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MARXITO : Thierry Marx réinvente le sandwich entre 2 pancakes

« Marxito, Marxito, Marxito !« 
C’est ce que l’on a envie de crier une fois découverte la nouvelle adresse du chef Thierry Marx et du designer Ora Ito.
Un décor futuriste et kawaii pour un cuisinier qui prouve une nouvelle fois son amour pour le Japon et son inventivité en mêlant produits de qualité et plaisir des papilles.

MarxitoC’est donc à deux pas du rond-point des Champs-Élysées que le pas de porte vitré s’offre à nous. On entre et se trouve face à une cuisine impressionnante pour un spot de food sur le pouce.
Et surtout, tout droit venue du Japon, une drôle de machine à faire des doriyaki, ces crêpes épaisses (habituellement fourrées de pâte de haricots rouges). C’est elle qui donne l’âme culinaire du lieu et permet de déguster ce sandwich d’un genre nouveau, à l’air de l’hégémonie toute puissante du hamburger.
L’avantage de la galette japonaise : elle compose un « bun » beaucoup plus léger.
Côté salle, c’est un rose pâle qui nous embarque à Tokyo. Une impression renforcée si on s’isole dans la salle du fond, coupée de la rue.

Marxito

Un Marxito matin et midi

Et en formule, si ça vous dit !
Pour le petit-déjeuner, une version Express sucrée et une Full salée.
On n’a pas gouté le Egg Marx Morning. Mais s’il est du même acabit que les salées du midi, n’hésitez pas. Quant aux Marxitos sucrés, ils ne le sont pas trop justement. Nos deux préférés sont le Matcha (croustillant thé vert) et le Nuage (crème mousseuse nature). Deux petites bombes à emporter dans leur petite enveloppe.

Marxito
Marxito Matcha croustillant thé vert

Pour votre pause déj, les formules sont simples : végétarien ou non.
Smoky Mozza, Avocado Heaven, Pink Salmon Pickle ou Pastrami Fireball. Chacun, chacune trouvera son plaisir, chaque sandwich est singulier.
Notre crush : le Pastrami Fireball relevé à souhait avec une viande de haute volée.

Marxito
Marxito Pastrami Fireball

Les produits au service du bien manger

Alors, oui certains pourront trouver les formules peu économes.
Mais comme toujours avec le chef Thierry Marx : la qualité prime et tout est sourcé et bio. La farine de sarrasin provient d’un moulin de Bretagne, celle de blé est produite en région parisienne. Les produits crémiers viennent du Cotentin et de la vallée de Chevreuse. Et les produits maraichers et fruitiers sont cultivés dans l’Eure et Loire.

Marxito

Formule ou sandwich seul, sucré ou salé, laissez-vous donc tenter par ce petit bout de Japon qui s’installe à Paris et en bouche.

Marxito

Marxito

par Thierry Marx et Ora Ito

1bis rue Jean Mermoz
75008 Paris

du lundi au vendredi de 8h à 17h30
Menu Matin jusqu’à 11h30  (5€ et 11 €)
Menu Midi à partir de 11h30 (15€ et 17€)

Sans réservation

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Le Taillevent : révélations gastronomiques avec le chef David Bizet

Il y a des noms de grandes maisons comme Taillevent qui font vibrer nos papilles. Alors, pour une occasion exceptionnelle, nous avons poussé les portes de l’établissement situé à quelques pas de l’Arc de Triomphe, de la place de l’Étoile et des Champs-Élysées.
Il faut dire que l’arrivée du chef David Bizet a aiguisé notre intérêt.
Rendez-vous pris pour un déjeuner et le menu à 110 € avec deux verres de vin. Faisons confiance au sommelier 😉

Taillevent

On prend place dans le cocon ouaté du restaurant. Une grande table nous attend, alors que nous ne sommes que deux. L’accès à la banquette est un peu rocambolesque – il faut obligatoirement avancer la totalité de la table pour passer.

Taillevent

Pour patienter avant l’entrée, quelques amuse-bouches et une assiette apéritive Fine mousse de foie gras, anguille fumée, cèpe et betterave. Le palais dit déjà Amen à tant de délicatesse.
C’est sans compter le beurre salé au lait cru du Finistère Le Poncelet. #exquis

Le menu changeant toutes les trois semaines, nos plats ne seront déjà plus qu’un doux souvenir à la lecture de ces lignes.

Divines entrées

En fait, il est difficile de faire passer l’émotion que l’on a pu ressentir en quelques bouchées sur ce premier service.

Poireau en croûte de sel truffée, mimosa de cèpes, essence sauvage poivrée

TailleventL’assemblage de poireau en forme de pavé est superbe. Le poireau est ferme mais fond sur la langue. La vinaigrette à la truffe est très douce et révèle toutes ses saveurs à la fin du plat.
Une entrée très automnale, douce et fraîche. #Harmonieux

Oeuf de poule et champignons herbacés. Crémeux de topinambours au jus de truffe

TailleventEn une cuillerée, on a l’impression d’avoir une forêt en bouche : fraicheur de la chlorophylle et saveurs de sous-bois riches en tanins.
L’œuf fondant allie les bonheurs. Le crémeux de topinambour envoie dans les airs et les effilochés de champignons donnent du croustillant en bouche. #Parfait

Des plats qui explosent les perceptions

Les entrées nous ayant scotchés, on ne pouvait que s’attendre à de nouvelles explosions de saveurs pour la suite. Aucune déception.

Foie de veau doré, échalotes grises à l’encre de seiche, sauce Diable

TailleventJamais nous n’avons goûté pareil foie.
L’épaisseur du morceau ne nuit pas à sa saveur, au contraire. C’est une merveille de finesse, de tendreté.
Et cette scénographie improbable de feuilles, de champignons. Quelle beauté !

Canard Colvert rôti à la feuille de figuier, chanterelles et anchois marinés

TailleventLe canard sauvage provenant de la chasse à un goût subtil de gibier. Contrairement à d’autre sanglier ou cerf des campagnes.
La cuisson harmonieuse et fine lui donne un fondant exceptionnel. Une délicatesse de viande tellement rare qu’elle n’en est que plus savoureuse.
D’ingénieux petits puits de pomme de terre renfermant la sauce accompagnent parfaitement ce plat sauvage, et franc. #Délicat.

Des desserts pour finir en extase

Dans un repas, même gastronomique, il y a toujours quelque chose qui pêche, souvent le dessert.
On ne peut même pas reprocher cela à Taillevent, tant les douceurs finales sont d’une finesse remarquable.

Figue rôtie à la feuille de châtaigner, gourmandise vanille et céréales torréfiées

TailleventL’intitulé peut laisser sur sa faim.
Mais à l’arrivée de l’assiette, ces deux bouchées en forme de petites toques de chef vont dévoiler leurs goûts. D’ailleurs, ils explosent en bouche. Et le petit tube ultra fin de caramel donne à ce dessert un craquant exceptionnel. #Sublime

Chocolat crémeux au thé noir, riz soufflé caramélisé et mûres sauvages.

TailleventDes chips de chocolat croustillantes à souhait qui englobent des sortes d’écrasés fruités. C’est jouissif. 
De petites touches glacées enchantent le palais. 

Avec le chef David Bizet en cuisine, Le Taillevent est une adresse incontournable de la gastronomie parisienne.
Elle n’est certes pas à la portée de toutes les bourses, mais elle peut être parfaite pour fêter un évènement, comme un anniversaire.
Un summum de plaisir gustatif garanti !

Le Taillevent

13 -15 rue Lamennais
75008 Paris

Menu déjeuner 90 ou 110 €
À la carte, de 52 à 97 €
Menu Quintessence à 198 €

Et une carte de vins forcément exceptionnelle !

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Restaurant Bagnard : la Méditerranée sublimée par Yoni Saada

S’il y a bien une saison que l’on aime prolonger, c’est l’été.
Avec Bagnard (deuxième du nom), installé Rue Saintonge, Yoni Saada propulse nos papilles dans tout le pourtour méditerranéen, avec des produits qui sont tous gorgés du soleil.
Un voyage culinaire explosif qui a pour point de départ Nice et son illustre pan bagnat.

Saveurs avant tout !

La cuisine méditerranéenne est comme sa géographie : très large très vaste, très riche.
Elle part d’une simple Citronnade maison Menthe et citron jaune parfaite pour se rafraichir. Avec comme accompagnement du Houmous aux herbes délicat, fin et gourmand, relevé d’une petite pointe de sumac.
Chez Bagnard, la Salade Turque est tout aussi fraiche et savoureuse. La tomate et les aromates explosent en bouche.

Bagnard

Nous poursuivons le voyage avec la symbolique Brique à la Goulettoise (à l’œuf) qui devient, ici, plus légère. Elle comblera les amateurs. La sauve harissa rappelle bien ses origines tunisiennes et est assez relevée.

Bagnard

En mode découverte, le chef nous surprend avec les artichauts frits. On se régale avec le croquant de la cuisson qui n’enlève rien à la fraicheur du légume.

Bagnard

Et si vous préférez une salade plus classique, optez pour La Bienfaitrice. Sur un lit de pousses d’épinards, feta et grenades, repose un avocat parfaitement mûr pour un mélange de saveurs au top.
Une recommandation d’accompagnement : les Frites de panisse. Jamais les pois chiches ne vous aurons semblé aussi addictifs.

Bagnard

Turquie, Liban, Israël, Tunisie, Espagne, Italie, Grèce, France…
C’est dans tous ces pays que Yoni et sa femme sont allés chiner les objets qui créent le décor. Du coup,  on aime cette ambiance chaude mais pas surfaite, ni fake (pour une fois).
Et aux toilettes, un seul conseil : levez bien la tête…

Yoni Saada : « C’est un esprit d’être méditerranéen ! »

Ce fils et petit-fils de boucher résume ainsi son métier : « Être restaurateur : c’est tout d’abord accueillir les gens. »
Un mantra simple dont découle toute sa philosophie, facilement appliquée chez Bagnard.

Après 11 ans passées en restaurant gastro dans le 16e, à Paris, Yoni a été l’un des premiers à créer une cuisine ouverte sur la salle.
« Mon métier est en cuisine et j’ai besoin de voir l’atmosphère de ma salle. »

« Mon but n’est pas de ressembler à un autre. On réfléchit à la manière de déguster : un plat, un sandwich, c’est différent. On raconte une histoire. »

Avec Bagnard, Yoni Saada et sa femme ont pensé à « un concept qui nous plait et qui plait aux gens. Une manière de consommation qui combine le pas cher et le frais, avec l’œil d’un chef. »
Pari réussi !

Mais oups, nous avons oublié les merguez de la Maison Saada (les parents)… Elles sont comme tous les plats de la carte, en accord avec la justesse des saveurs.

Bagnard

Et non, lors de notre visite nous n’avons pas testé les Bagnards de Yoni (déclinaison des pans bagnat niçois). Mais tous ces autres plats aux saveurs venues directement de la Méditerranée, méritent simplement de s’attabler rue Saintonge.

restaurant Bagnard

58, rue Saintonge
75003 Paris

7, Rue Saint Augustin
75002 Paris

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Beaupassage : écrin gastronomique unique à Paris pour gourmets

Beaupassage réunit une pléiade de grands noms pour un concentré de concepts culinaires de haute volée au sein d’une même adresse dans le 7e arrondissement.
10 000 m2 associent architecture, art, gastronomie et pratique sportive. 

Il est ainsi possible de passer une journée entière dans ce spot qui allie bien-être, détente, moments savoureux et accroches visuelles fortes.
Je ne me remets toujours pas de ma visite en avant-première.

Attention ! Quand vous connaitrez Beaupassage, vous regretterez de ne pas habiter la Rive gauche.

BeaupassageBeaupassage

Beaupassage : un coup de maitre ! 

On croit rêver quand on arrive par la rue de Grenelle.
Un passage, puis une cour intérieure éclatante avec arbres et œuvres d’art. L’ensemble est encadré par de nouveaux immeubles et des bâtiments réhabilités gardant brillamment les traces de leur ancienneté.

Et viennent des noms qui accrochent, qui font saliver : Alléno, Hermé, Marx, Pic, Polmard, Barthélémy, Bellin. La photo de famille affichant blouses blanches et sourires est assez incroyable.

Boulangerie, café japonais, restaurant gastronomique avec cave à vins magnifique, street food, recettes en bocaux, pâtisserie, boucherie et fromagerie. Il y a en a pour toutes les envies, de la plus simple à la plus ambitieuse mais avec une qualité irréprochable des produits. En mode nomade, attablé ou à rapporter chez soi.

Beaupassage
Alexandre Polmard

Au menu : fish & chips, huitres, breadmaki, coupe glacée Ispahan

Le bogosse de la boucherie, Alexandre Polmard, installe un restaurant pour déguster ses viandes incomparables. Saucisses, cuisses, entrecôtes. La cuisson est parfaite et l’assiette réjouissante.

Beaupassage

Le fish and chips d’Olivier Bellin à l’origine de Mersea serait le meilleur ! Pour l’avoir gouté en format barquette avec frites et petite sauce relevée : il est proche du sans faute. Le plus : il peut se déguster avec un verre de gin pour exciter le palais. Duo revigorant.

Beaupassage

La discrète et talentueuse Anne-Sophie Pic ravira avec son Daily et sa gamme de bocaux à emporter avec soi : de l’entrée au plat en n’oubliant pas le dessert. Elle m’a réconcilié avec l’ile flottante.

Beaupassage

Beaupassage

J’avoue : la première huitre de ma vie est celle de monsieur Cadoret préparée par le chef Romain et Émilien son sous-chef au restaurant Allénothèque. Je l’ai aimée ! Et elle restera forcément inoubliable comme le décor de cette adresse qui propose table d’hôte, cave à vins et galerie. Le cadre est design et visuellement fort.

BeaupassageBeaupassage

En face, la boulangerie Thierry Marx avec son bon pain, ses breadmakis qui nécessitent un petit coup de main – je confirme après avoir pris un cours, avant dégustation. Juste à côté, le Café Pierre Hermé qui accueille aussi bien le besoin irrépressible de viennoiserie le matin, de croque-monsieur ou de ceviche de daurade aux agrumes le midi que de macarons l’après-midi ou délicieuse coupe glacée Ispahan.

Beaupassage

La fromagerie de Nicole Barthélémy offre une palette de couleurs, d’origines et de saveurs incomparable. Le sourire de cette commerçante est désarmant. Ses conseils sont précieux pour trouver la croute et le fromage qui viendra sublimer la fin de repas.

Beaupassage

Vous finirez bien par un café de spécialité qui est proche de la perfection – il n’aurait pratiquement pas de défaut ?
Le premier spot parisien de %Arabica du japonais Junichi Yamaguchi
va ravir les passionnés d’espresso et autres americano. Les machines sont des Slayer made in Seatle, USA. La classe totale !
Les Instragameurs seront aussi comblés par le latte art dans leur tasse.

BeaupassageBeaupassage

Cocktail énergique et beauté

Pour une expérience complète et prendre soin de soi, Champion Spirit Rive Gauche déploie son armée de coachs. Ces athlètes pros ont tous un beau palmarès de sportifs de haut niveau. Ils savent donc mieux que n’importe qui comment retrouver une ceinture abdominale des plus attrayantes tout en assurant la tonicité de l’ensemble du corps. Le moral de vainqueur, ils connaissent aussi.
On peut donc se forger mental et physique pendant une même séance.
En complément, un déjeuner healthy est proposé pour mettre à profit les conseils de son coach après sa séance de boxe.
Passage par l’espace beauté pour un soin du visage et assurer une mine éclatante pour ses prochains rendez-vous d’affaires.

Beaupassage
53-57 rue de Grenelle
75007 PARIS

avec : Yannick Alléno • Nicole Barthélémy • Olivier Bellin • Abdoulaye Fadiga • Pierre Hermé • Thierry Marx • Anne-Sophie Pic • Alexandre Polmard • Junichi Yamaguchi

Carrefour City Beaupassage

site officiel : beaupassage.fr 

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Le Jardin : un brunch ultra gourmand à quelques pas de la Tour Eiffel

Le restaurant de l’Hôtel Mercure Tour Eiffel, Le Jardin, devient le nouveau spot estival good food et détente à quelques pas du monument célèbre parisien. Un cadre vert que l’on pourrait arpenter pieds nus, loin de la folie touristique à proximité.
Nous avons testé le brunch du week-end en compagnie d’un beau soleil. Ici, le chef valorise les produits locaux et de saison et accueille aussi bien les carnivores que les végétariens. 

Le jardinLe jardin

Le Jardin : + qu’une simple terrasse ! 

Ce samedi, les parasols ont raison de s’ouvrir en grand pour contrer les rayons ardents. Devant nous, une série de tables pour lovers ou famille et grandes tablées pour groupes de potes.
On s’installe. Nous ne sommes finalement pas si pressés de découvrir l’offre gargantuesque du buffet.
Et si on prenait le temps d’apprécier le cadre, la verdure, les jolies roses, l’espace, la musique qui nous accompagne ? Ce sont les vacances avant l’heure. Je me verrai bien fêter mon anniv en juillet ici même, à la fraiche.

Un verre de vin et puis on se dirige à l’intérieur dans l’espace restaurant nommé Le Jardin dont les tables sont exceptionnellement désertées pour cause de beau temps.
Les yeux ne savent plus quelle est la priorité : sucré, salé, raisonnable, régime d’été ou céder à toutes les tentations.

Le jardin

Le jardin

Buffet pour tous les palais 

Le cœur bat pour une tranche de jambon Prince de Paris qui a une classe folle, une salade de lentilles délicates, des légumes grillés savoureux. Le pain est en option. L’ensemble peut se déguster sans partenaire.

Côté jardin, un spot plats chauds poursuit avec des langoustines ou un morceau de bœuf. Les pommes grenailles confites nous feraient presque oublier que nous sommes carnivores. Nous aurions pu nous passer de viande.

Les viennoiseries nous emportent : il y a du petit pain au choc, un feuilleté discret et bon. Une brioche régressive, simple comme dans notre enfance. Bien entendu, je l’ai entamé en lui décrochant le chapeau.

Desserts et fruits : quelle folie !

Le jardin

Le jardin

Le Jardin 

Hôtel Mercure Paris Centre Tour Eiffel
21, rue de la Fédération
75015 PARIS

Restaurant ouvert tous les jours de 12h à 22h30

Brunch tous les samedis et dimanches
Et 3 dimanches par mois un brunch thématique pour les enfants avec animations et ateliers

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Signature : perle gastronomique franco-coréenne à Montmartre

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Bouillon Pigalle : une cantine comme on aime

Pressés par le temps avant un spectacle, on a poussé la porte du Bouillon Pigalle. Ouvert en automne, il nous fallait goûter à cette adresse qui affiche des mini-prix et une carte avec des incontournables de la bonne bouffe française populaire.
A table ! … sans réservation.

Bouillon Pigalle

Si vous pensez la gastronomie uniquement par la Bistronomie, passez votre chemin. Le Bouillon Pigalle propose une carte simple et sans chichi. A voir le monde qui fait la queue à partir de 19h/19h30, c’est déjà une réussite.
Et franchement, ça fait du bien de ne pas se faire  matraquer par les prix. De quoi remettre au goût du jour ce concept du 19e siècle.

Le Bouillon : un classique parisien

A cette époque  250 établissements portaient cette mention.
Et si l’héritier le plus célèbre de cette tradition restaurative reste le Bouillon Chartier, l’établissement n’est pas le propriétaire de cette appellation.

Alors, on franchit la porte tournante du Bouillon Pigalle et l’on découvre la salle principale. Une atmosphère 1900 mais avec un gros brin de modernité.
On aime les porte-bagages en hauteur pour déposer sac à main, sac à dos, vestes ou autres. Un big up aussi pour les prises électriques qui parsèment le haut des banquettes afin que l’homme et la femme connectés puissent recharger leurs accessoires vitaux.

Bouillon Pigalle

Le Bouillon Pigalle : côté carte

Ce qui va séduire, c’est la tradition, le côté cuisine de maman, de famille.
Oeuf mayo, museau graines de moutarde, escargots au beurre persillé, bulots, poireau vinaigrette et son topping de noisettse : ces entrées sont rustiques et goûtues. Simples mais bonnes (entre 1,80€ et 8,80€ pour le pâté en croûte au foie gras).
On n’en demande pas plus dans ce type d’établissement.

Bouillon Pigalle

Pour suivre : 12 plats au choix entre 8,50€ et 11, 50€.
On a fait simple ce soir : un gratin de chou-fleur sauce Mornay.
Et on se laissera séduire à coup sûr une prochaine fois par le pot-au-feu, la tête de veau sauce gribiche, la blanquette de veau ou l’agneau de 7 heures…

Un petit appétit ? On a cédé à un A côté, régressif, comme Les coquillettes au bouillon de bœuf, parfaites !

Bouillon Pigalle

Ce soir-là pas le temps de tester les desserts, mais on reviendra pour se laisser séduire par les classiques de la brasserie : baba au rhum, profiteroles, clafoutis ou mousse au chocolat.

Et c’est sans parler des boissons à prix rikiki : le 25cl d’eau plate à 1€, le soda à 1,90, le 1/4 de vin à 2,90€ …

Bouillon Pigalle

Nous, on a kiffé ce retour aux goûts simples et bien faits.
Et il y aussi une terrasse à l’étage…

Au prochain spectacle dans le quartier, on y retournera.
Mais ne le dites pas trop pour que cette enseigne ne devienne pas un lieu trop bobo…

Bouillon Pigalle

Bouillon Pigalle

22, bd de Clichy
75018 Paris

Horaires :
de 12h à minuit, 7 jours / 7

Sans réservation

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Le Petit Commines : dîner béni dans le 3e

Alors, quand Mathieu nous conte le menu du moment, on a envie de tout goûter.
C’était le week-end de la truffe noire dans le Périgord, alors pourquoi pas la Fondue de Brie à la truffe ? Ou un poison sauvage des côtes bretonnes ? Le turbot ou le cabillaud cuisson nacrée à l’arête.
Ou alors une belle entrecôte maturée maison pendant 21 jours ?
Même Cinq nuances de blanc, un plat végétarien aux cinq légumes, nous titille les papilles.
Et pour les allergiques et les intolérants, le chef s’adaptera.

La viande rosée, n’est pas forcément notre fort.

petit commines
Mais nous avons été charmés par le goût et les saveurs de ce plat.
Fin et savoureux.

Steak maturée « Mi-mot-laid »

Oui, ce trompe-l’œil champêtre en forme de cèpe est bien un steak !
Cet énorme haché est donc fait maison. La viande provient des chutes du train de côtes qui a servi à découper les entrecôtes de la carte.
Et comme pour la terrine, la maille de taille est généreuse. Alors on ne s’offusque pas si quelques parties moins nobles se retrouvent dans notre assiette.

petit commine

La pièce est extrêmement généreuse. La longue maturation de 21 jours donne une saveur prononcée à la viande. Le mélange Porto, Cognac, ail et échalote adoucit ce côté fort. Et la sauce qui accompagne le plat rend celui-ci encore plus gourmand.

Mais si ces plats vous semblent peu copieux, c’est normal.
Les accompagnements sont servis à part et à volonté.
Le soir de notre venue : égrainé de chou-fleur, pommes grenailles et purée carotte-clémentine.

petit commines

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La Brigade : expérience carnivore jouissive à Oberkampf

Située à quelques pas du 10e arrondissement où de nombreuses enseignes proposent de la restauration vegan, La Brigade Oberkampf affiche un menu 100% carnassier, le tout fait maison, à notre plus grande joie !

La Brigade

Une rencontre atypique

C’est en 2013 que Tristan – joueur de poker professionnel et Édouard – issu du marketing – décident de proposer une restauration nomade par le moyen du food truck, plutôt une façon de tester le concept qu’une fin en soit, la finalité étant de retranscrire ce concept en fixe.

Adepte de street food et d’innovation, Édouard et Tristan ont tout appris sur le tas : cuisine, gestion des aliments, galère des cuisines riquiqui, le tout sans savoir si ce moyen de restauration allait générer des ventes.

La Brigade La Brigade

La Brigade : une expérience hors du commun

Grâce à leurs deux food trucks, ils ont pu vivre des expériences hors du commun comme la participation à des mariages de célébrités (dont nous n’avons réussi à soutirer les noms), des festivals, des salons et le sensuel défilé Etam !

Un lieu branché et épuré

Ouvert en juin 2017, La Brigade s’inscrit dans la continuité des nouveaux lieux branchés du 11e arrondissement. Le décor est sobre, épuré, élégant,  mélangeant l’acier (cuisine ; accessoires) et le bois (mobilier). Une atmosphère chaleureuse se dégage du restaurant dès la porte franchie ! Les serveurs sont accueillants, agréables, dynamiques, tous vêtus de tee-shirt aux slogans carnivores dont mon coup de cœur « Yes We Canard » !

Même si nos deux entrepreneurs n’ont pas encore assez de recul sur la réussite de leur premier restaurant, ils recherchent actuellement un deuxième lieu.

La Brigade La Brigade

Une cuisine 100% maison

Au menu : viandes bouchères succulentes cuites et slicées sous nos yeux, des frites fraîches super bonnes, des sauces succulentes et des desserts que, malheureusement, nous n’avons pas eu l’occasion de goûter ! J’ai même réussi à convaincre mon ami, pourtant réticent, à gouter le tartare de bœuf. Il est devenu fan.

Pas de doute, au vue du frétillement de nos papilles, les produits sont de qualités.

Il était tout naturel aussi pour La Brigade de nous proposer une bière 100% parisienne : BAPBAP :  « brassée à Paris, bue à Paris ». Une bière blonde, douce et savoureuse entièrement made in Paname.

Pari gagné

Que ce soit entre amis, en amoureux, pour une restauration sur le pouce où pour prendre son temps, la brigade sera pour moi un endroit incontournable… si on aime la viande !

La Brigade

103, rue Oberkampf
75011 Paris

M° Parmentier – Rue Saint Maur

Horaires :
mardi et mercredi : 12h – 14h 30 / 19h – 22h30
jeudi et vendredi : 12h – 14h 30 / 19h – 23h
samedi : 12h – 15h 00 / 19h – 23h
dimanche : 19h – 22h30

site officiel : www.la-brigade.fr

La Brigade

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Café Pouchkine Paris Madeleine : folie pâtissière

Matriochka, pavlova, koulitch, boiseries, bronzes dorés, le Café Pouchkine Paris fait une entrée très remarqué place de la Madeleine.
Impossible de rater la pâtisserie russe qui se déploie sur deux étages avec restaurant, salons et terrasse.
Le décor est totalement fou et les desserts sont incroyables. 

Certains reprochent déjà le clinquant, la surenchère d’effets de décor pour impressionner. Le Café Pouchkine se veut un hommage à l’esthétique de la transition XVIIIe et XIXe siècle. Il est un parfait contre-pied des nouvelles adresses à influences berlinoises ou « vu à Brooklyn » qui fleurissent un peu partout.
Comme à Disneyland, on se plonge dans un décor qui surprend, fait illusion. Et avouons que celle-ci est réussie avec la qualité des détails.

Café Pouchkine Paris

Café Pouchkine Paris : orgie de pâtisseries

Il est très difficile de se retenir face à la profusion de desserts proposés : Millefeuille Pouchkine CésarNapoléon, Tarte cappuccino à l’orange….
Le choix est imposant pour trouver l’élu de son coeur.
Et l’on peut être tiraillé entre son envie de faire la photo pour Instagram et ses affinités gourmandes.
Certains cachent bien leur jeu, comme la Matriochka coco rose mandarine ou caramel noix conçue comme une véritable poupée russe. L’astuce est de découper le dessert en deux.Café Pouchkine

Café Pouchkine
On a aimé la Pavlova Mont-Blanc qui fait profil bas en sensation sucrée : de quoi apprécier le cœur crémeux au marron et la panacotta vanille. Délice total !

Café Pouchkine Paris

Nous avons goûté et partagé avec le Koulitch, un gâteau russe traditionnel de Pâques. Cette brioche fait oublier définitivement le panetonne qu’on essaie de nous refiler à chaque occasion. Là, le glaçage sucré et les fruits confits font la différence. Attention aux quelques goûtes d’alcool qui peuvent euphoriser certains palais.

Il y a aussi des petites portions tout à fait délicates et délicieuses comme les Medovick, un biscuit parfumé au miel de sarrasin décliné en plusieurs saveurs, le Nathalie avec gaufrette et une large gamme de macarons. Il nous faut tester thé russe, cheesecake, cranberry morse ou encore fraise enfantine.
Et des bizarreries comme le macaron « yahourt ».

Pouchkine Express : Croque Madame à la carte

Notre petit cœur a battu en voyant arriver le Croque Madame vertical. Il faudrait être insensible pour ne pas fondre devant une mise en scène pareille d’un œuf. On croirait une architecture russe.
Sous la fourchette bonheur.

Café Pouchkine Paris La salade Olivier avec ses petits légumes et écrevisses nous fait aussi un charme fou.
Ce nem revisité, composé de macédoine et de pastrami de poulet, est délicat. Le concombre qui l’entoure relève parfaitement les saveurs. Un mix terre-mer de très bonne tenue.
Café Pouchkine

Notre déjeuner permet de nous arrêter sur un décor spectaculaire. On croirait que l’adresse a traversé des dizaines et dizaines d’années, tant le parquet, les boiseries semblent sans âge.
Mais nous avons droit à trompe l’œil bluffant qui a fait appel à des artisans russes et à des têtes chercheuses qui sont allées chiner un peu partout objets et autres appliques.

Café Pouchkine Paris Café Pouchkine

Café Pouchkine
16, place de la Madeleine
75008 PARIS

Horaires :
du lundi au samedi de 7h30 à 23h
dimanche de 10h à 18h

tél. 01 53 43 81 00

site officiel : www.cafe-pouchkine.fr

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