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Maria by Callas à la Seine Musicale : instant intime et délicat avec la diva

La Callas. Une femme au destin sans pareil dont le mythe, quarante ans après sa disparition, continue de perdurer. Grâce à des archives inédites et exceptionnelles, Tom Volf nous offre une parenthèse raffinée autour de l’univers de la cantatrice dont la voix si singulière se fait notre guide. Rendez-vous à la Seine Musicale où Maria la femme nous parle de Callas l’artiste et inversement. Maria by Callas tout simplement.

Après son décès, tous les biens de Maria Callas furent vendus aux enchères, même les plus intimes. C’est avec ténacité et passion que Tom Volf, le commissaire de l’exposition, a voyagé à travers le monde pour réunir des documents inédits et rencontrer ses derniers proches. Le résultat qui en découle est admirable.

Maria by callas

Une collection unique

Le nombre impressionnant de photographies issues de la presse, d’albums personnels ou d’admirateurs, nous exposent Maria Callas à différents moments de sa vie : du vilain petit canard des débuts qui ne se destinait pas au chant jusqu’aux derniers moments touchants d’une femme que la vie a rendue fragile. Nous retrouvons aussi, bien entendu, l’icône de mode jet-setteuse aux nombreux scandales !

Maria by callasMaria by callas

Le film de vacances enregistré par Grace Kelly avec Aristote Onassis représente la concrétisation de son véritable rêve d’enfant : être heureuse et amoureuse. Des enregistrements pirates en Super-8, dont Maria raffolait, enregistrés lors de ses concerts nous laissent pantois. Elle interprétait ses personnages avec la puissance d’une cantatrice et l’intensité d’une comédienne. C’est avec cette marque de fabrique personnelle qu’elle va révolutionner l’opéra !

Maria by callas

Maria by Callas : sa voix comme guide

Bien entendu, une part belle est donnée au son. Des interviews, des disques, des concerts… Un audio-guide très bien conçu donne la parole à Maria et à La Callas pour nous expliquer son point de vue personnel ponctué d’anecdotes sur les étapes de sa vie. L’apothéose est une salle à 360 degrés où nous assistons bel et bien à un concert avec la Diva : frissons et émotion garantis !

Maria by callas

Il y a également des objets personnels qui laissent apercevoir plus intimement la femme sous l’artiste : ses lunettes, sa robe de scène et ses chaussures pour «Norma», son opéra fétiche. Mais également une lettre de Marlène Dietrich ainsi que le premier cadeau de son mari Giovanni Battista Meneghini: « Je lui ai dit « offre-moi ce que tu veux » et, sans le savoir, il m’a offert ce dont je désirais le plus… Ce magnifique tableau .»

Maria by callas

Avant de partir, nous nous asseyons dans le salon de Maria Callas. Une transition nécessaire afin de savourer encore quelques instants le plaisir d’une rencontre touchante et émouvante avec une femme qui est entrée dans la légende…

 

Maria by callas

Exposition Maria by Callas

Commissaire : Tom Volf
Conception : Trafik
Scénographie : Philippine Ordinaire

Jusqu’au 14 décembre 2017

à la La Seine Musicale
Ile Seguin
92100 Boulogne-Billancourt

site officiel de l’expo : mariabycallas.com

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Ehla interview de l’ombre à la lumière pour l’EP Au loin

Ehla, jeune artiste pétillante, qui cache bien sa timidité, sort cette semaine son premier EP Au loin. Fabien alias Grand Corps Malade, en véritable ange gardien, l’a aidée à révéler ses talents d’écriture.
Au total, 4 titres qui dévoilent une personnalité attachante que l’on a hâte de découvrir en live sur la scène du Réservoir à Paris, le 25 septembre.

Interview selfie EHLA

Elha
selfie original pour UsofParis

UsofParis : Te souviens-tu de ta première émotion musicale ?

Ehla : Mon père fait de la musique. Pendant les voyages en voiture, je me souviens qu’on chantait tous les 3 avec ma sœur, Lara.
Les premiers émois sur scène, ça a été avec la danse.
Et Alicia Keys, le premier gros concert que j’ai vu. Elle est musicienne, souriante, auteur-compositeur. J’ai un vrai crush pour elle. Et aussi Ben l’Oncle Soul, j’aime le RnB, la soul.

Qui a dégainé en premier pour faire de la musique, ta sœur ou toi ?

J’étais un peu le Tanguy de la famille. 🙂 Je faisais de la musique dans ma chambre en attendant que ça arrive. Clara est partie plus tôt, à 18 ans. Moi, ça a été 5 ans plus tard. J’avais besoin de faire d’autres expériences.

Si elle n’avait pas ouvert la voie, tu serais quand même partie ?

J’ai eu des opportunités qui m’ont convaincue que j’étais faite pour la musique. C’était tellement une passion pour moi, que je serai partie quand même.

Vous donnez-vous des conseils mutuellement ?

Oh oui ! J’ai un manager mais ma sœur est mon 2e manager et inversement.
On se consulte pour tout : une tenue pour la scène, pour les clips (je suis la première à voir ses clips). Qui peut être plus franc qu’une sœur ?
Des fois, ça fait mal mais au moins c’est réaliste.
Image de prévisualisation YouTube

Quels mots de Grand Corps Malade t’ont touchée ? 

Fabien m’a vue en concert à la Bellevilloise et quand je suis sortie de scène, il m’a attrapée par le bras et m’a dit : « y’a pas de doute, t’es une putain d’artiste !« 
Ce qui est touchant, c’est qu’il est le même sur scène et en dehors, sincère. J’ai envie de suivre son exemple.

Comment s’est passée l’écriture des textes ?

Dans l’EP, j’ai coécrit Demain Encore et La Perle avec Fabien.
Sinon, je suis allée le voir sur une petite scène dans le Sud. Il a eu le temps de m’analyser, on a voyagé en train ensemble. Il y a peu de chansons sur la timidité. Je lui en ai parlé et deux jours après je recevais le texte La Timide. C’était du sur-mesure. Je me reconnais dans toutes les paroles. C’est juste moi et beaucoup d’autres personnes aussi.
Pour les musiques, je travaille en studio avec High P, mon producteur. Pour Demain Encore, on a débuté guitare-voix, j’ai fredonné un mix franço-anglais, j’ai commencé à écrire.
Avec l’intervention de Fabien, le texte a été bouclé en 30 minutes.

Pour l’écriture, tu as besoin d’être seule ?

Seule oui et avec aucun bruit, pour être concentrée. C’est plus dur d’écrire que de trouver des mélodies avec mon synthé. Ce n’est pas encore un plaisir.
Je suis dans la rythmique avec les mots. Ils sonnent bien mais n’ont pas forcément de sens.
C’est là que Fabien m’aide aussi. Il m’aide à concevoir une histoire.

L’album sera-t-il différent de l’EP ?

Sur l’EP, il y a des sonorités différentes. Et le liant de tout ça c’est la patte musicale d’High P et ma voix. C’est assez éclectique. Je ne pense pas que l’EP sera un avant-goût de l’album.
High P est très rapide, il est très ouvert. Il a mille inspirations. C’est un guitariste.

Comment passe-t-on de l’ombre à la lumière et on va au-delà de sa timidité ?

Je ne sais pas si je la dépasse. Sur scène, je continue de l’être. 🙂
Je l’ai intégrée, je ne cherche pas à être quelqu’un d’autre. Ca peut être touchant aussi.
Il y a 10 ans, je pense que j’étais incapable d’acheter une baguette de pain sans bégayer. Ce sont, au final, des caps que l’on passe sans s’en rendre compte.
Mes premiers concerts,  chanter devant Grand Corps Malade pour la première fois sont aussi des étapes qui ont fait que je suis moins timide.

Faire de la musique, c’est s’exposer à des critiques, des faux amis aussi. Te sens-tu prête à affronter ce côté-là ?

Avant, j’étais agent administratif, je faisais un métier qui ne me plaisait pas, avec une équipe difficile. Je me suis battue pour faire de la musique maintenant et je suis tellement heureuse, je fais en sorte de positiver.

Un mantra qui t’aide à vivre ?

N’avoir aucun regret. Tout tenter et n’avoir peur de rien.
Ehla
Chaussures d’Ehla

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

J’adore rire ! Je me calme quand je suis en interview. 😉
Il y a de très bon youtubeurs : Norman, Kemar. Et à la base, j’adorais Eric et Ramzy.
Mon côté du sud est d’observer les gens et de voir ce qui est drôle dans certaines situations.

Les réseaux sociaux, comment tu gères ? C’est naturel pour toi ?

Oui. J’adore Instragam, car j’aime la mode. Ça me permet de puiser des inspirations.

Tu as partagé sur FB que New York était une ville inspirante. 

J’ai bossé là-bas, je suis partie avec mon ordi et un mini-synthé Logic.
La ville est plus énergique. Ça inspire d’autres choses. J’ai composé des titres, je vais les faire écouter à mon équipe. J’espère bien que ça se retrouvera dans l’album. 😉

Un spot à New York à nous conseiller ?

Le restaurant Sylvia’s.
De la cuisine traditionnelle américaine, très simple et c’est très bon.
On y est allés un dimanche, les clients sortaient de l’église et chantaient du gospel.

 

by Alexandre

Ehla

EHLA
EP Au loin
(Capitol Music France)

 

en concert le 25 septembre

au Réservoir
16 rue de la Forge Royale
75011 PARIS


FB officiel : ehlamusic

CONCOURS

 

Nous aimons partager nos coups de cœur !
Pour la peine, on vous laisse le choix : 1 EP dédicacé ou 2 places de concert pour le Réservoir, le lundi 25 septembre pour voir Ehla en live.

Il suffit de remplir le formulaire en ligne pour participer au tirage au sort.

Augmentez vos chances de gagner, en likant le post sur la page FB du blog

Bonne chance à toutes et toutes !

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Inüit : interview du groupe nantais qui sait gérer ses RH

Inüit est le jeune groupe qui te faire du bien, la cure de jouvence de tes lendemains de cuite, la touche de fraicheur qui te manquait dans tes écouteurs.
Le groupe nantais sillonne la France avec de beaux festivals avant de dégainer un premier album. Pour le moment, aucun titre, la bande des 6 entre en studio cette rentrée.
A Rock en Seine, on a extrait deux membres pour les cuisiner : 
Pablo, claviers, trombone et percus, passionné de synthé modulaire – oui oui, ça existe ! – et Simon, le batteur frénétique à casquette. 

INTERVIEW DE PABLO & SIMON d’Inüit 

UsofParis : Comment on se prépare à un gros festival comme Rock en Seine ?

Simon : On n’a plus travaillé plus qu’un autre concert. Même si c’est plus gros. Mais on a eu la petite pression de Culture Box.
Pablo : Avec ces morceaux, on a fait pas mal de dates. On fait des filages tous les jours. C’est plus un instant qu’une vraie préparation.
Simon : On les a dans les doigts les morceaux, ça fait 2 ans qu’on les joue pour la plupart.
Le but : c’est d’être tous les 6 synchro, dans la même énergie.

Vous ressentez la différence de public d’une date à une autre ?

Simon : C’était un public de 15h30. 🙂 Et sincèrement il était super à l’écoute. C’est grisant !
Quand tout le monde danse, ce n’est pas forcément mieux. Je suis sorti de scène en me disant : « je ne sais pas trop ». Et deux heures après : « j’ai trouvé ça mortel ! »
Pablo : Et le bon indicateur c’est qu’il y avait de plus en plus de monde.

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Comment s’est faite la rencontre avec Benjamin (The Shoes) ?

Simon : Notre 4e date de concert c’était les Transmusicales de Rennes. Et il fallait enregistrer des titres pour être sur le CD promo du festival.
On a enregistré avec plusieurs personnes, mais on n’était pas satisfait. Comme on est 6 dans le projet et qu’on est un groupe de live, c’était pas évident.  On avait envie d’un réal. L’album de The Shoes est sorti entre temps. On a adoré la rythmique.
Pablo : On a envoyé un mail à un intermédiaire pour nous aider à contacter Benjamin. Il a aimé notre projet et notre manière de le contacter, hors agent.
Simon : On est devenu super potes. Il nous a apporté beaucoup, le fait de signer notamment chez Cinq7.

Quel conseil vous a-t-il donné ?

Pablo : Il nous a aidés à appréhender certaines difficultés de musiciens comme l’impossibilité de composer. On a eu un moment de blocage, à nous 6.
Simon l’a eu au tél un soir et son conseil nous a libérés. Il nous a proposé d’enregistrer des petits bouts : « et on verra ça quand on réalisera l’album. »
C’est un peu notre tonton qui nous protège, qui a plus d’expérience que nous et qui nous guide. Inüit c’est une histoire de famille !
Simon : C’est du collectif !
Son meilleur conseil : « faites comme vous faites d’habitude ! »

Que nous réserve le premier album d’Inüit ?

Simon : Un peu plus de musique africaine, un peu plus de jazz, de hip-hop. On évolue au gré de nos influences.
Pablo : Il y a une plus grande place de nuances aussi, à la différence de l’EP. Parce qu’on a tenté d’aller plus loin dans l’énervé et aussi dans le calme et le minimal (quitte à ce que certains de nous ne jouent pas sur des morceaux). Explorer le calme et l’énervé. Y’a plus qu’à agencer tout ça.
Simon : Y’a pas mal de taff !

Vous écoutez quoi en ce moment ?

Pablo : Ce qui nous met d’accord depuis très longtemps : Bad Bad Not Good
Simon : Arcade Fire aussi.
On a tous des goûts différents. J’ai pris une mandale avec l’album de Bon Iver (je vais le voir à la Salle Pleyel). J’écoute aussi Smino qui fait du hip-hop un peu jazz. C’est chamé.

Faire de le musique, ça vous rend plus heureux ?

Pablo : Pas pour moi. Ça dépend des genres en fait. La musique est plus un compagnon. Quand je ne vais pas bien, la musique ne va pas bien non plus.
Simon : Moi c’était différent. J’ai fait une inversion vis-à-vis de l’école et il fallait très très vite que je ne fasse que de la musique. Ça fait mon bonheur pour le moment. Je ne ferai pas ça toute ma vie.

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Un mantra, une philosophie de vie ?

Pablo : La remise en question.
Simon : Et la discussion. Comme on est 6 et qu’on compose à 6. Donc c’est de l’écoute et avoir un but commun. Ce n’est pas toujours évident.
Pablo : C’est dealer avec tous les aspects des personnalités. Pour composer l’album, on a passé un mois à se voir tous les jours, sauf le week-end. Et quand ça ne va, il faut discuter, savoir si ça va influencer le morceau en cours…
Simon : Il faut faire extrêmement gaffe aux ressources humaines !

Vous arrivez à vous surprendre encore ?

Pablo : Ça fait tellement qu’on se côtoie, qu’on arrive à capter les micro-évolutions de ses amis. Et on se rend compte qu’en un an, l’un de nous va vachement se calmer sur sa personnalité, par exemple.

Qui se charge des réseaux sociaux au sein du groupe ?

Simon : C’est moi ! J’aime ça !
Pour Snapchat, je galère, je pense être trop vieux. Twitter : je galère aussi mais j’essaie. Je suis plus Insta.

Qu’est-ce qui vous fait le plus rire ?

Pablo : Les jeux de mots !

Mais c’est ringard ! 😉 

Simon : On est hyper ringards ! 😉 On a un humour chelou.
Pablo : Le dernier gros tweet qu’on a balancé c’était une série de jeux de mots car on s’emmerdait dans le camion.
Simon : 1 Etienne / 2 Crécy. Et il nous a retweeté ! 😉

Interview by Alexandre

Inüit

EP Always Kevin

Concert à Paris : MaMA festival le 19 octobre

concerts en France en 2017 / 18 : Rezé, Lyon, Charleville-Mézières, Cognac, Nevers, Nîmes, Alençon, Dunkerque, Auxerre, Tourcoing, Ajaccio, Pornichet…

FB officiel d’Inüit : facebook.com/thisisinuit

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5 bonnes raisons de fêter les 50 ans des Demoiselles de Rochefort

En 2017, Les demoiselles de Rochefort, le chef-d’œuvre de Jacques Demy réhaussé par la musique de Michel Legrand, célèbre son 50e anniversaire. Il est donc normal que ce soit la salle magique du Grand Rex qui accueille les deux représentations exceptionnelles des 30 septembre et 1er octobre prochain.
Voici 5 bonnes raisons de (re)voir ce film culte.

1 –  Michel Legrand méga culte

Et ce n’est pas uniquement la bande originale du film.
Le compositeur Michel Legrand présentera pour la première fois, en création mondiale, La Suite Orchestrale des Demoiselles. Cette œuvre inédite réunit les plus grands thèmes de la célèbre comédie musicale. Sur scène,  Michel Legrand au piano dirigera un big band de 20 musiciens.

demoiselles de rochefort

2- Les Demoiselles de Rochefort forever

Le film aussi qui a été entièrement restauré. Et son casting est juste fantastique : Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Gene Kelly, Georges Chakiri. Jacques Demy est bien le maître incontesté de la comédie musicale française au cinéma.

3 – Le Grand Rex, so magical!

Parce que voir un concert, un film, un spectacle dans cette salle est aussi unique que d’aller à l’Olympia.
Pour avoir assister à la projection de L’Étrange Noël de Monsieur Jack en présence de Danny Elfman… : les étoiles dans les yeux dès les premières notes.
Pour l’anecdote : la salle est un modèle réduit du célèbre Radio City Music Hall de New York.

4 – 50 ans, ça se fête !

L’euphorie va être à son comble. La projection promet des moments chantés en chœur par toute la salle.
Souvenir inoubliable pour vos 50 prochaines années. T’étais où le 30 septembre 2017 ? Je fêtais les Demoiselles de Rochefort avec Michel Legrand : la classe.
Et qui te dit que Reine Catherine ne viendra pas faire un saut ?

5 -Digital Detox

Le cinéma est encore un des très rares lieux où le smartphone n’est pas de la partie. Lâche ton tél et profite du grand écran.

demoiselles de rochefort

50 ans des Demoiselles de Rochefort

avec Michel Legrand et son big band

samedi 30 septembre 2017 à 20h
dimanche 1er octobre 2017 à 16h

Le Grand Rex
1 boulevard Poissonnière
75002 Paris

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Porsche Design & KEF : la musique en gamme One

Audiophile connecte-toi !
Trois nouveaux dispositifs audio font leur entrée sur les rayons des boutiques Porsche Design. C’est la gamme ONE.

On a testé leurs potentiels dans l’unique boutique de la marque allemande en France, celle de la Rue du Faubourg Saint-Honoré. Impressions.

Des créations à 4 mains

Pour cette nouvelle collaboration créative, Porsche Design a choisi de s’allier à KEF. Pour les amoureux du (très) bon son, KEF est une des grandes références en matière de conception d’enceintes haute-fidélité.

Porsche Design

La gamme One, avec ses 3 produits – Gravity One (enceinte portable), Motion One (casque intra-auriculaire) et Space One (casque à réduction de bruit) – combine l’élégance du design Porsche et l’exigence de performances audio des ingénieurs de KEF.
Donc fans de Beatsbydre, voilà une occasion de vous refaire une virginité auditive.

Porsche Design aussi sur les oreilles…

Lors de la présentation de la gamme ONE en boutique, on a pu évaluer rapidement les appareils. Mais on a eu la chance de pouvoir en tester un en mode mobile, à la ville et à la campagne  : le Motion One, le casque intra-auriculaire.

Motion One : il passe notre test

Ce casque intra-auriculaire a une finition vraiment classe : les deux écouteurs sont aimantés pour les ranger plus facilement et éviter les nœuds avec les câbles.

Porsche Design

Le collier en silicone souple est confortable, léger. L’ergonomie des touches de fonctionnalité est bien pensée tant pour l’écoute de la musique que pour la réception d’appel.  Évidement le son est de très haute qualité.
Le casque se jumelle facilement avec un smartphone, un Mac portable (on n’a pas essayé sur un PC portable) mais aussi un lecteur MP3 standard.

Rechargeable par prise USB, c’est donc un véritable casque nomade qui permet même de commander vocalement votre smartphone pour passer un appel lors de votre session jogging.Porsche Design

Et son petit (voir gros) plus : il est fourni avec des câbles pour transformer les deux écouteurs en casque filaire et ainsi encore augmenter la qualité d’écoute de la musique.
Pour les adeptes d’intra-auriculaires bluetooth, Motion One est un deux en un de grande facture.

Space One : un son pur

Ce casque fermé possède une technologie de réduction de bruit active. Outre le design en aluminium de ses écouteurs, on aime beaucoup le fil plat qui garantit de ne pas voir le fil s’emmêler. Car, oui, ce casque est volontairement filaire pour respecter la qualité hi-fi.

Porsche Design
Si le rendu audio est bien là avec une chaleur et un détail dans les sons et avec des basses bien équilibrées, on regrettera une puissance sonore un peu faible sur un appareil mobile.
Deux autres points négatifs pour un produit aussi haut de gamme : l’absence de batteries rechargeables (le réducteur de bruit fonctionne avec des piles pour une autonomie de 50 heures) et l’absence de télécommande et de micro sur le câble du casque.
De quoi rendre le Space One un peu moins nomade.

Gravity One : la barre design

Cette enceinte portable a les mêmes fonctionnalités que la plupart de ses  consœurs : base pour smartphone, micro intégré pour les appels…

Porsche Design
Son gros + esthétique : sa conception.
Elle est fabriquée à partir d’un seul morceau d’aluminium. Ses touches noires font écho au design distinctif de Porsche Design.
Son petit + : la prise USB pour recharger tout autre appareil.
Les amoureux de l’épure seront ravis de profiter de ses 10 heures d’autonomie.

Finalement, ces trois casques rivalisent largement avec les produits des autres marques dans la même gamme de prix.

Distribution exclusive par Porsche Design et KEF

Gravity One : environ 380 €

Space One : environ 420 €

Motion One : environ 250 €

Porsche Design Store Paris
23, Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

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Rock en Seine 2017 : The XX, Deluxe, The Lemon Twigs #report

Rock en Seine J3. The XX était le point culminant de la journée, le public français étant particulièrement attaché au trio formé par Oliver, Romy et Jamie.
Mais avant Car Seat Headrest nous a fait détester Seattle, George Ezra nous a parlé de son nouvel album, Deluxe s’est offert un délire jumb moustachu, The Lemon Twigs a frisé le glamrock. Sans oublier Rone et les beaux festivaliers déguisés et joyeux. 

The XX

Car seat Headrest : no smile

Entrée sur scène sur boucle musicale, tirage de tronche généralisé – à la différence de George Ezra. On se la joue bad boys venu de Seattle. Come on!
Quand le chanteur se met au micro, comme l’impression qu’il s’est mal réveillé. Articulation désastreuse, pire que Beck.
Charisme proche de zéro et présence sur scène oubliable. 

Le bassiste donne l’impression qu’il fait de la figuration, à la cool, sans réelle conviction.  Le t-shirt Dinosaure jr du guitariste nous aura fait marrer 5 secondes.
Et puis finalement, on se laisse prendre au jeu. On en profite pour rêver un peu au Nord de la Côte Ouest.

Deluxe : délire jumb généralisé

Carmina Burana pour faire lever les foules. C’est joyeusement mégalo et rigolo. Ça sautille, ça arpente la scène dans tous les sens. Le groupe est déguisé, festif et majoritairement barbus. Certains membres portent mieux la moustache que d’autres. À vous de deviner lesquels. 

Selfie original pour USofParis

Sessions de jump collectifs pour dégourdir les mollets. « On a l’impression de faire du patinage artistique » lâche LiliBoy, la chanteuse, en conf de presse.
Rock en Seine est la dernière date de la tournée de Deluxe : 35 dates cet été ! Avant un grand final à Marseille avec max de moyens et pause bien méritée. 

Et peut-être d’exaucer deux rêves : participer à Fort Boyard et faire un duo avec Orelsan. 

Rendez-vous : french punk revival 

Il y a une réelle curiosité à écouter et voir le groupe français de néo-punk. C’est hurlant, brut, fiévreux.
Un festivalier à un autre : « j’ai l’impression d’avoir la fièvre tellement que je transpire« 

Une épingle à nourrice sur la casquette, un peu plus de piercings que d’habitude sur les festivaliers, une chemise rétro 90’s rose avec des tâches noires siglée MTV, des colorations de cheveux improbables.
Le rythme prend les corps, libère les esprits. Exhalation !

Mac Demarco le bon copain

De jeunes VIP bien installés sur scène – on les déteste – avec sièges, petite table, pots de fleurs, glacière : c’est ça aussi le style inimitable de Mac Demarco. Une décontraction totale, de l’absurde et de la bonne musique pour tous et toutes.
Il distille ses mélodies avec simplicité, joie et complicité. 

Il nous offre une étonnante reprise du tube de Vanessa Carlton, Thousand Miles à sa manière, avec un tout autre texte : « make my way downtown » et accélérations surprises. Démoniaque ! 

George Ezra : easy listening 

Le blondinet arrive avec un putain de smile qui fait plaisir !
C’est marrant un artiste qui se sent encore obligé de partir en tournée avec son nom écrit en grand sur toile derrière lui et qui le rappelle après la 1ère chanson.
Ce concert est l’occasion de découvrir de nouvelles chansons ayant pour thèmes l’évasion, le rêve comme Getaway.

Il en a écrites à Barcelone où il a passé 1 mois. Il aimerait y passer plus de temps. Il est adorable ! 

The Lemon Twigs : half glamrock 

Étrange show que celui des frères D’Addario.
Y’a un côté Freddy Mercury imberbe des débuts avec Brian au chant, en moins cuir forcément.
Et puis Michael lâche sa batterie pour prendre le micro d’abord pour les choeurs et ensuite pour chanter en front-man : ça devient glamrock à la David Bowie mais à la voix qui aurait un peu trop abuser d’alcool.
Levés de jambe incroyables, jeu de scène hystérique.
« I walk with a zombie » putain flippant.
Fin de show torse poil sans muscles des deux frères. 

Rone tout simplement 

L’artiste électro prouve qu’avec peu de moyens – une toile peinte en fond, une platine plus proche d’une amorce d’échafaudage que d’une création de designer – on peut faire le show aussi bien qu’un bogosse nommé Flume vendredi.
Leçon d’humilité donc pour un set coloré, dansant, trippant. 

The XX : les superbes

Exit le petit escalier, place à une rampe, sans doute plus praticable pour l’avant-scène.
Chemise à la Elvis avec col relevé, fleurs et dragons pour Oliver. Deux dragons sur veste pour Romy. Haut de survet pour Jamie.
Début du show sur une instru puis Crystalised qui fait crier une très grosse majorité du public. 

The XX

Oliver Sim, une voix qui te donne envie d’embrasser ton voisine / ta voisine même si tu ne les connais pas. Un timbre de crooner qui trouble quand même pas.
Alors quand il est lover en chantant « Say something loving« , on aurait presque envie d’y croire.
On cherche ses défauts, à part la chemise, on voit pas grand chose d’autre.
Un sourire de tombeur pour dire merci et que Paris est la ville préférée du groupe, dans le monde entier, pour un soir de concert, comme celui-ci. On le sent sincère. 

I Dare you : romantique à souhait. 

Oliver descend la rampe pour quelques mots. Il distribue des free hugs avant de dire qu’il aime les festivals. « On a plein de raisons d’être contrarié dans la vie. Au festival, on lâche tout pour le fun. » 

Puis ça enchaîne vite avec une version remixée de Fiction, des lasers : « c’est Ibiza ! » lance mon voisin. 

The XXC’est vrai que ça ressemble à du clubbing avec les lumières rainbow, le déferlement de fumée en continu.
Oliver et Romy apparaissent très touchés par les applaudissements enthousiastes. Jamie est plus réservé. 

Une dernière déclaration, de Romy, cette fois : « Ça représente beaucoup pour nous que vous soyez là. On aime chacun d’entre vous !«  

Fin de festival sur un nuage. On n’aurait pas très envie que ça s’arrête comme ça. 

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Rock en Seine 2017 : PJ Harvey, Therapie Taxi, Jain #report

Rock en Seine 2017 J2. Beaucoup attendent 22h pour découvrir enfin la nouvelle performance de PJ Harvey.
Mais avant de très beaux lives ont enthousiasmé les festivaliers comme : Thérapie Taxi, Girls in Hawaii, Jain, Band of Horses, The Kills, Lee Fiels and The Expressions… 

PJ Harvey

Thérapie Taxi : set brûlant ! 

Un regret : ne pas avoir assisté au set complet de ce jeune groupe déchaîné, à la pop furieuse et entraînante.
J’arrive en pleine chanson d’amour crue : Salope. C’est génial, pas besoin de me tenir la main. Je me prends la vague d’énergie en pleine gueule. Et je kiffe !
Le temps d’apercevoir le t-shirt de la bassiste et son The future is female, le dos complément trempé de Raphaël, le numéro de maillot d’Adelaïde. Pour le dernier titre Pigalle, c’est Thérapie Taxi qui paie sa tournée avec bouteille à la main servie aux festivaliers déshydratés. Raph finit torse poil, rugissant, surexcité.
On en croit pas nos yeux. On est prêt à un second round. 

Band of Horses : rock barbu, poilu, à casquette 

Ça commence par un I can’t sleep. Avec le putain de soleil en pleine face en milieu de journée : on n’y arriverait pas non plus.
Les Américains balancent un rock sans artifice, pas révolutionnaire mais suffisamment entrainant pour emporter le public dans des paysages plus bruts que nos prairies. 

Sages Girls in Hawaii

L’accueil français est à revoir. Les « À poil ! » sont inutiles quand on connaît la réserve des Belges.
« Keep your distance… » les mots sont bien trouvés parfois pour certains voisins de festival.

L’adhésion à la pop de Girls in Hawaii est intacte. On aurait peut-être aimé être un peu surpris, un peu malmené, dans le bon sens du terme, par les nouveaux titres.
I Miss you nous rappelle aux bons souvenirs.
Et on s’étonne que ce soit la 1ère fois du groupe à Rock en Seine.
Antoine conseille de voir le live PJ Harvey, classe ! Nombreux.ses sont ceux qui suivront le conseil. 

Jain : une dernière après 2 ans 

Jain se souvient d’être rentrée d’Abou D’habi et d’avoir trippé total sur Justice, sur cette même scène, il y a quelques années. Ce concert est doublement symbolique puisqu’après être spectatrice, elle se retrouve au centre de toutes les attentions. Après avoir tutoyer le public américain, elle termine sa tournée de 2 ans ici. Le pied !
Et aussi les larmes quand elle en parle. Ça signifie aussi se séparer de toute son équipe.
Les tubes sont là et soulèvent les bras : Come, Mabeka, Dynabeat

Seule fosse note. Ce sample de l’intro de la série culte L’inspecteur Gadget pour un nouveau titre. Notre souhait, que cette chanson ne se retrouve pas sur son prochain album.

Final dans une boule, Jain portée par la foule suivi d’un salut avec musicos et équipe technique. #Beautiful

The Kills : waouh ! 

C’est une tornade blonde qui arrive, arpente son bout de scène comme un prédateur prêt à attaquer. Alison observe.
Premiers couplets, décollement de racines à grands coups de tête. Elle ne craint pas pour ses cervicales, malgré le léger poids des années.
Alison a une façon toute à elle de s’accroupir sur les retours son. Sexy demain !

The Fever emporte les yeux complément sous le charme de ces retrouvailles. On ne se souvenait plus de cette folie gestuelle.
Elle est tellement subjuguante que j’ai mis 5-6 chansons avant de regarder les 2 autres membres du groupe derrière elle : le bassiste et le batteur. Shame on me!
Jamie, plus discret se IggyPopise avec l’âge, ça lui va plutôt bien. 

PJ Harvey l’ensorceleuse 

PJ Harvey

Arrivée sous forme de procession. Serait-ce un enterrement ? Tout le monde est en noir. Polly Jean porte une robe tunique et se trouve encadrée par 9 hommes. Chain of Keys, premier titre instru. Elle a quitté sa guitare des précédentes tournées pour se mettre au saxo. 

L’univers est noir, mais captif. Il est question de mort, de ténèbres : The mininistry of defense, Dear Darkness, In the dark places
Le titre The Community of hope nous apporte un peu plus de la lumière dans tous les sens du terme. 

Polly Jean se fait conteuse, expressive, très gestuelle, n’ayant plus de guitare sous la main. Son jeu de scène est troublant, inhabituel, théâtral.

À côté de moi, un jeune à une autre : « Elle en rien à battre de nous. Elle a pas dit un mot« 
Le titre Shame vient à point nommer. Au contraire, la chanteuse préfère rester sur ce fil narratif tout au long du set.  

Parfois, la prêtresse souffle dans le micro à la fin d’un titre donnant l’impression qu’elle nous dirait quelque chose. Nous sommes totalement collés à ses lèvres.  Bien joué !

PJ Harvey

Un « merci beaucoup » en français dans le texte viendra au bout d’une heure de concert, le bon moment pour présenter ses musiciens. 

Final avec To bring you my love toujours aussi trippant et River Anacostia qui se termine avec lumières discrètes et en acoustique, comme pour l’ouverture du set. Magnifique ! 
Elle s’autorise un rappel avec une reprise de Dylan, Highway 61 et The River. 

Certainement on a raté des choses, des paroles. Sans doute le temps a été un peu long parfois, la fatigue se faisant sentir.
Mais nous quittons PJ Harvey avec regret.

Rock en Seine se poursuit demain avec The XX, Marc Demarco, George Ezra, Rone, The Shoes 

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Rock en Seine 2017 : Inüit, Flume, Mø, Hercules & TLA #report J1

Édition anniversaire. Rock en Seine a 15 ans. Pour ce J1, les lives de Inüit, Cabbage, Témé Tan, Barbagallo, Hercules and the Love Affair, Mø, Flume ont charmé les festivaliers qui avaient les pieds dans la boue.
Nouveauté : un drone avec cam survole le Domaine national de Saint-Cloud pour offrir des images sensationnelles des concerts. 

Rock en Seine 2017Rock en Seine 2017

Inüit : une bande-son venue de Nantes 

Les Nantais ont le live crescendo. Chanson plutôt douce pour débuter, histoire de faire connaissance avec les visages devant eux. À mesure que la pluie laisse place au soleil, la pulsation est plus intense, le groupe prend son aise physiquement pour capter l’attention.
Bien sûr, le summum est Dodo Mafutsi ce tube imparable mais énigmatique par son gimmick entêtant. La plate-forme de la batterie bouge pas mal, on se demande si elle va résister à la tension.
Le set se clôture par un titre sur les violences policières : intrigant et énergique à souhait !

Rock en Seine 2017

Rock en Seine 2017

Sollicitation maximale à la sortie de scène, côté backstage. Le groupe se scinde en 2 puis en 3 pour assurer la promo.
Ç
a confirme qu’Inuit est bien la sensation du moment à ne pas lâcher des oreilles.

Rock en Sein 2017

Cabbage : bad boys de Manchester

Le leader garde sa cigarette pendant la 1ère chanson ainsi que son manteau. Style particulier.
Je ne suis pas le seul à penser à la filiation direct avec Oasis. Une quinqua collée à la barrière porte un t-shirt au nom de Liam Gallagher. Pas loin un sac à dos licorne se déhanche.
Cabbage n’est pas fashion addict, mais sait envoyer le son qui ne laisse aucun échappatoire. C’est aussi désinvolte dans le jeu de scène que rugissant dans la voix. 

Rock en Seine 2017

Le smile de Témé Tan 

Une voix qui fait penser à celle de Jonsi, le chanteur de Sigur Ros quand elle monte dans les hauteurs. Témé Tan assure en solo à la manière de Christine and The Queen ou Jain à leurs débuts.
A métisse et des bulles de savon prennent leur envol dans la fosse.
Ç
a va pas la tête ? n’est pas un texte de ouf mais le rythme prend les corps des festivaliers.

Des sons de cloche appelle les fidèles de The Pretty Reckless avant le début du set. C’est bruyant, une voix qui frise la caricature du chanteur de hard-rock. Les chemins dissimulent la plupart du temps le visage. Rien de novateur. 

Rock en Seine 2017

Dernière de Barbagallo

Rare de voir un chanteur-batteur sur Scène. Excepté Phil Collins à l’époque de son plein succès.  Alors forcément, on s’arrête par curiosité et on est plutôt séduit par la bande-son qui nous est proposé, comme une parenthèse joyeuse. 
On découvre que les chansons de Julien Barbagallo ont été toutes composées en Australie et que Rock en Seine 2017 sera le dernier concert de la tournée.
On a d’yeux que pour Theodora à la basse. 

Rock en Seine 2017

The Jesus and Mary Chain : mou du genou 

Le chanteur semble impressionné par la foule face à lui. Il est emprunté, ne sait pas quoi faire de son pied de micro et  il finira par le faire tomber au 2e titre. Il est souvent voûté pour chanter. On pense un peu à New Order mais avec le trip en moins. Comme si le band était épuisé. 

Rock en Seine 2017Rock en Seine

Hercules and The Love Affair : Rejoice! 

Premier titre, Omnion, du nom du prochain album du groupe. Planant, énigmatique à souhait.
Andy Butler en salopette marron s’est associé à deux chanteurs le Belge Gustave et la divine Rouge Mary made in France à la personnalité réjouissante. Deux danseurs (dont Andrea qui est vidéaste dans la vie) capables de belles contorsions, viennent stimuler le show visuellement.
Une jeune femme danse avec un haut rouge passion à l’inscription joliment naïve : Angel. Andy réajuste son bob. 
Rouge Mary amuse le public, entre les chansons, comme avec son : « Oui, ça travaille ce soir ! »
Hercules and The Love Affair nous revient des titres revigorant comme avec ce Rejoice qui vient clôturer ce set clubbing élégant et débridé.

Rock en Seine 2017

Mø captivante 

Toujours aussi fascinant de voir en live. C’est une vraie force de la nature, capable de capter son public dès le premier titre.
T-shirt à l’effigie du Debbie Harry du groupe Blondie, mini-short et bas noir, elle est à l’aise pour s’agenouiller, sauter de scène, jouer de son corps.
Elle ne résiste pas à l’appel du bain de foule, le contact physique avec son public.
Difficile de s’éloigner d’une bête de scène comme Mø, même pour aller se ravitailler en boissons. On a trop peur qu’elle fasse un truc de ouf dans notre dos. 

En attendant Flume, je peux entendre un photographe à un autre : « ils sont calmes les Parisiens en festival !« 
La réponse est surprenante : »au prix du billet…« 

Flume hypnotique 

Un problème de rideau de scène retarde l’arrivée de l’Australien Harley Streten. Puis la fleur sur fond noir commence à pulser sous les projecteurs. Elle change de couleur, les cris du public commencent à monter. 
Les smartphones sont aux anges. 

Rock en Sein 2017

Le rideau tombe et le visage juvénile de Flume apparaît.
Déflagration lumineuse. Le show est impressionnant et offre une série d’images fortes. Les photographes ne lâchent pas leur objectif.
Il emportera le public jusqu’à la fermeture avec une bonne-son excellente où l’on peut reconnaitre des guests comme Beck ou AlanuGeorge.

 

Côté goodies distribués : beaucoup moins de totebags cette année. Mais un max de couvre-chef : chapeaux de paille, rouge, jaune ou casquettes à customiser sur place. Des ballons noirs – hype plutôt que réellement festif – pour prouver à tout le monde : « I did it !« 

 

Rock en Seine 2017 continue ce samedi et dimanche avec un max de beaux concerts et un temps clément.

Site officiel Rock en Seine 2017 : rockenseine.com

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Gerbes d’amour : Constance déchainée au Grand Point Virgule !

Après Partouze Sentimentale, Constance brille avec un max de love, des beats et de l’humour corrosif à souhait avec Gerbes d’Amour au Grand Point Virgule à partir du 14 novembre.
Notre petite beauté comique se met, pour l’occasion, au chant. Et ça pulse à mort !
Que Giedré soit prévenue, elle a une vraie concurrente, en beaucoup plus féroce. 

Gerbes d'amour

Constance est capable de tout !

On savait la trentenaire redoutable en matière d’humour noir, très noir, en situations qui font déglutir de travers et en poil à gratter puissance 1000.
Constance est vraiment capable de tout et même de s’autoproduire ! Adieu le confort d’une production toute dédiée à son artiste. Constance s’émancipe avec ce spectacle et emmène dans son nouveau dérapage contrôlé une complice : Marie Reno. 

Avec la musicienne-chanteuse, elle goûte avec toujours plus d’intensité aux joies de la scène, mais cette fois en duo, après 10 ans de solo sur toutes les scènes de France. 

Gerbes d'amour

Ptit chat, pute, princesse, Picarde, fêtarde… 

Constance excelle dans l’art de se costumer, de surprendre à chaque fois, de se dégueulasser la tronche pour les besoins de la vanne.
Didier Super, le metteur en scène de Gerbes d’Amour, a eu la géniale idée du paravent noir. Cette fois, l’artiste ne quitte plus la scène pour changer de costume.
Ce qui nous donne droit aux apartés de très haute volée que l’on mérite.
« Artiste pute, produit de consommation » ouvre le spectacle. Constance n’a une nouvelle fois pas froid aux yeux, ni aux cuisses. Ce shorty lui va si bien.
Cette chanson fait penser à ces Youtubeuses capables d’émerveiller avec leur dernier masque de beauté, d’émouvoir avec leurs petits tracas (« un twittos a été trop méchant avec moi hier« ), tout en n’oubliant pas d’encaisser les virements bancaires pour les nombreux placements produits dans leurs vidéos.
Cute à mort ! Ou plutôt so 2016 ! 

Mais Gerbes d’Amour c’est aussi un max de love avec le public. Constance excelle dans la pleine communion avec ses spectateurs, quitte à en « maltraiter » un au passage. 

Du love en chanson : la nouvelle princesse qu’elle campe est irrésistible, comme sa mère de famille au coup de main exceptionnel. 

A la sortie du spectacle, on ne regardera plus les saisons comme avant (le printemps, l’été, quelles emmerdes !), on aura un mal à oublier cette délicieuse illustration d’une famille picarde très particulière, sans parler de la soirée de beuverie avec gros dommages collatéraux. 

Gerbes d’Amour :

C’est des beats dans ton body, de l’humour qui tâche mais pas autant qu’un verre de vin rouge, c’est une soirée de fête totalement déconnante mais sans la gueule de bois.
C‘est une blonde qui dégomme tout et une brune qui vous achève avec doigté au piano ou en guitare.
Un spectacle recommandé pour tous les couples, les célibataires. Et encore plus si t’es déprimé(e) et que tu sors d’un burn-out. 

Germes d’Amour
le nouveau spectacle de Constance
avec Marie Reno
mise en scène : Didier Super

du 14 novembre 2017 au 24 avril 2018

tous les mardis à 19h45

au Grand Point Virgule
8 bis rue de l’Arrivée
75015 PARIS

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Les Coquettes : divines, piquantes & pétillantes @ Grand Point Virgule

Un trio de girls qui renouvelle la chanson française à texte, sans tomber dans les travers d’un Vincent Delerm, d’un Bénabar ou d’une Linda Lemay. Trois petites tornades en robe qui, les trois réunies, sont captables de soulever une salle entière (Le Grand Point Virgule à Montparnasse).

Les Coquettes sont attachantes, bitcheuses à mort et tordantes à souhait.

Les Coquettes

Marie, Lola et Juliette sont les Coquettes !
Le rideau s’ouvre et apparaissent trois femmes succulentes, pulpeuses et gracieuses alias Les Coquettes. Vous les avez sûrement déjà entraperçues : Marie, croisée dans Nos chers voisins et dans de nombreuses comédies musicales tout comme Lola qui nous a laissé un souvenir inégalé dans Love Circus et Juliette rencontrée dans Le Soldat Rose.

Une amitié assumée et une langue bien pendue qui se transcrivent dans une écriture de texte osée et engagée avec une mise en scène acidulée. Toutes les chansons sont accompagnées par un musicien italien avec lequel elles sont hyper complices.

De la chanson, du rire, des Louboutin

Tour à tour, elles sont amies pour la vie, ennemies, râleuses-mauvaises-graines, séductrices quand il s’agit d’allumer le mec du premier rang.
Leurs envies, leurs passions, leurs charmes… elles dévoilent tout pour notre plus grand plaisir. Un spectacle de femmes pour femme ? Pas du tout ! Des tenues rouges et roses éveillent en nous une passion assumée et généreuse tout comme la transparence des décolletés.

Alors on ouvre grand les yeux et les oreilles, et surtout on sort les doigts du *** pour apprécier la fessée du dimanche soir que nous proposent les trois coquettes coquines. Messieurs, à vos calepins… on prend des notes et surtout on met en pratique tous les conseils donnés par notre trio. Avec Les Coquettes, votre vie sexuelle débridée va être remise en ordre avec douceur.

Des choubidous et du trash

Chacune d’entre elles rompt avec le cliché qui leur collerait à la peau : la blonde, la pestouille, la ronde. Elles nous invitent donc à une grande réflexion sur l’apparence et le paraître, tout en chantant des choubidous choubidous à tue-tête.

Peut-on parler du suicide dans une jolie chanson ? Oui, le défi est relevé ! « Mais chut, on n’en parle pas ! » vous diront-elles. Beaucoup de sujets – trash qui tachent – viennent ainsi ponctuer le spectacle lors de ces moments intimes où elles nous rejoignent comme pour nous susurrer des confidences. Ce sont à chaque fois des petites merveilles textuelles d’une inventivité folle.

Peut-on parler de tous les sujets entre copines ? Hummmmm pas forcément vous répondront-elles ! En effet peut-on dire à sa super copine qu’on adore sa chatte ? Et bien non, sauf si on invente un nouveau mot. C’est chose faite avec ce spectacle.

Les Coquettes sont définitivement toutes les femmes de ta vie, avec ou sans Louboutin.

Les Coquettes

LES COQUETTES
avec Juliette Faucon, Lola Cès et Marie Facundo


Reprise le 31 août 2017

du mercredi au samedi à 19h45

au Grand Point Virgule
8 bis, rue de l’Arrivée
75015 PARIS

site officiel : lescoquettessurinternet.com

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