Sketch Comedy : lundi poilant avec des talents du rire au Théâtre du Marais

Après les scènes ouvertes Debjam Comedy au Jamel Comedy Club ou Le Fieald au Théâtre Trévise, maintenant il faut compter le Sketch Comedy du Théâtre du Marais. Ok, ce n’est pas vraiment une scène ouverte… Mais chaque lundi à 20h, une brochette d’artistes déjà sur scène vient présenter ses atouts pour chauffer une salle pas forcément conquise d’avance.

15 min pour séduire

Face aux spectateurs, cinq humoristes et un MC. Ce lundi, c’est Cartman qui nous avoue faire ses premiers pas sur scène avant de se lancer dans son futur one man. Les lundis ne ressemblent, Tristan Lopin a aussi été MC d’un soir.
Côté humoristes, il  y a aussi bien des petit(e)s jeunes que des artistes avec une certaine bouteille. A voir, pêle-mêle : Caroline Vigneaux, Ben HMelha, Pablo Mira, Élisabeth Buffet, Aymeric Lompret, Soum Dembélé, Bun Hay Mean (Chinois Marrant) , Baptiste Lecaplain, Donel Jack’sman…

Sketch Comedy

Lors de notre venu le plateau était composé de Gérémy Crédeville, D’jal, Marine Baousson, Odah & Dako et Marion Mezadorian.
Et particularité de la soirée : deux spectateurs sont garants du « bon goût » des textes et deux autres auront la possibilité de désigner leur coup de coeur, en lançant leur coussin-coeur sur scène 🙂Sketch Comedy

Ce soir, on connait déjà le grand BG G. Crédeville. On a aimé découvrir Marion Mezadorian et le public aussi ; elle a eu droit à son joli coeur. Odah et Dako ont taillé un beau costard aux influenceurs et influenceuses, et c’est mérité ! Marine Baousson reprend avec talent le rôle de La Lesbienne Invisible d’Océan. En revanche, on a moins adhéré à l’univers de D’jal.
C’est aussi ça les plateaux d’artistes, tous les goûts sont sur scène et dans le public !

Vous êtes avides de rire et de nouveautés, le Théâtre du Marais vous attend le lundi, qu’il vente, pleuve ou qu’il fasse une chaleur intense ! L’entrée est en participation libre. Chapeau les artistes !

Sketch Comedy

Sketch Comedy

Tous les lundi à 20h
Spectacle gratuit, participation libre au chapeau en sortie.

Réservation obligatoire

au Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 Paris

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Photo du mois #80 : abécédaire

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de écri’turbulence de proposer le thème : abécédaire.

Parce qu’un abécédaire commence forcément par l’une des plus belles lettres de l’alphabet, ce A dans la nuit m’a attiré à lui.
Et il me réservait un joli coeur. 😉

Pour un tour d’abécédaires, c’est par ici :
Akaieric, Amartia, Angélique, Aude, Blogoth67, Brindille, Cara, ChristL, Christophe, Cricriyom from Paris, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Nicky, Pat, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

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Rachid Badouri rechargé pour le délire et l’émotion

Rechargé à bloc, Rachid Badouri est de retour à Paris pour une série de shows au Comédia.
Le Québécois d’origine marocaine nous propulse dans son délire total avec générosité et délectation. Rechargé est un spectacle de stand up actif. Badouri ne tient pas en place, son pied de micro ne lui sert que pour son entrée (n’arrivez pas en retard) et sa sortie de scène.

Rachid Badouri

Badouri, son père, sa mère, sa femme et vous

Rachid Badouri nous fait l’effet de Taz, le Diable de Tasmanie (dessin animé de Looney Tunes). C’est un tourbillon sans cesse en action capable de cris surprenants, voire flippants. Il a une capacité de déformation faciale impressionnante.
Le tout pour nourrir sa folie et son regard aussi bien excessif, juste et caricatural sur Paris, sa jeunesse, le couple.

Quand on n’a pas eu l’occasion de voir l’humoriste à l’œuvre dans l’émission Vendredi tout est permis, on ne sait pas trop ce qui peut arriver sur scène.
Et c’est ce qui est le plus trippant, découvrir sa folie, ses vannes sans en faire des tonnes non plus. Et surtout sa capacité à jouer avec les accents.

A la sortie de la salle, un spectateur lançait à un autre : « C’est comme Gad Elmaleh, il n’y a pas que les vannes !» et c’est vrai qu’il y a de ça.

L’incarnation de son père est absolument excellente, avec l’accent, le choc des cultures et l’incidence sur son éducation.

Rachid Badouri

Un final percutant

La dernière partie du spectacle vient bouleverser l’ambiance en partant dans le récit avec voix-off, jeu de lumière, tension.
Rachid Badouri offre alors un tout autre visage, sans filtre et enrichi par le récit de sa vie.

Standing ovation méritée pour l’artiste.
Rechargé c’est bien plus que du stand up !

Rachid Badouri
Rechargé

@ Le Comédia
4 boulevard de Strasbourg
75010 PARIS

Les vendredis et samedis à 19h
Dates supplémentaires : dimanche 23 et 30 décembre à 19h
et jeudi 27 décembre à 19h

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Cabaret Madame Arthur : nos folles nuits parisiennes !

Le Cabaret de Madame Arthur c’est la folie de Pigalle comme on l’aime. C’est la tradition du travestissement en version culte, live et connectée à Insta.
Monsieur K, Charly Voodoo, Corrine, Morian, Patachtouille, Vaslav de Folleterre, Martin Poppins… sont des créatures de la nuit aussi farfelues, délurées que géniales et glamour.

Notre première fois chez Madame Arthur reste incontestablement inoubliable ! Depuis, on y retourne avec allégresse, pour l’ambiance, l’inattendu et le charme certain de ces personnages hors normes.

Toutes les occasions sont bonnes pour s’encanailler chez Madame Arthur : une dépression en solitaire, un ennui collectif, une envie de fantaisie, un besoin d’inspiration, de légèreté, de folie.
Le programme est différent d’un soir à l’autre, selon les artistes sur scène et en salle, le choix de chansons, les réactions du public.
Tout dérapage est possible et forcément grandiose !

Madame Arthur Madame Arthur Madame Arthur

Madame Arthur chante en français ! 

L’unique mot d’ordre : un répertoire 100 % français. Le choix est large : de Brigitte Fontaine à Camille Sain- Saëns, Higelin, Barbara, Bashung en passant par Diterzi, Daho, Trust et la Reine des Neiges. Les surprises sont légions : costumes, perruques, maquillage, interprétations, accessoires, guests…

Ces créatures de la nuit sont provocantes, sexy en talons hauts, string ou jockstrap, glamour avec leur bustier, plumes, paillettes dans la barbe, fard sur les paupières.
Elles sont toutes photogéniques en diable. Chacune a son charme et peut nous faire dresser les poils de tout le corps avec une simple chanson.
Comme Corrine qui reprend magnifiquement Le Courage des oiseaux de Dominique A, Patachtouille, Champagne d’Higelin, Morian qui cherche un millionnaire ou qui a « tout mangé le chocolat. »

On renoue avec des chansons beaucoup moins connues aussi et ça fait du bien.

Madame ArthurMadame Arthur

Des séquences inoubliables

Et puis, il y a des scènes cocasses qui échappent aux smartphones.
Le visage de Jacques Gamblin dans le fessier de Martin Poppins. Le talon ultra fin de Morian calé dans l’entre-jambes d’Emmanuel de la team UsofParis – juste remerciement après avoir noué le corset de l’artiste avant son entrée en scène.
Ou encore la même Morian versant un seau à champagne entier sur un spectateur consentant du premier rang.
Ou encore Melody Gardot émue de rencontrer Bambi tout juste descendue de scène à plus de 80 ans.

BONUS : Madame Arthur aime l’effeuillage !
La preuve avec le Divan Japonais. Une soirée folle avec numéros de strips délurés (Kiki Béguin qui réalise un dessert sur scène), chauds comme la braise (Pierre Louis qui danse, tournoie, virevolte), coquins (Colette Collerette et subjuguants (Sucre d’Orge ou Soa de Muse).

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Madame Arthur Madame Arthur

Cabaret Madame Arthur / Divan du Monde
75 bis, rue des Martyrs
75018 PARIS

les jeudi, vendredi et samedi à partir de 20h
Spectacle à 21h et 23h
Club en français à partir de minuit

Chaque semaine la troupe de Madame Arthur chante… un artiste célèbre ou une thématique 3 soirs de suite.
Céline Dion, Mylène Farmer, France Gall, Jean-Jacques Goldman, les comédies musicales, les chansons de film…

Ne manquez pas les soirées effeuillages nommées Divan Japonais

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Révolte à la Lock Academy : shot d’adrénaline avec le prof Lock

Nous adorons être d’éternels élèves détectives à la Lock Academy. Alors lorsque que la Récolte à Lock gronde, la team du blog répond présente pour résoudre cette enquête qui s’annonce vitale pour notre cher enseigne.
Nouvelle enquête et donc nouveau défi, impossible de reculer.
Notre vaillante équipe s’est plongée avec une réelle frénésie dans cette aventure passionnante. Notre avis.

Révolte à la Lock

Le Professeur Lock, fondateur de l’incontournable Lock Academy, a choisi de vendre sa célèbre institution de détectives à son pire ennemi, le criminel Jim Key. En tant qu’apprentis détectives favoris, vous devez empêcher cette vente en menant l’enquête dans l’antre du professeur lui-même.
Une heure pour tout faire et contrecarrer les projets fourbes de Jim Key.

Une nouvelle ambiance aux décors psychédéliques

Sans dévoiler plus de l’intrigue, cette aventure est la suite directe de L.A. Confidential, une autre enquête ultra immersive du Professeur.
On commence devant la porte de l’appartement du professeur. Et toute l’histoire se dévoile petit à petit.

Révolte à la Lock

Comme toujours à la Lock Academy, les décors sont soignés et les mécanismes totalement créatifs : informatique, manipulations inventives, énigmes avec des réponses farfelues et drôles.
Il y a même de l’interaction en mode 1.0 vraiment bien pensé. Le côté rétro est trippant pour les geeks bercés dans les années 80.

On ne peut pas en dire plus de peur de trop dévoiler l’histoire !

L’avis de la Team USofParis

Les énigmes  se succèdent de façon fluide, avec ou sans l’aide de notre bienveillante maître du jeu.
Le décor et les mécanismes rendent cette enquête jouissive.

L’enquête est plutôt homogène. Tout le monde peut collaborer sur tout. Le jeu est hyper stimulant du début à la fin.
C’est vrai que les dernières minutes sont tendues et propices à frictions.
Notre Game Master nous confie que « beaucoup de gens s’engueulent à la fin car ils ne s’entendent pas. – la musique prend un peu le pas sur l’ambiance sonore de la salle. « Deux frères se sont même tapés dessus ! »
Quand il s’agit de gagner, les réactions peuvent être surprenantes d’un participant à un autre.

Révolte à la Lock

L’équipe d’USofParis sait se contenir mais quand l’adrénaline est débordante. La collaboration s’est bien passée. Les coups de pouce de notre Game master tombent toujours au bon moment. Comme elle nous le confirme « Il y a des signes quand l’équipe a besoin d’un indice : c’est quand les joueurs parlent moins, quand les joueurs regardent l’écran, en attente d’un message. »

Encore une fois, nous avons vaincu Jim Key. Et nous sommes sortis tout aussi rincés et crevés que pour L.A. confidentiel, malgré une clim efficace.

Avec Révolte à la Lock, la Lock Academy signe donc une nouvelle belle mission avec un scénario toujours bien pensé.
On a tellement hâte de passer L’Examen, la toute dernière invention de cette équipe de créatifs génialement dingues !

Révolte à la Lock

Lock Academy
Académie Sébastopol

131, boulevard de Sébastopol
75002 PARIS

2 autres aventures à la même adresse : L.A Confidential et L’Examen 

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MARXITO : Thierry Marx réinvente le sandwich entre 2 pancakes

« Marxito, Marxito, Marxito !« 
C’est ce que l’on a envie de crier une fois découverte la nouvelle adresse du chef Thierry Marx et du designer Ora Ito.
Un décor futuriste et kawaii pour un cuisinier qui prouve une nouvelle fois son amour pour le Japon et son inventivité en mêlant produits de qualité et plaisir des papilles.

MarxitoC’est donc à deux pas du rond-point des Champs-Élysées que le pas de porte vitré s’offre à nous. On entre et se trouve face à une cuisine impressionnante pour un spot de food sur le pouce.
Et surtout, tout droit venue du Japon, une drôle de machine à faire des doriyaki, ces crêpes épaisses (habituellement fourrées de pâte de haricots rouges). C’est elle qui donne l’âme culinaire du lieu et permet de déguster ce sandwich d’un genre nouveau, à l’air de l’hégémonie toute puissante du hamburger.
L’avantage de la galette japonaise : elle compose un « bun » beaucoup plus léger.
Côté salle, c’est un rose pâle qui nous embarque à Tokyo. Une impression renforcée si on s’isole dans la salle du fond, coupée de la rue.

Marxito

Un Marxito matin et midi

Et en formule, si ça vous dit !
Pour le petit-déjeuner, une version Express sucrée et une Full salée.
On n’a pas gouté le Egg Marx Morning. Mais s’il est du même acabit que les salées du midi, n’hésitez pas. Quant aux Marxitos sucrés, ils ne le sont pas trop justement. Nos deux préférés sont le Matcha (croustillant thé vert) et le Nuage (crème mousseuse nature). Deux petites bombes à emporter dans leur petite enveloppe.

Marxito
Marxito Matcha croustillant thé vert

Pour votre pause déj, les formules sont simples : végétarien ou non.
Smoky Mozza, Avocado Heaven, Pink Salmon Pickle ou Pastrami Fireball. Chacun, chacune trouvera son plaisir, chaque sandwich est singulier.
Notre crush : le Pastrami Fireball relevé à souhait avec une viande de haute volée.

Marxito
Marxito Pastrami Fireball

Les produits au service du bien manger

Alors, oui certains pourront trouver les formules peu économes.
Mais comme toujours avec le chef Thierry Marx : la qualité prime et tout est sourcé et bio. La farine de sarrasin provient d’un moulin de Bretagne, celle de blé est produite en région parisienne. Les produits crémiers viennent du Cotentin et de la vallée de Chevreuse. Et les produits maraichers et fruitiers sont cultivés dans l’Eure et Loire.

Marxito

Formule ou sandwich seul, sucré ou salé, laissez-vous donc tenter par ce petit bout de Japon qui s’installe à Paris et en bouche.

Marxito

Marxito

par Thierry Marx et Ora Ito

1bis rue Jean Mermoz
75008 Paris

du lundi au vendredi de 8h à 17h30
Menu Matin jusqu’à 11h30  (5€ et 11 €)
Menu Midi à partir de 11h30 (15€ et 17€)

Sans réservation

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Le groupe Minuit sort Vertigo : la chaleur en plein automne

Ce mercredi, on se presse pour découvrir Vertigo, le premier album du groupe MINUIT, qui joue à domicile au Bus Palladium.
En 2015, on avait pris une claque avec son EP, à grands coups de Flash. Aujourd’hui, on s’attend donc à tout mais surtout au meilleur de la part des dignes héritiers des Rita (on tentera d’arrêter là toute comparaison).

Minuit Minuit

Les membres de Minuit affichent directement ses objectifs : nous enivrer avec leur cocktail éponyme, nous divertir grâce à un personnage haut en couleur et surtout nous faire danser. On est en pleine semaine, on n’était pas prêt pour autant de folie.

Et voilà que la bande apparaît sur scène, portée par Simone Ringer et son allure toujours très seventies parisienne entourée de ses boys : Raoul Chichin, Joseph Delmas, Klem Aubert. 

Minuit

La chaleur monte rapidement alors que défilent les titres de ce Vertigo : c’est du funk, c’est du rock, c’est de l’électro, c’est du chant… On se laisse complètement happer par les riffs de guitare et le déhanché de Simone. La chaleur monte et on est à bloc sur le titre Paris Tropicale. On tombe en amour sur Le Goût du Sel, on fuit avec Exil, bref on adore Vertigo !

Le live termine en fureur avec deux reprises aussi inattendues que savoureuses : DR. Beat des Miami Sound Machine et You Should Be Dancing des Bee Gees. Clap de fin.

Il est bientôt minuit et on n’a qu’une envie, faire la fête jusqu’au bout de la nuit.

On réaffirme notre amour pour Minuit, Simone, Raoul, Joseph et Klem. Si vous ne les connaissez pas encore, vous avez 12 titres pour le faire et 0 excuse !

report by Sarah
Photos by Joan

Minuit

MINUIT
1er album Vertigo

(Because)

en concert le 20 novembre à La Cigale, Paris

et en tournée en France : Rennes, Nancy, Toulouse, Lyon… 

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Pitchfork Paris 2018 : CHVRCHES, Blood Orange, Bagarre lives effrénés

Pitchfork Music Festival Paris 2018 !
Vendredi incroyable à la Grande Halle de la Villette avec 10 lives, 10 univers musicaux bien distincts, autant que de styles vestimentaires aussi bien côté artistes que côté festivaliers. Ça parle pas mal anglais dans le public du Pitchfork, c’est génialement dépaysant ! 

Belles têtes d’affiche pour ce Pitchfork Paris 2018 avec Bagarre, CHVRCHES et Dev Hynes alias Blood Orange !
Et des révélations qui assurent : Dream Wife, Car Seat Headrest, Lewis OfMan, Boy Pablo…

Pitchfork Paris

Pitchfork Paris

Bagarre : on jouit ensemble ! 

Jouissance est le mot juste. Ce groupe métissé est d’une incroyable fougue. Le pouvoir hypnotique de sa musique fait soulever les pieds du sol.
Le gouffre est aussi génial en live qu’en solo sous sa douche.
Bagarre c’est un peu Arcade Fire en jogging. Les membres du groupe comme les canadiens changent d’instrument, se succèdent en leader vocal. Chacun a son voix et son charisme sans déstabiliser l’équilibre du set.
Fin de concert en mode « j’encule ton père » ta mère » est has been), une guitare démembrée et une batterie démontée.

Pitchfork Paris

CHVRCHES : tout pour Lauren 

Le charme de Lauren Mayberry est imparable. A tel point que j’ai oublié involontairement de shooter les autres membres du groupe CHVRCHES. Honteux ! 😉
Je me suis laissé emporter, charmer par son jeu de scène, sa voix impossible à imiter.
Les garçons et les filles autour de moi qui connaissent les chansons préfèrent chanter en play-back tant le timbre de Lauren est particulier.
Les nouveaux titres Graffiti, Miracle sont aussi efficaces que les airs connus.
On peut juste regretter que les versions live soient des copier-coller des versions album. J’aurais aimé être surpris.

Pitchfork Paris

Blood Orange : il faut le voir pour comprendre 

Dev Hynes alias Blood Orange est un artiste assez fascinant à observer. Il est capable de prendre la guitare pour 2 accords et de la reposer, se mettre au piano à queue pour terminer une chanson.
Et sa balader avec 2 bandanas à la main alors qu’il en a déjà un noué sur la tête. Il a joué avec tout le long du concert. Je pensais innocemment qu’il les jetterait à ses fans dès le premier titre.
Musicalement c’est étrange aussi. Il n’est pas évident d’adhérer quand on ne l’a jamais entendu avant. Il y a une sorte d’abstraction étrange. Difficile de repérer dans les premiers titres du set des refrains accrocheurs que l’on pourrait répéter en chœur. Il n’en reste que son live est à voir.

Dernière source de fascination : son compte Instagram. 25 publications et déjà 309 K followers. Total respect !

Juste avant Pitchfork Paris 2018 a accueilli des révélations à gogo, petit tour des sons du moment : 

Pitchfork Paris

Boy Pablo : la fraicheur adolescente 

Ça rappelle une amourette de vacances en mode ado. On n’est pas très beau mais joyeux comme des petits génies pensant qu’on est les seuls à vivre et à faire ce que l’on fait. Bien sûr il y en a plein d’autres qui font pareil.
Boy Pablo ne réinvente pas la pop acidulé mais il n’en est pas moins attachant.

Pitchfork Paris 2018

Tirzah, la discrète 

Long sweat, bas de survet’. Comme une impression que Tirzah aurait pu sauter du lit et filer direct sur scène. Son entrain et son charisme ne sont pas ses qualités premières. Sa voix captive fort heureusement au-delà de toute nonchalance.
Le titre All I want is you est trippant, This is your devotion emporte dans une rythmique lancinante. Hâte de la voir prendre de l’assurance.

Pitchfork Paris 2018

Pitchfork Paris

Dream Wife : les audacieuses de Brighton 

Un trio d’adorables bad girls venu de Brighton qui envoie un rock pulsé à donf.
Dream Wife, c’est énergique. Le bas résille sous le shorty de sport génialement décalé.
Ces filles savent laisser un souvenir impérissable de leur live, la preuve avec ce concert court mais intense au Pitchfork Paris 2018 qui se termine par un« Big fuck to gender norms! »

Lewis OfMan : il a tout d’un grand 

Il ne faut pas se tromper. Lewis OfMan est bien français malgré ce nom de scène très anglo-saxon. T-shirt blanc, bas de survet’ rouge, le DJ juvénile se la joue à la cool pour un set guilleret, romantique et love love à souhait.
Y’a un peu de guimauve dans l’electro, du Cerrone version meilleur poto, voire David Guetta qui aurait la petite vingtaine galvanisant les foules. Les fans connaissent les paroles par cœur de Je pense à toi et Plein de bisous.
Et là franchement, ça m’arrive très rarement, mais je me suis senti vieux.

PItchfork Paris 2018Pitchfork Paris 2018

Car Seat Headrest 

Un côté Beck dans la voix de Will Toledo et de The Horrors aussi avec moins de style. Le bas de pantalon tout mou idéal pour une séance de yoga, c’est moyennement classe.
On lui préfèrera le charisme plus avenant du guitariste aux cheveux blonds bouclés ou d’Andrew Katz le batteur avec son serre-tête éponge de tennisman.
Le rock des Américains de Car Seat Headrest emportent la mise, surprend et donne envie d’en écouter plus.Pitchfork Paris 2018Pitchfork Paris 2018

Chromeo

Nos « cousins du Canada » assurent le show à deux avec force de faisceaux lumineux, d’electro-clubbing et de bidouillages vocaux. Les jambes qui portent leur platine sont sexy et lumineuses. Dave 1 est le bogosse de ces dames, gendre idéal, ligne parfaite. Alors que Pee Thugg est l’ourson déconneur qui fait des tresses à sa barbe et qui est capable d’émoustiller les amoureux.ses de torse poilu.

Pitchfork Paris 2018 n’est pas fini! 
Ce samedi, un plateau de 11 lives t’attend pour réussir ton week-end. 

Site officiel : pitchforkmusicfestival.fr

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Salon du chocolat 2018 : tentations très gourmandes venues du Japon

Le Salon du Chocolat 2018 invite le Japon à tenter, émerveiller et surprendre nos papilles.
Chefs-d’œuvre visuels, mini-sandwich jambon chocolat, mignonneries, saveurs matcha et thé à gogo, fraises enrobées.
Tout est kawaii, mignon et désirable.
Petit tour des découvertes à faire absolument cette année car la plupart des chocolatiers japonais présents au Salon du Chocolat ne sont pas encore présents en France.

Salon du chocolat

salon du chocolat

Une série de chefs-d’œuvre réalisés par une sorte de magicien gourou. Tout de noir vêtu, Junichi Mitsubori tranche avec les couleurs attrayantes de ses créations. Il serait le maitre du wagashi, des pâtisseries traditionnelles japonaises. Difficile de le contredire tant ses créations sont photogéniques.

Salon du chocolat

salon du chocolat

J’ai goûté à une fraise enrobée de chocolat blanc. Oui, je sais : Godiva baigne ses fruits dans le chocolat. Sauf que les fraises de Ginza Sembikiya sont plus subtiles visuellement et gustativement. Mon adhésion est telle que j’ai acheté une jolie boîte colorée que je garderai certainement en souvenir une fois l’ensemble dévoré.

Salon du chocolat

Salon du chocolat

Le stand Tokyo Chocolate réserve de surprenantes créations. Comme les pinchos japonais chocolat jambon cru à 3€, de la taille d’un amuse-bouche. Le pain de burger revisité a été remplacé par une sorte de biscuit cuillère, c’est mangeable mais ce n’est pas la folie. Il y a aussi la version thon : pas tentant. Et le fourré matcha.
Les sucettes kawaii font fureur, d’autant qu’elles sont réalisées sur place.
À côté, de petites ganaches chocolat blanc et crème fraîche au matcha d’Uji saupoudrées de matcha plutôt convaincantes. Ainsi que d’autres chocolats tout mignons à croquer.

Salon du chocolat

J’ai testé aussi la tablette chocolat du Cacaotier Gokan à l’hojicha, un thé vert torréfié japonais. Le goût est assez délicat et suffisamment convaincant pour repartir avec un exemplaire. Juste à côté, ne pas hésiter à goûter la madeleine chocolat.

Salon du chocolat

Le talent japonais gagne aussi les World Chocolate Masters 2018. La réalisation spectaculaire du finaliste Akihiro Kakimoto impose le respect. Est-ce que cette femme chocolatée sera récompensée ? Réponse très bientôt.

Salon du chocolat

J’ai aussi aimé les boîtes de la Chocolaterie Takasu.

Il y a aussi le bonbon chocolat en forme de Tour Eiffel à retrouver au milieu des 30 autres variétés proposées par Salon de Royal (Kyoto). Le stand offre un beau décor japonais et des animations. A ne pas manquer.

Salon du chocolat

Enfin, le pâtissier japonais installé à Paris, Sadaharu AOKI, ressort son drôle de gaufrier pour offrir son Tokyo Macaron Yaki, un macaron au chocolat enrobé de pâte à gaufres au thé vert. C’est moelleux à souhait. C’est mon passage obligé à chaque Salon du Chocolat.

Salon du Chocolat 2018

à la Porte de Versailles – Pavillon 4 
1 place de la Porte de Versailles
75015 Paris

jusqu’au dimanche 4 novembre 2018

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RADIO ELVIS en interview : on a parlé Ces garçons-là, tournée, New York…

Aussitôt terminé sa première tournée, Radio Elvis est reparti à l’écriture, renforcé par l’énergie du live et des plus de 250 concerts.
Le nouvel album Ces garçons-là est un écrin magnifique réunissant 11 titres virtuoses.
L’ensemble est porté par la poésie de Pierre Guénard et les compositions avec ses deux compagnons de route Manu Ralambo et Colin Russeil.
J’ai déjà le coeur accroché à New York, Prières perdues et La Sueurs et le sang

Interview Radio Elvis 

Radio Elvis
selfie exclu pour UsofParis

UsofParis : Que retenez-vous de la première tournée de Radio Elvis ?

Pierre Guénard : En 250 dates, on a appris à se connaître ! Colin, le batteur, et moi, on se connaissait déjà. On a fait le premier EP ensemble. Manu est arrivé sur la fin de l’enregistrement.
Dans un bus 9 places, ça crée des liens (ça peut aussi les défaire). D’ailleurs, ça a fait les deux. 😉
Au début, on n’avait pas les mêmes références, on s’est fait écouter des choses.
Et pour le deuxième album, on s’est rendu compte que l’on avait les mêmes envies, le même vocabulaire pour parler musique. C’est important d’avoir les mêmes mots pour parler d’un son.
C’est quand même très abstrait.
C’était ma première expérience de tournée, je découvrais tout. J’ai appris mon métier.

Vous avez fait de belles scènes ! 

Manu Ralambo : Le plus bel exemple : on jouait dans un joli théâtre de verdure au bord de la mer et le lendemain on se retrouvait dans une église à l’autre bout de la France.
Après la grande scène des Francos, on jouait quelques jours plus tard dans un champ, sur des tapis.
Pierre : On a fait une tournée de villages où on montait la scène tous les jours !
Ça nous appris à gérer notre stress et surtout à savoir ce qui était important sur scène. On a eu toutes les galères possibles en concert. Et en fait, on s’en sort toujours ! 🙂
Faire un mauvais concert, ce n’est pas possible ! Notre métier,  c’est de savoir gérer les imprévus.
Manu : On trépigne là. On a envie de retrouver la route.

Un groupe, c’est un peu un couple. Quel type de couple êtes-vous ? 

Pierre : On est un couple apaisé. Il y a eu des moments de tension même pendant la tournée. Il y a eu tout un automne compliqué entre nous. On galérait dans nos vies et aussi sur scène et on avait beaucoup de pression, avant la Cigale.
Nous avions 40 dates en trois mois. Et après la Cigale, ça nous a libérés. En fait, on est un couple organisé. Dans la gestion du groupe, chacun a vite trouvé sa place. Je m’occupe du RP, des médias, de l’image. Colin et Manu, plus de la partie technique. En plus, on trouve maintenant chacun notre place artistiquement, ce qui n’est pas forcément évident.

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J’ai eu l’impression d’une énergie live en écoutant certains titres.

Pierre : L’album dégage plus de live car nous avons appris à jouer ensemble. On s’est plus lâché sur ce disque. On joue mieux depuis le premier, on a de meilleurs instruments et ça compte. Et on a enregistré sur bande. Au final, on a plus confiance en nous.

Prières perdues est un titre très fort !

Manu : Pour ce titre et La sueur et le sang, on s’est dit faut qu’on les fasse de A à Z sans rien couper. Jouer live.
Pierre : C’est une prise totale. On a fait venir un pianiste exprès en studio, Nicolas Subrechicot (le pianiste de Lou Doillon). Il a enregistré aussi New York, plusieurs titres. On voulait jouer en live. Donc on devait être quatre.

Pierre : Quelques titres de l’album n’ont pas été écrits en tournée, mais les premières phrases ont été écrites pendant, comme 23 minutes.
J’ai repris des vieux carnets.
J’ai commencé à écrire en octobre 2017 et on a commencé à enregistré en mars 2018, en 10 jours. On a tout composé en 6 mois. Il fallait vraiment qu’on s’arrête. Et que l’on joue pour nous.
Il y avait une urgence à dire les choses, sans trop réfléchir, se laisser aller dans la spontanéité et dans la confiance.
C’est très laborieux l’écriture des textes pour moi. Je réécris beaucoup. J’ai parfois un carnet entier pour une seule chanson.

Quelle est l’origine de Prières perdues et Fini fini fini ?

Pierre : Ce sont deux textes qui sont apparus en même temps, le 13 novembre 2015, le jour des attentats et le jour d’enterrement de mon grand-père. Sur la route pour rejoindre le groupe après l’enterrement pour un concert, j’ai écrit Fini fini fini. Et le soir, on dînait ensemble et on apprenait les nouvelles. J’ai commencé à écrire Prières perdues dans la chambre.
C’était aussi l’anniversaire de ma soeur. C’était très éclaté émotionnellement.
Et la vie en France a vraiment changé à partir de ce jour-là.

Le titre New York a-t-il été écrit sur place ?

Pierre : La grille d’accord s’est faite en tournée. On écoutait pas mal Kevin Morby. Cette grille d’accord m’évoquait ce musicien.
On faisait une session de défrichage dans les Landes, au Manoir de Léon, en studio. C’est le premier titre que l’on a commencé à travailler avec Fini Fini Fini.
On était hyper enthousiastes. Mais j’ai mis un an à trouver les paroles.
Ça nous évoquait tous New York parce qu’il y avait ce piano à la Mickael Nyman.
Une atmosphère un peu briques, des films de Spike Jonze, Arcade Fire, MGMT.
L’ambition pour cette chanson était d’en faire notre Ultra Moderne Solitude à nous. On adore cette chanson de Souchon, elle est magnifique. Ça m’a d’ailleurs empêché d’écrire car je trouvais toujours moins bien que l’original.
Mathieu Lescop m’a aidé à écrire les refrains.

New York s’épuise, la musique ça épuise ?

Manu : Oui ! Je me souviens quand on s’est dit qu’on allait commencer à composer.  Se mettre au piano, à la guitare, puiser, chercher. C’est de l’énergie !
Pierre : C’est une charge mentale dense, quand on entre en studio. Ne rien oublier de ce qu’on s’est dit, de ce qu’on a projeté.
On avait pas mal pris de notes, Manu aussi.
Quand j’ai fini mes voix, j’ai cru que j’allais faire une dépression. Parce que la pression, les contraintes. On n’a pas de studio à vie.

Un accident heureux pour ce nouvel album ? 

Pierre : Le publison ! 🙂
Manu : On a enregistré dans un studio des années 90 où Noir Désir a enregistré l’album 666.667 Club. Il y avait une machine électro qui déconnait. Et notre ingé son s’est amusé avec « cette panne » pour faire des effets. Au final, il l’a mis quasiment partout.
Pierre : Ce qui est heureux aussi c’est que l’on a fait avec les éléments qu’il y avait sur place : le piano à queue, rhodes bass comme The Doors, ça a donné la direction première de l’album.
Denis Barthe, le batteur de Noir Désir, nous a prêté aussi le synthé Juno 106 avec tous les réglages de Des visages, des figures. J’étais subjugué.
Ça a participé à la magie de l’enregistrement.

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Quel homme êtes-vous ?

Manu : Depuis l’enfance, je n’y pense plus trop. 🙂
On me dit beaucoup : « tu as une part de féminité« . Et je m’en fous ! 🙂
Pierre : Je n’ai jamais été pris pour quelqu’un de viril. Je me suis fait souvent traité de PD – alors que je ne voyais pas en quoi c’était une insulte. Il se trouve que toutes les références que j’aime sont souvent très gayfriendly. Et je plais beaucoup aux homos en général. 😉
A une interview sur mes séries télé d’enfance, j’ai répondu Xena la guerrière, symbole pour les lesbiennes.
Parfois, je doute. Avec ma copine, on en rigole !
J’aime bien les mecs. J’aime les beaux hommes, comme les belles femmes.

Pour le clip de Ces garçons-là, j’ai demandé qu’on filme le cul du torero, car je trouvais les lignes magnifiques. Et ça ne fait pas de moi un homo.
Je fais attention à mon image, c’est un défaut. 🙂
Je suis un homme qui se cherche beaucoup capillairement et vestimentairement.

Interview by Alexandre 

Radio Elvis

Radio Elvis 
Ces garçons-là

(Pias / Le Label)

sortie le 9 novembre 2018 

Pias Nite Carte Blanche à Radio Elvis
le 15 novembre à La Maroquinerie, Paris.

Radio Elvis

Concert le 4 avril 2019 au Trianon, Paris 

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