Archives par mot-clé : théâtre

Votre Maman au Théâtre de l’Atelier : émouvante et juste

Votre Maman au Théâtre de l’Atelier : un trio inédit, cocasse et terrien. Dans cette pièce de Jean-Claude Grumberg, tout tourne autour de trois personnages principaux : la maman, le fils et le directeur d’une maison d’une retraite.

La mère, interprétée par l’admirable Catherine Hiegel, est pensionnaire d’une maison de retraite financée par son fils Jean (Bruno Putzulu, attendrissant dans son rôle de fils aimant). N’ayant plus toute sa tête, elle le confond quelquefois avec le directeur de l’établissement (Philippe Fretin, excellent) ce qui fera naître de drôles de malentendus et des situations loufoques.

Le décor est minimalisme et très bien conçu. Nous plongeons immédiatement dans l’univers aseptisé des couloirs de ces établissements spécialisés.

Les visites de Jean à sa mère sont mouvementées et toujours semées d’embuches. Malgré la sensibilité du sujet traité (la vieillesse, la perte de mémoire, la dépendance…) et l’histoire tragique de la mère qui plane tout au long de la représentation, nous ne pouvons nous empêcher de rire face aux facéties de cette dernière.

Jean est un « bon fils » et défend sa mère sans aucune hésitation, même dans des situations plus ou moins acceptables.

Belle distribution
Bruno Putzulu
est juste et émouvant dans le rôle du fils dévoué. Un peu trop gentil avec sa mère, il peut quelquefois agacer.
Catherine Hiegel est formidable. Elle interprète le rôle de la mère tantôt bienveillante, tantôt odieuse et parfois espiègle aussi avec une grande justesse et une finesse hors pair.
Quant à Philippe Fretin, il est tout simplement parfait en tant que directeur de maison de retraite, avec tous les traits qui caractérisent ce genre de personnage.

Le texte est simple, court et quelquefois répétitif mais l’excellente interprétation des comédiens surpasse cette faiblesse.
Touchante, Votre Maman appuie sur un point sensible que nous refoulons tous : la vieillesse, ses conséquences et la mort.

by Caroline 

Votre Maman 

de Jean-Claude GRUMBERG
mise en scène de Charles TORDJMAN

Avec Catherine HIEGELBruno PUTZULUPhilippe FRETUN et Paul RIAS

du mardi au samedi à 19h
en matinée le dimanche à 16h

au Théâtre de l’Atelier
Place Charles Dullin
75018 PARIS

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Mama Khan et le chant de la terre Lakota : rencontre poignante et bouleversante

Au travers de récits Amérindiens contés par Mama Khan, notre guide atypique, nous partons à la découverte de la tradition Lakota (Dakota du Sud) et de ses merveilles. Tel est le pari osé, mais parfaitement maîtrisé, de Khadija El Mahdi que nous retrouvons au Théâtre de la Croisée des Chemins. Nous sommes sous le charme…

Depuis l’aube de l’humanité, Mama Khan est là pour transmettre aux générations à venir la mémoire du monde. Son but est de permettre l’ancrage profond de nos racines archaïques afin de vivre en harmonie avec le monde moderne.

Doucement et sans bruit, l’âme de Mama Khan s’invite dans le corps qui va lui servir de faire-valoir. Elle nous transporte avec elle en terre Lakota à la découverte d’une culture première qui n’en finit pas de nous apprendre. Les Amérindiens nous livrent leurs savoirs et leurs moyens de s’ouvrir à la sagesse au travers de la tortue, du corbeau, du pivert, du bison et de l’aigle. Ils incarnent ce qui est nécessaire au coeur de l’homme pour s’épanouir : la liberté, l’expression de l’art, la beauté, le silence et les mots…

Derrière ce projet, il y a une femme qui attendait de pouvoir vivre sa vie. Elle avait un manque quant à son héritage culturel et familial. Du coup, elle peinait à construire son identité. Puis un jour, elle fait un rêve : elle découvre un contact inconnu, bordé d’amour et de bienveillance avec des grands-mères. Elle se rend compte de l’importance de leur enseignement : la transmission aux enfants de la conscience de la fragilité de l’être…

Khadija El Mahdi a ainsi reçu l’étincelle qui lui a permis de faire rayonner sa vie et par la même occasion, la nôtre. Elle est ainsi au service de la diffusion de la paix, de l’amour de la conscience et du goût de la liberté.

C’est avec un plaisir non dissimulé que nous avons hâte de découvrir le deuxième opus (sur treize !) des rencontres de Mama Khan qui débutera à partir du 13 mai 2017 dans ce même théâtre.

De tout notre cœur, Merci.

by JeanPhilippe

Mama Khan et le chant de la terre Lakota

Metteur en scène et comédienne : Khadija El Mahdi

spectacle tout public à partir de 7 ans

Tous les samedis du 15 avril au 6 mai 2017 à 19h30

2e opus : Mama Khan, le chant berbère de l’eau
du 13 mai au 24 juin, les samedis à 19h30 (relâche le 27 mai)

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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La Promesse d’un Chiffre ou l’histoire émouvante d’une renaissance !

Le Théâtre de la Croisée des Chemins nous permet de découvrir le premier « seule en scène », La Promesse d’un chiffre, touchant et drôle de Sonia Ountzian. Un hommage vibrant et singulier à ses origines arméniennes pas toujours évidentes à porter ! Explications.

L’enfance est un moment tendre et insouciant nous permettant de poser les fondements de l’être adulte que nous allons devenir. C’est un fruit qui a besoin d’être arrosé et choyé pour se développer et arriver à maturité. Tel est le cas de Sonia Ountzian. A la différence près qu’on l’a investie dès sa naissance d’une mission céleste : «Vivre pour tous ces Arméniens qui n’ont pas vécu ».

Évidemment, quand on est issue d’une famille génocidée, émigrée, la notion d’insouciance est quelque peu relative… Il faut vivre avec le poids de la douleur, du devoir et du souvenir. Une charge qui n’en finit pas de peser sur le développement psychique, mais aussi physique, de notre narratrice. En gros, elle trouve refuge dans la nourriture, dans un royaume sucré où vivent ses amis préférés Ben & Jerry’s, entourés de kourabies.

Au décès de sa grand-mère, Sonia a quarante ans et fait une introspection. Cette pièce en résulte. Elle semble avoir trouvé un équilibre entre son héritage familial et la vie qu’elle doit vivre. Au travers d’anecdotes sur son enfance, son poids, sa famille, son poids, ses relations amoureuses, son poids, nous voyons le magnifique travail de réparation qu’elle effectue avec une déclaration d’amour ardente et sensible à ses proches et à ses origines.

Le tout est mené et présenté avec une ironie folle ! Nous avons retrouvé toute la quintessence de ce que l’humour peut contenir en finesse et en esprit. La dérision est son armure pour affronter le monde. Son regard bleu perçant fait écho en nous de façon troublante et magique…

Lorsque le rideau se baisse, Sonia Ountzian nous rejoint. Elle dit adieu avec tendresse à la petite fille qu’elle était et s’en va vivre pleinement sa vie…

by JeanPhilippe

La Promesse d’un Chiffre

Metteur en scène : Jérôme Piques
Comédienne et auteure : Sonia Ountzian

Tous les jeudis et vendredis du 13 avril au 19 mai 2017 à 21h30

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Huis Clos au Théâtre Croisée des chemins : intense !

Qui dit Huis Clos dit : « L’enfer, c’est les autres ! »
Cette citation de Jean-Paul Sartre résonne bien au Théâtre de la Croisée des Chemins dans une mise en scène actuelle et tonitruante de Florent Curk. Vous êtes prêts pour un petit tour en enfer ?

L’intrigue consiste en la rencontre de trois personnages fraîchement décédés dans une pièce unique. Ils ne se connaissent pas. Ils viennent de milieux différents. Ils avaient des modes de vie opposés, des opinions, des goûts et des valeurs aux antipodes les uns des autres. Commence alors un procès à huis clos en enfer où les protagonistes vont se retrouver tour à tour jugés puis juges des agissements de chacun.

Allons-nous trouver un bourreau ? Des instruments de torture ? Que nenni !

En effet, nul besoin de ces artifices car ils possèdent une arme destructrice : eux-mêmes. Selon Sartre, l’autre est ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes pour notre propre connaissance car la vie se conçoit au travers de son appréciation. Notre jugement personnel est effectué avec les moyens que l’autre a, ou nous a donnés, pour nous juger. C’est ainsi que les trois personnages vont tenter de briser ce «cercle d’enfer» afin d’atteindre la liberté, l’indépendance d’autrui sur soi.

Le jeu des comédiens permet à cette pièce toujours actuelle de rayonner. La mise en espace du théâtre avec son cadre « scène-public » intime et enveloppant ne fait qu’accentuer la profondeur de cette œuvre. En effet, lors de notre arrivée, les interprètes sont mêlés au public. Ils sont cherchés les uns après les autres, renforçant l’esprit que nous sommes tous concernés. Les quatre comédiens (n’oublions pas le gardien !) jouent de façon intense et passionnée au point que Sartre n’a jamais été aussi proche de nous.

Notons aussi l’espoir dans cette pièce. Nous ne sommes rien sans les autres. Alors servons-nous de cette force pour créer une union dans la pluralité ! Pour reprendre Sartre : « Il faut que nous nous perdions ensemble ou que nous nous tirions d’affaire ensemble ».
Prêts ?

by JeanPhilippe

Huis Clos

Adaptation de la pièce éponyme de Jean-Paul Sartre
Metteur en scène : Florent Curk
Comédiens : Julien Chesneau, Emma Paitreault, Fanny Passelaigue, Adil Ait Tamaldou

le samedi à 21h30

jusqu’au 20 mai 2017

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Jean la Chance ou l’histoire d’un anti-héros engagé !

La compagnie Frères d’Art vous donne rendez-vous au Studio Hébertot à la (re)découverte d’une curiosité truculente : Jean la Chance, conte inachevé de Bertolt Brecht inspiré du conte éponyme des frères Grimm.

Cette œuvre de jeunesse, retrouvée par hasard, nous permet déjà de distinguer les prémices de ce qui va devenir le style de Brecht : une volonté de pousser le spectateur à la réflexion plutôt que d’être dans l’illusion théâtrale et qu’il nommera la « distanciation ».

L’intrigue nous mène dans une ferme où Jean, fermier naïf et altruiste connaît une vie paisible auprès de sa femme Jeanne. Sa rencontre avec un homme va bouleverser cet équilibre et entraîner Jean dans un périple tumultueux.

Jean procède à différents échanges (où il est toujours perdant) avec les personnes opportunistes et dénuées de scrupules qu’il rencontre. Nous observons le renoncement à des modes de vie différents. En effet, Jean échange d’abord sa femme qui représente l’amour puis sa ferme qui évoque le foyer, une charrette qui symbolise l’aventure, un manège qui est le romantisme…  Jusqu’à se retrouver dépouillé de tout ce qu’il possède, hormis sa vie qui a peut-être aussi une valeur d’échange ! Qui sait ?

Jean semble vivre cette dépossession relativement bien. Plein de sagesse respectueuse, il reste fidèle à lui-même. Il est en harmonie. Il écoute son corps, la nature environnante et l’âme des gens qu’il rencontre. Il se retrouve sans rien d’autre que ses besoins fondamentaux à assouvir et il s’en réjouit. Il remercie même ses spoliateurs ! Il a atteint une certaine forme de bonheur simple voire l’ataraxie.

Les quatorze personnages sont brillamment interprétés par 4 comédiens. Ils se mêlent au public. Ils jouent la pièce avec coulisses apparentes et deux « flight-cases » pour créer l’ensemble de la scénographie. Ce choix de mise en scène nous plonge dans un monde étrange à la manière de Tim Burton ou Federico Fellini renforçant l’esprit du conte. Nous sentons véritablement l’osmose entre les différents comédiens. Nous sommes conquis par l’intensité de leur jeu ! La notion de plaisir est présente. Nous avons beaucoup ri. Nous avons beaucoup aimé et nous avons beaucoup réfléchi.

C’est une réponse à notre époque consumériste où la possession semble être à la base du bonheur…

by Jean-Philippe

Jean la Chance

Adaptation du conte éponyme de Bertolt Brecht
Metteur en scène : Constant Vandercam assisté de Tiphaine Canal
Comédiens : Benjamin Assayag, Lou Guyot, Théo Navarro-Mussy et François Raüch de Roberty

les mardi 27 et mercredi 28 juin 2017
et d’autres dates à venir

au Studio Hébertot
78 Bis Boulevard des Batignolles
75017 Paris

tél. 01.42.93.13.04

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Le Mauve est un mélange de couleurs primaires : voyage troublant !

Anne-Florence Bargaud nous propose ici une première création singulière sur un univers qui, bien que dédiabolisé, reste méconnu et porteur d’appréhension : la psychiatrie. Ce pari osé, mais réussi, vous attend jusqu’au 9 avril au Théâtre de la Croisée des Chemins.
Un voyage troublant entre le réel et l’imaginaire de chacun…

Décor : une chambre d’hôpital psychiatrique. Elle est investie par Alice, jeune femme «normale», sans histoire, intégrée socialement qui a une passion dévorante pour l’interaction entre l’imaginaire et le réel. Passion qu’elle désirerait mettre à l’écran dans le prochain film qu’elle compte réaliser.

Pour cela, elle se fait interner en simulant des troubles cognitifs afin de pouvoir observer de plus près ce monde mystérieux et fermé. Or, le diagnostic de schizophrénie est posé pour Alice qui est alors entraînée dans une spirale dont elle ne maîtrise pas la vitesse…

Cet isolement dans un monde où elle ne connaît ni les règles ni les codes en dehors de son quotidien la bouscule, l’interpelle, la dérange, la choque. Une réalité brutale et violente qui nous interroge sur sa santé mentale…

La mise en scène est particulièrement soignée avec une part belle à l’Art. En effet, la création artistique est souvent liée aux troubles psychiques. Nous retrouvons les dessins d’Alice, ses notes mais aussi de la musique toujours adaptée, se mêlant parfaitement à la pièce.

L’apothéose est l’exécution de chorégraphies par une Anna Bayle stupéfiante. Son corps est animé d’une transe exutoire afin que l’expression de la pensée d’Alice contenue et enfermée dans ce corps physique si lourd, si difficile à gérer, puisse se libérer, se vider de son trop-plein…

L’interprétation des comédiens est brillamment menée (mention spéciale pour la remarquable prestation des patients psychotiques…). Nous sommes transportés dans l’univers d’Alice à tel point que le distinguo entre la réalité et l’imaginaire est difficile… Le spectateur est véritablement tenu en haleine. Le jeu des comédiens brouille les pistes sans cesse jusqu’au dénouement final qui nous laisse bouche-bée.

Allez-y vite !

by Jean-Philippe

Le mauve est un mélange de couleurs primaires

Auteur : Anne-Florence Bargaud
Artistes : Anna Bayle, Sandrine Becquart, Arnaud Renaud

jusqu’au 9 avril 2017

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Tous les samedis et dimanches à 19h

Réservations : 01 42 19 93 63

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Condamnée au Théâtre la Croisée des chemins : interprétation libérée & actuelle de Victor Hugo

Roman écrit il y a presque 200 ans, lu à mes 15 ans, adapté au théâtre à mes 30 ans (et plus si affinité). La vie est une question de temps et c’est ce que nous rappelle cette adaptation du Dernier jour d’un condamné à l’affiche du Théâtre La Croisée des Chemins à Paris jusqu’au 5 mai. 

Le temps ? Le personnage n’en possède plus beaucoup seul dans son cachot. Juste quelques heures avant son exécution afin de retracer son parcours depuis son procès.

Nous ne connaissons pas la raison de cette condamnation, ni la vie de cette personne. Ici est tout l’intérêt. Ne pas s’attacher à une histoire, une entité mais à un être humain, comme vous et les autres.

Si l’issue est inévitable, tout le parcours pour y accéder est intenable. Le personnage oscille entre tous les sentiments possibles, de l’espoir de s’en sortir à la résignation, de la réalité à la folie, de la fragilité à la révolte…

«La prison m’enferme entre ses murailles de granit, me cadenasse sous ses serrures de fer et me surveille avec ses yeux de geôlier. »

Betty Pelissou nous livre ici une interprétation épurée mais tellement puissante et poignante qu’il nous faut parfois détourner le regard afin de ne pas être submergé par l’intense flot émotionnel ressenti. Son corps, son âme, ses tripes, tout y est sur le fil du rasoir et dans un tel éclat que le chemin de la vie menant à la mort serait presque bordé de lumière…

Cette plaidoirie magnifiquement mise en scène par Vincent Marbeau est malheureusement toujours d’actualité… Cependant, il faut continuer à se battre pour la dignité humaine et, rappelons-nous ces paroles de Victor Hugo : « Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper. »

by Jean-Philippe 

Condamnée

adaptation du roman Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
Comédienne : Betty Pelissou
Metteur en scène : Vincent Marbeau

du 23 mars au 5 mai 2017

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Tous les jeudis et vendredis à 19h30

Réservations : 01 42 19 93 63

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OcéaneRoseMarie et ses Chatons Violents : une snipeuse au coeur tendre

OcéaneRoseMarie n’en finit pas de nous sidérer avec Chatons Violents qu’elle reprend au Théâtre des Béliers Parisiens, les dimanches à 19h30. Attention, ce spectacle est grinçant.

Ça commence plutôt mal. Une prise de bec domestique. Un couple qui s’en envoie à travers le nez. Reproches, on répète ce que l’on a déjà dit (la veille, la semaine dernière, le mois dernier), reproches à nouveau et tentative de redresser la barre juste avant de claquer la porte pour filer au boulot.

On se dit que la détestation de l’autre et la phase chagrin d’amour risquent d’être longues après une telle hystérie.
Le décor planté, OcéaneRoseMarie peut laisser aller sa pleine fantaisie, ses coups de crocs à tire larigot, et nous attirer vers un tout autre récit que celui que l’on prédisait au cours de ces toutes premières minutes de spectacle.

Bêtes à poil, Marseille et BBB

Après Paris et la partie loufoque autour de deux bêtes à poil pas si attachantes que ça mais drôlement désopilantes – au passage notre humoriste, également chanteuse aurait très bien pu jouer dans Cats le musical, son imitation du chat est assez digne – notre belle et son meilleur pote, Jérôme, filent à Marseille, histoire de changer de cadre.
Mais la carte postale qu’elle nous envoie de cette ville n’est pas aussi idyllique qu’on ne le pensait. Exit le Mucem (elle s’en fout totalement, aucune mention), exit la bonne bouffe (ça n’a pas l’air non plus d’être son trip).
Non, elle préfère nous parler de leurs déconvenues, des Corses et tirer le portrait d’une cagole pur cru. La métamorphose est troublante de réalisme. Un Molière serait mérité.

Après la cité phocéenne, place à la ville de proche banlieue parisienne, paradis des BBB (« Bons Blancs Bobos ») et de leurs bambins. Ça respire « la mixité sociale », l’échange, la compréhension.
Toutefois, OcéaneRoseMarie est embusquée. Elle guète. Et en snipeuse du rire, elle dégomme à tout va les comportements les plus aberrants qu’elle puisse croiser. La bonne conscience dégommée, l’affirmation de laïcité démontée, l’ascension sociale incroyablement exclusive éradiquée, sans parler des clôtures en bambous. Ça fait rudement mal pour celui qui se reçoit les salves mais c’est un défoulement incroyable pour le public. La subtilité n’est pas toujours son fort, c’est coriace et elle attaque frontalement. Elle a le don de balancer des vérités aussi gentiment qu’un pitbull à l’approche de votre jambe.

Chatons violents et autres jubilations

Et quid des petits chatons violents du titre du spectacle, dans ce délirant bordel ? Crakinette et Froustinette ne sont que les prétextes à cette violence sourde qui nous entoure, nous saute aux oreilles grâce au regard acéré et incroyablement vif d’OcéaneRoseMarie.
Mais ne croyez pas qu’elle aboie pendant 1h15 de spectacle. Son sourire complice, ses retournements et même son autocritique font de cette fille-là une délicate caricaturiste du XXIe siècle. A défaut de crayon, c’est sa verve qui mène la danse. On jubile !

Chatons Violents
OcéaneRoseMarie

Mise en scène : Mikael Chirinian

au Théâtre des Béliers Parisiens
14, bis rue Sainte Isaure
75018 Paris

reprise à partir du 26 mars 2017
le dimanche à 19h30

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Faustin Linyekula – Dinozord à la Villette : invitations à gagner

Le Festival 100% Afriques débute le 23 mars avec un spectacle fort et intense : Sur les traces de Dinozord en provenance directe de la République Démocratique du Congo. Conçu par Faustin Linyekula, le Théâtre de la Villette offre 2 soirs à cette re-création exceptionnelle.

Le danseur et chorégraphe Faustin Linyekula redonne à voir son spectacle Dinozord : The Dialogue Series IV créé en 2006 à Vienne.
Il réunit l’ensemble de son équipe artistique cette année pour revisiter cette ville de Kisangani.

#CONCOURS

Envie de découvrir ce spectacle phare et de participer aux premières heures du festival 100% Afriques ?
Nous proposons de gagner des invitations pour 2, le soir de votre choix.

Pour tenter votre chance, exceptionnellement pas de formulaire, envoyez directemnet un mail de notre part à :  a.pourrey@villette.com
avec vos prénom, nom, en mentionnant « United States of Paris / Dinozord » et précisant la représentation de votre choix :
– jeudi 23 mars à 20h
– vendredi 24 mars à 20h

Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes disponibles aux dates proposées afin de laisser sa chance à tous et toutes !

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Les Fantômes de la rue Papillon : des invits à gagner !

Au Théâtre du Gymnase, un dialogue original, tendre et optimiste se joue chaque soir avec Les Fantômes de la rue Papillon. Deux destins que rien ne prédisposait à se rencontrer, se retrouvent à échanger sur leur vie, leurs origines… Drôle d’endroit pour une rencontre ou drôle de rencontre tout simplement. 

Les critiques sont dithyrambiques. Le sujet est d’actualité, en ce temps de laïcité, de revendication face vs effacement des signes distinctifs d’appartenance religieuse.
Un jeune rebeu face à un vieux juif. Samy Seghir et Michel Jonasz interprètent deux personnages que tout oppose mais qui se voient réunis par la force du destin. Va alors débuter un échange à la fois drôle, savoureux et universel.
Une leçon de tolérance autour d’un banc.
Ça pourrait être vous, nous. Mais seulement oserions-nous nous attarder pour mieux connaître l’autre alors que notre vie semble tourner à plus de 100 à l’heure ?
Dominique Coubes, auteur et metteur en scène de Fantômes de la rue Papillon, ouvre un champ des possibles avec cette pièce.

#CONCOURS

Envie de découvrir cette rencontre originale ? De voir Michel Jonasz le comédien ? Ce concours est pour vous ! Nous proposons de gagner 2 invitations pour voir la pièce Les Fantômes de la rue Papillon, en 1ère catégorie. 

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous en choisissant la représentation de votre choix :
– vendredi 24 mars à 20h
– vendredi 31 mars à 20h

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour la représentation de la pièce.

Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes disponibles aux dates proposées afin de laisser sa chance à tous et toutes !
En cas d’indisponibilité, il ne sera pas possible de reporter vos invitations sur une autre date, les places seront remises en jeu.

Les Fantômes de la Rue Papillon

au Théâtre du Gymnase 
38, boulevard Bonne Nouvelle
75010 PARIS

du mardi au samedi à 20h
dimanche à 18h

Concours Fantôme Rue Papillon
Sending

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