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CORSON dévoile son nouvel single Nos amours embouties

Comme David Bowie ou U2, Corson s’est frotté à l’énergie berlinoise. C’est là que les premières notes du nouveau single, Je respire comme tu mens, ont été posées.
Cordon nous dévoile, en avant première, quelques secrets sur cette nouvelle aventure et son nouveau single Nos amours embouties.

INTERVIEW SELFIE / CORSON

Corson

Quand as-tu décidé de devenir chanteur ?
Très tôt. Déjà petit, je pianotais sur le piano de mon cousin. Je pouvais y rester des heures.
Ça a donné l’idée à ma mère de m’inscrire au solfège. J’ai commencé à prendre des cours de piano, tout en débutant le chant. C’est venu assez instinctivement.
J’ai commencé à avoir des groupes. J’ai fait le conservatoire de ma région, en chant lyrique.
Après mes études, je me sentais pas de bosser dans une banque. Je suis parti, vers 22 ans, pour essayer de ne faire que de la musique et d’en vivre.  Je l’ai dit à mon père. Il n’était pas très content.

Une émotion musicale intense dans ta jeunesse ?
C’était à l’âge de 12-13 ans. C’était la première écoute de Bloody Sunday. J’étais en colo de ski. C’était le soir de la boom où tu essaies de pécho un peu.
Ça m’a fait une réaction physique quand j’ai entendu le titre. Et quand on m’a dit U2, j’ai filé tout écouté ! Et je me suis dit : « je veux être Bono, je veux faire de la scène ! »

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Qu’est-ce qui est à l’origine de ton nouveau titre Je mens comme tu respires ? Du vécu ? Un sentiment ?
C’est un constat de ce que je peux voir autour de moi : des séparations, certains qui se trompent. Arrivé à mon âge – c’est pas une préoccupation à 20 ans – tu te poses la question de savoir si ta relation va durer, si tu vas avoir des tentations, si la routine va tuer le couple ou pas.

La rythmique de ce titre est prenante.
J’ai composé la chanson à Berlin avec mon collègue danois, Jesper Nielsen. Nous avions la base de chanson. Et je suis revenu poursuivre la compo à Paris.
J’ai fait les arrangements avec le réalisateur de mon 1er album, Boban Apostolov. On voulait un rythme répétitif et lancinant qui retrace la routine du couple. Comme si tout était écrit et qu’un marteau vienne marteler tout ce qui allait se passer année par année, jour après jour.

Tu retravailles beaucoup tes compos ?
Je suis partisan du premier jet. Il est toujours bon pour moi. Les premières notes au piano sont les bonnes. Plus je travaille une mélodie moins elle est bonne.
Ensuite, c’est au niveau des arrangements qu’on se prend la tête. Le choix de vraies cordes ou de cordes synthétiques, par exemple.

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Qu’est-il autorisé de dire sur le nouvel album ?
Il parle essentiellement des relations amoureuses dans tous les états possibles.
Fille à Copenhague parle d’un amour manqué, quelqu’un qui croise une jeune femme dans cette ville (je suis aussi allé y composer un titre). C’est quand on se dit : pourquoi je ne suis pas allé lui parler ? Qu’est-ce qui ce serait passé, si je l’avais rencontrée ?
Le titre Faisons l’amour parle des gars qui sont timides. Je l’étais il y a dix ans, quand je sortais en boite. 🙂
J’ai fait quelques titres aussi en Bretagne.

Une anecdote de studio ?
L’enregistrement des cordes s’est fait à distance. J’étais en Bretagne et Boban à Skopje avec les cordes. Je suivais l’enregistrement à distance. Mais j’avais une mauvaise connexion. J’entendais tout en décalé et je suis devenu fou.

Qu’a-t-il de particulier Jan Pham Huu Tri ?
Jan est un ami. Il a collaboré avec David Hallyday, Brigitte et il a fait les guitares de mon premier album. Pour le nouvel album, il joue de la guitare (avec un archet) et de la basse. Il a un son bien à lui. Il a une façon d’aborder les titres très instinctive.

Corson
Selfie original pour UsofParis

Un duo de rêve ? Un fantasme ?
J’en ai plein ! 🙂
Il y a le titre Fil Amant que j’aimerais partager avec une artiste. Je n’ai pas encore d’idée. Mais je cherche.
Sinon, j’aimerais beaucoup chanter avec Cœur de Pirate. Une artiste que j’aime de plus en plus.

Une anecdote de concert ?
Une première partie au début chaotique. C’était au Zénith, en ouverture du concert de Laura Pausini. J’étais avec mon musicien, Brice Davoli. Et il avait un clavier connecté à un ordi pour une palette de notes mais qui ne marchait pas. On ne comprenait pas pourquoi.
On a fini par faire le live en piano voix. C’était un beau moment mais beaucoup de stress.

Une belle rencontre musicale ?
Mon réalisateur : Boban Apostolov. On s’est rencontré à Londres. C’est un jeune réalisateur macédonien. Et je bosse depuis mon premier album tout le temps avec lui. On travaille aussi pour d’autres artistes. Il a beaucoup de talent.

Quel rapport as-tu avec les réseaux sociaux ?
C’est moi qui gère. J’aime tweeter des photos, des vidéos, j’aime beaucoup Instagram parce que j’adore faire de la photo.
FB c’est un lien quand t’es pas en promo, en concert. Je réponds aux questions quand je peux.

Une chanson pour dire Je t’aime ?
La nuit je mens d’Alain Bashung.

Une chanson pour pleurer ?
Ne me quitte pas de Brel.

Une chanson pour s’évader, quitter Paris ?
No Surprises de Radiohead.

Une claque musicale récente ?
Half Moon Run, un groupe canadien. Je l’avais vu au Trianon, en 1ère partie.
Le batteur faisait à la fois de la batterie et du pad. J’aimerais bien l’avoir pour mes prochains lives.
Le groupe mélange pas mal l’électro et l’acoustique et j’adore la voix du chanteur.

Corson

CORSON

Nouveau single : Nos amours embouties

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Itv réalisée au Terrass’Hôtel
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Ehla interview de l’ombre à la lumière pour l’EP Au loin

Ehla, jeune artiste pétillante, qui cache bien sa timidité, sort cette semaine son premier EP Au loin. Fabien alias Grand Corps Malade, en véritable ange gardien, l’a aidée à révéler ses talents d’écriture.
Au total, 4 titres qui dévoilent une personnalité attachante que l’on a hâte de découvrir en live sur la scène du Réservoir à Paris, le 25 septembre.

Interview selfie EHLA

Elha
selfie original pour UsofParis

UsofParis : Te souviens-tu de ta première émotion musicale ?

Ehla : Mon père fait de la musique. Pendant les voyages en voiture, je me souviens qu’on chantait tous les 3 avec ma sœur, Lara.
Les premiers émois sur scène, ça a été avec la danse.
Et Alicia Keys, le premier gros concert que j’ai vu. Elle est musicienne, souriante, auteur-compositeur. J’ai un vrai crush pour elle. Et aussi Ben l’Oncle Soul, j’aime le RnB, la soul.

Qui a dégainé en premier pour faire de la musique, ta sœur ou toi ?

J’étais un peu le Tanguy de la famille. 🙂 Je faisais de la musique dans ma chambre en attendant que ça arrive. Clara est partie plus tôt, à 18 ans. Moi, ça a été 5 ans plus tard. J’avais besoin de faire d’autres expériences.

Si elle n’avait pas ouvert la voie, tu serais quand même partie ?

J’ai eu des opportunités qui m’ont convaincue que j’étais faite pour la musique. C’était tellement une passion pour moi, que je serai partie quand même.

Vous donnez-vous des conseils mutuellement ?

Oh oui ! J’ai un manager mais ma sœur est mon 2e manager et inversement.
On se consulte pour tout : une tenue pour la scène, pour les clips (je suis la première à voir ses clips). Qui peut être plus franc qu’une sœur ?
Des fois, ça fait mal mais au moins c’est réaliste.
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Quels mots de Grand Corps Malade t’ont touchée ? 

Fabien m’a vue en concert à la Bellevilloise et quand je suis sortie de scène, il m’a attrapée par le bras et m’a dit : « y’a pas de doute, t’es une putain d’artiste !« 
Ce qui est touchant, c’est qu’il est le même sur scène et en dehors, sincère. J’ai envie de suivre son exemple.

Comment s’est passée l’écriture des textes ?

Dans l’EP, j’ai coécrit Demain Encore et La Perle avec Fabien.
Sinon, je suis allée le voir sur une petite scène dans le Sud. Il a eu le temps de m’analyser, on a voyagé en train ensemble. Il y a peu de chansons sur la timidité. Je lui en ai parlé et deux jours après je recevais le texte La Timide. C’était du sur-mesure. Je me reconnais dans toutes les paroles. C’est juste moi et beaucoup d’autres personnes aussi.
Pour les musiques, je travaille en studio avec High P, mon producteur. Pour Demain Encore, on a débuté guitare-voix, j’ai fredonné un mix franço-anglais, j’ai commencé à écrire.
Avec l’intervention de Fabien, le texte a été bouclé en 30 minutes.

Pour l’écriture, tu as besoin d’être seule ?

Seule oui et avec aucun bruit, pour être concentrée. C’est plus dur d’écrire que de trouver des mélodies avec mon synthé. Ce n’est pas encore un plaisir.
Je suis dans la rythmique avec les mots. Ils sonnent bien mais n’ont pas forcément de sens.
C’est là que Fabien m’aide aussi. Il m’aide à concevoir une histoire.

L’album sera-t-il différent de l’EP ?

Sur l’EP, il y a des sonorités différentes. Et le liant de tout ça c’est la patte musicale d’High P et ma voix. C’est assez éclectique. Je ne pense pas que l’EP sera un avant-goût de l’album.
High P est très rapide, il est très ouvert. Il a mille inspirations. C’est un guitariste.

Comment passe-t-on de l’ombre à la lumière et on va au-delà de sa timidité ?

Je ne sais pas si je la dépasse. Sur scène, je continue de l’être. 🙂
Je l’ai intégrée, je ne cherche pas à être quelqu’un d’autre. Ca peut être touchant aussi.
Il y a 10 ans, je pense que j’étais incapable d’acheter une baguette de pain sans bégayer. Ce sont, au final, des caps que l’on passe sans s’en rendre compte.
Mes premiers concerts,  chanter devant Grand Corps Malade pour la première fois sont aussi des étapes qui ont fait que je suis moins timide.

Faire de la musique, c’est s’exposer à des critiques, des faux amis aussi. Te sens-tu prête à affronter ce côté-là ?

Avant, j’étais agent administratif, je faisais un métier qui ne me plaisait pas, avec une équipe difficile. Je me suis battue pour faire de la musique maintenant et je suis tellement heureuse, je fais en sorte de positiver.

Un mantra qui t’aide à vivre ?

N’avoir aucun regret. Tout tenter et n’avoir peur de rien.
Ehla
Chaussures d’Ehla

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

J’adore rire ! Je me calme quand je suis en interview. 😉
Il y a de très bon youtubeurs : Norman, Kemar. Et à la base, j’adorais Eric et Ramzy.
Mon côté du sud est d’observer les gens et de voir ce qui est drôle dans certaines situations.

Les réseaux sociaux, comment tu gères ? C’est naturel pour toi ?

Oui. J’adore Instragam, car j’aime la mode. Ça me permet de puiser des inspirations.

Tu as partagé sur FB que New York était une ville inspirante. 

J’ai bossé là-bas, je suis partie avec mon ordi et un mini-synthé Logic.
La ville est plus énergique. Ça inspire d’autres choses. J’ai composé des titres, je vais les faire écouter à mon équipe. J’espère bien que ça se retrouvera dans l’album. 😉

Un spot à New York à nous conseiller ?

Le restaurant Sylvia’s.
De la cuisine traditionnelle américaine, très simple et c’est très bon.
On y est allés un dimanche, les clients sortaient de l’église et chantaient du gospel.

 

by Alexandre

Ehla

EHLA
EP Au loin
(Capitol Music France)


FB officiel : ehlamusic

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Nord en interview : on a parlé Grand Turn Over, concert & Elle voudrait

Depuis le Point FMR où nous l’avions rencontré, Xavier Feugray alias NORD a foulé les scènes des Francofolies de la Rochelle, du Granby au Canada, reçu le Prix Félix-Leclerc « une belle surprise » et a signé avec Columbia pour son premier album qui sortira à la rentrée.
En attendant, on savoure comme des fous son single Elle voudrait (avez-vous vu les graffs au sol de Paris à Rouen ?) et nous nous impatientons pour son concert aux Etoiles, à Paris, le 14 juin. 

INTERVIEW SELFIE

selfie original pour UsofParis !

UsofParis : Une émotion forte depuis notre dernière rencontre ?
Xavier : Les Francofolies de la Rochelle ! On jouait au Théâtre Verdière en plein après-midi et dès le premier morceau, il s’est passé un truc dans la salle. Il y avait plein de monde. Le public était déjà à fond avec L’Amour s’en va. Je n’en revenais pas. Une belle émotion.
Jouer aussi devant 10 000 personnes, à Granby, au Canada, c’était trippant !

Tu acquières de l’assurance à force de tourner ?
Non pas du tout 🙂
Je suis toujours en train de me remettre en question. C’est pénible !

Personne ne te rassure ?
J’ai toujours ce doute. Il va falloir que je vive avec et que je m’adapte.
C’est sûrement ce qui me fait avancer.

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Qui est « elle » de ton titre Elle voudrait ?
Une femme qui a envie de vivre autrement, de s’évader de son quotidien qui n’est pas forcément glamour.

« Elle » existe ?
Elle peut exister. Je l’ai peut-être rencontrée via des témoignages. Et j’ai fait une chanson à partir de bribes entendues. J’ai un peu inventé. 😉

Elle a quand âge ?
Une petite trentaine passée. Mais elle est très jeune dans sa tête. 🙂

Quand l’as-tu écrite ?
Au tout début de l’aventure Nord. Elle a évolué avec le temps.
Elle s’est dessinée pendant ces deux ans. J’ai tenté de trouver un bel écrin à cette chanson.
J’ai refait toutes les prods avec Thierry Minaud qui m’accompagne aussi sur scène. Je lui ai confié la réalisation du disque.
Il a remis des synthés au titre. Sinon, elle aurait été plus folk.

Le clip a été tourné en Normandie ?
A Cherbourg. On avait envie avec Erwin et Camille, les réalisateurs, d’un décor qui fasse penser à l’Irlande. Que l’on n’est pas l’habitude de voir ces côtes-là.
Il y a un côté sauvage à Cherbourg, avec l’idée de fuguer, d’aller ailleurs. Une très bonne idée de leur part.

Tu me disais avoir une tendance au noir, à une certaine chanson française sombre. Va-t-il y avoir plus de lumière dans l’album ?
J’avais pas mal de titres plus lumineux, comme Elle voudrait.
Avec le premier EP, j’étais dans quelque chose de plus intime. Je parlais de moi, de mes petits malheurs.
Et là, j’ai envie d’élargir. Que ce soit le Grand Turn Over (titre de l’album), des émotions et des sentiments qui te traversent et te chamboulent… C’est « ma petite entreprise« .

Il y aura moins de « je » dans cet album ?
Oui. J’ai tenté d’écrire autrement après l’EP, à partir d’Elle voudrait. Il y a une autre chanson qui parle de l’autre « Tu n’as pas changé« ..
Je prépare l’album, j’ai quelques titres à terminer. J’ai encore un mois pour me décider s’ils feront ou pas partie de l’album. 95% des titres sont enregistrés. J’ai posé des voix témoin sur certaines chansons, je vais les réenregistrer. J’ai encore un peu de boulot.

Comment écris-tu ?
J’aime bien écrire isolé. J’ai besoin de moment de concentration, de doute Les chansons viennent, en fait, du doute. Tu remets en cause pas mal de choses et tu poses ce qui te fait avancer, ce qui te fait réfléchir, réagir.
Je pars souvent d’un constat pour écrire. J’aime me mettre des frissons tout seul.

Quand sais-tu que la chanson est bonne ?
Quand tu as le premier frisson justement, tu sais que tu tiens quelque chose. Mais après, c’est parfois dans l’habillage que tu peux te prendre la tête.
Tu peux vouloir mettre une chemise, alors que tu préfères être en t-shirt. Et c’est difficile car le temps est changeant.

Avec qui collabores-tu ?
Thierry Minaud et Ludwig, guitariste, bassiste, claviers. Il est venu nous filer un coup de main sur les guitares électriques.
Et une copine qui est venue pour les cuivres.

Tu es prêt à rencontrer ton public ? A la plein lumière ? 
Un album fait en huis clos. J’aime travailler dans le secret aussi.
J’ai envie de connaître la lumière. J’aimerais que ça aille plus vite. Je suis impatient parce que je commence à vieillir.
Mais « On n’est jamais vieux quand on a le cœur ardent » comme le dit Clark Gable dans le film The Misfits.

Interview by Alexandre

NORD
single Elle voudrait
(Columbia)

Grand Turn Over, premier album
Sortie prévue à la rentrée

CONCERT
le 14 juin @ Les Etoiles Paris 

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Naive New Beaters ITV chic & sauvage pour le puissant A la Folie !

Depuis cet été, A la folie le 3e album dance, fun et débridé de Naive New Beaters nous fait affronter tous les aléas de la vie. Le bonheur tient parfois en une simple et vigoureuse chanson d’amour, en un duo avec Izia ou une déflagration de beats.
David, Eurobelix et Martin reviennent sur l’accueil de leur disque, confient leur stratégie marketing imparable et dévoilent quelques bons spots parisiens.
ITV en mots, selfie et vidéos ! 

INTERVIEW / NAIVE NEW BEATERSNaive-New-Beaters-A-la-Folie-album-pochette-promo-Lac-de-Roselend-photo-usofparis-blog

Accueil, promo d’À la folie, sont à la hauteur de nos attentes ?
David Boring : Même plus !
Wallace, le premier album avait bien marché. Et avec celui-là, on a l’impression que c’est un peu plus fate. On a plus d’expo en média.
Eurobelix : C’est la 1ère fois qu’un de nos titres tourne pas mal en radio.
David : Et qu’on n’est pas obligé nous-mêmes de programmer.
Martin Luther B.B King : On a commencé à jouer les titres avant même la sortie de l’album. Et le public réagissait bien,
David : Ils dansaient. Et ça ne faisait pas un blanc, comme d’autres fois. Je me rappelle de Made to last long et le public était en plein kiff.

3-4 adjectifs pour décrire les premiers lives d’À la Folie ?
David : Dansant ! Chic-et-sauvage, un seul adjectif (c’est une contraction). Dance-grunge.

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Un succès en musique en 2016 c’est un succès ou c’est un travail de longue haleine ?
Martin : C’est pas un coup de bol !
David : Heal Tomorrow était prêt, deux ans avant la sortie de l’album. On l’a un peu diffusé. C’est pas mal de sortir ton album 2 ans avant en faisant semblant. On élabore plusieurs techniques.
On s’est dit que c’était pas si mal de le sortir en plein milieu de l’été : personne à Paris.
Ce retard cumulé qui était une faiblesse, on en a fait notre force. José de Stuck in the Sound nous a dit : « Trop stylé les gars. Vous sortez votre album en plein été. Vous êtes des génies ! »

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J’ai kiffé Monte Christo. Ca donne envie d’hurler : « It’s ok now!« 
David : C’est top, mec ! On l’a conçu dans le manoir d’Eurobelix en Ardèche. On faisait des sessions d’enregistrement.
Martin : J’ai une théorie que nous n’avons jamais évoquée. On était dans une pièce très mal insonorisée avec pas mal de réverbérations. Et le fait de brailler faisait un beau son naturellement.
David : C’était en fait un peu chelou parce que c’était de la dance. Y’avait une gène.
Martin : On s’est dit : est-ce qu’on ne va pas un peu trop loin dans la dance ?
David : Au final, il s’est pris une ptite couche de mix qui le rendait un peu plus craspouille, agressif et moins dance-disco-club. Puis un nouveau vernis. Du coup, il est hybride !

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Words Hurt est super efficace aussi. Les beats c’est au premier jet ou long travail ?
Martin : C’est assez souvent des premiers jets, oui.
David : On l’a assez vite fait dans sa globalité. Mais on a galéré pour le gimmick avec les voix d’enfants.
Martin : On garde les premières prises de voix. Après c’est la hantise de refaire quelque chose. T’as l’impression de perdre l’émotion du début.
Eurobelix : C’est bien aussi de ne pas trop écouter les démos.

Un lieu improbable pour un concert ?
David : On nous parle souvent de la Tour Eiffel. Faudrait peut-être qu’on le fasse.
On te balance : « Waouh Lilly and The Prick on fait un concert à la Tour Eiffel« . Mais au final c’était dans un restaurant, non ?

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Anecdote de concert cette année ?
David : On a fait un concert bien foiré à Millau. On nous a même dit d’arrêter avant la fin du concert.
Martin : En général, on n’est pas super content quand on nous dit ça, mais le concert était tellement catastrophique pour plein de raisons.
David : En plus, Joey Starr nous avait bourré la gueule avant !

Un spot de ouf pour boire un verre à Paris ?
David : Le Grand Train !
Alex : Il est fermé !
Martin : Le Sans Souci, c’est du classique, du solide. Avec une Naive New Beer ! 😉
David : J’aime beaucoup les cromesquis au chorizo du Barbès.
Martin : Faut pas se mentir : c’est juste des croquettes ! 😉

Spot de ouf pour un dîner en amoureux ?
Martin : Le Jourdain ! Ou le Kushikatsu Bon, les brochettes fines japonaises.
David : Avec le gros four en cuivre. T’amènes ta meuf ou ta mère : tu gagnes des points !

Claque musicale récente ?
David : Asgeir King and Cross. Il est ouf ce morceau ! On dirait un maxi gold d’un tube d’y a 20 ans.
Martin : Le 2e album de Fidlar. Je l’écoute plusieurs fois par semaine.
Eurobelix : Tampe Impalia ont fait très fort.
David : Et Dan Croll – From Nowhere !

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Interview by Alexandre

Naive New Beaters
album A la folie
(Capitol Music France)

En concert à Enghein-les-Bains
le 1er juillet 2017 à 22h

(événement gratuit à 15 min depuis Paris Gare du Nord)

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FRANCES itv d’une révélation – de Coachella au Café de la Danse

Frances est une des artistes anglaises émergentes les plus talentueuses de 2016. Ses différents EP ont fait un carton aux USA et outre-manche. Son premier album intitulé Things I’ve never said sortira en mars 2017.
Elle sillonne déjà les scènes de Coachella au Café de la Danse (le 18 avril prochain). Nous l’avons rencontrée pour revenir sur son année riche en émotions qui vient de s’écouler et celle pleine de promesses à venir.

FRANCES / INTERVIEW SELFIE

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UsofParis : Ton premier album va sortir en mars, il s’appelle Things I’ve Never Said. Pourquoi ne les as-tu pas dites avant ?
Frances : Je ne sais pas. Je pense qu’en quelque sorte c’est ce que j’ai élaboré pendant que j’écrivais l’album. Et c’est ce qui est venu avec le titre. J’étais en train d’écrire les chansons et je me disais : « Pourquoi est-ce la première fois que je dis ces choses ? » Tu peux trouver les paroles pour ce que tu as envie de dire dans une chanson mais peut-être pas les mots pour le dire en personne.

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Tu as commencé à composer à 12-13 ans, est-ce que sur ton album il y a des chansons de cette période ?
Non, je pense que la plus vieille j’avais à peu près 18 ans.

C’est laquelle ?
Il y en a 2. Une qui s’appelle Drifting et il y a Sublime que j’ai écrite lorsque j’étais à l’université. Je devais avoir 18-19 ans.

Qu’est-ce qui t’inspire pour écrire ?
Tout, tout ce que je vois autour de moi, les gens que je rencontre, évidemment mes expériences personnelles. Peut-être aussi, quand une personne qui est proche de moi passe par une épreuve ou une expérience, je peux écrire une chanson à propos de ça.  Mais peu importe ce que c’est, je dois avoir un rapport avec, il doit y avoir un sens pour moi.

As-tu des influences ?
Oui, beaucoup. Tout ce que tu entends. Tout ce que j’entends fini là dedans, quelque part. Mais j’adore Radiohead, Björk, Coldplay. Et puis en plus jeune Ed Sheeran. Il est bon.

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Une de mes chansons préférées de ton EP est Don’t worry about me, peux-tu nous en dire plus à propos de ce titre ?
Oh, merci. C’était génial parce que quand je l’ai écrite, je n’ai pas vraiment pensé à l’enregistrer. Je pensais qu’elle était un peu étrange parce qu’elle commence a capella. Il n’y avait pas vraiment de structure, c’était presque comme un hymne. Et puis je l’ai écouté plusieurs fois et je me suis dit : « Oh c’est vraiment plus logique » et je l’ai joué à d’autres personnes qui l’ont adorée.
Je l’ai écrite exactement comme je voulais l’écrire puisque je ne pensais pas que quelqu’un d’autre l’entendrait. Donc ça m’a appris que je devrais juste faire ce que je veux faire et ne pas trop penser à ce que les autres attendent.

Tu as l’habitude de ne jouer qu’avec ton piano, est-ce différent de jouer avec tout un groupe sur scène ?
Oh non ! J’adore ça ! J’aime vraiment jouer toute seule aussi parce que c’est intime, mais quand tu as pleins d’instruments derrière toi cela ajoute une profondeur supplémentaire. Et maintenant ce que je fais c’est jouer toute seule en imaginant ce que mes musiciens feraient.

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Tu étais sur la scène du Coachella et de SXSW, de gros festivals au monde. N’est-ce pas fou pour une jeune fille ?
Oui, surtout d’être en Amérique, je n’y étais jamais allée avant. Ma première fois c’était pour faire la première partie de James Bay sur sa tournée : « C’est si bizarre ! ». Et j’ai fait mon propre concert à New York, à L.A. et puis je suis allée en Australie et en Nouvelle Zélande, de l’autre côté du monde.
Ce qui est vraiment génial parce que je ne pense pas que j’aurais pu aller dans ces pays si je n’avais pas fait de musique.

Coachella est très spécial…
C’est un peu bizarre, parce que tu es au milieu du désert, dans une sorte de terrain de polo bien entretenu et il y a beaucoup de célébrités, des Instagramers.
Je viens de penser que c’était assez hilarant, mais c’était très beau, c’était très joli et la musique étonnante. Et en raison des lois aux USA, tu ne peux pas tenir une boisson et regarder un concert. Ce qui est cool parce que cela veut dire que la foule n’est pas crazy. Les festivaliers ne se dépoilent pas et n’essayent de sauter sur toi. Tout le monde est vraiment là pour regarder les concerts.

Une rencontre, quelque chose d’inhabituel à Coachella ?
Je regardais Disclosure et puis cette femme est entrée… les cheveux roses dans une sorte de combinaison avec des nuages et je me suis dit : « Humm, drôle de costume ! ». Et puis j’ai levé les yeux et c’était Katy Perry : « Oh ! Il n’y a vraiment qu’elle qui peut mettre ça ». Elle dansait avec un gars, je me disais : « je me demande qui c’est ». Il avait un chapeau, c’était Orlando Bloom. Et j’étais là, à regarder Disclosure. Ensuite The Weeknd est entré avec 8 personnes de son équipe, c’était fou. Apparemment une Kardashian est passée dans la loge aussi. Donc c‘était un endroit assez étrange, mais cool.

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Tu as fait la première partie de James Bay lors de sa tournée aux USA. Est-ce qu’il t’a donné des conseils ?
Oui, il m’a dit : « Profite de tout ! », en rajoutant : « Tu sais ça va devenir vraiment intense, et vraiment fou. Donc tu dois t’assurer de profiter de chaque instant » et aussi « Ne le prends pas trop au sérieux, rappelle-toi pourquoi tu le fais. »  C’était très gentil.

Maintenant, imagine que tu peux chanter avec la personne que tu veux. Qui choisirais-tu ?
Probablement Ed Sheeran. Seulement parce qu’il joue de la guitare et je pense que nos voix iraient plutôt bien ensemble. J’image ça.

Est-ce qu’il le sait ?
Non, il ne le sait pas. Il n’y a pas eu assez d’interviews….

Il va savoir maintenant !
Ce serait plutôt cool.

Hier, pendant ton set, tu as dit que tu aimerais vivre à Paris. Pourquoi ?
J’adore ! Les bâtiments ! Ils ne ressemblent à nulle part ailleurs, je pense. C’est si étonnant. Et je pense que Paris est si vivante, tous les jours de la semaine.

Si Paris était une de tes chansons, laquelle serait-elle ?
Oh, c’est une très bonne question ! Probablement l’une de celle qui plus en uptempo … peut-être Under Our Feet.

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Quels sont tes projets pour l’année prochaine avec cet album ?
Je pense juste que je vais être en tournée, ce qui va être génial. Toutes les chansons vont vraiment prendre vie.

Seule ou avec le groupe ?
Avec le groupe. Probablement avec le batteur aussi. Et peut-être quelques cordes en plus. Donc oui, je vais faire beaucoup de cela. Et je vais continuer, je pense, l’écriture. J’écris tout le temps … Je vais probablement terminer le deuxième album avant de terminer la tournée pour le premier.

Ton dernier coup de cœur musical ?
Ce serait probablement un coup de cœur pour une fille… comme Beyoncé, son dernier album est incroyable. Le meilleur !

Quel était le dernier artiste que tu as vu sur scène ?
Birdy. J’étais à Londres vendredi. Tellement bon. Elle est en tournée.

As-tu un bon spot à Londres à partager avec nous, un restaurant ?
Un bon restaurant à Londres, il s’appelle The Pollen Street Social, c’est incroyable. Ce n’est pas trop cher, mais c’est vraiment bien. Et il y a une cheminée.

Une salle de concert à London?
Là où j’ai vu Birdy, le Hammersmith Apollo, c’est incroyable. Brixton Academy, probablement le meilleur, je pense. Les petites sont très cool comme Koko, qui a seulement 1 500 places. C’est une sorte de vieux théâtre avec des rideaux rouges et des tapis rouges.

Quel genre de relation entretiens-tu avec tes premiers fans ?
Certains sont là depuis le tout début,et ils m’ont suivi. Il est encore très tôt, ils sont vraiment patients et si adorables.

Interview by Joan and Alexandre
Merci à Fran

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Frances
Premier album Things I’ve never said
(Capitol Music)

sortie prévue le 17 mars 2017

Concert le 18 avril 2017 au Café de la Danse, Paris
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Frances a star is born / from Coachella to Paris – Interview !

Frances is one of the most talented emerging artists of 2016. Her differents EP have made a hit in the USA and in the UK. Her debut album Things I’ve Never Said will be released in March 2017. She was on stage at the Cafe de la Danse for Pitchfork Avant-garde, we met her on the first floor of Barbès the next morning to review the past year with her and speak about the one coming which is full of promises.

FRANCES / SELFIE INTERVIEW

Exclu #USofParis
Exclu #USofParis


USofParis : Your first album will be released in March, It’s called… Things I’ve Never Said. Why didn’t you say those things before?
Frances: I don’t know. I think that’s kind of.. a bit… what I worked out while I was writing it. And that’s how I came up with the title because I was kind of writing songs and going: « Why is it the first time I said these things?« . You can find the lyrics for what you want to say on a song but maybe not the words to speak in person, so.

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You start writing music at 12-13. On your album, is there a song from this time?
No. I think the earliest one was when I was about 18.

Which one?
It’s two: one called Drifting and one called Sublime, that I wrote when I was in university, like 18, 19.

What inspires you to write?
Everything, everything I see around me, the people I meet, obviously personal experience… or it might be, you know, someone I’m close to who says they’re going through something and I kind of write a song about that. But whatever it is, I have to relate to it, it kind of has to make sense for me.

Do you have any influences?
Yeah, so many. Everything you hear… everything I hear kind of ends up in there somewhere, but I love Radiohead, Björk, Coldplay, and then more modern like Ed Sheeran, he’s great.

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One of my favourite songs on your album is Don’t worry about me, could you tell us more about this song?
Oh, thank you. It was great because when I first wrote it, I didn’t really think that it would be released. I thought it was a bit strange, because it started with a cappella… and it didn’t feel like it had much of a structure, it was almost like a hymn, it was weird. And then I kind of listened to it a few times and it was like : « Oh, it is actually making more sense », and I played it to some other people and they were like « Oh my God » and they loved it. I think it was interesting because I wrote it exactly how I wanted to write it, because I didn’t think anyone else would even hear it.  So that kind of taught me a lesson, that I should just do what I want to do, and not think too much about what other people are going to think of it.

You used to play only with your piano. Is it difficult for you to play with the whole band on stage?
Oh no, I love it. I really like playing on my own as well because it’s very intimate… but when you got lots of other instruments behind you, it just going to add extra depth. And now what I do is play on my own imagining what they would be doing.

You played at Coachella, SXSW, some of the biggest festivals in the world. Isn’t it crazy for a young girl?
Yes, especially to be in America, as I had never been to America before, and my first time going to America was to support James Bay on tour, and it’s like : « This is so weird« .  And I did my own show in New York, in LA, and then I went to Australia and New Zealand, which is completely on the other side of the world. Which is really cool because I don’t think I could ever get to go to those places if I wasn’t doing music, so it’s pretty cool.

But Coachella is very special…
It’s kind of weird, because you’re in the middle of the desert, in a kind of manicured polo field, and there are lots of celebrities, Instagram models, and… I just thought that it was kind of hilarious, but it was very beautiful, it was very pretty, and the music is amazing, and because of the drinking laws in America you can’t hold a drink and watch the gig. Which is actually kind of cool because it means the crowd is not crazy, they are not getting bare and trying to jump on you, everyone is really watching music.

Any friendly meeting, anything unusual at Coachella?
I was watching Disclosure and then this woman came in… pink hair and like a jumpsuit with clouds on it… and I was like : « Hmm funny outfit » and then I looked up and it was Katy Perry. And I was like : « Oh only she can pull that up« , and then she was dancing with a guy and I was like: « Hmmm I wonder who that is« , and then he had this hat and he looks up and it was Orlando Bloom. And I was like here and I’m just kind of watching Disclosure. Then The Weeknd came in with about eight of his crew, it was mental… and apparently a Kardashian came into the dressing room a little bit, but I can’t say… So it was a very kind of strange place, pretty cool, though.

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You supported James Bay when he was touring around the US, did he give you some advice?
Yeah, he said to me: “Enjoy everything » because he was like: « You know, it’s gonna get really crazy busy, and really crazy, so you need to make sure that you’re enjoying every little bit » and « Don’t take it too seriously, remember why you’re doing it« . So that’s nice.

Imagine now you can sing with someone. Who will you choose?
Probably Ed Sheeran. Only because he plays the guitar, and I really want a guitar. And I think maybe our voices would go kind of well together. I’m imagining that.

Does he know?
No, he doesn’t. There hasn’t been enough interviews…

He would know now!
That would be kind of cool.

Yesterday during your set, you said that you want to live in Paris. Why?
I love it ! The buildings! It just looks like nowhere else, I think. It is so stunning. And I think, it is so vibrant every day of the week.

If Paris was one of your songs, which one would that be?
Oh, that’s a pretty good question! Probably one of the more kind of uptempo ones… maybe  Under Our Feet.

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So what’s your project for next year with this album?
I just think I’m just gonna be touring it along, which is going to be great. All the songs are really going to come to life.

Alone or with the band?
With the band. Probably with the drummer as well. And maybe some more string players. And I’ll keep, I think, on writing, I just write all the time. I will probably finish the second album before I finish touring for the first one.

So maybe we can hear some new songs on stage during the tour.
That’s a good idea.

What was your last music crush?
Probably it would be a girl crush… like Beyoncé, her last album is incredible. The best!

What was the last artist you saw on stage?
Birdy. I was there in London on Friday. So good. She’s on tour.

Do you have a good spot in London, a restaurant?
A fair restaurant in London, it’s called The Pollen Street Social, it’s amazing. It’s not too expensive but it’s really good, and there is a fire…

Venues for concerts?
Actually where I saw Birdy, the Hammersmith Apollo, that’s amazing. Brixton Academy, probably the best, I think. The small ones are very cool like Koko, which is only 1,500 places. It’s a kind of old theatre with red curtains and red carpets.

What kind of relationship do you have with your first fans?
I mean, some have been there since the very, very beginning, and they’ve kind of stuck with me all the way. It’s still really early, and they’re really patient. But they’re so lovely.

Interview by Joan and Alexandre
Thanks to Fran

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FRANCES

First album Things I’ve Never Said
(Capitol Music)
released in March 2017

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Arman Méliès interview selfie Vertigone / Concert au 104

Arman Méliès n’en revient toujours pas de l’accueil, des éloges qui ont accueilli son retour avec le vibrant, lumineux et incandescent Vertigone. Alors que l’artiste s’en était allé en tournée avec le jeune premier de la chanson française à la blondeur étourdissante, il reprend sa place d’artiste de premier plan à la scène.
Le quadra à l’avant-bras tatoué nous a pris au col toute cette anéne.
Il sera à l’affiche du 104, à Paris, avec ses amis Adrien Soleiman, Maissiat, Katel et la Maison Tellier, le jeudi 8 décembre.

Photo Franck Loriou
Photo Franck Loriou

INTERVIEW SELFIE

UsofParis : Avais-tu une appréhension de revenir à un projet solo, après une tournée prolongée avec un autre artiste ? 
Arman Méliès : C’est deux aspects complémentaires de jouer ou composer aussi pour d’autres et de me consacrer à moi. L’alternance me convient tout à fait. Ça me permet de m’oublier un peu, surtout quand je pars en tournée avec Julien. Et ensuite, revient l’envie de se consacrer à des projets personnels. En tournée, on a finalement beaucoup de temps libre en journée et ça m’a permis de travailler avec tout le confort nécessaire dans les loges pour l’écriture et la conception du disque.

arman_melies_selfie selfoot orginal chanteur musicien pour blog USofParis interview album et tournée Vertigone
Selfoot exclu pour #UsofParis

S’oublier, c’est s’oublier en tant qu’artiste, chanteur ?
En tant que frontman. Quand on porte un disque sur ses épaules, quand c’est à son nom, ça veut dire assumer les critiques qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Être sur scène, faire face aux gens, se livrer – il y a une sorte d’impudeur, même si c’est, par moment, très jubilatoire de s’abandonner. En live, en tout cas, il y a quelque chose de plus délicat.
Et le fait d’accompagner un autre, c’est le plaisir de faire de la musique, de me consacrer à mon instrument de prédilection : la guitare et, en même temps, je n’ai pas la responsabilité de devoir tout assumer.
Et quelqu’un d’autre soit aussi le porte-parole de mes propres chansons est aussi plutôt pratique, parfois.

Comment on reprend le souffle après une tournée qui ne finit plus comme avec le Love Tour de Julien Doré ?
Pour être honnête, le souffle, je ne l’ai pas encore tout à fait retrouvé. Cela dit, il ne me semble pas qu’il manque non plus. Je n’ai pas eu le temps de me reposer et de penser à autre chose. A la fin de la tournée, j’étais déjà dans la sortie du disque.
En fait, j’ai composé et enregistré Vertigone pendant le dernier tiers de la tournée de Julien.
Quelques jours après seulement la dernière date de tournée à Marseille au mois d’août, je finalisais le mix de l’album. Maintenant j’attaque les répétitions et les concerts.
Quand on fait de la musique, les moments obligatoires de vacances de temps à autres, sont un peu pesants. J’ai toujours tendance à m’ennuyer.
Et je n’ai qu’une envie : être à 100% dans un projet. Et là, je suis comblé !

Est-ce que le sentiment amoureux peut être aussi fort qu’un shoot scénique ?
Déjà, il est fort différent. Et si on devait comparer, le sentiment est bien plus fort que toutes les émotions que peuvent procurer la musique.

Qu’as-tu appris au cours du Love Tour ?
Au-delà de l’histoire d’amour de toute cette troupe. On est tous très très proches. Ça fait 3 tournées maintenant que nous faisons ensemble. Au-delà de ça, ce qui est évident pour moi, c’est la qualité du travail effectué qui est pour moi quelque chose d’important dans mon métier de musicien.
La plupart du temps, on commence avec pour principal motivation : le plaisir. Et puis, il y a des exigences qui naissent. Si on veut des résultats, il faut travailler. Même si ludique, même si très plaisant, ça reste du travail.
On a travaillé en amont de la tournée, puis pendant, de manière incessante, soir après soir, pour l’enchainement des morceaux, les arrangements.
J’ai beaucoup appris, certainement encore plus : à être plus exigeant.
Et ça nous sert ensuite pour toutes les étapes de l’écriture, de l’enregistrement.

Qu’est-ce qui fait que Julien Doré soit aussi subjuguant ?
Le succès de la tournée et du disque prouve qu’il touche le public. Ce succès est dû à la conjugaison d’un talent presque inné : il est très doué et très ouvert aux arts, au sens général. Il a un vrai don pour la musique et le chant.
Conjugué à ce talent, il y a le travail. Il se remet toujours en question pour avancer. Non pas forcément parce qu’il doute en permanence, mais parce qu’il a sans arrêt l’envie de s’améliorer. Et c’est payant !

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Pour revenir à l’album Vertigone, est-ce que des critiques ont tapé juste ?
Les critiques ont été très bonnes. C’est quelque chose d’important. Certains artistes arrivent à se détacher des échos suscités par leur production. Les critiques m’aident souvent à comprendre le disque que j’ai fait. Des fois, ça se fait bien longtemps après la sortie du disque.
Parce que j’y mets beaucoup de choses de manière consciente et volontaire.
Mais on est dans le domaine de l’art. Et l’inconscient prend beaucoup de place. J’ai toujours une agréable surprise à découvrir que des choses évoquées n’étaient pas forcément voulues et semblent manifestes.
Quand les disques sont compris et touchent les gens, ça donne d’autant plus envie de faire des concerts.

Quelle est la chanson la plus personnelle ?
Il y en a pas mal. Bien qu’il y ait aussi plein de lectures différentes.
Des textes que l’on peut juger intimes : Olympe, Le Volcan, Même… Je parle assez directement de moi et de ce que je peux ressentir. Mais c’est toujours avec un filtre de poésie, d’un double, voire triple sens.

Que peux-tu dire d’Olympe alors ?
Je mets 6 mois à écrire un texte pour arriver à une sorte de polyphonie pour permettre à chacun de se projeter. Je ne souhaite pas faire une explication qui pourrait me mettre à nu de façon inconvenante !

Un décor cocasse lors de la conception de l’album ?
L
e décor était assez particulier : ce sont des loges de salle de concert et de théâtres. A 90% de la musique écrite sur Vertigone l’a été dans les coulisses, dans lesquels je m’isolais de mes camarades. Le côté troupe et famille, c’est quelque chose que j’apprécie énormément mais il s’agit de commencer à écrire, ce n’est pas évident d’avoir 5-10 personnes autour de soi. Je travaillais quelques heures dans la journée avec des guitares ou des claviers.
Pour le titre Vertigone, je suis dans une loge blanche, avec une corbeille de fruits et un thé vert pour l’image.

Une loge sans fenêtre !
Effectivement, assez souvent il n’y avait pas de fenêtre. Quand on crée, on a une vue infinie ! Plus rien n’existe autour de nous, quand on écrit une chanson.
Autant le cadre peut aider à trouver une idée de chanson mais une fois qu’a débuté le processus d’écrire, peu importe le lieu.

La transposition des titres de Vertigone sur scène est-elle à la hauteur ?
La formule à trois fonctionne très bien. Le power trio me plait beaucoup.
Au moment de l’écriture du disque, j’avais l’idée du live. Du coup, je voulais que ça déjà concert. La différence est finalement moins grande que le disque précédent (plus cérébral et synthétique), sur scène, il était devenu autre chose.
Quand je pars en tournée, j’aime bien revisité les anciennes chansons à l’aune du dernier disque. J’essaie de les rendre un peu plus cohérentes avec Vertigone.

Le souvenir d’un vertige scénique ?
La Maroquinerie, c’était le tout premier concert de la tournée précédente. On était assez peu préparé, donc on était un peu fébrile. Mais j’en garde un incroyable souvenir, j’ai pris un énorme plaisir. Et j’espère que les concerts à venir seront à la hauteur de ces sensations, il y a 2 ans.

Un chanteur, un musicien, il se bonifie avec le temps ?
Ça dépend de l’artiste ! Certains disent tout en un disque et pour d’autres, il faut 30-40 ans pour le disque sublime.
Pour moi, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que je prends toujours autant de plaisir à écrire des chansons, sortir des disques et faire de la scène. Les critiques étant plutôt encourageantes donc je sais pas si je me bonifie, mais je n’ai pas l’impression de m’écrouler sur moi-même.
Ce n’est que mon 5e album. On en reparlera au 10e.

Une leçon d’artiste avec Bashung ?
Leçon est un grand mot pour Bashung. Il n’avait pas cet aspect professoral.
C’est plus par l’exemple que j’ai appris des choses. A le côtoyer pour l’écriture et sur scène. Un de ses secrets de longévité et qui lui permettait de se renouveler : c’était une curiosité insatiable pour la musique mais aussi pour le cinéma.
Il était toujours en quête de nouveaux artistes, disques et nouvelles influences.
Ça m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il ne fallait pas forcément chercher à s’enfermer dans un style.
Il lisait les Inrocks, Libé et commandait des disques. Il continuait à écouter l’actu musicale. J’écoutais beaucoup de musique avec lui, du folk à l’époque : Bonnie Prince Billy…

Une chanson pour pleurer ?
Une chanson de Ferré qui me met toujours les larmes aux yeux : La mémoire et la mer.

Une chanson pour déclarer sa flamme ?
Amoureux solitaires de Lio que j’ai repris sur un disque précédent. Une façon assez étrange, voire assez malsaine de déclarer sa flamme. Mais c’est assez drôle !

Une chanson pour voyager ?
N’importe quelle chanson de Harvest de Neil Young. J’y suis directement ailleurs.

Dernière claque musicale ?
Savages
, le tout nouvel album,  Adore Life. Très beau disque, très nerveux. Magnifique !

Interview by Alexandre

arman-melies-concert-au-cent-quatre-104-paris-8-decembre-2016-tournee-vertigone-avec-adrien-soleiman-maissiat-katel-la-maison-teillierArman Méliès
album Vertigone
(Label Athome)

 

Concert au Cent Quatre (104), Paris
le mercredi 8 décembre 2017
avec Adrien Soleiman, Maissiat, Katel et la Maison Tellier

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Aurora interview-selfie, a strange and touching meeting

Aurora is one of these complex artists that we love to interview and with whom we could talk for hours.  Young girl of 20 years old, Aurora enchants its audience at each concert, with his lyrics and his music worthy of a singer who already have 10-year career. We met her at Barbès, the day after her venue to Rock en Seine. A meeting that we were waiting for over a year, after his concert at La Boule Noire.
We are very happy to share our Coup de Cœur, author of  the wonderful album: All My Demons Greeting Me as a Friend.

AURORA / INTERVIEW

Selfie exclu pour #UsofParis
Selfie exclu pour #UsofParis

You seemed very surprised by the public to your concert at Rock en Seine. What did you feel?
Aurora:
For me, it was one of those perfect concerts because when you start it is luminous. There is still daylight and there were many people, but not much. I like when it starts like that and it becomes darker, and the public continues to arrive. At the end, it’s completely dark, it’s magic.
I always said that I loved playing in France, I did a lot of concerts and it was always amazing for me. I feel that here the public understands me. They understand my music and my words when I speak, the audience laughs even when I do not want to be funny, but I like it, it relaxes me.

You had a crazy year, between the release of your album, concerts, the Jimmy Fallon show in the USA (huge!). It is quite unusual for a young girl! How do you live this success?
I know!
In Norway, we use to go swimming in the ice in winter, we make a hole in the ice and plunge into it. When you’re in, you’re so cold! This is the worst and the best thing in the world. When it’s over, you forget that you were so cold, because you’re outside, dry. It was really intense when you did it but it’s the past. It looks like this when you do all these amazing things. It sounds really incredible when you do the list and it was of course. I just do my job and what I should do. I’m not really nervous when I sing because it’s the music.
It is a fairy tale for me when I do it, but once it happened I do not really think about all of this.

Was it your dream job?
I did not dream about this before. I wanted to be an astronaut, maybe a dancer, a writer.

You’ve already written 43 songs, is that true?
Yes, I write songs all the time. I always wanted to write. Even when I was a child I thought I could write songs for other artists. I did not really want to be on stage. But it happened. And I like it ! It was not a dream, but it became one.

Aurora music concert Rock en Seine 2016 stage photo united states of paris blog

The New York Times compared to Björk, what do you think about this?
I don’t know. I like Björk. I never really listened to her before. Once my album came out, I thought I had to listen to new kinds of music. I bought and listened to some of Björk albums.

So it was not a part of your inspiration?
No, because I didn’t know her before. I had heard of Björk. I don’t have iTunes or Spotify, I don’t easily discover music. I love Leonard Cohen, Bob Dylan, Enya, classical music, soundtracks, I like music without word.
Be compared to Björk now, I don’t really understand, because my first album is a little bit electronic but also organic. But I think we are really simple in how we connect things in our mind.
When I see a man with a guitar I think about Bob Dylan, but Dylan is Bob Dylan and the man with the guitar is the man with the guitar. I think it’s good in the minds of people to remind something that exists, but also be something new. I want to be something new, that’s why I’m here.

Joan: I really like Murder Song
Alex: Me Conqueror...
Joan: I love Conqueror too, but you did not write this one, right?
This is the first song I wrote with others. In fact, I wrote it with two people of my group: Martin, my bassist and Magnus, my drummer. They had this incredible eye when we produced the album.

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Joan: I wanted to talk about Murder Song …
Oh yes ! I have many sad songs, that’s why they said me « try to write with other people to have happy songs. »
Murder Song which I wrote myself, is a very sad, a bloody one. I’m very morbid. I’m fascinated by death and murder.

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Is this something you lived?
Well, maybe…
I just think it’s fascinating how people can be the same people, how you and I need oxygen, can have children, need to be embraced, we need food, water, that we smile at us … we need the same things because we are people. And it’s just fascinating that some people can have in them the desire to kill while some people cannot pick a flower without feeling bad.
That’s about this I wrote Murder Song. How can a man kill someone he loves and it happens often in the world. But he doesn’t really understand what he did, it’s a very complicated story. Her, she didn’t want to be in this world anymore, and she knew that this man would do anything for her. She asks him to kill her and he said : « Ok, I love you, I would do anything for you. « After he killed her, he became sad because she didn’t move anymore and he didn’t understand where she went. He didn’t understand why she left and he start crying. And it is sad, because for the rest of his life, he will not understand and he will be sad.

How old were you when you wrote that song?
18! 🙂

You have a very large fan base, you call them Warriors and Weirdos. In France, they are a lot. Do you have a message for them?
I have so much to say. I love my fans. They are amazing! And I feel that they understand me. I know who my real fans are, who see more in me than I do myself. We are the same, maybe a little different. I write for them. I thank everyone for supporting me, because I need that to be able to do what I do. My fans are the nicest people in the world. In France, I always get gifts, which is really lovely.

What your fans do not know about you?
They know a lot about me, I think. I like to shower with cold water. That’s why I don’t like the showers because I always use cold water and a bit of hot water at the end. It’s good for the skin and it wakes me up.

Aurora music eyes closed portrait live concert Rock en Seine 2016 stage photo united states of paris blog

Do you often meet your fans before or after your gigs, as you did yesterday at Rock en Seine?
Sometimes. I love meeting my fans before the show and also after the show. Sometimes it takes an hour, even two hours. I don’t always have time, sometimes I have to leave directly after the concert. But if I have time, I’m going to discuss with them.

Is it easy to sleep after a concert?
It depends. Sometimes I‘m so tired after a concert where I gave all my energy, all my emotions, it’s very easy to go to sleep. And I sleep like a baby. But if I know that I’ve done something bad, it keeps me awake for a week.

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If you were a fairy tale, what would it be?
I could be a part of the Lord of the Rings. But I’d like to live there after the ring is destroyed, not before, obviously.

If you were a song?
I think I would be a quiet, sad song.
Children of the River, Secret Garden.

If you were a singer?
Iggy Pop. I love it !

If you were a film?
Fantastic Mr. Fox, I just find this movie and I love it.

If you were a word?
In my room, there is a poster with insects and there is a word below: Libellula Depressa. I think it’s pretty. I don’t know what this means. (N.D.R: it is the name of an insect Dragonfly depressed)

What are your future projects?
I’ll do a cooking show! 🙂 No, I don’t even know how to cook. I even burned spaghetti.
I’m on tour until 19 December. And the next project is to make a wonderful second album.

You also auditioned for film, isn’t it?
Yes, Yes. I would like to try. Everything is possible. I auditioned for a movie but I wasn’t inspired by the role. I would like to play in a fascinating film, maybe a possessed woman.

If Paris was one of your songs, what would it be?
I think it would be a romantic song. I think Paris is the city that people dream about with beautiful people,red lipstick, wine. It is also the city of love. I think that I would write from the perspective of a man in the street maybe, how he sees the city where he lives.

Interview by Joan et Alexandre

AURORA
All my demons greeting me as a friend
(Capitol Music France / Universal Music France)

Concert: 
La Maroquinerie, Paris, October 24th

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Scotch&Sofa : interview folle pour l’album Ailleurs

Derrière Scoth&Sofa se cache un duo espiègle et complice composé de Chloé Monin et Romain Preuss. Heureux parents d’un second album tendre baptisé Ailleurs, ils nous réjouissent de leurs textes fins et airs enveloppants, parfait pour affronter les premières fraicheurs d’automne.
SAVE THE DATE : le groupe sera en concert le 15 octobre au Divan du Monde ! 

INTERVIEW SCOTCH&SOFA

Selfie exclu #UsofParis
Selfie exclu #UsofParis

 

USofParis : Scotch & Sofa, c’est une histoire d’amour ? d’amitié ?
Une belle histoire d’amitié depuis… Plus de 10 ans, ça nous rajeunit pas tout ça.
Et une histoire de cœur pour ce projet.

Quel est le contexte ou décor de votre rencontre ?
« Chanteuse cherche guitariste »
C’était l’intitulé de l’annonce sur laquelle Romain est tombé en arrivant à Montpellier. On s’est rencontré, on a jammé. Puis on s’est dit : »On fait un groupe ? »

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Quelle est la Scotch & Sofa touch ?
C’est la recherche du son, le nôtre. C’est ce que nous cherchons depuis le début de l’aventure. Ça a commencé très acoustique, puis la basse et la beatbox sont arrivées. Ensuite, les claviers et les machines.
Il faut que ça sonne, que ça résonne en nous.
C’est de la chanson française ouverte … à tout ce qui nous parle, sans restriction !

Chloé, 3 adjectifs pour décrire Scotch ?
Juste, sensible et déterminé.

Romain, 3 adjectifs pour décrire Sofa ?
Aérienne, sensible, et coriace.

Pouvez-vous pitcher votre album pour donner une envie folle à nos lecteurs de vous écouter ?
Ailleurs, c’est un deuxième album, notre ailleurs à nous.
C’est un album de pop en français, qui résulte de nos influences : pop, folk, electro.
C’est aussi un album enregistré à la campagne,  avec l’aide de quelques amis bienveillants et talentueux.
Romain Joutard à la batterie, Tom Terrien aux claviers sonores, Ours, Fabien Boeuf, Brazuk, Celine Righi, David Darmon au studio, Yann Arnaud au mixage.
Nous étions un duo augmenté dans cette aventure 🙂

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J’adore le 1er morceau Ailleurs, où l’avez-écrit ? Une anecdote sur ce morceau ?
Ce morceau a effectivement une histoire.
Nous avons composé ce morceau entre la cuisine de Romain et la cabane de Fabien Boeuf dans les Landes, lieu calme et serein.
Le texte nous a tout de suite parlé, on a composé la chanson assez vite, c’était fluide.
L’instru a aussi une histoire. Pour terminer, l’enregistrement du premier album Par petits bouts, nous nous sommes faits prêter une église afin d’enregistrer des chœurs sur une chanson qui s’appelle Le Radeau. En fin de journée, on s’est fait plaisir en enregistrant des chœurs improvisés, juste pour le plaisir de manière très spontanée.
Deux ans plus tard, on est retombé dessus sur un disque dur et ça nous a beaucoup inspiré, à tel point que nous les avons utilisés pour composer cette chanson.
C’est cette plage de chœurs qui a été utilisée pour l’intro de Ailleurs. Ça avait du sens de créer un pont entre nos deux disques.

Que vous a appris le live qui vous aurait servi pour la conception de cet album ?
Romain
 : C’est drôle car nous travaillons dans l’autre sens ! On enregistre en studio et ensuite on arrange les morceaux pour le live, ça nous permet de tout s’autoriser et ne rien s’interdire lors de la composition des chansons et de l’univers sonore.
Une fois que le tableau nous parle, on cherche des outils et des manières de le dire en live.
A l’occasion de la nouvelle tournée, nous accueillons justement une troisième entité sur scène (Raphaël Charpentier, batterie/claviers/machines), ce qui nous permet d’être au plus près de l’univers que nous avions imaginé pour ces nouvelles chansons.
Chloé : Le live m’a apporté un rapport plus direct au chant. J’ai moins le souci de faire un chant propre, juste etc.

Quel est le meilleur conseil que l’on ait pu vous donner dans le domaine musical ? (et de qui ?)
Chloé :
Un jour, il y a très longtemps, Romain m’a dit : »chante comme tu parles« . Ça m’a parlé 🙂
Romain : Marlon Bois qui a mixé le premier album, nous a dit un jour : « vous avez plein de bonnes idées dans vos chansons, mais il y en a trop. Une ou deux idées par chanson, ça suffit. Simplifiez, vous gagnerez en lisibilité. »
Marcello Giulliani, avec qui nous avons bossé certaines préprods en amont de l’enregistrement du premier disque nous avait fait exactement le même retour.
Deux fois les mêmes remarques, émises par des personnes que nous estimions beaucoup, c’était un signe, et sûrement le bon moment pour les entendre, ça a raisonné chez nous.

Une belle adresse secrète à Montpellier pas du tout connue des touristes ?
Romain :
Le cabanon d’un ami au milieu des étangs. On y joue de la guitare, on boit du vin, on discute. C’est beau et calme.
Chloé
: Chez moi, dans mon jardin.

La chose la plus folle que vous ayez faite à Paris, ensemble ou séparée ?
Chloé  Manger de la charcuterie au chocolat à la mairie de Paris avec Alain Souchon.
Romain : Accompagner -M- sur quelques titres en novembre dernier au Cabaret Sauvage.

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SCOTCH & SOFA
nouvel album Ailleurs
(Helice Music)

Concert au Divan du Monde (Paris)
le 15 octobre

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Aurora en interview selfie, une rencontre étrange et touchante

Aurora est une de ces artistes complexes qu’on adore interviewer et avec laquelle on pourrait parler des heures. Jeune fille de 20 ans, Aurora enchante son public à chacun de ses concerts, avec ses textes et sa musique dignes d’une chanteuse qui aurait 10 ans de carrière. Nous l’avons rencontrée au Barbès, le lendemain de son passage à Rock en Seine. Une rencontre que nous attendions depuis plus d’un an, après son concert à la Boule Noire.
Nous sommes très heureux de partager notre coup de cœur, auteure d’un album pépite : All My Demons Greeting Me as a Friend.

 

INTERVIEW SELFIE / AURORA

 

Selfie exclu pour #UsofParis
Selfie exclu pour #UsofParis

 

UsofParis : Tu semblais très surprise par le public à ton concert à Rock en Seine. Qu’as-tu ressenti ?
Aurora
: Pour moi, c’était un de ces concerts parfaits parce que tu commences et c’est lumineux. Il y a encore la lumière du jour et il y avait beaucoup de personnes, mais pas trop. J’aime quand ça commence comme ça et que cela devient de plus en plus sombre, et que le public continue à arriver. A la fin, il fait complètement nuit, c’est magique.
J’ai toujours dit que j’adorais jouer en France, j’y ai fait beaucoup de concerts et ça a toujours été incroyable pour moi. Je sens qu’ici, le public me comprend. On comprend ma musique et mes mots quand je parle, le public rit même quand je ne veux pas être drôle, mais j’aime ça, ça me relaxe.

Tu as eu une année folle, entre la sortie de ton album, les concerts, Jimmy Fallon aux USA (huge!).Ce qui est assez rare pour une jeune fille ! Comment vis-tu ce succès ?
Je sais !
En Norvège, des fois on va nager dans la glace en hiver, on fait un trou dans la glace et on plonge dedans. Quand tu es dedans, tu as tellement froid ! C’est la pire et la meilleure chose au monde. Lorsque c’est fini, tu oublies que tu as eu si froid, parce que tu es dehors, sec. C’était vraiment intense lorsque tu l’as fait mais c’est du passé. C’est en quelque sorte comme cela quand tu fais toutes ces choses incroyables. Ça sonne vraiment incroyable lorsque tu en fais la liste et ça l’était bien sûr. J’ai juste fais mon métier et ce que je devais faire. Je ne suis pas vraiment nerveuse quand je chante, car c’est la musique.
C’est un vrai conte de fée pour moi quand j’en fais, mais une fois que c’est passé je ne pense pas vraiment à tout ça.

Ce métier était-il un rêve pour toi ?
Je ne rêvais pas de cela avant. Je voulais être une astronaute, peut-être une danseuse, une auteur.

Tu as déjà écrit 43 chansons, n’est-ce pas ?
Oui, j’écris des chansons tout le temps. J’ai toujours eu envie d’écrire. Même quand j’étais enfant, je pensais que je pourrais écrire des chansons pour les autres artistes. Je ne voulais pas vraiment être sur scène. Mais c’est arrivé. Et j’aime ça ! Ce n’était pas un rêve, mais c’en est devenu un.

Aurora music concert Rock en Seine 2016 stage photo united states of paris blog

Le New York Times t’a comparée à Björk, que penses-tu de ce rapprochement ?
Je ne sais pas. J’aime Björk. Je n’ai jamais vraiment écouté avant. Une fois que mon album est sorti, j’ai pensé que je devais écouter de nouvelles sortes de musique. J’ai acheté et écouté quelques albums de Björk.

Donc ce n’était pas une partie de ton inspiration ?
Non, car je ne connaissais pas avant. J’avais entendu parler de Björk. Je n’ai pas iTunes ou Spotify, je ne découvre pas la musique facilement. J’aime Leonard Cohen, Bob Dylan, Enya, la musique classique, les BO de films, j’aime la musique sans mot.
Être comparée à Björk maintenant je ne comprends pas vraiment parce que mon premier album est un peu électronique mais aussi organique. Mais je pense que nous sommes vraiment simples dans la façon dont on connecte les choses dans notre esprit.
Quand je vois un homme à la guitare je pense à Bob Dylan, mais Bob Dylan est Bob Dylan et cet homme à la guitare est cet homme à la guitare. Je pense que c’est bien de rappeler dans l’esprit des gens quelque chose qui existe, mais d’être aussi quelque chose de nouveau. Je veux être quelque chose de nouveau, c’est pour cela que je suis là.

Joan : J’ai vraiment aimé Murder Song
Alex : Moi Conqueror
Joan : J’aime beaucoup Conqueror aussi, mais tu ne l’as pas écrite seule, n’est-ce pas ?
C’est la première chanson que j’ai écrite avec d’autres personnes. En fait, je l’ai écrite avec deux personnes de mon groupe : Martin le bassiste et Magnus le batteur. Ils ont eu cet œil incroyable lorsqu’on a produit l’album.

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Joan : Moi, je voulais parler de Murder Song
Oh oui ! J’ai beaucoup de chansons tristes, c’est pour ça qu’ils m’ont dit : « essaie d’écrire avec d’autres personnes pour avoir des chansons joyeuses. »
Murder Song que j’ai écrite moi-même, est très triste, sanglante. Je suis très morbide. Je suis fascinée par la mort et le meurtre.

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C’est quelque chose que tu as vécu ?
Hé bien, peut-être…
Je pense juste que c’est fascinant comment les gens peuvent être les mêmes personnes, comment toi et moi avons besoin d’oxygène, pouvons avoir des enfants, avons besoin d’être embrassé, avons besoin de nourriture, d’eau, qu’on nous sourit… On a besoin des mêmes choses car nous sommes des personnes. Et c’est juste fascinant que certaines personnes aient en eux l’envie de tuer alors que certaines personnes ne peuvent pas cueillir une fleur sans se sentir mal.
C’est à propos de ça que j’ai écrit Murder Song. Comment un homme peut tuer quelqu’un qu’il aime et cela arrive souvent dans le monde. Mais il ne comprend pas vraiment ce qu’il a fait, c’est une histoire très compliquée. Elle, elle ne voulait plus être dans ce monde, et elle savait que cet homme ferait tout pour elle. Elle lui demande de la tuer et lui dit : « Ok, je t’aime, je ferais tout n’importe quoi pour toi. » Une fois qu’il l’a tuée, il devient triste car elle ne bouge plus et il ne comprend pas où elle est allée. Il ne comprend pas pourquoi elle est partie et il pleure. Et c’est triste, car tout le reste de sa vie, il ne comprendra pas et sera triste.

Quel âge avais-tu quand tu as écrit cette chanson ?
18 ans ! 🙂

Tu as une communauté de fans très importante que tu appelles Warriors and Weirdos. En France, ils sont très nombreux. As-tu un message pour eux ?
J’ai tellement de choses à dire. J’aime mes fans. Ils sont incroyables ! Et j’ai l’impression qu’ils me comprennent. Je sais qui sont mes vrais fans, ceux qui voient plus en moi que je ne vois moi-même. Nous sommes les mêmes, peut-être des personnes un peu différentes. J’écris pour eux. Je remercie tout le monde de me soutenir, car j’ai besoin de ça pour être capable de faire ce que je fais. Mes fans sont les personnes les plus gentilles au monde. En France, je reçois toujours des cadeaux, ce qui est vraiment adorable.

Qu’est-ce que tes fans ne savent pas à propos de toi ?
Ils savent beaucoup de choses je crois. J’aime me doucher à l’eau froide. C’est pour ça que je n’aime pas les douches parce que j’utilise toujours de l’eau froide et un peu d’eau chaude à la fin. C’est bon pour la peau et ça me réveille.

Aurora music eyes portrait live concert Rock en Seine 2016 stage photo united states of paris blog

Tu rencontres souvent tes fans avant ou après tes concerts, comme tu l’as fait hier à Rock en Seine ?
Quelques fois. J’adore rencontrer mes fans avant le show et aussi après le show. Des fois, ça prend une heure, même deux heures. Je n’ai pas toujours le temps, certaines fois je dois partir directement après le concert. Mais si j’ai le temps, je le prends pour aller discuter avec eux.

C’est facile de trouver le sommeil après un concert ?
Ça dépend. Quelque fois je suis tellement fatiguée après un concert où j’ai donné toute mon énergie, toutes mes émotions, que c’est très facile d’aller dormir. Et je dors comme un bébé. Mais si je sais que j’ai fait quelque chose de mauvais, ça me garde éveillée pour une semaine.

Aurora music original exclusive selfie polaroid for united states of paris blog interview

Si tu étais un conte de fées, lequel ce serait ?
Je pourrais faire partie du Seigneur des anneaux. Mais j’aimerais y vivre après que l’anneau soit détruit, pas avant, évidemment.

Si tu étais une chanson ?
Je pense que je serais une chanson calme et triste.
Children of the River de Secret Garden.

Si tu étais un chanteur ou une chanteuse ?
Iggy Pop
. Je l’adore !

Si tu étais un film ?
Fantastic Mr. Fox
, je viens juste de trouver ce film et je l’adore.

Si tu étais un mot ?
Dans ma chambre, il y a un poster avec des insectes et il y a un mot en dessous : Libellula Depressa. Je pense que c’est joli. Je ne sais pas ce que cela signifie. (N.D.R : c’est le nom d’un insecte la Libellule déprimée)

Quels sont tes futurs projets ?
Je vais faire un spectacle de cuisine ! 🙂 Non, je ne sais même pas cuisiner. Je brule même des spaghettis.
Je suis en tournée jusqu’au 19 décembre. Et le prochain projet est de faire un merveilleux deuxième album.

Tu as aussi passé des auditions pour des films, n’est-ce pas ?
Oui oui. J’aimerais essayer. Tout est possible. J’ai auditionné pour un film mais je n’étais pas inspirée par le rôle. J’aimerais jouer dans un film fascinant, peut-être une femme possédée.

Si Paris était une de tes chansons, laquelle serait-ce ?
Je pense que ce serait une chanson romantique. Je pense que Paris est cette ville dont les gens rêves avec des gens beaux, du rouge à lèvres rouge, du vin. C ’est aussi la ville de l’amour. Je pense que je l’écrirais du point de vue d’un homme dans la rue peut-être, comment il voit la ville où il vit.

Interview by Joan et Alexandre

AURORA
All my demons greeting me as a friend
(Capitol Music France / Universal Music France)

Aurora en concert à :
La Maroquinerie, le 24 octobre 2016

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