Archives de catégorie : Coups de coeur !

Toulouse-Lautrec Résolument moderne : Notre avis en quatre tableaux et vidéos

L’exposition Toulouse-Lautrec du Grand Palais porte un sous-titre résumant parfaitement l’artiste : Résolument moderne.
Pour beaucoup, Toulouse-Lautrec c’est principalement des affiches et quelques portraits célèbres.
Pourtant, le réduire uniquement à cela ne serait pas lui rendre hommage tant son travail est prolifique. Les quelques 200 œuvres exposées au Grand Palais pour cette exposition temporaire en sont la preuve…
À cette occasion, Danièle Devynck, conservatrice en chef, nous sert de guide !

Lautrec Grand Palais

La première chose qui surprend dans cette exposition, c’est la scénographie ouverte et épurée. Nous sentons bien que l’afflux de visiteurs a été pris en compte. Une excellente chose, nous respirons  en nous disant que nous pourrons pleinement apprécier.

Et puis, nous plongeons dans la vie de Toulouse-Lautrec…

Toulouse-Lautrec : l’humain avant tout !

La peinture de Toulouse-Lautrec est une peinture énergique. Elle respire la vie. À l’instar de ses portraits où il capte parfaitement l’instant. C’est ce qui rend son travail unique pour son époque.

Toulouse-Lautrec
Monsieur Fourcade

Comme le souligne Danièle Devynck : “Il est toujours aussi fascinant. Ça repose sur le fait que Lautrec est intéressé par la vérité de l’humain. Dans son regard sur les autres, il y a des choses qui sont particulièrement présentes : une grande perspicacité, une acuité du regard, un sens de l’observation qui font qu’il va immédiatement saisir, capter l’individu qui est en face de lui par delà le masque social. Et l’authenticité de son regard, et donc de sa démarche qui met au service de son regard, est toujours perceptible par nos contemporains.”

Dans le lit

C’est cela qui captive dans la peinture de Toulouse-Lautrec.

En compagnie de Danièle  Devynck, conservatrice en chef et Directrice du musée Toulouse-Lautrec d’Albi, partons à la découverte de quelques toiles du Maître.

L’expo du Grand Palais en quatre œuvres : décryptage

C’est grâce sa grande passion pour le japonisme et tous les courants d’avant-garde comme le synthétisme ou le divisionnisme de Seurat que Toulouse-Lautrec dynamite les codes de la composition.
Et notamment ceux de la perspective comme dans cette toile : Au cirque Fernando (écuyère)

Impossible ne pas faire un tour dans l’univers très connu de Montmartre avec le tableau  : Au Moulin Rouge.
“Dans les scènes de maisons closes, ou dans certains portraits de femmes, il y a une forme de tendresse. Un regard qui n’est jamais dans le jugement moralisateur, notamment vis à vis des prostituées. Il témoigne de ce qu’il voit, il est assez distant pour ne pas porter de jugement.”
– Danièle Devynck

Outre ses portraits de femmes, Toulouse-Lautrec aime peindre ses amis, et surtout son cousin : Le Docteur Tapié de Céleyran. Nous retrouvons dans ce tableau l’acuité à saisir l’humain qu’avait l’artiste, même en arrière plan.

Le tout dernier tableau de chevalet de Toulouse-Lautrec est une mise en scène. Mais avec Un examen à la Faculté de médecine, il arrive à percer les sentiments, à retrouver l’émotion d’un moment malgré la reconstitution. Humain comme toujours.

https://youtu.be/roo6IBAtEzg[

Une exposition dense et complète

Passer les portes du Grand Palais, c’est se confronter à l’intime de Toulouse-Lautrec. C’est aussi se défaire des a priori sur l’artiste, comme l’évoque Danièle Devynck: “Tout le mythe autour de Lautrec (son handicap, ses origines aristocratiques, sa vie à Montmartre…) fait parfois un petit peu d’ombre à la lecture de son œuvre. Dans cette exposition, on met cela à sa juste place : tout cela existe mais l’œuvre de Lautrec, c’est bien plus que cela. On essaye de réinscrire cette œuvre en montrant sa pertinence, sa force et en montrant toutes les voies nouvelles qu’Henri de Toulouse-Lautrec va ouvrir.”

Toulouse-Lautrec
Salon de la rue des moulins

Toulouse-Lautrec

Une nouvelle fois, le Grand Palais nous livre la découverte dans son ensemble d’un artiste sous toutes ses facettes. Qu’elles soient reluisantes ou moins glorieuses, elles font parties d’un tout et offrent un regard complet et authentique sur Toulouse-Lautrec.
À ne pas manquer donc…

Toulouse-Lautrec
Allégorie Un enlèvement

Toulouse-Lautrec : Résolument Moderne

Jusqu’au 27 janvier 2020

Lundi, jeudi et dimanche de 10h à 20h
Mercredi, vendredi et samedi de 10 à 22h
Fermeture hebdomadaire le mardi

au Grand Palais
3 avenue du Général Eisenhower 
75008 Paris

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Le chant du périnée : André Manoukian jouisseur musical et passeur d’histoires

Qu’il agace ou séduise, André Manoukian ne laisse personne indifférent. Il va sans dire que nous lui devons beaucoup dans la démocratisation de la musique. Quel lien existe-t-il entre Robespierre et le jazz ? Qu’est-ce que le psycho-érotisme ?
Grâce à sa pédagogie, sa finesse et son sens de l’humour caractéristique, son spectacle Le chant du Périnée, au théâtre de l’œuvre, est comme lui : atypique et brillant !

 

Le chant du Périnée
© Emmanuelle Nemo

En 2017, nous l’avions rencontré pour la sortie de son album Apatride.
André Manoukian aime parler, échanger et tout mélanger comme ça vient. Aussi bien la musique, les femmes, ses muses, que sa vie personnelle, ses origines, ses passions ou le jazz. Il possède un univers bien à lui et c’est une joie que de pouvoir le découvrir !C’est exactement ce sentiment que l’on retrouve sur scène : l’homme, deux pianos et un esprit bouillonnant n’attendant qu’à s’exprimer.
André Manoukian
© Emmanuelle Nemo

La musique… féminine

C’est bien l’axe principal de cette discussion-conférence. En effet, André Manoukian est passionné par les femmes. À l’instar de Beethoven, «Jean-Seb», Mozart ou Wagner dont l’inspiration provient autant de leur amour que de leur dépit…
Inspiratrices mais également parfois destructrices, elles lui permettent de composer ses partitions. Après une énième déception et son passé Arménien refaisant surface, il décide de s’affranchir d’elles afin d’écrire et de composer.Il aura maintenant une nouvelle compagne : son piano.Ce même piano qui, adolescent, ne lui donnait pas l’avantage face aux guitares des séducteurs du lycée. D’ailleurs, beaucoup se retrouveront dans cette anecdote… 😉
André Manoukian
© Emmanuelle Nemo

Le chant du périnée !

C’est quand même assez fou parce qu’André (oui, nous sommes intimes maintenant) nous donne envie de retrouver nos 9 ans et de nous inscrire au solfège ! Mais uniquement avec sa méthode, intuitive, artistique et non rébarbative ou fastidieuse…

Il éclaire aussi sur l’évolution de la musique : l’improvisation étant la base de tout jusqu’au 19ème siècle. C’est à cette époque qu’apparaissent les «conservatoires» de musique. Le but était de conserver et diffuser cet héritage précaire voué à disparaître. À partir de ce moment-là, les musiciens jouent en devenant de simples exécutants. En voulant sauver un patrimoine, c’est tout un art qui se retrouve complètement castré de son principe fondamental…

Vous découvrirez aussi une kyrielle d’histoires passionnantes sur l’importance de la musique dans les relations diplomatiques, mais aussi pourquoi la moustache d’André Manoukian se met à transpirer à l’écoute de certains morceaux. En effet, il serait bien réducteur de croire que la musique éveille simplement l’ouïe…
Soyez bien à l’écoute de votre corps, laissez circuler les notes et vous pourriez être surpris… Nous en avons fait le test et le résultat est intéressant !

André Manoukian
Photo © Usofparis

Le chant du périnée, c’est véritablement 1h40 (et parfois plus) de plaisir, qu’il soit musical, instructif, pédagogique ou poétique. 
Sans oublier bien entendu le décryptage des morceaux à deux mains en live sur clavier ou stand-up version Manoukian !

Passionnés de musiques ou novices, il ne faudrait pas rater ça !

Sinon, on vous a dit que nous avions adoré ? 😉

Le chant du Périnée

Le chant du périnée

Conférence psycho-érotique pianotée
de André ManoukianTous les lundi à 20h
Jusqu’au 30 décembre 2019
Théâtre de l’Oeuvre

55 rue de Clichy
3 cité Monthiers
75009 Paris
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Greco au Grand Palais : l’extase picturale de la Renaissance #Vidéos

Difficile d’être objectif lorsque nous sommes en totale communion avec un artiste. La première fois que nous avons vu une peinture du Greco, ce fut comme un coup de foudre…
Alors, se retrouver au milieu de plus de 70 toiles du Maître avec Guillaume Kientz, le commissaire d’exposition passionné et passionnant, c’est un moment unique.
En vidéos et photos, nous espérons vous donner l’envie de rencontrer ce peintre au style si singulier.

 

Greco

Le Greco a commencé sa carrière de peintre par des icônes et des pièces liturgiques. Simplement sublimes.

Greco
La mise au tombeau du Christ

Une exposition majeure

Son passage en Italie ne se passe pas aussi bien qu’il l’aurait souhaité. Alors il part en Espagne et c’est là que son art explose.
En effet, le contraste entre le blanc et la couleur offre une esthétique du dessin novatrice. Le peintre crétois est clairement en dehors des codes du 17ème siècle. Sans filiation directe, il ne sera jamais copié.

Mais l’élément déclencheur de cette exposition, c’est “l’opportunité d’avoir à Paris la Grande assomption du musée de Chicago qui la prêtait pour la première fois en dehors de ses murs depuis 1904.”

Greco
L’Assomption de la Vierge

Le Greco est une personnalité artistique extrêmement forte qui suscite beaucoup d’empathie et nous entraîne avec lui dans un voyage géographique et temporel.

Plonger dans l’univers du Greco, c’est aborder un remarquable univers de création en admirant un style graphique unique.
Découvrons ensemble et en détail, les secrets de ses créations en compagnie de Guillaume Kientz.

Greco : focus quatre œuvres

Tout juste entré dans l’exposition, le tableau Saint François recevant les stigmates attire le regard. Une pièce magnifique qui pourrait devenir le précieux d’un membre de l’équipe !

Découverte au cours d’un voyage à New-York , la toile Portait du cardinal Niño de Guevara reste pour nous toujours aussi fascinante. Tout y est, la puissance évocatrice du Greco, l’art de mettre en lumière le sujet, tout est millimétré.

Cette Pietà est tout aussi exceptionnelle.
Les corps chez Greco sont beaux. Il n’y a pas un érotisme au sens où on l‘entend aujourd’hui. Mais il y sans doute une érotisation dans le sens où le beau doit être séduisant. Il ne doit pas entraîner vers la concupiscence, vers de mauvaises pensées. Le maniérisme est un art extrêmement sensuel, quelque fois provocateur et qui a été parfois condamné en tant que tel. Greco joue sur cette gamme.

Avant de quitter cette exposition, il faut s’arrêter sur quatre toiles au sujet identique : Le Christ chassant les marchands du temple. On reste stupéfait par la maîtrise du sujet, le mouvement des corps quasi similaire dans chaque version et la majesté des couleurs.

Prendre son temps pour Greco

Dans cette rétrospective du Grand Palais, on pourrait passer des  heures à scruter les détails des peintures du Greco.

Greco
L’adoration du nom de Jésus
Greco
L’adoration du nom de Jésus (détail)
Greco
L’adoration du nom de Jésus (détail)

Ou alors contempler avec bonheur ces portraits espagnols.

Greco
Portrait d’un gentilhomme de la maison Leiva
Greco
Portrait du frère Hortension Félix Paracivo

Impossible de vous montrer tous les chefs d’œuvres de ce peintre. Et ce serait dommage de tout vous dévoiler…
Pour chaque amateur d’art, cette exposition est tout simplement immanquable !

Et une autre video interview de Guillaume Kientz est à retrouver sur notre page Youtube

Greco

Jusqu’au 10 février 2020

Lundi, jeudi, dimanche : 10h à 20h
Mercredi, vendredi et samedi : 10h à 22h.
Fermé le mardi et le 25 décembre 2019

Grand Palais
Galerie sud-est
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

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J’ai envie de toi : la folie contagieuse de Sébastien Castro au Théâtre Fontaine

J’ai envie de toi envoie tout valser aussi bien les murs, les convenances, les moitiés et une mamie sur fauteuil. Le Théâtre Fontaine accueille la création de Sébastien Castro qui excelle aussi bien comme comédien que comme auteur de boulevard.

J’ai envie de toi

Sébastien Castro, ce trublion !

Sébastien Castro est un trublion du théâtre aussi attachant qu’inventif.
On avait aimé son seul en scène, cette fois, il s’offre une pièce agrémentée d’une galerie de portraits tous déjantés.
Tout commence par une cloison défoncée par ses soins. La rencontre de son voisin furax. Un texto à la mauvaise destinataire. Et l’avalanche de quiproquos avec trois adorables femmes. La première fête son anniv et fait garder sa mère en fauteuil roulant. La seconde est une mannequin qui vient pour un plan cul. L’autre est l’ex du voisin.
Manque de bol, Youssouf (Sébastien Castro) à la déduction un peu capricieuse. Des subtilités lui échappent et il collectionne les gaffes.
Il sera la source d’un bordel sans non.
J’ai envie de toi


1ère réussite : le casting

Castro est entouré de cinq excellents comédiens. Parmi eux, notre chouchou : Alexandre Jérôme qui va mettre du temps à arriver mais une fois en scène, c’est une tornade virile. Un nouveau chouchou : Guillaume Clérice, un BG très organisé.
Et trois adorables drôles de dames : Maud le Guénédal, Anne-Sophie Germanaz et Astrid Roos.

2e réussite : l’écriture

Il y a de vraies trouvailles qui renouvellent la figure du boulevard.
Bien sûr, des portes claquent, des coups de sonnettes sont insistants et des passages par le placard sont légions mais pas que.
Un personnage aura aussi beaucoup de mal à finir ses phrases.
Et le bourreau des cœurs n’est pas forcément celui que l’on croit.
J’ai envie de toi est une comédie branchée sur du 1000 volts qui renouvelle le boulevard avec une inventivité revigorante.

Les + de la pièce :

  • l’abondante pilosité de Sébastien Castro. Pour les fans de poils !
  • le jean moulant d’Alexandre Jérôme. Pour les amoureuses de mecs baraqués !
J'ai envie de toi

J’ai envie de toi

de Sébastien Castro
Mise en scène : José Paul
Avec Sébastien Castro, Maud le Guenedal, Anne-Sophie Germanaz, Astrid Roos, Guillaume Clérice et Alexandre Jérôme.
du mardi au samedi à 21h
matinées samedi à 16h30 et dimanche 16h
10 rue Pierre Fontaine
75009 Paris
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Les Nuits Fantastiques enchantent le Château d’Azay-le-Rideau

Azay-le-Rideau renoue avec les spectacles nocturnes. Après une pause pour cause de travaux, le Château accueille tout l’été Les Nuits Fantastiques.
Déambulation dans le parc et projection sur la façade invitent à une exploration poétique et inventive d’un cabinet de curiosités Renaissance.

Les nuits fantastiques

Azay-le-Rideau en plein jour !

Très souvent les monuments, châteaux se dérobent à la vue des visiteurs quand le soleil se retire. A Azay-le-Rideau, l’été, la nuit réserve quelques surprises et de drôles de rencontres. Le château qui a retrouvé son éclat absolument magistral n’en finit pas de créer la surprise, l’émerveillement.

La visite débute immanquablement en plein jour. On commence par l’escalier magnifique qui fait état de ce savant mix entre tradition française et innovation italienne.
Ensuite, les intérieurs raffinés, éclatants et chargés de détails de ce monument de la Renaissance. Azay-le-Rideau est un château de la Loire, même si c’est l’Indre qui coule à ses côtés – une des nombreuses particularités de ce monument.

les nuits fantastiques

les nuits fantastiques

C’est si beau un château la nuit !

Cet été, il est plus que conseillé de prolonger son séjour en terres Ridelloises. Les Nuits Fantastiques donnent accès au château quand la température se rafraichit un peu et que la Lune devient témoin de vos pérégrinations.

La nuit venue, il est ainsi possible de se promener dans le parc paysager, un havre romantique conçu au 19e siècle. Là, on redécouvre le décor, différent forcément, avec des éléments projetés, des animaux à contempler, des palettes de couleurs à apprécier. Tout peut s’animer, arbres, cours d’eau ou encore chapelles.
Armé de son smartphone, certains éléments peuvent être flashés pour avoir plus d’infos sur vos rencontres nocturnes. Ainsi, la balade devient encore plus ludique pour les enfants.

les nuits fantastiques

L’éclat final se produit sur la façade du château. Les différents tableaux projetés viennent raconter le passé Renaissance du monument et ouvrir un carnet de curiosités foisonnant.
Des œuvres d’art mythiques, des mécanismes savants réinventent le monument chaque soir.
Clin d’œil aux 500 ans de Léonard de Vinci, Mona Lisa fait une apparition remarquée.

Il sera difficile de quitter ce décor enchanteur.

Les nuits fantastiques

CONSEIL : ne fixez pas uniquement le Château dans la nuit. Scrutez aussi son reflet dans le miroir d’eau. Vous pourrez voir un très beau ballet de chauves-souris qui sont en territoire conquis.
Saviez-vous qu’elles entretiennent la charpente en bois de chêne, en se nourrissant des insectes qui y séjournent ?

BONUS : Un donateur italien – qui a offert un tableau portrait d’Anne d’Autriche au château – a été impressionné, lors de sa visite toute récente, par la beauté du travail de la charpente. Tous les éléments de bois sont chevillés. Il n’y a aucun clou. Le Milanais a retrouvé des techniques utilisées à la Renaissance, côté Italie.les nuits fantastiques

Les Nuits Fantastiques

au Château d’Azay-le-Rideau

tous les soirs du 4 juillet au 31 août 2019
Spectacle à 21h45

ouverture des caisses à 19h

déambulation dans le parc : 45 min
projection sur la façade du château : 15 min

Un bon resto !

Une bonne adresse d’avant spectacle, testée et largement approuvée : le restaurant Ripaille, juste en face de l’entrée du Château.
Ses atouts :

  • large terrasse d’été ombragée dans cour intérieure
  • spécialité à la carte : la fouée (sorte de pain fourré)
  • cornets de frites maison gargantuesques (donc à partager)
  • plats généreux et savoureux
  • desserts de folie : la pavlova fruits rouges généreuse et délicieuse ou la coupe glacée géante totalement #foodpon.

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Dis Paris qu’est-ce que tu fabriques ? Le Paris des artisans

Nathalie Zaouati alias The Parisienne est une arpenteuse, vadrouilleuse du bitume. Rien ne lui échappe, aucune nouvelle adresse, aucun commerce de qualité, ni façade, ni accessoire lifestyle indispensable.
Ses instastories content ses découvertes et son récent guide Dis Paris, qu’est-ce que tu fabriques ? partage le made in Paris, le Paris manuel des artisans.

selfie exclu de Nathalie Zaouati pour UsofParis
Dis Paris
Sac de Célia Granger

Dis Paris, une mine de belles adresses

Nathalie a l’œil, elle a aussi ses sources pour partir à la recherche de pépites. Elle est donc allée à la rencontre des artisans dont certains se soustraient parfois au regard, trouvant un espace de travail au fond d’une cour ou dans une impasse…

De ces échanges, The Parisienne a conçu un guide complet Dis Paris, qu’est-ce que tu fabriques ? avec des portraits qui ne donnent qu’une envie : pousser les portes pour découvrir les coups de main, les savoir-faire et qui sait trouver sa vocation ou les bonnes raisons d’une reconversion. pro.

Nathalie nous offre un condensé du Paris manuel, vibrant, toujours en mouvement. A l’opposé des guides sur l’architecture ou les boutiques mode…

Nous trouvons donc le dernier matelassier de France, un bottier barbu, une chapelière, un luthier, un fabriquant de lunettes uniques, une designer…

Dis Paris
Sac Urbis de In Cute

Focus sur Karoline Bordas, In Cute 

Lors de la soirée de lancement du livre, nous sommes tombés sous le charme de deux créatrices. L’une est maroquinière, l’autre conceptrice de bijoux. Les deux ont le contact facile et savent transmettre leur passion, leur histoire et leur goût des autres.

Car être artisan c’est être à l’écoute, prêt à échanger avec ses clients, ces curieux qui hésitent. Être de bons conseils pour que chacun-chacune trouve l’objet qui répondra à ses attentes.

Dis Paris
Selfie exclu Karoline pour UsofParis

On commence par Karoline Bordas, la sellière-maroquinière de la “page 40“. La Vosgienne, passée par la Normandie, rêvait de Paris : “ville de création, de tous les rêves.”
Elle est installée dans le 20e depuis 11 ans. Elle trouve plus d’avantages que d’inconvénients à cette vie dans la capitale.
Son savoir-faire ? Karoline n’utilise que des techniques anciennes pour la réalisation de ses sacs à main, pochettes : couture main, cire d’abeille, point cellier (un point inimitable par la machine.”
Elle a commencé par faire des ceintures toute la journée : “une fois dedans, l’esprit part. C’est thérapeutique. Karoline aime partager, avec des élèves, en classe ou dans son atelier avec les adultes qui, le plus souvent, viennent parce qu’on leur a offert ce moment privilégié. Chiner est aussi dans ses gènes, lui permettant de rajouter une touche unique à ses créations. Il n’y a donc jamais deux sacs identiques.

Dis Paris
Selfie exclu de Flavie pour UsofParis
Dis Paris
Créations et main de Flav Paris

Focus sur Flav Paris 

On poursuit avec Flav Paris, créatrice de bijoux (page 109). Son créneau : le zéro déchet, la nique au plastique, des diamants éthiques, une affection pour le sur-mesure (même si chronophage avec les rendez-vous, dessins et autres maquettes). Cette Champenoise adore Paris, qui est par excellence la ville de la joaillerie. Flav a fait ses classes comme apprentie chez Cartier pendant 4 ans, la bague panthère n’a plus de secret pour elle.
Sa clientèle est plus féminine. “Pour un homme, un bijou fait 20 ans. Et les jeunes peuvent être gênés du regard des autres.
Particularité : Flav fait sertir à l’envers le diamant sur les solitaires. Original pour une alliance !

 

Beaucoup d’autres rencontres passionnantes sont à faire grâce au guide de Nathalie ! Nous, nous allons poursuivre notre tour du Made in Paris.

Dis Paris

Dis Paris, qu’est-ce que tu fabriques ?

A la rencontre des artisans parisiens
guide de Nathalie Zaouati 
(Éditions Rue de L’échiquier)

 

Dis Paris
Oeil de biche de Paname Brewing Company
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Mystères aux Tuileries : le surprenant adventure game du Musée du Louvre !

Situé en plein cœur de Paris, le jardin des Tuileries est l’endroit idéal pour qui désire se relaxer le temps d’une pause. Souvent traversé à la hâte, mais rarement observé dans le détail, que savons-nous de ce jardin maintes fois foulé pour rejoindre l’Étoile ?
Tout l’été, le Musée du Louvre, en partenariat avec GameScape, nous offre un jeu stimulant totalement gratuit pour (re)découvrir un décor aux mille secrets. Nous avons adoré !

Mystères aux Tuileries : La mission

Un archiviste du Louvre a retrouvé par hasard les plans d’énigmatiques colonnes érigées par André Le Nôtre, jardinier du Roi, peu de temps avant sa mort. Elles détiendraient le secret pouvant mener à un trésor jusqu’ici bien conservé…
Mais pour permettre à ces colonnes de s’ouvrir, il nous faut trouver un mot de passe…

mystères aux tuileries

Ainsi, comme seules pistes, nous avons un objet insolite, une lettre au contenu nébuleux, des plans d’époque et un décodeur d’un autre temps.

C’est parti !

mystères aux tuileries

Des surprises à foison

Nous commençons alors à sillonner le jardin à la recherche d’indices en rapport avec le peu que nous avons. De ce fait, nous l’observons bien plus attentivement et nous sommes surpris par tout ce que nous voyons. Les bassins, forcément, mais aussi les nombreuses statues et d’autres choses bien plus inattendues !

mystères aux tuileries

Des œuvres d’art contemporain sont disséminées un peu partout, à côté d’aires de jeux pour enfants, de divers kiosques et même de trampolines ! (D’ailleurs, nous les avons testés au cours de la mission mais, chut, ça reste entre nous…).

Autre curiosité : saviez-vous que Charles Perrault avait une statue en son honneur dans un des bosquets ?

La végétation est également surprenante… Ici, se dresse un jardin à la française étriqué tandis qu’à côté profite une petite jungle luxuriante, quasiment sauvage !

mystères aux tuileries

Le déroulement des énigmes

Le jeu est vraiment bien conçu et totalement adapté à l’endroit. Pour réussir, il faut, bien sûr, faire preuve d’une bonne observation, de pas mal de réflexion et d’un esprit logique.

Mais si vous êtes bloqués, pas de panique ! Vous avez deux indices à déchiffrer pour avancer. Et si vous n’y arrivez toujours pas, de nombreuses personnes du Louvre sillonnent le parc pour vous aiguiller. Ainsi, que vous soyez un joueur habitué ou novice, vous trouverez votre plaisir.

mystères aux tuileries

Nous avons particulièrement apprécié la qualité des supports ! Les parchemins, les visuels ou le souci du détail, tout est vraiment là pour rentrer dans l’histoire. Et ce n’est tout de même pas gagné lorsque le jeu se fait en plein air !

Au final, la seule chose nous ayant perturbé est une touriste américaine au goût vestimentaire incertain hurlant en voyant mon canotier : «Oh ! It’s so cute, it’s so French !!»... Ahem…

mystères aux tuileries

USofParis a particulièrement aimé :

  • Les supports !
  • Être en extérieur avec ce temps.
  • Se poser tranquillement sur les fauteuils verts pour réfléchir aux énigmes.
  • Discuter avec les passants intrigués autour de nous.
  • Pouvoir aller à notre rythme et du coup profiter du jardin en même temps. Notre équipe a mis environ deux heures.
  • Découvrir le lieu avec attention.
  • Pouvoir utiliser au moins une fois dans nos vies le théorème de Pythagore !
  • L’investissement du personnel du Louvre, pourtant peu habitué à ce genre d’expérience.

Lorsque vous arrivez enfin à découvrir le mot mystère, une véritable surprise vous attend ! Et si finalement l’aventure ne faisait que commencer ?… 😉

by Jean-Philippe

Mystères aux Tuileries

Du 6 juillet au 25 août 2019 au jardin des Tuileries.

Tous les jours de 11h à 17h.

Sessions nocturnes jusqu’à 20h les mercredis et vendredis, et les samedis 6 juillet et 3 août 2019.

Jeu gratuit, conseillé par équipes de 2 à 4 dès 12 ans.

Réservations : mysteres-aux-tuileries-l-adventure-game-du-louvre

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Le Bonheur du praliné : la gourmandise sans limite

Le Bonheur est une petite échoppe de la rue Saint-Honoré, face à l’oratoire du Louvre. Un petit clin d’oeil de Saint-Pétersbourg qui amuse Laurent Moreno. En effet, il a établi sa pâtisserie face à la cathédrale Saint Isaac, il y a quelques années.
Schast’ye (Счастье) Le Bonheur, il le fait vivre depuis 2008 à tous les amateurs de ses créations, notamment ses pralinés.

C’est ses petits cubes en chocolat qu’il partage depuis quelques mois avec les Parisiens et Parisiennes. Originaux et délicieux.

50 g de douceur parfumée

Les emballages colorés attirent le regard avant même d’entrer dans la boutique. Et une fois à l’intérieur, les petits morceaux découpés invitent tout de suite à la dégustation.Le Bonheur

Mélange des saveurs : classiques avec noix de coco (un fruit qu’adore Laurent Moreno !), nougatine, cerises et éclats sablés. Osées : praliné sésame et sel marin, noix de cajou et roselle, riz soufflé et gingembre.

Le Bonheur
Praliné Sésame et sel marin

Notre coup de cœur ? Le praliné pistaches et basilic !
Pas très étonnant, c’est l’un des plus plébiscités par les Russes et les premiers clients parisiens. Pourtant, sur le papier, ce n’était pas évident nous confie le pâtissier.

Le Bonheur

On était déjà comblé par sa collection parisienne, composée de 11 variétés. Mais l’édition limitée Printemps-Été 2019 fait tout autant la part belle aux saveurs originales : graines de lin, canneberges et menthe, ou lavande. Et notre chouchou printanier sera l’assemblage myrtilles et thym.
Et nous avons aussi adoré le praliné Fève Tonka, une exclu française !

Le Bonheur
Collection Printemps – Eté 2019

Ici, tout est naturel et fait maison !

Exemple avec les herbes aromatiques. Car c’est du vrai basilic qui est incorporé à la recette. L’herbe fraîche broyée se lie avec la graisse du chocolat pour révéler ses parfums.
Dans ces pralinés, si la base reste les fruits secs broyés, à hauteur de 50 % minimum, le secret réside dans l’ajout d’ingrédients originaux dans cette recette de base : noix de coco, baie de goji, thym, sésame, cerise… C’est bien l’amour du produit qui transparait à chaque bouchée.

Le bonheur
Laurent Moreno

Une chose est sûre : chez Le Bonheur, tout est artisanal. De la fabrication des recettes au garnissage des moules originaux qui donnent leur forme à ces cubes de plaisir. Et même l’emballage est assuré à la main.

Mais tout se fait à Saint-Pétersbourg, la maison mère.
Question de coût et aussi de tour de main.

Retour à Saint-Pétersbourg

C’est en 2008 que Laurent Moreno est invité par un ami à Saint-Pétersbourg, pour découvrir son restaurant.
Et après avoir travaillé pour les plus grandes maisons parisiennes (La Tour d’Argent, Pierre Hermé ou Ladurée), il décide de s’établir dans cette ville. Avec une ambition : faire du praliné un produit raffiné.

Le BonheurCar cette douceur populaire en Russie était trop sucrée, trop grasse, trop dénigrée.
Depuis, Laurent Moreno a réussi son pari pâtissier en ouvrant un salon de thé, une pâtisserie et plusieurs corners comme dans l’aéroport de Saint-Pétersbourg.

Paris est comblé de pouvoir découvrir ces petits cubes. Ces pralinés sont à partager pour des fins de repas encore plus conviviales.

Le Bonheur

Le Bonheur

Les Pralinés by Laurent Moreno

148, rue Saint-Honoré
75001 Paris

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Atelier des Lumières : Van Gogh et le Japon sublimés

L’Atelier des Lumières nous fait traverser les toiles de maîtres. Après Gustav Klimt, c’est au tour de Van Gogh de dévoiler les détails de ses œuvres grâce aux spectaculaires projections.

Le centre d’art numérique offre deux autres programmes : Japon rêvé, images du monde flottant et Verse de Thomas Vanz pour perdre définitivement tout contact avec la réalité.

Atelier des lumières van gogh

Van Gogh, la nuit étoilée et sublimée 

Chorégraphie de fleurs, ballet d’iris et de coquelicots, paysages, portraits d’inconnus, villages s’étalent sur les murs de l’Atelier des Lumières.
L’art délicat de Vincent Van Gogh se découvre sur les murs et les sols de cette ancienne fonderie parisienne reconvertie.
On chavire, parfois on s’étonne.
On se laisse bercer par la poésie, ces toiles inconnues et que l’on aimerait connaître. Et les classiques.
La nuit étoilée est audacieuse non pas en terme de montage mais par sa bande-son. Des airs d’opéra viennent tutoyer Janis Joplin. Moses Sumney ou Lil Wayne enchaînent avec de la musique classique.
La sélection musicale peut surprendre mais pas choquer. Preuve que l’œuvre de Van Gogh peut dialoguer avec nos contemporains.

Japon rêvé et magnifiquement animé 

Vous viendrez très certainement pour Vincent et vous serez forcément happés comme nous par le programme court Japon rêvé, images du monde flottant.
L’Atelier des Lumières devient tour à tour forêt magique, océan, intérieurs japonais, nuit de lampions. Le montage ose animer les œuvres japonaises, ose jouer avec un mythe, la vague d’Hokusai, et s’amuse à nous donner le tournis avec une séquence psychédélique de samouraïs.
C’est sublime. Et on se laisserait bercer des heures par la sagesse du Japon.

Dans le studio, Verse, une création contemporaine de Thomas Vanz enchante avec des images cosmiques. Le travail de l’artiste sur la matière, la lumière a le don d’interroger et de subjuguer.

Conseil : prenez votre temps pour explorer l’Atelier des Lumières. Ce n’est pas un lieu que l’on visite entre deux autres activités.

Van Gogh, La nuit étoilée
Japon rêvé, images du monde flottant
Verse

à l’Atelier des Lumières
38, rue Saint-Maur
75011 Paris

jusqu’au 31 décembre 2019

Ouvert : 7j/7 entre 10h et 18h
Nocturnes : vendredis et samedis jusqu’à 22h
et les dimanches jusqu’à 19h

site officiel : atelier-lumieres.com

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Mathias Malzieu interview : on a parlé imagination, coeur et slam

Le canot de sauvetage de Mathias Malzieu ? Définitivement l’écriture, car il est seul maitre à bord !
Alors qu’il va partir en tournée de festivals avec le groupe Dionysos, il est en train de boucler l’adaptation ciné de son romain Une sirène à Paris

Suite de notre entretien avec ce génial surprisier capable des plus belles inventions fictionnelles et d’enchainer les projets sans épuisement.

 

INTERVIEW  / MATHIAS MALZIEU 

Mathias Malzieu

UsofParis : Je suis admiratif de ta capacité à enchainer tous tes projets.

Mathias Malzieu : Ca fait une bonne gymnastique créative mais ça consomme un peu. Quand je passe de la direction artistique des Trois Baudets à l’expo au Zénith. Qu’ensuite on me pose des questions sur le film Une sirène à Paris, puis groupe. Ensuite, je pars préparer le film et chercher de l’argent.
Je découvre ça : le développement de film.
Il faut faire un switch. Ca fatigue et ça muscle, en même temps. Devoir s’adapter tout le temps, c’est positif.
Le but est de s’amuser et de travailler à son rêve.

Il y a un temps pour la musique, le cinéma, le roman, le dessin ?

Le premier temps est toujours celui de l’idée, de l’imagination, de l’envie. Et ensuite, il y a un arbre généalogique inversé qui se met en route, où je commence à faire des connexions, à voir les images de clips ou de films.
Est-ce que Gaspard chantera plusieurs chansons ? Par exemple, dans le prochain album de Dionysos, il y aura les chansons sur le passé de Gaspard qui ne sont présentes pas dans le livre.
Et c’est la matière première pour la bande-originale du film, s’il se fait.

Image de prévisualisation YouTube

Est-ce que tu convoques ton imagination ou tu te rends disponible quand une idée arrive ?

C’est exactement ça : je me rends disponible. Comme j’ai horreur d’être en automatique. A l’hôpital, c’est ce qui m’a sauvé : le personnel était vraiment présent, même pour m’apporter un jus de fruit. J’ai un vrai agacement pour les gens qui font des choses en automatique. Faut que je me réhabitue à la normalité. Tout le monde ne peut pas avoir vécu ce que j’ai vécu et tant mieux. 
Le fait d’être comme ça, je suis une éponge. C’est encore pire qu’avant ! Dès qu’il y a quelque chose qui me déplait, je réagis un peu fort. Et inversement, quand ça me plait, je le prends et j’ai absolument besoin de le transformer en chanson, livre ou film ou parfois les trois.
Parfois, il faut que je range un peu ma chambre et fasse les choses les unes après les autres.

Ton cœur bat toujours au même rythme, depuis ton problème de santé ? 

C’est pire, c’est plus fort encore. Je ne le fais pas exprès. Ça m’a affaibli sur certaines choses. Je suis hypocondriaque comme ce n’est pas permis. Il y a la fameuse phrase de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Mais Il a oublié de rajouter : « et abime parfois quand même. »
Il y a des choses qui ont été renforcées mais un peu de travers. Je ne suis plus exactement le même. Je suis mieux et plus fort pour certaines choses et affaiblis pour d’autres.
Je compense comme je peux.

C’est assez fou : ton corps est devenu un souvenir fort pour les fans qui t’ont porté en concert, en festival… 

Mathias Malzieu : Je ne m’en rends pas compte. Et si je le faisais, j’aurais un melon terrible.
Je suis dans un truc de don et de confiance avec le public quand je fais le slam. Parfois, en festival, c’est presque du combat de rue pour revenir. Mais ce sont des gens qui veulent jouer. Je joue au super héros mais je ne suis pas invincible.
C’est un moment jouissif car d’abandon et de confiance. Un de mes films préférés, Trust me de Hal Hartley. Une des plus belles scènes : une fille se met en haut d’un rocher et se laisse tomber en arrière pour montrer à son homme qu’elle a confiance en lui. C’est ça le slam !

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Après l’Islande et la Norvège, vas-tu chercher le merveilleux dans un autre pays ?

C’est possible. Il y a peut-être une histoire de bayou, de Mississippi, de Louisiane. Le blues du Mississippi. Il y a aura un épisode 2. 😉

Interview by Alexandre 

 

Mathias Malzieu 

Roman : Une sirène à Paris 
(Albin Michel)

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