Le chant du périnée : André Manoukian jouisseur musical et passeur d’histoires

Qu’il agace ou séduise, Alain Manoukian ne laisse personne indifférent. Il va sans dire que nous lui devons beaucoup dans la démocratisation de la musique. Quel lien existe-t-il entre Robespierre et le jazz ? Qu’est-ce que le psycho-érotisme ?
Grâce à sa pédagogie, sa finesse et son sens de l’humour caractéristique, son spectacle Le chant du Périnée, au théâtre de l’œuvre, est comme lui : atypique et brillant !

 

Le chant du Périnée
© Emmanuelle Nemo

En 2017, nous l’avions rencontré pour la sortie de son album Apatride.Alain Manoukian aime parler, échanger et tout mélanger comme ça vient. Aussi bien la musique, les femmes, ses muses, que sa vie personnelle, ses origines, ses passions ou le jazz. Il possède un univers bien à lui et c’est une joie que de pouvoir le découvrir !C’est exactement ce sentiment que l’on retrouve sur scène : l’homme, deux pianos et un esprit bouillonnant n’attendant qu’à s’exprimer.
André Manoukian
© Emmanuelle Nemo

La musique… féminine

C’est bien l’axe principal de cette discussion-conférence. En effet, André Manoukian est passionné par les femmes. À l’instar de Beethoven, «Jean-Seb», Mozart ou Wagner dont l’inspiration provient autant de leur amour que de leur dépit…
Inspiratrices mais également parfois destructrices, elles lui permettent de composer ses partitions. Après une énième déception et son passé Arménien refaisant surface, il décide de s’affranchir d’elles afin d’écrire et de composer.Il aura maintenant une nouvelle compagne : son piano.Ce même piano qui, adolescent, ne lui donnait pas l’avantage face aux guitares des séducteurs du lycée. D’ailleurs, beaucoup se retrouveront dans cette anecdote… 😉
André Manoukian
© Emmanuelle Nemo

Le chant du périnée !

C’est quand même assez fou parce qu’André (oui, nous sommes intimes maintenant) nous donne envie de retrouver nos 9 ans et de nous inscrire au solfège ! Mais uniquement avec sa méthode, intuitive, artistique et non rébarbative ou fastidieuse…

Il éclaire aussi sur l’évolution de la musique : l’improvisation étant la base de tout jusqu’au 19ème siècle. C’est à cette époque qu’apparaissent les «conservatoires» de musique. Le but était de conserver et diffuser cet héritage précaire voué à disparaître. À partir de ce moment-là, les musiciens jouent en devenant de simples exécutants. En voulant sauver un patrimoine, c’est tout un art qui se retrouve complètement castré de son principe fondamental…

Vous découvrirez aussi une kyrielle d’histoires passionnantes sur l’importance de la musique dans les relations diplomatiques, mais aussi pourquoi la moustache d’André Manoukian se met à transpirer à l’écoute de certains morceaux. En effet, il serait bien réducteur de croire que la musique éveille simplement l’ouïe…
Soyez bien à l’écoute de votre corps, laissez circuler les notes et vous pourriez être surpris… Nous en avons fait le test et le résultat est intéressant !

André Manoukian
Photo © Usofparis

Le chant du périnée, c’est véritablement 1h40 (et parfois plus) de plaisir, qu’il soit musical, instructif, pédagogique ou poétique. 
Sans oublier bien entendu le décryptage des morceaux à deux mains en live sur clavier ou stand-up version Manoukian !

Passionnés de musiques ou novices, il ne faudrait pas rater ça !

Sinon, on vous a dit que nous avions adoré ? 😉

Le chant du Périnée

Le chant du périnée

Conférence psycho-érotique pianotée
de André ManoukianTous les lundi à 20h
Jusqu’au 30 décembre 2019
Théâtre de l’Oeuvre

55 rue de Clichy
3 cité Monthiers
75009 Paris
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Greco au Grand Palais : l’extase picturale de la Renaissance #Vidéos

Difficile d’être objectif lorsque nous sommes en totale communion avec un artiste. La première fois que nous avons vu une peinture du Greco, ce fut comme un coup de foudre…
Alors, se retrouver au milieu de plus de 70 toiles du Maître avec Guillaume Kientz, le commissaire d’exposition passionné et passionnant, c’est un moment unique.
En vidéos et photos, nous espérons vous donner l’envie de rencontrer ce peintre au style si singulier. 

 

Greco

 

Le Greco a commencé sa carrière de peintre par des icônes et des pièces liturgiques. Simplement sublimes.

Greco
La mise au tombeau du Christ

Une exposition majeure

Son passage en Italie ne se passe pas aussi bien qu’il l’aurait souhaité. Alors il part en Espagne et c’est là que son art explose.
En effet, le contraste entre le blanc et la couleur offre une esthétique du dessin novatrice. Le peintre crétois est clairement en dehors des codes du 17ème siècle. Sans filiation directe, il ne sera jamais copié.

Mais l’élément déclencheur de cette exposition, c’est “l’opportunité d’avoir à Paris la Grande assomption du musée de Chicago qui la prêtait pour la première fois en dehors de ses murs depuis 1904.”

Chicago
L’Assomption de la Vierge

Le Greco est une personnalité artistique extrêmement forte qui suscite beaucoup d’empathie et nous entraîne avec lui dans un voyage géographique et temporel.

Plonger dans l’univers du Greco, c’est aborder un remarquable univers de création en admirant un style graphique unique.
Découvrons ensemble et en détail, les secrets de ses créations en compagnie de Guillaume Kientz.

Greco : focus quatre œuvres

Tout juste entré dans l’exposition, le tableau Saint François recevant les stigmates attire le regard. Une pièce magnifique qui pourrait devenir le précieux d’un membre de l’équipe !

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Découverte au cours d’un voyage à New-York , la toile Portait du cardinal Niño de Guevara reste pour nous toujours aussi fascinante. Tout y est, la puissance évocatrice du Greco, l’art de mettre en lumière le sujet, tout est millimétré.

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Cette Pietà est tout aussi exceptionnelle.
Les corps chez Greco sont beaux. Il n’y a pas un érotisme au sens où on l‘entend aujourd’hui. Mais il y sans doute une érotisation dans le sens où le beau doit être séduisant. Il ne doit pas entraîner vers la concupiscence, vers de mauvaises pensées. Le maniérisme est un art extrêmement sensuel, quelque fois provocateur et qui a été parfois condamné en tant que tel. Greco joue sur cette gamme.

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Avant de quitter cette exposition, il faut s’arrêter sur quatre toiles au sujet identique : Le Christ chassant les marchands du temple. On reste stupéfait par la maîtrise du sujet, le mouvement des corps quasi similaire dans chaque version et la majesté des couleurs.

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Prendre son temps pour Greco

Dans cette rétrospective du Grand Palais, on pourrait passer des  heures à scruter les détails des peintures du Greco.

El Greco
L’Adoration du nom de Jésus
El Greco
L’Adoration du nom de Jésus (détail)
El Greco
L’Adoration du nom de Jésus (détail)

Ou alors contempler avec bonheur ces portraits espagnols.

Portrait d’un gentilhomme de la maison de Leiva
Greco
Portrait du frère Hortensio Félix Paravicino

 

Impossible de vous montrer tous les chefs d’œuvres de ce peintre. Et ce serait dommage de tout vous dévoiler…
Pour chaque amateur d’art, cette exposition est tout simplement immanquable !

 

Et une autre video interview de Guillaume Kientz est à retrouvé sur notre page Youtube

Greco

Jusqu’au 10 février 2020

Lundi, jeudi, dimanche : 10h à 20h
Mercredi, vendredi et samedi : 10h à 22h.
Fermé le mardi et le 25 décembre 2019

Grand Palais
Galerie sud-est
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

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Photo du mois : street photography

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de de proposer le thème :  street photography proposé par Céline in Paris.

Fin de présentation presse au Théâtre Mogador pour la nouvelle production : Ghost le musical. Et juste le temps de jeter un peu plus d’un oeil et un objectif d’appareil pour immortaliser le néon. Car j’étais risqué ma modeste vie de blogueur sur le petit balcon qui m’accueillait. Ses mensurations ne sont pas règlementaires pour recevoir du public.

Théâtre Mogador

J’habite à Waterford, Céline in Paris, Frédéric, Cara, Marine D, Christophe, Tambour Major, Eurydice, Josette, écri’turbulente, Nicky, El Padawan, Pilisi, Amartia, Philisine Cave, Renepaulhenry, Cynthia, Josiane, Marie-Paule, Laurent Nicolas, Krn, Mirovinben, Julia, Pink Turtle, Lilousoleil, Alexinparis, FerdyPainD’épice, Who cares?, Gine, Blogoth67, Betty, Sous mon arbre, La Tribu de Chacha, Danièle.B, DelphineF, Xoliv’, Akaieric, Morgane Byloos Photography, Lavandine, magda627, Gilsoub, Jakline, Brindille, Giselle 43, Escribouillages, Kelly.

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Elephant Man : Joeystarr et Béatrice Dalle poignants

Voix rocailleuse, démarche gauche, corps tatoué et fatigué, Joeystarr s’offre tout entier, et sans artifice pour cette version d’Elephant Man mise en scène par David Bobée.
Pas de masque pour suggérer la monstruosité du physique de John Merrick qui fascine tout autant qu’il répugne. L’imagination est de mise. Seules quelques images vidéo d’un visage déformé viendront aider le spectateur à entrevoir le pire.

David Bobée insuffle quelques étrangetés dans ce récit culte, et connu de beaucoup. Comme ces sœurs siamoises qui poussent la chansonnette, cette mort-vivante qui s’extirpe des tréfonds du décor. Ces projections vidéo qui viennent habiller les murs de l’hôpital.

Un personnage sulfureux fait son apparition : Jack l’éventreur, interprété par Luc Bruyère, mannequin et aussi créature nocturne du Cabaret Madame Arthur.

Et puis le couple de l’affiche s’unit enfin devant nos yeux. Qui est cette femme, toute de noir vêtue qui vient rendre visite à John Merrick ? Madame Kendal, une comédienne autant fascinée que passionnée par l’attirance qui peut naître de la différence et du handicap.
Car ce sont ces problématiques qui sont au cœur du récit de Bernard  Pomerance. Comment dépasser le physique pour ne retenir que le talent, la sensibilité, l’intelligence ?

Elephant Man

Elephant Man 
de Bernard Pomerance 
mise en scène de David Bobée
avec Joeystarr et Béatrice Dalle 

aux Folies Bergère
32 Rue Richer,
75009 Paris

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Chefs de Gare 2019 : lancement gourmand @ Gare Saint Lazare

Une première à la Gare Saint-Lazare avec le lancement de l’événement gourmand Chefs en Gare édition 2019.
Du 7 au 13 octobre, rendez-vous avec le terroir dans les gares de Paris et en France. 
Pour ce jour particulier, cinq grands chefs ont cuisinés devant le public qui a pu goûter à leur plat très terroir. Bonheur et plaisir de voir Eric Fréchon, Thierry Marx, Michel Rostang, Christian Le Squer et Michel Roth derrière des fourneaux mobiles pour cette démonstration.

C’est pas moins de 37 gares que l’opération Chefs de Gare convertit au terroir français cette semaine. Avec dans chacune la participation des enseignes de restauration implantées dans les gares : à chaque région ses spécialités.

Chefs de Gare

Cinq invités de marque à Saint-Lazare

On adore la brochette de chefs complices qui nous a été donnée de rencontrer et observer : mais qu’à bien pu dire le Breton Christian Le Squer pour que le Parigot Thierry Marx ne puisse garder son sérieux ?

Thierry Marx Christian Le Squer

Le grand plaisir de ce lancement, c’est de les voir mitonner leurs petits plats. C’est extra !

Eric Fréchon

Le ris de veau déglacé au vin jaune du Jura avec girolles et épinards d’Éric Fréchon est totalement instagrammable.  Le Chef implanté à St Lazare avec sa brasserie et Rémoulade, son point de restauration rapide,  dévoilera un secret : pour une bonne purée oser 400 g de beurre pour 1 kg de pomme de terre… C’est pas très healthy, mais c’est succulent.

Eric Fréchon

Ce plat est à  découvrir dans son restaurant de la gare Saint-Lazare, tout comme sa saucisse purée, élue la meilleure de Paris. Les chanceux présents ce jour ont pu la déguster.

Chefs de Gare

On avouera notre faible pour Thierry Marx. Toujours pédagogue et éternel amoureux des produits, il a un adage : « ne pas brusquer les produits ! » On est fans absolus.

On succombe forcément à son paleron de boeuf sauce échalote et vin rouge, avec de superbes carottes cuites au beurre.

Thierry Marx

Et les plats portions pour la dégustation du public sont tout aussi mignons… Alors on a une grande envie de foncer s’attabler pour un déjeuner, voire un dîner, à l’Étoile du Nord, en  gare du Nord.

Chefs de Gare

Avec Michel Roth, on passe en Lorraine et sa célèbre potée. Le chef, présent en gare de Metz, nous propose de la préparer en terrine. Simple et goutu, ce mille-feuille de l’Est vous permettra de ne pas passer la soirée en cuisine et d’être proche de vos convives.

Michel Roth Chefs de Gare

Et le chef à un petit plus perso : une branche d’estragon dans le bouillon de cuisson des saucisses. Pas très Lorrain, mais tellement bon.

Et la version cocktail de cette potée, c’est le pied !

Michel Roth

Michel Rostang, du Train Bleu à la gare de Lyon,  met en avant une spécialité toute dauphinoise : le Mont d’Or.

Michel Rostang

Un fromage typique de cette région, aussi bon froid que chaud. Ça tombe bien, c’est comme ça qu’il sera servi aux convives qui entourent cette cuisine éphémère. A tomber !

Chefs de Gare

Et même les chefs invités ont succombé à son plat…

Michel Rostang

On finit cette démonstration avec la note sucrée de Christian Le Squer : le Paris Brest. C’est aussi le nom de son restaurant ouvert en gare de Rennes.
Christian Le Squer
Carine Tessendier & Christian Le Squer
Mais saisonnalité oblige, le breton varie les plaisirs. Cette fois ce sera caramel au beurre salé et pistache. Chic !
Chefs de Gare

 

Chefs de Gare 2019 : c’est dans toute la France ! 

Cette journée à Saint-Lazare donne donc le coup d’envoi des Road Chaud de chefs avec des démonstrations  : Flora Mikula à Bordeaux Saint-Jean, Mourad Haddouche à Dijon, Coline Faulquier à Marseille Saint-Charles ou encore Fabrice Gwizdak à Nancy…
Il y en a forcément une près de chez vous !

Mais si la cuisine de chef ne vous parle pas, un concours est aussi organisé pour découvrir de nouveaux talents.
Les inscrits (et sélectionnés) cuisineront en public leur plat Terroir régional dans les 7 gares qui prennent part au challenge.
Ces candidats seront jugés par des MOF, des chefs étoilés, des producteurs et des influenceurs.
On leur souhaite bonne chance !

Emmanuelle Chailley, la Directrice de la Gare Saint-Lazare, nous confie que c’est une chance d’avoir un chef en Gare comme Eric Fréchon à Saint-Lazare. Mais aussi que la mobilisation n’est pas portée que sur le lancement mais sur la semaine complète pour s’adresser aux voyageurs tous les jours en proposant des stands food qui font aussi la vie de la gare.
Un petit producteur de miel remarqué lors de la précédente édition de Chefs de Gare s’est vu inviter un mois complet en gare pour vendre ses produits à une clientèle qui n’aurait pas eu accès à ses production.

Alors, vive la gastronomie en gare !

Chefs de Gare

Chefs de Gare 2019

du 7 au 13 octobre 2019
Dans 37 gares en France

Retrouvez la liste des gares participantes et plus d’infos sur le site Gare & Connexions de la SNCF

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Pitchfork Paris 2019 – les incontournables : Charli XCX, The 1975, Aurora

Bloquez si ce n’est pas déjà fait, les 30 octobre, 1er et 2 novembre.
Restez à Paris, soyez entièrement disponibles pour vivre pleinement la programmation géniale du Pitchfork Paris 2019.
Une nouvelle fois, la Grande Halle de la Villette va vibrer aux sons avec des têtes d’affiche exceptionnelles et des révélations absolument incontournables. 

Voici notre top des immanquables. 

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Charli XCX : brunette incendiaire

Elle le don de s’offrir des duos de dingue. Le dernier en date avec Christine and The Queens sur le titre Gone.
L’écoute de cette chansons nous a filé un pied d’enfer tout l’été.
A son palmarès, Charli XCX a chanté avec Troye Sivan, Lizzo, Rita Ora, le groupe Haim…
Bien sûr quand elle part en tournée, elle voyage léger et n’est pas accompagnée de tous ses featurings. Mais il est fort à parier que la brunette fera le show.

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Mura Masa, brillante vingtaine 
Lui aussi s’offre des featurings excellents comme avec Octavian pour l’incroyable Move me. Le jeune DJ blondinet est capable de tout pour faire danser son public.

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Aurora, elfe iconique 
C’est un ange tombé du ciel. Certains pourraient la prendre pour une jolie gamine farfelue – sa dernière photo promo peut déranger -, ses nombreux fidèles lui vouent un culte à la limite de l’extase.
Elle fait vibrer, charme. Bien sûr, elle est un peu perchée mais ses lives sont des instants magiques, en suspension, comme si on avait migré sur une autre planète.

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The 1975, en plein virage 
On a découvert sur le tard Someone Else, merci Youtube de nous avoir suggéré ce titre. Depuis, on est grave fans de toute la séquence électro romantique.
On a un peu plus de mal avec le virage pop rock déchainé du cuir chevelu. Le live nous permettra sans aucun doute de nous réconcilier.

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Nelson Beer, nice body 
On ne s’est toujours pas remis de sa performance au Fnac Live Paris 2019. Il nous avait fait une danse torse nu s’aspergeant d’eau. Il y avait quelque chose de sensuel et troublant par la folie.
Ce Suisse ne laisse de toute évidence personne indifférent. C’est soit le rejet de l’incompréhension, soit l’adhésion pour son monde borderline.

Pitchfork Paris 2019

PITCHFORK PARIS 2019

les 30 octobre, 1er et 2 novembre

à la Grande Halle de la Villette
PARIS

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Jo au Théâtre du Gymnase : Audrey Fleurot comme vous ne l’avez jamais vue

Audrey Fleurot fait valdinguer son image de femme fatale et de beauté froide qu’elle incarne depuis sa consécration dans la série Engrenages.
Avec Jo au Théâtre du Gymnase, la comédienne montre des facettes méconnues de son talent. C’est bluffant, jubilatoire et détonnant.

 

photo Pascal Victor

Antoine (Didier Bourdon), auteur de théâtre de boulevard, se décide à commettre un crime.
Il se documente, prépare son coup. Pour cacher son jeu, il fait croire qu’il change de registre et se met à l’écriture d’une pièce policière. Sylvie (Audrey Fleurot), sa femme comédienne, est aux anges. Elle va enfin pouvoir montrer l’étendue de son registre. Seulement elle n’est pas adepte du jeu intériorisé.

Une série de déconvenues comme l’arrivée d’une sculpture immonde dans le jardin, une belle-mère collante, des visites impromptues, vont finir par compromettre le scénario de crime parfait imaginé par Antoine.

Photo Pascal Victor

Audrey Fleurot

Audrey Fleurot exubérante à souhait

C’est une sorte de mise en abyme pour Audrey Fleurot. Elle incarne une comédienne qui souhaite casser son image, ce que fait la rousse incendiaire chaque soir en incarnant Sylvie, une femme légère, à l’opposée totale de ses autres grands rôles.

On sent qu’Audrey prend un malin plaisir à surprendre et désarçonner son public. Ses tenues de scènes colorées, sa capacité à surjouer ou à se vautrer sur la moquette pour les besoins de son personnage, sa malice sont étonnantes. On ne la reconnaît plus.
Alors quand elle se met à pousser la chansonnette, c’est comme si on se prenait une déflagration. Avoir choisi un tel rôle est audacieux et génialement barré !
Certains pourront lui le reprocher. Nous on jubile de bonheur.

A ses côtés, Didier Bourdon est excellent en mari prêt à tout pour dissimuler les égarements de jeunesse de sa femme.
Dominique Pinon est un inspecteur Ducros implacable mais avec quelques faiblesses.

Jo est une farce délirante qui est capable d’aller loin pour faire rire.

Audrey Fleurot
photo Fabienne Rappeneau

Jo

d’Alec Coppel
adaptation : Claude Magnier

nouvelle adaptation et mise en scène : Benjamin Guillard

Avec Audrey Fleurot, Didier Bourdon, Dominique Pinon
Jérôme Anger, Guillaume Briat, Didier Brice, Clotilde Daniault, Grégory Quidel, Bernadette Le Saché, Jennie-Anne Walker

au Théâtre du Gymnase – Marie Bell
38 boulevard de Bonne Nouvelle
75010 PARIS

du mardi du samedi à 21h
matinée : samedi à 16h

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Palace sur scène @ Théâtre de Paris : la part belle aux comédiens

PALACE, la série culte qui a bercé notre enfance se retrouve adaptée sur scène. Au-delà de l’humour, du 3e voire 4e degré, du non-sens, ce qui a marqué c’est le casting  incroyable.
Au Théâtre de Paris, Jean-Michel Ribes, auteur et metteur en scène, a formé une troupe absolument brillante.
Voici nos chouchous choisis par Ribes parmi plus de 300 artistes castés.

Palace sur scène Palace sur scène

Joséphine de Meaux is the one

La nouvelle Lady Palace ne manque pas de panache et de classe.
Dans sa robe jaune, elle dispense ses meilleurs conseils aux clients pour maintenir leur standing dans un palace. La priorité étant de baigner dans l’opulence financière. Le reste suivra tout naturellement.
C’est Joséphine de Meaux qui reprend le rôle et il lui va comme un gant. Elle est pétillante à souhait. Sa silhouette, son élégance, participent au charme qu’elle répand sur le public.
Bravo à Joséphine, elle nous a fait totalement oublier Valérie Lemercier, la créatrice du rôle pour la télé.

Rodolphe Sand truculent à souhait

Pas facile de porter comme nom Anus et d’avoir un transit laborieux, ni de déclarer sa flamme à son meilleur ami, ni même de se retrouver bloquer sur un escalier.
L’avantage est que le combo peignoir et mules va à merveille à Rodolphe Sand, tout comme son costume de trublion pour les séquences Soyez Palace chez vous !
Le comédien donne à voir ses multiples talents et son don de caméléon en se lovant avec aisance dans plusieurs rôles.
Elle n’en a pas l’air mais sa performance est physique. On l’imagine courir dans les coulisses pour changer de costume.

Philippe Magnan la force tranquille

Tour à tour bourgeois partouzeur, serveur ou académicien à l’article de la mort, Philippe Magnan impose son style. Pas d’éclat, tout est dans la subtilité, mais son jeu n’en est pas monotone pour autant.

Palace sur scène

Coulisses du spectacle

Jean-Marie Gourio, co-auteur de Palace sur scène, a confirmé lors de notre rencontre le cousu-main pour chaque comédien du spectacle :
“Une fois totalement écrit, on a cousu le texte sur les comédiens durant les répétitions On retouche toujours pour qu’ils soient joyeux sur scène. S’ils n’aiment pas une phrase, une réplique, on la change, pour que chacun puisse jouer avec un matériau qui lui plaise.”
L’originalité du spectacle est ce mélange de sketchs et d’intermèdes musicaux. Le comédien Eric Verdin évoque l’esprit de troupe :
On se nourrit beaucoup les uns les autres.
Je suis comédien et c’est la première fois que je travaille avec des danseurs. Je me nourris des danseurs, de leur énergie et de leur tonicité. J’entre sur scène porté par leur immense énergie. C’est nouveau pour moi,  c’est une expérience différente et stimulante.”
Palace sur scène
Seul regret : que l’une des plus belles répliques de la série soit absente de cette adaptation de Palace sur scène. Je vous laisse juge :
“Il a un anus trop artificiel pour être honnête !”

Un chef-d’œuvre que je ne comprenais pas quand j’étais petit et qui faisait marrer mon père, alors je répétais la phrase. J’ai compris le sens exact quelques années plus tard.

Palace sur scène

PALACE

d’après la sérié télévisée de Jean-Michel Ribes
adaptation Jean-Marie Gourio & Jean-Michel Ribes
mise en scène Jean-Michel Ribes

avec Salim Bagayoko, Joséphine de Meaux, Salomé Dienis-Meulien,Mikaël Halimi, Magali Lange, Jocelyn Laurent, Philippe Magnan, Karina Marimon, Gwendal Marimoutou, Coline Omasson, Thibaut Orsoni, Simon Parmentier, Christian Pereira, Alexie Ribes, Rodolphe Sand, Emmanuelle Seguin, Anne-Elodie Sorlin, Alexandra Trovato, Eric Verdin, Philippe Vieux, Ben Akl, Armelle Gerbault

au Théâtre de Paris
15 rue Blanche
75009 PARIS
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Street art à la Gare Saint-Lazare : Etien en impose avec son lézard

Après Levalet, Kan et Waone, c’est au tour d’Etien’ de répondre à l’invitation de la Gare St-Lazare en réalisant une fresque en bord de voie.
Son lézard clin d’œil-jeu de mot avec le lieu qui l’accueille se découvre de préférence au départ ou à l’arrivée des trains Transilien en gare ou en bout de quai.
Ouvrez l’œil.

Nous avons rencontré Etien’ au cours de ses 2 jours de travail à la bombe aérosol, rythmés par le soleil, le passage des trains et les premiers spectateurs étonnés.

Le lézard de la Gare Saint-Lazare

Le mur n’a pas été choisi au hasard par Sandra Nunes, Responsable du pôle Services St Lazare. Il était très souvent tagué et sa situation fait de lui un endroit stratégique à l’entrée des trains en gare.
Sandra a remarqué avec ses équipes que les murs accueillant des fresques street art sont beaucoup moins vandalisés.

Une fois les conditions réunies : choix de l’artiste, de l’animal, zone et normes de sécurité… Etien’ s’est lancé le défi de réaliser sa fresque en 2 jours.
Il avait réservé son billet retour pour Grenoble, en fin d’après-midi le 2e jour de travail, sûr qu’il arriverait à bout de son reptile.
Et il a tenu le timing, s’assurant des pauses pour s’hydrater et détendre bras et mains.

Bercé par le passage des trains, sa concentration est tout entière vissée aux deux pans de murs accueillant son anamorphose. Son idée : donner l’impression d’avoir creuser le mur pour faire sortir son reptile.
Etien’ est attaché au réalisme. Il se documente beaucoup pour la conception de ses œuvres murales. Pendant ses recherches, il découvre même de nouvelles espèces d’animaux. Et il adore jouer avec la perspective quand il le peut.
En revanche, en 15 ans de graffiti, il se dérobe systématiquement aux appareils photo : « Je préfère que les gens voient mes œuvres plutôt que mon visage ! »

Et ce n’est pas la première intervention d’Etien’ à la Gare Saint-Lazare. Il avait réalisé une anamorphose au sol dans la salle des pas perdus.

Œuvres pérennes en gare

Deux œuvres de Levalet continuent de surprendre et d’attendrir les visiteurs de la Gare Saint-Lazare.  Son “bureau des plaintes” est à voir au-dessus de boites aux lettres jaunes une fois monté l’escalier d’honneur, niveau quais 1 et 2. Et sa fusée rouge “prendre de la hauteur”  est à scruter à l’autre bout de la gare côté quais 20 et 21 pour trains normands.

L’hommage aux coquelicots de Monet par l’artiste Kan va retrouver sa pleine lumière suite au retrait de la signalétique spéciale portes de validation.

Et voie 27, le mur de l’Ukrainien Waone intrigue toujours autant par ses différents niveaux de lecture possible.

D’autres invitations à des street artistes sont en prévision.
Levalet reviendra très prochainement pour une nouvelle intervention. En attendant, Banksy est toujours le bienvenu lors de son prochain passage par la capitale.

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The band JOSEPH, a road movie album on the roads of life

The band JOSEPH is one of our crush of this year! A group formed in 2014 by Natalie Schepman and her twin sisters Allison and Meegan Closner.
The trio’s name is a tribute to their grandfather Jo and the town of Joseph in Oregon. The 3 sisters present us their 3rd album Good Luck, Kid. This new album is wanted like a road movie. It is at the same time intimate and intense.

The 13 tracks take us on the roads of life while questioning us on the choices that it is essential to have as an adult. An album definitely more pop but which does not lose the bulk of the group: the voices.
The trio master them to perfection, the harmonies are just perfect and takes us away completely. We cannot wait to discover the group live!

JOSEPH the band’s interview

Groupe joseph

USofParis: Did you use to sing all together since you were kids ?

Natalie: Surprisingly no! I am the oldest and I was always the one wanting to sing and be the center of attention. It wasn’t until we were adults in our twenties and I was playing music solo that I realized they could sing and how much better we would be together than I was on my own. I had a friend say “You don’t seem like you love your own music. What do you need to do to want to run it into people’s hands?” So I texted them on my way home from Chicago, “Want to be a band with me?

What’s the best advice given by your grandfather?

In the 80’s I gave up smoking, drinking, and wild women. My life has been boring ever since.” – Jo Hallam

Who write the music? The lyrics? How do you work together?

We write almost everything together and with other writers. Sometimes it starts with a melody Meegan sang in sound check that we got on voice memos. Sometimes it’s just a feeling that Allie starts talking about and I will start playing guitar while she sings whatever words and melody comes to mind. But other times we go into a room with a writer and start completely from scratch. In that case it might start with “What’s on your mind today?

Your sound has evolved. It is less « guitary », less acoustic than your precedent album. Where did the change in your sound come from?

After touring with a band on this last album cycle it opened our eyes to how big things can sound when you have drums, bass and electric guitar behind you. We wanted to write songs that would feel amazing live. We wanted the louder parts to be even louder and we knew that would make the quiet moments even more powerful.

Our team really really love Fighter. What is the secret of this beautiful song?

Thank you! I think the secret is that it’s honest. It’s a song we sing to each other to stay in the fight when it’s hard. Also Meegan is a dynamite singer and she amazes me. 🙂

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You just released the track Good Luck, Kid. How did you write it, what is the meaning behind this song?

This song is the only song on the album I wrote mostly alone. It was one of those that came tumbling out. When I entered my thirties I felt like everything changed and I was less certain of things I thought I knew. It’s like that saying, “The more you learn the less you know.” The world looks so different now than it ever has in my whole life and while I was explaining all this to my husband Chris, he said “It’s like the universe just stopped the car, tossed you the keys and said, “Good luck, kid.” And I knew that was the title.

I loved it because it reminded me of a technique my best friend Julie uses in her work as a therapist. It’s called Lifespan Integration Therapy and it is a process of connecting the adult you to the child you that still exists within you. I imagine this song is my adult self comforting that little girl me, acknowledging how hard things are but believing in her and reminding her she can do it.

What is your most personal song on your forthcoming album?

We each lead four songs on this album so I think we each have one that feels the most personal to us, but I think the most intimate and raw song on the whole album is a song Meegan sings called Revolving Door. This song doesn’t try to offer a happy ending. It’s a snapshot of the confusion and heartbreak you feel when you are betrayed by someone you love.

Is it difficult for a women group to evolve in the musical industry?

In some ways, yes! Naturally, in a society built on listening to men sometimes there is an extra hurdle to overcome to be heard. That said, we happen to work with an incredible team of men and women who work tirelessly to get our music in people’s hands and we have a fantastic audience who listens to us both because we are women and also regardless of that fact.

Joseph band

Which country you are the more excited to visit during your tour?

Oh wow! Well, since I am talking to you I will tell you we are VERY excited to come back to France. Our uncle, Jeff Hallam, has lived there for years (he’s also a musician there, Brisa Roche, Dominique A etc.) and he and his partner have a little son only a few years old. So, since I have a French cousin I’ve been learning French and I am excited to practice!

What kind of music are you listening to when you are on tour, in the tour bus?

Lizzo! Aways Lizzo. And Muna.

What is your favorite song ever?

Fix You by Coldplay because it makes me cry every time and it sums up the meaning of life: being together.

What makes you laugh the most?

Each other! 🙂

Interview by Joan and Alexandre

The band Joseph

JOSEPH
new album: Good Luck, Kid

(ATO Records / [PIAS])
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