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L’Amérique sans filtre et dansante de Natalie Prass

C’est une femme de caractère que nous découvrons ce mardi. En effet, alors que son album était terminé, l’élection de Donald Trump vient bousculer l’agenda des pensées de Natalie Prass.
Cherchant à comprendre comment son pays avait pu en arriver là et s’interrogeant sur ce que pourrait être son (l’)avenir, l’artiste se met donc à réécrire son album. En ressort alors une réflexion sur la place des femmes dans la société et l’industrie de la musique, le féminisme, l’empowerment à l’ère Trump.

C’est le fruit de ses observations, The Future and The Past, qu’elle vient nos livrer en live.

Natalie Prass

Scintillante et enivrante

Telle une majorette fraîchement débarquée du Magicien d’Oz, Natalie grimpe sur la scène du Café de la Danse, accompagnée de ses quatre musiciens.

Le ton de l’album étant provocateur et politique, on s’attendait à des musiques graves. C’était mal connaître la sensibilité et le positivisme de la chanteuse et compositrice américaine.
Dès les premières notes, la musique se fait festive, enivrante, groovy, pop, jazzy.
C’est tout un art de transformer des sujets graves en chansons feel good qui nous donne une seule envie : danser. Cette façon de rassembler grâce à sa musique, on le ressent parfaitement sur des titres comme Sisters, un appel à l’entraide féminine, une véritable ôde à la sororité, ou encore sur The Fire qui creuse la noirceur d’une romance perdue.

Natalie Prass

En dehors de sonorités jazz, on sent une influence parfaite des 90’s, un brin RnB, comme sur l’entêtant Never Too Late ou le dansant Ain’t Nobody.

Le temps file et c’est déjà le temps pour Natalie Prass de remercier chaleureusement Paris. Mais elle nous laisse tout de même avec une pensée rassurante : l’Amérique post-Trump nous réserve sûrement encore de belles surprises artistiques.

by Sarah 

Natalie Prass

Natalie Prass
album The Future and The Past
(ATO Records / Pias France)

site officiel : natalieprass.com

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Mariah Carey : Noël féerique à Paris avec All I want for Christmas is you

La perspective d’aller voir un concert de Mariah Carey nous plonge dans nos souvenirs d’adolescent. Mais si en plus on y associe Noël, on retombe carrément en enfance.
La diva aux 200 millions d’albums vendus est de retour en ce début du mois de décembre pour son show iconique All I want for Christmas is You, un carton outre-Atlantique qui méritait bien une deuxième édition en France.

Mariah Carey

C’est devant l’Accorhotels Arena assis et quasiment complet que le rideau rouge dévoile un décor féerique : sapin immense, cadeaux gigantesques, des musiciens et des choristes en costumes immaculés, et au milieu, Mariah, dans une imposante robe blanche ornée d’ailes d’ange, cheveux tombant en cascade sur ses épaules. Le véritable rêve de princesse de toutes les petites filles.

Mariah Carey

 

Un show de Noël à l’américaine

Les tableaux délicieusement kitschs s’enchaînent au rythme des changements de tenues de Mariah. Dans un esprit très “show à l’américaine”, la chanteuse est tantôt rejointe par des danseurs ou des enfants, même sa fille déguisée en rennes, vient lui donner la réplique.

Mariah nous offre ses plus belles interprétations des classiques de Noël telle Joy to the World ou Holy Night. Elle ravit également son public en chantant ses hits Hero et We belong together ainsi qu’avec une nouvelle chanson The distance, extraite de son dernier
album Caution.

Mariah Carey

Au bout d’une heure et demi, Paris est conquis. La fin du show est proche, mais tout le monde sait qu’il reste le fameux All I want for Christmas is you. La scène se vide. L’Accorhotels Arena résonne des applaudissements de la foule. Et voilà que se dessine le tableau final : le Père Noël, les danseurs, les musiciens, les choristes, tout le monde danse et virevolte autour d’une Mariah Carey éblouissante dans un costume scintillant. C’est la dernière chanson, on donne tout. Dans un final enneigé, elle s’échappe.
Les lumières se rallument, chacun repart emplit de joie et chantonnant.
C’était définitivement la dose de “feel good” qu’il nous fallait en ce mois de décembre pluvieux.

by Sarah 

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La Goulue magistralement incarnée par Delphine Grandsart

Elle a été croquée par l’un des plus grands artistes du XIXe siècle, Toulouse-Lautrec. Elle a eu une vie aussi folle que dure, un tempérament enflammé et un cœur écorché.
Delphine Grandsart nous fait rencontrer une femme, artiste de scène, allumeuse, provocante : Louise Weber dite La Goulue.
La comédienne a chaque parcelle de son corps habitée par cette personnalité d’un autre siècle. Fascinant !

Louise Weber

La salle voûtée avec pierres apparentes de l’Essaïon Théâtre se prête idéalement à l’évocation de la vie de La Goulue.
Le spectacle débute par la fin, la misère, l’oubli, la vieillesse de ce personnage incontournable de la vie de Montmartre. Une figure effacée qui apparaît dans une sorte de clair-obscur, la voix éraillée, mais l’esprit toujours aussi vif.
Et l’on remonte le temps avec La Goulue brillamment incarnée par Delphine Grandsart qui pousse aussi la chanson, accompagnée à l’accordéon.

Les changements d’époque sont fluides, on comprend vite les fêlures, les douces illusions mais aussi le force qui irriguaient le corps entier de La Goulue.

On se laisse emporter dans cette évocation intense et rythmée de la vie d’une artiste, d’une muse qui a brillé et que Paris ne peut oublier.
Un portrait aussi touchant, joyeux qu’original.

Delphine Grandsart a reçu le Prix de la meilleure interprète féminine aux Trophées de la Comédie Musicale 2018.

Louise Weber

Louise Weber dite La Goulue

un spectacle musical avec Delphine Grandsart
avec Matthieu Michard à l’accordéon
auteure : Delphine Gustau

à l’Essaïon Théâtre
6, rue Pierre au Lard
75004 Paris

les vendredis et samedis à 21h30

du 9 novembre au 19 janvier 2019

Prolongations pour cause de succès :
du 1er février au 30 mars les vendredi et samedi à 21h30
du 15 avril au 25 juin les lundi et mardi à 21h30

FB officiel du spectacle : louiseweberditelagoulue

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Bastian Baker en interview : on a parlé nouvel album, Nashville & tournée mondiale

Bastian Baker a fait une halte à Paris pour la promo de son 4e album. En pleine tournée mondiale en première partie de Shania Twain, le chanteur suisse assure aussi bien en sourires qu’anecdotes autour de ses nouveaux titres dont certains ont été conçus à Nashville avec un célèbre producteur américain.
L’ancien hockeyeur n’a pas fini de surprendre.
Il sera en concert le 18 mars 2019 à la Maroquinerie. 

INTERVIEW 

Bastian Baker

USP : Où a été écrite Stay ? Quelle est l’histoire de cette chanson ?

Bastian Baker : Stay, c’est une chanson qui m’a pris le plus de temps à écrire de ma vie. Elle m’a pris trois ans.

Quand même !

Parce que ce n’était pas Stay quand j’ai commencé à l’écrire.
J’étais dans les rues de Melbourne. J’écris souvent des mélodies en me baladant, en marchant. J’ai des mélodies qui me viennent en tête et je les enregistre sur dictaphone. J’avais commencé avec « nana ni na na nana…« . Et j’ai un bout de texte qui a germé et il resté dans mon téléphone. Puis j’ai terminé la chanson l’année dernière à New York avec Vlad Holiday.

Je suis arrivé chez lui en studio le matin et lui ai dit : « j’ai ce truc que j’ai fait il y a trois ans à Melbourne ». Je lui ai chanté et il a trouvé que c’était vraiment cool. Du coup, on a commencé à bosser sur ça. Dans le couplet, ça parlait justement de ce côté de la balade dans la ville avec les lumières, un côté un peu vide que tu peux ressentir dans certaines villes.

C’est une chanson qui a voyagé de Melbourne à New York ! 

Du coup, on a on s’est inspiré de ma soirée que je venais de passer à New York. Et un peu de ce côté très éphémère de la vie de tournée, du fait que parfois t’aimerais bien rester un peu plus longtemps.
C’est comme ça que Stay est née.

Au fur et à mesure qu’on l’écrivait, j’enregistrais. Ça se passait super bien, je faisais une prise et puis on doublait. Finalement quand on est retourné en studio quelques mois plus tard pour essayer une version plus pro, ça ne sonnait pas mieux. Du coup, on a gardé les premières prises parce qu’il y a un côté assez nonchalant que j’ai rarement. C’est ça qui la rend un peu différente.

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Tu rentres de tournée avec Shania Twain. Que retiens-tu de ces dates aux States ?

Il n’y a pas forcément de leçon à retenir parce que je n’ai pas l’impression d’avoir découvert quelque chose de forcément nouveau. J’ai quand même beaucoup tourné. Mais c’est vrai que là c’est d’autres dimensions. C’est une centaine de personnes sur la tournée. C’est dans le top 5 des plus grandes tournées de l’année avec Timberlake, Taylor Swift, Beyoncé, Jay-Z et Def Leppard. Et pour Shania Twain, c’est pour une tournée come back. Tu te rends compte de la légende que c’est. Je pense que ce que j’ai le plus appris avec elle c’est vraiment la relation aux fans. Elle prend le temps de faire monter des gens sur scène, de discuter même, malgré le fait que c’est une grosse production. Parce que pour des plus petits concerts c’est assez commun d’avoir des gens sur scène.

Surtout que c’est hyper millimétré les shows américains !

Super millimétré ! C’est vraiment à la seconde. Mais elle arrive à rendre ça quand même spontané. Je pense que c’est un objectif quand tu fais une tournée pareille : arriver à avoir ce côté millimétré mais en même temps le facteur humain qui reste hyper présent.

Et donc tu vas intégrer ça dans ta tournée ?

Oui ! Il y a beaucoup de choses que Shania Twain fait sur sa tournée dont je vais m’inspirer quand même.
Mais dans chaque concert que je vais voir, je suis le mec dans le public qui est plutôt les bras croisés en train de regarder ce qu’il se passe. J’ai découvert plein de trucs. Et parfois des trucs super simples. Je me souviens avoir vu Green Day au Montreux Jazz Festival. Les mecs faisaient des sauts… ils décollaient !
Mais ce n’est pas possible qu’ils sautent aussi haut. En fait, derrière leurs retours, ils cachaient des petits mini-trampolines. Ils sautaient dessus.
Du coup, ça donne une élévation. J’ai fait ça sur toutes mes tournées. Et chaque fois que des gens voient des photos de moi en train de sauter, ils disent « Mais c’est un truc de fou ! Il faut que tu fasses l’athlétisme ! »

Qu’est-ce qu’il reste du hockeyeur en toi ? Que retiens-tu de ta pratique hockey pour ta carrière musicale ?

Bastian Baker : Bien sûr ! Je pense que c’est même une partie hyper importante. Il me reste la discipline et la motivation et aussi l’esprit de camaraderie. Ce côté très bon gars que le hockey a finalement. Et puis une notion de travail que tous les artistes n’ont pas forcément.
Se dire : « On sait ce qu’il faut pour arriver à tel ou tel succès et on va le faire« . J’ai encore des contacts avec pas mal de monde dans ce milieu, plein de potes qui jouent. Du coup, je vais vraiment voir les matchs avec plaisir.
C’était assez spécial pendant la tournée avec Shania parce que l’on jouait dans quasiment toutes les arénas de hockey et c’était assez génial pour moi. C’était un peu comme le parfait équilibre. 😉

Bastian Baker

Les critiques peuvent te blesser ?

Non absolument pas. Je pense que c’est probablement une de mes forces. Et même si quelqu’un de proche qui critique, ça ne me touchera pas forcément. Moi j’aime plutôt ce qui construit plutôt que ce qui détruit. Mais si c’est constructif, pourquoi pas… Après j’ai eu beaucoup de chance aussi, je pense que dans ma vie, j’ai lu trois commentaires négatifs sur Instagram. Je n’ai pas de haters, de fous furieux dont le but est de détruire ma vie. J’ai la chance de ne pas avoir tous ces côtés un peu négatifs que la musique véhicule parfois.

Pourquoi avoir sollicité Jacquire King pour cet album ? Qu’espéraitu qu’il t’apporte ?

Jacquire King estune légende. C’est un producteur vraiment reconnu. Il bosse avec des artistes que j’adore, j’admire et j’apprécie : King of Leon, James Bay, Of Monsters and Men. Il a bosé sur le prochain Shawn Mendes et aussi avec James Bay. Son album, surtout la section rythmique qu’il a mis en place, est un truc qui m’a beaucoup touché. D’ailleurs, c’est le même batteur que pour James Bay qui joue sur les trois titres que j’ai produit avec Jacquire King.
C’est aussi par Shania Twain que je l’ai rencontré. Après j’y avais été un peu au culot.

Comment ?

On a eu un rendez-vous un matin, j’ai pris ma guitare, je lui ai joué des titres et je lui ai dit « Je veux bosser avec toi ! » Au début, on devait faire un titre. Finalement, il a vraiment bien aimé la vibe. On en a fait trois. Et puis, ça reste une expérience assez spéciale, assez unique.
Il y a beaucoup d’idées, de créativité, une manière de bosser vraiment très précises, bien à lui. Et donc c’était aussi la première fois que je me mettais un peu en recul. Parce que d’habitude, c’est moi qui produis.
Et ce qui totalement inhabituel pour moi : c’est de passer dix jours en studio pour enregistrer trois titres. En général, je passe dix jours en studio pour en enregistrer douze !

Quels titres avez-vous faits ensemble ?

Love on Fire, Down et Time. Je lui avais envoyé une sélection d’une soixantaine de chansons, et c’est les trois titres qu’il a sélectionnés. Ceux sur lesquels il a senti qu’il voulait bosser en fait.

Est-ce que Nashville a des vibes différentes d’une autre ville pour faire de la musique ? Ou c’est juste un décor avec des fantômes illustres ?

La vibe est un peu régie par la population. Il n’y a que des songwriters,des producteurs donc une sorte de centre de créativité absolument fou. Ici, n’importe quel mec avec qui tu vas bosser te dira qu’il a bossé sur Pink, Lady Gaga ou un truc de country qui marche.
C’est vrai qu’il y a vraiment un réservoir de talents assez fou qui te donne la possibilité, au quotidien, d’écrire des belles choses.
A Nashville, chaque jour, j’avais différentes cessions d’écriture. C’est génial parce que tu commences, tu ne sais pas où tu vas, tu trouves que c’est cool et finalement tu te perds. Tu arrives à la fin, tu as écrit une chanson et tu trouves que c’est la meilleure chanson que tu aies écrite de ta vie. T’es obligé sinon, ça ne sert à rien de l’écrire.
Tu peux le faire tous les jours si tu veux. Et c’est cette offre qui fait de Nashville la capitale de la musique.

Sinon, niveau personnel aussi, j’ai un de mes meilleurs potes qui joue au hockey dans cette ville : Roman Josi, un suisse. Il est le capitaine de l’équipe de Nashville. Du coup, mes journées se résument en : j’écris des chansons la journée, ensuite je vais voir un match de hockey. Je vais bouffer dans un bon restaurant et je vais boire des coups jusqu’à 3h du mat’. Et je recommence le lendemain. Donc c’est assez idéal. Mais faut pas rester trop longtemps. 😉

Quelle est la chanson la plus ambitieuse de l’album, celle qui a demandé le plus de travail, le plus d’arrangements ?

Down est clairement une chanson qui a nécessité beaucoup d’arrangements, où on s’est posé beaucoup de questions.
Un jour en studio, il y avait vraiment de gros doutes.
Finalement Down est la chanson préférée de chaque musicien à qui je fais écouter l’album. Dans les arrangements, dans la dynamique, il y a un truc qui séduit. 

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Quel est l’endroit le plus surprenant où a pu être composé ou écrite une chanson ? 

Bastian Baker : Un lieu qui sort de l’ordinaire, c’est pour la chanson Six. J’étais à l’aéroport de Miami, dans la salle d’attente. Et le vol a été décalé d’une demi-heure parce qu’un des pneus avait crevé. Et c’est dans cette demi-heure là que j’ai écrit le texte. C’était un rush. J’ai écrit Day one, day two, day three. Il y avait un côté très méthodique et d’angoisse. Si l’avion n’avait pas eu de problème, il n’y aurait pas eu de chanson ! 🙂

J’ai bien aimé aussi So Low. Quelle est son histoire ?

A la base de cette chanson, il y a la relation que j’ai eue il y a quelque temps avec une actrice qui était passablement plus âgée que moi. Et un peu mon opposé. C’est à dire que j’aime bien boire un coup, elle ne buvait pas. Je suis très actif, nature… elle aimait plutôt rester à la maison pour lire un livre. On était vraiment super différents. Mais il y avait quand même cette attirance du côté extrême de l’un et de l’autre. Et c’est comme ça que j’ai commencé à écrire les couplets : « I fell in love with you, stil don’t know why. We’re total opposite… » C’était basé sur de nombreuses parties de cette courte relation que j’ai eue. Ça n’a quand même pas marché à la fin. 😉

Est-ce que tu vas lui envoyer le titre ?

A chaque fois que j’ai écrit des chansons grâce à des relations, j’ai envoyé la chanson à la personne.

Et son retour ?

Ca fait six mois qu’on ne parle plus. 🙂
En l’occurrence, elle l’aime beaucoup mais elle a une autre chanson préférée : Light & easy. Elle adore cette chanson !

Interview by Alexandre 
Photos by Emmanuel 

Bastian Baker

Bastian Baker
nouvel album éponyme
(Roy Music / Phonag Records

Concert le 18 mars 2019 à La Maroquinerie, Paris 

site officiel : bastianbaker.com

 

#CONCOURS 

Des albums dédicacés de Bastian Baker sont à gagner ici !!

Pour jouer, il suffit de remplir le questionnaire en ligne.
Fingers crossed!

Concours Bastian Baker
Sending
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Cabaret Madame Arthur : nos folles nuits parisiennes !

Le Cabaret de Madame Arthur c’est la folie de Pigalle comme on l’aime. C’est la tradition du travestissement en version culte, live et connectée à Insta.
Monsieur K, Charly Voodoo, Corrine, Morian, Patachtouille, Vaslav de Folleterre, Martin Poppins… sont des créatures de la nuit aussi farfelues, délurées que géniales et glamour.

Notre première fois chez Madame Arthur reste incontestablement inoubliable ! Depuis, on y retourne avec allégresse, pour l’ambiance, l’inattendu et le charme certain de ces personnages hors normes.

Toutes les occasions sont bonnes pour s’encanailler chez Madame Arthur : une dépression en solitaire, un ennui collectif, une envie de fantaisie, un besoin d’inspiration, de légèreté, de folie.
Le programme est différent d’un soir à l’autre, selon les artistes sur scène et en salle, le choix de chansons, les réactions du public.
Tout dérapage est possible et forcément grandiose !

Madame Arthur Madame Arthur Madame Arthur

Madame Arthur chante en français ! 

L’unique mot d’ordre : un répertoire 100 % français. Le choix est large : de Brigitte Fontaine à Camille Sain- Saëns, Higelin, Barbara, Bashung en passant par Diterzi, Daho, Trust et la Reine des Neiges. Les surprises sont légions : costumes, perruques, maquillage, interprétations, accessoires, guests…

Ces créatures de la nuit sont provocantes, sexy en talons hauts, string ou jockstrap, glamour avec leur bustier, plumes, paillettes dans la barbe, fard sur les paupières.
Elles sont toutes photogéniques en diable. Chacune a son charme et peut nous faire dresser les poils de tout le corps avec une simple chanson.
Comme Corrine qui reprend magnifiquement Le Courage des oiseaux de Dominique A, Patachtouille, Champagne d’Higelin, Morian qui cherche un millionnaire ou qui a « tout mangé le chocolat. »

On renoue avec des chansons beaucoup moins connues aussi et ça fait du bien.

Madame ArthurMadame Arthur

Des séquences inoubliables

Et puis, il y a des scènes cocasses qui échappent aux smartphones.
Le visage de Jacques Gamblin dans le fessier de Martin Poppins. Le talon ultra fin de Morian calé dans l’entre-jambes d’Emmanuel de la team UsofParis – juste remerciement après avoir noué le corset de l’artiste avant son entrée en scène.
Ou encore la même Morian versant un seau à champagne entier sur un spectateur consentant du premier rang.
Ou encore Melody Gardot émue de rencontrer Bambi tout juste descendue de scène à plus de 80 ans.

BONUS : Madame Arthur aime l’effeuillage !
La preuve avec le Divan Japonais. Une soirée folle avec numéros de strips délurés (Kiki Béguin qui réalise un dessert sur scène), chauds comme la braise (Pierre Louis qui danse, tournoie, virevolte), coquins (Colette Collerette et subjuguants (Sucre d’Orge ou Soa de Muse).

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Madame Arthur Madame Arthur

Cabaret Madame Arthur / Divan du Monde
75 bis, rue des Martyrs
75018 PARIS

les jeudi, vendredi et samedi à partir de 20h
Spectacle à 21h et 23h
Club en français à partir de minuit

Chaque semaine la troupe de Madame Arthur chante… un artiste célèbre ou une thématique 3 soirs de suite.
Céline Dion, Mylène Farmer, France Gall, Jean-Jacques Goldman, les comédies musicales, les chansons de film…

Ne manquez pas les soirées effeuillages nommées Divan Japonais

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Le groupe Minuit sort Vertigo : la chaleur en plein automne

Ce mercredi, on se presse pour découvrir Vertigo, le premier album du groupe MINUIT, qui joue à domicile au Bus Palladium.
En 2015, on avait pris une claque avec son EP, à grands coups de Flash. Aujourd’hui, on s’attend donc à tout mais surtout au meilleur de la part des dignes héritiers des Rita (on tentera d’arrêter là toute comparaison).

Minuit Minuit

Les membres de Minuit affichent directement ses objectifs : nous enivrer avec leur cocktail éponyme, nous divertir grâce à un personnage haut en couleur et surtout nous faire danser. On est en pleine semaine, on n’était pas prêt pour autant de folie.

Et voilà que la bande apparaît sur scène, portée par Simone Ringer et son allure toujours très seventies parisienne entourée de ses boys : Raoul Chichin, Joseph Delmas, Klem Aubert. 

Minuit

La chaleur monte rapidement alors que défilent les titres de ce Vertigo : c’est du funk, c’est du rock, c’est de l’électro, c’est du chant… On se laisse complètement happer par les riffs de guitare et le déhanché de Simone. La chaleur monte et on est à bloc sur le titre Paris Tropicale. On tombe en amour sur Le Goût du Sel, on fuit avec Exil, bref on adore Vertigo !

Le live termine en fureur avec deux reprises aussi inattendues que savoureuses : DR. Beat des Miami Sound Machine et You Should Be Dancing des Bee Gees. Clap de fin.

Il est bientôt minuit et on n’a qu’une envie, faire la fête jusqu’au bout de la nuit.

On réaffirme notre amour pour Minuit, Simone, Raoul, Joseph et Klem. Si vous ne les connaissez pas encore, vous avez 12 titres pour le faire et 0 excuse !

report by Sarah
Photos by Joan

Minuit

MINUIT
1er album Vertigo

(Because)

en concert le 20 novembre à La Cigale, Paris

et en tournée en France : Rennes, Nancy, Toulouse, Lyon… 

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Pitchfork Paris 2018 : CHVRCHES, Blood Orange, Bagarre lives effrénés

Pitchfork Music Festival Paris 2018 !
Vendredi incroyable à la Grande Halle de la Villette avec 10 lives, 10 univers musicaux bien distincts, autant que de styles vestimentaires aussi bien côté artistes que côté festivaliers. Ça parle pas mal anglais dans le public du Pitchfork, c’est génialement dépaysant ! 

Belles têtes d’affiche pour ce Pitchfork Paris 2018 avec Bagarre, CHVRCHES et Dev Hynes alias Blood Orange !
Et des révélations qui assurent : Dream Wife, Car Seat Headrest, Lewis OfMan, Boy Pablo…

Pitchfork Paris

Pitchfork Paris

Bagarre : on jouit ensemble ! 

Jouissance est le mot juste. Ce groupe métissé est d’une incroyable fougue. Le pouvoir hypnotique de sa musique fait soulever les pieds du sol.
Le gouffre est aussi génial en live qu’en solo sous sa douche.
Bagarre c’est un peu Arcade Fire en jogging. Les membres du groupe comme les canadiens changent d’instrument, se succèdent en leader vocal. Chacun a son voix et son charisme sans déstabiliser l’équilibre du set.
Fin de concert en mode « j’encule ton père » ta mère » est has been), une guitare démembrée et une batterie démontée.

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CHVRCHES : tout pour Lauren 

Le charme de Lauren Mayberry est imparable. A tel point que j’ai oublié involontairement de shooter les autres membres du groupe CHVRCHES. Honteux ! 😉
Je me suis laissé emporter, charmer par son jeu de scène, sa voix impossible à imiter.
Les garçons et les filles autour de moi qui connaissent les chansons préfèrent chanter en play-back tant le timbre de Lauren est particulier.
Les nouveaux titres Graffiti, Miracle sont aussi efficaces que les airs connus.
On peut juste regretter que les versions live soient des copier-coller des versions album. J’aurais aimé être surpris.

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Blood Orange : il faut le voir pour comprendre 

Dev Hynes alias Blood Orange est un artiste assez fascinant à observer. Il est capable de prendre la guitare pour 2 accords et de la reposer, se mettre au piano à queue pour terminer une chanson.
Et sa balader avec 2 bandanas à la main alors qu’il en a déjà un noué sur la tête. Il a joué avec tout le long du concert. Je pensais innocemment qu’il les jetterait à ses fans dès le premier titre.
Musicalement c’est étrange aussi. Il n’est pas évident d’adhérer quand on ne l’a jamais entendu avant. Il y a une sorte d’abstraction étrange. Difficile de repérer dans les premiers titres du set des refrains accrocheurs que l’on pourrait répéter en chœur. Il n’en reste que son live est à voir.

Dernière source de fascination : son compte Instagram. 25 publications et déjà 309 K followers. Total respect !

Juste avant Pitchfork Paris 2018 a accueilli des révélations à gogo, petit tour des sons du moment : 

Pitchfork Paris

Boy Pablo : la fraicheur adolescente 

Ça rappelle une amourette de vacances en mode ado. On n’est pas très beau mais joyeux comme des petits génies pensant qu’on est les seuls à vivre et à faire ce que l’on fait. Bien sûr il y en a plein d’autres qui font pareil.
Boy Pablo ne réinvente pas la pop acidulé mais il n’en est pas moins attachant.

Pitchfork Paris 2018

Tirzah, la discrète 

Long sweat, bas de survet’. Comme une impression que Tirzah aurait pu sauter du lit et filer direct sur scène. Son entrain et son charisme ne sont pas ses qualités premières. Sa voix captive fort heureusement au-delà de toute nonchalance.
Le titre All I want is you est trippant, This is your devotion emporte dans une rythmique lancinante. Hâte de la voir prendre de l’assurance.

Pitchfork Paris 2018

Pitchfork Paris

Dream Wife : les audacieuses de Brighton 

Un trio d’adorables bad girls venu de Brighton qui envoie un rock pulsé à donf.
Dream Wife, c’est énergique. Le bas résille sous le shorty de sport génialement décalé.
Ces filles savent laisser un souvenir impérissable de leur live, la preuve avec ce concert court mais intense au Pitchfork Paris 2018 qui se termine par un« Big fuck to gender norms! »

Lewis OfMan : il a tout d’un grand 

Il ne faut pas se tromper. Lewis OfMan est bien français malgré ce nom de scène très anglo-saxon. T-shirt blanc, bas de survet’ rouge, le DJ juvénile se la joue à la cool pour un set guilleret, romantique et love love à souhait.
Y’a un peu de guimauve dans l’electro, du Cerrone version meilleur poto, voire David Guetta qui aurait la petite vingtaine galvanisant les foules. Les fans connaissent les paroles par cœur de Je pense à toi et Plein de bisous.
Et là franchement, ça m’arrive très rarement, mais je me suis senti vieux.

PItchfork Paris 2018Pitchfork Paris 2018

Car Seat Headrest 

Un côté Beck dans la voix de Will Toledo et de The Horrors aussi avec moins de style. Le bas de pantalon tout mou idéal pour une séance de yoga, c’est moyennement classe.
On lui préfèrera le charisme plus avenant du guitariste aux cheveux blonds bouclés ou d’Andrew Katz le batteur avec son serre-tête éponge de tennisman.
Le rock des Américains de Car Seat Headrest emportent la mise, surprend et donne envie d’en écouter plus.Pitchfork Paris 2018Pitchfork Paris 2018

Chromeo

Nos « cousins du Canada » assurent le show à deux avec force de faisceaux lumineux, d’electro-clubbing et de bidouillages vocaux. Les jambes qui portent leur platine sont sexy et lumineuses. Dave 1 est le bogosse de ces dames, gendre idéal, ligne parfaite. Alors que Pee Thugg est l’ourson déconneur qui fait des tresses à sa barbe et qui est capable d’émoustiller les amoureux.ses de torse poilu.

Pitchfork Paris 2018 n’est pas fini! 
Ce samedi, un plateau de 11 lives t’attend pour réussir ton week-end. 

Site officiel : pitchforkmusicfestival.fr

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RADIO ELVIS en interview : on a parlé Ces garçons-là, tournée, New York…

Aussitôt terminé sa première tournée, Radio Elvis est reparti à l’écriture, renforcé par l’énergie du live et des plus de 250 concerts.
Le nouvel album Ces garçons-là est un écrin magnifique réunissant 11 titres virtuoses.
L’ensemble est porté par la poésie de Pierre Guénard et les compositions avec ses deux compagnons de route Manu Ralambo et Colin Russeil.
J’ai déjà le coeur accroché à New York, Prières perdues et La Sueurs et le sang

Interview Radio Elvis 

Radio Elvis
selfie exclu pour UsofParis

UsofParis : Que retenez-vous de la première tournée de Radio Elvis ?

Pierre Guénard : En 250 dates, on a appris à se connaître ! Colin, le batteur, et moi, on se connaissait déjà. On a fait le premier EP ensemble. Manu est arrivé sur la fin de l’enregistrement.
Dans un bus 9 places, ça crée des liens (ça peut aussi les défaire). D’ailleurs, ça a fait les deux. 😉
Au début, on n’avait pas les mêmes références, on s’est fait écouter des choses.
Et pour le deuxième album, on s’est rendu compte que l’on avait les mêmes envies, le même vocabulaire pour parler musique. C’est important d’avoir les mêmes mots pour parler d’un son.
C’est quand même très abstrait.
C’était ma première expérience de tournée, je découvrais tout. J’ai appris mon métier.

Vous avez fait de belles scènes ! 

Manu Ralambo : Le plus bel exemple : on jouait dans un joli théâtre de verdure au bord de la mer et le lendemain on se retrouvait dans une église à l’autre bout de la France.
Après la grande scène des Francos, on jouait quelques jours plus tard dans un champ, sur des tapis.
Pierre : On a fait une tournée de villages où on montait la scène tous les jours !
Ça nous appris à gérer notre stress et surtout à savoir ce qui était important sur scène. On a eu toutes les galères possibles en concert. Et en fait, on s’en sort toujours ! 🙂
Faire un mauvais concert, ce n’est pas possible ! Notre métier,  c’est de savoir gérer les imprévus.
Manu : On trépigne là. On a envie de retrouver la route.

Un groupe, c’est un peu un couple. Quel type de couple êtes-vous ? 

Pierre : On est un couple apaisé. Il y a eu des moments de tension même pendant la tournée. Il y a eu tout un automne compliqué entre nous. On galérait dans nos vies et aussi sur scène et on avait beaucoup de pression, avant la Cigale.
Nous avions 40 dates en trois mois. Et après la Cigale, ça nous a libérés. En fait, on est un couple organisé. Dans la gestion du groupe, chacun a vite trouvé sa place. Je m’occupe du RP, des médias, de l’image. Colin et Manu, plus de la partie technique. En plus, on trouve maintenant chacun notre place artistiquement, ce qui n’est pas forcément évident.

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J’ai eu l’impression d’une énergie live en écoutant certains titres.

Pierre : L’album dégage plus de live car nous avons appris à jouer ensemble. On s’est plus lâché sur ce disque. On joue mieux depuis le premier, on a de meilleurs instruments et ça compte. Et on a enregistré sur bande. Au final, on a plus confiance en nous.

Prières perdues est un titre très fort !

Manu : Pour ce titre et La sueur et le sang, on s’est dit faut qu’on les fasse de A à Z sans rien couper. Jouer live.
Pierre : C’est une prise totale. On a fait venir un pianiste exprès en studio, Nicolas Subrechicot (le pianiste de Lou Doillon). Il a enregistré aussi New York, plusieurs titres. On voulait jouer en live. Donc on devait être quatre.

Pierre : Quelques titres de l’album n’ont pas été écrits en tournée, mais les premières phrases ont été écrites pendant, comme 23 minutes.
J’ai repris des vieux carnets.
J’ai commencé à écrire en octobre 2017 et on a commencé à enregistré en mars 2018, en 10 jours. On a tout composé en 6 mois. Il fallait vraiment qu’on s’arrête. Et que l’on joue pour nous.
Il y avait une urgence à dire les choses, sans trop réfléchir, se laisser aller dans la spontanéité et dans la confiance.
C’est très laborieux l’écriture des textes pour moi. Je réécris beaucoup. J’ai parfois un carnet entier pour une seule chanson.

Quelle est l’origine de Prières perdues et Fini fini fini ?

Pierre : Ce sont deux textes qui sont apparus en même temps, le 13 novembre 2015, le jour des attentats et le jour d’enterrement de mon grand-père. Sur la route pour rejoindre le groupe après l’enterrement pour un concert, j’ai écrit Fini fini fini. Et le soir, on dînait ensemble et on apprenait les nouvelles. J’ai commencé à écrire Prières perdues dans la chambre.
C’était aussi l’anniversaire de ma soeur. C’était très éclaté émotionnellement.
Et la vie en France a vraiment changé à partir de ce jour-là.

Le titre New York a-t-il été écrit sur place ?

Pierre : La grille d’accord s’est faite en tournée. On écoutait pas mal Kevin Morby. Cette grille d’accord m’évoquait ce musicien.
On faisait une session de défrichage dans les Landes, au Manoir de Léon, en studio. C’est le premier titre que l’on a commencé à travailler avec Fini Fini Fini.
On était hyper enthousiastes. Mais j’ai mis un an à trouver les paroles.
Ça nous évoquait tous New York parce qu’il y avait ce piano à la Mickael Nyman.
Une atmosphère un peu briques, des films de Spike Jonze, Arcade Fire, MGMT.
L’ambition pour cette chanson était d’en faire notre Ultra Moderne Solitude à nous. On adore cette chanson de Souchon, elle est magnifique. Ça m’a d’ailleurs empêché d’écrire car je trouvais toujours moins bien que l’original.
Mathieu Lescop m’a aidé à écrire les refrains.

New York s’épuise, la musique ça épuise ?

Manu : Oui ! Je me souviens quand on s’est dit qu’on allait commencer à composer.  Se mettre au piano, à la guitare, puiser, chercher. C’est de l’énergie !
Pierre : C’est une charge mentale dense, quand on entre en studio. Ne rien oublier de ce qu’on s’est dit, de ce qu’on a projeté.
On avait pas mal pris de notes, Manu aussi.
Quand j’ai fini mes voix, j’ai cru que j’allais faire une dépression. Parce que la pression, les contraintes. On n’a pas de studio à vie.

Un accident heureux pour ce nouvel album ? 

Pierre : Le publison ! 🙂
Manu : On a enregistré dans un studio des années 90 où Noir Désir a enregistré l’album 666.667 Club. Il y avait une machine électro qui déconnait. Et notre ingé son s’est amusé avec « cette panne » pour faire des effets. Au final, il l’a mis quasiment partout.
Pierre : Ce qui est heureux aussi c’est que l’on a fait avec les éléments qu’il y avait sur place : le piano à queue, rhodes bass comme The Doors, ça a donné la direction première de l’album.
Denis Barthe, le batteur de Noir Désir, nous a prêté aussi le synthé Juno 106 avec tous les réglages de Des visages, des figures. J’étais subjugué.
Ça a participé à la magie de l’enregistrement.

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Quel homme êtes-vous ?

Manu : Depuis l’enfance, je n’y pense plus trop. 🙂
On me dit beaucoup : « tu as une part de féminité« . Et je m’en fous ! 🙂
Pierre : Je n’ai jamais été pris pour quelqu’un de viril. Je me suis fait souvent traité de PD – alors que je ne voyais pas en quoi c’était une insulte. Il se trouve que toutes les références que j’aime sont souvent très gayfriendly. Et je plais beaucoup aux homos en général. 😉
A une interview sur mes séries télé d’enfance, j’ai répondu Xena la guerrière, symbole pour les lesbiennes.
Parfois, je doute. Avec ma copine, on en rigole !
J’aime bien les mecs. J’aime les beaux hommes, comme les belles femmes.

Pour le clip de Ces garçons-là, j’ai demandé qu’on filme le cul du torero, car je trouvais les lignes magnifiques. Et ça ne fait pas de moi un homo.
Je fais attention à mon image, c’est un défaut. 🙂
Je suis un homme qui se cherche beaucoup capillairement et vestimentairement.

Interview by Alexandre 

Radio Elvis

Radio Elvis 
Ces garçons-là

(Pias / Le Label)

sortie le 9 novembre 2018 

Pias Nite Carte Blanche à Radio Elvis
le 15 novembre à La Maroquinerie, Paris.

Radio Elvis

Concert le 4 avril 2019 au Trianon, Paris 

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Viens fêter la sortie de l’album de Sparky in the clouds #concours

USofParis te propose de fêter la sortie de l’excellent premier album Kings and Queens du groupe SPARKY IN THE CLOUDS.
Rendez-vous vous est donné le jeudi 8 novembre au Hasard Ludique pour la release party. 

L’occasion de savourer des sonorités folk et modernes venues de la douce Albion.

Sparky in the clouds

Sparky in the Clouds c’est avant tout la rencontre de Mathias Castagné, guitariste, et de deux sœurs anglaises, Miranda et Bryony Perkins.
Ce trio produit une folk/pop harmonieuse et aérienne avec un univers visuel qui lui est propre. Il n’y a qu’à regarder le dernier clip aussi étrange qu’emballant.

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Sorti le 21 septembre dernier,  Kings and Queens regroupe 11 titres avec une musique charmante et une atmosphère rétro pop envoûtante aux sonorités anglaises.
On aime cette approche épurée et moderne des chansons.

Alors on vous propose de gagner des invitations pour le concert du groupe au Hasard Ludique à Paris.

Sparky in the clouds

Sparky in the clouds

1er album Kings and Queens
(Zamora Label) 

En concert le jeudi 8 novembre à 19h30

Hasard Ludique
128, avenue de Saint-Ouen
75018 Paris

Et en tournée :
16 novembre : Salle des Fêtes,  Villiers-le-mahieu
17 novembre : Salle de la Bonnette,  La Queue Les Yvelines
18 novembre : La Barbacane, Thoiry

18 mars 2019 : Espace Carpeaux , Courbevoie
05 avril 2019 : Les Arcs,  Quéven

#Concours

Pour gagner tes invitations, c’est très simple.
Remplis vite le formulaire ci-dessous.
Après tirage au sort, les gagnants seront prévenus par mail.

Alors si tu es libre le jeudi 08 novembre 2018, participe.
Sparky in the clouds vous promet un live joyeux et intrépide.

Bonne chance à tous et à toutes !

Sparky in the clouds
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Plus de jeux concours
Concours Gratuits

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Chicago le musical à Théâtre Mogador : tout simplement brillant !

Heureux-heureuses, celles et ceux qui découvriront Chicago le musical au Théâtre Mogador.
L’adaptation française de ce classique 5 étoiles de Broadway est imparable.

Le cast est brillant : Sofia Essaïdi, Carien Kiezer, Jean-Luc Guizonne entourés d’autres excellents interprètes et danseurs.
Chaque soir, le jazz et la magie de Bob Fosse font se déchaîner les corps, palpiter les cœurs et briller les yeux !
Le glamour est sidérant de beauté. 

Chicago le musical

Chicago le musical, scène minimaliste

Alors oui, le décor est simple et il ne changera pas de la soirée : l’orchestre tient lieu – avec prestance – de fond de scène dynamique et classe.
Les costumes sont moulés à même les silhouettes des danseurs et chanteurs, chanteuses.
Il y a bien quelques plumes qui viennent égayer la sobriété du noir.
Nul besoin de surcharge de moyens pour concevoir un chef-d’œuvre scénique absolument inoubliable.

Chicago le musical

Chicago le musical

Velma, Roxie et Billy, un trio infernal 

Ce qui compte c’est la rencontre d’un trio improbable et imaginatif. Velma, Roxie et Billy. Deux meurtrières manipulatrices (une blonde incendiaire et une brune tonitruante) doublées d’un avocat véreux.
Ils forment une union à la moralité très douteuse mais qui ne manque pas de culot, d’éclat, voire même d’élégance.
On suit les jeux d’égo, les échanges croustillants dans cette prison pour femmes de Chicago.
Velma et Roxie attendent leur procès en médiatisant leur pauvre vie, tandis que leur avocat tient la dragée haute pour préparer sa brillante plaidoirie.

Chicago le musical

Chicago le musical

Sofia, Cairen et Jean-Luc au diapason 

On redécouvre Sofia Essaïda. C’est un éclat incroyable sur la scène de Mogador qui ouvre le show avec le titre phare : Faut que ça jazz !
Elle est magnétique, capable de grands écarts, de levers de jambe bluffants.
Chicago le musical est taillé pour elle. Elle réalise simultanément son rêve et sa plus belle performance scénique et physique.

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Carien Keizer, ancienne meneuse de revue au Lido, a la silhouette parfaite pour incarner Roxie. Son léger accent – elle est originaire des Pays-Bas – lui donne un charme supplémentaire.
Elle joue à merveille l’espièglerie.
Sa chanson titre, Roxie, qui ne dure pas moins de 14 minutes tient lieu de performance.

Jean-Luc Guizonne a une classe folle. Il incarne un avocat aussi élégant que passionné avec un magnétisme de dingue.

Il y aurait tant d’autres talents à citer comme Sandrine Seubille éclatante en Mama, V. Petersen incroyable Mary Sunshine, Alex Freï, The Spirit of Bob Fosse…

Nicolas Engel va faire taire les mauvaises langues qui disent que : « Chicago c’est impensable sinon en anglais ! »
L’adaptation en français est de la dentelle. Ça passe magnifiquement. Donnant raison à Bob Fosse qui aimait tant notre langue.

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Chicago le musical

Chicago le musical

au Théâtre Mogador
25 Rue de Mogador
75009 Paris

du mercredi au vendredi à 20h
samedi à 20h30
matinées : samedi et dimanche à 16h

Équipe artistique : 
mise en scène : Tania Nardini
chorégraphie : Ann Reinking
adaptation française : Nicolas Engel 
direction musicale : Bob Bowman – Dominique Trottein 
avec Jean-Luc GuizonneSofia EssaïdiCarien Keizer, Sandrine Seubille, Pierre Samuel, V. Peterson…

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