L’usine à rêves de Gondry: c’est fini!

Imaginez : un plateau de cinéma dans un Musée ! L’enfant qui est en nous ouvre de grands yeux. Le cinéaste refoulé qui sommeille en votre collègue de boulot voit enfin un salut possible. Même l’ancien étudiant en cinéma trépigne rien que d’y penser.
Mais l’aventure du Centre Pompidou a pris fin, après pourtant quelques jours de prolongation.

Michel Gondry a invité le public parisien à réaliser son plus beau rêve : faire du cinéma. Même si l’usage des techniques vidéo s’est démocratisé – chacun peut faire désormais son film à la maison – imaginer une mise à disposition de décors rien que pour nous, ça faisait chavirer forcément.

Mais avant de jouer, il fallait s’inscrire. C’est là que ça se compliquait : « il n’y a pas de place pour tout le monde ». Après s’être fait refoulé de la liste d’attente, les malheureux n’avaient plus qu’à errer autour des plateaux, s’asseoir à la terrasse de la cafet’ , jeter un œil au ciné-club, seul vrai décor accessible.

Et c’est dans ce lieu, rappelant l’ambiance du film Soyez sympa, remboninez, que l’on pouvait trouver de vraies pépites : les jaquettes des films tournés par les amateurs.

Cette expérience a permis aux créatifs de tout poil de se donner à cœur joie. Les trouvailles sont légion : un morceau de sandwich plus ou moins frais, des détournements de photos, d’affiches anciennes, des photocollages.

Et surtout des titres plus improbables ou ambitieux que jamais : Je vais bien rigoler quand tu seras mort aux toilettes  ou  Paye ton steak.  Des existentiels :  Qui sommes nouilles ?  et  Ma vie est aussi intéressante que la vôtre. Et pour finir, une idée qui en séduira plus d’un: Comment tuer sa belle-mère pour les nuls ?

Pour les stats : près de 300 films auront été tournés dans cette usine parisienne et un journaliste ciné des Inrocks s’est même laissé prendre au jeu.

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *