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Printemps de Bourges 2017 : Petit Biscuit, Jacques, French 79 #livereport

J5 avec un bain d’électro aussi inspiré, trippant que relaxant. Notre top 3 des révélations électro du Printemps de Bourges 2017 sont : Petit Biscuit, French 79, Jacques et Jabberwocky. Quatre concerts aux styles bien distincts pour des DJsets détonants ! 

 

Jabberwocky groovy

C’est au trio électro poitevin Jabberwocky qu’incombe l’ouverture du W ce samedi.  En arrière scène, des lumières aveuglantes masquent l’entrée du groupe. Quelques notes de leur électro suffisent à faire monter le groove sous le chapiteau.


Mais le trio ne restera pas seul très longtemps. Le chanteur Opé Smith (vu aux côtés de Ben l’Oncle Soul, C2C et Beat Assailant) prend le micro, rapidement accompagné de Tessa B – comme pour leur Olympia de la veille.
Durant tout le show, ils enchaîneront les titres de Jabberwocky, tantôt en solo, tantôt en duo. Jeux de lumières léchées, percus bien appuyées et basses profondes : le groupe embarque avec lui le public qui afflue doucement vers la scène du W.

French 79 : on dit oui !

On ne l’attendait pas particulièrement, French 79. Sa scénographie est très simple. Trois petits écrans blancs derrière lui, des vidéoproj, 3 consoles. Pendant qu’on shoote les 3 premiers titres, une jeune crie : « Il est Français ! » comme s’il y avait eu un doute.


L’électro du Frechy ne joue pas le tour de force, elle se déploie avec charme et séduit tous les publics.
Peu à peu la lumière laisse percevoir la blondeur du DJ qui semble touché par l’accueil et la présence en nombre des festivaliers « malgré l’heure« .


À la sortie, on capte un drôle d’échange dans le public. Un trentenaire lance à un autre qu’il aperçoit dans les gradins : »il n’a pas d’organe ! » Étrange 

Petit Biscuit à la conquête des States


Dans la catégorie, jeune talent. Après Fakear la vieille, au tour du Petit Biscuit pour un DJset en solo. Alors que Fakear misait sur un gros dispositif (musicos, effets visuels…) le Rouennais auteur du génial Sunset Lover joue la discrétion avec guitare et écran fond de scène qui envoie des images d’aurores boréales.


Son set est maîtrisé, malgré une certaine timidité. Son échange avec le public ne pousse pas encore le délire des foules.  Mais il n’est qu’au début de sa longue carrière. Un set éblouissant qui va s’exporter au cours d’une tournée aux Etats-Unis cet été. 


Jacques : décoiffant !

Début de set en pleine lumière. Jacques débute ses bidouillages. Il sort une spatule  pour enregistrer un son. Un festivalier lui balance : « Tu vas faire des crêpes avec ?« 


Faut dire que Jacques ne fait rien comme les autres. Il fait tout en direct alors que la plupart des sets électro balancent des boucles pré-programmées. Ses instruments sonores sont classiques guitare, flûte à coulisse et plus avant-gardistes : raquette de badminton, cloche, ruban adhésif…


La lumière baisse, la tonalité sera rouge pendant une bonne partie du live. « Le concert a débuté… C’est le Printemps ! » nous lance le facétieux compositeur. Jacques est un peu le Orlan de l’électro. Son choix capillaire peut dérouter, mais ça en fait toute sa différence.
Et au final, il bluffe tout simplement ! 

Rendez-vous l’année prochaine pour l’édition 2018 du Printemps de Bourges !

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Printemps de Bourges 2017 : Fakear, Electric Guest, Calypso Rose, Gaël Faye, Talisco #LiveReport

J4 du Printemps de Bourges 2017 en mode zapping. Beaucoup de beaux concerts au même moment et un dont d’ubiquité défaillant. On a réussi à capter le rituel de la pédale de François and the Atlas Mountains, le flow d’Electric Guest, la poésie de Gaël Faye, le feu de Calypso Rose, la théorie de l’élastique par Wax Taylor, la déflagration Talisco et le débardeur de Fakear.

François & the Atlas métissé 

Dans le cadre feutré du Théâtre Jacques Coeur, François Marry et ses acolytes ont titillé le public pour le faire décoller de son siège. Le set est étonnant, il débute illico par les deux premiers singles du dernier album : Grand dérèglement et Tendre est l’âme. Des chansons-pépites, dansante pour la première et légère pour la deuxième. La mèche blonde du chanteur bat le rythme sur son visage. On devait d’avoir des cheveux comme lui à notre vingtaine, mais les nôtres rebiquaient.
Il est bon de retrouver François plus assuré qu’à ses débuts, qui s’autorise des apartés amusants comme le rituel de la pédale au 3e titre, couché au sol, sautant pour rattraper son micro.
La musique de François and The Atlas Mountains est métissée, gorgée de mille nuances qui nous portent et emportent. #fascinant

Electric Guest is back! 

Les Américains se sont offert plusieurs dates en France pour présenter au plus grand nombre l’album Plural. À leur étonnement, le public est au rendez-vous malgré les 5 ans d’absence. Pendant cette période, ils ont notamment composé plusieurs titres pour un album de Charlotte Gainsbourg qui n’a jamais vu le jour (« l’inconvénient de travailler avec une star de cinéma très prise« ). Le set du W est court. 40 petites minutes ne suffisent pas à apprécier à leur juste valeur nos retrouvailles avec le groupe. 

Mais il est toujours aussi plaisant de voir se déhancher Asa. Dear to me et Back for me sont deux premiers singles taillés pour le live. On en redemande ! 

Calypso Rose in fire! 

Immanquable la septuagénaire (77 ans le 27 avril) facétieuse venue de Trinidad. Elle a chauffé le Palais d’Auron avec un enthousiasme impressionnant. Elle arrive à tous petits pas sur scène, accompagnée d’un membre de son équipe. Et une fois dans son espace de jeu, elle navigue d’un bord à l’autre de la scène faisant découvrir sa tenue flamboyante et sa danse du ventre. À la fin du premier titre, elle quitte ses chaussures. Ses petits pieds font peine à voir mais ils continent de porter l’artiste.

Les textes des chansons sont simples, compréhensibles par tous et toutes. Et sa musique nous emporte dans des paysages de bord de mer, des nuits folles de danse, sans aucune peur du lendemain. 

Au salut, Calypso Rose aperçoit un enfant en fosse : »je veux qu’on lui donne un album ! » La classe ! 

Au même moment, Broken Back foule la scène du W : « Mon but dans un concert c’est de m’amuser « .
Alors la jeunesse de Bourges s’est massé contre les barrières de sécurité pour s’amuser avec lui. Faut dire que le jeune homme a l’énergie communicative, armé de sa guitare.


Même s’il a franchit le cap des 150 concerts donnée, sa fougue reste la même sur scène.
Du coup le public danse, chante et « quand 4000 personnes chantent avec toi, ça fout les poils ! »
Comme Bourges, on aime bien avoir les poils avec Broken Back.

Talisco : pur rock ! 

Une lumière en fond de scène qui fait l’effet d’un contre-jour, pas évident de capter avec précision le visage de Jérôme Amandi.
On le prend à faire un sourire de bogosse à une jeunette qui jubile avec ses copines. Le quadra à la barbe de plusieurs jours, chemise sur débardeur dont le col en V laisse respirer un échantillon de poils, fait de l’effet aux girls. Autre style, son clavier est plus dandy avec la mèche blonde mobile et le petit fouloir autour du cou. 

Talisco se souvient : « Bourges, il y a 4 ans, c’était le premier vrai concert, le début de l’aventure. » Depuis, une tournée qui a joué les prolongations l’emportant aux States.
Son nouvel album est tout aussi nerveux, vif et brut. Le concert est une vraie déflagration rock : le pied !

Gaël Faye : Petit Pays au Palais Jacques Cœur

Dans la magnifique Salle des Festins, une bulle se crée dans le tumulte du Printemps de Bourges.


Avec la lecture musicale de son livre Petit Pays, Gaël Faye nous transporte avec émotions, rires mais aussi violence dans le Rwanda de son enfance, celui de la haine ethnique et du génocide.
Les mots virevoltent, claquent et résonnent dans cette salle où le public capte chaque geste, chaque parole et chaque note du duo.


Après cette heure coupée du monde, c’est le choc en sorti de salle. Il faut quelques minutes pour revenir au réel et aux bruits du festival.

Wax Tailor et la théorie de l’élastique 

Leçon d’humilité en conf de presse avec Wax Tailor, « l’ours grinchon de la musique » comme il se plaît à se présenter. Il a partagé avec nous sa théorie de l’élastique. Quand il bosse sur un projet, un album, il a l’impression d’être hyper loin par rapport à ce qu’il a fait avant (élastique tendu au max) et quand il finit et réécoute, il s’aperçoit qu’il a bougé de quelques centimètres (élastique détendu, relâché).
« Au final, on ne change pas tant que cela de style. C’est pour cela que je fais en sorte d’ouvrir des petites portes.« 
Après Bourges, la grosse date de ouf de Wax est un live à Central Park (NYC) pour la Fête de la musique ! Un seul mot : waouh !

Le big show de Fakear

Le W devient une cour de récré en attendant l’artiste de 25 ans qui déplace les foules. Filles sur les épaules des garçons, ballons Calimero, cheval, Minions ou Barbapapa. Garçons déguisés en licorne ou lapin rose… L’ambiance est à la déconne totale. 

En conf de presse, Fakear avait prévenu : »ce soir, c’est un gros dispositif, qui ne sera présenté que deux fois dans l’année avec Rock en Seine. »
Avec du retard, Fakear fait son entrée sur scène sous les cris de jeunes surexcités. Deux-trois bugs sonores et le live peut débuter. Le bidouilleur de sons varie les plaisirs : Pad, percu ou platine. Il ne reste pas en place, ni figé comme certains dinosaures de l’électro. Seule fausse note du set : un débardeur de basketteur, trois fois trop grand pour sa carrure. 

Et si on pariait que dans 2-3 ans, il nous reviendra avec son nouvel album et des muscles en plus ? comme Bob Sinclar ou d’autres avant lui.

Le Printemps de Bourges c’est encore deux jours de live ! 

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Printemps de Bourges 2017 : Vianney, Jain, Boulevard des Aires, Sônge #livereport

J3 du Printemps à Bourges avec un soleil toujours au top. Une programmation dense qui fait sautiller de joie avec Boulevard des Airs, le nouveau show de Jain nous embarque dans un Sônge captivant et nous fait tomber sous le charme de Vianney. Poésie pure aussi avec un plateau 100% masculin qui a rendu hommage à Barbara autour du pianiste Alexandre Tharaud

 

Jain puissance 1000

Dès le début de journée, notre cœur battait pour le retour de Jain, elle en a dessiné un petit sur notre totebag de festival.
2e Printemps de Bourges consécutif pour l’adorable performeuse avec une création lumière au top dès le premier titre.
Elle prévient, elle termine sa tournée en proposant un « show progressif »
Et  c’est grandiose ! Elle fait rentrer ses musicos en plein milieu du 3e titre, en plein délire. Les percussions ont d’un coup une tout autre saveur et un vrai impact dans les corps comme sur les titres : Come ou Paris.



Derrière Jain, les téléviseurs du début ont fait place à 4 écrans carrés qui diffusent des créations graphiques avec des visuels pop et street-art (on reconnaît la patte de Shepard Farey sur un titre).
La version 2017 de Dynabeat convoque le disco. Ça pulse à fond. La fatigue nous a quitté jusqu’au dernier titre : Mabeka aussi spectaculaire que trippant. En sortant, une seule envie : partir en tournée avec cette fille extra.

Plateau générationnel au W

Les 3 artistes qui partagent l’affiche ce jeudi, ont tous découvert la scène au même moment. Boulevard des Airs nous a rappelé en conf de presse que le groupe était invité en première partie de Vianney. Vianney qui choisit lui-même celles et ceux qu’il souhaite mettre en avant au cours de sa tournée. Normal : « on est une petite famille sur la route, une petite famille qui est fragile« 


Boulevard des Airs a ouvert la soirée avec un set aussi festif, joyeux que généreux. Ces gars-là ont le contact facile et ne restent pas en place derrière leur micro. Le tube Bruxelles fait chavirer. Le bol d’euphorie tient tout le concert. #bonheur

« Pour ceux qui ne m’ont jamais vu, il ne faut pas attendre les musiciens »

Vianney ose ce que certains ne se permettent plus : porter une chemise manches courtes. Faut dire que c’est plutôt pratique quand on est seul à la guitare.
Et le jeune homme n’a pas fini d’être surprenant. D’une part, parce qu’il nous avoue en conf n’avoir aucun trac. D’autre part, il emporte le public avec une aisance confondante. La créa lumineuse ferait presque oublier qu’il n’a aucun musicien autour de lui.
En plus d’avoir un sourire charmant, il a de l’humour, exemple avec « ce morceau dure 8 min » pour annoncer le titre Pas là.
Au cours du set, il abhorre une jo
lie guitare au visage de femme dessiné ou peint et au moins un drapeau breton aperçu lors du concert. De 4 collaborateurs, il y a 2 ans, ils sont 14 autour du jeune chanteur maintenant. C’est une vraie machine à tournée. « Cet été, 26 festivals, celui-ci restera longtemps dans ma mémoire !« 

Plateau d’hommes pour chanter Barbara

Au Palais d’Auron, c’est une distribution 100% masculine qui a rendu hommage à Barbara. Le pianiste Alexandre Tharaud partage depuis de nombreuses années sa passion pour le répertoire de la chanteuse et auteur culte. Il nous a réservé avec ses invités de belles retrouvailles avec des textes, avec des découvertes de chansons plus rares.


Pierre Guénard (Radio Elvis) enchante avec ses versions de Ma maison et Mourir pour mourir. Albin de la Simone fait sourire avec Joyeux Noël et Les Voyages. A mesure que les invités se succèdent, on se surprend à apprécier ces textes forts avec une nouvelle palette vocale.
L’accordéoniste fidèle de Barbara est présent aussi. Romain Romanelli confie une anecdote à garder pour soi. La chanteuse se mettait à le vouvoyer quand il y avait un problème ou une contrariété, alors qu’ils se tutoyaient habituellement. C’est une très bonne méthode finalement pour faire comprendre à l’autre qu’il y un souci et désamorcer tout de suite le conflit.
Tim Dup fait siens les mots de l’artiste qui s’est éteinte l’année de sa naissance, comme « J’entends très bien du bout du cœur« . Superbe !
Vincent Dedienne délaisse son humour pour partager ces lettres de Vienne dans une version parlée, touchante à souhait.
En guest surprise : Julien Clerc vient clore le show avec Ma plus belle histoire d’amour avant un final collectif pour Göttingen.
Un spectacle beau et juste qui nous a fait ralentir notre course folle de festivaliers.

Inouïs 2017 : plateau hip-hop avec Sônge

Révélation des Transmusicales 2017, Sônge poursuit une trajectoire lumineuse avec un set plus assuré qui débute de manière spectaculaire avec cette paire de lunettes de luminothérapie. Mystérieuse, son entrée sur scène fait l’effet d’une apparition fantomatique.
Elle n’a qu’un EP dans la poche, dont elle offre quelques exemplaires avec un large sourire aux jeunes en bord de scène. Et elle arrive à planter un cadre musical passionnant, mouvant, charger de mille influences dont du Debussy.
30 minutes c’est définitivement trop court.


Printemps de Bourges c’est encore 3 jours de concerts !

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Printemps de Bourges 2017 : Placebo, Camille, Diva Faune, Inüit #livereport

2e jour de Printemps de Bourges avec du poids lourd : Placebo et Camille et des poids plumes qui n’ont rien à démériter : Last Train, Diva Faune, Inüit, Peter Henry Phillips.
Live-report complet en photos avec frissons, souvenirs et révélations. 


Placebo20 : tournée anniversaire
Une grande partie de l’attente de la journée était portée sur le passage événement de la tournée anniversaire de Placebo à Bourges.
21h, le public du W a rendez-vous avec ses souvenirs. 20 ans d’electropop qui a joué le glam, le mélange des genres, la liberté totale avec une pointe de subversif.
Mais avant, les festivaliers se familiarisent avec l’écran interdiction de smartphone. La consigne respectée, très peu d’écrans se lèveront en début de set.
Le clip Every me every you, en guise de mise en bouche, nous rappele sinon l’androgynie, la jeunesse de Brian Molko.
Et les idoles vieillissent. La frange droite et la coupe courte ne va finalement pas si bien à Brian Molko quand il débute sur l’excellent Pure Morning, parfaite intro pour une entrée de scène. C’est finalement son partenaire qui s’en tire le mieux, Stefan Olsdal se bonifie avec le temps. Tempes rasées et grisonnantes, queue de cheval, veste noire, bretelles qui pendent à l’arrière du pantalon, il faut le voir jouer de sa basse, tendre les bras pour porter son instrument.
Le sex appeal est à trouver plutôt derrière les deux leaders avec un guitariste ourson à la belle barbe, un cliché hipster qui colle à son époque. 

Le titre Loud like love annonce une soirée festive avec de belles émotions. Message de salut rapide de Brian pour souhaiter la « Bienvenue à la fête ! » Une jeunette a sorti ses oreilles de chat qui brillent dans le noir pour l’occasion, certains ont gardé leur bonnet pour faire style.
Les tubes s’enchaînent à grande vitesse, pas de pause : Jesus’Son, Soulmates qui donne des frissons, Special Needs romantisme d’ado, Lazarus

Tubes à plein régime
Un panneau en carton apparaît dans le public : I’m a Placebo addict. Pas sûr que ça émeuve tant Brian. On découvre un titre récent : Exit Wounds qui prouve que Placebo n’est pas en manque d’inspiration. Protect Me a étrangement perdu son couplet en français dans le texte. Without You I’m Nothing nous rappelle nos premiers émois avec Placebo, époque 1998, avec un featuring de David Bowie.
Après la « session mélancolique », place aux gros tubes qui en envoient : Slave to the wage, Special K, Song to say goodbye, The bitter end. Les bras se lèvent, les cœurs battent à plein régime.

Deux rappels qui leur permettent de faire une pause et offre un rapide échange eye to eye avec les festivaliers devant eux. Stefan brandit une guitare rainbow pour rappeler l’engagement des membres.

Au final, un show très pro mais sans réel échange avec le public comme si le groupe avait fait la fête dans son coin, sans se soucier que son public s’amuse ou pas. Dommage.

Pour préparer le W avec Placebo, Last Train a su envoyer toute la fougue de son jeune âge. Le groupe de Frenchies est à l’affiche du festival pour la 3e année consécutive. Il n’était pas prévu qu’il revienne cette année, mais les potos de Placebo a eu le dernier mot.
En 30 minutes de rock ténébreux comme on aime. 

Sur un nuage avec Camille
La chaleur humaine, rayonnante, poétique, il fallait prendre un aller simple pour l’Auditorium. Une salle pleine à craquer pour célébrer le retour de la sublime Camille avec son nouvel album Ouï.
Début tout en douceur et facétie, la chanteuse apparaît drapée, allongée au sol puis se lève pour entonner un premier titre.
Une rêverie éveillée, Camille nous prend à chaque fois au col pour nous emporter dans une transe musicale dont elle a le secret.
Tous les spectateurs ont pu profiter de sa présence, chevauchant les escaliers de la salle. Le charme est intacte.

Séquence révélations : Diva Faune, Peter Henry Phillips et Inüit 
On nous avait dit du bien de Diva Faune. Et en live le groupe assure. Il a réussi à faire se rapprocher le public qui était un peu éloigné de la scène, à notre goût. La pop est révélée, joyeuse à souhait.
The Age of man est l’exemple parfait de la maîtrise mélodique. On a envie de retourner en adolescence avec coup de foudre sur les bancs d’école ou bord de mer.


Juste le temps de capter deux titres au vol de Peter Henry Phillips, le Montréalais à bonnet. Suffisamment pour apprécier le songwriting du chanteur. 


Côté Inouïs 2017, notre cœur a chaviré pour Inüit. Pour le référencement Google, c’est sûrement pas le meilleur nom de scène. En revanche, pour la qualité du set, le groupe composé de 5 boys et d’une charmante girl fait un sans faute. C’est énergétique, captivant et dansant. Public conquis, les premiers fans attendaient la chanteuse à la fin du concert pour des selfies souvenirs. #cute 

Le Printemps de Bourges c’est encore un max de concerts dans toute la ville pendant 4 jours !

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Printemps de Bourges 2017 : Dylan, Renaud, Rebeka Warrior et des punks à Jacques Coeur #livereport

Brillant mélange desgens pour ce premier jour de Printemps de Bourges. L’édition 2017 a débuté avec une belle affiche : Bob Dylan avec la troupe du Français et Renaud malade mais résistant. Les anges déchus du punk, quant à eux, ressuscitent à travers les vieilles pierre d’un monument national. 

 

Comme une pierre qui… une première !

Première ce mardi d’ouverture. La Comédie Française prouve son audace et que, pour une institution de plus de 300 ans, elle peut aussi être pop et rock ! 
Bob Dylan : c’est pas trop mon grand amour. Et, très honnêtement, j’ai commencé à aimer Like a rolling stone quand Mick Jagger et sa team se sont décidé à la reprendre en 1995.
Mais la proposition de Marie Rémond et Sébastien Pouderoux qui font littéralement et musicalement revivre la session d’enregistrement de ce titre phare était immanquable.
Je ne pensais que je pourrais rire un jour avec Bob Dylan, un homme qui à la réputation de ne pas être très sociable, et la pièce nous le prouve.


1965, dans un studio à New York, un futur chef d’oeuvre de la musique est en train de naître. Plusieurs hommes à son chevet. Bob Dylan ne quitte pas son harmonica, Mike Bloomfield tente de traduire en mots et en musiques la vision du songwriter.
Dans cette proposition quasi documentaire d’un moment de création – tant de détails : des bouteilles de bières aux paquets de gâteaux, de la bouilloire au batteur qui se déchausse pour mieux jouer- l’humour vient nous surprendre.
Cette pièce qui mélange avec intelligence les genres est un pur bijou. Les apartés de chaque personnage permettent de comprendre l’importance de cet enregistrement dans leur vie.


L’interprétation est absolument excellente : les acteurs jouent en live. Sébastien Pouderoux (Bob Dylan) est mystérieux, silencieux et distant comme il faut. Son monologue en anglais dans le texte est impressionnant. Stéphane Varupenne (Mike Bloomfieldf) derrière sa guitare impose le profond respect : quelle assurance !
Christophe Montenez (Al Kooper) est touchant dans ses hésitations, son manque d’assurance. Gilles David (Tom Wilson) : une voix de producteur incroyable !
Gabriel Tur (Bobby Gregg), la classe avec ses baguettes de batteur et Hugues Duchêne, un geek d’un autre temps avec son piano, alto et yukulele.
Greil Marcus l’auteur du livre adapté pour ce spectacle a confié à la troupe : « Vous avez tout inventé mais tout est vrai !« 

Après la standing ovation, passage rapide par la scène du W pour le live de Renaud. Une voix d’outre-tombe nous accueille. Nous ne savons pas alors que le chanteur est malade : une petite rhinopharyngite. Les titres connus n’ont pas la même saveur que dans notre souvenir. La Renaudmania a l’air de pardonner, reprenant en chœur les refrains archi-connus, les bandanas rouges fleurissent dans la foule et la boutique de  merchandising ne désemplit pas à la fin du concert.

Self Made Punks

Le Palais Jacques Cœur est exceptionnellement punk avec une exposition de photographies en noir et blanc de la scène artistique de 1977. Des visages connus (Joe Strummer, Billy Idol, Patrick Eudeline…), d’autres tombés dans l’oubli (Squat Queen, Dave Vanian) viennent nous révéler le no future, l’underground, l’effervescence de cette époque. Combien d’entre eux-elles sont encore en vie ? Nous n’avons pas osé poser la question à l’un des photographes qui inaugurait cette expo.


C’est l’occasion de découvrir gratuitement pendant tout le festival ce monument assez incroyable par les détails multiples et incroyables. Cette demeure privée recèle de gargouilles, de sculptures discrètes sur les cheminées (lapins, singes, personnages, cœurs…). La charpente et certains plafonds en bois sont spectaculaires. A chaque nouvelle pièce, une découverte. Et des concerts cette semaine qui vont faire se rencontrer musique et littérature.

« Vous êtes doux mes agneaux »

Rebeka Warrior clôt la soirée avec un djset diabolique. Début de live en sweat à capuche et lunettes noires. On a comme un doute que l’égérie de Sexy Sushi soit bien présente sur scène.
Elle est accompagnée d’un jeune homme silencieux qui va débuter une danse très minimaliste avec enchaînement de gestes répétitifs et une séquence derviche tourneur en casquette.
Rebeka Warrior a décidé de mettre en transe les spectateurs téméraires avec son electro-techno qui décharge du beats à la seconde. Le djset est conçu comme un défouloir avec le public invité à se déchaîner sur scène et ces tenues improbables comme un chapeau de paille et même un chapeau léopard. On a même vu un festivalier en bermuda et tongs annonçant l’été. 

Le Printemps de Bourges se poursuit avec de nombreux concerts dans toute la ville jusqu’à dimanche !

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LP en live de la Salle Pleyel aux festivals d’été #fascinante

LP ne s’éloigne plus de Paris très longtemps. Après un Trianon sold out en décembre, la songwriter s’est offert plus grand : la Salle Pleyel avec vue sensationnelle sur les trois niveaux de spectateurs, avant un retour annoncé en festival à l’Hippodrome de Longchamp notamment. Ça tombe plutôt bien : Paris est son « favorite place in the world« .

Sa voix est aussi fascinante que son charisme. LP fait l’objet d’une vraie vénération. Dès qu’il est possible, les fans lui lancent des Fucking Love you ou Would you marry me? (même si c’est peine perdue, son cœur est pris).
C’est direct, sincère, parfois excessif. 

Très vite, l’Américaine touche les mains qui se tendent quand elle arpente la scène. On voit apparaître, dans la fosse, une composition de bâtonnets lumineux en forme de cœur, au centre les initiales LP pour Laura Pergolizzi. 

Au cours de la soirée, elle donne un avant-goût de son album Lost on you, version deluxe qui sort prochainement avec Suspicion et Let’s get high (référence à l’amour, pas à la drogue). 

Elle salue son fan club français qui est très actif et remercie l’accueil réservé à sa « girlfriend » Lauren qui a fait sa première partie ce soir. C’est ce fan club qui a appelé à venir avec un ruban rouge à brandir pendant une chanson et à imprimer la déclaration de pur love : « Our heart beats for LP« . Comment ne pas être comblée par autant d’attention. 

Tout au long de la soirée, les fans offriront aussi des cadeaux à leur chanteuse : ourson en peluche, cd, poster, cœur en papier, drapeau tricolore customisé. La prouesse de LP est de savoir recevoir et remercier par un regard, un geste de la main, tout en chantant. Aucune fausse note.

La performance offre des instants forts, la bande originale possible pour une histoire d’amour. C’est langoureux, déchirant parfois, cash et romantique. 

Au cours des tout derniers titres, les mains ne se lèvent plus seules. Ce sont les smartphones qui sont brandis pour que l’artiste immortalise quelques secondes d’elle en selfie vidéo. Jeu amusant qui ne déconcentre, encore fois, pas du tout LP. Elle jongle avec les écrans, s’amuse, regarde l’écran, tourne l’appareil. Respect.

Le set est finalement court quand on sait qu’elle écrit pour beaucoup d’autres. Elle promet de revenir vite, très vite. 

LP en concert cet été !

 

1er juillet : Avoine Zone Groove
6 juillet : Montreux Jazz Lab
7 juillet : Les Ardentes – Liège (Belgique)
8 juillet : Cognac Blues Passions
9 juillet : Les Déferlantes Sud de France – Argeles sur Mer
16 juillet : Musilac – Aix les Bains

22 juillet : Lollapallooza Paris – Hippodrome de Longchamp

29 juillet : Les Escales de Saint Nazaire
5 août : Le Chien à Plumes – Langres

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Beth Ditto en solo avec Fake Sugar / #livereport chaleur intense

Beth Ditto s’offre une mini-tournée européenne de 3 dates pour annoncer la sortie de son premier album solo. Entre Berlin et Londres, halte obligée ce lundi à Paris qu’elle affectionne plus que tout. Rdv dans un Flow sold out en quelques heures et surchauffé pour un avant-goût de Fake Sugar. Bain de pur bonheur.


« Gossip is gone »
On nous avait prévenus : « début de concert à 21h« . Précédée de ses 4 musicos, Beth Ditto fait son entrée dans une robe ultra moulante, frange droite sur Oh my God. Belle énergie pour débuter ce set entre concert, stand-up et déclarations d’amour.
Premier échange chaleureux avec le public : « c’est vraiment un moment spécial pour moi » avant de confirmer « Gossip c’est fini. Mais nous restons bons amis. Tes parents t’aiment toujours, maintenant tu as deux chambres ! 😉  » Histoire de dédramatiser cette séparation qui pourrait en rendre plus d’un-une inconsolable.
Avant de débuter un nouveau titre : In and out, elle confesse qu’elle aimerait nous embrasser tous et toutes, heureuse de nous retrouver.

Cette soirée est placée sous le signe de l’amour et des retrouvailles. Et notamment avec son fidèle Pierre, alias Kiddy Smile, un géant, chanteur et performeur qui fête son anniversaire ce soir-même. Elle le taquinera à plusieurs reprises, sur son âge à lui, sa capacité à elle de danser et les soirées ensemble. Le talent de l’Américaine est de rentre compréhensible par tous ses private jokes. Une vraie stand-up woman.
Le nouveau titre Lover emporte les cœurs : « make me believe« . On ne peut pas faire plus romantique, d’autant plus sur une péniche et sur la Seine.
L’éclairage feutré cause mille déconvenues pour les insta-stories. On entend un fan sur les dents : « on n’est pas payé pour ça ! » lancé à une belle grande blonde (mannequin ?) qui sort à plusieurs reprises son smartphone devant lui #shame
Les esprits s’échauffent tout comme les corps. Le face-à-face final sera aussi tordant que flippant.

Fake Sugar qui donne son titre à l’album ne semble pas débordant d’originalité à la première écoute. Il passe vite pour laisser place au tube de l’ancien EP : I wrote the book repris en chœur par le public parfait équilibre hommes/femmes tous/toutes plus de trente ans.


« You love Disney? We’ll do only marmalade songs! »
Beth adore parler, digresser, réagir à tout ce qui peut se passer sur scène : un verre qui tombe, le chapeau de son batteur… Et surtout à une attention toute particulière pour notre langue dont elle ne cesse de vouloir élargir son vocabulaire.
Standing rugissant à souhait nous rappelle les belles heures de feu Gossip. Beth en profite pour glisser ses conseils de vote pour la Présidentielle pour finir par hommage à Nirvana. We could Run et Love Long Distance introduit par un « for my Gossip family« .
La péniche est prête à tanguer, les bras se lèvent, les corps n’ont pas assez de place pour bouger à leur aise.


Une « chanson pour maman » avec OOh la la (je ne sais pas pourquoi) et Fire le premier tube en puissance de l’album fait chavirer avec son petit côté Tina Turner jusqu’à l’apogée : Heavy Cross.
Court rappel et bain de foule à l’éventail sur Open Heart Surgery, le temps de « toucher le plus grand nombre« . Dernier titre à la manière d’Adele avant de partir : Coal to diamonds. 

Le clip Fire est à mâter sans modération avant le retour de la belle tigresse.

Image de prévisualisation YouTube

Beth Ditto
album Fake Sugar
(Columbia France)
Sortie le 16 juin

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Carmen Maria Vega divine allumeuse avec Santa Maria ! #livereport

Ce mardi, aux alentours de 20h, une longue file d’attente remonte la rue des Martyrs. Le public parisien est venu nombreux pour célébrer la sortie de l’album Santa Maria de Carmen Maria Vega au Divan du Monde. Il faut dire que cet album était très attendu. Début 2016, la chanteuse présente ses nouveaux titres lors de sa tournée Ultra Vega, mais ce n’est que le 7 avril de cette année que l’album sortira. Carmen aime roder ses chansons avant de les enregistrer. Et puis c’est une artiste qu’il faut absolument découvrir sur scène !

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La première partie du concert est assurée par Maria Dolores et Ava la dame en verte. La première est une meneuse de revue qui a changé de sexe 3 fois, la deuxième est une espèce de clown burlesque ultra sexy à l’humour totalement WTF. Tours de magies ratés, numéro de ukulélé orgasmique, tombola aux lots douteux amusent le public.

La scène reprend le décor du clip Le Grand Secret, avec un damier noir et blanc au sol, des crânes mexicains, des mannequins habillés de guirlandes lumineuses et une croix qui domine le tout. Carmen Maria Vega entre en scène pour interpréter Santa Maria. Elle est habillée d’une veste en plumes noires, les yeux maquillés d’un bleu électrique et est baignée dans une lumière bleutée, juste splendide. Elle me fait penser immédiatement à Barbara.

Le concert fait la part belle aux nouveaux titres de l’album qui sortira le 7 avril et on retrouve aussi quelques tubes des premiers albums. C’est un vrai duo que propose Carmen sur scène avec son seul musicien Kim Giani à la fois guitariste, pianiste, danseur… Un vrai partenaire de scène avec qui Carmen joue, s’amuse, danse. Ce n’est pas un simple concert, c’est un spectacle qui est proposé, avec une scénographie, des changements de costumes et un personnage : Ultra Vega, une Carmen version x1000 comme elle aime à le dire.

Santa Maria est sans aucun doute l’album le plus personnel de la chanteuse. Elle se livre, nous parle de son histoire, de ses origines, de sa quête d’identité. Des titres très rock (Tout ce qui finit en ine, Trans), mais aussi des titres qui nous emmènent beaucoup plus dans l’émotion comme J’ai tout aimé de toi, La fille de feu. On retrouve également le côté fougueux, provocateur de la chanteuse sur Bradé ou L’Honneur notamment. Carmen s’est entourée de 12 auteurs pour cet album, dont Zaza Fournier et Mathias Malzieu, pour nous montrer toute l’étendue de son talent.

La troupe de Madame Arthur (le cabaret voisin du Divan de Monde) rejoint le duo sur La Marquise, chanson du deuxième album de Carmen (Du chaos naissent les étoiles), pour une scénographie totalement hors du temps et folle.

La dernière chanson du spectacle a empli la salle d’émotion. Le Grand Secret écrite par Mathias Malzieu – qui est d’ailleurs dans la salle – est interprétée par Carmen dans une version guitare-voix, en toute simplicité. Cette chanson raconte le voyage au Guatemala qu’a effectué l’artiste en 2011 dans sa quête d’identité. Elle qui a été adoptée et a grandi en France, est partie dans son pays d’origine retrouver les traces de son passé. Une fin touchante, à fleur de peau… qui m’a mis les larmes aux yeux. C’est ça aussi Carmen Maria Vega, la fougue, la gouaille, l’humour mais aussi la fragilité et l’émotion.

Le public n’en finit plus d’applaudir, la salle est conquise. Carmen et Kim ne boudent pas leur plaisir de revenir sur scène pour se faire une dernière choré endiablée sur le titre La Menteuse.

La soirée se termine avec une petite séance d’autographes et de photos, avant d’aller « boire des coups » chez Madame Arthur.

By Joan

Carmen Maria Vega
nouvel album Santa Maria, sortie le 7 avril 2017
(Label AT(h)OME)

Tournée Ultra Vega
12/05 Le Temple – Bruay la Buissiere (62)
13/05 La Ferme Corsange – Bailly Romainvilliers (77)
19/05 Festival Barbara – Saint Marcellin (38)
20/05 La Batterie – Guyancourt (78)
01/07 Le Réacteur – Issy les Moulineaux (92)
08/07 Sons d’une nuit d’été – Nuit Saint Georges (21)

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Chantez maintenant Monsieur de la fontaine : novateur et pétillant !

Eh bien ! Chantez maintenant Monsieur de la fontaine : un spectacle musical vivant, novateur et pétillant !

25 élèves de l’AICOM, première école de comédie musicale en France, font chanter Jean de La Fontaine pour fêter le printemps. Ces artistes de demain sont formés pour être capables de chanter, danser et jouer sur scène. Armés de leur courage et bravant le tract, ils vont nous dévoiler tous leurs talents à la plus grande joie des petits comme des grands !

Accompagnée de ma petite fille, Andréa, nous prenons place dans la grande et accueillante salle de la marie du 9ème arrondissement. Après une présentation de la pièce et de ses auteurs – que ma fillette trouve un peu longue – débarque Marie, jeune et dynamique comédienne, qui sera le fil conducteur de cette représentation.
Andréa, qui étudie en ce moment les poèmes de Jean de la fontaine avec son maitre de CE1, est impatiente de découvrir de quelle façon les artistes vont pouvoir interpréter, en chantant et en dansant, les fables de ce poète de grande renommée.


Marie s’invente des histoires, se crée des personnages qui prennent vie grâce à la magie. Accompagnée de ses compagnons fictifs, un acteur raté et une fée ministe, elle cherche à retrouver son rire d’enfant qu’elle a perdu. Pour cela, elle va devoir passer avec brio 9 étapes dont nous ne connaissons pas encore les enjeux. Andréa est emballé par la prestation des comédiens et se demande si la fée ministe, qui interprète ce rôle avec talent est vraiment une fille !
9 fables du poète vont tour à tour se succéder, réinterprétées de façon ludique, joyeuse et énergique par l’ensemble des comédiens, tous excellents. On rit, on applaudit, on s’esclaffe devant les différents tableaux qui s’offrent à nous.

Marie va –t-elle réussir à franchir ces 9 étapes ? Va-t-elle retrouver son rire d’enfant perdu ? Le suspens pour ma fille est à son maximum.
La morale de l’histoire, que nous nous garderons bien de dévoiler, parlera aux enfants comme aux adultes.

Eh bien ! Chantez maintenant Monsieur de la fontaine est un spectacle de grande qualité, interprété par des artistes investis qui saura séduire les enfants mais aussi leurs parents.

by Caroline

Eh bien ! Chantez maintenant Monsieur de la fontaine
Mise en scène : Pierre Yves Duchesne, Nina Guazzini et Claire Jomard
Musique : Isabelle Aboulker
Chorégraphies de Johan Nus et Sabrina Giordano

avec les étudiants de l’AICOM

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Austra dévoile Future Politics au Trianon #livereport #LFSM

Austra a débuté sa tournée européenne en mars avec une halte prolongée en France à l’occasion du festival Les Femmes s’en mêlent #20. Tourcoing, Metz, Paris et Toulouse ont doit à la version live de l’album Future Politics.
Ce vendredi soir à la Cigale, Katie Stelmanis a eu le public qu’elle souhaitait. En fin d’interview quelques heures avant le concert, elle me disait combien elle espérait que le public français soit plus déchaîné que les Berlinois. 

Après deux lives de Sandor et Pixx, Austra fait son entrée sur une boucle instru reprenant le thème du single Utopia. Mais c’est avec We were alive que débute le concert – le premier titre du nouvel album. Katie confirme son goût pour les robes-tuniques, celle-ci sera jaune, après la rouge de la Gaîté Lyrique et la blanche de la Cigale.
Elle la soulèvera à mi-genoux à plusieurs reprises lors de ses sessions de danse. 

Future Politics en live
De fausses flammes en tissu en fond de scène pour la pointe de kitsch toujours assumée.  
Suivent trois autres nouveaux titres : Future Politics, Utopia, I’m a monster, dans l’ordre de la tracklist de l’album. Un copier-coller parfait dont les fans inconditionnels connaissent déjà les paroles par cœur au moins pour les 2 premières.  
On entend un « Vas-y poulette ! » crié par une quadra surexcitée, proche de la scène .

Katie m’avait prévenu : « le concert est un équilibre des 3 albums »
Pour elle, son public américain est plus concerné par ses nouveaux textes que les Européens, le contexte n’étant pas tout à fait le même, encore que…
Elle est arrivée la veille pour profiter d’une soirée à Paris. Elle ne joue pas la touriste pour autant. 

L’échange avec le public est très court. L’essentiel : « merci » en français dans le texte et de beaux sourires. La revendication, ses engagements sont dans ses textes ou au cœur de ses interviews plus que sur scène : son véritable terrain de jeu où elle devient une autre.
Ce soir, le maquillage joue du contraste entre rouge à lèvres qui déborde et fard à paupière bleu azur.  

La Canadienne sautille, joue de ses mains et bras comme personne. 

La salle aurait pu accueillir quelques grappes de spectateurs en plus. Il y a des garçons lookés, un barbu en bermuda avec Vans florales, c’est le Printemps ! Un couple de barbus faux jumeaux, un jeune trentenaire débridé sur son siège au balcon capable des mêmes mouvements de bras que la chanteuse, voire même plus. Il a dû en voir des concerts pour jouer ce mimétisme.
Et puis une reloue qui parle fort, ne connaît plus la direction du bar. 

Un solo aux claviers pour Katie sur Forgive me, l’attention est totale malgré l’envie de se dégourdir les mollets. Le nouveau single I love you more then you love yourself emporte dans une grosse vague d’électro démoniaque suivi de Angel in your Eye et des tubes Beat and Pulse qui fait trembler le sol du Trianon avec Lose it, un vrai hymne générationnel. La communion est totale.
Trois derniers après un très court rappel : Habitat, Painful like, Hurt me Know. Les smartphones se lèvent une dernière fois pour capter le visage de Katie en général peu éclairé. 

Retour à la lumière, la salle se vide, un jeune homme attend dans le fond une rose bien emballée dans une main. Une fille s’approche de lui, tendant les bras. La fleur ne lui est pas destinée.

AUSTRA
nouvel album Future Politics
(Domino Records)

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