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Théâtre Elizabeth Czerczuk : écrin insolite pour l’expression des Arts

Surprenant ! Voici le premier adjectif qui nous est venu à l’esprit en découvrant ce lieu. Cet endroit, dont les travaux se finissent à peine, possède d’ores et déjà une âme forte et singulière. L’étonnement se dissipe rapidement lorsque vous rencontrez Elizabeth Czerczuk et son charisme envoûtant. Avant l’ouverture officielle du théâtre le 5 octobre prochain, voici nos impressions !

Théâtre Elizabeth Czerczuk

Un univers caractéristique

Des murs peints en noir, des mannequins désarticulés, le maquillage soigné de tous les collaborateurs, le choix des matériaux, rien n’est laissé au hasard. Le but est de faire pénétrer d’emblée le visiteur dans cette ambiance qui sera retrouvée dans les spectacles : la mort et la folie, certes, mais également des perspectives de rédemption et d’émancipation.

Théâtre Elizabeth Czerczuk

Théâtre du corps, théâtre de l’âme

Elizabeth Czerczuk désire offrir une expérience sensorielle unique à chaque visiteur par le biais de ses spectacles : donner du souffle, partir en quête de la vérité intérieure. Les représentations se font dans une salle de 200 places, libre de tout cloisonnement, avec gradins modulables et innovations technologiques mettant ainsi le spectateur au cœur de cette aventure humaine. Pourquoi ? Pour réinventer les codes de la relation comédien-spectateurs ! Le public fait partie intégrante de la représentation et s’immisce plus profondément dans l’univers intérieur des personnages. Ainsi, il se trouve chamboulé et intimement touché, ce qui donne lieu à une véritable catharsis.

Théâtre Elizabeth Czerczuk

Un lieu de vie

Pour se reconnecter après le spectacle, rendez-vous dans la cour arborée après un passage au bar. Vous pourrez peut-être échanger avec des compagnies étrangères accueillies dans les chambres mises à leur disposition. Sinon, venez profiter du grand hall d’accueil avec ses tableaux. Un laboratoire de radicalité artistique organise des conférences sur les grands maîtres qui ont inspiré Elizabeth Czerczuk et enfin, si vous souhaitez prolonger l’expérience, il y a l’école de théâtre !

Théâtre Elizabeth Czerczuk
Photo © Théâtre Elizabeth Czerczuk

Avant de partir, nous avons eu la primeur d’assister à un aperçu de Requiem pour les artistes qui sera présenté à partir du 5 octobre et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous avons hâte de voir la suite !

Théâtre Elizabeth Czerczuk

20 rue Marsoulan
75012 Paris

Tel 01 84 83 08 80 / 06 12 16 48 39

Inauguration le 5 octobre 2017

Plus d’info sur le site du théâtre

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Dans les coulisses de Grease le musical : euphorie à son comble !

Les années lycée vont vous déchaîner au Théâtre Mogador nouvelle génération (fauteuils entièrement remplacés, salle repeinte, hall customisé). Grease le musical réserve un lot de séquences de danses démoniaques, de tubes à chanter en chœur en anglais et en français, une troupe d’artistes déchaînés avec à sa tête un duo ultra glam : Alexis Loizon et Alysée Lalande.
Visite des coulisses en avant-première où l’énergie de toutes les équipes est grisante. 

Grease le musical

Grease le musical

Grease le musical : création originale ! 

La version que vous allez voir à Mogador n’a jamais été jouée auparavant : ni à Broadway, ni en Europe, ni dans les salles de ciné. 

En effet, l’adaptateur, Nicolas Hengel, s’est amusé à un joyeux mix de plusieurs versions : le livret original, le film culte. Du français, de l’anglais dans le texte pour ne pas dénaturer les tubes entêtants. 

Le directeur musical nous a réjouis en nous annonçant que l’orchestration des chansons avait été repensée.
Saviez-vous que pour maintenir le niveau de qualité, les musiciens tournent d’un soir à un autre ? Ce n’est jamais l’orchestre entier qui change. 

Le metteur en scène, Martin Michel, a voulu mettre en avant un personnage mineur habituellement : Mis Lynch qui sera la complice du public. 

De très bonnes conditions pour un futur succès. 

Grease le musical Grease le musical

L’euphorie contagieuse

Et ce sera encore plus fort musicalement car la fosse d’orchestre a disparu. Les musiciens font partie du show, en jouant sur scène. Certains morceaux leur laissent même une part d’impro.

Les costumes vont claquer ! Ils sont 50’s comme le diner qui accueille une partie de l’action. Au total 180 silhouettes respectant les coupes de l’époque, ont été créées pour cette 8e production Stage Entertainment France. 

« Nos costumes vont souffrir avec ce qui se passe sur scène » nous lâche la chef costumière – qui a débuté le travail en mars dernier. Nouvelle preuve que le spectacle va être énergique et donc visuel.

Au vue de la session de répétition, Grease le musical est une invitation à la fête, un spectacle fort au pouvoir d’attraction certain.
Etonnamment, je suis prêt à céder à l’appel de la danse, alors que je n’ai jamais vu le film.

Grease le musical

Grease le musical

 

Duo glam

Alexis Loizon incarne Danny Zucko. Et attention les yeux, le jeune premier qui avait joué dans la Belle et la Bête, a une plastique qui va faire chavirer les cœurs, sans compter sur ses muscles. Autant être clair, il a tous les atouts capillaires et physiques pour faire oublier John Travolta. Y’a une dose de testostérone en plus, c’est indéniable.
A ses côtés, un joli cœur à prendre : Alyzée Lalande interprète Sandy Dumbrowski. Elle s’est aussi illustrée sur la scène de Mogador dans le Bal des Vampires. Son sourire croisé dans les coulisses est un de ses atouts charme.

Bonus : 

  • des love seats au 1er rang pour des duos de spectateurs amoureux 
  • la reprise des visites des coulisses pour le grand public

Grease le musical

Grease, le musical

la comédie musicale de Jim Jacobs et Warren Casey

à partir du 28 septembre

au Théâtre Modagor
25, rue de Mogador
75008 PARIS

 

site officiel : greaselemusical.fr 

Équipe artistique :
Metteur en scène, chorégraphe : Martin Michel
Metteuse en scène résidente : Véronique Bandelier
Chorégraphe associé : Tim Van Der Straeten
Directeur musical résident : Dominique Trottien
Scénographe : Eric Van Der Palen
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Priscilla folle du désert, la comédie musicale culte et barrée !

Embarquement immédiat dans le van rose bonbon à travers le désert australien. Priscilla folle du désert la comédie musicale se joue en version française dans les dialogues. Mais Finally, Pop MusicLike a Virgin, It’s raining men sont chantées en VO pour le plus grand bonheur des fêtards du Casino de Paris.
Prolongation pour cause de succès, en cette rentrée.

Priscilla folle du désert

photo Pascal Ito

Oh Bernadette !

La performance la plus fascinante est sans hésiter celle de David Alexis qui prend les traits de Bernadette, Bernie pour les intimes, la doyenne de la troupe.
Nous connaissions le Professeur Abronsius dans le Bal des Vampires et Fangin dans Oliver Twist. Depuis quelques soirs, le chanteur danseur incarne une des légendaires girls sans âge, quelque peu blasée de la life mais qui ne manque pas de repartie.
Il est capable de grand écart, de se faire respecter, de se déhancher avec grâce. Et puis avouons-le : le corset à la Jean Paul Gaultier lui va si bien !
Ses camarades de jeu (Laurent Ban, Jimmy Bourcereau) ne déméritent pas pour autant. 

photo Pascal Ito
Priscilla folle du désert
photo Pascal Ito

Costumes, perruques et van

L’adaptation française ne souffre pas d’approximation même si le kitsch de certaines séquences peut piquer les yeux.
Le van n’est pas en carton, les costumes ne sont pas que des bouts de tissu.
Le véhicule est agrémenté d’un écran (et c’est superbement bien pensé). Des plumes, des paillettes, des froufrous sur les habits de lumière.
La production a repris tous les ingrédients qui font le succès de ce spectacle à travers le monde, depuis sa création à Londres. 

Les trois géniales chanteuses qui viennent en soutien aux protagonistes ont le droit de chanter dans les airs comme des anges et sont magnifiés des costumes endiablés et volumineux. 

Priscilla folle du désert c’est débridé, spectaculaire, surchargé comme un gros gâteau à la crème, culte, vitaminé. Bref, la bande-son de ton adolescence avec les costumes que tu n’aurais jamais imaginé porter.

Regret : les bandes musicales n’ont pas été réorchestrées ou remixées. Aucune surprise de ce côté-là. Il faudra se rabattre sur la folie des perruques et les boules à facettes. 

Priscilla folle du désert

Priscilla folle du désert, la comédie musicale

Succès Prolongations ! à partir du 8 septembre 2017

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h30 et dimanche à 18h

Casino de Paris
16, Rue de Clichy
75009 Paris

avec David Alexis, Laurent Ban, Jimmy Bourcereau, Amalya Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sofia Mountassir, Stacey King
et Corinne Puget, Alice Lyn, Fabrice de la Villehervé
en alternance : Luka Quiin, Nino Magnier, Alexandre Furet, Aramis Delamare
mise en scène : Philippe Hersen
chorégraphie : Jaclyn Spencer

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Tristan Lopin au Théâtre du Marais : fou sentimental !

Tristan Lopin joue les prolongations avec Dépendance affective pour cause de succès mérité. Reprise le 31 août au Théâtre du Marais, avec en bonus : une tournée en France.
L’humoriste croque sa vie de trentenaire avec une exceptionnelle générosité. Tristan est un antidépresseur idéal après une rupture douloureuse ou après avoir fait son propre constat d’échec face au bonheur des autres.  

Tristan Lopin

La si jolie de vie de Tristan Lopin

Alors non, le jeune homme n’a pas trouvé le prince charmant. Et c’est bien ça le problème. 

Mais il n’empêche qu’il se dégage de son spectacle une force vive, un réel désir de bouffer la vie à grands coups de cuillères de Nutella, accompagné en bande-son de Britney et Céline – précisons que le garçon n’est pas dépressif.

Alors oui, il n’est pas un garçon comme les autres. En l’occurrence, il n’a pas une bite à la place du cerveau. C’est plus subtil dans son cas ou plus spectaculaire…

One-man-show sans cliché

Tristan partage donc sa séparation avec force détails poilants. Il a aussi une conception tout à fait réaliste du mec / de la fille plaqué(e) et qui se met en quête du prince charmant. 

Il n’hésitera pas non plus à se mettre dans la peau de sa nièce et de sa tante pour prouver que la jeunesse de maintenant est vraiment capable de trucs total #wtf et qu’en face, la partie senior n’a plus aucun filtre, sa parole est libérée et frontale.

Dépendance affective de Tristan Lopin est un bonbon sucré à souhait, un spectacle tendre, malicieux avec des pincées d’humour trash bien pensées. 

Et puis comme dirait une spectatrice à une pote découvrant la carte à faire dédicacer à la sortie du spectacle : « on a envie de lui grattouiller le menton !« 

Tristan Lopin

Tristan Lopin – Dépendance affective

du jeudi au samedi  à 21h30 jusqu’au 9 septembre
du mercredi au vendredi à 21h30 à partir du 20 septembre

jusqu’en janvier 2018
au Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 PARIS
Et en tournée en France
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Le Big Show : rires, talents et révélations au Théâtre Le Bout !

À toi, le Parisien qui loupe les barbecues à la campagne et les châteaux de sable sur la plage en ce merveilleux mois d’août caniculaire, enfile ton bonnet et tes bottes ! Rendez-vous au Théâtre Le Bout où l’Ecole du One Man Show à Paris te propose un concours d’humoristes en live dont tu es le jury. Le Big Show c’est un spectacle différent chaque soir où s’expriment les futurs talents de demain et autant vous le dire tout de suite : vous allez succomber !

Le Big Show

Dès l’arrivée, le spectacle commence. Nous rencontrons la pétillante Charlotte Boisselier fière de ses origines savoyardes et le boute-en-train Damien Buffet qui, en plus de jouer sur scène, gèrent l’installation du public et l’animation de la soirée. L’ambiance est chaleureuse, conviviale et détendue. Parfait pour se mettre dans le bain. Deux chapeaux nous sont distribués.

Au gré du hasard, et d’une main chaste du public, les élèves humoristes sont scindés en deux équipes. Chaque apprenti s’élance alors sur scène afin de nous séduire avec un sketch de cinq minutes. À l’issue de quoi, le public décide de l’équipe qui poursuivra la deuxième manche.

Place à un nouveau sketch pour Charlotte, Damien, la pittoresque Priscille Aquila et la rayonnante Charlotte Juliette Landes ! Dans une ambiance complice et heureuse, ils se donnent à fond pour nous faire rire et nous leur rendons bien !

Le big Show

Un lancer de chapeaux permettra de les départager. Ce soir, c’est le bogosse Romain Harel (dont le sulfureux déhanché a déchaîné la salle) qui remporte le trophée avec le récit épique de ses jobs passés et obtient une ultime récompense : le droit de nous jouer un troisième sketch !

Ce qui ressort le plus de ce show c’est la dynamique et la solidarité du groupe. Ils s’éclatent sans esprit de compétition. C’est franchement drôle et chacun y trouvera son compte. Ils savent entraîner le public dans leur folie humoristique et nous adorons ça !

Pire… Nous en redemandons ! Ça tombe bien, il y a trente élèves humoristes dans la troupe. Ils se relaient tous les soirs. On vous le disait, chaque spectacle est unique. Vous avez eu un coup de cœur pour la solaire Chloé FleurieFanny Wolff aux mimiques délicieuses ou Matthieu Brillard et ses expériences borderlines ? N’hésitez pas à revenir un autre soir et votez pour eux qu’ils puissent vous en montrer un peu plus !

by Jean-Philippe 

Le Big show

Le Big Show

à partir du 15 septembre 2017

tous les vendredis à 21h
tous les samedis à 19h

Théâtre Le Bout
6 rue Frochot
75009 Paris
Tél. : 01 42 85 11 88

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Gerbes d’amour : Constance déchainée au Grand Point Virgule !

Après Partouze Sentimentale, Constance brille avec un max de love, des beats et de l’humour corrosif à souhait avec Gerbes d’Amour au Grand Point Virgule à partir du 14 novembre.
Notre petite beauté comique se met, pour l’occasion, au chant. Et ça pulse à mort !
Que Giedré soit prévenue, elle a une vraie concurrente, en beaucoup plus féroce. 

Gerbes d'amour

Constance est capable de tout !

On savait la trentenaire redoutable en matière d’humour noir, très noir, en situations qui font déglutir de travers et en poil à gratter puissance 1000.
Constance est vraiment capable de tout et même de s’autoproduire ! Adieu le confort d’une production toute dédiée à son artiste. Constance s’émancipe avec ce spectacle et emmène dans son nouveau dérapage contrôlé une complice : Marie Reno. 

Avec la musicienne-chanteuse, elle goûte avec toujours plus d’intensité aux joies de la scène, mais cette fois en duo, après 10 ans de solo sur toutes les scènes de France. 

Gerbes d'amour

Ptit chat, pute, princesse, Picarde, fêtarde… 

Constance excelle dans l’art de se costumer, de surprendre à chaque fois, de se dégueulasser la tronche pour les besoins de la vanne.
Didier Super, le metteur en scène de Gerbes d’Amour, a eu la géniale idée du paravent noir. Cette fois, l’artiste ne quitte plus la scène pour changer de costume.
Ce qui nous donne droit aux apartés de très haute volée que l’on mérite.
« Artiste pute, produit de consommation » ouvre le spectacle. Constance n’a une nouvelle fois pas froid aux yeux, ni aux cuisses. Ce shorty lui va si bien.
Cette chanson fait penser à ces Youtubeuses capables d’émerveiller avec leur dernier masque de beauté, d’émouvoir avec leurs petits tracas (« un twittos a été trop méchant avec moi hier« ), tout en n’oubliant pas d’encaisser les virements bancaires pour les nombreux placements produits dans leurs vidéos.
Cute à mort ! Ou plutôt so 2016 ! 

Mais Gerbes d’Amour c’est aussi un max de love avec le public. Constance excelle dans la pleine communion avec ses spectateurs, quitte à en « maltraiter » un au passage. 

Du love en chanson : la nouvelle princesse qu’elle campe est irrésistible, comme sa mère de famille au coup de main exceptionnel. 

A la sortie du spectacle, on ne regardera plus les saisons comme avant (le printemps, l’été, quelles emmerdes !), on aura un mal à oublier cette délicieuse illustration d’une famille picarde très particulière, sans parler de la soirée de beuverie avec gros dommages collatéraux. 

Gerbes d’Amour :

C’est des beats dans ton body, de l’humour qui tâche mais pas autant qu’un verre de vin rouge, c’est une soirée de fête totalement déconnante mais sans la gueule de bois.
C‘est une blonde qui dégomme tout et une brune qui vous achève avec doigté au piano ou en guitare.
Un spectacle recommandé pour tous les couples, les célibataires. Et encore plus si t’es déprimé(e) et que tu sors d’un burn-out. 

Germes d’Amour
le nouveau spectacle de Constance
avec Marie Reno
mise en scène : Didier Super

du 14 novembre 2017 au 24 avril 2018

tous les mardis à 19h45

au Grand Point Virgule
8 bis rue de l’Arrivée
75015 PARIS

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Les Coquettes : divines, piquantes & pétillantes @ Grand Point Virgule

Un trio de girls qui renouvelle la chanson française à texte, sans tomber dans les travers d’un Vincent Delerm, d’un Bénabar ou d’une Linda Lemay. Trois petites tornades en robe qui, les trois réunies, sont captables de soulever une salle entière (Le Grand Point Virgule à Montparnasse).

Les Coquettes sont attachantes, bitcheuses à mort et tordantes à souhait.

Les Coquettes

Marie, Lola et Juliette sont les Coquettes !
Le rideau s’ouvre et apparaissent trois femmes succulentes, pulpeuses et gracieuses alias Les Coquettes. Vous les avez sûrement déjà entraperçues : Marie, croisée dans Nos chers voisins et dans de nombreuses comédies musicales tout comme Lola qui nous a laissé un souvenir inégalé dans Love Circus et Juliette rencontrée dans Le Soldat Rose.

Une amitié assumée et une langue bien pendue qui se transcrivent dans une écriture de texte osée et engagée avec une mise en scène acidulée. Toutes les chansons sont accompagnées par un musicien italien avec lequel elles sont hyper complices.

De la chanson, du rire, des Louboutin

Tour à tour, elles sont amies pour la vie, ennemies, râleuses-mauvaises-graines, séductrices quand il s’agit d’allumer le mec du premier rang.
Leurs envies, leurs passions, leurs charmes… elles dévoilent tout pour notre plus grand plaisir. Un spectacle de femmes pour femme ? Pas du tout ! Des tenues rouges et roses éveillent en nous une passion assumée et généreuse tout comme la transparence des décolletés.

Alors on ouvre grand les yeux et les oreilles, et surtout on sort les doigts du *** pour apprécier la fessée du dimanche soir que nous proposent les trois coquettes coquines. Messieurs, à vos calepins… on prend des notes et surtout on met en pratique tous les conseils donnés par notre trio. Avec Les Coquettes, votre vie sexuelle débridée va être remise en ordre avec douceur.

Des choubidous et du trash

Chacune d’entre elles rompt avec le cliché qui leur collerait à la peau : la blonde, la pestouille, la ronde. Elles nous invitent donc à une grande réflexion sur l’apparence et le paraître, tout en chantant des choubidous choubidous à tue-tête.

Peut-on parler du suicide dans une jolie chanson ? Oui, le défi est relevé ! « Mais chut, on n’en parle pas ! » vous diront-elles. Beaucoup de sujets – trash qui tachent – viennent ainsi ponctuer le spectacle lors de ces moments intimes où elles nous rejoignent comme pour nous susurrer des confidences. Ce sont à chaque fois des petites merveilles textuelles d’une inventivité folle.

Peut-on parler de tous les sujets entre copines ? Hummmmm pas forcément vous répondront-elles ! En effet peut-on dire à sa super copine qu’on adore sa chatte ? Et bien non, sauf si on invente un nouveau mot. C’est chose faite avec ce spectacle.

Les Coquettes sont définitivement toutes les femmes de ta vie, avec ou sans Louboutin.

Les Coquettes

LES COQUETTES
avec Juliette Faucon, Lola Cès et Marie Facundo


Reprise le 31 août 2017

du mercredi au samedi à 19h45

au Grand Point Virgule
8 bis, rue de l’Arrivée
75015 PARIS

site officiel : lescoquettessurinternet.com

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Christophe Dellocque fait sa Sylvie Joly : une déférence douce et éclatante !

Lorsque l’on évoque Sylvie Joly, il nous vient immédiatement à l’esprit une élégante choucroute blonde, une bouche toujours élégamment soulignée d’un rouge pimpant, une allure singulière et une parfaite maîtrise de la gouaillerie. Pour Christophe Dellocque, c’est bien plus. Il nous offre au Lucernaire une entrevue vive et attendrissante avec celle qui l’a marqué pour toujours.

christophe dellocque

A onze ans, Christophe Dellocque remarque à la télévision une femme qui le subjugue par son visage, son style, ses mimiques et surtout son talent si unique. C’est ainsi que Sylvie Joly entre dans sa vie et s’y installe durablement. Les 33 tours, la mise en scène de ses sketchs dans une MJC locale et surtout ses prestations en live, ne font que tisser un lien invisible entre eux.

Un projet se trame alors au fil du temps dans l’esprit du comédien… Créer un spectacle sur cette relation atypique. Laisser s’entrecroiser délibérément l’idole avec ses sketchs cultes (qui restent drôlement actuels !) et le parcours touchant et intime de l’admirateur à qui cette grande dame a beaucoup apporté.

christophe dellocque

Sans se déguiser, Christophe Dellocque est tantôt une coiffeuse, l’enfant qu’il était, tantôt une pâtissière, lui-même adulte… Il montre ainsi sa féminité sans fard, jouant avec sa voix, sa gestuelle pour accentuer les traits de caractère des personnages qu’il incarne. Une part belle à la pantomime dont on devine aisément de qui provient l’inspiration 🙂

Dans un monde qui n’en finit pas de s’étioler, qu’il est bon de voir ce que l’humain peut encore apporter. Christophe Dellocque a finalement pu rencontrer celle à qui il n’a jamais parlé, bien qu’elle ait insufflé en lui tant de talent et de passion. C’est un joly moment de théâtre à partager où les deux artistes trinquent ensemble au rire et à la vie !

by Jean-Philippe christophe dellocque

Christophe Dellocque fait sa Sylvie Joly

Textes : Christophe Dellocque, Sylvie Joly, Fanny Joly, Thierry Joly, Henri Mitton et André Ruellan
Collaboration artistique : Sylvain Maurice
avec : Christophe Dellocque

du 5 juillet au 26 août 2017

du mercredi au samedi à 21h et le dimanche à 17h

Le Lucernaire
53, Rue Notre Dame Des Champs
75006 Paris
Tél : 01 45 44 57 34

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Xavier Fagnon : loufoque Rendez-vous Place Gandhi au Palais des Glaces

Imitateur, comédien et même danseur, Xavier Fagnon envoie le Petit Palais des Glaces en Inde en plein été, sans jet lag et supplément de prix. Rendez-vous Place Gandhi fait se rencontrer un nombre impressionnant de personnalités françaises : chanteurs, comédiens, hommes politiques, sportif et journaliste. 

Xavier Fagnon
photo Franck Harscouët

Xavier nous embarque dans une histoire totalement farfelue, on croirait presque à une hallucination. Imaginez Arnaud Montebourg faisant équipe avec Franck Ribéry dans une sorte de Pékin Express en terres indiennes. L’esprit du raffinement à la française face au joueur de foot dénué de tout esprit : complètement improbable ! 

En parallèle, Patrick Bruel autocentré à souhait (et c’est tellement vrai quand on a croisé ne serait-ce qu’une seule fois le chanteur-charmeur) lui est associé à la kougar Chantal Ladesou.

Dans ce joyeux bordel, un prime-time est en préparation. Et c’est Édouard Baer qui mène le tempo. Fin, beau parleur, pourfendeur, il tente tant bien que mal d’accueillir Yannick Noah (qui a un peu de route) sur son plateau. 

Entre répétitions – la séquence avec le chanteur Raphaël est hilarante – et jeu de piste des équipes – l’une d’entre elles tombera sur Bernard Lavilliers, poilant – Xavier Fagnon change de rôle à vitesse grand V sans accessoire (exception pour Lavilliers, trop tentant !).

Et l’artiste ne ménage pas son énergie. Il est accompagné de Sébastien Jan dans cette aventure physique par qui reste impassible à toute épreuve. 

Mention spéciale pour les chansons originales écrites à la manière de… Goldman, Raphaël, Trenet, Cabrel et de beaucoup d’autres. 

Xavier Fagnon

Xavier Fagnon dans Rendez-vous Place Gandhi

un spectacle de Christophe Lemoine et Xavier Fagnon

du jeudi au samedi à 20h

au Petit Palais des Glaces
37, rue du Faubourg du Temple
75003 PARIS

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SLAVA’S SNOWSHOW : dans les coulisses du spectacle à sensations

Les clowns russes sont de retour à Paris, pour nous apporter un supplément de neige qui risque une nouvelle fois de nous manquer pour Noël. Le Slava’s Snowshow, source d’une euphorie contagieuse aussi bien pour les petits que pour les adultes, est à l’affiche du Théâtre Le 13ème Art à partir du 13 décembre. Courrez, réservez, riez, pleurez.

Bulles de savon, nuages de fumée, ballons sautillants, tonnes de confettis : tous ces ingrédients ludiques participent au pouvoir hautement attractif de ce périple du clown Slava, accompagné de drôles de partenaires de voyage.
Nous avons eu la chance de passer derrière le rideau de scène du Trianon pour accéder aux coulisses du show, juste après la représentation en matinée, ce samedi. Ici, règne une ambiance surréaliste entre deux représentations. Des enfants courrent et chahutent, les clowns sont habillés de noir, une figure historique du cirque de Moscou, Alexandre « Sacha » Frish, garde ses chaussures de scène de 50 centimètres de long pour arpenter les couloirs. L’ambiance est familiale et chaleureuse, le verre de vodka est proposé généreusement. Ça parle russe, anglais, français. A voir ce qui se passe en coulisses, on comprend mieux les origines de l’incroyable tourbillon qui se produit tous les soirs.

Clown Robert Saralp slava snowshow spectacle russe russian show photo_by_mushimoro

Moment rare, le patriarche Slava étant retenu à Moscou, il nous est autorisé de rencontrer un des interprètes qui partagent la scène. C’est Robert Saralp, un quadra aux cheveux ras, souriant, bon vivant qui nous accueille dans la loge des clowns. Dans l’autre pièce, Sacha se change tout en gardant une oreille attentive à notre dialogue.

En anglais dans le texte, Robert le Caucasien nous invite à voir le spectacle en soirée : « ce n’est pas le même spectacle, les réactions ne sont définitivement pas les mêmes en matinée pour les enfants et le soir avec une majorité d’adultes. » Il poursuit en russe, plus à l’aise et sèche à répondre à notre première question à savoir depuis combien de temps joue-t-il dans ce spectacle ? Il demande à la mémoire vive de la troupe, Sacha, répond : « 17 ans ! » En rappelant que le Slava’s Snowshow a fêté son jubilé de 20 ans en 2013. Robert de rajouter en riant : « J’étais à la source ! »
Angel Clown Greez Slava s Snowshow snow show pectacle clown Trianon de Paris tournée en France Russie
Robert confesse se sentir plus proche du clown vert (qui fait partie des Greenz) que du jaune, pourtant plus emblématique. Ce personnage, il se l’approprie totalement mais quand il s’agit d’interpréter le jaune, il joue son histoire à lui à travers ce personnage atypique : « le Slava’s Snowshow est un vrai spectacle dramatique et pas seulement un spectacle de clown. Je suis un acteur dramatique, je ne suis pas un clown. Ce qui est passionnant c’est de pouvoir jouer toute la dramaturgie mondiale dans ce seul personnage de clown vert, silencieux. »

Pour la suite de l’interview, Sacha se lève pour répondre à notre question sur les origines du clown vert dont la légende voudrait qu’il vienne du Nord de la Russie. Avec une voix incroyable : « je vous invite à prendre le livre majeur d’Alexandre Soljenitsyne, L’Archipel du Goulag, qui parle des répressions staliniennes.  Beaucoup de gens voient dans le clown vert toute la souffrance du peuple russe. » Avant de rajouter : « Slava que je connais depuis 53 ans et 15 jours a fait cette traversée de souffrance pendant la période soviétique. » 

Sacha passionné et l’oeil pétillant n’affiche aucune lassitude à remonter sur scène aussi souvent qu’il le souhaite : « j’ai travaillé pendant 20 ans au cirque de Moscou et chaque soir j’étais sur une chaise et je tombais. Mais chaque soir, je tombais différemment. » 

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Grimés, chapeautés, les comédiens sur scène sont difficilement reconnaissables et identifiables par les spectateurs. La répartition des rôles, chaque jour en coulisses, décrite par Robert est assez surprenante : « La plupart du temps c’est Slava qui décide, mais il nous arrive de faire des blagues et de dire que c’est le premier qui a pris le costume qui jouera le rôle. Aujourd’hui nous avons deux spectacles, et nous ne savions pas qui jouerait dans le premier et qui jouera dans le second jusqu’au dernier moment. »

Photo by Oleg Lugovskoy
Photo by Oleg Lugovskoy

« Je joue avec le même plaisir tous les jours »
Et que lui apporte de partir en tournée et de remonter sur scène chaque soir : « u
n million de fois je me suis posé la même question sur ce que j’étais et je suis en train de faire, si c’est pour cela que j’étais destiné. Pour un homme, c’est important de faire ce que tu aimes professionnellement. Ça permet d’aboutir à quelque chose dans la vie. Et pour cette vie-là c’est dans mon karma que d’être sur scène. Quand j’étais jeune je ne me suis jamais posé la question de savoir ce que j’allais faire de ma vie. Dieu merci, tout de suite après l’école, j’ai été admis dans la meilleure école de théâtre de Moscou. »
 Slava Polounine Polunin clown loge des clowns Trianon Paris spectacle Slava s snowshow photo by United States of Paris blog

Il fait la connaissance de Slava Polounine lors d’un festival en Russie. Le patriarche qui voit Robert et ses partenaires sur scène les invite dans son « Académie internationale des Fous » (centre culturel et théâtral à Saint-Pétersbourg) à travailler pendant un an. A son retour du Cirque du Soleil, Slava crée le Slava’s Snowshow et invite Robert à faire un essai pour le clown vert. Il n’y avait que deux personnages au début : le jaune et le vert.

« Nous sommes dans un climat créatif et d’échange »
Le spectacle est fait de plein de petits détails.
Et l’artiste nous confirme qu’il y a beaucoup de nouveautés par rapport au départ : « des choses ont disparu depuis car elles ne fonctionnaient plus, comme un numéro avec des sifflets (numéro de clown un peu trop classique) et un numéro avec une poupée pour introduire la séquence coeur transpercé par les flèches de l’amour. »

Robert porte un regard tendre sur le créateur de la troupe, Slava Polounine, figure patriarcale à l’ancienne : « Ce qui est très rare aujourd’hui, en plus d’être un clown de talent entouré d’artistes talentueux, Slava est un très bon chef d’orchestre. Il est intuitif et sait très bien associé les artistes qui s’entendront sur scène. Ce qui permet une bonne ambiance, évitant toutes les intrigues, rivalités dans une troupe. J’apprends aussi bien pour mon métier et qu’humainement. »

« Ce que j’ai appris ce sont les relations avec les comédiens, le respect et l’attention, peu importe le talent de chacun. Slava prend soin de nous – la plupart du temps en Russie les metteurs en scène sont des dictateurs – lui n’use pas les gens. »

En fin d’interview, un mystère restera entier, celui portant sur le nombre d’interprètes femmes du spectacle. Ni Robert, ni le manager ne voulant nous renseigner sur ce point. Le clown n’aurait pas de sexe dit-on.

Rappelons que ce spectacle est conseillé aux enfants à partir de 8-9 ans. Certains plus jeunes peuvent ne pas apprécier les facéties de la troupe. Comme cette fille de VIP âgée de 3 ans, arrivée en retard avec ses parents ce samedi après-midi et qui effrayée face à Slava : « j’ai peur maman« . Le couple était le seul de l’assemblée à partir au bout de 15 minutes de spectacle. Shame !

SLAVA’S SNOWSHOW 

du 13 décembre au 07 janvier à 20h
au Théâtre Le 13ème Art
Centre commercial Italie 2
30 Avenue d’Italie
75013 Paris
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