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Chantez maintenant Monsieur de La Fontaine – Aicom : invitations à gagner

L’AICOM, la première école de comédie musicale en France, fait chanter Jean de La Fontaine pour fêter le printemps. Les élèves de troisième année de la formation professionnelle vont braver le trac et montrer tous leurs talents le mardi 28 mars à la Mairie du 9e, à Paris. 

Eh bien ! Chanter Monsieur de la Fontaine est un spectacle pour enfants qui va plaire à leurs parents. La partition est composée par Isabelle Aboulker qui s’est illustré dans plusieurs productions d’opéras pour enfants comme Cendrillon, le Petit Poncet, Douce et Barbe-Bleue. Une gageure donc qui assure à ce spectacle les meilleurs vibrations pour un plein succès.

#CONCOURS

Envie d’emmener votre bambin voir un beau spectacle ?
Nous proposons de gagner 2 invitations pour voir Eh bien ! Chantez monsieur de La Fontaine.

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous pour participer.

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour la représentation de la pièce.

Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes disponibles à la date proposée afin de laisser sa chance à tous et toutes !

Concours La Fontaine
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Birdy Nam Nam en concert à l’Olympia : gagne tes places !

Le vendredi 31 mars, Birdy Nam Nam transformera l’Olympia en dance floor pour une fin de semaine débridée.
Alors que le trio nous a gonflé à bloc avec son puissant dernier album Dance or Die, il poursuit sa tournée folle avec passage par Paris pour un pur moment d’électro.

« Péter la gueule ! »

Birdy Nam Nam nous avait confié au dernier Printemps de Bourges : « On fait en sorte de péter la gueule au public avec nos concerts ! »
Preuve que le groupe est motivé pour envoyer du bon son, faire de ses lives des moments exceptionnels, inoubliables et inimitables.

Dance or Die en mode live te fait oublier la fatigue, tes emmerdes avec ton proprio et surtout que tu as toujours moins de 5 000 followers sur Insta. Le 31 mars prévois de lâcher ton phone, de de dégourdir tes articulations et de sentir les grosses gouttes de sueur perler sur ton body.

Tu peux te préparer en écoutant le tout dernier titre :
Uncivilised

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#CONCOURS Dance or Die

Tu veux déhancher ton corps avec nous ?  On t’offre tes places pour le live du vendredi 31 mars à 20h30 à l’OLYMPIA (Paris).

Pour participer au tirage au sort, c’est super simple : il suffit de compléter le formulaire ci-dessous.
Il faut faire vite, le concours est en ligne que quelques jours.
Les gagnants seront prévenus par mail.

MULTIPLIE TES CHANCES DE GAGNER en likant et partageant le post du concours sur notre page FB !

Mais avant de t’inscrire, vérifie bien que tu es libre à cette date. 😉

Concours Birdy Nam Nam
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Les Misérables en Concert 2017 : retour réussi à Paris ! #interview

Les Misérables en concert se sont posés à Paris pour 5 représentations entre le 3 et le 5 mars 2017 au Palais des Congrès. Nous étions présents lors de la première qui a marqué le retour de ce musical mythique joué pour la première fois en langue française depuis 1992. Nous avons eu la chance de passer l’après-midi dans les coulisses à la rencontre des différents artistes, d’assister aux balances, de découvrir les costumes. C’était comme un rêve de gosse de pouvoir voir l’envers du décor et nous sommes très heureux de le partager sur le blog.

Il est 15h30, les musiciens et les artistes arrivent tout juste de Rennes où ils jouaient la veille. Paris est la 4e ville de cette tournée. La plupart des artistes nous confient leur stress de jouer la première à Paris, le public y étant assez exigeant. Il faut dire que jusque-là le succès a été au rendez-vous puisque chaque concert s’est terminé sur une standing ovation. Ils n’ont donc qu’une envie : avoir le public parisien debout ce soir !

Nous rencontrons Ita Graffin qui joue le rôle de Fantine dans sa loge.

USofParis : Jouer Fantine en français donne-t-il une dimension supplémentaire au rôle ?
Ita Graffin : Oui puisqu’elle est de retour dans son pays natal, Fantine. Elle est très contente 🙂 J’adore ses paroles. Ce sont des très belles paroles. C’est une Fantine qui m’habite.

Comment t’es-tu préparée pour ce rôle ?
En fait, on a été mis dans le bain tout de suite. On a passé les auditions 5 jours après les attentats du 13 novembre. On a tout de suite était baigné dedans. On a tous perdu quelque chose ce 13 novembre. On va dire que c’est comme ça que je l’ai préparé.
Fantine c’est une mère avant tout, pleine de désespoir, d’abnégation, abandonnée de tous et de la vie. Pendant la tournée elle s’est enrichie car j’ai vraiment tissé un lien avec les deux petites filles qui jouent Cosette.

As-tu le trac pour ce soir ?
Je vais vous avouer, j’ai 20 personnes proches qui viennent me voir ce soir. Mais particulièrement à Paris, on est tous un petit peu angoissé à l’idée de chanter ici, parce que Les Misérables on ne les a pas entendu à Paris depuis très très longtemps. On n’a pas de doute, on sait que c’est super ce spectacle, le public nous l’a très bien rendu ces 3 derniers jours : debout et en larmes.
On sent l’attente du public parisien, son exigence. C’est un mélange de stress et de hâte. Faire lever un public c’est quelque chose.

Ce n’est pas frustrant de ne jouer qu’une version concert ?
C’est une version concert mais habitée. Cette œuvre est magique car pour moi elle n’a pas besoin de mise en scène pour parler aux gens. Le texte parle de lui-même, les interprètes sont tellement investis dans leurs personnages.

Si tu pouvais jouer le rôle de tes rêves dans une comédie musicale lequel ce serait ?
Ce serait Maria de La Mélodie du Bonheur. J’ai été bercée par ce musical depuis toute petite. Si je chante aujourd’hui c’est grâce à La Mélodie du Bonheur, je rêverais de jouer ce rôle.

C’est au tour de sa fille Cosette, rôle tenue par June Van der Esch dans sa version adolescente, de nous rejoindre pour quelques questions.

USofParis : Comment es-tu venue sur le projet ?
June Van der Esch : J’ai passé le casting. Ils cherchaient des voix lyriques et semi-lyriques, ils n’avaient pas précisé que c’était pour Les Misérables (c’était le cas pour tous les chanteurs).  J’ai ensuite préparé le rôle consciencieusement, j’ai beaucoup travaillé la partition. Je me suis beaucoup préparée à être aussi nue sur scène que l’est Cosette, parce qu’elle est jeune et amoureuse, candide.

Ne la trouves-tu pas un peu nian-nian cette Cosette ? 😉 
Non ! En fait si ! Mais j’adore ça. Je m’étais dit justement : « Non ! Moi ma Cosette elle sera un peu plus caractériel. » Je m’étais dit qu’elle avait du caractère et en lisant l’œuvre de Victor Hugo, non elle est vraiment décrite comme étant pure, nue, douce. Dans Victor Hugo, il y a pleins de personnages qui représentent pleins de genre de personne. Il y a ces personnes qui pleurent vite, qui sont un peu des livres ouverts, qui ne peuvent pas cacher leurs sentiments. Et elle est un peu comme ça, à cause de son enfance. Elle a peur des gens, peur de l’amour. Je trouve ça beau dans ce personnage si fleur bleue.

As-tu une comédie musicale coup de cœur ?
Oh oui j’en ai plein. Je suis né dans le jazz. J’aime bien les musicals un peu jazzy, ceux avec Fred Astaire. J’aime aussi les plus classiques comme La Mélodie du Bonheur, West Side Story. Ce que j’aime beaucoup c’est jouer des rôles de méchantes, de folles, donc les comédies musicales un peu barrées qu’on trouve surtout à Broadway j’adore.

17h, petite pause dans les interviews, le temps de découvrir les costumes qui viennent juste d’arriver dans la loge des filles où l’on peut entendre Ita Graffin faire ses vocalises en chantant les notes que Mary Poppins se chante à elle-même dans la célèbre scène du miroir (elle est très fan de Julie Andrews). Les costumes ont été créés spécialement pour le spectacle par Antikcostume.

Ainsi que ceux des hommes.

Nous rencontrons finalement les Thénardier : Christina Koubbi et Ronan Debois.

USofParis : Ça vous fait quoi de jouer ces horribles méchants ?
Christina Koubbi :
Ça fait trop du bien et du mal pour les autres 🙂
Ronan Debois : C’est jubilatoire. C’est relevé, drôle, cruel. Le rôle des Thénardier ça embarque les gens.
Christina Koubbi : On pourrait leur trouver des circonstances atténuantes parce qu’ils ne sont pas issues du bon milieu, mal nés on va dire. Ils essaient de réussir et leur moyen de réussite c’est de voler les autres.

Même avec les enfants, même leurs propres enfants, ils sont odieux.
CK : À la base Mme Thénardier adore ses filles. Elle n’aime pas ses fils, enfin son fils Gavroche (on ne sait pas dans le musical qu’il est leur fils). Dans le roman, elle a d’autres fils qu’elle a dégagés aussi. Au deuxième acte on voit ce rapport avec Eponine qui est laissée pour contre, à la rue.
RN : En effet ils sont terribles avec Cosette. Avec Eponine, leur propre fille ils sont odieux. Monsieur Thénardier en a clairement rien à foutre de sa fille.

Ce sont des rôles très habités, très aimés du public. À Londres, ils sont très applaudis à la fin. Comment avez-vous fait pour vous approprier ces personnages emblématiques ?
RN : On a proposé quelque chose à l’audition, il se trouve que ça a plu. J’ai assez peu regardé d’autres choses, j’ai essayé de me l’approprier le plus possible. Je connaissais peu les Misérables, je connaissais quelques airs.
CK : Moi aussi je n’ai rien regardé de ce qui existait déjà. Je connaissais un peu Les Misérables, j’ai travaillé le rôle d’Eponine quand j’étais plus jeune au conservatoire.

En dehors des Misérables, quel autre rôle aimeriez-vous jouer ?
RN : J’aime beaucoup Sweeney Todd
CK : Sally Bowles dans Cabaret.

18h45, c’est l’heure des balances. La troupe est sur scène avec l’orchestre pour les derniers réglages micros et lumières.
20h30, l’orchestre entre sur scène sous les applaudissements du public. Victor Hugo à son pupitre commence son récit des Misérables.

Le spectacle est vraiment magnifique.
La présence de l’orchestre symphonique sur scène donne toute sa dimension à l’œuvre musicale. Les différents personnages sont parfaitement incarnés. Mention spéciale pour Pierre-Michel Dudan qui tient le rôle de Javert et à Ronan Debois dans le rôle de M. Thénardier qui tiennent leurs personnages à merveille. Les voix sont à couper le souffle et nous transmettent une réelle émotion. J’ai retrouvé ce que j’ai pu ressentir à Londres en entendant certains titres comme : Le grand jour, Sous les étoiles, Comme un homme, C’est pour demain qui donnent véritablement la chair de poule.
La scène dépourvue de décor peut surprendre mais les jeux de lumières magnifiques nous font vite oublier ce détail. Les lumières sont le décor et se suffisent à elles-mêmes tellement le travail de Roque Ségovia est superbe.

Sans surprise, le public est debout à la fin du concert, ému, certains ont les larmes aux yeux. Ces voix, cet orchestre, cette simplicité ont suffi pour transmettre au public parisien toute l’émotion de ce musical mythique.

Petit bonus, dernier rappel a capella sur C’est pour demain.

La tournée est un véritable succès, on espère vraiment un retour sur Paris pour en reprendre une seconde fois pleins les yeux et pleins les oreilles.

By Joan

Les Misérables en Concert
(production CITYPROD)

Producteur : Philippe Barreau
Directrice artistique : Magda Hadnagy
Directeur musical : Christian Cravero
Arrangeur et pianiste : Didier Mouret
Costumes : Yves Guilnhuit – Antikcostumes
Créateur lumières : Roque Ségovia

Tournée en France :
15/03 Galaxie d’Amnéville
16/03 Zénith de Nancy
17/03 Zénith de Rouen
18/03 Zénith de Caen
19/03 Zénith Lille

Site officiel : lesmiserablesenconcert.com

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François and The Atlas Moutains – Solide Mirage, divine audace #interview

François and The Atlas Moutains brouille si bien les pistes que le groupe ne semble pas « bankable » de l’aveu même de son leader. Pour nous, c’est justement cette audace à chaque nouvel album qui nous porte. Avec Solide Mirage, le monde ne tourne pas idéalement sur son axe, des fantômes viennent faire les chœurs, la bête se meurt. Le pouls est pourtant vigoureux et nous donne une furieuse envie de hurler pour balayer toutes les déconvenues qui nous entourent.

INTERVIEW SANS SELFIE / FRANÇOIS

by Tom Joye
UsofParis : Une bonne raison d’écouter Solide Mirage ?
François : C’est un album de 2017. Si on cherche une expression musicale représentant la France en 2017, je trouve que ça le représente bien.

C’est un album sans maniérisme. Une musique détachée de tout effet de style.

Ce Grand Dérèglement est finalement dansant et joyeux.
Il est optimiste par l’énergie.
J’essaie souvent de rééquilibrer la barre pour que ce ne soit pas trop plombant. On partage toujours une énergie avec le groupe. On se pousse vers le haut. J’ai écrit les paroles dans le train, à l’été 2015. Et on l’a mise en musique le lendemain des attentats. On préparait un concert et on était à Bruxelles dans une espèce d’Abbaye.

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Justement, on s’arrête de jouer face à des événements pareils ?
Ça touche, ça nourrit la musique. On se rend compte de la chance que l’on a d’être safe, entre amis et bien entouré. Et on se sent aussi inutile car une action musicale c’est très limitée par rapport au travail des assoc, aux profs qui gèrent les générations futures. Ça fait prendre un recul étrange en tout cas.
 
Une leçon de vie de Mohammed Okal, l’ambulancier palestinien qui danse dans le clip Grand Dérèglement ?
Il parle peu et est dans l’instant. Il est très généreux. Ça me conforte dans l’idée d’être proche des gens qui nous entourent.
Il est impressionnant. Quand je lui ai demandé de faire le clip, il sortait de l’hôpital mais je ne savais pas pourquoi. Et deux jours plus tard, il était disponible pour tourner de nuit, en décembre, dans le froid en plein Palais de Justice de Bruxelles.
Ses amis m’ont appris qu’en fait il s’était fait enlever une balle qu’il avait reçu à Gaza.
Que signifie « Être son propre fantôme » pour présenter le nouveau titre ?
C’est s’éloigner de soi-même, de ses rêves, de son éthique profonde. Le fait de se laisser happer par la pression sociale en oubliant nos aspirations. On l’a tous à des degrés différents.
La solution est souvent de prendre conscience de ce que l’on est devenu, de ce qu’est le monde, plutôt que de se limiter aux habitudes que l’on peut prendre.
Un artiste rêve mais il est pris aussi par des schémas de travail qui limitent parfois, qui nous détournent.
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Le titre Bête morcelée fait l’effet de rupture dans l’album.

C’est comme un exutoire. Les membres du groupe ne voulaient pas que je le mette dans l’album et moi j’y tenais, par cette énergie grunge. Ce morceau c’est plein de souvenirs dont un concert au Caire, où l’on était surexcités et électrisés. J’avais ce bruit constant en tête.

Qu’a-t-il apporté le producteur Ash Workman à cet album ?
Comme pour l’album précédent, Ash clarifie le propos. Je n’avais pas envie de conceptualisation, ni de doute. Il n’est, en fait, jamais dans le doute. Il est toujours dans l’action.

Ses solutions : aller au plus simple. Il m’a conseillé de moins forcer sur certains textes.

Tu lui as traduit tes chanson pour qu’il comprenne ?

J’ai préféré lui imprimer des images qui m’évoquaient l’album. Beaucoup de symbolistes belges (Félicien Khnopff et Léon Spilliaert, pour le côté homme seul dans la ville) et de cacao fluo, ça représentait, pour moi, Bruxelles. C’est tellement chocolat cette ville. 🙂

Owen Pallett qu’a-t-il de plus que les autres violonistes ?
Il est très connecté à la musique indé. Il est sensible à lo-fi, à la pop un peu queer. Il est très pop et très maniéré. J’aime ces deux facettes.
Quels sont les sons qui ont bercé cet album ?
J’avais fait un voyage à Los Angeles chez Burger Records, à l’invitation d’Hedi Slimane. Et j’ai pas mal écouté The Garden qui m’a rappelé des sons que j’écoutais quand j’étais ado.

On a été touchés aussi par les mélanges arabes-électro qui sont en train d’émerger. Notamment, ce qui sort chez Principe, le label de DJ Nigga Fox et Nidia Minaj.

Être une image, en plus de faire de la musique, c’est facile à vivre ?
Je me limite pas en termes d’image. Du coup, ça donne un résultat assez protéiforme qui peut perturber l’industrie du disque. Ce qui fait que beaucoup de gens n’arrivent pas à nous rendre bankable. On n’est pas identifiable. Mais tant pis. 🙂
Je n’accepte pas tout, notamment pour les captations de concert. Pour moi, le live c’est du sang, de la chair. Faut être présent.
J’aime les petits concerts et les téléphones portables doivent disparaitre pour apprécier ces moments.
Je pense que ça va s’autoniquer : les images vont devenir tellement abondantes qu’elles vont devenir de moins en moins importantes.

Donc l’image oui, mais comme élément artistique.

Un souvenir fort de concert ?

Le concert au Caire devant 2 000 personnes. A Ouagadougou. En plus d’être face à un public qui ne nous connaissait pas, ça nous ramenait à la raison brute de ce qui faisait notre présence : faire un son pour emporter. On était dans des résonances musicales fortes.

Une chanson qui te rend heureux ?
Only you de The Platters.

La plus belle chanson d’amour ?
Je t’ai toujours aimée chantée par Dominique A. Elle me plait beaucoup, d’autant qu’elle est un peu érotique. 🙂

Une claque musicale récente ?
Doing it in Lagos, une compil de disco nigérien des années 80, sortie chez Soundway Records. J’ai écouté ça dans le van hier.

Interview by Alexandre

FRANÇOIS & THE ATLAS MOUNTAINS
Nouvel album Solide Mirage
(Domino Recordings)
sortie le 3 mars

 

Concert à La Maroquinerie à Paris, les 22, 23 et 24 mars

Et en tournée en France :
10.03 MARSEILLE – Festival Avec le temps
11.03 MONTPELLIER – Victoire 2
15.03 BREST – La Carène
16.03 NIORT – Festival Nouvelle(s) Scène(s)
18.03 ANGERS – Le Chabada
07.04 LAVAL – Le 6 par 4
08/04 ROUEN – Le 106
27.04 TOURCOING – Le Grand Mix

En Angleterre :
27.03 LONDRES (UK) – Moth Club

28.03 BRISTOL (UK) – Thekla
29.03 MANCHESTER (UK) – Soup Kitchen
30.03 GLASGOW (UK) – Mono
31.03 NORWICH (UK) – Arts Center

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Celtic Legends, 15 ans d’euphorie sur les scènes de France

Six musiciens et une vingtaine de danseurs nous emmènent en Irlande à travers des rythmes et chants celtes pour fêter les 15 ans du spectacle Celtic Legends qui revient en France pour une tournée intense qui passe par l’Olympia jusqu’à fin mars 2017.
Frétillante plongée sur les terres du Connemara !
 

 
Tout démarre dans une ambiance feutrée par une présentation de Sean McCarthy en français (et avec un accent très craquant). Chargé de faire monter l’ambiance dans la salle, il a également la lourde charge de donner le ton avec son instrument fétiche : le uilleann pipe ; autre nom de la cornemuse irlandaise.
Sean et les cinq autres musiciens munis de leur instrument (flûte, violon, bodhran, guitare, accordéon) nous plongent à chaque morceau dans l’Irlande traditionnelle… Il ne nous manquerait plus qu’une Kilkenny ou une Guinness pour savourer encore plus ce moment. A la place, le guitariste pousse de temps en temps la chansonnette d’une voix très agréable.
 
Et les danseurs ? Sur certains morceaux, ils entrent sur scène la tête haute et avec le sourire clinquant, mais surtout munis de leurs chaussures. Leur mission : nous présenter le traditionnel « irish tap dancing », le tout chorégraphié par la première danseuse Jacintha Sharpe. Le claquement de leurs chaussures sur le rythme de la musique et leur levé de jambes nous amènent à réfléchir à notre propre condition physique ! Le petit plus : une superbe complicité entre les musiciens et les danseurs ; l’esprit de groupe est réellement très présent durant tout le spectacle.
 
Plein succès 4 jours de suite à l’Olympia.
Celtic Legends c’est une bouffée d’énergie inédite, un voyage musical et visuel intense et euphorique. L’une des plus belles cartes postales reçues d’Irlande.


Celtic Legends
15th Anniversary Tour
Tournée 15e anniversaire

Tournée en France jusqu’au 31 mars 2017 

Mardi 28 Février : Caen : Le Zénith
Mercredi 1er Mars : Rouen – Le Zénith
Jeudi 2 Mars : Tours – Le Vinci
Vendredi 3 Mars : Saint Omer – Sceneo
Samedi 4 et dimanche 5 Mars : Lille – Théâtre Sébastopol
Mardi 7 Mars : Bourges – Palais d’Auron
Mercredi 8 Mars : Orléans – Le Zénith
Jeudi 9 Mars : Rennes – Le Liberté
Vendredi 10 Mars : Le Havre – Centre des Congrès
Samedi 11 Mars : Nantes – Cité des Congrès
Dimanche 12 Mars : Nantes – Cité des Congrès
Mardi 14 Mars : Angers – Amphitéa
Mercredi 15 Mars : Boulazac – Palio
Jeudi 16 Mars : Limoges – Le Zénith
Vendredi 17 Mars : Clermont-Ferrand – Le Zénith
Samedi 18 Mars : Lyon – Salle 3000
Dimanche 19 Mars : Roanne – Le Scarabée
Mardi 21 Mars : Nice – Palais Nikaïa
Mercredi 22 Mars : Marseille – Le Dôme
Jeudi 23 Mars : Montpellier – Le Zénith
Vendredi 24 Mars : Saint-Etienne – Le Zénith
Samedi 25 Mars : Bordeaux – Patinoire Meriadeck
Dimanche 26 Mars : Biarritz – Gare du Midi
Mardi 28 Mars : Toulouse – Le Zénith
Jeudi 30 Mars : Strasbourg -PMC
Vendredi 31 Mars : Toul – L’Arsenal

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Julie Zenatti : Voyage en terres Méditerranéennes #Interview

Après son album Blanc et une tournée qui a duré plus de deux ans et demi, Julie Zenatti revient avec un projet passionnant réunissant plusieurs artistes aux univers bien différents. C’est un véritable retour aux sources et une envie de renouer avec ses racines qui ont motivé la réalisation de Méditerranéennes. Une très belle façon de rendre hommage mais aussi de découvrir les cultures musicales du bassin méditerranéen.

INTERVIEW SELFIE

selfie exclu #UsofParis

USofParis : Comment est né le projet Méditerranéennes ?
Julie Zenatti : Quand j’ai commencé à le penser je me suis dit qu’il fallait très vite que j’entre en studio pour essayer des choses. J’en ai parlé avec Franck Authier (réalisateur de l’album Blanc) qui a aimé l’idée. On s’est enfermé pendant 3 semaines pour voir ce qui était possible. Je l’ai ensuite proposé à  l’équipe Capitol qui a été emballée.

Dès le départ, vous avez pensé le projet comme un album de duos ?
En fait, c’est un album collégial. On a essayé de créer des formats de duos, de trios différents. L’idée c’était que les artistes participent à cet album en tant que solo mais pas que. Certains viennent sur un titre faire les chœurs, d’autres qui ont fait une double voix,… L’idée c’était vraiment de créer un groupe.

Certaines personnes que vous auriez aimé avoir sur le projet vous ont-elles dit non ?
En fait, je ne suis jamais déçue de rien. Je ne suis pas fataliste mais je crois au destin. Toutes les personnes qui ont embarqué sur ce projet (les 13), je n’ai pas eu besoin de leur raconter ce que j’avais envie de raconter, ni de les convaincre. C’était pour eux une évidence.
Dès qu’il fallait que je passe à 3 phrases, je savais fatalement que c’était des gens que je n’aurais pas sur le projet. Je ne m’attendais à rien, j’ai laissé les choses venir.

Pourquoi ce projet, est-ce qu’il y a une raison derrière ?
Il y a toujours une raison. On ne fait pas les choses pour rien. Jamais.

Un album de reprises c’est une démarche très différente que de sortir un album à soi, il y a une vraie démarche derrière.
C’est un peu ma madeleine de Proust. Nos vies sont souvent ponctuées par des chansons qui font partie de notre héritage, de notre inconscient, d’un moment de notre vie, et c’est un peu comme ça que ça commence quand on a envie de reprendre les autres.
Puis, il y avait aussi une envie de faire découvrir des gens d’ailleurs, c’est pour ça qu’il y a des chansons très connues et d’autres moins, même parfois il va falloir qu’on dise d’où viennent les chansons, comme Zina. C’était cette envie-là de faire découvrir des chansons incroyables qui viennent d’ailleurs. La démarche est très personnelle au départ.

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Dans le contexte actuel, on peut penser à un album engagé, c’est ce qui m’est venu à l’esprit quand je l’ai écouté et que j’ai découvert le concept.
Pour moi, ce n’est pas un concept, c’est une parole. D’essayer que le beau métier qu’on fait serve à raconter des choses qui soient réelles, en y mettant un peu de magie. De se dire qu’un jour, ça a été possible et ne jamais l’oublier.
Je ne sais pas si c’est un album engagé car déjà j’ai beaucoup de mal avec les étiquettes et c’est vrai qu’après on a du mal à s’en défaire.

Il y a quand même un message de tolérance. Je l’ai ressenti avec la reprise de Et si en plus y’a personne d’Alain Souchon, qui est juste magnifique.
Cette chanson, c’est une chanson qui a tout de suite fait partie de ma liste, même si elle n’est pas méditerranéenne. Ça me semblait assez normal et évident de donner mon point de vue, qui n’est  que mon point de vue. D’ailleurs, au départ, je devais la chanter seule, je ne voulais imposer mon point de vue à personne. Je la chante avec Samira Brahmia qui est une chanteuse algérienne. J’étais en train de l’enregistrer quand elle est arrivée au studio pour enregistrer une chanson, et elle m’a dit « Je veux chanter ce titre ! ». Et là je lui ai dit « Tu sais ce que ça implique de chanter ce titre, c’est que tout d’un coup tu te positionnes » et elle m’a répondu « Mais je veux ! ».
Donc oui cette chanson est une chanson engagée à la base et c’est vrai que nous, de par notre association et de par la manière dont on l’a réalisée, c’est à dire qu’on ne met que les mots en avant (si on avait pu la faire a capella on l’aurait fait), c’était vraiment une envie de mettre en valeur ce texte et cette pensée qui, au fond, est la mienne.

J’imagine qu’il y a un désir de porter cet album sur scène ?
Grave ! Mais ça ne va pas être simple. Mais je suis sûre qu’on va y arriver. Je ne sais pas comment, mais on y arrivera !

En parallèle, avez-vous un album solo en préparation ?
Avec la période de blanc avant Blanc, j’ai eu pas mal le temps de réfléchir à pleins d’envies. Au moment où Blanc est sorti, j’avais déjà Méditerranéennes en tête. Il ne s’appelait pas comme cela au départ dans ma tête. Le prochain album j’y pense, bien sûr. Je fais des chansons et puis après on verra si ça va au bout, si cela devient un truc à la fin. Là, le fait de travailler différemment, avec d’autres chanteuses, de travailler sur la réalisation, ça m’a aussi permis de respirer et de me donner beaucoup de matière pour commencer déjà à écrire la suite. C’est assez chouette.

Selfie polaroid original #UsofParis

C’est vous qui avez choisi les combinaisons d’artistes sur les différents titres ?
J’avais prévu et après je me suis adaptée en fonction des envies, des voix et aussi de la manière dont les artistes avaient envie de raconter leurs appartenances à un endroit ou à une double culture. C’est pour cela que ça chante en différentes langues, que certains textes ont été adaptés, mais pas dans le sens original ou littéral, plutôt complètement réécrits. C’est considéré comme des adaptations mais ce sont des textes tout nouveaux.
Par exemple, Slimane avait très envie de porter Mon amie la rose car pour lui c’est un hommage à la femme. Il voulait rendre hommage à toutes ces femmes et à son éducation matriarcal. Et il n’a pas voulu qu’on change le texte qui est tout au féminin. Pour lui, c’était ça aussi rendre hommage. On s’est adapté aux envies, à la manière dont ils avaient envie de porter ce message parce que cela peut faire peur aussi de se dévoiler.
Ce que j’ai envie c’est que ces artistes défendent et racontent cette histoire et je suis assez contente parce que chacun de son côté porte ce projet et le porte fièrement et j’en suis la première surprise.

Difficile de ne pas évoquer Notre Dame de Paris qui a fait son retour à Paris. L’avez-vous vu ?
Non, j’étais en studio et je n’ai pas pu aller les voir.

Que pensez-vous de ces reprises de comédies musicales à succès ?
On m’a dit que c’était super, et cela ne m’étonne pas car Hiba Tawaji est juste magique. C’est un choix super.
Qu’est-ce que j’en pense ? Je suis fière. Je me dis qu’il y a une Fleur-De-Lys qui regardait mes prestations pour savoir quoi faire et comment se différencier aussi de mon interprétation. Je trouve ça génial. Quelque part, j’ai l’impression que nos rôles, notre manière d’aborder le rôle a un moment, ça a été un petit modèle pour quelqu’un et ça continue à grandir. Notre Dame de Paris est un spectacle très moderne, c’est à dire que c’est cruellement d’actualité.

Un bon ptit resto  à nous conseiller à Paris ?
Un très bon resto que j’ai découvert récemment : Bonhomie. C’est dans le Xe (22 rue d’Enghien) et c’est très très bon.

Votre dernier coup de cœur musical ?
Le dernier album de Véronique Sanson. Sur le cul. Textes, voix, arrangements, dans sa globalité pour un album complet.

Le dernier artiste que vous avez vu sur scène ?
Samira Brahmia, qui fait partie du projet. Je suis allée la voir au Cabaret Sauvage dans un spectacle qui retrace l’histoire de l’Algérie. C’était super, je me suis régalé.

Un duo rêvé ?
Oum Kalthoum, une très grande chanteuse du Moyen-Orient.

On vous a connu lorsque vous aviez 15 ans, vous en avez plus aujourd’hui. Vous n’avez pas changé ! Quel est votre secret ?
C’est sympa ! (L’attaché de presse derrière confirme ce que je viens de dire). Je suce toujours mon pouce c’est peut être ça.  🙂
Non, je ne sais pas. C’est gentil, ça me fait plaisir.
Un jour, on ne me le dira plus et là, je saurais que je l’ai pris d’un coup mon âge.

Interview by Joan

Julie Zenatti
nouvel album Méditerranéennes
(Capitol Music France)

sortie le 24 mars 2017

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Le Concert sans Retour aux Bouffes Parisiens : jubilatoire !

Aux Bouffes Parisiens, tous les dimanche et lundi, clownesque concert qui dérape pour des moments de purs délires visuels et vocaux. Le groupe a cappella Cinq de Cœur revient avec un best-seller qu’il tourne depuis deux ans et qui est prêt à conquérir de nouveaux spectateurs friands d’expériences musicales aussi intenses que géniales. 

Pourtant, ça commence plutôt mal. On nous annonce un récital exclusivement allemand. Impossible de fuir, on est pris au piège. Les interprètes (Sandrine et Patrick en tête) partagent leurs réelles affinités avec la langue allemande et le plaisir de « de cet éclatement de la voyelle », si particulier, comme ils nous le confient après le spectacle. Heureusement, de petits grains de sable viennent contrarier la mécanique très pro de cette bande de chanteurs lyriques tous et toutes de noir vêtus. Dérapage, jeux de mains, touches de couleur et accessoires viennent réveiller l’ensemble.

On comprend alors que tout le monde s’appelle Michel. Que Fabian, le trentenaire de la troupe au tatouage dans le cou, n’est pas seulement irrésistible pour les spectatrices mais aussi pour ses partenaires ou inversement. Avec son solo sur Feel good « version Michael Bublé », il vous emporte dans son envolée vocale et physique. Le garçon est aussi doué pour le beatbox car les voix sont aussi deviennent de vrais instruments de musique au cours du spectacle. 

photo Charlotte Spillemaecker

Le groupe Cinq de chœur arrive à nous surprendre à chaque fois. Par un accessoire, une chanson, une version. Ring my bell, Le chanteur de Mexico, Avec le temps… et même Parole Parole en allemand : « car Dalida adorait l’Allemagne et elle n’avait pas un mauvais accent en plus » nous confirme Sandrine.
Tous les styles musicaux sont convoqués dans un grand délire clownesque, touche de la metteure en scène, célèbre Emma la Clown. C’est elle qui aura lancé l’idée de ce chapeau d’1m20 de diamètre et de la coiffe bretonne. 

À la sortie du spectacle, Fabian nous promet du Maitre Gims pour la prochaine création. Mais avant, la troupe risque fort de se frotter aux scènes européennes avec cet explosif Concert sans retour et sans fin.

Le Concert sans retour est jubilatoire, poétique, inventif, savoureux et boosté de bons rythmes.

Le Concert sans Retour
par Cinq de Cœur

mise en scène : Meriem Menant 
avec Pascale Costes, Karine Sérafin, Sandrine Mont-Coudiol, Patrick Laviosa et Fabian Ballarin
Lumières : Emmanuelle Faure
Costumes : Eymeric François / Anne de Vains
Directeur Musical : Didier Louis
Son : Mathieu Bionnet

aux Bouffes Parisiens
4, rue Monsigny
75002 PARIS

le samedi à 19h et le dimanche à 17h30

jusqu’au 23 avril 2017

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French Waves : doc et websérie sur l’électro française #interview

A la seule lecture des quelques lignes du projet French Waves, notre cœur a bondi. Julian Starke, réalisateur de 25 ans, a fait le pari fou de faire dialoguer les générations de créateurs qui ont réinventé la musique électro en France. Laurent Garnier, Cerrone, Justice, Bob Sinclar, Breakbot, Rone, Jacques, Fakear et beaucoup d’autres partagent leur parcours, éclairent sur leurs influences et leurs succès à travers un documentaire événement et une websérie de 10 épisodes.
SAVE THE DATE : soirée de ouf au Grand Rex le 23 février avec projection, DJ Sets et lancement de la tournée mondiale.

INTERVIEW / JULIAN STARKE

UsofParis : Comment a débuté ta culture électro ?
Julian Starke : J’ai découvert la musique électro, adolescent, avec les Justice. Ça m’a rendu complètement fou. J’étais du rock et eux faisaient un truc plus énervé qui correspondait à cette énergie que j’avais, l’envie de se rebeller. J’ai adhéré à leur univers. Ils disaient à l’époque ce que j’avais envie d’exprimer. J’ai découvert Daft Punk après Justice.
En arrivant à Paris, j’ai commencé à m’immerger dans la jeune scène électro.

Quel a été le déclic pour ce projet French Waves ?
Un ami,  Félix,  a été choisi pour jouer le rôle de Sven Love, un DJ des années 90, dans le film Even. En lisant le scénario, j’ai senti ce lien entre l’énergie collective de la French Touch des années 90 et ce que je vivais avec mon collectif en organisant des fêtes, je réalisais des clips, des courts-métrages.

http://www.dailymotion.com/video/x5a6zbo

Quel est ton point de vue sur la scène électro française pour ce film ?
Ce n’est pas un point de vue de journaliste mais vraiment mon regard sur l’histoire de transmission entre les différentes générations, les 20-30-40. Comment les jeunes se sont inspirés des anciens et qui se nourrissent de plein d’influences glanées sur le net.
Sur toute la première partie du film ou les premiers épisodes de la websérie, je partage le point d’un jeune mec qui n’a pas vécu cette époque fantasmée, que j’aurais aimé vivre : rave party…
Dans la deuxième partie du film, je capte la scène de l’intérieur, je suis dans le présent et le témoin des débuts de ces jeunes artistes.
L’énergie est commune pour toutes les générations.

Qu’est-ce qui t’a surpris en cours de tournage ?
Un truc surprenant. J’appréhendais la rencontre avec Bob Sinclar. J’aime beaucoup ses 2 premiers albums. Après, c’est moins ma came.

Lors de l’interview, j’ai trouvé qu’il était hyper sincère dans ses réponses. Love Generation était un titre spontané, fait dans un studio. Il veut toucher les DJ commerciaux, pour être joué dans les clubs commerciaux pour toucher un max de monde. Tout en étant honnête. Ça le rend touchant.

Un titre qui t’a mis une grosse claque au cours de ton projet ?
Un titre complétement underground : Cuartero de Dioneli. Je l’ai découvert lors d’un DJ-set de Carl Craig quand on tournait au Rex. Je ne sais pas qui c’est. Mais ça m’a traumatisé.
J’aime aussi Valentin Stip, un jeune mec inconnu. Il est assez fou et on a fait un épisode de la websérie sur lui. Il est capable de casser une branche dans la forêt de l’enregistrer avec son Iphone. A partir du son, il est capable de faire de la musique.

Il a une vision de la techno hyper poussée, proche de la transe.

Tu t’étais préparé à interviewer Jean-Michel Jarre ?
C’est justement en me documentant que je me suis rendu compte vraiment de son impact. Il est recordman des plus grands concerts dans le monde. On a parlé avec des Chinois pour des events là-bas et ils s’en souviennent comme le premier artiste a joué de la musique occidentale sous Mao.
Ensemble, on a beaucoup parlé de la jeune génération. Il a débuté à l’époque du GRM (Groupe de recherches musicales), de Pierre Henry, donc une autre sphère. Il a finalement été hyper bienveillant quand a débuté la French Touch.

Il adore la musique de Rone. On a beaucoup de points communs malgré la différence d’âge.

Quel artiste a le plus de références musicales parmi tous ceux que tu as rencontrés ?

Dans les jeunes artistes avec qui j’ai noué un rapport fort avec le projet : Superpoze. Il a une culture musicale incroyable en electro, house, hip-hop, rap, toutes sortes de niches et sous-niches, en jazz. Tout ça a nourri sa musique. Il a déjà fait 2 albums C’est aussi un super producteur de musique.

Celui qui a le plus d’humour ?
Jacques ! D’humour, de second degré…
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Le plus modeste ?

Rone dans les « jeunes ». Et Laurent Garnier. Il est d’une sincérité incroyable, surtout avec lui-même. Il vieillit mais son public a toujours le même âge. Il joue toujours devant des gens de 20 ans. Il continue de faire la musique qui lui plait mais quand ça ne marchera plus, il n’en fera pas une autre pour plaire.

Celui qui dort le moins ?
Ils ne sont pas nombreux à dormir beaucoup. Les tournées sont longues. Je dirai Jacques qui tourne pas mal ou Superpoze.
Celui qui fait des phrases trop longues, difficiles à couper en montage ?

Jean-Michel Jarre ou Bambounou. Je ne peux pas tout garder. 😉

Le plus classe ?

Philippe Cerboneschi de Cassius. Il est bogosse, bien sapé. Tous les détails sont maitrisés. Le studio est beau en plus.

Ça parle musique classique chez les artistes électro ?
Superpoze a étudié au conservatoire. Et Valentin Stipe était pianiste. Il a hésité à être concertiste. Il jouait 7-8 heures de piano par jour pendant une dizaine d’années. Il maîtrise !

FRENCH WAVES

documentaire, web-série et site immersif de Julian Strake associé au producteur Guillaume de la Boulaye
et tournée internationale avec masterclass, live et DJ Set

Rdv chaque jeudi pour un nouvel épisode de la websérie

Jeudi 23 février à partir de 21h
projection du documentaire au Grand Rex suivi de DJ sets au Rex Club !

Site officiel : french-waves.com
FB officiel : Frenchwavesexperience


BONUS !
Anecdote de tournage

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Le P’tit Monde de Renaud : sensible, drôle & toujours anticonformiste

Que vous soyez une jeune femme écoutant Renaud tous les matins en fumant dans votre cuisine ou un jeune homme pour qui Renaud c’est uniquement Mistral Gagnant, le spectacle Le P’tit Monde de Renaud au Théâtre du Palais Royal est fait pour vous. Explication !

Nathalie Robin

La genèse de ce spectacle c’est déjà une troupe, la Troupe du Phénix, une bande de potes rencontrés il y a longtemps désirant fuir les conditions habituelles de création afin de se retrouver dans une aventure humaine avec un réel échange entre le spectateur et l’artiste. Et ça se sent, la troupe s’éclate à jouer cette « pièce-concert-hommage » à Renaud.

Du coup, le spectateur se sent pris dans le jeu de ces comédiens motivés et se laisse porter. Nous plongeons dans l’univers de Renaud en retraçant de façon chronologique les rencontres et les chansons qui ont pu forger sa personnalité artistique. On retrouve les personnages cultes de ses chansons, Manu, Gérard Lambert, Pépette, la Doudou, Lucien,  le Beauf, la Teigne qui se donnent la réplique avec un humour vraiment fou.

Les scènes s’enchaînent avec des décors invraisemblables, une auto-tamponneuse, une HLM, un terrain vague… Les dialogues sont justes, subtils et fins. Le spectateur lambda n’y fait pas attention mais le Renaldien averti saura reconnaître ici et là les textes de Renaud non chantés. Ainsi, même votre chanson préférée est présente comme un clin d’œil !

En somme, cette bande de potes, c’est le portrait d’une génération qui rêve de changer la société. Des années 70 à aujourd’hui avec ses désillusions, ses convictions, ses révoltes et son optimisme sans nostalgie. Le but ici est de nous montrer qu’il existe encore et toujours l’espoir.

@ Anthony Klein

C’est un spectacle solaire avec tout ce qui est cher à Renaud et qu’il nous offre dans ses chansons : l’amitié, la révolte, les sentiments, la subversion, la tendresse, l’engagement et la sensibilité. Son arme est la poésie et nous sommes touchés.

Allez-y vite si vous voulez prendre une bouffée d’air frais, vous amuser et surtout rire car, après tout, comme le disait Herzen, «Le rire porte en lui quelque chose de révolutionnaire».

Merci Renaud !

by Jean-Philippe

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Le P’tit monde de Renaud

Livret de Jean-François Fontanel, Élise Roche, Guillaume Cramoisan
Chansons de Renaud Séchan
Mise en scène Élise Roche
Direction Musicale Fred Pallem
Chorégraphie Valérie Masset
Avec : Gérard Lambert, la Doudou, le Beauf, la pepette, Lucien, Manu, la Teigne

Jusqu’au 28 avril 2017

Jeudi, vendredi et samedi à 19h
Lundi à 20h30

Théâtre du Palais-Royal
38, rue de Montpensier
75001 PARIS

Tel : 01 42 97 59 76
mail : tpr@theatrepalaisroyal.com

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Saturday Night Fever : folie totale disco avec Fauve et Nicolas

Fauve Hautot a quitté ses petits panneaux de juge, Nicolas Archambault son Québec natal pour mettre la fièvre aux Parisiens-nes puis à toute la France avec Saturday Night Fever, le spectacle musical.
Ce jeudi, soir de première au Palais des Sports, le disco l’a emporté et le public s’est levé. On prédit une même ambiance chaque soir de l’année 2017.

Disco party tous les soirs

La Fièvre du Samedi Soir est le spectacle tant attendu qui va nous sortir de notre torpeur, nous faire oublier les Présidentielles.
L’histoire tient en deux lignes et est connue par un grand nombre de spectateurs-trices. L’intérêt du spectacle est à trouver du côté de la géniale troupe (danseurs, chanteurs), des numéros de danse et de la présence d’un éclat incroyable : Fauve ! 

Fauve : dancing queen

Autant l’entrée de Tony (Nicolas Archambault) est discrète, fond de scène, sans grand effet. Autant celle de Stéphanie (Fauve Hautot) imprime la rétine. L’écran géant s’ouvre et dans un nuage de fumée, la silhouette de la célèbre danseuse de #DALS apparaît.
Après, il sera tout simplement impossible de la lâcher des yeux. Même si certaines de ses tenues sont disco-kitschs, dès qu’elles sont en mouvement sur son corps, elles deviennent tout autres.
Le charme de Fauve, son talent et sa gentillesse – car c’est une vraie gentille à la différence de pas mal d’artistes – rayonnent d’un bout à l’autre du spectacle.
Son solo sur la boule à facettes est sexy à souhait. 

Nicolas : révélation made in Québec 

Nicolas Archambault est l’autre atout sex-appeal du show.
Les premiers rangs retiennent leur souffle quand le dieu de la scène se prépare à sortir. Les spectatrices des balcons regrettent de ne pas avoir de jumelles ou de ne pas avoir fait une folie et pris la première catégorie.
Parce que Nicolas n’a pas froid aux yeux, ni aux abdos. Il apparaît en slip noir avec une aisance irréprochable. Après les pecs d’Olivier Dion dans Les 3 Mousquetaires, place à ceux de Nicolas Archambault. Ils font déjà parlés d’eux sur les réseaux. 

Ambiance disco inventive 

Les bonnes idées ne manquent pas dans cette production.
La piste-scène est un formidable décor. Plateau en forme de vinyle qui tourne sur lui-même, écran géant, écran voile, avancées sur les côtés. Le show déborde littéralement de la scène.
La scénographie est astucieuse car elle n’isole pas Monty (Gwendal Marimoutou), le MC-conteur du spectacle
, ni les chanteurs qui ont une totale liberté de mouvement et ont une pleine aisance.
Les parents de Tony (Lionnel Astier et Agnès Boury) apparaissent sur grand écran et offrent de bons moments de rires.
Rajoutez à tout cela boules à facettes et puissants projecteurs, vous n’aurez plus qu’une envie c’est de vous lever de votre siège pour danser. C’est d’ailleurs ce qui vous sera proposé pendant l’entracte.

Saturday Night Fever c’est des numéros de danse enfiévrés, un rythme de ouf, des jeux de lumière disco, une troupe géniale & des chanteurs au top.

Bref, le début d’une success story, totalement immanquable, à Paris et dans toute la France !

Saturday Night Fever, le spectacle musical

mise en scène : Stéphane Jarny
Scénographie : Stéphane Roy
avec Fauve Hautot, Nicolas Archambault, Gwendal Marimoutou, Fanny Fourquez, Vinicius Timmerman, Stephan Rizon Nevedya, Flo Malley, Julien Lamassonne…

jusqu’au 30 avril 2017

au Palais des Sports, Dôme de Paris
34 Boulevard Victor
75015 Paris

jeudi, vendredi, dimanche à 20h
samedi à 20h30
matinées : samedi et dimanche à 15h

et en tournée dans toute la France à partir du 13 mai 2017 : Épernay, Amneville, Amiens, Lille, Dijon, Orléans, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Lyon, Nice, Montpellier, Albertville, Limoges, Caen…

 

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