We Love Green 2017 : Camille émoustille, Nicolas Jaar et Action Bronson impressionnent #report

Deuxième jour de We Love Green 2017 intense en soleil et décibels au Bois de Vincennes avec le coffre d’Action Bronson, la musique métissée de François and The Atlas Moutains, la révélation Petit Fantôme, Camille en déesse de la nature, la carte postale d’Afrique d’Amadou et Mariam et Nicolas Jaar qui démonte la tête.

We Love Green c’est aussi rencontrer une chanteuse argentine croisée au hasard sur la route des VIP. Marina Cedro a sorti son EP 6 titres Buenos Aires 72, il y a quelques semaines. Elle me parle de Camille, Beyoncé vue aux Grammy Awards à LA, dans la salle et non devant son écran plat.

François and The Atlas Mountain entre sous le cagnard d’un dimanche après-midi de juin qui éprouve le public. Le set débute par Le grand dérèglement dansant, joyeux à souhait. Très à propos dans ce contexte climatique contrarié.
François joue avec sa guitare, le vent dans ses cheveux, ses complices de groupe. Sa musique est rafraîchissante : « Imaginez que chaque note est une eau fraîche à 5 degrés« .

Petit Fantôme venu du Pays Basque

Distribution de mains géantes en mousse griffées Petit Fantôme le projet de Pierre Loustaunau (ancien d de François and the Atlas…) pour amuser petits et grands. Il y a ceux qui ont la leur et les autres, forcément déçus.
Le chapiteau jaune Lalaland renvoie ses reflets par forcément très heureux sur les jeunes musiciens qui ne se laisse pas décontenancé pour autant. Stave sorti en digital ce mois-ci de déguste avec envi en live offrant des envolées électro, belles et légères.
Seul désagrément : « La chaleur a désaccordé le clavier ! »

Perfume Genius fascinant

Il est rare l’Américain sur le sol français. Chaque apparition est donc un événement, encore plus depuis qu’il a joué les guests d’un titre de Christine and The Queens. Souviens-toi de Jonathan.
Débardeur blanc, pantalon ample remontant au niveau du torse, impossible de ne pas être interloqué, charmé, captivé par cette présence de scène très particulière. Perfume Genius nous gratifie des titres de son nouvel album No Shape. Ça n’est pas d’une gaité folle mais c’est prenant, impossible de le lâcher du regard et de l’oreille de crainte de passer à côté d’une montée d’octave dont il a le secret.

Camille déesse espiègle

Le rouge passion de Solange de la vieille trouve son pendant avec le bleu ciel de Camille. Dress code de la même couleur pour tous et toutes, musiciens et choristes. On boit du petit lait avec les titres du dernier album Ouï. Camille est un miracle de la chanson française. Un univers singulier, expérimental mais non excluant comme pourrait l’être celui de Björk ces dernières années.
Comme au concert de Solange, les musiciens de Camille font le show en dansant, gesticulant, tambourinant. La lumière du jour n’exclue pas la poésie de ce set. Paris (que je te quitte) a droit à une nouvelle orchestration. On recouvre aussi Ta douleur mainte fois entendue et pourtant si douce à l’oreille.
Derrière moi, les vieux du Muppet Show version bobos trentenaires 2017.
Elle : – « Elle est chtarbée cette meuf ! »
Lui : – « Genre elle est couchée au sol ? Elle doit être sous substance ! »
No comment

Action Bronson fou furieux

Action Bronson, 33 ans, affole les foules avec son bagoue, ce dialogue permanent entre son public et lui. La surexcitation est exceptionnelle. Ma +1 quadra trouve enfin un son qui la motive : « ça c’est bien ! »

Tunique ouverte sur torse tatoué et coffre impressionnant, Action Bronson lance un flow continu. Beaucoup de « mother fucker » et « bitch ». Pas peur du ridicule pour le barbu qui va réaliser une très jolie danse butterfly pour inciter le public à en faire autant.

Nicolas Jaar

Une fille à une autre : « Franchement, je veux le voir ! » s’approchant le plus possible de la scène. Car Nicolas Jaar, en plus d’être talentueux, a un physique de bogosse.
Manque de bol, le show débute avec un minimum de lumière profitant du soleil couchant, le tout surchargé d’avalanche de fumée. Début de djset aussi progressif qu’inattendu. Les photographes attendront une bonne 1/2 heure avant de pouvoir shooter avec une lumière propice. Lente montée de décibels instrumentales jusqu’à une décharge amorcée par une prise de micro du beau DJ.
Les néons latéraux forment un cadre restreint pour tenter d’apercevoir les traits du jeune homme derrière les platines. La fumée et le néon horizontal descendant n’améliorant pas la visibilité. Bien au contraire.
Le show prend aux tripes. On ne s’en remet pas tout à fait.

Rendez-vous l’année prochaine pour We Love Green 2018 avec toujours autant de bonnes initiatives comme le compostage à vélo, recharger son smartphone en pédalant bien assis sur un transat, un spot food pour la bonne cause comme Ernest.

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