Un billet pour Paris-Delhi-Bombay au Centre Pompidou

Dépaysement garanti au Centre Pompidou où l’on célèbre l’art indien contemporain et les incidences d’un pays mythique sur les artistes français.
Ici point de Bollywood, de clichés qui sentent bon l’Inde, de sari ou d’ocres multicolores ou d’encens qui feraient tourner la tête.

Il y aurait bien un collier de bienvenu, mais celui-ci est tranchant car composé de multiples lames de rasoir.

Pompidou propose un dialogue inédit entre artistes français et indiens. Les premiers explorant les multiples influences de ce pays sur leur conception artistique, les seconds expérimentant l’infinité des champs de leur discipline. Pour ces derniers, tout est à inviter et à expérimenter. La transgression, la question du genre – féminin ou masculin –, la réinterprétation des codes culturels sont au cœur de leurs préoccupations.

Les oeuvres frappent, amusent, déroutent ou enchantent. Les associations se laissent apprivoiser à travers ce ballet d’installations. Et pourtant aucune œuvre ne partage la même problématique que sa voisine.

Ainsi, les pointures de l’art contemporain Subodh Gupta et son magasin d’ustensiles de cuisine, Pierre et Gilles offrant leur réinterprétation du Dieu Hanuman, Orlan avec son « drap-eaux hybridés » ou encore Jean-Michel Othoniel sublimant la sonorité du verre par sa sculpture-instrument de musique, côtoient de jeunes pousses à suivre de près.

On découvre ainsi avec fascination le travail de l’argentin, Leandro Erlich, proposant une chambre parisienne au décor bourgeois dont la fenêtre donne sur une rue grouillante de Bombay. L’art a aussi pour dessin de sensibiliser. Preuve avec le duo d’artistes indiens Thukral & Tagra qui souhaite, par ses toiles représentant des couples s’enlaçant en dessous d’une couverture, rappeler la nécessité pour la jeunesse indienne de se protéger face aux dangers du virus du sida.

Tant d’autres installations, sculptures et expériences artistiques se télescopent dans une scénographie épurée.

L’interaction, quant à elle, est à rechercher en sous-sol du musée. Vous pouvez vous faire tirer le portrait à la manière de JR, photographe célébré pour ses installations urbaines. Et rapportez chez vous des contenus inédits créés pour l’occasion par les artistes. L’ensemble acceptable grâce à un mur de clés-USB mises à dispo de tous les visiteurs.

Exposition Paris-Delhi-Bombay…
Au centre Pompidou jusqu’au 19 septembre 2011

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2 réflexions sur « Un billet pour Paris-Delhi-Bombay au Centre Pompidou »

  1. Merci pour cet article qui me donne envie finalement d’aller voir cette exposition alors que les affiches ne m’avaient pas tant motivé que cela… La fin de l’expo étant proche, il était temps que je tombe sur votre blog.

    Bonne continuation,
    Alexandre

    1. Très heureux de compter un nouvel adepte pour cette exposition. Vous ne serez pas déçu du voyage!

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