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MARXITO : Thierry Marx réinvente le sandwich entre 2 pancakes

« Marxito, Marxito, Marxito !« 
C’est ce que l’on a envie de crier une fois découverte la nouvelle adresse du chef Thierry Marx et du designer Ora Ito.
Un décor futuriste et kawaii pour un cuisinier qui prouve une nouvelle fois son amour pour le Japon et son inventivité en mêlant produits de qualité et plaisir des papilles.

MarxitoC’est donc à deux pas du rond-point des Champs-Élysées que le pas de porte vitré s’offre à nous. On entre et se trouve face à une cuisine impressionnante pour un spot de food sur le pouce.
Et surtout, tout droit venue du Japon, une drôle de machine à faire des doriyaki, ces crêpes épaisses (habituellement fourrées de pâte de haricots rouges). C’est elle qui donne l’âme culinaire du lieu et permet de déguster ce sandwich d’un genre nouveau, à l’air de l’hégémonie toute puissante du hamburger.
L’avantage de la galette japonaise : elle compose un « bun » beaucoup plus léger.
Côté salle, c’est un rose pâle qui nous embarque à Tokyo. Une impression renforcée si on s’isole dans la salle du fond, coupée de la rue.

Marxito

Un Marxito matin et midi

Et en formule, si ça vous dit !
Pour le petit-déjeuner, une version Express sucrée et une Full salée.
On n’a pas gouté le Egg Marx Morning. Mais s’il est du même acabit que les salées du midi, n’hésitez pas. Quant aux Marxitos sucrés, ils ne le sont pas trop justement. Nos deux préférés sont le Matcha (croustillant thé vert) et le Nuage (crème mousseuse nature). Deux petites bombes à emporter dans leur petite enveloppe.

Marxito
Marxito Matcha croustillant thé vert

Pour votre pause déj, les formules sont simples : végétarien ou non.
Smoky Mozza, Avocado Heaven, Pink Salmon Pickle ou Pastrami Fireball. Chacun, chacune trouvera son plaisir, chaque sandwich est singulier.
Notre crush : le Pastrami Fireball relevé à souhait avec une viande de haute volée.

Marxito
Marxito Pastrami Fireball

Les produits au service du bien manger

Alors, oui certains pourront trouver les formules peu économes.
Mais comme toujours avec le chef Thierry Marx : la qualité prime et tout est sourcé et bio. La farine de sarrasin provient d’un moulin de Bretagne, celle de blé est produite en région parisienne. Les produits crémiers viennent du Cotentin et de la vallée de Chevreuse. Et les produits maraichers et fruitiers sont cultivés dans l’Eure et Loire.

Marxito

Formule ou sandwich seul, sucré ou salé, laissez-vous donc tenter par ce petit bout de Japon qui s’installe à Paris et en bouche.

Marxito

Marxito

par Thierry Marx et Ora Ito

1bis rue Jean Mermoz
75008 Paris

du lundi au vendredi de 8h à 17h30
Menu Matin jusqu’à 11h30  (5€ et 11 €)
Menu Midi à partir de 11h30 (15€ et 17€)

Sans réservation

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Restaurant Bagnard : la Méditerranée sublimée par Yoni Saada

S’il y a bien une saison que l’on aime prolonger, c’est l’été.
Avec Bagnard (deuxième du nom), installé Rue Saintonge, Yoni Saada propulse nos papilles dans tout le pourtour méditerranéen, avec des produits qui sont tous gorgés du soleil.
Un voyage culinaire explosif qui a pour point de départ Nice et son illustre pan bagnat.

Saveurs avant tout !

La cuisine méditerranéenne est comme sa géographie : très large très vaste, très riche.
Elle part d’une simple Citronnade maison Menthe et citron jaune parfaite pour se rafraichir. Avec comme accompagnement du Houmous aux herbes délicat, fin et gourmand, relevé d’une petite pointe de sumac.
Chez Bagnard, la Salade Turque est tout aussi fraiche et savoureuse. La tomate et les aromates explosent en bouche.

Bagnard

Nous poursuivons le voyage avec la symbolique Brique à la Goulettoise (à l’œuf) qui devient, ici, plus légère. Elle comblera les amateurs. La sauve harissa rappelle bien ses origines tunisiennes et est assez relevée.

Bagnard

En mode découverte, le chef nous surprend avec les artichauts frits. On se régale avec le croquant de la cuisson qui n’enlève rien à la fraicheur du légume.

Bagnard

Et si vous préférez une salade plus classique, optez pour La Bienfaitrice. Sur un lit de pousses d’épinards, feta et grenades, repose un avocat parfaitement mûr pour un mélange de saveurs au top.
Une recommandation d’accompagnement : les Frites de panisse. Jamais les pois chiches ne vous aurons semblé aussi addictifs.

Bagnard

Turquie, Liban, Israël, Tunisie, Espagne, Italie, Grèce, France…
C’est dans tous ces pays que Yoni et sa femme sont allés chiner les objets qui créent le décor. Du coup,  on aime cette ambiance chaude mais pas surfaite, ni fake (pour une fois).
Et aux toilettes, un seul conseil : levez bien la tête…

Yoni Saada : « C’est un esprit d’être méditerranéen ! »

Ce fils et petit-fils de boucher résume ainsi son métier : « Être restaurateur : c’est tout d’abord accueillir les gens. »
Un mantra simple dont découle toute sa philosophie, facilement appliquée chez Bagnard.

Après 11 ans passées en restaurant gastro dans le 16e, à Paris, Yoni a été l’un des premiers à créer une cuisine ouverte sur la salle.
« Mon métier est en cuisine et j’ai besoin de voir l’atmosphère de ma salle. »

« Mon but n’est pas de ressembler à un autre. On réfléchit à la manière de déguster : un plat, un sandwich, c’est différent. On raconte une histoire. »

Avec Bagnard, Yoni Saada et sa femme ont pensé à « un concept qui nous plait et qui plait aux gens. Une manière de consommation qui combine le pas cher et le frais, avec l’œil d’un chef. »
Pari réussi !

Mais oups, nous avons oublié les merguez de la Maison Saada (les parents)… Elles sont comme tous les plats de la carte, en accord avec la justesse des saveurs.

Bagnard

Et non, lors de notre visite nous n’avons pas testé les Bagnards de Yoni (déclinaison des pans bagnat niçois). Mais tous ces autres plats aux saveurs venues directement de la Méditerranée, méritent simplement de s’attabler rue Saintonge.

restaurant Bagnard

58, rue Saintonge
75003 Paris

7, Rue Saint Augustin
75002 Paris

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Signature : perle gastronomique franco-coréenne à Montmartre

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Bouillon Pigalle : une cantine comme on aime

Pressés par le temps avant un spectacle, on a poussé la porte du Bouillon Pigalle. Ouvert en automne, il nous fallait goûter à cette adresse qui affiche des mini-prix et une carte avec des incontournables de la bonne bouffe française populaire.
A table ! … sans réservation.

Bouillon Pigalle

Si vous pensez la gastronomie uniquement par la Bistronomie, passez votre chemin. Le Bouillon Pigalle propose une carte simple et sans chichi. A voir le monde qui fait la queue à partir de 19h/19h30, c’est déjà une réussite.
Et franchement, ça fait du bien de ne pas se faire  matraquer par les prix. De quoi remettre au goût du jour ce concept du 19e siècle.

Le Bouillon : un classique parisien

A cette époque  250 établissements portaient cette mention.
Et si l’héritier le plus célèbre de cette tradition restaurative reste le Bouillon Chartier, l’établissement n’est pas le propriétaire de cette appellation.

Alors, on franchit la porte tournante du Bouillon Pigalle et l’on découvre la salle principale. Une atmosphère 1900 mais avec un gros brin de modernité.
On aime les porte-bagages en hauteur pour déposer sac à main, sac à dos, vestes ou autres. Un big up aussi pour les prises électriques qui parsèment le haut des banquettes afin que l’homme et la femme connectés puissent recharger leurs accessoires vitaux.

Bouillon Pigalle

Le Bouillon Pigalle : côté carte

Ce qui va séduire, c’est la tradition, le côté cuisine de maman, de famille.
Oeuf mayo, museau graines de moutarde, escargots au beurre persillé, bulots, poireau vinaigrette et son topping de noisettse : ces entrées sont rustiques et goûtues. Simples mais bonnes (entre 1,80€ et 8,80€ pour le pâté en croûte au foie gras).
On n’en demande pas plus dans ce type d’établissement.

Bouillon Pigalle

Pour suivre : 12 plats au choix entre 8,50€ et 11, 50€.
On a fait simple ce soir : un gratin de chou-fleur sauce Mornay.
Et on se laissera séduire à coup sûr une prochaine fois par le pot-au-feu, la tête de veau sauce gribiche, la blanquette de veau ou l’agneau de 7 heures…

Un petit appétit ? On a cédé à un A côté, régressif, comme Les coquillettes au bouillon de bœuf, parfaites !

Bouillon Pigalle

Ce soir-là pas le temps de tester les desserts, mais on reviendra pour se laisser séduire par les classiques de la brasserie : baba au rhum, profiteroles, clafoutis ou mousse au chocolat.

Et c’est sans parler des boissons à prix rikiki : le 25cl d’eau plate à 1€, le soda à 1,90, le 1/4 de vin à 2,90€ …

Bouillon Pigalle

Nous, on a kiffé ce retour aux goûts simples et bien faits.
Et il y aussi une terrasse à l’étage…

Au prochain spectacle dans le quartier, on y retournera.
Mais ne le dites pas trop pour que cette enseigne ne devienne pas un lieu trop bobo…

Bouillon Pigalle

Bouillon Pigalle

22, bd de Clichy
75018 Paris

Horaires :
de 12h à minuit, 7 jours / 7

Sans réservation

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Le Petit Commines : dîner béni dans le 3e

Alors, quand Mathieu nous conte le menu du moment, on a envie de tout goûter.
C’était le week-end de la truffe noire dans le Périgord, alors pourquoi pas la Fondue de Brie à la truffe ? Ou un poison sauvage des côtes bretonnes ? Le turbot ou le cabillaud cuisson nacrée à l’arête.
Ou alors une belle entrecôte maturée maison pendant 21 jours ?
Même Cinq nuances de blanc, un plat végétarien aux cinq légumes, nous titille les papilles.
Et pour les allergiques et les intolérants, le chef s’adaptera.

La viande rosée, n’est pas forcément notre fort.

petit commines
Mais nous avons été charmés par le goût et les saveurs de ce plat.
Fin et savoureux.

Steak maturée « Mi-mot-laid »

Oui, ce trompe-l’œil champêtre en forme de cèpe est bien un steak !
Cet énorme haché est donc fait maison. La viande provient des chutes du train de côtes qui a servi à découper les entrecôtes de la carte.
Et comme pour la terrine, la maille de taille est généreuse. Alors on ne s’offusque pas si quelques parties moins nobles se retrouvent dans notre assiette.

petit commine

La pièce est extrêmement généreuse. La longue maturation de 21 jours donne une saveur prononcée à la viande. Le mélange Porto, Cognac, ail et échalote adoucit ce côté fort. Et la sauce qui accompagne le plat rend celui-ci encore plus gourmand.

Mais si ces plats vous semblent peu copieux, c’est normal.
Les accompagnements sont servis à part et à volonté.
Le soir de notre venue : égrainé de chou-fleur, pommes grenailles et purée carotte-clémentine.

petit commines

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La Brigade : expérience carnivore jouissive à Oberkampf

Située à quelques pas du 10e arrondissement où de nombreuses enseignes proposent de la restauration vegan, La Brigade Oberkampf affiche un menu 100% carnassier, le tout fait maison, à notre plus grande joie !

La Brigade

Une rencontre atypique

C’est en 2013 que Tristan – joueur de poker professionnel et Édouard – issu du marketing – décident de proposer une restauration nomade par le moyen du food truck, plutôt une façon de tester le concept qu’une fin en soit, la finalité étant de retranscrire ce concept en fixe.

Adepte de street food et d’innovation, Édouard et Tristan ont tout appris sur le tas : cuisine, gestion des aliments, galère des cuisines riquiqui, le tout sans savoir si ce moyen de restauration allait générer des ventes.

La Brigade La Brigade

La Brigade : une expérience hors du commun

Grâce à leurs deux food trucks, ils ont pu vivre des expériences hors du commun comme la participation à des mariages de célébrités (dont nous n’avons réussi à soutirer les noms), des festivals, des salons et le sensuel défilé Etam !

Un lieu branché et épuré

Ouvert en juin 2017, La Brigade s’inscrit dans la continuité des nouveaux lieux branchés du 11e arrondissement. Le décor est sobre, épuré, élégant,  mélangeant l’acier (cuisine ; accessoires) et le bois (mobilier). Une atmosphère chaleureuse se dégage du restaurant dès la porte franchie ! Les serveurs sont accueillants, agréables, dynamiques, tous vêtus de tee-shirt aux slogans carnivores dont mon coup de cœur « Yes We Canard » !

Même si nos deux entrepreneurs n’ont pas encore assez de recul sur la réussite de leur premier restaurant, ils recherchent actuellement un deuxième lieu.

La Brigade La Brigade

Une cuisine 100% maison

Au menu : viandes bouchères succulentes cuites et slicées sous nos yeux, des frites fraîches super bonnes, des sauces succulentes et des desserts que, malheureusement, nous n’avons pas eu l’occasion de goûter ! J’ai même réussi à convaincre mon ami, pourtant réticent, à gouter le tartare de bœuf. Il est devenu fan.

Pas de doute, au vue du frétillement de nos papilles, les produits sont de qualités.

Il était tout naturel aussi pour La Brigade de nous proposer une bière 100% parisienne : BAPBAP :  « brassée à Paris, bue à Paris ». Une bière blonde, douce et savoureuse entièrement made in Paname.

Pari gagné

Que ce soit entre amis, en amoureux, pour une restauration sur le pouce où pour prendre son temps, la brigade sera pour moi un endroit incontournable… si on aime la viande !

La Brigade

103, rue Oberkampf
75011 Paris

M° Parmentier – Rue Saint Maur

Horaires :
mardi et mercredi : 12h – 14h 30 / 19h – 22h30
jeudi et vendredi : 12h – 14h 30 / 19h – 23h
samedi : 12h – 15h 00 / 19h – 23h
dimanche : 19h – 22h30

site officiel : www.la-brigade.fr

La Brigade

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Little Nonna Paris : pizza gluten free et autres délices

Une nouvelle adresse qui sent bon l’Italie et qui propose une carte avec des plats sans gluten dont des pizzas et des pâtes. Le concept du Little Nonna Paris, à deux pas de Ternes, nous a séduits. La preuve par l’image.


Non, il ne s’agit pas de la nouvelle enseigne du grand groupe qui a mis la main sur le Made in Italy à Paris, pas de Pink, East ou Ober en vue. Little Nonna est indépendant et ça fait plaisir !

Little Nonna Paris
Ce mercredi fin d’après-midi, on improvise un afterwork qui a l’air d’être un diner.
Prosceco pour célébrer ce nouveau repère gourmand, large table offrant une vue assez complète sur les belles assiettes, planches, pizzas et quelques desserts à la carte.

On a envie de tout goûter, succomber à toutes ces couleurs et aux odeurs attrayantes.

Little Nonna

Pizza sans gluten, la goûter c’est l’adopter 

Le chef, Marco, un Italien installé à Paris depuis 4 ans a été à la tête d’un vrai petit labo afin de trouver les ingrédients parfaits pour une pâte à pizza sans gluten. Beaucoup de tests pendant 2 mois pour remplacer la farine de blé. La recette a été finalisée 2 jours avant l’ouverture – on imagine les « waouh, génial ! » après les sueurs froides.

Little Nonna Paris

La recette reste secrète mais on sait qu’il y a de la farine de maïs, de riz complet, de sarrasin. Le résultat est excellent.
Nous ne sommes pas intolérants au gluten et le fait d’avoir le choix est une chance.

Little Nonna Paris

Antipasti, insalata, planches colorful

Little Nonna fait aussi la différence avec ses salades belles à souhait et savoureuses.
On a adoré – en fait, on a débuté une addiction- les avocado toasts : des tartines de guacamole surmontées de jambon toscane 24 mois et son oeuf.
A partager aussi des assiettes charcuterie/fromage en provenance directe d’Italie : prosciutto di parma DOP, jambon culatello, mozzarella di Bufala DOP de Naples et même Saint-Jacques crues en carpaccio.

Little Nonna Paris

Des couleurs et de la délicatesse du côté des Insalata avec taboulé sicilien, salade burrata caprese et insalata avec saumon bio et ses divines lentilles. Et La buratta est juste divine.

Un max de desserts gluten free ! 

Pannacotta, riz au lait pomme poire, profiteroles, pizza au chocolat (sans huile de palme, donc pas de Nutella en vue) : la carte des desserts sont des péchés mignons sans gluten !
On a testé Il tirasmisu qui est composé d’un biscuit sans gluten. Il est léger, le sucre ne saute pas à la gorge. Le verre qui l’accueille nous semble bien trop petit pour calmer notre pleine gourmandise.

Little Nonna Paris est une cantine très agréable avec une multitude de possibilités pour tout moment de la journée : table ronde isolée pour petite bande, larges tables à partager, des formats duo ou quatuor.

Un adresse qui doit vous devenir indispensable !

Little Nonna Paris

Little Nonna Paris

12, avenue Niel
75017 PARIS

tél : 01 46 22 68 17

Horaires :
du lundi au vendredi : 12h-15h / 19h-12h
samedi et dimanche : 12h à 23h

site officiel : littlenonnaparis.com

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Roomies : burger de potes et nouvelle adresse !

Quand deux amis se mettent à la restauration… bienvenue chez Roomies qui compte 2 adresses  de burgers à Paris : à Etienne Marcel et à Miromesnil.
Qui a dit qu’une amitié ne pouvait pas perdurer à vie ? Édouard et Charles en sont le parfait exemple. Deux Nantais qui se rencontrent en petite section, et voilà le début de l’aventure. S’ensuivent, plusieurs années plus tard, une école de commerce ensemble et une colocation. Puis la fameuse crise de la trentaine ; bien heureusement pour nos estomacs car elle donne naissance à Roomies Burger.

Roomies-burger-cuisine-nouvelle-adresse-restaurant-avenue-percier-paris-mirosmenil-photo-usofparis-blog

Un premier restaurant ouvre alors rue du Cygne à Paris, dans le 1er. Le concept est simple mais efficace : du fait maison avec trois éléments de base (dont un steak de bœuf goûtu), puis un choix de fromage parmi plusieurs (dont la raclette), une sauce au choix, plusieurs légumes possibles, le tout servi par une équipe très accueillante et multitâche. Ce serait dommage de sentir tous les jours la cuisson à la plancha à la fin de la journée et de ne pas avoir d’autres choix que d’être dirigé vers la douche par madame dès le retour à la maison… n’est-ce pas les garçons ?

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Roomies-carte-composer-son-burger-restaurant-avenue-Percier-paris-photo-usofparis-blog

Ce qui différencie Roomies d’autres restos de burgers ? C’est le « fait sur place« . Une cuisine leur permet de couper les légumes, préparer les sauces et concocter des cookies pour le dessert ! On notera les prix attractifs : un veggie burger (une vraie révélation) et son accompagnement (les frites sont délicieuses) pour 10 € et à peine plus pour les autres.

Deux idées de burgers improbables et pourtant déjà commandés ? Un double steak bien cuit et sans sauce ni légumes ou encore un double steak, triple fromage avec ration de bacon.
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L’autre bonne idée Roomies repose sur une carte illimitée à gagner pour une durée de trois mois. Une carte en bois gravée est remise au gagnant. Celui de décembre, par exemple, est venu 5 fois de suite !!!! Un passage régulier de clients a même lieu pour connaître la date du prochain tirage au sort et faire partie du « all inclusive Roomies. »

De fil en aiguille, on les retrouve par la suite pour une ouverture d’une boutique Chanel sur le thème « chantier » puis dans un mariage l’été dernier. Et depuis peu, Roomies réveille les papilles du quartier Miromesnil dans un second restaurant ouvert et toujours avec la même chaleur humaine ! Pour preuve le jour de l’inauguration, des visiteurs qui n’étaient pas sur la liste d’invités et qui voulaient acheter des burgers ont été invités et ont été reçus comme un blogueur !
Roomies c’est vraiment le burger autrement et ouvert le dimanche !

Roomies-burger-paris-carte-restaurant-miromesnil-photo-usofparis-blog

ROOMIES
restaurant de burgers en 2 adresses 


14, rue du Cygne
75001 Paris
Horaires :
du lundi au vendredi 12h-14h30 / 19h30-22h30
samedi : 12h à 22h30
dimanche : 12h à 16h

6, avenue Percier
75008 Paris
Horaires  :
du lundi au vendredi 12h-14h30

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Diner au restaurant Le Servan #Paris 11e avec homard !

Le Servan, rue St Maur, c’est le spot à taille humaine, à la déco soignée mais discrète. Deux sœurs sont à la manœuvre. L’une en cuisine, l’autre en salle. La chaleur de leur accueil n’est pas insoutenable – les habitués ont certainement plus d’attentions que les ptits nouveaux comme nous. Heureusement, la qualité des plats rend Le Servan imparable.

Il y a des adresses qui traînent dans votre todo list sans raison. La motivation est bien là, mais à force de repousser, de trouver une occas’ spéciale, elles restent encore de belles inconnues.

Oeuf-mollet-sabayon-soja-artichauts-Le-Servan-restaurant-Paris-11e-entrée-menu-diner-Tatiana-Lehva-food-photo-usofparis-blogCe mercredi de juillet, aucun rush de dernière minute au taff. Tout est en ordre pour pouvoir prendre place à notre table à 19h30 pétantes.
Autour de nous, les arrivées se font progressivement, pendant que nous inspectons la carte du jour.
Part belle aux délices de la mer aussi bien dans les tapas (moules, bulots) entrées (poulpe grillé, couteaux sautés à la sichuanaise, chair d’araignée) que plats (thon rouge de ligne). Le carnivore peut quand même trouver une ou deux propositions rassurantes.

Ventrèche-de-thon-cru-gelée-de-tomate-piment-chisot-Le-Servan-restaurant-Paris-11e-entrée-menu-diner-food-photo-usofparis-blog
On débute par la ventrèche de thon cru avec sa gelée de tomate, piment et chiso, d’un côté et l’œuf mollet, sabayon soja et artichauts de l’autre – les intitulés iodés ne m’ont pas fait céder à l’appel de la mer. Délicates mises en bouche, qui nous préparent le palais pour de nouvelles sensations.

Suit le homard breton (de Chausey) qui nous a été présenté avant cuisson à l’heure de l’apéritif. J’avoue avoir préféré 100 fois mon ris de veau, plutôt que de supporter le souvenir de cette furtive rencontre au moment de la dégustation. Je suis un garçon sensible même devant un plat.

Ris-de-veau-haricots-beurre-abricots-noix-de-cajou-Le-Servan-restaurant-Paris-11e-menu-diner-Tatiana-Lehva-food-photo-usofparis-blog38€ le ris de veau c’est mastoc, d’autant que l’accompagnement (haricots beurre, abricots, noix de cajou) est mesuré, voire un peu trop. Mais le veau est d’une onctuosité inégalable, sa couleur captivante, et sa peau légèrement croustillante une petite poésie. On pardonnerait le prix.
Le-Servan-Restaurant-Paris-11e-menu-diner-homard-de-Chausey-légumes-verts-beurre-de-crustacés-Tatiana-Levha-food-photo-usofparis-blog

Homard-de-Chausey-légumes-verts-beurre-de-crustacés-Le-Servan-Restaurant-Paris-11e-menu-diner-food-photo-usofparis-blog
48€ le homard : faut savoir ce que l’on veut ! Servi en deux assiettes, cette pièce maitresse a le don d’affoler le palais. Et mon partenaire de table n’a pas laissé un morceau de la chair cuite et bien préparée.

Pour avoir osé une bouchée de l’assiette avec légumes verts, je peux confirmer que l’on est dans la préparation délicate, avec une maitrise parfaite de la cuisson pour un rendu qui fait pulser les sens.

En dessert, que deux propositions : les gourmands que nous sommes rongent leur frein.
Le Paris Brest est, pour moi, synonyme d’ennui car il n’est jamais bien transfiguré. Mon partenaire n’en perd pourtant pas une miette et ne trouve rien à redire à un dessert un peu trop classique à mon goût.

Dessert-pêche-pochée-sorbet-fraise-piment-chantilly-Le-Servan-restaurant-Paris-11e-menu-diner-Tatiana-Lehva-food-photo-usofparis-blog
Je me rabats, par défaut (j’assume) sur la pêche pochée qui n’est pas un dessert qui me transcende habituellement. Une fois devant moi, la pêche rose, son sorbet fraise-piment et sa chantilly me séduisent.
C’est léger, le piment du sorbert en envoie, une deuxième portion de chantilly m’aurait entièrement conquis.

Au final, la note est salée comme on pouvait s’en douter. C’est une soirée entre amis relevée, mais de très bonne facture.

Conseil : arrivez tôt, dès 19h même, car l’acoustique devient retorse quand la salle est pleine.
Un nouvel exemple que les néobistrots misent tout sur la déco, en oubliant la qualité acoustique du repas. Qu’attend l’équipe du Fooding pour créer une catégorie : confort sonore ?

Reste enfin le manque d’entrain des patronnes à nous saluer spontanément. On sera obligé de nous lancer en partant pour recueillir un sourire. Pourra mieux faire la prochaine fois.

Le Servan

32, rue St Maur
75011 PARIS

Tél : 01 55 28 51 82

ouvert midi et soir
fermé samedi, dimanche et lundi midi

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Bistrot Alexandre III : des saveurs surprenantes et de la délicatesse avec vue sur la Seine

Une péniche au pied du Pont Alexandre III avec vue sur la Tour Eiffel, c’est l’écrin cosy que propose le Bistrot Alexandre III.
Derrière les fourneaux le chef japonais Ryunosuke Naito accueille avec le sourire et des plats fougueux et savoureux.
Entre découvertes et classiques de la gastronomie française, partons dans le voyage des sens façon Bistrot Alexandre II.

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant ryunosuke naito cuisine photo by United States of Paris

Partir d’une simple coque, Ryunosuke Naito et son associé ont conçu ce restaurant de A à Z avec la volonté de mettre la cuisine au centre de l’attention des clients.
C’est donc face à la cuisine ouverte, et sur le comptoir, que nous avons pris place ce jeudi soir pour découvrir les alliances franco-japonaises espiègles.

Bistrot Alexandre III : une cuisine simple mais travaillée

Nous avons pu déguster 4 plats pour nous donner un aperçu de l’art du chef, de l’amuse-bouche au dessert. Revue de détails.

Les Amuses-Bouches

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant rillette amuse bouche photo by United States of Paris
Dans la cuillère : une aubergine très fine japonaise marinée dans un bouillon dashi (bonite séchée et algue japonaise), relevé de piment et chips d’ail. L’aubergine est fondante, le piment juste présent. Un très bon équilibre en bouche.
La croquette de risotto – chorizo est simple et efficace.
Les rillettes de canard sont parfaites (et 100% canard). Elles fondent en bouche. Le mélange viande et graisse est totalement équilibré. Pour être pointilleux, elles manquent peut-être d’un peu d’assaisonnement.
Ce joli trio nous rend impatient pour la suite…

Entrée : Carpaccio de carabineros

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique restaurant menu carte capaccio carabineros photo by United States of Paris
Pour ceux qui ne sont pas familiers des crustacés, les carabineros sont des grosses gambas (ici espagnoles).
Découpées en fines tranches, elles sont accompagnées de dés de mangue et de concombre rehaussés de poudre d’hibiscus.
Ce plat est tout simplement surprenant. Tout d’abord, le duo inattendu de la mangue et du concombre, qui se mélangent avec une vigueur gustative dans un sucré-salé qui se complète parfaitement, mais aussi grâce à l’hibiscus qui, déposé en poudre, possède la force d’un piment.

Joue de boeuf sauce vin rouge

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant joue de boeuf photo by United States of Paris.jpg
C’est une nouveauté qui n’est pas à la carte que le chef a voulu nous proposer.
Cette joue de bœuf est cuite sous vide à 88°C pendant 16 heures. Alliée à une sauce vin rouge épaisse et délicate, la viande, fournie par Hugo Desnoyer, n’est ni gélatineuse ni filandreuse . Elle fond tout simplement en bouche. Nul besoin d’user de son couteau non plus. Agrémenté de betteraves proposées en deux façons (cuites et crues), le plat est équilibré en saveurs et en parfums.
Les framboises présentes pour renforcer le côté sucré-salé du plat peuvent paraître superflues pour certains, mais ne nuisent pas à ce magnifique plat.

Côté dessert, si durant quatre mois, le bistrot Alexandre III proposait des fabrications maison, ce n’est plus le cas.
C’est désormais la maison Mori Yoshida qui assure la partie sucrée de la carte.

Le beige et la bûche

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant dessert Mori Yoshida photo by United States of Paris
Le beige est un gâteau à la pâte sucrée au chocolat, praliné feuilleté ganache orange et crème thé citron vert.
La bûche de Noël est, elle, composée d’une mousse de chocolat, ganache d’épice, confiture d’orange, crème au thé et aux épices,  praliné feuilletine.
C’est fin, c’est bon et justement sucré. Deux desserts fondants à souhait pour terminer un repas bien mené.
Et pour tout dire, nous aurions aussi bien voulu faire un sort au Mont Blanc trônant en vitrine qui nous faisait de l’oeil.

Cuisine française dans les veines
Pour Ryunosuke Naito, la cuisine française est une histoire familiale : ses parents tiennent un restaurant français au Japon. Son père est en cuisine, sa mère en salle et les grands-parents cultivent les légumes servis dans le restaurant !

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant carte menu ryunosuke naito joue de boeuf photo by United States of Paris
Arrivé de Nagano (Japon) à l’âge de 19 ans, il y a dix ans déjà, le chef fait son stage d’étude chez Taillevent.
En 2007, il poursuit ensuite son perfectionnement chez Antoine, LE restaurant de poisson du 16e arrondissement. Avant d’intégrer la brigade de Yannick Alleno pour l’ouverture du Cheval Blanc 1947 à Courchevel mais aussi au Meurice en tant que sous-chef en gastronomie. Et là, c’est de la création au quotidien, durant 2 ans et demi : le sacerdoce des sous-chef de Yannick Alleno. Un chef qui est « très fort en créations, qui tient les gens de son équipe. »
Il poursuit quelques temps l’aventure du 3 étoiles de la Rue de Rivoli sous la houlette d’Alain Ducasse auprès duquel il apprend « l’organisation et  le respect du produit avant tout« .
Puis il finit par intégrer, en 2013, l’équipe d’Yves Camdeborde avant de vouloir voler s’émanciper.

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Le chef Ryunosuke Naito et sa femme

C’est avec son commis de l’époque, maintenant chef de salle de la péniche-restaurant, que l’idée du Bistrot Alexandre III prend forme, jusqu’à l’ouverture en juillet dernier.
C’est avec sa femme, rencontrée chez Antoine où elle était stagiaire,  et deux commis, que Ryunosuke Naito régale ses convives 7 jours sur 7 !

Un point sur la carte
Si les plats affiche un tarif raisonnable pour le rapport qualité prix, entre 18 et 24 €, les entrées sont quant à elles un peu onéreuses (entre 14 et 18 €)  malgré la portion de frites à 7 €.
Côté desserts les 10 €, prix unique, restent supportables vue la qualité indiscutable de la Maison Mori Yoshida.

Avec cette dégustation, nous ne pouvons que vous recommander de pousser la porte du Bistrot Alexandre III pour votre déjeuner ou votre dîner. L’accueil ne faiblit pas et le plat du jour pourrait bien vous faire chavirer…

Saumon juste saisi, crème de brocolis
Saumon juste saisi, crème de brocolis

Bistrot Alexandre III

Du lundi au samedi de 12h00 à 23h00
Le dimanche de 12h00 à 22h00

Service cuisine de 12h00 à 15h00 et de 19h00 à 23h00
(22h le dimanche)

Ports des Invalides – Pont Alexandre III
Rive Gauche
Promenade des berges de la Seine André Gorz
75 007 Paris

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