YELLE interview-selfie : dernier concert au Casino de Paris le 10 octobre !

Petite pause en pleine tournée mondiale (Mexico, Miami, New York, Suède) pour donner pleine mesure de l’album Complètement Fou, Julie (alias Yelle) était de passage à Paris ce jeudi. On a profité de cette rencontre dans les locaux de Because Music pour évoquer sa folle tournée qui est passée par Coachella en avril et qui se terminera en beauté par le Casino de Paris le 10 octobre. Culte !

Une jolie rencontre. Un peu intimidé à l’arrivée, le sourire de Julie m’a mis à l’aise dans la minute. Échange amical, comme deux potes autour d’un verre. Simplicité est un mot qui la caractérise bien.

Selfie exclu #UsofParis
Selfie exclu #UsofParis

UsofParis : Qu’est-ce qui a été « Complètement Fou » pour toi cette année ? Pendant cette tournée ?
Yelle :
Encore et toujours la variété des concerts. De passer du jour au lendemain d’un truc à l’autre.
Le week-end dernier, on a joué à Shanghai et hier soir on était à Metz, donc rien à voir. Mais j’ai vraiment l’impression que c’est ça que j’aime bien dans ce métier: la diversité. Et de pouvoir passer du jour au lendemain à une énergie différente, à des surprises, des expériences différentes. C’est ce qui me plaît vraiment. Les montagnes russes des émotions sur toute l’année et les rencontres que tu peux faire grâce à elles.

Comment choisis-tu la setlist de tes concerts ?
Par exemple pour les festivals, il y a des chansons qu’on ne fait pas, les chansons un peu calme comme Dire qu’on va tous mourir. C’est un morceau qu’on aime bien faire en club ou en salle car ça repose un peu l’ambiance, c’est assez court en plus. C’est un morceau qui est un peu étonnant par rapport à ce que l’on fait d’habitude, qui est un peu dur.
Dans un festival c’est un peu compliqué, les gens sont moins attentifs, donc on évite de parler de la mort dans les endroits festifs (rires).
Après c’est plus une construction, le choix de la setlist. On adapte selon le temps qui nous est imparti, pour pas que ce soit juste un enchaînement de morceaux. Il faut que ce soit cohérent du début à la fin.

Favorises-tu plus le dernier album ?
Oui oui oui. On favorise le dernier album. On a quand même envie de jouer les derniers morceaux. On a un bloc par exemple avec Comme un enfant et La musique qu’on met ou qu’on ne met pas selon le temps. On a décidé de retirer celui-là parce que c’est des morceaux du deuxième album, donc c’est moins grave que d’enlever Coca sans bulles ou Ba$$in.

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Tu adaptes selon le pays dans lequel vous jouez ?
Non pas vraiment. On n’a pas beaucoup fait Florence en Italie à l’étranger car il y a beaucoup de paroles en français et c’est vraiment difficile de comprendre. Mais sinon non, on n’adapte pas.

Comment choisis-tu les stylistes avec lesquels tu collabores ?
Je ne travaille pas avec des stylistes. Je me « stylis-me » moi toute seule. Je travaille avec des créateurs parfois, comme Jean-Paul Lespagnard qui a créé des tenues pour les pochettes des albums ou le live, et avec qui on fait vraiment un travail particulier de création.
Et après, il y a des artistes avec qui j’aime bien travailler, qui me prêtent des vêtements comme Jacquemus, Castelbaljac. C’est plus ponctuel.
Mais, la plupart du temps, on fait tout tout seul. Il y a juste sur le clip de Complètement fou pour lequel on avait un styliste (Jean-Paul Paula), qui travaille pour le WAD. J’avais envie de travailler avec lui depuis longtemps. Je me suis dit : « je ne sais pas comment je fais pour le contacter », je lui ai juste envoyé un message sur FB et puis il a dit oui.
Des fois, on se fait une montagne d’un truc et il faut juste essayer. Les gens finalement aiment bien la spontanéité.
Au final, je ne travaille pas avec plein plein de gens. Aussi par timidité je pense, car je n’irai pas voir Jean Paul Gaultier, alors que j’adore ce qu’il fait, mais j’ai l’impression qu’il est là-haut, dans les étoiles. C’est moins évident.

Et du coup as-tu une collaboration rêvée dans la mode ?
Gaultier ! Car il a cette fantaisie, cette folie, que j’aime beaucoup. Dans un style assez différent, j’aime bien ce que fait Gareth Pugh, même si c’est très noir. Je pense que ça pourrait être très beau avec des couleurs et des choses très fortes. J’aime aussi beaucoup ce que fait Rei Kawakubo, la créatrice de Comme des garçons, c’est très poétique, fou, avec des couleurs primaires.

selfie exclu #usofparis
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Et en musique ? Si tu pouvais appeler quelqu’un pour une collaboration ?
Je suis hyper fan de Blur et Damon Albarn, (elle prend une voix d’ado) depuis que j’ai 14 ans, donc je pense que si un jour je pouvais faire un morceau avec lui ce serait formidable.
Sinon après je suis assez fan de Marc DeMarco, Dev Hynes aussi le mec de The Blood Oranges.
Mais Blur ce serait un peu le rêve.

Tu nous parlais de David Hasselhoff et de Coachella en septembre dernier. C’était comment Coachella édition 2015 ?
C’était super. Vraiment chouette. C’est la première fois qu’on le faisait avec les deux week-ends. C’est un peu différent car si tu rates le premier tu as le droit à une autre chance. Ça s’est bien passé pour nous le premier week-end, mais justement on a pu ajuster et le deuxième c’était vraiment mieux.
J’ai vu des super concerts aussi. The Weeknd qui a été une vraie révélation, puis Florence + The Machine c’était vraiment très très chouette.
Il y a des moments assez forts comme ça, et je suis super contente d’avoir pu vivre le festival sur scène et dans le public.

Est-ce que tu as une manière différente d’aborder le public français et étranger ?
Pas vraiment. J’y vais peut-être avec un peu moins de pression à l’étranger car je me dis que si je me trompe dans les paroles, ce n’est pas grave.
Des fois, quand je suis en concert en France, je dois être hyper concentré sur ce que je raconte parce que j’ai peur de me vautrer et que ça s’entende.
Mais sinon je me rends compte, alors que je trouvais que le public français était un peu timide, qu’il sait aussi se lâcher. Quand tu lui dis « On y va » il vient avec toi et c’est hyper agréable.
C’est important pour moi de faire de la musique qui donne envie aux gens de rentrer dans mon univers et de passer un bon moment.

Quels sont les albums qui t’accompagnent sur cette tournée dans le tour bus ?
J’ai pas mal écouté l’album de Christine and The Queens car c’est un très bon album. En plus, c’était chouette car je l’ai rencontrée à la même période, j’écoutais sa musique, je la voyais en concert, en tournée. C’est super de suivre quelqu’un comme ça sur une période. C’est comme un petit doudou, tu gardes un contact.

J’ai pas mal écouté The Weeknd depuis avril, je connaissais déjà, mais je me suis plongée dedans. On écoute pas mal Django Django. Why Make Sense, le dernier album de Hot Chip qui est sorti il y a quelques semaines et qu’on écoute à fond.

Comment envisages-tu l’après tournée ?
Je pense qu’on va se poser quelques temps. J’ai envie de refaire du cinéma. Je vais profiter de cette période de fin de tournée, de champ libre. J’ai envie de faire ça en parallèle.
Si ça ne le fait pas ce ne sera pas dramatique mais en tout cas je me dis que c’est le bon moment.
La fin de quelque chose c’est aussi le moment de démarrer de nouveaux projets.
En revanche, peut-être pas tout de suite un album. Bien qu’on ait déjà commencé à bosser sur quelques titres, et on n’attendra pas 4 ans comme pour les autres.

Interview by JOAN

Après plusieurs dates de concerts et festivals cet été en Espagne, au Mexique, aux US, en Suède, Yelle clôturera sa tournée au Casino de Paris le 10 octobre 2015

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YELLE
album Complètement Fou
(Because Music)

Concert au Casino de Paris, le 10 octobre 2015

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