi depuis plusieurs mois de Gutenberg le musical ! Et notre voisine pour qui c’était la toute première comédie musicale en live a ri autant que nous.

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Gutenberg le musical !

spectacle de Scott Brown et Anthony King

Avec Philippe d’Avilla et Sébastien Valter
Piano et direction musicale : Sébastien Ménard

mise en scène : Nicolas Guilleminot
adaptation : Baptiste Delval
chorégraphie : Johan Nus

au Sentier des Halles
50, rue d »Aboukir
75002 PARIS

à partir du 17 janvier 2017
pour 14 dates !!
tous les mardis et mercredis à 21h30

coproduction : Philanthropic Productions et Compagnie la Servante

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La Poupée Sanglante au Théâtre de la Huchette : formidable !

A défaut de Fantôme de l’Opéra à Mogador, le Théâtre de la Huchette nous enchante avec la reprise d’un beau succès.
La Poupée Sanglante, autre adaptation du génial Gaston Leroux – est une petite merveille d’ingéniosité, de musique et de fantaisie à découvrir sans attendre.

© Fabienne Rappeneau
© Fabienne Rappeneau

Pas besoin d’un orchestre de 30-40 musiciens, de décors grandioses, de costumes ayant nécessité des heures de confection pour nous faire vibrer le cœur et l’esprit, à moindre frais.
La Poupée Sanglante qui se joue au Théâtre de la Huchette cet été doit son succès à ses interprètes – au nombre de quatre – et à une mise en scène ingénieuse d’Éric Chantelauze.
La quinzaine de personnages de cette histoire qui se déroule en 1923 sur l’Ile Saint-Louis, prend vie grâce au talent et à la fougue de trois comédiens.
Une mèche de cheveux ramenée sur le front, un tablier, des gants noirs ou encore un éventail : il n’en faut pas plus pour passer d’un personnage à un autre. Une fois entrés en scène, les comédiens n’en sortiront pas, se donnant à leur art tout entier et sans limite.

© Fabienne Rappeneau
© Fabienne Rappeneau

La Poupée Sanglante et plus si aff

Le récit, abracadabrantesque, oscille entre romance impossible, ménage à 3, science-fiction et anticipation, récit d’aventure et d’horreur.
Tous les registres sont convoqués pour nous mettre en haleine. Le rythme est tenu, le cœur bat, les touches du piano ne se relâchent jamais bien longtemps.
Côté spectateurs, notre palette d’émotions, au cours du spectacle, est aussi étendue : enchantement, peine, excitation, peur, haine, effroi, surprise… Tout y passe et avec un réel bonheur.

Il n’y a pas une soirée à perdre, pas une excuse à trouver pour ne pas prendre un ticket pour La Poupée Sanglante aussi enchanteresse, désopilante que passionnante.

La Poupée Sanglante Théâtre de la Huchette Paris comédie musicale Didier Bailly Alexandre Jérôme Charlotte Ruby Edouard Thiebaut mise en scène Eric Chantelauze photo scène usofparis blog
Les plus
:

– les personnages sont tous plus haut en couleurs les uns que les autres
– les interprètes ont de vraies gueules de théâtre, dans le bon sens du terme
– le Théâtre de la Huchette est et restera une adresse culte de Paris
– foncez pour vous consoler de ne pas avoir assister au Fantôme de l’Opéra

Le moins :
La chaleur de la salle en été. Mais comme c’est décembre, c’est toute chaleur est à prendre.

Affiche La Poupée Sanglante Théâtre de la Huchette Paris comédie musicale de Didier Bailly Eric Chantelauze avec Charlotte Ruby Alexandre Jérôme Edouard Thiebaut oeuvre de Gaston Leroux

La Poupée Sanglante

une comédie musicale de Didier Bailly et Eric Chantelauze

d’après l’œuvre de Gaston Leroux
mise en scène : Eric Chantelauze

avec Charlotte Ruby, Didier Bailly, Alexandre Jérôme et Édouard Thiebaut

du mardi au samedi à 21h
matinée le samedi à 16h

Théâtre de la Huchette

23, rue de la Huchette
75005 PARIS

Succès ! Reprise depuis le 20 décembre 2016 !!!

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SINGIN’ IN THE RAIN au Grand Palais : étourdissant ! #Reprise

La légèreté ne tue pas. Alors quand elle est maniée avec brio, intelligence et menée par des artistes exceptionnels : le résultat (en)chante au point de poursuivre la chansonnette dans les rues de Paris – c’est ce qui nous est arrivé le soir de la générale.
Singin’ In The Rain a fait salle comble au Théâtre du Châtelet pendant 2 saisons et sera à de retour cette fois au Grand Palais à partir du 26 novembre 2017. Les spectateurs de cette production originale ont les meilleures raisons de réserver. Jugez plutôt !

Dan Burton Clare Halse Daniel Crossley Singin in the rain musical show théâtre du châtelet paris nouvelle production photo Sylvain Gripoix

Réducteur de ne retenir de Singin’ In The Rain que la séquence mythique de Gene Kelly sous la pluie, parapluie à la main, sauts dans les flaques d’eau sur un trottoir. Bien sûr cette séquence est attendue, même très attendue par le public parisien. Et on peut dire que l’ayant vue maintes et maintes fois en entier, en extrait, en parodie, la version de cette scène d’anthologie interprétée au Châtelet est incroyablement exaltante dans sa version sans claquettes et plus jazzy, une chorégraphie originale signée Stephen Mear.
Tout y est, c’est à la fois la même et une autre, par rapport à l’originale. La pluie tombant des cintres du théâtre confère une poésie assez inégalée pour un spectacle à Paris.

(c) Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert
(c) Théâtre du Châtelet – Marie-Noëlle Robert

La performance de Dan Burton, interprète du rôle de Don Lockwood – l’acteur de films muets qui a quelques difficultés à passer au parlant – est convaincante. Pas de demi-mesure, le comédien-chanteur-danseur anglais se donne tout entier pour laisser le plus brillant souvenir de cette réinterprétation d’un mythe. Ce seul pari est gagné.

 Programme spectacle Singin in the rain nouvelle production Théâtre du Chatelet paris musical show poster Robert Carsen photo by United States of Paris blog

Broadway Rhythm

La comédie musicale inspirée du film de Stanley Donen et Gene Kelly est un show incroyable. Robert Carsen joue de l’humour et des situations cocasses du scénario original, convoquant la cinéphilie des spectateurs, le mythe d’Hollywwod(land) et de ses grandes stars. Les évocations visuelles du soir de première, des studios de cinéma, de scène avec rangées d’ampoules éblouissent. Pas de gros éléments lourds, juste ce qu’il faut pour transporter le public, avec des chorégraphies étourdissantes. Ça brille, ça claque…Et la tonalité noire et blanc initiée par le metteur en scène pour les décors et costumes confère un vrai raffinement à l’ensemble.

© Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert
© Théâtre du Châtelet – Marie-Noëlle Robert

Mais surtout, Robert Carsen ne s’est pas privé d’utiliser le grand écran à très bon escient. Des séquences tournées avec les interprètes du show dans de beaux intérieurs de Paris et sa région (Hôtel de Ville, Versailles…) sont projetées sur l’écran blanc remplaçant le large rideau de scène tel un film muet avec accompagnement musical. Les close-up (gros plans) sur les acteurs sont imparables. On rit. La magie du cinéma des années 20 est transposée littéralement dans l’intérieur majestueux du Châtelet.
Robert Carsen ose même éclairer la salle en plein spectacle. Les applaudissements enregistrés pour les besoins de l’histoire finissent par se confondre avec ceux du public. L’action déborde même dans les rangs du théâtre de manière totalement romanesque, de quoi chavirer.

Make’Em Laugh, Good Morning, Broadway Rhythm, autant d’airs connus qui nous reviennent avec toute leur fougue et force de costumes (signés par le créateur oscarisé Anthony Powell)  et des tableaux dansés originaux. Le rythme ne nous lâche pas pendant les 2 heures de ce spectacle.

© Théâtre du Châtelet -Marie-Noëlle Robert
© Théâtre du Châtelet -Marie-Noëlle Robert

Mention spéciale pour la performance de Emma Kate Nelson dont la voix de crécelle qu’elle prête à son personnage Lina Lamont ne manque jamais de piquant.

Les grincheux ne résisteront pas au final en cirés jaunes. Marianne James s’est levée pour la standing ovation. Plus de temps à perdre, c’est à votre tour.

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SINGIN’ IN THE RAIN
Reprise du
26 novembre 2017 au 10 janvier 2018

Scénario : Betty Comden & Adolph Green
Chansons : Nacio Herb Brown & Arthur Freed

Direction musicale : Gareth Valentine
Mise en scène : Robert Carsen

Costumes : Anthony Powell
Chorégraphie : Stephen Mear
Décors : Tim Hatley
Dramaturge : Ian Burton
Lumières : Robert Carsen
Lumières : Giuseppe Di Iorio

Orchestre : Orchestre de chambre de Paris

Don Lockwood : Dan Burton
Cosmo Brown : Daniel Crossley
Kathy Selden : Clare Halse
Lina Lamont : Emma Kate Nelson
R.F. Simpson : Robert Dauney
Dora : Jennie Dale
Roscoe Dexter : Matthew Gonder
Rod & Tenor : Matthew McKenna
Zelda : Karen Aspinall

au Grand Palais

dans le cadre du Théâtre du Châtelet Hors les murs

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Saturday Night Fever, le spectacle glamour à mort !

Frustré(e) de ne pas voir danser Fauve Hautot dans la dernière saison de #DALS ? Inconsolable même ?
Pour vous, comme pour nous, un shoot live avec un max de danse, de musique et de jeux de lumière est prescrit sans attendre !
Rdv dès le 9 février 2017 pour vibrer, chanter et s’éblouir avec Saturday Night Fever au Dôme de Paris – Palais des Sports. 

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Fauve plein les yeux

Pour avoir vu en live et en exclu quelques tableaux du spectacle prochainement à l’affiche à Paris, le rythme vous attrape sans appel.
On a manifesté aucune résistance et la magie a opéré sans aucun préliminaire.
Quand Fauve Hautot fait son entrée à La Fièvre du samedi soir !, notre regard est capté. Vous aurez beau venir en couple, l’infidélité des yeux ne trompera pas. Impossible de la lâcher, on oserait à peine cligner des yeux de peur de perdre un moment de grâce. Fauve magnétise tout simplement.
La danse semble si naturelle, si simple avec elle.
Ses robes de lumière savent épouser ses formes tout en laissant à la danseuse la pleine maitrise de ses mouvements.

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Un Travolta tatoué

Fauve a un pendant masculin tout aussi doué de son corps dans son costume blanc quelque peu rétro – ça sent en fait la fin des 70’s à plein nez ! – mais au charme indéniable.

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Nicolas Archambault va marquer les esprits et va faire des émules, en reprenant le rôle de Tony incarné au cinéma par John Travolta. Le trentenaire nous vient de loin, du Québec. Il a la particularité d’être largement tatoué. Avez-vous remarqué le hérisson en dessous de la silhouette d’Edward aux mains d’argents sur son bras gauche ?
Pas besoin de sortir votre paire de jumelles, il suffit de mater le clip Stayin’ alive !

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Beaux et belles gosses
Alors que la distribution finale n’est pas encore connue entièrement, l’on sait déjà que la troupe de danseurs et danseuses qui va accompagner les artistes a de quoi émoustiller les spectateurs. Ils et elles ont tous les atouts : charisme, muscles, agilité et silhouettes parfaites pour assurer le show sur le large plateau du Palais des Sports de Paris.

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If I can’t have you 
Un soin tout particulier a été accordé à la réorchestration des chansons cultes de Bee Gees. La version 2016 de If I can’t have you est entêtante à souhait avec la voix de Jess Glynne.
L’album du spectacle offre aussi d’autres invités de marque comme Kylie Minogue, Julien Perretta ou Nile Rodgers. Ils ne seront pas sur scène mais les chanteurs de cette production ne démériteront pas. Ils ont assurés lors du showcase de lancement.

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Saturday Night Fever, le spectacle musical
La Fièvre du samedi soir !

avec Fauve Hautot (Stéphanie), Nicolas Archambault (Tony), Gwendal Marimoutou (Monty, le DJ)…

Mise en scène : Stéphane Jarny
Scénographie : Stéphane Roy

Au Dôme de Paris – Palais des Sport de Paris
à partir du 9 février 2017

#BONPLAN ! Offre spéciale Premières : bit.ly/billetsSNF

et en tournée dans toute la France à partir du 13 mai 2017 : Épernay, Amneville, Amiens, Lille, Dijon, Orléans, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Lyon, Nice, Montpellier, Albertville, Limoges, Caen…

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Les 3 Mousquetaires, le spectacle à sensations

Les 3 Mousquetaires, le spectacle compte bien rafler tous les lauriers de la rentrée catégorie musicale. Déluge de moyens pour la nouvelle production qui joue à fond la carte du beau gosse, de l’amour ardent, des tableaux scéniques spectaculaires.
Le Dôme de Paris – Palais des Sports a la primeur de cette production originale avec une tournée folle en France en 2017

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2 histoires d’amour pour le prix d’1

Ce n’est pas une offre limitée mais bien la réalité. Il y a deux romances sur scène. Celle de la Reine (Victoria) et de son amant, le Duc (Golan Yosef) bien qu’elle prenne fin rapidement mais l’amour est capable de traverser les océans – ou la Manche. Et celle naissante du ténébreux d’Artagnan (Olivier Dion) et de sa prétendante, Constance (Megan Lanquar).
Ces deux romances sont le cœur de l’intrigue. Tout se joue autour d’elles.
Les Roméo en imposent dans le sex-appeal, les Juliette sont belles et enflammées.

Victoria
Victoria

5 princes charmants

Le roi est hors compétition, il a pris cher dans l’adaptation 2016 et a un bon grain de folie. En revanche, ses fidèles chevaliers, rejoints par un quatrième, ont de quoi briser les cœurs aussi bien sur scène que dans la salle et ce chaque soir. Et il y en a pour tous les goûts, sachant que ces Mousquetaires ont en commun du coffre et de l’agilité.
Du crâne glabre posé sur une baraque à muscles (David Ban), du romantique irrésistible aux pecs fermes (Olivier Dion), du discret mais non moins séduisant frêle barbu (Damien Sargue) au hip-hoppeur bad-boy (Brahim Zaibat, époque Madonna) rangé des voitures.

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Ils sont talonnés de très près par Golan Yosef qui offre une plastique impeccable en interprétant Le Duc, torturé par l’amour qu’il porte à sa Reine.

Golan Yosef
Golan Yosef

Les spectatrices peuvent s’époumoner dès le début du show avec la projection sur écran géant des visages des interprètes, en guise de générique. Effets garantis !

Électro / hip-hop

Alexandre Dumas en version électro-pop avec des contorsions physiques hip-hop, c’est audacieux mais pas rebutant, juste simplement too much, par moment. Un parti pris de mise en scène en somme qui est assumé.
Mais quand on accepte le deal, ça passe plutôt bien, même très bien avec de belles envolées chorégraphiques en groupe ou en solo. Ça donne du rythme à l’ensemble mais peut aussi distraire lors d’un solo un peu émouvant.

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Les + :

  • Olivier Dion. Il a un charme qui fait déplacer les foules. Jetez un œil à la sortie des artistes, vous comprendrez.
  • Des écrans qui en jettent. Ce n’est pas de la simple illustration mais vraiment un univers graphique qui a été créé. Et ces écrans tournent sur eux-mêmes, comme des éléments de décor à part entière.
  • Un titre acoustique « J’ai besoin d’amour comme tout le monde » pour galvaniser les cœurs.
  • Les scènes avec Milady et/ou Richelieu qui sont les plus fortes au niveau des décors vidéo et de la mise en lumière.

Les – :

  • Finalement, une seule scène d’épées. C’est très peu pour des mousquetaires qui aiment braver les épreuves et jouer de leur cape.
  • La fin de l’intrigue est vite bâclée alors que l’on sait qu’elle source de vrai suspense.
  • Les fans qui ne lâchent pas leur phone et shootent en continu, sans réellement profiter du spectacle, tout en dérangeant leurs voisins.

Les 3 Mousquetaires, le spectacle c’est de l’amour, des cœurs qui battent, des airs pour danser ou pleurer dans sa chambre.
C’est croire aux princes charmants (un seul ne suffit plus à l’heure d’Adopte un mec).
C’est Alexandre Dumas qui se lancerait dans un magistral breakdance sur le parquet, tout en ayant bien pris soin de rouler son beau tapis avant.

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Les 3 Mousquetaires, le spectacle

avec : Olivier Dion, Damien Sargue, Brahim Zaibat, David Ban, Emji, Victoria, Golan Yosef, Megan Lanquar, Christophe Héraut 

Mise en scène : Dominic Champagne, René Richard Cyr
Livret : Lionel Florence, Patrice Guirao
Chorégraphie et scénographie : Yaman Okur, Stéphane Roy

 

jusqu’au 8 janvier 2017 #Prolongations

au Dôme de Paris – Palais des Sports

34, Boulevard Victor
75015 PARIS

 du jeudi au dimanche
jeudi et vendredi : 20h30
samedi : 15h30 et 21h
dimanche : 14h et 19h

Et en tournée en France à partir du 4 février 2017 :
Rouen, Caen, Orléans, Lille, Amneville, Strasbourg, Dijon, Lyon, Clermont-Ferrand, Amiens, Limoges, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Nice

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Timéo : un conte musical poétique et feu d’artifice !

Les comédies musicales tiennent le haut de l’affiche en cette rentrée 2016 à Paris. Entre reprises et adaptations, votre cœur risque de balancer.
Timéo est une création à 100%, trop rare pour ne pas être partagée !
L’univers du cirque en toile de fond pour une histoire de  dépassement de soi et la lutte contre les préjugés.
Plongez avec nous dans l’univers magique de Timéo.

Timéo est handicapé, tétraplégique, bloqué dans son fauteuil roulant. Il a un rêve : devenir artiste de cirque, contre la volonté de sa mère.
Timéo est fan de Mélanie Swan et son cirque s’arrête justement en ville pour quelques jours.
C’est l’occasion idéale pour la rencontrer et peut-être réaliser son rêve. Il arrive à rentrer sous le chapiteau pour assister aux répétitions. Mais là, coup de théâtre : la star de la troupe a mystérieusement disparu.

Timéo : le digital au service du spectacle

Une fois passée la courte scène d’intro entre Timéo (Benjamin Maytraud ou Mathias Raumel en alternance) et sa mère, on est de suite scotché par le générique qui suit. Un mélange entre le jeu sur scène et l’animation vidéo. Totalement synchronisé.
On plonge directement dans l’action.
Timéo roulant vers le cirque à travers la ville : un mélange d’images réelles et de création numérique.

C’est bien l’un des points forts du spectacle, le jeu coordonné entre le virtuel, les effets de lumière. La vidéo complète l’action sur scène.
Trop risqué de jouer avec du feu en live, il apparait sur écran et Astéros (Sébastien Lavalette) – le monsieur feu du spectacle – effectue une chorégraphie calée au millimètre avec la vidéo.
Timéo est un spectacle inventif à  ce niveau-là. On a rarement une précision, une technicité poussée à ce point. #Kiff

Timéo en 3 scènes

On a déjà parlé de la séquence d’intro qui est un must sur ce genre de spectacle.
Mais d’autres séquences méritent un focus en forme de coup de cœur. Leur mise en scène graphique moderne et inventive laisse poindre l’émotion qui convient à ce style de show.

Dhalia et ses lasers

S’il y a bien une scène emblématique du travail technique mis en avant, c’est celle de Dhalia (Véronick Sévère) et sa Femme électro.
Sur fond de musique pop-électro, la dresseuse de chien balance ses frustrations emmagasinées envers sa collègue star Mélanie Swan.
Sur cette chanson rageuse, on assiste à une mise en scène millimétrée où l’artiste, enveloppée de nébuleuses faites de lasers interagissent parfaitement l’un avec l’autre. Une synchro à la seconde prêt. Bluffant et trippant.

Le grand écart

Cette chanson est le moment le plus intense du spectacle.
Un ballet à deux, et non pas un duo, entre Timéo et Alexio, le contorsionniste. Le texte chargé d’une émotion nostalgique mais positive fait écho à la poésie d’un corps immobile face à un autre totalement malléable qui se montre à nous. Mêlé à une mélodie et un chant qui transpercent le spectateur, c’est le moment émotion. Bouleversant et prenant.


Les skaters

Dans tout musical, il faut des méchants, plus ou moins racailles, ces temps-ci. Les sharks et les jets dans West Side Story, pour Timéo ce sera les BMX.

Image de prévisualisation YouTube

Même s’ils ne semblent pas si terribles que cela, leur hymne pop On n’est pas des anges envoie du lourd et une énergie colossale.
Lumière noire pour faire ressortir les costumes fluo, une rampe de skate sur scène pour quelques acrobaties.
Et la voix surprenante du bogosse Jérémy Charvet qui se perd dans des hauteurs pas entendues depuis longtemps.

Timéo, c’est craindre en latin

Le jeune héros n’a peur de rien, contrairement à son nom, et surtout pas de ses ambitions, ses rêves.
Et on aurait pu craindre une surdose de sucre dans l’histoire et les textes des chansons. Finalement non.
Ce spectacle met en avant des valeurs parfois mise de côté comme l’humanité et la  générosité.
Une générosité partagée par les artistes qui se produisent sur scène sans cacher leur joie de faire partie du show.

Mais, malgré tout, il y a quelques petits points à bémol.
Même si l’on sait que tous les artistes circassiens ne sont pas des chanteurs, une ou deux voix peuvent manquer de coaching et laisser poindre quelques faiblesses.

L’autre reproche serait en direction de la promo du spectacle qui voudrait en faire un véritable spectacle de cirque.
On ne va pas cacher que, sur ce point, certains pourraient être déçus. Dans Timéo, il n’y a pas de numéro surprenant, scotchant, niveau trapèze, sur le fil ou agrès au sol.
Malgré cela, la magie opère.

Mais ce qui compte c’est le message positif sur le handicap et la joie que ce spectacle renvoie au public.
Et la magie opère au niveau des adultes comme des plus jeunes.
Comme Milla, 6 ans, qui lance à à la fin du spectacle (alors qu’il y avait école le lendemain) : « Maman, on peut aller remercier les artistes pour leur dire que le spectacle était génial ? »
Car oui, la troupe est en dédicace dès le rideau tombé.

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Timéo : c’est beau, magique, positif, un « feu d’artifice » (pour Charlie, 6 ans) ! Une belle dose de bonheur !
On a juste envie de dire : #Bravo à Alex Goude et à tous les artistes car on a été happé par l’histoire et les chansons.

TIMEO

Mise en scène par Alex Goude

Du jeudi au samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h et dimanche à 15h ou 17h

Casino de Paris
16 Rue de Clichy
75009 Paris

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Naturellement Belle au Studio Hébertot : touchant & revigorant !

Rachel Pignot et Raphaël Callandrau nous cueillent avec un réel délice grâce à leur « comédie théâtrale et musicale. »
Il ne faut pas se fier aux apparences, trompeuses, surtout au théâtre ; derrière une affiche bien sage peut se cacher un joli conte contemporain poil à gratter. La preuve avec Naturellement Belle au Studio Hébertot.

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Agence pour « La Star »

Les premières minutes de la pièce peuvent surprendre. Un échange sommaire derrière deux pianos et autour d’un personnage inconnu : La Star. Des bruitages informatiques réalisés avec des notes de musique. Des costumes so 80’s et des blagounettes qui ne planent pas forcément très haut – mais c’est l’un des personnages qui veut ça. Un frisson d’effroi nous traverse. La comédie est une petite kitcherie qui joue les ingénues.

© Philippe Dupouy
© Philippe Dupouy

Gros grain de sable

Finalement, la situation dérape bien vite. Le grain de sable nécessaire va gripper le cadre de départ qui manquait d’aspérités. Histoire de malmener nos certitudes. Bien joué !

Naturellement Belle, c’est un duo qui tente de travailler tant bien que mal sous la pression d’une voix directive et désincarnée. On est à l’heure des cartes de compétences humaines, dans un futur plus ou moins proche et déshumanisé.

Cette femme et cet homme n’auront d’autre moyen pour s’en sortir que de canaliser la personnalité de son partenaire pour rendre La Star encore plus désirable et bankable.

© Philippe Dupouy
© Philippe Dupouy

L’attachement est progressif, on apprécie les blagues d’elle et le mauvais caractère de lui. L’espièglerie de l’une et le lâcher-prise de l’autre. 

Les textes des ritournelles amusent, touchent et frappent juste quand il s’agit de révéler notre condition de pauvres humains. Le bonheur, à défaut d’être à portée de clic, est sans aucun doute à portée de voix. 

Naturellement belle c’est une vague de légèreté, 1h20 de poésie musicale et de belles trouvailles textuelles.

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Naturellement Belle

Mise en scène : Yves PIGNOT
de et avec Rachel PIGNOT et Raphaël CALLANDREAU

le samedi à 17h
le dimanche à 19h

au Studio Hébertot
74 bis Boulevard des Batignoles
75017 PARIS

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Oliver Twist le Musical à Paris : digne de Broadway !

Avec pas moins de 10 comédies musicales à l’affiche en cette rentrée, le choix est difficile. Si vous hésitez encore sur quel spectacle jeter votre dévolu, je vais vous dire pourquoi il faut absolument voir Oliver Twist Le Musical à la Salle Gaveau, à Paris.

Une création française !

Le livret a été écrit par Christopher Delarue et Shay Alon. L’histoire est celle que l’on connait tous : un jeune garçon qui s’échappe de l’orphelinat et se retrouve malgré lui dans un gang de voleurs. Jeune homme de 24 ans, c’est en juin 2013 que Christopher a terminé l’écriture des chansons que mettra ensuite en musique Shay Alon. Un duo détonant, qui a su mettre du renouveau dans la comédie musicale made in France. Des paroles intelligentes, qui ont du sens, cohérentes sur de la musique inspirée de Broadway et de ses grands shows.

Photo © PINGOUIN
Photo © PINGOUIN

2 stars du musical français réunies sur scène

Prisca Demarez, qui a notamment tenu le rôle de Grizabella dans Cats à Mogador et David Alexis connu pour avoir joué Emcee dans Cabaret mais aussi le Professeur Abronsius dans Le Bal des Vampires et bien d’autres. C’est un plaisir de les voir ensemble sur scène et l’on regrette que cela ne soit pas arrivé plus tôt. David Alexis est magistral dans le rôle de Faggin (à quand un rôle sans barbichette ?) et Prisca est tout ce que l’on aime : une voix, une comédienne de talent, dans un rôle qui lui va à merveille.

Les premiers pas de Nicolas Motet sur scène

Découvert dans The Voice Kids, il tient ici son premier rôle dans un musical et pas des moindres puisque c’est le rôle-titre. Être le protagoniste d’un spectacle n’est jamais facile, surtout quand il s’agit d’une première sur scène mais Nicolas Motet relève ce challenge. Il porte le spectacle d’une main de maître. Très bon comédien, excellent chanteur, il nous surprend et nous touche tout particulièrement au cours du titre Ce qu’il faut faire où il est seul sur scène et émeut toute la salle.

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Photo © PINGOUIN

Les comédies musicales françaises ne vous emballent pas plus que ça ?

Oliver Twist, le musical relève le niveau. Enfin un spectacle digne de Broadway ! Tant dans la mise en scène, que dans les chansons et les chorégraphies. Tout est réuni pour vous faire vivre un moment magique. Dès l’entrée dans la salle Gaveau, nous sommes plongés dans l’atmosphère du musical : lumière bleue, affiches et coupures de presse collées sur les murs, la scène et les balcons. Pas de rideau, la scène se découvre immédiatement et n’attend plus que les artistes pour s’animer. Des lampadaires à la lumière jaune parsèment la salle. Ladislas Chollat réussit à nous transporter dans un Londres, foggy à souhait, du 19e siècle ! Les scènes d’ouverture des deux actes sont collégiales et nous plongent directement dans le récit. Ça chante, ça danse, c’est rythmé, tout ce qu’on adore (peut être un tout petit peu trop de dialogues par moment, mais c’est un détail).

Des musiciens en live et un ensemble plein d’énergie

La musique jouée en live durant les spectacles se fait de plus en plus rare au détriment d’une bande play-back orchestre. Ici, pas de PBO, mais des musiciens bien présents, cachés et l’on peut voir Shay Alon les diriger depuis la loge du premier balcon. L’ensemble est composé de jeunes artistes talentueux qui chantent, dansent et jouent la comédie à merveille. On ressent une vraie symbiose entre eux ! Nous ne serons pas étonnés d’en voir certains, prochainement à la tête de rôles principaux dans d’autres créations.

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Un spectacle « English Friendly »!

Puisqu’il est surtitré. Pour avoir jeté un œil de temps en temps sur ceux-ci, je dois dire que c’est parfait. Un excellent moyen de montrer aux anglophones que nous aussi nous savons faire du musical de qualité, d’autant plus que l’histoire est un classique !

Pour résumer, en amoureux des musicals de Broadway et du West End, c’est un vrai coup de cœur que j’ai eu pour Oliver Twist, Le Musical.  Après la découverte de quelques tableaux lors de la présentation presse en mars dernier, j’étais impatient de voir le spectacle final et je ne suis pas déçu. Foncez le voir !

By Joan

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Oliver Twist le Musical

à la Salle Gaveau
45-47 Rue La Boétie
75008 Paris

les vendredi, samedi, dimanche à 20h30
matinée : samedi à 15h et dimanche à 14h
représentations supplémentaires en vacances scolaires

et en tournée !

Équipe artistique
Mise en scène : Ladislas Chollat
assisté d’Eric Supply
Création : Shay Alon et Christopher Delarue
Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz
Scénographie : Emmanuelle Roy
Projections vidéos : Nathalie Cabrol
Lumières : Alban Sauvé

 

Site officiel : www.olivertwist-lemusical.fr

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