Archives de catégorie : Coups de coeur !

Le Bonheur du praliné : la gourmandise sans limite

Le Bonheur est une petite échoppe de la rue Saint-Honoré, face à l’oratoire du Louvre. Un petit clin d’oeil de Saint-Pétersbourg qui amuse Laurent Moreno. En effet, il a établi sa pâtisserie face à la cathédrale Saint Isaac, il y a quelques années.
Schast’ye (Счастье) Le Bonheur, il le fait vivre depuis 2008 à tous les amateurs de ses créations, notamment ses pralinés.

C’est ses petits cubes en chocolat qu’il partage depuis quelques mois avec les Parisiens et Parisiennes. Originaux et délicieux.

50 g de douceur parfumée

Les emballages colorés attirent le regard avant même d’entrer dans la boutique. Et une fois à l’intérieur, les petits morceaux découpés invitent tout de suite à la dégustation.Le Bonheur

Mélange des saveurs : classiques avec noix de coco (un fruit qu’adore Laurent Moreno !), nougatine, cerises et éclats sablés. Osées : praliné sésame et sel marin, noix de cajou et roselle, riz soufflé et gingembre.

Le Bonheur
Praliné Sésame et sel marin

Notre coup de cœur ? Le praliné pistaches et basilic !
Pas très étonnant, c’est l’un des plus plébiscités par les Russes et les premiers clients parisiens. Pourtant, sur le papier, ce n’était pas évident nous confie le pâtissier.

Le Bonheur

On était déjà comblé par sa collection parisienne, composée de 11 variétés. Mais l’édition limitée Printemps-Été 2019 fait tout autant la part belle aux saveurs originales : graines de lin, canneberges et menthe, ou lavande. Et notre chouchou printanier sera l’assemblage myrtilles et thym.
Et nous avons aussi adoré le praliné Fève Tonka, une exclu française !

Le Bonheur
Collection Printemps – Eté 2019

Ici, tout est naturel et fait maison !

Exemple avec les herbes aromatiques. Car c’est du vrai basilic qui est incorporé à la recette. L’herbe fraîche broyée se lie avec la graisse du chocolat pour révéler ses parfums.
Dans ces pralinés, si la base reste les fruits secs broyés, à hauteur de 50 % minimum, le secret réside dans l’ajout d’ingrédients originaux dans cette recette de base : noix de coco, baie de goji, thym, sésame, cerise… C’est bien l’amour du produit qui transparait à chaque bouchée.

Le bonheur
Laurent Moreno

Une chose est sûre : chez Le Bonheur, tout est artisanal. De la fabrication des recettes au garnissage des moules originaux qui donnent leur forme à ces cubes de plaisir. Et même l’emballage est assuré à la main.

Mais tout se fait à Saint-Pétersbourg, la maison mère.
Question de coût et aussi de tour de main.

Retour à Saint-Pétersbourg

C’est en 2008 que Laurent Moreno est invité par un ami à Saint-Pétersbourg, pour découvrir son restaurant.
Et après avoir travaillé pour les plus grandes maisons parisiennes (La Tour d’Argent, Pierre Hermé ou Ladurée), il décide de s’établir dans cette ville. Avec une ambition : faire du praliné un produit raffiné.

Le BonheurCar cette douceur populaire en Russie était trop sucrée, trop grasse, trop dénigrée.
Depuis, Laurent Moreno a réussi son pari pâtissier en ouvrant un salon de thé, une pâtisserie et plusieurs corners comme dans l’aéroport de Saint-Pétersbourg.

Paris est comblé de pouvoir découvrir ces petits cubes. Ces pralinés sont à partager pour des fins de repas encore plus conviviales.

Le Bonheur

Le Bonheur

Les Pralinés by Laurent Moreno

148, rue Saint-Honoré
75001 Paris

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Atelier des Lumières : Van Gogh et le Japon sublimés

L’Atelier des Lumières nous fait traverser les toiles de maîtres. Après Gustav Klimt, c’est au tour de Van Gogh de dévoiler les détails de ses œuvres grâce aux spectaculaires projections.

Le centre d’art numérique offre deux autres programmes : Japon rêvé, images du monde flottant et Verse de Thomas Vanz pour perdre définitivement tout contact avec la réalité.

Atelier des lumières van gogh

Van Gogh, la nuit étoilée et sublimée 

Chorégraphie de fleurs, ballet d’iris et de coquelicots, paysages, portraits d’inconnus, villages s’étalent sur les murs de l’Atelier des Lumières.
L’art délicat de Vincent Van Gogh se découvre sur les murs et les sols de cette ancienne fonderie parisienne reconvertie.
On chavire, parfois on s’étonne.
On se laisse bercer par la poésie, ces toiles inconnues et que l’on aimerait connaître. Et les classiques.
La nuit étoilée est audacieuse non pas en terme de montage mais par sa bande-son. Des airs d’opéra viennent tutoyer Janis Joplin. Moses Sumney ou Lil Wayne enchaînent avec de la musique classique.
La sélection musicale peut surprendre mais pas choquer. Preuve que l’œuvre de Van Gogh peut dialoguer avec nos contemporains.

Japon rêvé et magnifiquement animé 

Vous viendrez très certainement pour Vincent et vous serez forcément happés comme nous par le programme court Japon rêvé, images du monde flottant.
L’Atelier des Lumières devient tour à tour forêt magique, océan, intérieurs japonais, nuit de lampions. Le montage ose animer les œuvres japonaises, ose jouer avec un mythe, la vague d’Hokusai, et s’amuse à nous donner le tournis avec une séquence psychédélique de samouraïs.
C’est sublime. Et on se laisserait bercer des heures par la sagesse du Japon.

Dans le studio, Verse, une création contemporaine de Thomas Vanz enchante avec des images cosmiques. Le travail de l’artiste sur la matière, la lumière a le don d’interroger et de subjuguer.

Conseil : prenez votre temps pour explorer l’Atelier des Lumières. Ce n’est pas un lieu que l’on visite entre deux autres activités.

Van Gogh, La nuit étoilée
Japon rêvé, images du monde flottant
Verse

à l’Atelier des Lumières
38, rue Saint-Maur
75011 Paris

jusqu’au 31 décembre 2019

Ouvert : 7j/7 entre 10h et 18h
Nocturnes : vendredis et samedis jusqu’à 22h
et les dimanches jusqu’à 19h

site officiel : atelier-lumieres.com

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Mathias Malzieu interview : on a parlé imagination, coeur et slam

Le canot de sauvetage de Mathias Malzieu ? Définitivement l’écriture, car il est seul maitre à bord !
Alors qu’il va partir en tournée de festivals avec le groupe Dionysos, il est en train de boucler l’adaptation ciné de son romain Une sirène à Paris

Suite de notre entretien avec ce génial surprisier capable des plus belles inventions fictionnelles et d’enchainer les projets sans épuisement.

 

INTERVIEW  / MATHIAS MALZIEU 

Mathias Malzieu

UsofParis : Je suis admiratif de ta capacité à enchainer tous tes projets.

Mathias Malzieu : Ca fait une bonne gymnastique créative mais ça consomme un peu. Quand je passe de la direction artistique des Trois Baudets à l’expo au Zénith. Qu’ensuite on me pose des questions sur le film Une sirène à Paris, puis groupe. Ensuite, je pars préparer le film et chercher de l’argent.
Je découvre ça : le développement de film.
Il faut faire un switch. Ca fatigue et ça muscle, en même temps. Devoir s’adapter tout le temps, c’est positif.
Le but est de s’amuser et de travailler à son rêve.

Il y a un temps pour la musique, le cinéma, le roman, le dessin ?

Le premier temps est toujours celui de l’idée, de l’imagination, de l’envie. Et ensuite, il y a un arbre généalogique inversé qui se met en route, où je commence à faire des connexions, à voir les images de clips ou de films.
Est-ce que Gaspard chantera plusieurs chansons ? Par exemple, dans le prochain album de Dionysos, il y aura les chansons sur le passé de Gaspard qui ne sont présentes pas dans le livre.
Et c’est la matière première pour la bande-originale du film, s’il se fait.

Image de prévisualisation YouTube

Est-ce que tu convoques ton imagination ou tu te rends disponible quand une idée arrive ?

C’est exactement ça : je me rends disponible. Comme j’ai horreur d’être en automatique. A l’hôpital, c’est ce qui m’a sauvé : le personnel était vraiment présent, même pour m’apporter un jus de fruit. J’ai un vrai agacement pour les gens qui font des choses en automatique. Faut que je me réhabitue à la normalité. Tout le monde ne peut pas avoir vécu ce que j’ai vécu et tant mieux. 
Le fait d’être comme ça, je suis une éponge. C’est encore pire qu’avant ! Dès qu’il y a quelque chose qui me déplait, je réagis un peu fort. Et inversement, quand ça me plait, je le prends et j’ai absolument besoin de le transformer en chanson, livre ou film ou parfois les trois.
Parfois, il faut que je range un peu ma chambre et fasse les choses les unes après les autres.

Ton cœur bat toujours au même rythme, depuis ton problème de santé ? 

C’est pire, c’est plus fort encore. Je ne le fais pas exprès. Ça m’a affaibli sur certaines choses. Je suis hypocondriaque comme ce n’est pas permis. Il y a la fameuse phrase de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Mais Il a oublié de rajouter : « et abime parfois quand même. »
Il y a des choses qui ont été renforcées mais un peu de travers. Je ne suis plus exactement le même. Je suis mieux et plus fort pour certaines choses et affaiblis pour d’autres.
Je compense comme je peux.

C’est assez fou : ton corps est devenu un souvenir fort pour les fans qui t’ont porté en concert, en festival… 

Mathias Malzieu : Je ne m’en rends pas compte. Et si je le faisais, j’aurais un melon terrible.
Je suis dans un truc de don et de confiance avec le public quand je fais le slam. Parfois, en festival, c’est presque du combat de rue pour revenir. Mais ce sont des gens qui veulent jouer. Je joue au super héros mais je ne suis pas invincible.
C’est un moment jouissif car d’abandon et de confiance. Un de mes films préférés, Trust me de Hal Hartley. Une des plus belles scènes : une fille se met en haut d’un rocher et se laisse tomber en arrière pour montrer à son homme qu’elle a confiance en lui. C’est ça le slam !

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Après l’Islande et la Norvège, vas-tu chercher le merveilleux dans un autre pays ?

C’est possible. Il y a peut-être une histoire de bayou, de Mississippi, de Louisiane. Le blues du Mississippi. Il y a aura un épisode 2. 😉

Interview by Alexandre 

 

Mathias Malzieu 

Roman : Une sirène à Paris 
(Albin Michel)

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Mathias Malzieu – Une sirène à Paris : “un grand souffle de liberté”

Mathias Malzieu nous comble une nouvelle fois de petits bonheurs, de poésie et de joie à chaque page de son dernier roman Une sirène à Paris.
Et pure folie : le chanteur-réalisateur-romancier a écrit le scénario en même temps que le roman.
Il avoue « logistiquement, c’est un peu le bordel ! Mais dans la connexion artistique, c’était un grand souffle de liberté et très joyeux ! »

Il aura fallu 6 ans à Mathias pour réaliser le film La Mécanique du cœur. Pour Une Sirène à Paris version cinéma, il en est déjà à 2 ans et demi de travail. Notre cœur de cinéphile bat en attendant de savourer l’aventure de Gaspard et Luna sur grand écran. 

INTERVIEW / UNE SIRÈNE A PARIS

Une sirène à Paris

UsofParis : Un grand nombre de tes fidèles a débuté la lecture le jour J de la sortie d’Une sirène à Paris. As-tu senti une communion, de la magie ?

Mathias Malzieu : C’est joli ce qui se passe. La réponse est très forte, notamment via les stories sur Instagram. Après c’est le filtre des réseaux sociaux, ce sont les personnes qui me suivent directement. La sensation des premiers jours ce sont les fans qui l’attendait beaucoup et qui se sont jetés dessus et l’ont lu tout de suite. C’est un peu biaisé mais ça reste aussi important car la réponse des fidèles qui me suivent est bonne. Ce sont eux les « cousins télépathiques ».
Le but est aussi de s’inscrire sur la durée, de se faire découvrir par les autres, ceux qui n’attendaient pas le roman.

J’ai vu passer dans une storie de fan : « Mathias Malzieu, le nouveau Jack London. »

Il reste un de mes écrivains préférés. C’est un mec qui a tenté des choses : un tour du monde, il a découvert le surf, est parti en bateau, a fait naufrage et est reparti.
C’est un vrai aventurier au sens propre comme au sens figuré, dans ses livres comme dans sa vie.
La comparaison ne me donne pas de pression mais vraiment de l’élan.
Ces personnes comme Jack London me donnent du désir. C’est en rapport à ce que disait Brel : « le talent, c’est l’envie. »

J’ai pensé naïvement à une sirène adorable. Avais-tu tout de suite idée d’une demi-femme fatale capable de tuer ?

Oui. La sirène est la métaphore de quelque chose qui peut arriver. Ce qui m’intéressait c’est la situation universelle de la rupture amoureuse et on va rencontrer trop vite quelqu’un d’autre alors que l’on n’est pas prêt ou plus capable de donner (soit par dénis, conviction ou que l’orgueil est blessé). J’aimais l’idée que le personnage puisse rencontrer à la fois ce qu’il y a de pire et de mieux : la plus belle femme possible et la plus dangereuse.
Je m’amuse avec le mythe de la sirène et l’intérêt de la voix. La sirène ne connaît pas l’amour. C’est un livre sur la passion, pas uniquement déchirante mais aussi la joie qu’elle procure.
Enfin, la question de l’imagination est fonction narrative sur l’histoire des surprisiers.

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Il y a de vraies belles trouvailles dans Une sirène à Paris : le coquelicophone, le burger à fleurs, le camion recycleur de rêves…

J’aime bien quand ça se mélange à quelque chose de vrai. Par exemple, le coquelicophone c’est un cadeau de ma sœur. C’est un quadruple harmonica monté sur une tige. Et ça m’a amusé de le rebaptiser.
Le voice-o-graph existe vraiment. J’aimerais en faire venir un aux Trois Baudets pour les concerts de Dionysos.
Tout est lié ! Le flowerburger va aussi me donner des idées pour mettre en scène la tournée. C’est aussi un peu Dionysos. Je me bats depuis des années pour que ce bateau continue de fonctionner à l’ancienne. Parce qu’un groupe de rock qui habite en Province et qui existe depuis 25 ans, il y en a pas beaucoup qui persiste.
Même quand je chante sur une sirène ou un chat, il y a toujours une part de réalité qui m’amuse de distorde. Ce ne sont pas des bulles de savon.

“Le merveilleux, l’imaginaire ne sont pas des régressions, et ne sont pas que légers au mauvais sens du terme. On a tous besoin de ça. On rêve tous et on a tous de l’imagination.
L’imagination c’est aussi la capacité d’avoir de l’empathie.
Le rêve fait partie intégrante de la réalité.”

Le corps est toujours une gourmandise avec toi. C’est ultra poétique !

J’ai toujours trouvé qu’il y avait un érotisme dans la gourmandise. Les fruits, le sucre, le sel, le goût, l’envie. On en revient au désir.
Les analogies, je les ai très rapidement faites, dès les premières chansons : Ciel en sauce. C’était une chanson gourmande et amoureuse.

Est-ce qu’un surprisier, pour toi, est guidé ? Ou sa folle imagination est en lui ?

Pour moi, ça vient de l’intérieur. C’est de l’artisanat.
Chacun puise sa force où il peut et où il veut.
Les surprisiers sont des artisans du rêve et non des mystiques.

« Rêveur de combat…vivre en accéléré… burn-in » page 24. Ce n’est pas Gaspard que tu décris, mais bien toi. Tu es un inébranlable super actif !

C’est toujours des autobiographies émotionnelles.
Ça a empiré. J’ai eu des strates d’augmentation d’hyperactivité après avoir perdu ma mère, dans un premier temps. Et ensuite, le souci de santé.
L’art c’est toujours une forme de compensation. C’est joyeux mais je me suis rendu addict à mon imagination. En chambre stérile, je n’avais que ça. Ma liberté c’était de continuer à imaginer.
Après les hôpitaux, la première idée qui m’a excité c’était l’histoire de ce gars qui trouve une sirène et qui la ramène chez lui et lui fait du poisson pané. J’imaginais la scène et ça m’amusait.
Ça m’amusait qu’après cette crue réelle de 2016 – où on avait trouvé des vieilles télé, des vélos rouillés, des poissons morts – que quelqu’un au cœur brisé trouve une sirène. Avec un Paris irréel et de conte de fée, je pouvais partir en voyage loin.

Ton corps supporte le rythme ? 

Il a dit stop cet été, entre la Norvège, le mix de l’album et la fin du livre.
Je l’écoute. Je me suis calmé. J’ai fini le livre dans une cabane à 12 mètres de haut, dans un arbre. J’étais tranquille. Ma compagne est venue me rejoindre. Et comme elle est arachnophobe, on a eu une crise avec des araignées et c’était très amusant. 😉

Une Sirène à Paris aura-t-elle une suite ?

C’est possible. Je suis dans l’élan.
J’ai fini le roman à 10h du matin après une nuit blanche à écrire. Et après, je n’avais plus rien à faire. Je n’avais plus sommeil, car excité.
Du coup, j’ai pris une douche, un p’tit déj seul. Et pendant le p’tit déj, j’ai eu des idées de suite parce que j’étais dans l’élan créatif. Ensuite, je suis retourné devant mon ordi, ouvert un nouveau dossier : Le retour des sirènes. Une heure après, coup de pompe, suis allé dormir.
J’aurais plein d’autres idées. J’ai souvent des mini-fécondations de romans qui, des fois, ne tiennent pas alors que d’autres fois oui.
En tout cas, aujourd’hui, ça me fait très envie, car je suis à fond.
Est-ce qu’après la tournée, je voudrais poursuivre ? 😉

Interview by Alexandre

Une Sirène à Paris

Une Sirène à Paris 

un roman de Mathias Malzieu 
(Albin Michel)

Et un long-métrage en préparation

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Gare Saint-Lazare : les secrets du monument classé

Une gare c’est forcément un décor chargé d’histoires.
Et la Gare Saint-Lazare ravit tout passionné de vieilles pierres, d’architecture ou de courants artistiques.
De la passerelle de l’Impératrice, aux vitres peintes par un ancien cheminot, des verrières incroyables à l’escalier monumental, visite du monument parisien qui accueille 450 000 passagers.
Combien font vraiment attention au patrimoine qui les entoure quotidiennement ?
Saviez-vous que l’arche est l’emblème de la gare ? 

Gare Saint Lazare

Des verrières de 150 ans 

C’est en prenant de la hauteur que l’on comprend l’évolution de la Gare Saint-Lazare. Ce n’est pas une halle mais plusieurs qui ont été construites les unes après les autres. Pourquoi ?
Parce que les trains se sont allongés, il fallait donc prolonger les verrières pour protéger les voyageurs. Et le trafic a augmenté, la construction de nouveaux quais était donc évidente.
Particularité : la charpente est extérieure. Ce qui confère à l’ensemble une épuration esthétique à l’intérieur.
Ces verrières historiques – les plus anciennes datent de 150 ans – vont avoir droit à leur cure de jouvence. Le défi est de taille : 5 ans de travaux sans nuire au flux des trains et donc au confort des usagers.

Gare Saint Lazare

Passerelle de l’Impératrice

C’est un des décors secrets de la Gare Saint-Lazare qui est dévoilé notamment lors des Journées du patrimoine. Mais tout le monde peut le voir de l’extérieur depuis le parvis.
Cette passerelle condamnée qui relie la Gare à l’actuel Hôtel Hilton était utilisée par les bourgeois et autres voyageurs prestigieux et internationaux quand prendre le train et le bateau était encore un luxe. Ces voyageurs avait l’avantage, à la descente de leur train, de pouvoir se rendre directement à leur hôtel – qui s’appelait Terminus, à l’époque et appartenait à la SNCF – sans avoir à croiser la foule dans la rue.
La Passerelle est associée à l’Impératrice Eugénie qui l’aurait empruntée.
Ce décor va bientôt accueillir un commerce. Il serait question d’un bar à champagne. La lumière et l’attrait patrimonial sont ses atouts !

Gare Saint Lazare

Gare Saint Lazare

Verres peints par un cheminot artiste

C’est d’autres étonnantes découvertes que l’on peut faire en gare. Au niveau des quais, levez les yeux. Des destinations normandes mais aussi internationales se dévoilent à vous.
Ce ne sont pas des vitraux mais bien des verres peintes avec passion par un artiste cheminot, Charles Sarteur en 1930 et redécouvertes en 2012.
On y reconnait Caen, Le Havre, Dieppe mais aussi Londres parce que, par le passé, les voyageurs étaient pris en charge sur la totalité de leur voyage.
Emmanuelle Chailley, la directrice de la Gare Saint-Lazare, souhaite valoriser ce patrimoine en ajoutant des sources de lumière.
En attendant, il est possible de rêver aux villes desservies par Saint-Lazare.

Gare Saint Lazare

Une première et de nouveaux espaces 

Preuve que la Gare ne vit pas dans le passé.
Elle accueille depuis quelques mois la salle de sport haut de gamme L’Usine. Une première dans une gare ! Au total, 1 600 m² sont dédiés à la culture du corps. Elle accueillera entre 2 000 et 2 500 abonnés.

Enfin, j’ai pu visiter un plateau nu qui attend d’accueillir très prochainement un restaurant ou une brasserie. En plus de l’espace, la lumière est aussi un atout pour ce nouveau lieu qui sera accessible par un bel escalier qui n’est pas encore accessible au public.

Gare Saint Lazare

BONUS 
Saviez-vous que Juste Lisch, l’architecte en charge de l’agrandissement de la Gare Saint-Lazare a posé sa signature discrètement ? Non sur la façade mais sur une sculpture.
Cette signature est à trouver du côté de l’escalier monumental.

A lire : Gare Saint-Lazare, l’envers fascinant du décor 

Gare Saint Lazare
Entrée de métro dite La Lentille
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Gare Saint-Lazare : l’envers fascinant du décor

La Gare Saint-Lazare, c’est à la fois un patrimoine architectural classé et une réalité. 450 000 voyageurs jours à accueillir dans les meilleures conditions.
Un usager n’a pas idée de la mobilisation et de la réactivité des équipes, des équipements nouvelle génération et de l’étude continue de sa satisfaction.

Emmanuelle Chailley, la directrice de la Gare Saint-Lazare et Sandra Nunez, en charge des espaces en gare, ont été mes guides d’un jour pour découvrir l’envers fascinant du décor.

Gare Saint Lazare
Sandra Nunez (à gauche) et Emmanuelle Chailly (à droite)

Gare Saint Lazare

De nouveaux espaces pour toujours plus de confort 

L’effort est constant pour assurer confort (assises, espaces d’accueil…) et qualité d’information en gare et dans la galerie marchande qui compte 90 boutiques.
Preuve en est : les nouveaux espaces aménagés en Gare Saint-Lazare au niveau métro ce début d’année.
Espaces zen, déjeuner, working, lecture viennent offrir de nouvelles sources de confort pour les usagers et les personnes de passage.
Il faut tout anticiper pour assurer la pleine sécurité en gare.
L’espace bibliothèque met à disposition des livres pour offrir une pause agréable.
L’espace zen invite à un peu de calme avec des bancs-pierres.
Malin : des prises électriques sont dissimulées dans les pots de fleurs. Les plantes sont fausses mais c’est pour éviter toute dégradation. Quand on connaît ce détail, leur présence est tout à fait acceptable.

Les espaces bénéficient d’une démarcation au sol et d’un simili-parquet pour un aspect chaleureux.

Gare Saint Lazare Gare Saint LazareGare Saint Lazare

De nouveaux sièges design viennent aussi compléter l’offre d’assises. Le but : « garder le même nombre de sièges », compte tenu de la fréquentation de la gare.

Pour l’équipe, il faut arriver à “optimiser au mieux, tout en ne dégradant pas les flux. Il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre en terme d’espace.”

Des enquêtes locales ont débuté pour s’assurer de l’accueil et du taux de satisfaction des usagers. Le vécu du client est au centre de toutes les améliorations en gare.

Gare Saint Lazare

Centre Opérationnel Escale, un modèle du genre 

C’est Anne Sixtine qui me dévoile le COE, le Centre Opérationnel Escale de la Gare Saint-Lazare. Elle est arrivée au poste d’adjoint du directeur opérationnel il y a 2 ans et est prête à passer le relais pour une nouvelle aventure en interne.
C’est un des centres les plus modernes et il accueille nombre de visiteurs internes et à l’international : Chine, Etats-Unis et Afrique du Sud.

Ici, les agents œuvrent à la fois sur la circulation des Intercités à destination de la Normandie et des Transiliens. En tout : 1 400 trains par jour, aucun n’est à réservation obligatoire (comme un TGV), causant plus de contraintes pour la gestion du flux.
La mission du COE : sécurité, sûreté, service au client, information aux voyageurs et tous les moyens mis pour le départ du train dans les meilleures conditions.

C’est ici, entre autres, que deux agents sont en charge des annonces à la voix.
Exit Simone (la célèbre voix de la SNCF). Ici, les agents enregistrent leurs propres messages pour plus de réactivité et plus de naturel.
Au total, 2 100 annonces sont réalisées par semaine.

J’apprends que quand un train arrive en Gare de Saint-Lazare c’est entre 1 000 et 2 000 voyageurs qui en sortent pour se diriger dans la même direction : les transports en commun. “Le croisement des flux est important” comme l’indique Anne Sixtine.
Et l’une des préoccupations de l’équipe : “Comment être le plus efficace possible ? Quand afficher le train au bon moment ?”

Gare Saint Lazare

“Le train, ce n’est pas comme une voiture. Il y a toute une horlogerie derrière.”

L’on comprend l’incidence d’un blocage de porte par un usager. Le train sera forcément retarder de quelques minutes car il faut faire arrêter le conducteur qui était prêt à partir. Cela cause ensuite le retard de trains suivants. Et en fin de service, certains trains peuvent être supprimés.

C’est ce que comprennent les visiteurs du COE, lors de portes ouvertes, qui ne s’imaginent pas les conséquences de certains comportements. Ils ressortent étonnés et heureux, comme moi, de cette découverte.

Anne Sixtine avoue vouloir augmenter le nombre de visiteurs usagers au COE afin de permettre une vraie connaissance des services mis à leur disposition chaque jour.

 

VOTRE AVIS COMPTE 

Vous êtes usager/usagère de la Gare Saint Lazare et vous souhaitez participer aux consultations pour les prochains équipements en gare, n’hésitez pas à nous envoyer un mail usofparis@gmail.com.
Nous transmettrons vos coordonnées à la direction de la gare qui prendra contact avec vous.
Bien entendu, ceci se fait dans le respect de vos données. Ces dernières ne seront en aucun cas utiliser à des fins commerciales.

A suivre : Gare Saint-Lazare, le patrimoine 

 

Gare Saint Lazare

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DAU à Paris : expérience immersive très intriguante

DAU garde encore un peu de son mystère.
La presse a eu droit à une matinée de « dévoilement ».
Une déambulation dans des décors. Les loges du Théâtre du Châtelet transformées en pièces d’un appartement soviétique. Une salle inconnue du public peinte par des artistes russes. Le Théâtre de la ville dépouillé de tout confort.
T
out est mystère. Tout est source de fascination aussi comme ce projet qui serait plus que du théâtre immersif, plus qu’une simple projection de film, plus qu’une folie visuelle. Un projet de 12 ans.

DAU

DAU : fiction / réalité

A l’origine de DAU, un cinéaste russe Ilya Khrzhanovsky fasciné par le scientifique Prix Nobel, Lev Landau.
Il se lance dans un biopic qui va devenir en fait un vrai institut scientifique en Ukraine avec l’intention de faire de la « vraie science. »
Une centaine de personnes seront invitées à participer à ce projet : scientifiques, rabbins, chamans, artistes… En 3 ans, ils ont vécu 30 ans de la vie soviétique.
Le résultat : 13 longs-métrages réalisés à partir des 7 000 heures de pellicule tournées.

DAUDAU

Décors originaux

Deux théâtres parisiens en chantier s’ouvrent pour quelques semaines alors que les ouvriers s’affairent encore.
Les gradins du Théâtre de la ville ont perdu leurs sièges et révèlent leur béton. Une petite porte de service pour entrer dans le Théâtre du Châtelet et s’engager dans les coulisses et les loges.
Enfin, la reconstitution d’un appartement d’un scientifique russe au Centre Pompidou.

DAUDAU

La bande-son, une création en continu

De la musique en live menée par un orchestre, des enregistrements en continu, de la data sonore.
Plusieurs concepts vont être menés pendant cette expérience : la propagation d’une même bande-son au Châtelet et au Théâtre de la Ville, une boucle de sons conçue en live.
Il y aura des artistes invités : Brian Eno, Robert del Naja, membre du groupe Massive Attack…

DAU
Brian Eno

Brian Eno présent à Paris : « c’est le projet le plus ambitieux auquel je participe ! »
Le musicien brave les conditions difficiles : l’acoustique du Théâtre de la ville qui l’horrifie et le froid qui le glace.
Il est en pleine composition. Les visiteurs seront témoins de cette création en cours.

« DAU est un système en constante mutation. Ce n’est pas du cinéma, ce n’est pas du théâtre, ni de l’art contemporain… »
Martine d’Anglejan-Chatillon, productrice exécutive du projet.

Bonus : un triangle rouge russe viendra illuminer le ciel de Paris chaque soir.

Pour participer à l’aventure, demandez votre visa sur dau.com

DAU

DAU
première mondiale

jusqu’au 17 février 2019
au Théâtre du Châtelet, au Théâtre de la ville et au Centre Pompidou

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Fête des Lumières 2018 à Lyon : pigments sur cathédrale, duo rigolo & laser show

Chaque année, l’attente est grande pour découvrir les nouvelles installations et illuminations qui vont enchanter Lyon pendant 4 jours.

La Fête des Lumières 2018 tient la dragée haute avec des parcours qui offrent aussi bien des instants ludiques (Place Bellecour), de la beauté pure (Cathédrale Saint Jean), du grand spectacle (quai de Saône), de la poésie et féerie.

Fête des lumières

Fête des Lumières Fête des lumières

Pigments de lumière : beauté pure

C’est mon coup de cœur de cette année.
Je l’ai vu trois fois pour profiter un maximum de la projection sur la Cathédrale Saint Jean.
A la différence de tout ce que j’ai vu précédemment, cette création a été conçue à partir d’images réelles en studio.
Une maquette de la Cathédrale a permis le tournage d’une série d’effets spectaculaires.

Fête des lumières

Délire urbain avec les Anooki

Les Anooki sont de retour pour amuser petits et grands. Le joyeux duo prend possession de la place Bellecour pour tournoyer sur la roue et jouer avec un camion de pompiers sorti tout droit du Musée de Pompiers pour l’occasion et la statue de Louis XIV.

Fête des lumières

Lumignons du cœur pour la bonne cause

Un parterre de lumignons vendus au profit de l’association docteur Clown illuminent la Place Sathonay.
Une installation qui nous donne l’impression de pénétrer un chapiteau lumineux à ciel ouvert.
Rapprochez vous des lumignons pour recevoir un peu de chaleur.

Fête des Lumières

Laser show à l’Hôtel de ville

L’affluence est importante pour accéder à Tricolore.
Mais le spectacle en vaut la peine – comme j’ai pu le dire à un festivalier qui me demandait conseil : attendre ou pas.
Ça nous rappellerait un concert de Pink Floyd avec ce jeu de lasers. C’est court mais intense.

Veilleuses urbaines

Stéphane Durand et Patrick Laurino nous renvoient à l’imaginaire de Pixar avec deux lampes urbaines qui se font face et qui semblent dialoguer entre elles dans un jeu de lumière ludique.
Ces Veilleuses d’un genre nouveau sont soutenus par une nacelle télescopique.

Fête des lumières

Seule relative réserve : You and the night, la création d’une aurore boréales sur la Place des Jacobins.
L’artiste, David Udovtsch, offre plus une féerie en jets d’eaux que l’imitation de ce phénomène naturel qui fascine toujours autant.

Fête des lumières

BONUS : rappelons que le 8 décembre est une fête consacrée à la Vierge Marie. C’est un jour traditionnel où les Lyonnais et Lyonnaises la remercie notamment en posant une bougie ou lumignon sur leurs rebords de fenêtres.
Fête des lumières

La Fête des Lumières 2018
du 6 au 9 décembre

à Lyon

Fête des Lumières

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Musée Grévin en proie à la folie pour Halloween / Nocturnes exceptionnelles

Une série de nocturnes au Musée Grévin vient réveiller ce lieu qui joue plutôt les beaux endormis avec ses célébrités en cire.
Pour Halloween 2018, des personnages étranges animent le parcours suite à la déferlante d’une épidémie.
La folie s’empare de Grévin est une manière très originale de redécouvrir ce décor à lumière tamisée.

Musée Grévin

Musée Grévin

Je ne m’attendais pas à voir des poupées de cire ensanglantées, bâillonnées, momifiées ou encore crucifiées.
Le Musée Grévin franchi le côté obscur de la vie pour nous confronter à nos démons, à l’effroi et à la mort.
Les personnages (chirurgien, diseuse de bonne aventure, prostituée, infirmière en chef…) qui ponctuent le parcours en imposent aussi bien en menace, qu’en caractère ou étrangeté.
On réagit vite et on ne traîne pas quand il s’agit d’avancer et de faire de nouvelles rencontres.

Musée Grévin

Il y a tant de choses à voir ! La qualité des costumes et maquillages des comédiens, les nouveaux entrants : Eric AntoineAlexandra Lamy, Catherine Frot, Kev Adams… et les anciens indétrônables : Elizabeth II, Gandhi, Johnny Hallyday.
Le décor ! Il y a des salles sublimes à rédecouvrir avec une lumière différente et des déluges de fumée.
L’animation en continu spéciale nocturnes Halloween est assez fascinante.

Au final, la visite passe à une vitesse folle. J’ai aimé revoir le Grévin que j’imaginais comme une vieille institution.
Je me suis marré face à certaines situations et aux cris de surprise ou d’effroi des personnes m’accompagnant.

Musée Grévin Musée Grévin Musée Grévin

Musée Grévin
La folie s’empare de Grévin

Nocturnes spéciales Halloween jusqu’au 31 octobre 2018

10, boulevard Montmartre
75009 PARIS

site officiel : www.grevin-paris.com 

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La Villa Cavrois : succomber au chef-d’oeuvre de Robert Mallet-Stevens

La Villa Cavrois est un joyau architectural jouant à merveille avec les rayons du soleil. A quelques kilomètres seulement de Lille et à portée de tram, ce monument qui a bénéficié d’une belle rénovation offre – en plus de ses volumes spectaculaires – une exposition inédite de photographies revenant sur les créations de son concepteur : Robert Mallet-Stevens.
Jusqu’au 18 novembre, il est possible de découvrir les autres créations de l’architecte dont beaucoup ont disparu. 

Villa Cavrois Villa Cavrois

La Villa Cavrois : divine obsession !

Depuis que j’ai eu connaissance de son existence via une photographie, La Villa Cavrois m’obsède. Son architecture, sa couleur, le jardin qui l’accompagne, sa piscine, absolument tout m’attirait.
Il fallait me voir la découvrant un beau jour de juin, en plein soleil. Je n’ai pas arrêté de la regarder, de la voir jouer avec le soleil, à scruter les silhouettes passant devant sa large baie vitrée. Je l’ai shootée comme un fou tout en l’explorant. Il était alors impossible de m’arrêter dans ma visite.
Et la réalité dépasse l’imagination. Cette villa est folle, génialement inspirante, rayonnante. Je n’ai aucun mal à me voir y vivre, même si les meubles sont d’un autre temps, que le confort n’est pas tout à fait le même et que je n’ai pas la nécessité d’avoir une aussi imposante salle de bain.

Villa Cavrois

Villa Cavrois

Robert Mallet-Stevens, géniale inspiration 

A travers l’exposition photographique présentée jusqu’au 2 septembre, nous apprenons que l’architecte Robert Mallet-Stevens a fait deux essais avant de réaliser la Villa Cavrois.
Le premier est la villa de Paul Poiret à Mézy-sur-Seine. Pour l’anecdote, le grand couturier ayant fait faillite, il devra vivre dans la maison du gardien pendant quelques temps avant de gagner le confort de sa demeure.
Le deuxième essai sera la Villa Noailles à Hyères. L’architecte aurait eu quelques difficultés avec ses commanditaires. Il avait conçu un belvédère pour celle-ci, photo d’époque à l’appui. Mais le Vicomte le fera raser car jugé “trop ostentatoire“.

L’exposition conçue grâce à la collection de Jean-Louis Cohen et la complicité de Richard Klein met en lumière une heureuse collaboration. Celle de Mallet-Stevens et André Salomon, ingénieur éclairage, spécialiste en France de l’éclairage indirect, à l’époque. Dans la Villa Cavrois, par exemple, il est impossible de voir les sources de lumière. L’avantage est d’avoir un éclairage linéaire et de proposer des effets visuels spectaculaires.
Pour voir le résultat, rien de mieux que de visiter la villa lors de nocturnes exceptionnelles.

Une composante méconnue du travail de l’architecte est révélée aussi à travers ce large fond : la réalisation de magasins.
Mallet-Stevens avait un sens théâtral pour capter l’attention sur la marchandise et privilégier l’ambiance.
Les photographies sont de précieux témoins de concepts disparus : des pavillons d’expositions – comme le relais d’essence sur une grande route pour le Salon d’automne à Paris en 1927 – ou encore des magasins pour les enseignes Peugeot et Alpha Roméo.

Villa Cavrois

Villa Cavrois
60, avenue John-Fitzgerald Kennedy
59170 CROIX
Tél. 03 28 32 36 10

Horaires :
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h
Fermé : les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Exposition photographique
Robert Mallet-Stevens et ses photographes.
Collection Jean-Louis Cohen
Prolongations jusqu’au 18 novembre 2018

Ouvrage : Robert Mallet-Stevens et ses photographes
Collection Regards
Parution : 7 juin 2018 – Prix : 12 euros

Villa Cavrois

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