Expo L’exhibitionniste : Louboutin émerveille le Palais de la Porte Dorée !

Christian Louboutin est le pape de la chaussure de luxe, autant pour les femmes que les hommes.
L’exposition L’exhibitionniste est une ode à la création, à l’originalité d’un homme n’étant pas destiné à côtoyer les grands de la mode.
Même si on n’est pas fétichiste de la chaussure, on peut vraiment le devenir après avoir parcouru les dix salles composant cette exposition au Palais de la Porte Dorée

Le déclic de la création chez Christian Louboutin a débuté par un simple dessin… Une signalétique interdisant le port de talons hauts découverte lors d’une exposition au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie (ancien Musée de la Porte Dorée).

Louboutin

Car oui,  le petit Christian est un enfant du quartier. C’est donc tout naturellement que cette rétrospective se retrouve dans le musée de son enfance.

Cette interdiction allait révéler la destinée du jeune Christian afin qu’il devienne Monsieur Louboutin !

L’exhibitionniste : l’extravagance au service de la mode

Dans chacun des dix espaces composant cette exposition, on trouve des petits bijoux de mode plantaire…

Louboutin

La première salle est vraiment axée sur la recherche de l’originalité et de la création pure. Des idées à foison, avec parfois une sorte de militantisme.

Louboutin

On est aussi surpris et dans la communion avec les huit vitraux créés pour l’occasion par La maison du vitrail.Maison du vitrail

L’immense vitrine centrale de cette salle est comme un mausolée. Mais pourtant bien vivant, ce que l’on découvrira par la suite…

Louboutin

Plus on avance dans cette exposition dédiée à Christian Louboutin, plus on succombe à son art. Toutes les pièces exposées sont magnifiques, exceptionnelles.  On peut en admirer chaque détail de près. Une vrai orfèvrerie faite pour le pied.

Louboutin

 

Ce majestueux palanquin en cristal reflète bien la folie créative du maestro de la chaussure.

Louboutin

Et les artistes conviés pour lui rendre hommage sont tous aussi créatifs que lui, avec comme trait commun la même folie imaginative !

De salles en salles, le génie de Louboutin

Impossible de na pas s’étonner de l’irrévérence du maître du pied avec cette reproduction d’un intérieur de grand-mère anglaise. Et son guest, le sieur Stéphane Bern en tête de pont télévisuel, mais dont on a coupé le sifflet.

Louboutin

Louboutin
C’est à la fois kitch et dépravé. Une mise en scène osée mais néanmoins douce.

Louboutin

La puissance de création de Louboutin provient de son immense appétit des différentes cultures. Amateur d’arts et de musique, il lui fallait créer un théâtre à sa mesure, sur un thème personnel : le Bhoutan.

Palais de la Porte Dorée

C’est une sorte de rêve en 3D qu’il nous propose entre hologrammes et chaussures plus fous les uns que les autres…

Bhoutan

Par la suite, après un retour sur l’histoire de sa vie et une salle de cinéma qui prête à la rêverie, il fallait bien un  Walk of Fame retraçant les aventures glamours et showbiz du petit frenchy !
pic walk of fame large

Palais de la Porte Dorée Mika

C’est clinquant, un peu trop pour les photos, mais cette partie lui donne une aura bien plus internationale.

Louboutin

Cette fascinante visite se conclut par deux univers totalement opposés : son musée imaginaire et la partie Fétiche.
pic photo fetiche

Louboutin

Un musée imaginaire lui rendant hommage en montrant des œuvres vraiment de toute beauté, collant à son univers…

On aime la pureté de cette création de Anne et Patrick Poirier Ruines d’Égypte (élément du surtout).

Anne et Patrick Poirier

Et les sculptures de Jean-Noël Lavesvre sont d’une folle sensualité  que l’on peut facilement rapprocher à la partie fétichisme de cette expo…

Jean-Noel Lavesvre
Jean-Noël Lavesvre

Cette exposition de Christian Louboutin au Musée de la Porte Dorée aiguise les sens. L’érotisme et la création reflètent la beauté que ce créateur désire insuffler en chaque chose…

Louboutin

L’exhibisionniste

Christian Louboutin

du 26 février au 26 juillet 2020

Mardi – vendredi de 10h à 17h30
Samedi et dimanche de 10h à 19h
Fermé le lundi et le 1er mai

Palais de la Porte Dorée
293 avenue Daumesnil
75012 Paris

 

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Marc Tourneboeuf : un voyage amoureux frais et généreux !

Avec son titre de spectacle à faire mourir un twittos : Le récit poétique mais pas chiant d’un amoureux en voyage, nous avions très envie de découvrir le spectacle de Marc Tourneboeuf.
Assis dans la salle, jusqu’au dernier moment, nous nous sommes demandés si nous étions là plutôt pour rire ou pour un seul en scène plus dramatique !
Nous avons été vite fixés… 🙂

Au début du spectacle, Marc flashe sur une fille d’origine portugaise de passage à Paris. Après quelques jours de relation, il décide de la rejoindre à Lisbonne, le temps de vacances.

Marc Tourneboeuf

Marc Tourneboeuf : une énergie du tonnerre

Ce qui surprend dans ce one-man-show de Marc Tourneboeuf, c’est tout d’abord son énergie. Dynamique, expressif, il est également très généreux avec son public.
Ensuite, il mélange avec un talent indéniable poésie, figures de style, comique de situation et recul sur les travers quotidiens des parisiens. Le fait qu’il vienne de province n’y est pas étranger !
Bon, il faut tout de même concéder que certaines caricatures de parisiens et de portugais sont un peu éculées… Néanmoins, grâce à son ton et son interprétation,  Marc arrive tout de même à nous surprendre !

Mention spéciale pour sa surprenante imitation d’un grand comédien de théâtre en plein milieu du spectacle. 😉

Même avec son humour et son recul, personne n’aurait aimé être à sa place lors de sa première rencontre avec son beau-père… Une sorte de DRH de la pire espèce.

Le récit poétique mais pas chiant d’un amoureux en voyage est un spectacle léger, drôle et enjoué, bénéficiant d’une mise en scène énergique.
Aussi, (en plus d’être mignon), c’est un excellent acteur.
Généreux, il ne boude pas son plaisir à être sur scène. Et ça, c’est vraiment un gros kiff pour nous, spectateurs !
Nous en ressortons joyeux et revigorés.

Marc Tourneboeuf

Le récit poétique mais pas chiant d’un amoureux en voyage

Ecrit et interprété par Marc Tourneboeuf
Mise en scène de Grétel Delattre

Tous les lundis à 20h

Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 Paris

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Prix Georges Moustaki : retour en photos sur la promo 2020 !

Retour en images sur la 10e édition du Prix Georges Moustaki qui a eu lieu ce vendredi 21 février à la Sorbonne en présence de Suzane, la marraine 2020.
Ce prix récompense  chaque année des artistes
francophones autoproduits et donc  indépendants sans distinction de style.

Nous étions présents pour supporter Brune, notre coup de coeur parmi les sept finalistes : Abel Chéret, Francoeur, Andoni Iturrioz,  Matéo Langlois Melba et Téophile.

Prix Georges Moustaki
Snapseed © USofParis
Prix Georges Moustaki
Abel Chéret © USofParis

Lors de cette soirée , USofParis a donc eu l’occasion de découvrir les six autres artistes. Et que de talents ! Chacun aurait mérité d’être célébré lors de cette remise de prix.

Prix Georges Moustaki
Melba © USofParis
Prix Georges Moustaki
Andoni Itturioz © USofParis

En plus du palmarès officiel, on avait envie de distinguer certains artistes.
Alors, USofParis attribue une mention spéciale à Francoeur qui nous a touchée avec sa harpe et aussi à  Melba qui a mis l’ambiance avec son pep’s et son flow.

Félicitations à Francoeur qui a remporté le Prix du Public et à Matéo
Langlois qui a raflé le Prix du Jury ainsi que le Prix Catalyse.

Prix Georges Moustaki
Remise du prix du Public à Francoeur
Prix Georges Moustaki
Remise du prix du jury et du prix Catalyse à Matéo Langlois

Et nous décernons notre prix spécial à Brune qui nous transporte à
chaque fois qu’on la voit sur scène.

Prix Georges Moustaki
Brune © USofParis

Le prix Georges Moustaki, c’est un gage de vitalité pour la musique, avec toujours à l’esprit la poésie mais surtout la liberté et  l’indépendance dans la création.
Et on aime beaucoup !

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La mégère apprivoisée : inattendue et jubilatoire

Chaque artiste aimerait que son travail lui subsiste. Le (difficile) secret réside sans doute dans le fait de choisir un sujet intemporel, et lui permettre d’être adaptable à toutes les époques. La mégère apprivoisée en fait partie ! Venez assister à la version 2020 de l’œuvre de Shakespeare. La libre interprétation de Frédérique Lazarini est comme ses comédiens, pleine de charme, subtile, vive, terriblement actuelle et délicieusement surprenante…

En voyant la scène vide, un premier élément interpelle d’emblée. Nous y trouvons des bancs, du linge d’une autre époque et surtout, un énorme écran de cinéma. Cette adaptation semble prometteuse d’audace !

La mégère apprivoisée
Photo © Marion Duhamel

Nous sommes à Padoue, dans les années 50. Luciento et Tranio conversent avec ferveur lorsque l’écran se met en marche. Dans la plus pure tradition des films de l’époque, en noir et blanc, Baptista apparaît en présence de ses deux filles. Immédiatement, Luciento tombe amoureux de Bianca, la fille cadette, et désire la prendre en noces. Cependant, dans le respect des traditions, Baptista doit d’abord marier sa fille aînée : l’indomptable Catarina…

C’est une femme insoumise, se libérant de tout carcan et fardeau patriarcal. En effet, elle s’exprime, s’assume et le revendique haut et fort. C’est alors qu’entre en scène Pétruchio, son prétendant. Il montera tout un stratagème afin de dompter sa future épouse. S’ensuit alors une fresque, animée par la fraîcheur et le dynamisme d’une Italie enfiévrée !

Un message apprivoisé

Les comédiens portent la pièce de bout en bout avec entrain et dynamisme, sans un seul instant de répit ! Aussi inquiétante qu’éclatante, Sarah Biasani exulte aux côtés d’un bien malicieux Cédric Colas. Ils forment un duo détonnant et étrangement complice. Quant à Pierre Einaudi et Guillaume Veyre, leurs facéties et tendres désillusions convainquent. Autant que Maxime Lombard en père désespéré !

La mégère apprivoisée
Photo © Marion Duhamel

La mise en abyme de la pièce grâce aux séquences vidéos est un choix judicieux et particulièrement éclairé. Ainsi, Frédérique Lazarini insuffle au texte l’énergie et le vent de libération sociale du cinéma italien de cette époque. La misogynie se veut drôle tant elle semble déplacée et la soudaine soumission de Catarina éveille les soupçons… C’est trop facile, trop lisse, quelque chose nous échappe et nous le ressentons bien.

Au final, qui se joue des autres ? Qui s’amuse ? Il faut attendre les toutes dernières minutes afin que tout s’éclaire pour un final d’une délectable finesse…

La mégère apprivoisée

La Mégère Apprivoisée

D’après William Shakespeare

Adapté et mise en scène par Frédérique Lazarini, assistée de Lydia Nicaud.

Avec : Sarah Biasini, Cédric Colas, Pierre Einaudi, Maxime Lombard, Guillaume Veyre et la participation de Charlotte Durand-Raucher, Didier Lesour, Hugo Petitier et Jules Dalmas.

Jusqu’au 11 mars 2020

Du mardi au vendredi à 20h30
Samedi à 17h et 20h30
Dimanche à 17h

Relâches le 21 février et le 10 mars

 Artistic Théâtre
45 bis rue Richard Lenoir
75011 Paris

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Photo du mois : mes bonnes résolutions pour 2020

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Tambour Major de proposer le thème : mes bonnes résolutions pour 2020.

Pour cette nouvelle année, je n’avais pas vraiment cherché de bonnes résolutions. Loin de moi l’idée d’avoir une vie exemplaire mais j’en avais marre des promesses jamais tenues !

Du coup, j’étais plutôt parti sur une photo toute blanche, neutre et vierge. Puis en me promenant, et un peu par hasard, j’ai eu une idée… Pourquoi ne pas partir sur l’exact opposé avec brio et beauté !

C’est pourquoi j’ai choisi ce détail d’un tableau de Pierre Soulages, créé spécialement pour son exposition au Musée du Louvre.

Au final, grâce à vous, je crois que j’ai tout de même trouvé une bonne résolution… Si je veux devenir centenaire comme Pierre Soulages, il me faut vibrer avec intensité, me faire plaisir, continuer à m’émerveiller, à pétiller, et ne jamais m’arrêter de découvrir car chaque jour est définitivement unique !

Soulages

Pour savoir si les blogueurs participants vont tenir leurs bonnes résolutions pour cette nouvelle année, c’est par ici :

Akaieric, Betty, Blogoth67, Chris M, Christophe, Cynthia, Danièle.B, El Padawan, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Marlabis, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, USofParis, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

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Art Capital : quatre salons sous la nef du Grand Palais !

Depuis 2006, Art Capital regroupe quatre grands salons : le Salon des Artistes Français, le Salon Dessin & Peinture à l’eau, le Salon des Artistes Indépendants et le Salon Comparaison.
Sous la nef du Grand Palais s’expose plus de 2000 artistes, confirmés ou non, dans toutes les variantes de l’art moderne et contemporain.
Une façon bien agréable d’appréhender les tendances et de découvrir les artistes de demain !

Tuyau avant votre visite : pour mieux se repérer, chaque salon a sa couleur de moquette personnalisée : gris, rouge, noir et fuchsia.

Art Capital

Salon des Artistes Français : l’héritage de Louis XIV

Créé par Colbert en 1667, ce salon se déroulait à l’origine dans le Palais du Louvre. Sa philosophie n’a pas changée depuis sa création et cette 230ème édition n’y déroge pas.

Pour les cinq sections (peinture, sculpture, gravure, architecture et photographie), la sélection se fait via un jury acceptant toutes les candidatures. Du coup, tout le monde a sa chance si son talent est reconnu !

Salon des artistes français
Gravure : Guy Braun

Pour cette édition 2020, c’est près de 650 artistes qui sont exposés. Et dans chaque section, quatre prix distingueront les artistes : médailles de bronze, d’argent, d’or et médaille d’honneur.

Seul le dernier prix permettra au lauréat d’être exposé dans un espace lui étant dédié lors de l’édition suivante.

Art Capital
Médaille d’honneur peinture : Francis Bellanger
Art Capital
Médaille d’honneur gravure : Véronique Laurent-Denieuil
Art capital
Médaille d’honneur photographie : Carole Demerin

Autant dire que parmi tous les artistes exposés, USofParis a eu de nombreux coups de cœurs… Difficile de tous vous les montrer !

Dans le Salon des Artistes Français, toutes les techniques sont représentées. Les sociétaires sont même prêts à s’ouvrir à d’autres formes d’arts comme la bande dessinée ou le street-art.

Côté architecture, on a vraiment adoré le projet de Yazgi Demirbas qui a pensé un prototype de module de colonisation de la planète Mars, avec tous les détails techniques mais aussi un travail sur l’impact psychologique des colonisateurs. Magistral !

Salon des artistes français Salon des artistes français

Salon des artistes français

Salon des Indépendants : un autre héritage historique

Ce salon est le descendant direct du Salon des refusés créé par Camille Pissarro, Paul Cézanne, Paul Gauguin, Odilon Redon…. ne supportant plus d’être rejetés par le Salon des Artistes Français.
Si le nom a changé depuis 1884, il est toujours celui des refusés avec une seule devise  : Ni jury, ni récompense !
Les artistes exposés ne sont, bien évidemment, pas dénués de talent.
L’art étant avant tout une question de goût et d’appréciation personnelle.

Vous y trouvez bien sûr des pépites attirant votre œil et animant votre âme de féru d’art… 😉

Art Capital

Art Capital
Guewen Agnès

Salon Comparaison : une vision différente

Né en 1956, ce salon voulait unir abstraction et figuration alors en plein combat artistique.
Dans chacune des 28 salles, un chef de groupe réunit les œuvres d’autres artistes proche de sa sensibilité.
Alors parfois, selon notre réceptivité artistique, ça marche bien et d’autres fois un peu moins. Mais après tout, dans la vie, on ne discute ni les goûts, ni les couleurs !

Comparaison 2020

Ainsi, dans  ce Salon Comparaison 2020, on a eu pas mal de coups de cœur.

Comparaison 2020

Comparaison 2020
Laurent Dominique

Salon Dessin & Peinture à l’eau

Autant être honnête, comparé aux autres intitulés, celui-ci nous semblait bien fade… Grave erreur ! Les techniques employées sont tellement différentes que chacun y trouvera son compte : crayon, fusain, aquarelle, pastel, acrylique ou collage….

Encore une fois, on découvre des merveilles dans cette partie du salon d’Art Capital.

Peinture à l'eau
Jean-Claude Lizerand

Durant cinq jours, Art Capital offre une immersion dans la création en mode 2020. 
Tendances de demain, artistes en devenir, c’est du bonheur visuel et esthétique en abondance !

Art Capital

Du 12 au 16 février 2020

De 11h à 20h, nocturne jusqu’à 21h le jeudi et le samedi.

Grand Palais
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

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Ma radio, histoire amoureuse : Philippe Meyer retrouvé au Lucernaire !

Philippe Meyer a su traverser les époques dans le monde de la culture en étant présentateur télé et radio, journaliste, écrivain ou humoriste.
Ma radio, histoire amoureuse, au Lucernaire, est un seul-en-scène où l’homme fait un retour sur sa vie en ondes afin de nous offrir les plus beaux moments, les rencontres marquantes et ce qui l’a animé pendant toutes ces années…

 

Ma radio histoire amoureuse
Photo © Karine Letellier

C’est plus de 30 ans de vie dans la maison Radio France qu’il nous relate : de ses débuts aux côtés de Jacques Chancel à son éviction en 2017. Sans oublier non plus sa carrière dans la presse écrite…
Saviez-vous qu’il doit sa vie radiophonique à un voyage au Québec ? Il est question d’un livre et d’une rencontre avec son idole Gilles Vigneault. Mais pour connaître le fin mot de l’histoire, il faudra venir voir le spectacle… 😉

Ma radio, histoire amoureuse :

C’est un peu diminué par un accident que Philippe Meyer arrive sur scène. Si le corps est limité, l’esprit est toujours aussi vif, fin et espiègle !
Ainsi, entre chansons en live ou récits, le public est plongé dans une sorte de nostalgie radiophonique des plus éclairées.
On parcourt une vie, comme tant d’autres, faîte de rencontres et d’opportunités que chacun doit saisir, comme une fable…

On peut descendre d’un train qu’on a pris, mais on ne peut pas rattraper celui qu’on a raté

Quel mantra de vie… 🙂
Saisir chaque occasion, pour rendre sa vie plus pétillante, plus passionnante, plus vivante !
Cette transmission en mode chronique est jubilatoire…

Philippe Meyer
Photo © USofParis

Un spectacle biographique

Pour les habitués de Philippe Meyer, appréciant son côté pince-sans-rire et sa vision particulière du monde, on peut tout de même regretter un manque de vitriol dans certaines anecdotes.
Et même s’il écorne certains pontes politiques ou audiovisuels, grâce à son parcours si long au sein de Radio France, on pourrait s’attendre à plus d’histoires de coulisses ou de confessions.

Ce seul-en-scène est un témoignage d’une personne représentant une époque aujourd’hui révolue. Celle où la parole était différente, un peu acerbe, qui n’avait pas peur des mots ou des conventions. Celle où l’expression était vraiment libre…

Philippe Meyer

Ma radio, histoire amoureuse

De et avec : Philippe Meyer
Mise en scène : Benoit Carré
Musicien : Jean-Claude Laudat

Dimanche à 19h
Jusqu’au 26 avril 2020

Lucernaire
53, rue Notre-Dame-des-champs
75006 Paris

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Galerie d’Apollon : l’écrin retrouvé des diamants de la Couronne !

Initiée par François 1er en 1532, cette inestimable collection a su s’enrichir au fil du temps et des souverains. Jalousement conservés dans des coffres ou mis en avant lors de cérémonies officielles, l’aura autour des Diamants de la Couronne a suscité fascination, émerveillement et convoitise… En grande partie dispersée lors d’une vente organisée par l’État en 1887, le Louvre acquiert de nouveau certaines pièces. Ainsi, la galerie d’Apollon a dû être restaurée et repensée afin de les sublimer et d’offrir une meilleure expérience au public. Opération réussie !

Découvrons tout d’abord la galerie d’Apollon, méritant une attention particulière…

Galerie d'Apollon

Galerie de réception initialement conçue pour Louis XIV, sa décoration a mis plus de 200 ans. Les thèmes retenus furent le soleil, la terre, l’eau et le temps, représentés par 105 œuvres allant de Charles Le Brun à Eugène Delacroix. Parfaitement harmonieux, cet ensemble de peintures, sculptures et tapisseries offre une vision idyllique de l’univers dont Apollon, dieu solaire, est le garant.

A noter que la galerie, avec sa somptuosité et ses presque 62 mètres de long, a servi de modèle à la galerie des glaces du château de Versailles… N’hésitez donc pas à lever les yeux !

Galerie d'Apollon

Parlons maintenant des Diamants de la Couronne avec une sélection de pièces nous ayant marqué…

Diamant, dit «Le Régent»

Découvert en Inde en 1698, ce diamant est considéré alors comme l’un des plus beaux du monde. Avec ses 140,64 carats, son eau exceptionnelle et parfaitement taillé, il est l’acquisition idéale pour le royaume de France. Au nom de la Couronne, il est ainsi acheté en 1717 par Philippe d’Orléans, assurant la régence de Louis XV. D’où lui vient son nom : «Le Régent».

Diamants de la Couronne

Pièce maîtresse de la collection, il a été porté par tous les souverains français. Que ce soit en couronne, bouton d’épaule, ganse de chapeau ou sur une épée. En effet, après leur utilisation, les pierres étaient souvent démontées puis remontées au gré des personnalités et des modes.

Dérobé en 1792, retrouvé puis mis en gage à plusieurs reprises par le Directoire, il intègre ensuite de façon pérenne le musée du Louvre.

Couronne de haut de tête de l’impératrice Eugénie

En plus de sa beauté et ses quelques 2490 diamants et 56 émeraudes, cette couronne a une histoire singulière.

Diamants de la Couronne
Couronne de haut de tête de l’impératrice Eugénie

Tout d’abord parce que son époux, l’empereur Napoléon III n’a jamais été sacré… Qu’à cela ne tienne, pour l’exposition universelle de 1855, deux couronnes furent commandées par le couple impérial. Le but est alors de montrer l’excellence du savoir-faire français à l’international. Et lorsqu’on observe la finesse des emblèmes de l’Empire avec  les aigles en or ciselé, les longues feuilles de laurier ou le raffinement des palmettes, nul doute que ces créations eurent leur effet…

Ensuite, du fait que la couronne était composée de pierres appartenant principalement à l’impératrice, celle-ci lui fut rendue lors de son exil. Ce qui en fait aujourd’hui l’unique couronne de souverain français conservée dans l’état original. En effet, s’il existe également la couronne de Louis XV, seule la base est d’origine, les pierres ayant été déposées.

Diamants de la Couronne
Couronne de Louis XV

Parure en micro-mosaïques de l’impératrice Marie-Louise

Parmi tous les joyaux présentés dans la galerie d’Apollon, il existe aussi quelques parures personnelles. C’est le cas de cet ensemble de l’impératrice Marie-Louise, composé d’un peigne, d’un collier, d’une paire de bracelets et de boucles d’oreilles.

Diamants de la Couronne

Son style emprunt de son époque la différencie des autres, ainsi que le choix des matériaux. Les délicates feuilles de vigne en or et la micro-mosaïque en verre contrastent par leur (relative…) simplicité. Elle échappe d’ailleurs à la grande vente de 1887 du fait de sa valeur, jugée “dérisoire”. Particulièrement séduisante, sa sobriété ne lui retire aucune saveur, au contraire !

De tous les monarques, Louis XIV fut sans doute le plus fervent collectionneur. Sont d’ailleurs exposées des gemmes (pierres fines d’ornement) qu’il aimait considérablement. Tout au long de son règne, il n’eut de cesse de chercher de nouveaux objets, spécialement commandés ou ayant déjà une histoire…

Galerie d'Apollon Diamants de la Couronne

Au final, il n’y a qu’une chose véritablement décevante dans cette exposition. L’impossibilité d’emprunter les Diamants de la Couronne. J’aurais bien vu le Sancy comme joyau de chapeau… Malheureusement, malgré tout mon charme, cela n’a pas suffi…

Vous aurez peut-être plus de chance ! 😉

By Jean-Philippe

Les Diamants de la Couronne

Galerie d’Apollon

Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

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Tout peut changer : un éveil nécessaire !

Dans Tout peut Changer, plus de 90 actrices, scénaristes, réalisatrices, productrices, ou encore dirigeantes de sociétés de productions témoignent de la difficulté d’être une femme dans le système hollywoodien.
On pourrait penser que le documentaire de Tom Donahue se focaliserait sur #MeToo ou le mouvement Time’s Up.
En fait non !

C’est bien de la discrimination et de la sous-représentation des femmes dans toute l’industrie américaine du cinéma dont il est question. Un récit effarant…

Tout peut changer
Taraji Henson

En 1h30, Tout peut Changer retrace l’histoire des femmes à Hollywood. Comment, au tournant des années 30,  elles ont perdu leurs places devant et derrière la caméra. Il montre le verrouillage des institutions et des recrutements féminins pour tous les postes. Et pointe l’objectif sur l’importance de changer la façon dont sont créés les personnages féminins dans les films et séries.
Un fait édifiant : les équipes de tournages à Hollywood sont encore quasiment exclusivement composées d’hommes. Dur à croire quand on a déjà mis un pied sur un tournage français…

Tout peut changer

La parole libérée…

Il y a dans Tout peut Changer des témoignages forts d’actrices internationales : Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Reese Witherspoon … et Geena Davis. L’actrice a fondé un institut analysant les rapports entre les sexes dans les médias : ce qu’on appelle le Gender Studies.
Ce documentaire s’appuie donc sur des chiffres pour montrer qu’un film réalisé par une femme est beaucoup plus rentable que celui concocté par un réalisateur masculin…  Mais analyse aussi la part des femmes réalisatrices dans l’univers des séries TV, et bien d’autres sujets.

Tout peut changer Tout peut changerLe documentaire peut compter aussi sur des parcours de vie singuliers comme la réalisatrice Kimberly Peirce (Boys Don’t Cry) restée sans travail après son succès ou la scénariste de Thelma et Louise, Callie Khouri, qui est toujours stupéfaite de l’impact du film sur le public : il a offert aux femmes américaines une certaine liberté de vie.

Tout peut Changer : un doc édifiant

En spectateur français, on reste scotché par l’histoire du cinéma américain que l’on découvre avec le film de Tom Donahue.
Ainsi, on comprend mieux la vague féministe qui a déferlée sur les États-Unis début 2018. On ne peut qu’adhérer aux combats de cette centaine de femmes interviewées.
Un petit bémol tout de même, certains extraits de films sont un peu déconnectés du contexte historique ou situationnel, un parti pris parfois un peu biaisant mais néanmoins pas handicapant.

Et pour une fois, point de moral à l’américaine, mais un constat qui devrait être universel.
A voir pour comprendre une société…

Tout peut changer

Tout peut Changer

Un film de : Tom Donahue

Avec les témoignages de : Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Jessica Chastain, Sandra OH, Resse Witherspoon, Chloë Grace Moretz, Geena Davis, Shonda Rhimes…
et plus de 90 autres

Durée 1h35

En salle le 19 février 2020

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Claudia Andujar : la lutte Yanomami s’expose à la Fondation Cartier

Claudia Andujar est une photographe engagée dans le sens noble du terme. Elle a passé une vie entière à trouver son objectif, son but.
C’est en 1970 au Brésil, pays de ses parents, qu’elle rencontre une tribu : les Yanomami.
Elle abandonne alors sa carrière de photographe pour se consacrer à relater leurs vies, leurs coutumes et leurs combats.
L’exposition de la Fondation Cartier Claudia Andujar : la lutte Yanomami relate 50 années d’archives photos montrant la lutte d’un peuple pour la vie.

Claudia Andujar

Claudia Andujar : anthropologue par l’image

C’est par passion de l’humain que Claudia Andujar a noué des liens avec les Yanomami.

La vie quotidienne parmi ces indiens lui a permis d’approfondir et de documenter tous les aspects de leur culture, totalement méconnus jusqu’alors.

Claudia Andujar
Elle doit aussi s’adapter à l’humidité et la luminosité de l’Amazonie. Elle développe alors des techniques lui étant propres pour prendre ses photos, notamment sur des temps de pause longs avec un rendu de lumière particulier…

Claudia Andujar

Yanomami
Rite du Reahu avec effets de lumière

Petit à petit, une profonde amitié se crée. Elle apprend leur langue et se fait même initier à leur rite le plus intime : le Reahu.

C’est un rite funéraire mais également une cérémonie annuelle permettant aux communautés Yanomami de s’allier.

Claudia Andujar
Rite du Reahu

Passant de photographe à militante, elle prend faits et causes pour ces indiens vivant au nord du Brésil.

Elle participe aussi aux campagnes de recensement et de vaccination.

Claudia Andujar
Recensement : en haut en 1981, en bas : les mêmes en 1983

Elle voit aussi les dégâts des premiers contacts avec la civilisation extérieure à travers l’envie de conquêtes des lieux sauvages. Les grands travaux  d’infrastructures routières (abandonnés par la suite) ont apporté aux peuples Yanomami rougeole, alcoolisme, prostitution et autres fléaux jusqu’alors inconnus.

Claudia Andujar
Un Yanomami mort de la rougeole

C’est l’une des causes de révolte de Claudia Andujar… La sauvegarde des Yanomami afin de préserver une communauté.

Être Yanomami : un combat de tous les jours

Car il n’y a pas que les indiens Guarani ou les Kayopo (avec leur emblématique chef Raoni) qui luttent pour leur survie.
Et si cette exposition peut mettre en avant les combats d’une autre tribu, l’œuvre de Claudia Andujar ne sera pas vaine.

Protégés durant des décennies grâce à des accords délimitant leurs territoires, ces peuples se retrouvent de nouveau en péril…

Yanomami
Yanomami aux abord d’un base militaire aérienne

Avec le Président Bolsonaro au pouvoir, les orpailleurs clandestins sont revenus sur les terres des indiens Yanomami.
Ils sont près de 22000 actuellement et leur nombre fluctue en fonction du cours de l’or.

C’est toute cette histoire que l’exposition de la Fondation Cartier met en valeur.
50 ans d’archives de vie, de passion et d’émotions pour un combat que nous ne devrions pas occulter…
L’aventure d’une vie…

Yanomami

Claudia Angdujar : la lutte Yanomani

Du 30 janvier au 10 mai 2020
Tous les jours de 11h à 20h
Nocturne les mardis jusqu’à 22h

Fondation Cartier
261, Boulevard Raspail
74014 Paris

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