Archives de catégorie : Cirque

Toruk : coulisses et secrets de création du Cirque du Soleil

Quelques heures avant la première parisienne, nous avons eu la chance de visiter les coulisses de Toruk, le premier vol à l’AccorHotels Arena.
Cette production gigantesque du Cirque du Soleil a déjà conquis une vingtaine de villes à travers le monde. 

Visite en backstage et découverte des secrets de conception de ce show époustouflant.

Toruk coulissesToruk coulisses

Toruk, fidèle à l’univers de James Cameron 

Le spectacle Toruk a nécessité 5 ans de conception. Le Cirque du Soleil a travaillé en étroite collaboration avec James Cameron et l’équipe artistique du film Avatar, pour être le plus fidèle possible à l’univers des Na’vis.
La bible de Pandora, le document de production référence, a pu être consultée notamment pour la conception des créatures en version marionnettes.
Ainsi, sur la piste, nous retrouvons des bêtes authentiques, présentes dans le premier volet d’Avatar et d’autres inédites comme l’austrapède ou la tortue.
Et chose surprenante : ce sont les marionnettistes qui produisent, en direct, les sons des bêtes qu’ils manipulent.

Toruk coulisses

Toruk coulisses

Le Toruk– un dragon qui pèse 115 kilos et déploie ses ailes sur 15 mètres – a droit à 5 marionnettistes qui associent leur voix pour lui assurer son cri effrayant.

Enfin, la marionnette de l’Equidius est équipée d’une caméra et d’un écran intérieur pour permettre de aux deux manipulateurs de voir de gérer leurs déplacements sur scène.

Toruk coulisses
Les Frenchises Vincent, Priscilia et Jordan

Artistes na’vis

Les 45 artistes sur la piste sont à la fois acrobates et comédiens en interprétant des na’vis. Le Français Jordan Delvingt qui assure le rôle de Ralu nous confie que ce spectacle est un vrai challenge physique. Il faut gérer les acrobaties et les flexions (propres aux Na’vis) en portant une queue. Sans compter l’interprétation de son personnage et la pratique de la langue Na’vi.
Malgré sa condition physique, Jordan ne peut pas assurer le rôle de Ralu quand le spectacle se joue deux fois en journée,  comme le samedi et le dimanche. Pour la seconde séance, il alterne avec des personnages secondaires.

Toruk coulisses

Toruk coulissesToruk coulisses

Confidence de l’attachée de presse qui nous permet cette visite : certains artistes-athlètes lui auraient dit qu’ils étaient prêts à durcir leur entrainement pour prendre encore plus de plaisir en piste et  que la représentation soit ainsi moins éprouvante pour leur corps. Total respect !

Les artistes sont aussi spécialistes de leur propre maquillage qu’ils assurent à chaque représentation et qui représente 1 heure de concentration face au miroir.

Et si un artiste ne peut assurer son numéro un soir ? Un autre pourra prendre le relais, En fait, tout le monde peut se doubler et alterner. Il n’y a donc pas de doublure à proprement parler.
Tous les scénarios sont prévus” par le Cirque du Soleil parce que “The show must go on !

Grâce à un système de poursuite lumière intelligente, appelée Black Trax, les artistes sont toujours dans la lumière, même s’ils leur arrivent de changer leur parcours. Les acteurs ont sur eux des capteurs qui permettent aux lumières de suivre tous leurs mouvements.
L’improvisation sur certains tableaux est donc possible.

Toruk coulisses

Toruk, le premier vol
par le Cirque du Soleil


du 4 au 14 avril 2019

Séance supplémentaire le vendredi 12 en matinée

à l’AccorHotels Arena
8 Boulevard de Bercy
75012 Paris

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Toruk coulisses

Toruk coulisses

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TORUK du Cirque du Soleil : immersion sensationnelle dans Pandora

Après Lyon, c’est au tour de Paris de célébrer la production spectaculaire Toruk, le premier vol, par le Cirque du Soleil. Une adaptation fidèle de l’univers d’Avatar de James Cameron – l’équipe artistique a eu accès à la bible de Pandora.
Le spectacle est époustouflant !

Toruk est une réussite totale en matière de costumes, maquillages, décor, projections vidéo, conception de marionnettes et création musicale.

Toruk Paris Toruk Paris

Toruk, sublime démesure

Dès notre entrée en salle, au vu de la piste qui occupe toute la fosse de l’Arena, on se doute que ce que nous allons voir sera inouï.
Au bout de quelques minutes seulement l’adhésion à cette adaptation scénique du monde d’Avatar, prequel du film par le Cirque du Soleil est totale. Les yeux ne savent plus où se diriger tant il y a avoir.

Devant nous, 45 artistes sautillent, courent, virevoltent chaque soir à travers les 2 000 m2 de piste. Pour le Français Jordan Delvingt qui incarne Ralu, l’un des personnages principaux du show, le compteur affiche 10 km parcourus en deux heures. Il n’y a aucun doute concernant la performance physique.

Les projections vidéo qui permettent l’immersion dans les différents décors et les ambiances d’Avatar se déploient sur la totalité de la piste. Quand une vague déferle, elle emporte tout et quand la terre tremble, la sensation visuelle est bluffante. En taille et en comparaison, la projection se déploie sur plus de 5 écrans Imax.
La prouesse technique est de paramétrer dans chaque nouvelle Arena où se produit le Cirque du Soleil.

Toruk Paris Toruk Paris

L’Odysée des Na’vi

Cette fois, ce ne sont pas les numéros qui donnent leur sens au spectacle mais le récit. On se trouve téléportés 3 000 ans avant Avatar pour suivre l’aventure de deux garçons Na’vis, Ralu et Entu, bientôt rejoints par la jeune fille Tsyal, lancés dans une course pour sauver leur arbre de vie.
Différentes épreuves jalonnent le voyage de ce jeune trio qui a la destinée de la planète Pandora sur les épaules.

Un conteur charismatique, qui ne tient pas en place et qui se produit aussi dans les gradins de l’Arena, porte le récit. Les dialogues entre les protagonistes eux sont en langue Na’vi, fidèles à Avatar. Paul Frommer, le concepteur de cette langue fictionnelle, a apporté son aide à la production pour que tout soit authentique.
Car certains fans absolus d’Avatar qui viennent voir Toruk connaissent leur Na’vi sur le bout des doigts. Aucune erreur n’est permise.

Même fidélité pour la conception des créatures qui peuplent ce monde fascinant. Toutes ces marionnettes ont été validées par l’équipe artistique de James Cameron. D’autant plus que certaines bêtes sont dévoilées en exclusivité. En effet, certaines ne feront leur apparition que dans les prochains épisodes d’Avatar.

Toruk Paris

TORUK, le premier vol est un spectacle unique en son genre qui offre des tableaux d’une réelle beauté. Une immersion dans un monde fascinant. Une odyssée palpitante qui emporte toute notre attention et nous donne même quelques frissons de plaisir.

Toruk Paris

Toruk, le premier vol
par le Cirque du Soleil


du 4 au 14 avril 2019

Séance supplémentaire le vendredi 12 en matinée

à l’AccorHotels Arena
8 Boulevard de Bercy
75012 Paris

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Le Cirque Electrique nous allume avec Cabaret décadent n°69

Le Cabaret décadent du Cirque Électrique a le don de nous allumer. Un cabaret qui nous émoustille avec un diamant brut pro de l’effeuillage et de pole dance. Un spectacle qui joue avec nos limites quand il s’agit de numéros de fakir ou de voltiges la tête en bas.
La revue électrique n°69 est un show qui n’a pas fini de nous surprendre avec les jeux d’équilibre, le feu ou encore son invité très surprenant de la semaine.

Le Cabaret décadent c’est l’audace sous chapiteau en plein Paris, de la musique live qui envahit tout le corps et qui colle parfaitement aux numéros.
A trop se frotter à ces gars et ces filles sur la piste on pourrait être tenté de se balader nu, de porter un corset quand on est un homme ou de ne plus avoir le sens de l’apesanteur quand on est une femme.

Bien sûr, on a nos chouchous : Otomo de Manuel, le MC à la voix démoniaque qui porte fier talons hauts et tatouages sur le torse.
Pierre infatigable génie de la pole dance avec talons hauts et muscles secs. On se prend à rêver que l’on pourrait aussi se jeter sur la barre.
Et Antoine qui tournoie lové dans sa roue cyr, avec ses chaussures vernies.

Ce cirque remue nos limites comme il peut nous être bienveillant et jouissif. Mais certains numéros pourraient tout de même vous secouer plus que vous le pensez.
Car au final, tout est charnel, efficace et puissant.

La revue électrique n°69 du Cabaret décadent nous donne envie de célébrer notre différence et de la hurler à la face du monde.

Marcopunk, guest de la semaine venu d’Espagne

Cabaret Décadent – Revue Électrique n°69

avec Amélie Kourim, François Borie, Constance Bugnon, Antoine Redon, Marie Le Corre, Mathieu Hedan, Pierre Pleven, Guillaume Leclerq, Otomo De Manuel
et les musiciens : Jean-Baptiste Very, Hervé Vallée, Maria Fernanda Ruette, Adrian Gandour…

jusqu’au 30 mars 2019

Le Cirque Électrique
Place du Maquis du Vercors
75020 Paris

du mercredi au samedi
Ouverture des portes : 19h
Début du spectacle : 21h

Restauration sur place possible
Table pour dîner à réserver pour le show

réservation : 09 54 54 47 24
reservation@cirque-electrique.com

Interdit aux moins de 17 ans

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Speakeasy à la Cigale : la Cie The Rat Pack impose son style !

La Compagnie Rat The Pack nous embarque dans un spectacle hybride qui allie arts du cirque, chorégraphies, références cinématographes et bande-originale hip-hop. Speakeasy en envoie et ne laisse aucun répit aux spectateurs pris par le rythme des musiques de Chinese Man.
Deux dates exceptionnelles à la Cigale, Paris, les 23 et 24 mars.

Speakeasy

Un mafieux et son garde du corps, une pin’up glam à mort, une jolie poupée version Betty Boop, un barman fou et un électron libre, un brin anarchiste. Le cadre film noir US des années 30 – avec quelques variantes – est planté.

Les hommes portent fier chemise blanche, pantalon, veste et gilet. Ces dames sont élégantes à souhait. On imagine les contraintes que ça peuvent engendrer ces habits de scène pour leurs mouvements. Mais rien n’y paraît.
La Cie The Rat Pack joue la carte de la putain de classe pour assurer son show.

Voltiges, portées à grands renforts de muscles, mat : les numéros sont prenants et ne souffrent pas de longueurs. On va à l’essentiel.
Le jeu de balancier entre la gracieuse voltigeuse (Clara Huet) et le garde du corps, (Guillaume Juncar) qui la retient de tout le poids de son corps avec une agilité déconcertante est bluffant.
Rivalités et complot se traduisent par des bagarres derrière le bar et autres cascades relevées sur la piste.

Speakesasy est un savant mélange de force, de technique, d’action et d’humour. Les membres de la compagnie ont un talent fou.
Il manque sans doute le numéro qui nous clouerait vraiment à nos sièges. Mais la soirée n’en est pas moins savoureuse.

Speakeasy

Speakeasy

par la Cie The Rat Pack
Mis en scène : Régis Truchy
Avec Vincent Maggioni, Andréa Catozzi, Clara Huet, Ann-Katrin Jornot, Xavier Lavabre, Guillaume Juncar
musique originale : Chinese Man

Deux dates exceptionnelles les 23 et 24 mars 2019 à 19h 

à La Cigale
1210 boulevard de Rochechouart
75018 PARIS

et du 11 juin 2019 au 10 août 2019
du mardi au samedi à 19h30

au Palais des Glaces 
37 rue du Faubourg du Temple
75010 PARIS

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TOTEM : Virginie Canovas dévoile les coulisses du Cirque du Soleil

Totem, le spectacle du Cirque du Soleil actuellement à Paris, nous a tellement passionné que nous avons voulu en savoir plus.
Avoir le regard d’un des artistes qui performent chaque soir pour éblouir le public. Et c’est Virginie Canovas qui nous dévoile les coulisses de cette production mise en scène par Robert Lepage. L’artiste est capable de voltiges aériennes absolument spectaculaire en compagnie de ses deux partenaires. 
Totem est prolongé jusqu’au 30 décembre. 

Virginie Canovas
Photo Johan Persson © Cirque du Soleil Inc


INTERVIEW / Virginie Canovas 

UsofParis : Comment décririez-vous Totem en quelques mots ? Et votre personnage ?

Virginie Canovas : Totem retrace l’évolution de l’espèce humaine dans différentes ères du temps. Mon personnage est une déesse bollywoodienne inspirée des pin-ups des années 50. Elle arrive à la plage et rentre dans un jeu de séduction et de compétition dans les airs avec les deux autres garçons. Nous exécutons un trio d’anneaux aériens qui demande beaucoup de force, de souplesse et de contrôle.

Qu’est-ce que ce Totem a de plus que les autres créations du Cirque du Soleil ?

Je dirais que la particularité de Totem est dans les projections sur la scène qui rajoutent vraiment une autre dimension au visuel. Elles nous transportent encore plus dans l’histoire.

Virginie Canovas
Photo © Cirque du Soleil Inc

Depuis combien de temps faites-vous partie de ce spectacle ? Combien de jours, de mois de  répétitions ont-ils été nécessaires ?

J’ai commencé mon aventure sur Totem en août 2017 avant cela j’étais sur le spectacle Amaluna et Saltimbanco.
J’ai passé 6 semaines aux studios d’entraînement de Montréal pour apprendre le rôle où je m’entraînais tous les jours . Puis, j’ai eu 3 semaines d’intégration une fois que je suis arrivée sur la tournée avec 3 à 4 entraînements par semaine sur scène.

La plus belle émotion vécue avec le Cirque du Soleil ?

Difficile d’en sélectionner une après 10 ans d’aventures avec Le Cirque du Soleil. Mais je dirais que la première fois que nous avons présenté Amaluna devant un public à Montréal, c’était tellement intense… Faire partie de la création d’un spectacle est une expérience extraordinaire.

Virginie Canovas
Photo @ United States of Paris

On donne tout ce qu ‘on a pour créer le meilleur spectacle possible, on y met beaucoup de nos idées artistiques et acrobatiques. Et l’expérience humaine acquise tout au long est juste magique et unique.
Alors la première fois qu’on présente le fruit de 6 mois de travail collectif, c’est comme si un rêve devenait enfin réalité ! Et le sentiment de fierté et d’accomplissement personnel est tellement fort que les mots sont durs à trouver pour décrire les émotions.

Le plus beau pays visité grâce au Cirque du Soleil ? Pourquoi ?

Virginie Canovas : Avec Le Cirque du Soleil, j’ai tourné aux Etats-unis, Canada et en Europe. Je dirais que l’Italie est au top de ma liste : les paysages, la culture, la gastronomie italienne, les gens…
Tout est simplement beau, bon et chaleureux là-bas. Le Lac de Côme est définitivement mon endroit préféré en Italie.

Virginie Canovas
Photo Johan Persson © Cirque du Soleil Inc

Votre astuce pour supporter au mieux un décalage horaire ?

Haha, le décalage horaire ? bonne question !
Je voyage beaucoup, de l’Europe jusqu’à Las Vegas où j’habite maintenant. Donc ce sont des longs voyages de 11h à 15h, voire plus des fois. Alors je dirai que dormir dans l’avion est une bonne première option. Une fois arrivé à destination, un bon repas sain pour reprendre de la bonne énergie. Et beaucoup d’eau car on est très déshydraté après un voyage en avion dû à l’air pressurisé qui est plus sec que la normale.
Et dernière astuce se coucher à une heure raisonnable. Rester allongé même si le sommeil ne vient pas ou plus, au moins le corps se repose.

Virginie Canovas
Photo © United States of Paris

Un conseil pour garder votre énergie chaque soir ?

Tout est dans la tête pour moi, c’est elle qui décide de l’énergie qu’on a ou qu’on veut projeter. Je me parle intérieurement de façon positive, je m’encourage, je me rassure… cela me donne confiance, canalise mon énergie et me rend forte d’une certaine façon.
Avant d’entrer sur scène, je fais des exercices de respiration qui m’aident à trouver mon équilibre, cela me calme et me booste en même temps.

 Une anecdote personnelle ou professionnelle avec Paris ?

Paris est toujours une ville intense pour moi car ma famille peut venir me voir et pour certains d’entre eux c’est la première fois qu’ils voient un spectacle du Cirque du Soleil.
Je suis heureuse et fière de pouvoir leur faire vivre un bout de ma vie et de pouvoir les serrer dans mes bras après le spectacle.
C’est la plus belle des récompenses.

Le plus beau témoignage d’un spectateur que vous ayez reçu après un spectacle ?

Lorsqu’un spectateur me dit qu’il a vécu un moment unique, qu’il n’a pas vu le temps passer et qu’il ne voulait pas que ça s’arrête, je me dis : “mission accomplie, la magie du cirque a marché !

Interview by Alexandre 

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Virginie Canovas est à l’affiche de Totem du Cirque du Soleil

jusqu’au 30 décembre 2018

du mardi au samedi à 20h
matinée le samedi à 16h30
le dimanche à 13h30 et 17h 

Parc de Bagatelle
Bois de Boulogne
Route de Sèvres
75016 Paris

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Saloon du Cirque Eloize : audace musclée au Far West ! @ 13ème Art

Après nous avoir fait palpiter la saison dernière avec Cirkopolis, le Cirque Eloize nous transporte dans son délirant Saloon monté de toutes pièces au 13ème Art Théâtre à Paris.
Tout est possible : des cabrioles à n’en plus finir, des grands écarts, des portées, des voltiges, des bagarres, de l’amour, une course-poursuite… 

Cirque Eloize

Le Cirque Eloize a l’art de savoir captiver son public d’un bout à l’autre de la soirée.
Le rythme est bien sûr frénétique avec des numéros bluffants, jubilatoires et totalement maitrisés. Mais il y a aussi des moments au coin du feu, des instants qui échappent à la frénésie. Ces derniers sont courts mais ça fait du bien aussi.

L’ensemble de cette création s’adapte à l’univers du Far West Américain et à celui des cowboys. Du décor en bois, à la musique country-folk, aux costumes et aventures sur la piste.

Cirque Eloize

Dans ce Saloon, les numéros sont tous excellents et inventifs.
L’acrobate qui s’envoie en l’air à la force des bras avec ses sangles réalise en fait un rodéo imaginaire sur un cheval qui ne tient pas en place.
La course-poursuite se passe sur un train dont le wagon de tête est un piano. Et un duel entre hommes se fait à la force de sauts et de jeux d’équilibre sur une bascule.

Dans ce décor, une histoire d’amour arrive même à naitre, non sans difficulté. Mais c’est cela qui est palpitant !

Cirque Eloize

Saloon
du Cirque Eloize

mise en scène : Emmanuel Guillaume
avec Nathan Biggs-Penton, Andreas de Ryck, Rosita Hendry, Guillaume Larouche, Camille Leclerc, Giovanni Maldonado, Joana Martinho, Trevol Pool, Meghane Poulet, Johan Prytz, Paul Roberto et Owen Winship 

jusqu’au 6 janvier 2018

@ Le 13ème Art Théâtre 
Centre commercial Italie 2
Place d’Italie
75013 PARIS

du mercredi au samedi à 21h
matinées le samedi et le dimanche à 16h
Représentation supplémentaire le 31 décembre

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Campana du Cirque Trottola au Centquatre : d’une puissance folle !

Campana au Centquatre est surprenant et c’est merveilleux !
Je ne m’attendais pas à être emporté par une si petite troupe, dans un cirque à dimension réduite
– j’ai plus l’habitude des plateaux à une bonne dizaine de circassiens.
Le Cirque Trottola déploie une inventivité qui bluffe : des trappes cachées dans le plancher à la bande-son hyper travaillée, de la musique live avec doubles manches de guitare et collection de cloches à la poésie de l’équilibre. Arriver à emporter le public avec une brouette de jardin ou une échelle, c’est absolument magique !

Il faut une dose de folie pour clamer : « Mon pays c’est la vie ! », par deux fois, juché sur une échelle qui tourne, le tout sur une piste de cirque, sous un chapiteau, à Paris. Mais cette folie est grisante, elle rapproche du divin.
Cette poésie colle à la peau. Je n’ai pas pu m’empêcher de sortir un stylo et d’écrire la phrase dans le creux de la main de peur de l’oublier, emporté par d’autres émotions, d’autres fulgurances au cours de la soirée.

Cirque Trottola

Bonaventure Gacon, cet ours ou viking français, à la barbe impressionnante, comme la largeur de ses épaules, est un circassien fascinant. L’artiste est autant doué pour les prouesses physiques, les portées que pour le jeu. Bonaventure, véritable caméléon, est à la fois cet acrobate bourru, nonchalant et rassurant que ce clown en guenilles, improbable et attachant.
Il forme un duo tordant, physique et émouvant avec sa partenaire de piste Titoune, au physique si fluet. Titoune, elle, s’envoit en l’air à la force des bras de Bonaventure ou sur un trapèze. Légère, expressive, elle emporte aussi toute l’attention du public, touché par ses talents.

Cirque Trottola

Le duo est accompagné des deux musicos Thomas et Bastien qui assurent une bande-originale aussi rythmée qu’audacieuse. Chacun semblant se dédoubler derrière leurs instruments. La chanson italienne est une très belle folie musicale.

Le Cirque Trottola a conçu de vraies trouvailles visuelles et sonores. Le final est absolument incroyable quand le plancher de la piste se fissure dans une vague de fumée. Promis, je ne spoilerai pas. Mais cette vision n’est pas prête de vous quitter.

Merci au 104 et au Théâtre de la Ville de s’être associés pour nous faire vibrer plus que d’habitude et nous permettre de nous enchanter encore.

Cirque Trottola

Campana

par le Cirque Trottola
avec Titoune et Bonaventure Gacon
et Thomas Barrière et Bastien Pelenc 

à partir de 10 ans

jusqu’au 22 décembre 2018, à 20h

dans le cadre de la programmation avec le Théâtre de la Ville

Le Centquatre-Paris
5, rue Curial
75019 PARIS

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TOTEM du Cirque du Soleil à Paris : splendeur visuelle & performances folles

Totem signe le grand retour du Cirque du Soleil sous chapiteau à Paris, depuis Amaluna.
Moins de maquillages, des corps d’athlètes qui se découvrent et des numéros toujours aussi dingues.
Le tout mis en scène par un dieu québécois du théâtre : Robert Lepage.
L’émerveillement est à son comble ! 

Totem

Totem, une machinerie imparable

Le Cirque du Soleil a le don de savoir nous capter pour une soirée entière. L’enfant a matière à être ensorcelé. L’adulte a de quoi lâcher prise pour s’imaginer aussi bien en équilibre sur un bout de bois ou à voltiger dans les airs.

Cette fois, ce  n’est pas un enfant qui porte le récit ou un personnage fil rouge – ce qui n’est pas désagréable en soi.
Totem, c’est l’histoire de l’espèce humaine et l’humanité qui mène le récit dans un mélange d’époques et de continents.
Il y a des danses amérindiennes, des chants africains, l’équilibrisme asiatique, un savant fou, un Italien caricatural, des maîtres-nageurs ultra sexy mais aussi des animaux (singes, amphibiens…).

La parade des numéros alterne prouesse, magnificence, entente parfaite entre les artistes et pointes d’humour bien relevées.

Totem

Totem

Monocycles, trio d’anneaux, barres russes…

Cette fois, les visages sont, pour la plupart, sans masque et non surchargés de maquillage. Totem n’est pas un conte mais plus un récit enchanté. Il y a donc plus de réalisme que dans les autres spectacles du Cirque du Soleil présentés à Paris.
Et surtout, il est possible de voir les corps de certains athlètes qui performent torses nus. Attention les yeux, il y a du lourd.

L’un des premiers numéros à être éclatant est le quintette de jeunes femmes sur monocycles. D’une part, elles sont perchées à plus de deux mètres du sol, premier coup de flip. D’autre part, elles jonglent avec des coupelles en métal et tiennent l’équilibre parfois à une jambe et pédale, deuxième coup de flip. Le brio est à son paroxysme !

Totem

Le trio d’anneaux voltigeurs est un numéro musclé. Les torses imberbes des deux hommes sont massifs et les bras et épaules de l’acrobate féminine peuvent causés quelques complexes à la gente masculine présente dans les gradins.
Le numéro est ingénieux dans l’alternance de montées et descentes des figures aériennes, des coups de force et de l’intensité.

Totem

Les barres russes font se déployer un groupe d’hommes aux carrures distinctes. Il y a les porteurs aux larges épaules et cuisses et les acrobates plus fluets pour de meilleurs sauts.
A un moment, un des frêles acrobates se met à descente un escalier imaginaire sur les barres en bois. C’est sidérant.

Ma voisine et aussi cousine a aimé comme moi le décor avec l’écran vidéo ingénieusement intégré et qui fait parfois donne l’illusion d’une vue en relief.
Les costumes sont aussi absolument sidérants.

Totem

TOTEM
par le Cirque du Soleil

à la Plaine de Jeux Bagatelle
Bois de Boulogne
Route de Sèvres
75016 Paris

du 25 octobre au 30 décembre 2018

du mardi au samedi à 20h
matinée le samedi à 16h30
le dimanche à 13h30 et 17h 

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Ohlala Sexy Crazy Artistic : délicate exaltation des sens à l’Alhambra !

Lorsque le corps s’éveille et s’anime, qu’il vibre, nous ne pouvons empêcher la survenue de frissons électrisants… Fort de son succès, la troupe d’Ohlala Sexy Crazy Artistic nous revient à l’Alhambra pour nous enivrer de son spectacle au style si particulier entre cabaret, cirque et théâtre. Le chaud et le froid sont soufflés sans cesse.
D’un côté par le chant suave et les performances physiques sensuelles et, de l’autre, par des interludes burlesques drôles et inattendus.
L’ensemble est beau, finement provoquant et sacrément classe !

À notre arrivée, nous étions un peu surpris de recevoir un éventail en cadeau. Puis nous sommes entrés dans la salle et nous avons compris : ambiance feutrée, costumes aguichants, corps parfaitement sculptés (dont un de nos chouchous !)…
Ça commence plutôt bien !

Le show se compose en deux actes. Le premier est en quelque sorte un préliminaire pour nous emmener dans l’univers de la troupe. Avec un orchestre et une chanteuse live, chaque tableau reprend des classiques du cirque contemporain avec une note personnelle toujours séduisante. L’attention ne se porte pas uniquement sur la prestation, mais aussi et surtout sur le visuel.

Tout est esthétique, parfaitement chorégraphié avec un enchaînement fluide et dynamique. Il ne s’agit pas uniquement de nous émerveiller, mais surtout de nous réveiller. Ça marche !

Ohlala

Ohlala

Ohlala, un pouvoir hypnotique

En effet, on ne vous cache pas que la tension monte parfois… Après tout, nous sommes des êtres humains et la vue de ces corps s’exécutant de façon lascive ne nous laisse pas de marbre.

Heureusement, le tempo du spectacle permet des pauses. Un personnage un peu loufoque et attachant intervient régulièrement. Il s’agit d’une femme désirant absolument rejoindre la troupe mais dont les talents ne semblent pas reconnus. Elle fait subtilement le lien pendant toute la représentation et nous n’avons qu’une envie : la voir enfin se déchaîner avec les autres !

Ohlala

Sulfureux et incroyablement élégant

Après les cerceaux, les patins à roulettes ou autres contorsionnistes, le deuxième acte fait place au body-painting et aux batailles de danse. Ce qui me fascine encore maintenant, c’est la subtilité du spectacle. Son incroyable potentiel érotique est parfaitement maitrisé pour ne retenir que l’interaction des corps, l’harmonie des gestes et la communion. Exit les seins nus, la vulgarité ou la grossièreté !

Si nous devions vous donner une seule raison d’y aller, ce serait la scène de la baignoire, en duo. Elle est particulièrement envoûtante… Il est totalement impossible de résister à son charme ! C’est un véritable enchantement…

En bref, se laisser aller au jeu de Ohlala Crazy Sexy Artistic est un plaisir pouvant être coupable. Mais la culpabilité éprouvée ici s’avère être particulièrement délicieuse… 😉

by Jean-Philippe

Ohlala

Ohlala Crazy Sexy Artistic

Direction artistique : Gregory Knie
Lumières : Jacques Rouveyrollis
assisté de Jessica Duclos
avec la participation de Emy Sotomayor

Jusqu’au 30 septembre 2018

du jeudi au samedi à 20h30
matinée le dimanche à 17h

à l’Alhambra
21 Rue Yves Toudic
75010 Paris
Tel. 01 40 20 40 25

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Speakeasy à la Cigale : acrobaties cinégéniques #interview

SPEAKEASY un spectacle mêlant acrobaties, numéros de voltiges et scènes de cinéma revient à Paris pour deux dates exceptionnelles : les 23 et 24 mars à la Cigale.
Le pari réussi de la Cie The Rat Pack est d’associer arts du cirque, ambiance film noir des années 30 et bande-son hip-hop.
Rencontre avec Xavier Lavabre, un des membres fondateurs pour nous dévoiler quelques secrets de cette production à ne pas manquer.

INTERVIEW

Speakeasy

UsofParis : Une punchline pour donner envie de voir Speakeasy.

Xavier Lavabre : Il y a trois façons de faire un spectacle : la bonne façon, la mauvaise façon et la notre façon.

Une leçon, une expérience à retenir du spectacle Il n’est pas encore minuit… qui vous aide pour ce spectacle ?

Nous avons gardé les bons côtés et essayé d’améliorer les moins bons afin d’avancer autrement sur les fonctionnements.
Nous avons aussi gardé cette envie d’aller toujours plus loin techniquement et artistiquement.

Quelle est la 1ère scène qui a été conçue pour Speakeasy ?

Nous avons créé le spectacle sous la forme d’un scénario. Au cinéma, les scènes sont tournées dans le désordre et remises dans le bon sens au montage final. Nous ne pouvions pas fonctionner de la sorte afin d’éviter une erreur dans le mise en scène et le déroulement du scénario.
Alors, la 1ère scène qui a été conçue pour  Speakeasy est la scène d’ouverture de la soirée.

Est-ce qu’une scène de cinéma totalement culte vous a inspiré un numéro ? Si oui laquelle et pourquoi ?

L’oreille coupée de Reservoir Dogs. Il nous fallait un rebondissement dans le scénario, une scène forte et choc. Comme Tarantino a été une grande inspiration pour nous dans la création de ce spectacle, nous avions étudié tous ses codes cinématographiques. C’était une évidence pour nous de réaliser ou de s’inspirer de cette scène de torture qui est à la limite de l’agréable à regarder, avec la musique qui créer un décalage.

En plus de vos numéros, vous incarnez aussi des personnages. Est-ce que la concentration et l’entrée en scène sont différentes par rapport à un spectacle “plus cirque” ?

Oui, elle est différente. Cela nous demande de vivre le moment présent et de le jouer avec une seule émotion à la fois. C’est un vrai travail d’acteur qui est long et dur à digérer afin de pouvoir le reproduire à la perfection chaque soir.

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Un très bon conseil de votre coordinateur artistique, Régis Truchy ?

L’ IIINNNTTTEEENNNTTTIIIOOONNN et surtout AAAMMMUUUSSSEEEZZZ-VVVOOOUUUSSS !

Une anecdote de scène. Drôle ou pas ?

Pas plus tard qu’en janvier à Séville sous un très beau soleil, le théâtre a démarré le spectacle sans que nous, artistes et techniciens, ne soyons prêts. Les spectateurs sont restés 10 min dans le noir. 😛

Une moins drôle… a été un gros raté, avec plus de peur que de mal heureusement, mais qui nous a tout de même poussé à annuler le spectacle du lendemain. Une chute d’environ 3 mètres d’Ann-katrin Jornot du mât chinois courant juillet 2017.

Comment prend-on soin de son corps quand on joue tous les soirs et quand on est en tournée ?

Les entraînements … Les entraînements journaliers sont indispensables. Ils permettent de maintenir notre corps en forme. Il y a plusieurs types d’entraînements afin de pouvoir gérer la préparation au spectacle, la fatigue de la tournée et la fatigue physique.

Pour ce qui est de l’alimentation, chacun se gère comme il le ressent. Et pour enfin dévoiler le mythe de l’artiste, oui l’artiste boit avec grand plaisir une bière ou un bon verre de vin après le spectacle tout en respectant «  l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Il paraît en plus que la bière enlève les courbatures !

Un mantra ?

Tant qu’on s’amuse, on continue !

Interview by Alexandre

Speakeasy

Speakeasy

Par Cie The Rat Pack
Mis en scène : Régis Truchy
Avec Vincent Maggioni, Andréa Catozzi, Clara Huet, Ann-Katrin Jornot, Xavier Lavabre, Guillaume Junca
musique : Chinese Man

Les samedis 23 mars à 20h et dimanche 24 mars à 19h

à La Cigale
120 boulevard de Rochechouart
75018 PARIS

et du 11 juin 2019 au 10 août 2019
du mardi au samedi à 19h30

au Palais des Glaces 
37 rue du Faubourg du Temple
75010 PARIS

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