Archives par mot-clé : théâtre

K Surprise à la Manufacture des Abbesses : éloge éclatant à la splendeur de vivre !

Sarah Pébereau, jeune trentenaire pétulante, désire ardemment faire LA rencontre qui bouleversera sa vie. Ses vœux furent exaucés, en quelque sorte… Fait alors irruption le K Surprise, le crabe, le grand C : le cancer. Touchée en plein sein, elle se défend magnifiquement avec ce qui sera sa force : l’humour. Son travail de réparation a commencé par un livre* et se poursuit par ce seul-en-scène à la Manufacture des Abbesses relatant sa superbe renaissance.

Sarah arrive à la croisée des chemins de sa vie. S’entremêlent dans sa tête de nombreuses questions concernant son avenir amoureux ou professionnel. Lors d’une consultation de routine chez la gynécologue, une annonce vient tout bouleverser : elle a une tumeur au sein. Après examens approfondis, le cancer est confirmé.

Telle une catharsis, Sarah nous évoque une multitude d’anecdotes qu’elle a dû traverser, souvent à mourir de rire, parfois moins. Nous oscillons alors entre des moments de fragilité et d’autres où la force de combat qu’elle possède fait scintiller de mille éclats son être. C’est fulgurant !

K Surprise
photo by AnnaClick

Les sentiments qu’elle présente parleront autant aux personnes atteintes du cancer qu’à leurs proches ou tout un chacun. S’exposent alors la solitude inévitable ressentie malgré un entourage présent, la question de la procréation, l’inexplicable solidarité qui existe entre patients, le fait que rien ne sera plus jamais comme avant…

Étonnamment, cette épreuve difficile a permis à Sarah de s’épanouir. Aujourd’hui, elle a moins peur, ou tout du moins différemment. Ses combats sont autres. Elle a appris à se découvrir et surtout à s’aimer pour qui elle est.

Elle dégage une énergie folle, propre aux personnes qui savent qu’il faut pleinement aimer la vie. De la tendresse, de l’émotion, de l’humour et de l’amour : c’est tout cela qu’elle désire partager aujourd’hui. Qu’il est bon de sortir de notre zone de confort pour rencontrer de telles personnes, solaires et pétillantes…

Merci Sarah !

by Jean-Philippe

K Surprise

K Surprise

Auteures : Sarah Pébereau, Elise Mc Leod
Mise en scène : Elise Mc Leod
avec : Sarah Pébereau

du 18 au 22 juillet 2017 à 20h

La Manufacture des Abbesses
7, Rue Véron
75018 Paris
Tél. : 01 42 33 42 03

BON PLAN : préciser que vous bénéficiez du tarif à 13€ : Merci Sarah Pébereau !

*Sarah, 30 ans, mon cancer, même pas peur !

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Christophe Dellocque fait sa Sylvie Joly : une déférence douce et éclatante !

Lorsque l’on évoque Sylvie Joly, il nous vient immédiatement à l’esprit une élégante choucroute blonde, une bouche toujours élégamment soulignée d’un rouge pimpant, une allure singulière et une parfaite maîtrise de la gouaillerie. Pour Christophe Dellocque, c’est bien plus. Il nous offre au Lucernaire une entrevue vive et attendrissante avec celle qui l’a marqué pour toujours.

A onze ans, Christophe Dellocque remarque à la télévision une femme qui le subjugue par son visage, son style, ses mimiques et surtout son talent si unique. C’est ainsi que Sylvie Joly entre dans sa vie et s’y installe durablement. Les 33 tours, la mise en scène de ses sketchs dans une MJC locale et surtout ses prestations en live, ne font que tisser un lien invisible entre eux.

Un projet se trame alors au fil du temps dans l’esprit du comédien… Créer un spectacle sur cette relation atypique. Laisser s’entrecroiser délibérément l’idole avec ses sketchs cultes (qui restent drôlement actuels !) et le parcours touchant et intime de l’admirateur à qui cette grande dame a beaucoup apporté.

Sans se déguiser, Christophe Dellocque est tantôt une coiffeuse, l’enfant qu’il était, tantôt une pâtissière, lui-même adulte… Il montre ainsi sa féminité sans fard, jouant avec sa voix, sa gestuelle pour accentuer les traits de caractère des personnages qu’il incarne. Une part belle à la pantomime dont on devine aisément de qui provient l’inspiration 🙂

Dans un monde qui n’en finit pas de s’étioler, qu’il est bon de voir ce que l’humain peut encore apporter. Christophe Dellocque a finalement pu rencontrer celle à qui il n’a jamais parlé, bien qu’elle ait insufflé en lui tant de talent et de passion. C’est un joly moment de théâtre à partager où les deux artistes trinquent ensemble au rire et à la vie !

by Jean-Philippe 

Christophe Dellocque fait sa Sylvie Joly

Textes : Christophe Dellocque, Sylvie Joly, Fanny Joly, Thierry Joly, Henri Mitton et André Ruellan
Collaboration artistique : Sylvain Maurice
avec : Christophe Dellocque

du 5 juillet au 26 août 2017

du mercredi au samedi à 21h et le dimanche à 17h

Le Lucernaire
53, Rue Notre Dame Des Champs
75006 Paris
Tél : 01 45 44 57 34

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La petite fille de Monsieur Linh au Lucernaire : sublime et éloquent #concours inside

Il est des rencontres qui bouleversent… Lorsque Sylvie Dorliat découvre le roman de Philippe Claudel : La petite fille de Monsieur Linh, elle est intimement touchée par ses mots aussi simples qu’ils sont difficiles à oublier. Avec Célia Nogues, elles adaptent au Lucernaire ce conte intense, tout en poésie, qui trouve de la beauté là où on ne l’attendait plus.

photo Philippe Boyé

Nous découvrons Monsieur Linh, vieil homme meurtri par la guerre et ses atrocités. Il est contraint de fuir son pays avec une valise, quelques vêtements, une photographie usée et surtout sa petite fille chérie Sang Diû, comme seuls liens de sa vie passée. Au terme d’une pénible traversée, il arrive dans une ville occidentale dont la culture lui échappe. Il déambule, hagard, dans l’indifférence la plus totale de ce nouveau monde qui sera désormais le sien.

Par le hasard d’un banc, un inconnu lui parle. Au fil du temps, un lien insolite se crée entre les deux hommes. À défaut de mots, ils se comprennent par le coeur. Ces deux âmes en survie redécouvrent avec réserve et délicatesse des sentiments qu’ils pensaient avoir perdu à jamais…

Pour sublimer cette relation si singulière, Célia Nogues compose une douce et pudique mise en scène qui permet le rayonnement des dons naturels de Sylvie Dorliat. Sa voix grave, suave et sa prestance magnétisent…

Le fait de ne connaître ni le pays d’origine, ni celui d’exil de M. Linh nous fait rapidement transposer ce conte à l’actualité de notre monde. L’issue tragique de cette histoire (mais nettement moins que la détresse et le désespoir qu’elle exprime) soulève en nous de nombreuses questions. Que savons-nous du ressenti des personnes qui quittent leur pays dévasté par la guerre ? Sous couvert de bienveillance, nos actions sont-elles toujours adaptées ?

Nous vous le disions, il est des rencontres qui bouleversent…

by Jean-Philippe 

La petite fille de Monsieur Linh

adapté du roman éponyme de Philippe Claudel
Mise en scène : Célia Nogues
Comédienne : Sylvie Dorliat

du 28 juin au 20 août 2017

du mercredi au samedi à 19h
matinée le dimanche à 15h.

Le Lucernaire
53, Rue Notre Dame des Champs
75006 Paris
Tél : 01 45 44 57 34

#CONCOURS

Nous vous faisons gagner des invitations pour découvrir la pièce cet été au Lucernaire. Vous avez le choix entre 3 dates.

Il suffit de remplir le formulaire pour participer au tirage au sort.

Multiplier vos chances de gagner en likant le post sur la page FB d’United States of Paris !

Bonne chance à tous et toutes !

Concours M. Linh
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Concours Gratuits

 

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Le gros diamant du Prince Ludwig : humour hors norme au Théâtre du Gymnase

Le gros diamant du Prince Ludwig, une grosse prod avec décors, costumes, effets spéciaux, cascades, musique en live. La dernière création des Faux British à l’affiche du Théâtre du Gymnase est absolument immanquable, jubilatoire et inventive.

L’Amérique des années 50,  un fond d’histoire de gangsters mais où tous les protagonistes sont de véritables bras-cassés. Une histoire d’amour bancale entre un pickpocket et une jeune fille vénale dont  le père, banquier,  est un retord…
Et surtout des mouettes facétieuses…
C’est la bonne et jouissive trame de la pièce Le gros diamant du Prince Ludwig.

Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Inventif à souhait !

La pièce débute par un dialogue désopilant avec comique de répétition mais qui fait craindre la suite. Un peu trop insistant…
Mais tout est affaire d’écriture, de rythme et de connivence avec le spectateur.
L
es Faux British prennent le temps d’installer leurs personnages et l’intrigue avant de nous en envoyer plein les yeux.
Ce léger temps mou de la pièce, le premier quart d’heure, peut dérouter le spectateur mais est vraiment important pour la suite de la pièce. Chaque petit instant de vie des personnages sera utile pour des situations à venir…

Du grand spectacle !
Cette pièce est physique. La plupart des interprètes changent de rôles, de costumes d’une scène à une autre. Il y a des cascades sur un lit, dans les airs. Les portes claquent, les mal-entendus s’étendent en des quiproquos  savoureux d’humour et d’énergie.
L’univers du cinéma américain des années 50’s (évasion, montage d’un vol, histoires d’amour, amant dans le placard, braquage…) servent à merveille cette géniale parodie.
La mise en scène est inventive réservant de géniales trouvailles et des running gags poilants.
La séquence du bureau fait preuve d’une inventivité visuelle réellement scotchante. Et désopilante !
Mention spéciale pour la bande-son jouée live avec chansons 100% originales. 

Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Un casting parfait ! 

Aucun personnage ne sort du lot au  détriment d’un autre. Que ce soit le pauvre stagiaire de 60 ans ou le taulard à blouson noir, la jeune première et ses prétendants, le pickpocket amoureux aussi touchant que naïf mais toujours  capable de se faire passer pour un autre, presque comme un caméléon. Sans oublier la mère attentionnée mais aussi délurée ou le complice à la grosse case en moins.  

C’est fougueux de bout en bout.
Et c’est tellement rare pour ne pas courir voir ce spectacle !

Le gros diamant  du Prince Ludwig

Du mercredi au samedi à 20h45
Durée : 1h40
Théâtre du Gymnase Marie Bell
38, boulevard de Bonne Nouvelle
75010 Paris
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La Mouette @ Théâtre de l’Epée de Bois : pertinente et dans l’air du temps

Tchekhov apprécie mettre en scène des personnages invariablement en survie. Ces êtres humains tentent candidement d’aérer leurs vies par la seule force des dons naturels qu’ils possèdent. Autant dire que la désillusion est bien souvent inéluctable… C’est là tout le raffinement de son œuvre entre impétuosité et indulgence que nous retrouvons avec La Mouette dans une adaptation soignée d’Isabelle Hurtin au Théâtre de l’Epée de Bois.

La mouette
Treplev, jeune écrivain tourmenté, souhaite réinventer le théâtre pour un monde nouveau. Il écrit une pièce pour son amour, Nina, qui l’interprète. Il cherche à s’affirmer et à éblouir sa mère Arkadina, célèbre comédienne. La maison de campagne familiale avec son lac servira de décor. Par un jeu d’ombres chinoises, la quête idéale de Treplev ne séduit pas les auditeurs. Nina le quitte alors pour Trigorine, l’amant de sa mère. C’est ainsi que se terminent les rêves parfois…

La coquille, dans laquelle se protègent les différents personnages, se craquelle alors insidieusement… À travers leurs passions, leurs ambitions artistiques et amoureuses, chacun se dévoile en se laissant parfois porter par un instinct trompeur.

La mouette

 

La mouette

Le reflet que projette cette dramatique comédie sur nos vies est terne bien que nous ne puissions le nier. Entre l’ambition, l’espoir, le rêve, la liberté, la trahison et le désenchantement, comment ne pas reconnaître nos vies désaccordées ?

C’est une balade onirique dans un clair-obscur permanent où les arts exaltent la passion, les aspirations et les dissensions entre tous les personnages. Treplev compte réinventer le théâtre, Nina aspire à devenir actrice. Arkadina a peur de finir dans l’ombre, Trigorine trouve et aspire sa muse…

Entre les jeux de lumières, les interludes musicaux, les jeux d’ombres qui reflètent des images insolites et le jeu des acteurs absolument merveilleux, nous sommes envoûtés jusqu’au dénouement funeste comme notre monde, mais poétique et plein de promesses comme notre idée du monde…

by Jean-Philippe

La mouette

La Mouette

Adaptée de l’oeuvre éponyme d’Anton Tchekhov

Metteur en scène : Isabelle Hurtin assistée par Marie Vitez & Kevin Chemla
Avec  Isabelle Hurtin, Mathieu Saccucci, Didier Sauvegrain, Léonor Ilitch, Jean-François Chatillon, Marjorie Hertzog, Fanny Jouffroy, Thomas Cousseau, Frédéric Cuif, Bruno Bisaro, Kévin Chemla

Jusqu’au 28 Juin 2017
les lundis, mardis et mercredis à 20h30

Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie
Route du Champ de Manœuvre
75012 Paris

Crédit photographies : Kévin Chemla

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La Peur @ Théâtre Michel : réaliste, exaltant, stupéfiant

La peur, ce sentiment que nous avons tous ressenti plus d’une fois dans notre vie est le sujet central de cette pièce adaptée d’une nouvelle de Stefan Zweig à l’affiche du Théâtre Michel. Trois comédiens partagent avec nous la destinée d’un couple submergé par le mensonge. Exaltant !
Reprise à partir du 1er juillet.

Un mari à la situation professionnelle enviable, des enfants, une maison, et une femme … heureuse ? Non sûrement pas !
Cette femme n’a qu’une seule envie : profiter de la vie. Elle, qui n’a de cesse de rappeler à son mari son existence et sa volonté de passer du temps avec lui, se retrouve alors plongée dans une histoire passionnée avec un autre homme. Un bonheur retrouvé, une sensation de bien-être, mais sur fond d’énormes mensonges qui la rattrapent très rapidement.
 
Lorsqu’une autre femme se présente à elle comme partageant le quotidien de l’homme avec lequel elle entretient cette relation, démarre alors un jeu dont elle est la victime. Folie, dépression… et peur s’enchaînent et obligent cette femme adultère à présenter une face d’elle inhabituelle. Le mari trompé, quant à lui me direz-vous ? Il assiste à ce changement d’humeur sans pouvoir retrouver la femme qui est sienne.

Et que se passerait-il si sa femme venait à lui avouer tout ? Réponse : courrez voir cette pièce tout simplement bluffante et prenante. Une interprétation magistrale et une écriture absorbante ne peuvent que stimuler toute notre adhésion.

Mention spéciale pour la mise en scène astucieuse et à l’atmosphère délicieusement rétro-classe à la Mad Men pour les costumes et accessoires, apportant un cachet cinématographique à l’ensemble.
Cette adaptation est un petit bijou de théâtre immanquable !


La Peur

d’après la nouvelle de Stefan Zweig

adaptation et mise en scène : Élodie Menant

avec Hélène Degy, Aliocha Itovichn, Ophélie MARSAUD

reprise le 1er juillet

du mercredi au samedi à 19h00

au Théâtre Michel
38, rue des Mathurins
75008 Paris

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Dis-moi que je rêve de Benjamin Castaneda : subtil et inattendu !

Prenez une jeune femme stricte en plein burn-out et mettez-la en présence de sa mère fantaisiste et libertaire. La tension est déjà palpable… Si vous ajoutez un jeune homme énigmatique, plus rien ne va ! Voici le mélange explosif que nous propose Benjamin Castaneda dans une mise en scène facétieuse pleine de pudeur…

Nous découvrons Clarisse, jeune retraitée boute-en-train, qui fait des travaux de rénovation dans son appartement au rythme des chansons de Sylvie Vartan. Arrive alors Nina, sa fille. Entre une énième rupture définitive avec son copain et un burn-out, elle compte bien mettre à profit son arrêt maladie pour passer du temps avec sa mère qui semble quelque peu préoccupée…

En plein milieu d’une «discussion-match de boxe» entre la mère et la fille surgit Paul. Jeune homme séduisant, nu sous un tablier, qui fait le ménage. Nina est scandalisée, sa mère, amusée. Il s’agit en réalité d’un gigolo qui veut épouser Clarisse. Quoi de plus normal !

S’ensuit alors une multitude de péripéties entre les trois protagonistes où tout ne tient qu’à un mot…

Sous l’apparente légèreté de la pièce, nous cheminons vers des questionnements plus profonds. S’entrechoquent la crainte de vieillir, de voir s’échapper les souvenirs, l’isolement, la peur de passer à côté de sa vie, les difficultés du lien mère-fille, la force des non-dits, la retenue des sentiments…

Le tout est corroboré par un exquis jeu de comédiens. David Pfender est le lien doux et tendre qu’il y a entre la touchante Françoise Levesque et la surprenante Frédérique Fricker.

Nous vous souhaitons d’être autant conquis que nous !

by Jean-Philippe


Dis-moi que je rêve

Auteur : François Levesque, Benjamin Castaneda
Metteur en scène : Benjamin Castaneda
avec : Frédérique Fricker, Françoise Levesque, David Pfender

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Courteline à Avignon Off 2017 : extravagant et jubilatoire !

Laisser s’exprimer quatre pièces de Georges Courteline dans la coulisse d’un cirque des années 1920 semble être quelque peu insolite. Telle est la gageure de Mikaël Fasulo qui transporte la compagnie Kapo Komica dans une mise en scène fantasque pleine de charme ! A retrouver à Avignon Off en juillet.

photo Chris Noë

Le talent de Courteline est issu de sa faculté à contempler le monde qui l’entoure. L’observation avisée dont il fait preuve dans ses expériences professionnelles, militaires, d’habitué des cafés mais aussi lors de ses promenades solitaires dans Paris, va être pour lui une source intarissable d’inspiration.

Il dépeint la condition humaine de façon assez caustique mais toujours d’une manière cocasse. Les personnages satiriques de ses pamphlets sont finalement attachants dans leurs imperfections. Tout le secret de Courteline est là : « Dépeindre les moeurs en riant » .

Mikaël Fasulo a décidé d’adapter les personnages des saynètes en artistes de cirque. Son but est de mettre en valeur la mécanique humoristique de l’écrivain. Le côté burlesque des situations se doit d’être intense en émotions et de se trouver dans un endroit frôlant l’absurde. La mise en scène choisie permet donc au spectateur d’admirer le côté réel et creux des personnages en coulisse en contraste total avec l’image qu’ils souhaitent refléter une fois passé à la lumière lorsqu’ils sont dans la représentation.

photo Chris Noë

Le décor est soigné, riche. Les effets de scène sont très réussis (notamment la frontière coulisse-lumière) permettant une immersion totale dans l’univers si magique du cirque.

Le jeu des comédiens est tout simplement excellent ! Nous ressentons bien leur complicité et surtout le plaisir qu’ils expriment – ils sont complètement déjantés sur scène ! Ils vivent avec passion et précision des personnages hauts en couleur dont nous nous délectons.
Mention spéciale pour la bande-son jouée en live par Blou-B.O.

Allez découvrir cette pièce atypique qui ne manquera pas de faire parler !

by Jean-Philippe

Courteline

Textes : Gros chagrins, La peur des coups, Les Boulingrin et L’affaire Champignon de Georges Courtine
Mise en scène : Mikaël Fasulo
Distribution : Anne Keriec, Eugénie Ravon, Sébastien Perez, Julien Jacob, Jean-Marc Lallement, Julien Renon et Blou B.O

Avignon Off 2017

du 8 au 30 juillet 2017
les jours pairs à 16h

Théâtre de l’Essaïon
2 bis, Place des Carmes
84000 Avignon
Tel : 04 90 25 63 48

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Ceci n’est pas une comédie romantique : tranche de vie dynamique & désopilante

C’est l’histoire des retrouvailles de deux amis : Camille, la « pote à nichons » et Chris, la « copine à couilles ». Entre règlements de compte et déclarations touchantes, Yanik Vabre revisite les codes et les limites de l’amitié entre un homme et une femme. Une non-comédie sans prétention traitée avec beaucoup de dynamisme et de délicatesse. A Paris et Avignon Off

Un soir de spleen, Chris, trentenaire sympathique mais lâche qui n’arrive pas à quitter sa compagne, appelle ses amis perdus de vue depuis sept ans. À son grand étonnement, Camille lui propose de venir le voir immédiatement avant qu’elle aille retrouver son « plan cul / prince charmant ». Franche, directe et libérée, elle désire tout simplement lui déballer ses vérités quant à son comportement.

S’ensuit alors un échange tumultueux entre les deux camarades pour qui le temps ne semble pas avoir de prise. Entre piques acérées, complicité de toujours retrouvée, sextos et guitare, la soirée est plutôt animée ! Au fur et à mesure, les révélations de chacun vont faire tomber les masques et certitudes…

C’est avec un certain brio que la couardise masculine, le délitement des relations, la recherche de plaisir éphémères, l’espoir, l’instinct de protection, la confusion des sentiments, l’éloignement et l’amour se mêlent. Une bande-originale grisante qui vous reste en tête vient souligner la mise en scène soignée d’Eric Le Roch.

L’attachement aux personnages si humains et l’écho que porte leurs anecdotes sur toute une génération éveille en nous le désir d’une fin heureuse. Le sujet est porté avec un souffle novateur loin de la facilité et des clichés. Géraldine Adams est intense, sensible et passionnée. Aussi juste que Yanik Vabre en ours fragile et attendrissant.

Vous cherchez un moment d’évasion ? Vous avez trouvé ! Personnellement, je cours chercher mon billet pour Avignon…

by Jean-Philippe

Ceci n’est pas une comédie romantique

Auteur : Yanik Vabre
Mise en scène : Eric Le Roch
avec Géraldine Adams en altenance avec Jane Resmond, Yanik Vabre en alternance avec Julien Héteau
Musique : Franck Lebon

à  Avignon Off 2017

Du 7 au 30 juillet à 17h35
relâches les 11, 18 et 25 juillet

Espace Roseau
8, Rue Pétramale
84000 Avignon
Tél : 04 90 25 96 05

et au Théâtre Funambule Montmartre
53 Rue des Saules
75018 Paris
Téléphone : 01 42 23 88 83

du 5 juillet au 1er octobre à 19h30 ou 21h
du mercredi au samedi selon les dates
et le dimanche à 17h30.

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Le Jardin d’Alphonse au Théâtre Michel : un pur bonheur !

Réunion de famille au Théâtre Michel avec des frères qui ne peuvent plus se blairer, une fille en pleine crise de reproches vis-à-vis de son père, des couples qui vacillent. Le Jardin d’Alphonse ou comment une déjeuner d’enterrement en Bretagne bouleverse la tablée entière.

Didier Caron nous enchante à nouveau en ouvrant la petite porte du jardin d’une maison en bord de mer. Famille, amis se retrouvent au sortir du cimetière pour un déjeuner en plein air.
On ne saisit pas tout de suite les liens de chacun, ni ceux avec l’absent, en l’occurrence le mort Alphonse.

Les personnages se remémorent quelques souvenirs, s’affairent pour installer table, nappe et couverts. Zoé fait l’effet d’une gentille illuminée avec sa connexion avec la nature, son dialogue avec un arbre centenaire. Il y a Nadège une bimbo blonde qui fait attention à sa ligne, Suzanne qui parle trop, Fabien le working boy collé à son tel, Daniel un homme trop silencieux pour être honnête, Magali qui a décidé d’en découdre avec son père, ses frères et son histoire de famille…
Les personnages entrent, sortent du jardin dans un joyeux ballet. Jusqu’à ce que l’héritage (en l’occurence la maison d’Alphonse) soit évoquée et la cuisson des pâtes ne viennent perturber l’entente cordiale.
Nous ne dévoilerons aucune révélation, aucun secret de famille bien pensé, ni même un rebondissement pour garder la pleine saveur de cette pièce délicieuse.

Le récit de Didier Caron est une dentelle avec un équilibre parfait de coups d’éclat, de rires et petites larmes. Aucun personnage n’est négligé au détriment d’un autre. Tout est fluide, fin et rythmé.
Ma voisine et moi sommes ressortis aussi joyeux que touché par cette histoire et les excellents interprètes.

Le Jardin d'Alphonse

Le Jardin d’Alphonse

de Didier CARON
Mise en scène : Didier CARON
Avec la collaboration de Véronique VIEL

Avec : Sandrine LE BERRE, Didier CARON, Michel FEDER,
Julia DORVAL, Arnaud PFEIFFER, Romain FLEURY, Christiane LUDOT, Karina MARIMON, Véronique VIEL

depuis le 17 mai 2017

en soirée à 21h00
en matinée à 16h30 des samedis
exeptionnelles à 16h30 les dimanche 4 et 11 juin
en juillet et Août : du mercredi au samedi à 21h00 et 16h30 le samedi
relâche le 21 juin, le 14 juillet, le 9 août

Théâtre Michel
38,
Rue des Mathurins
75008 Paris

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