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MaMA Festival 2017 prépare-toi aux très bons sons !

MaMA Festival 2017 vient de dévoiler une 2e vague d’artistes qui rejoignent une programmation qui s’annonce excitante, décapante et qui nous réchauffera des premières fraicheurs automnales.
SAVE THE DATE et RDV du 18 au 20 octobre à Paris pour un max de concerts et découvertes lives. 

On les aime !

Bertrand Burgalat c’est la classe assurée avec ce style à la fois élégant et décalé qui nous plait tant du chanteur-producteur.
Inüit, vu au Printemps de Bourges 2017, offre une pop sautillante et fraiche qui nous embarque à chaque fois.
Kiddy Smile n’est pas uniquement le meilleur ami de Beth Ditto, la bête de scène américaine. Il est aussi un artiste électro de plus d’1m90 que Les Inrocks aime, comme nous. Un vrai performeur capable de looks aussi barrés qu’osés. On a tous et toutes un Kiddy Smile qui sommeille en nous.
Eddy de Pretto, vu en plein soleil au Fnac Live 2017 et à Bars à Trans : une silhouette improbable, un song writing percutant et des titres qui font danser.
Theo Lawrence & The Hearts vu à Rock en Seine 2016, preuve que c’est un groupe qui dure. La belle gueule de Theo n’est pas le seul atout de cette formation. Niveau musique ça décape.

Mama festival 2017 Mama festival 2017

On veut les voir ! 

Chilla, c’est la sensation du moment. Carmen Maria Vega n’en revient toujours pas de l’avoir croisée.
Dani, une icône capable de ressusciter musicalement alors qu’on ne l’attendait plus. Culte forcément !
Delv!s : parce que les Belges sont nos amis. Et qu’à part Come My Way, on veut entendre les autres titres de ce jeune ours.
Sandor, une chanteuse suffisamment énigmatique pour nous donner envie de la découvrir sur scène.Mama festival 2017

Pour le référencement on repassera 

Et il y a toujours des artistes – finalement ils sont touchants – qui n’ont pas forcément choisi le meilleur de nom de scène pour leur référencement Google. Qu’on pardonne cette année, en allant les voir en concert : PaupièreMillionnaire ou encore Chelou et Le Club.
Et La Meute, géniale fanfare allemande, qui fait des reprises des tubes electro et techno totalement hallucinés.

Mama festival 2017

Focus sur FGO-Barbara

Sa situation géographique lui permet d’être accessible de tous et toutes. Ligne 2 directement le laboratoire des nouveaux créateurs. De belles rencontres en perspectives pour les pro, les artistes, les passionnés et inventeurs de musique…

Image de prévisualisation YouTube

MaMA Festival 2017
du 18 au 20 octobre 2017

Site officiel : mamafestival.com

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Xavier Fagnon : loufoque Rendez-vous Place Gandhi au Palais des Glaces

Imitateur, comédien et même danseur, Xavier Fagnon envoie le Petit Palais des Glaces en Inde en plein été, sans jet lag et supplément de prix. Rendez-vous Place Gandhi fait se rencontrer un nombre impressionnant de personnalités françaises : chanteurs, comédiens, hommes politiques, sportif et journaliste. 

photo Franck Harscouët

Xavier nous embarque dans une histoire totalement farfelue, on croirait presque à une hallucination. Imaginez Arnaud Montebourg faisant équipe avec Franck Ribéry dans une sorte de Pékin Express en terres indiennes. L’esprit du raffinement à la française face au joueur de foot dénué de tout esprit : complètement improbable ! 

En parallèle, Patrick Bruel autocentré à souhait (et c’est tellement vrai quand on a croisé ne serait-ce qu’une seule fois le chanteur-charmeur) lui est associé à la kougar Chantal Ladesou.

Dans ce joyeux bordel, un prime-time est en préparation. Et c’est Édouard Baer qui mène le tempo. Fin, beau parleur, pourfendeur, il tente tant bien que mal d’accueillir Yannick Noah (qui a un peu de route) sur son plateau. 

Entre répétitions – la séquence avec le chanteur Raphaël est hilarante – et jeu de piste des équipes – l’une d’entre elles tombera sur Bernard Lavilliers, poilant – Xavier Fagnon change de rôle à vitesse grand V sans accessoire (exception pour Lavilliers, trop tentant !).

Et l’artiste ne ménage pas son énergie. Il est accompagné de Sébastien Jan dans cette aventure physique par qui reste impassible à toute épreuve. 

Mention spéciale pour les chansons originales écrites à la manière de… Goldman, Raphaël, Trenet, Cabrel et de beaucoup d’autres. 

Xavier Fagnon dans Rendez-vous Place Gandhi

un spectacle de Christophe Lemoine et Xavier Fagnon

du jeudi au samedi à 20h

au Petit Palais des Glaces
37, rue du Faubourg du Temple
75003 PARIS

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FNAC LIVE 2017 : Julien Doré subjuguant, The Blaze assure, The Horrors en exclu #livereport

3e jour au Fnac Live 2017 intense de concerts avec des grands attendus : Julien Doré, le retour chargé d’émotions, The Blaze, le deuxième concert d’une longue carrière, The Horrors en exclu. Des révélations : Eddy de Pretto bluffant, Clara Luciani et Aliocha seuls à la guitare face à un public en nombre.

Fnac Live

Eddy de Pretto bluffant

Ça débute par une Fête de trop, un titre fougueux et frontal. Ça claque direct.

Eddy a une peau de blond qui rougit vite au soleil mais il assure sans se plaindre. Pantalon porté taille haute, la main gauche qui se touche le haut de la cuisse comme un gimmick quand il se déhanche ou un tic ou toc d’artiste.
Malin, le jeune chanteur quand il se présente en précisant : « Je suis sur tous les réseaux sociaux« 
Virilité abusive, une chanson qui fait du bien quand on n’est pas un dieu du stade comme lui comme nous.


« Je suis complément normal, complément banal« , il y a du Stromae dans cette façon de déclamer ses mots dans une musicalité troublante.
Eddy de Pretto c’est un talent d’écriture inouï avec une rythmique imparable. 

Valerie June : from Tennessee to Paris

Les dreadlocks en vrac, mini-jupe en avec un haut en strass pour réfléchir les rayons du soleil. Bien joué !
L’Américaine débute certaines de ses chansons comme des sortes d’incantations jazzy, incompréhensibles, mystérieuses. Valerie June peut surprendre, subjuguer voir déplaire avec cette voix à la Betty Boop. Elle nous embarque dans une Amérique pleine de contrastes, de références, entre faux calme et de fulgurance. 

The Horrors are back! 

Exclu totale pour le Fnac Live, le premier concert du groupe pour annoncer la sortie de V, son nouvel album, est pour Paris.


Début de set tout en puissance, décibels et rythmiques à donf. Pas le temps de comprendre si ce sont des nouveaux titres ou des anciens. On shoote à mort les musiciens lookés, le chanteur, Faris Badwan, s’entortillant les bras avec le fil de son micro, balançant son pied de micro puis le retrouvant au titre suivant.


Celui qui se balade en coulisses avec un sac à main rétro – qu’on croirait sorti d’un cabinet de médecin du début du XXe siècle – a une manière très particulière de baisser le visage quand il ne chante pas, pendant les instru.
Le leader enlèvera ses lunettes malgré le fait qu’il soit « aveuglé par le soleil » (en français dans le texte). Classe !


Still Life fait rabaisser la tension. Le titre est moins en force, plus ténébreux. The Horrors fascine. Le groupe est capable d’envolées sensibles comme de coups de poings musicaux bien pensés.
On apprend à tomber sous le charme. Ce n’est pas forcément immédiat. 

Le charme assumé de Clara Luciani 

Seule à la guitare électrique, « je vais faire comme si je n’étais pas intimidée !«  La nuit n’est effectivement pas encore tombée. La jeune révélation ne peut donc qu’apprécier l’étendue de festivaliers face elle.

 La vingtaine de minutes de set nous fait découvrir un univers passionnant. Le titre Monstre d’Amour offrant une belle ballade électrique.

Julien Doré : « les yeux dans les yeux ! »

Affichant un petit 35 ans tout frais au compteur depuis 2 jours, assumant le choix de sa chemise fleurie et à manches courtes, Julien Doré est de retour au Fnac Live, festival qui avait marqué la pourtant longue liste de souvenirs scéniques de l’artiste. 
Un panneau « merci pour les animaux » sera aperçu dans le public, certainement pour la réhabilitation du bichon ou du panda dansant.

À quelques centimètres de l’artiste bondissant, il faut lâcher l’objectif pour apprécier la fougue qui s’abat sur soi. C’est impressionnant d’être aux pieds du chanteur.
Le Lac dont il fera chanter le refrain au public est l’occasion d’une montée d’émotion pour le beau Julien qui sourit au bord des larmes. 

Il n’hésitera pas longtemps à fouler l’avancée de scène, lui ouvrant une prise directe avec le public qui l’entoure.  Coco Câline et le public se soulève. Il a le don de savoir pousser ses spectateurs.trices au meilleur de leur enthousiasme. 

J. Doré innove ausi en introduisant une position de karaté en début de Kiss Me Forever, totalement improvisée. Comme Presley ou Cloclo, il balance sa serviette mouillée dans le public. Fétichisme en vue pour celle ou celui qui l’a rattrapée au vol. 

Il sort sa mob en milieu de set et non à la fin, comme lors de son premier concert en festival à Saint-Etienne.
En plus d’avoir une repartie d’enfer (cf notre échange mémorable sur Twitter), le chanteur a le don aussi de la douceur comme avec Eden (« et m’exiler de toi »), une superbe ballade au piano.

Il s’attache les cheveux qui fait l’effet d’un chignon avant de débuter On attendra l’hiver. On a du mal à valider, mais on pardonne forcément.
Quand au dernier morceau, il relâche ses cheveux, fait tomber la chemise en se retournant, dans une vague de fumée, la vision est ultra cinématographique. On parle de femme fatale, Julien Doré est un homme fatal, qui porte fier le débardeur à la manière d’un Brando.
En coulisses, les invités se masseront pour voir furtivement l’artiste descendre de scène.  On ne perd aucune miette d’un Julien Doré en live. 

The Blaze : sensationnel ! 

Une sensation qui a déjà eu droit aux pages des Inrocks. L’attente était très grande pour ce groupe dont un de son titre a servi de musique au teaser du festival.
Début de set, le duo envoie le son dissimulés derrière des écrans. Les photographes attendent que les DJ se dévoilent.


Il faudra attendre le 2e titre pour les voir en mouvement sur leurs platines et avoir confirmation que c’est bien eux qui assurent les parties vocales de leurs titres.
Leur show visuellement fait l’effet plus d’une installation artistique que d’un DJ est à la manière de Cassius. Projections d’images sur écran, jeu de formats aussi avec réduction du cadre, teintes de lumière en fonds, table réfléchissante.

Certains festivaliers ont gardé leurs lunettes de soleil face à la déferlante des spots lumineux.
La maîtrise est bluffante. L’électro de The Blaze débride l’adolescent qui est en nous.  On se déhanche et surkiffe comme les jeunots du bord de scène.
5 titres et puis s’en vont, les deux écrans se referment sur les dernières notes de l’excellent Juvenile. Générique de fin comme pour un film lumineux, intense et devenu en moins d’une heure une référence.

Rdv en juillet 2018 pour le prochain Fnac Live ! 

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FNAC Live 2017 / Jour 2 : Camille, Cassius, Otzeki, Alltta, Paradis … #LiveReport

Encore un soleil de plomb pour ce deuxième jour du FNAC Live 2017.
Au programme côté musiques : hip hop,  électro, pop et chansons françaises qui prend de la hauteur, avec des artistes qui prennent leur pied sur scène.
C’est parti pour le report du jour des concerts de Cassius, Otzeki, Alltta Loyle Carner, Paradis, Irene Dresel et Camille.

 

FNAC Live 2017

Otzeki : London is calling 

Les deux boys d’Otzeki – Mike au chant et Joel derrière les machines – étrennent les festivaliers en cette fin de vendredi avec leur électro-pop minimaliste, pour les compositions en tout cas.

FNAC Live 2017

Car Mike prend rapidement possession de la scène.
Voix déchirante d’écorché vif aux accents proches de Radiohead d’antan, guitare électrique épurée combinée aux beats électro.
Ce mélange produit une espèce de soul qui caresse les corps brûlés par le soleil encore à son maximum.

FNAC Live 2017
« Je suis chaude ! » : on pardonnera la petite erreur de grammaire du chanteur.
Le soleil tape tellement sur scène qu’au quatrième titre, le chanteur tombe la chemise, puis rapidement le pantalon. Il finira le concert en boxer paré d’une serviette. Son acolyte aussi.
Un brin de folie londonienne qui nous plait tant.

Alltta : pure énergie

Allta est le projet franco-américain qui unit 20syl (producteur de C2C) et  Mr. J. Medeiros (MC de Procussions et chanteur dans le groupe Knives).
Avec leur hip hop énergique et festif très Est Coast, c’est le feu dès leur entrée sur scène.

FNAC Live 2017

Mr. J. Medeiros  parcourt la scène de long en large, avec toute la gestuelle des rappeurs US. Son énergie et sa volonté de communiquer avec le public en font vrai un showman. Et même s’il ne dit que quelques mots en français, il emporte le public massé contre les crash barrières.

FNAC Live 2017

Si 20syl reste le plus souvent derrière ses platines, il rejoint Mr. J. Medeiros sur le devant de scène pour des duos en forme de battle.
Du coup, ça saute  grave et ça court sur scène, ça chante et ça fait les chœurs dans le public. Thank you Alltta!

Loyle Carner : il a kiffé

Retour à Londres, mais encore en mode rap.
Loyle Carner fait partie des talents qui évoluent uniquement sur l’avancée de scène. Mais le p’tit british de 22 ans semble plus qu’heureux d’être présent au Fnac live.
Entre chaque titre, il jette un regard halluciné sur le public.  Comme s’il n’en revenait pas d’être à Paris. Attendrissant !

FNAC Live 2017

Rap vocal pur et musique agrémentée de choeur gospel, de guitares électriques et basses rageuses, le kid de London offre une fusion musicale au cordeau.

FNAC Live 2017
Petit impro pour finir ? Un Buy our CD en forme de clin d’œil, une pointe d’esprit so british.
Sans oublier quelques « Fuck Brexit » disséminés entre chaque titre. On appréciera.

Paradis : le grand contraste

Paradis est la bascule musicale de la soirée. On passe direct d’un rap franc à de l’électro-pop française.
On sent de la réserve sur scène, une sorte de timidité du chanteur.

FNAC Live 2017
Mais la fraîcheur de la musique emporte le public.
Dans la fosse photographes, les VIP se font engueulés par la sécurité car ils sortent de leur espace pour tenter de photographier de plus près le groupe. Tout n’est pas permis !

FNAC Live 2017

Le set se terminera avec une reprise de La ballade de Jim. La touche électro, apportée par Paradis au tube d’Alain Souchon donne un côté nonchalant et un ton plus désabusé aux paroles.

Irène Drésel : l’ovni

C’est la première impression.
Looks et instruments : tous semble incongru.
Attention talent, comme on pourrait dire. Soit vous vous laissez embarquer par cette électro-celtique, un Enya moderne en somme, soit vous y êtes d’emblée réfractaire.

FNAC Live 2017Irène Drésel et ses musiciens sont tout de même une vraie sensation. Nous, on a adoré cette alliance moderne d’électronique et de flûte à bec.
Une musique à rapprocher du trublion Jacques qui crée sa musique électro avec des objets du quotidien.

FNAC Live 2017

FNAC Live 2017

Un live de 20 minutes qui amène parfaitement le grand moment de ce vendredi soir au FNAC live 2017, la tumultueuse Camille.

Camille planante

Cela faisait 7 ans que Benoit Brayer le programmateur cherchait à tout prix à accueillir Camille au Fnac Live. Des rendez-vous manqués, des impossibilités d’agenda, et finalement la chamane de la chanson française est enfin apparue.

Après avoir réjoui We Love Green, la chanteuse qui refuse aux photographes accrédités de la shooter sur les premiers titres, apparaît tout à la fois charmante, mystérieuse, distante, barrée en début de set avec son beau Lasso.
Son image en noir et blanc s’affiche sur grand écran, donnant une tonalité particulière à ce rendez-vous avec les festivaliers.
Suit la Fontaine de lait, le premier single de son dernier album Ouï.

Camille au Printemps de Bourges 2017

La belle se laisse désirer avant de saluer le public. Est-ce qu’elle le jauge avant ? Prend mesure de l’énergie qui lui arrive ?
Elle s’approche enfin avec Ilo Veyou, foulant l’avancée de scène. Elle semble prendre plaisir à ce contact.
Albin de la Simone fait son entrée discrète en zone VIP pour être au premier rang du concert. Il ne lâchera plus Camille des yeux de tout le concert.

Camille est capable de tout, comme se mettre à 4 pattes pour récupérer son micro et débute la chanson coup de poing Too good to fuck à genoux. Ou faire danser la bourrée à un couple qu’elle invite à monter sur scène.
Mais aussi à un déhancher de folie sur le titre Paris.
Elle finira la petite heure de concert en faisant des bisous avec les mains, tendre et espiègle à la fois.

Cassius : électro volcanique

Fin de journée intense avec le DJ set de Cassius. I love U so nous fait remonter les souvenirs du clip sensation (à l’époque) avec le jeu de bouches sur smartphone.

FNAC Live 2017
Constat, l’électro du groupe français n’a pas faibli avec les années – rappelons que Cassius a toujours son compte Myspace répertorié sur Google. Le duo est installé derrière ses platines, au-dessus d’un mini-volcan lumineux. Le public réagit aux titres connus dont certains sont remixés à des tubes d’autres artistes. Le set impulse une belle énergie.
En coulisses, Mr J Medeiros du groupe Alltta restera bloqué devant l’écran large de retransmission. Et nous devant ses sneakers.

FNAC Live 2017

Il ne vous reste plus que ce samedi pour vous joindre au FNAC Live 2017 avec le retour de Julien Doré !! 

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FNAC Live 2017 Jour 1 : The Pirouettes, Fishbach, Calypso Rose, Benjamin Biolay et Møme #LiveReport

Jeudi, premier jour du Fnac Live 2017 avec un line up assez éclectique sur le papier et une nouveauté de taille cette année : la scène se pare d’une avancée pour donner plus de rythme et de temps aux découvertes musicales.
La soirée s’annonce forte en montagnes russes musicales. Sensations garanties avec The Pirouettes, Fishbach,  Témé Tan, Polo & Pan, Møme, Benjamin Biolay et la reine Calypso Rose.

FNAC Live 2017

Alors que les rayons ardents du soleil lèchent avec force  les dalles du parvis de l’Hôtel de ville, le public arrivent petit à petit, profitant de la playlist du label Microqlima.

18h premier show : The Pirouettes

Léo arrive sur scène t-shirt manche longue à l’effigie de Justin Bieber. Le ton est donné. Le duo, Vickie et Léo, entouré de leur band balance une pop chaleureuse, énergique et espiègle, pour la musique en tout cas. Les textes semblent plus sombres.

FNAC live 2017
A l’instar de ceux des années 80’s, des références assumées avec cet insert de Marcia Baila des Rita Mitsouko en plein milieu de leur titre Dernier Métro.
Un jeune dans la foule crie « Tu l’enlèves ton pull ? » Eh bien non, malgré la chaleur, Léo le gardera jusqu’à la fin du set.
Une belle entrée en matière pour ce FNAC Live 2017.

Fishbach : de la retenue au rock

On continue sur cette lancée 80’s avec Fishbach.
A l’arrivée de la demoiselle et de ses musiciens sur scène, on se demande s’il faut tirer la tronche pour faire des chansons en français.
Mais le visage à la John Lenon de Fishbach, avec ses lunettes miroir rondes, s’égayera d’un sourire dès le deuxième titre.

FNAC live 2017Batterie électronique, guitare électrique très claire, synthés en nappes (surtout sur les premiers titres), la voix rauque de la chanteuse surprend et tranche avec ses sonorités vieilles de 30 ans.

Des ballades graves avec des guitares planantes, font quitter l’univers 80’s pour emmener le set vers dans une énergie plus rock, plus dark aussi.
Night bird, reprise de Bernard Lavilliers, clôt le concert.

On a flashé sur cette jeune fille qui dessine les artistes en live. .
En trois titres (la consigne pour les photographes), elle crayonne puis s’en va. C’est du grand art !

FNAC live 2017
FNAC Live 2017 : les talents en avant

C’est peu de le dire ! L’avancée de scène, nouveauté de l’année permet, en 20 minutes, à des artistes en devenir de présenter leur univers entre les changements de plateaux.
2017, c’est de la musique sans temps mort pour le public.

Le premier à l’inaugurer est Témé Tan.
D’origine congolaise, ce belge, cheveux crinière de lion,  propose des titres électro métissés. Seul avec ces machines et sa guitare, il fait le show.

FNAC live 2017

Il n’y a pas que les girls comme Christine and The Queens ou Sônge qui  ont du talent avec un pad et un looper sur scène, les mecs aussi !
En 20 minutes, Témé Tan embarque le public dans son univers groove et catchy aux nappes musicales envoûtantes.

La madone : Calypso Rose

A 78 ans, Dame Rose fait une entrée sur scène hésitante. Il ne lui faut que 30 secondes pour se remplir d’une énergie dingue, et arboré son sourire qui nous avait fait craquer au dernier Printemps de Bourges.

FNAC live 2017

Calypso Rose est d’humeur friponne ce soir, en moins d’une minute, elle montre une épaule, secoue son postérieur de façon canaille. Il faut dire qu’il y a foule de jeunes gens à aguicher devant la scène.

C’est un vrai rayon de joie et de soleil qui a déboulé sur scène.
Dans la fosse des photographes, Il n’y a jamais eu une ambiance pareille. Le smile sur tous les visages, ça danse, ça sourit… Presque un miracle de la madone de Tinidad.

FNAC live 2017

L’averse aussi soudaine que brève qui s’abat sur les premières notes du tube Calypso Queen n’enlève pas les sourires sur les visages.
On s’en réjouirait même tellement cette pluie donne un charme de plus à ce concert.

Polo & Pan : tout en retenue

Les deux DJ  développent un set très smooth et cloudy,  à l’opposé de la fougue de Calypso Rose.

FNAC live 2017
Même si le mix est de qualité, cette programmation découverte fait un peu retomber l’ambiance surchauffée. #Bizarre
Témé Tan aurait certainement eu plus sa place à ce moment là pour conserver l’énergie engrangée par le public.

Benjamin Biolay : magistral ! 

Il faut dire que le dandy lyonnais est parfois perturbant sur scène.
Que l’on adhère ou pas à sa musique, ses concerts sont parfois en demi-teinte.
Mi-soft mi-rock, une ballade à la Biolay par monts et vaux de ses émotions, qui parfois se rapprochent des nôtres.

FNAC live 2017

La superbe (2ème chanson du set !), Dans la Merco Benz, Négatif, Padam : les classiques du gone, le gars de Lyon, emportent tout sur scène et sur le parvis.
Reprise aussi pour Benjamin avec Mon amour, ma chérie (d’Amadou et Mariam)

FNAC live 2017
Commencé dans la douceur, le concert finit en apothéose rock. Un grand écart que l’artiste maîtrise à la perfection. Très beau set.

Møme : le bogosse de l’électro

Oui c’est réducteur, mais oui il est bogosse.
Derrière son décor en forme de nuage-bonbon, Møme (alias Jérémy hors scène) aguiche l’oreille.

FNAC live 2017
Toutes ses titres ont été composés en Australie.
C’est certainement l’esprit particulier de ce pays et ses grands espaces qui ont permis à Møme de créer cette électro fraîche et légère, aux sonorités différentes et uniques.

FNAC live 2017
Un mix prenant et ultra dansant qui transforme le parvis de l’Hôtel de ville en dancefloor géant.
Sûr que pour certains, ce dernier concert aura été une before avant une nuit tout aussi électro en club.

Fnac live 2017
Le Fnac Live 2017, c’est encore deux soirées de concerts !

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Anne Sila en interview : on a parlé concert, écriture, The Voice et Jésus

C’est au lendemain de son concert acoustique au Théâtre Déjazet que nous avons rencontré Anne Sila. L’occasion de revenir sur son passage dans The Voice, sur ses deux tournées et ses futurs projets dont la fresque musicale Jésus. Un véritable moment d’échange et de partage avec une artiste adorable et passionnée.
Anna Sila sera en concert à Portes les Valence, le 21 juillet.

INTERVIEW SELFIE ANNA SILA

USofParis : Ton album est sorti il y a plus d’un an, tu as fait une première tournée avec un groupe et ensuite une tournée plus intimiste en acoustique. Comment ça va Anne Sila ?

Anne Sila : Je me sens chanceuse parce que j’ai vraiment un public attentif et ça me touche beaucoup car je cultive beaucoup l’instant et le moment très intime. Je trouve ça hyper agréable. On a commencé par une grosse tournée avec beaucoup de musiciens sur scène, qui avait son charme aussi parce qu’on avait une grosse énergie de groupe. Et là on est sur quelque chose de plus intime, qui me plaît beaucoup aussi, on a plus de possibilités d’interagir avec le public. En piano-voix, on a beaucoup plus de plages d’improvisation et de moyens de proposer des concerts différents chaque soir.

anne sila
Selfie pour USofParis

Tu reviens un peu à ce que tu faisais à New York, le piano-bar, c’était une volonté de ta part ?
Ma volonté ce n’est pas vraiment de revenir à ça, mais c’est de mélanger les styles. Et ce qui est cool dans le piano-voix c’est que c’est assez subtil, on peut faire une chanson pop, une chanson française la transformer un peu, partir vers des allures jazz, un peu classique. Ce qui m’intéresse c’est de mélanger ça. Je trouve que là on a un bon compromis et je sens que les gens sont réceptifs à ça. C’est ça qui me plaît et me rend encore plus heureuse.

Tu nous as fait revivre ton audition de The Voice à l’aveugle, en plongeant la salle et la scène dans le noir. C’était un moment important pour toi j’imagine cette émission ?

Ça apporte de l’adrénaline d’une manière improbable, dont on ne peut pas se douter quand on n’y est pas, mais il y a surtout tout cette médiatisation qui apporte le lien avec les gens. Aujourd’hui, il y a pleins pleins de groupes, de personnes qui chantent, qui écrivent des trucs de dingues qu’on ne connaîtra jamais… et c’est vrai que ce n’est pas évident d’avoir un lien avec le public aussi « facilement » qu’avec une émission qui est vue par des millions de personnes. Forcément c’est énorme médiatiquement !

anne sila

Tu avais essayé déjà de présenter ton travail en maison de disque ?
J’étais en train d’écrire un peu mais je ne savais pas trop, donc je n’avais pas vraiment essayé. J’avais sorti des choses mais c’était dans ma région.
Effectivement, The Voice ça te propulse là-haut, ensuite il faut faire bien là-haut et savoir vers quoi tu vas. C’est une super expérience. J’ai rencontré Florent Pagny (ndlr : son coach dans l’émission), j’ai rencontré pleins de gens que j’adore et j’admire. J’en garde un très bon souvenir.

Si Zazie s’était retournée, elle ne pouvait pas puisqu’elle était complète, est-ce que tu aurais fait un autre choix ?
Moi je voulais Zazie ou Mika. C’est drôle parce que Jenifer et Florent se sont retournés et dans ma tête c’était les deux autres que je voulais.
Mais je suis vraiment fière d’avoir fait l’aventure avec Florent. C’est une rencontre inattendue et je le respecte beaucoup, c’est quelqu’un de très humble et de très fiable. Il me soutient encore aujourd’hui. Si c’était à refaire, je referais la même chose.

Tu as écrit et composé la plupart de tes chansons sur l’album, comment se passe ton processus d’écriture ?

Je suis du genre à ne pas écrire beaucoup. Une chanson elle sort d’un coup comme ça. Soit il m’est arrivé quelque chose soit à une personne de mon entourage. J’aime bien parler de l’humain, du rapport aux gens. J’ai du mal à faire quelque chose de descriptif. Je suis dans le toi et moi, l’humain, la relation à l’autre. C’est assez instinctif, je ne me dis pas : « aujourd’hui, j’écris un couplet. »

Il y a certaines de tes chansons qui datent de 10 ans, ça veut dire que ton album était déjà prêt avant l’émission ?
Non, en fait quand on m’a proposé de faire l’album je leur ai dit « Voilà ce que j’ai ». J’ai pris toutes les chansons que j’avais, pour moi c’était l’occasion de ma vie de faire un album donc j’ai pris Tends-moi les bras que j’ai écrit à 19 ans, Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? quand j’avais 17 ans.
C’est pour ça que j’ai hâte aussi de faire un deuxième album. Le premier c’est un peu une sorte de melting-pot de mes 10 ans passés. Le prochain ce sera Anne de maintenant.

A la dérive
C’est une amie qui s’appelle Norig qui m’a envoyé un texte en me disant qu’elle avait pensé à moi et que je pouvais en faire ce que je veux. Le texte m’a beaucoup touché. J’étais devant mon ordinateur, je me souviens parfaitement de ce moment, j’ai reçu le texte, je l’ai pris et j’ai composé la musique dessus. Ensuite ce qui est rigolo c’est que je suis parti en studio pour enregistrer Mon amour qui est une chanson d’un autre ami, Mehdi. On avait des cordes à disposition. J’ai demandé à l’arrangeur de faire une surprise à Norig : d’enregistrer la chanson et de mettre des cordes dessus. Pour moi, c’est une des chansons les mieux produites de l’album.

anne sila

Tu as été choisie pour jouer le rôle de Marie dans Jésus, de Nazareth à Jérusalem la comédie musicale de Pascal Obispo. Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce projet ?

Anna Sila : Sur le coup, c’était un peu comme The Voice, un peu comme tout ce que je fais, je suis souvent dans le doute quand on me propose des projets. Puis on me propose surtout des projets à l’inverse de ce à quoi j’aspire, enfin je crois. Par exemple, The Voice, je sortais du jazz, pour moi c’était improbable de passer à la télé et j’étais sûre que je n’allais pas le faire, et pourtant.

Quand ils m’ont dit le titre, j’étais un peu sceptique. Je me suis dit que comme projet c’était compliqué, surtout aujourd’hui. J’ai eu la chance de rencontrer Pascal Obispo et Christophe Barratier que j’admire beaucoup.
Et j’ai été touchée vraiment par le côté humain de l’histoire. Je ne suis pas du tout dans une approche religieuse. Quand on a tourné le clip de L’ Adieu j’ai appréhendé le rôle dans une manière très humaine. Je me suis imaginée une mère qui perd son fils. C’est comme ça que je vis pour l’instant le projet. Le clip qu’on a tourné c’est une des meilleures expériences de ma vie.

C’était une envie de faire de la comédie musicale ?

Ça m’attirait depuis longtemps. Après, je rêvais de Broadway, de New-York. Je pense que ça va être un beau projet. C’est vrai que ce sera sûrement quitte ou double mais en tout cas ce sont des gens biens qui savent ce qu’ils font. Je crois que juste pour le côté humain, il faut y aller.

Et si tu pouvais jouer dans une comédie musicale, laquelle choisirais-tu ?
C’est une bonne question. Je ne pense pas que je pourrais faire ce rôle-là, mais c’est un rôle qui m’a vraiment marqué lorsque j’avais vu The Lion King à New-York. C’est le rôle de Rafiki qui était joué par une femme dingue. Ça c’est un beau rôle. C’est n’est pas très sexy mais c’est un beau rôle.

anne sila
Tu prépares déjà le prochain album ?

Anna Sila : On est déjà en train d’y réfléchir. J’ai déjà quelques chansons qui arrivent et je suis en pleine prise de possession du terrain. Je commence à me demander ce que je vais faire. Je tate un peu. J’écris des chansons, je demande aux gens autour de moi ce qu’ils en pensent. On n’est pas en train de faire l’album mais on y réfléchit sérieusement.

Tu sais déjà un peu ce que tu as envie avec cet album ?
J’ai envie d’être plus proche de moi aujourd’hui. Un peu plus comme ce que je fais en tournée acoustique, un peu plus sobre que l’album dans la manière de produire. Je voulais en mettre partout, j’étais très enthousiaste. Pour moi ça manque un peu d’authenticité. Peut-être quelque chose qui va plus à l’essentiel, où la voix et les paroles sont plus mises en valeur.

Ton dernier coup de cœur musical ?
Ce n’est pas le dernier, mais j’écoute l’abum My favorite faded fantasy de Damien Rice (Elle est trop marrante car à chaque fois qu’elle dit un nom, elle s’approche du micro pour que j’entende bien après pour retranscrire).
Je l’écoute en boucle en ce moment.
J’ai un vrai coup de cœur pour la nouvelle chanson d’Amy Lee, c’est exactement le genre de truc que j’aimerais faire. Elle faisait partie d’Evanescence et elle a fait un projo solo : Speak to me. C’est magnifique ! La chanson est parfaite.

anne sila

Le dernier concert que tu aies vu ?

Anna Sila : Oh la, il serait temps que j’aille voir un concert… Je crois que c’était Francis Cabrel il y a un an.
Ah ! Puis Pascal Obispo, j’ai fait sa première partie à Bercy et après j’ai vu son concert.

Si je pouvais faire apparaître n’importe qui pour que tu puisses faire un duo, ce serait qui ?
Alain Leprest ! Tu écouteras Le temps de finir la bouteille. Il y a une version live où il est malade, c’est un peu compliqué, mais c’est magnifique. Le pire c’est que je l’ai rencontré, et je n’ai pas osé lui parler. 3 fois et je n’ai jamais osé.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?
Aimer pour deux d’Alex Beaupain.

Interview by Joan

Anne Sila en concert à Jazz à Vienne, le 4 juillet
et à Portes Les Valence (Portes en Fête), le 21 juillet

et à l’affiche de Jésus à partir du 17 octobre 2017 au Palais des Sports

 

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Fnac Live 2017 – Benoit Brayer en itw : « l’excitation de la nouveauté ! »

Benoit Brayer, le programmateur du festival, dévoile les nouveautés de l’édition 2017, les talents à ne surtout pas manquer et quelques coulisses avec Julien Doré, Camille en guest !
Pour coller au nouveau calendrier de Paris Plages, le Fnac Live prend place, cette année, plus tôt sur le Parvis de l’Hôtel de ville RDV du 6 au 8 juillet.


INTERVIEW BENOIT BRAYER

Pourquoi être passé de 4 à 3 jours de festival ?
Cette année, on avait une volonté de rafraichir notre format d’événement, avec l’envie de changer plein de choses. Et dans les premières idées (indépendamment d’avancer la date, de changer le logo et de modifier l’organisation des soirées), s’est posée la question de changer le tempo. Et on a trouvé un bon équilibre sur 3 soirs. Le nombre d’artistes proposés n’est pas réduit pour autant.
C’était aussi un moyen de retrouver l’excitation de la nouveauté.

7 artistes sur la grande scène au lieu de 6, c’est plus de tension pour les équipes ?
C’est vrai. Et je leur tire mon chapeau. Parce qu’à chaque fois les équipes suivent mes idées aussi farfelues soient-elles 🙂
Elles se donnent beaucoup de mal pour les accomplir le mieux possible. C’est une chance !
En fait, il y a 2 scènes cette année : un grand plateau et un proscenium (avancée au niveau du public) pour les artistes « Attention talent » qui pourront faire un show plus intimiste.
On a trouvé des moyens astucieux d’avoir plus de concerts et de donner de la visibilité à des artistes émergents en pleine soirée et pas en tout début. C’est un vrai pari de 2017 !

Deux jeunes talents à voir absolument ?
On a 6 talents cette année. Et le plus dur était de les choisir.
Loyle Carner, le rappeur anglais, est un des concerts à ne pas rater. Parce qu’il va devenir un des grands de la scène musicale à venir.
Je suis très content d’avoir Polo & Pan, que tout le monde a envie de voir. Leur electro-pop « tropicale » séduit beaucoup et on n’a peu eu l’occasion de les voir jouer.

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Julien Doré a été facile à caler en pleine tournée Esperluette ?
Il est l’un des premiers à nous avoir dit oui. Et c’est une chance incroyable. Maintenant, ses terrains de jeu sont les Zénith et l’AccorHotels Arena x2. Il n’a pas besoin de nous.
Mais il a gardé un très fort souvenir de son concert au Fnac Live 2014 où il lui a fallu aller à la conquête du public.

Comprends-tu que Fishbach puisse autant enthousiasmer qu’agacer ?
Oui ! Et c’est la nature des grands artistes d’être capables de ne laisser  personne indifférent. C’est aussi le cas pour Eddy de Pretto.
Les deux peuvent soit nous embarquer très loin soit on les rejette.
C’est ça aussi qui est passionnant : proposer des artistes avec de fortes personnalités qui ne feront sans doute pas l’unanimité.
Fishbach est très sollicitée et je suis hyper heureux qu’elle vienne. C’est un des grands marqueurs de la chanson de l’année.
Et on ne peut comprendre son propos que quand on la voit en live. Elle amène tout un univers et une sincérité.

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Focus sur The Blaze. Leur titre sert de musique au teaser du Fnac Live 2017.
Benoit Brayer : C’est un vrai pari, car leur premier concert a eu lieu il y a quelques jours seulement. On est convaincu par le projet notamment avec leurs deux clips récompensés à Cannes.
Leur grande force c’est cette capacité d’évocation et de narration, à la fois musicalement et visuellement. Ce n’est pas de l’électro sans fond. On ne sait pas si on est face à de la musique cinématique. On danse, mais il y a aussi un côté mélancolique.
On leur prédit une carrière mondiale.

Juliette Armanet réinvente la chanson française, pour toi ?
En tout cas, elle lui donne un souffle et une fraicheur qu’on n’a pas entendus depuis longtemps. Elle a aussi une sincérité forte.
Ce qui m’intéressait c’était de proposer un concert piano-voix, dans son plus simple appareil. L’idée lui a beaucoup plu.
Juliette va inaugurer une nouvelle formule de concerts au Salon avec un live en ouverture pour un jeune talent. Ce sera au tour de Tim Dup le lendemain.

Microqlima, Vietnam, Beggars, qu’ont-il de plus que les autres labels pour être mis en avant cette année ?
Ça fait partie des labels que l’on aime bien à la Fnac avec lesquels on
Microqlima pour son côté laboratoire. Vietnam développe des artistes un peu underground, indé, très arty, comme H-BURNS.
Beggars est un peu indé mais c’est un label qui continue de proposer une production la plus belle qui soit. On avait reçu Ibeyi.

Une anecdote de programmation ?
Benoit Brayer :
Ça faisait 7 ans que j’essayais d’avoir Camille. Je l’invite chaque année et on n’a jamais réussi pour pleins de raisons. C’est une vraie victoire, un vrai bonheur !
The Horrors
sortent leur nouvel album à la rentrée. Et leur première date de tournée mondiale c’est chez nous.
On a plein de formats inédits, de nouveaux formats.

Une image forte du Fnac Live 2016 ?
C’est l’ouverture des portes. Après des mois de tension, avec un contexte sécuritaire très compliqué et des doutes sur la capacité de tenir l’événement.
Les gens se sont mis à courir pour se diriger vers la scène. Et ils nous ont remerciés d’avoir maintenu le festival.
Je n’oublierai jamais.

FNAC LIVE 2017
du 6 au 8 juillet

Concerts gratuits sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris

#CONCOURS

Bonne nouvelle ! Nous vous faisons gagner des packs cadeaux Fnac Live 2017 ! Au choix, l’album Esperluette de Julien Doré ou l’album Petite Amie de Juliette Armanet, dans le tote-bag officiel du festival pour vous préparer à l’ambiance du Fnac Live et en profiter pendant tout l’été.

Pour participer, il suffit de remplir le formulaire en dessous.

Un tirage au sort désignera les gagnants qui recevront leur lot chez eux.

Bon festival !

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

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The Voice la tournée : Lisandro Cuxi révélation scénique !

La finale est à peine disputée que l’on retrouve déjà les 8 finalistes de The Voice sur les routes de France. Nous les avons suivi et soutenu durant des mois sur TF1, ils se sont tous battus semaine après semaine pour garder leur place et pour arriver en finale, qui a couronné Lisandro Cuxi grand vainqueur de cette édition. Cette tournée est l’occasion de retrouver Ann-Shirley, Matthieu, Shaby, Vincent Pinel, Lucie, Nicola Cavallaro, Audrey et le grand gagnant Lisandro Cuxi, qui était très attendu par le public familial du Palais des Sports de Paris en ce dimanche.

The Voice

Ce sont Côme de la saison 4 et Emmy Liyana éliminée lors du premier prime en direct cette année qui assurent les deux premières parties du concert de ce jour. Côme, que l’on a pu voir dans la comédie musicale Le Rouge et Le Noir l’année dernière, offre un de ses titre inédit au public. Emmy Liyana quant à elle, nous subjugue avec sa cover de Feeling Good de Nina Simone et en profite pour dévoiler son premier titre composé avec Slimane.

Le concert est parfaitement millimétré. Yoann Launay, un des finalistes de 2015, fait office de présentateur. Pas un instant de répit pour les 8 finalistes qui sont tour à tour chanteur ou choristes. Les morceaux qui ont fait leurs succès dans l’émission sont repris en live sous la direction musicale d’Olivier Schultheis. Et c’est un vrai plaisir de retrouver ces titres qui nous ont fait vibrer le samedi soir à la télé !The Voice

C’est sur I Feel It Coming de The Weeknd que les 8 chanteurs entrent sur scène. 8 ? Plutôt 7, Lisandro Cuxi en grand gagnant entre sous un triomphe et sous les cris de ses jeunes fans au milieu du morceau.

C’est ensuite un enchaînement de tubes, les mêmes qui ont permis à chaque candidat de passer les différentes étapes de l’émission. Shaby interprète entre autres Cheap Thrills de Sia et I Will Always Love You de Whitney Houston qui en émeut plus d’un dans la salle.

Matthieu scotche tout le monde avec sa reprise de Dès que le vent tournera de Renaud, dans une version rock où la guitare classique laisse place aux riffs de guitares électriques qui résonnent sur la scène du Palais des Sports

Vincent Pinel nous en met pleins les yeux et les oreilles avec Lose Yourself de Eminem. Sa voix a mis tout le monde d’accord lors de son audition, et ce soir aussi, le public est en folie.

The VoicePour Whithout you c’est le duo Lisandro Cuxi et Ann-Shirley qui se réforme pour notre plus grand plaisir.

L’italien Nicola Cavallaro et sa voix rauque font vibrer le palais des sports avec l’étonnante reprise de Fallin’ d’Alicia Keys et le puissant Caruso qui lui sied comme un gant.

The VoiceThe Voice

Mon coup de cœur de l’émission restera Audrey avec sa voix si particulière et unique. Une voix qu’on reconnaît entre mille. Un petit quelque chose de Janis Joplin et de Stevie Nicks. Elle me donnait les frissons à la télé et n’a pas manqué de me les donner en live. Just can’t get enough de Depeche Mode, la chanson de son audition qui a donné l’envie à Zazie de se retourner seulement 3 secondes après avoir chanté la première note et son fameux duo avec Vincent Pinel sur Comic Strip sont pour moi les petites pépites de cette soirée.

Pour le final sur Shape of you, le public est debout, conquis et reprend en chœur avec les 8 chanteurs les paroles d’Ed Sheeran. Le pari est gagné pour The Voice cru 2017.

By Joan

The Voice la tournée

The Voice

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Fnac Live 2017 : il va faire chaud avec Julien Doré, Biolay, Møme, Calypso…

FNAC LIVE 2017 c’est 3 jours de concerts, un plein soleil, une programmation qui fait battre le cœur.
A l’affiche, un ultra beau gosse qui déplace les foules (Julien Doré), un regard de tombeur (Benjamin Biolay), une mamie que tout le monde voudrait avoir (Calypso Rose), des mecs poilus (Cassius), des labels inventifs (Microqlima, Vietnam, Beggars), un beau couple (The Pirouettes), deux brunettes ténébreuses (Fishbach, Juliette Armanet)Et un anniversaire : Julien Clerc fête ses 50 ans de carrière ! 

Cette année, le festival incontournable du début d’été est raccourci : 3 jours au lieu de 4. Mais le casting d’artistes n’en est pas moins euphorisant. La preuve !

Esperluette en mode festival, Calypso la divine doyenne 

Julien Doré va faire une halte remarquée de son Esperluette Tour. Le simple spectacle de sa belle chevelure blonde prenant le vent du soir va être inoubliable. La Seine coulant à proximité, ses ponts, le cadre est idéal pour une love affair avec le chanteur ou sa moitié.

Calypso Rose met le feu à chacune de ses apparitions, son sourire est rayonnant et son tempo fait vibrer tous les corps.
Benjamin Biolay, avec ses influences venues d’Argentine, va dérouler une bande-son parfaite pour des bisous dans le cou.

The Blaze, Les Inrocks les adorent, nous aussi ! Première scène pour le duo de frérots. Ecoute le titre Juvenile, c’est entêtant et ça te fera oublier définitivement le cloud rap de PNL.

Des talents à Fnac Live !!! 

Le Fnac Live offre une série de live d’artistes inconnus ou émergeants qui risquent fort de faire sensation. Les programmateurs ne nous ont jamais déçus. On peut parier que les rythmes des DJ belles gueules Polo & Pan ou encore de Témé Tan vont faire danser le parvis de l’hôtel de ville jeudi. Clara Luciani et Aliocha partageront une petite tranche de leur bel univers le samedi.

Du beau monde dans le salon

Avec une jauge aussi basse, c’est quasiment un tête-à-tête qui est offert au public privilégié. Ma mère serait folle de pouvoir assister au  concert de Julien Clerc. Et je suis sûr qu’elle tomberait sous le charme d’Albin de la Simone doux à souhait ou encore de François and The Atlas Moutains.

Grosse attente de notre côté pour Juliette Armanet et pour le Suédois Jay-Jay Johanson qui a une fidélité sans faille pour Paris.

Festival Fnac Live 2017

Du 6 au 8 juillet 2016 à partir de 17h00
Scène du p
arvis de l’Hôtel de Ville de Paris et Scène du salon

Scène principale : Julien Doré, Benjamin Biolay, Calypso Rose, Cassius, The Blaze, Valerie June, The Horrors, Fishbach, Camille, Mome…

Scène du salon : Julien Clerc, Juliette Armanet, Albin de la Simone, Rover, Tim-Dup, François and The Atlas Mountains, Jay-Jay Johanson

Place aux Indés ! à partir de 17h

INFO ESSENTIELLE ! Invitations à retirer pour la Scène du Salon à partir du jeudi 6 juillet à 12h dans les billetteries Fnac Paris et Ile-de-France (2 places par personne maximum).

Concerts gratuits !

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Cyril Mokaiesh : une chanson, c’est un petit volcan ! #Interview festivals d’été

Cyril Mokaiesh a la poésie qui fait sens dans ce contexte particulier de secousses politiques, d’incertitudes, de rêves empêchés, gâchés. Avec son nouvel album Clôture, il nous encourage à nous débattre, à savourer, à crier notre liberté.
La loi du marché en duo avec Bernard Lavilliers est un regard porté poignant et efficace sur le monde qui se dérobe tout autour de nous.
Dans ces temps troubles, l’attachement à la musique est plus fort que tout, un vrai réconfort, que ce soit pour nous, que ce soit pour un artiste. D’ailleurs, C
yril redevient collectionneur de vinyles depuis qu’il a reçu une platine disque à Noël et son album préféré de Bashung, Fantaisie Militaire.

Il sera à l’affiche de 3 festivals cet été : Les Francos de la Rochelle, le Paléo Festival et les Nuits de Fourvière à Lyon !

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INTERVIEW / Cyril Mokaiesh

Selfie original pour UsofParis

UsofParis : Trois duos dans cet album. C’est pour partager un moment privilégié avec un artiste ou lui faire dire des mots qu’il n’a pas l’habitude de dire ?

Cyril Mokaiesh : C’est un peu des deux. 🙂
Je n’avais jamais fait de duos. Je suis donc crédible en disant que je ne cours pas après cet exercice. Mais parfois, il y en a qui peuvent s’imposer dans un disque. C’était cohérent de chanter La loi du marché avec Bernard Lavilliers, un artiste avec lequel je peux revendiquer une espèce d’héritage. Je l’ai beaucoup écouté et je me fais encore cueillir par certaines chansons un peu confidentielles, d’une époque un peu révolue.
J’aime bien quand on prend la plume pour parler d’actualité de se mettre à deux pour le chanter. Ça peut avoir une résonance supplémentaire.
Le duo met de l’air aussi dans un album. Élodie Frégé amène une lumière. Je savais qu’il fallait une voix de femme. Il y a quelque chose qui plane dans ce titre. C’était naturel de faire appel à elle, parce que ça fait un moment qu’on se suit, qu’on s’aime, qu’on partage de la musique ensemble.
J’ai aussi pensé à Mélanie Doutey, mais la chanson n’est pas sur le disque.

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Houleux avec Élodie Frégé est un très beau titre, comment l’as-tu conçu ?

Je l’ai écrit en pensant que j’allais le chanter tout seul. Et c’est en studio que j’ai pensé à elle.
C’est une des dernières chansons que j’ai écrites. Je voulais essayer de faire une chanson un tout petit plus fraîche même si je n’ai pas pu m’empêcher de parler de l’époque.
Ce mot houleux caractérise bien ce que l’on vit. Et il est peu utilisé.

C’est audacieux comme titre !

Je revenais d’Ostende aussi. Peut-être qu’à force de prendre du vent dans la gueule, ce mot est resté. ! 🙂

Il se passe de belles choses dans ces collaborations ? Ou c’est trop court pour en profiter ?

Il y a eu une petite correspondance par mail avec Stéphane Brizé, le réalisateur du clip La loi du marché, avant que l’on se rencontre. On avait la pudeur de se donner des nouvelles sans trop se dire que l’on aimerait bien faire quelque chose ensemble. J’ai aimé l’élégance de cet échange. Je me souviens du moment où je lui ai demandé de réaliser mon clip, il a dit oui. Je me suis dit : quelle chance !

L’écriture au fil des années est plus facile ?

J’aurais tendance à dire oui. Parce que j’ai commencé tard, et j’étais autodidacte. Parce qu’au début, je voulais mettre toute la poésie, la philosophie, la politique que je connaissais, dans une chanson. Ça passait en force.
Aujourd’hui, je m’autorise à penser qu’une chanson est une photo d’un moment qui dure 3 minutes, dans lequel on a le droit de se gourer, d’être maladroit. Une chanson c’est un petit volcan.
J’essaie d’écrire le plus possible et avec un peu plus de confiance qu’avant.

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J’ai lu sur un site : « J’aime cet album, bien sûr, même s’il est très dur. »

Cyril Mokaiesh : Je suis conscient que c’est un disque sombre, qui ne mâche pas ses mots sur l’Europe, les hommes politiques, la confiance en l’avenir. Aujourd’hui, je suis très sceptique. J’ai l’impression d’avoir été trahi par un candidat à qui j’ai donné ma voix.
J’évoque mes doutes avec cet album.
J’ai lu un article dans Libé qui disait : « ça parle de l’époque et d’amour, les deux ne sont pas très en forme. » Et c’est vrai.
Je l’aime cet album car il n’a jamais été aussi vrai. Je ne pas être plus nu dans un disque, même s’il est âpre.

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L’amour, c’est toujours l’espoir ?
Oui. C’est ce que l’on a inventé de mieux. Il n’y a pas de chanson qui ne soit pas d’amour. On peut parler de politique avec amour.
Quand on est romantique, on a envie que ça brûle sans cesse, que ça vibre.
Écrire, c’est poser des mots sur ce qu’on rate et sur ce qu’on aimerait réussir.

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Quelle était ton intention avec le titre Clôture ?

Cyril Mokaiesh : On ne la connaît jamais avant de faire une chanson. C’est l’histoire d’un mec qui se balade dans Paris, avec les heures de la nuit, il fatigue un peu et fait le bilan de sa propre vie.
Il y a un lien avec le contexte actuel. Ça démarre sur l’Europe et ça finit par son fils. Il y a un côté à la fois désabusé et ironique car il est un peu bras cassé ce mec, mais il peut dire toutes les vérités du monde.

Quel est ton rapport aux réseaux sociaux ?

On se renifle un peu. On se regarde de loin, parfois on se rapproche un peu. Mais on ne passe pas nos journées ensemble.
C’est indispensable d’avoir une page Facebook pour un artiste. Et je m’aperçois que ça pourrait être un jour un outil si je n’ai plus de label. Si je décidais que j’avais suffisamment de personnes qui me suivent, que je ferai uniquement la promo avec. C’est peut-être l’avenir des labels.
Je le fais volontiers mais je ne suis pas très à l’aise.

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by Alexandre

Cyril Mokaiesh

Cyril Mokaiesh
nouvel album Clôture
(Un Plan Simple / Sony Music)

CONCERTS

14 juillet – Francos de la Rochelle
20 juillet – Paléo Festival / Nyon
26 juillet – Nuits de Fourvière / Lyon

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