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Exposition De Funès : un acteur culte enfin à la Cinémathèque

Si pendant longtemps le talent de Louis De Funès n’a pas été réconnu par une partie du monde du cinéma, il trouve enfin sa place dans le panthéon de la Cinémathèque
Initialement prévue pour le printemps, c’est un plaisir de pouvoir enfin parcourir cette exposition.
Jauge réduite et réservation obligatoire permettent d’éviter l’affluence attendue de visiteurs.
Alors, sans jouer des coudes, on plonge dans la vie Louis De Funès et l’on découvre avec délice un parcours artistique et personnel méconnu.

De Funès

Une scénographie ancrée dans le temps

C’est à presque 50 ans que Louis De Funès explose au cinéma. Et pendant 20 ans, l’acteur aux mimiques uniques et au débit particulier restera en haut de l’affiche. Cela malgré certains films plus ou moins réussis et le dédain d’une partie des professionnels même au regard des grands succès populaires devenus cultes.

De Funès

Son parcours et ses galères des débuts sont à la base de cette exposition. En parallèle de sa vie professionnelle, les panneaux explicatifs retracent les dates des évènements de la vie sociale et politique de la France. Une façon d’ancrer un homme et ses personnages dans leur époque : de l’occupation au début des années 80.

De Funès

Les nombreux extraits vidéos soulignent avec intelligence ses choix et la diversité de son travail, bien avant sa renommée.
Fan de Charly Chaplin, Buster Keaton,  Laurel et Hardy, ou  W.C. Fields, il compose, grâce aux talents de ses ainés, ses personnages au visage caoutchouc : vil, de mauvaise foi, autoritaire et que l’on aime détester. Il parsèmera ses films de références à ses mentors.

De Funès

L’homme est vrai bourreau de travail, et il le sera aussi parfois avec ses partenaires : la perfection ne s’obtient pas dans la facilité.

De Funès : une expo fouillée

En effet, Louis De Funès a noté sans discontinuer dans des cahiers des idées de gags, de scènes et de répliques qui prirent vie, ou non, sur grand écran.

Les écrits abondent dans cette exposition : des scénarios annotés, des articles et de nombreuses lettres de l’acteur, ou des admirateurs inattendus comme François Truffaut.

Louis De Funès

A vous de découvrir, lors de votre visite, la réponse manuscrite du réalisateur Gérard Oury  😉

Deux petits bémols cependant. Dans les deux premières zones, l’ambiance sonore est un peu brouillonne : les sons des vidéos se parasitent, ce qui les gâchent un peu. Et bien que cette expo soit très riche, on aurait aimé voir davantage  d’accessoires et de costumes.

De Funès
Scénario annoté du Corniau

De Funès

Mais ces défauts n’empêchent pas de prendre un plaisir de gamin en passant d’un extrait de film à l’autre (même si on les connait tous par coeur), en découvrant les affiches étrangères des films et tous les travaux préparatoires des tournages.

Louis De Funès

Le dernier mot sera pour Henry Chapier : “La Grande Vadrouille est au cinéma de divertissement ce qu’est Pierrot le fou au cinéma d’art et d’essai”

Au final, cette exposition rend un hommage bien mérité à l’acteur et au créateur qu’était Louis de Funès.

Louis de Funès

Louis de Funès, l’exposition

Du 15 juillet 2020 au 31 mai 2021

Du 15 juillet au 30 août 2020 :
du mercredi au dimanche de 11h à 20h
Du 02 septembre 2020 au 31 mai 2021 :
Lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 12h à 19h
Samedi de 11h à 22h
Dimanche de 11h à 20h

Réservation obligatoire

La cinémathèque française
51 rue de Bercy
75012 Paris

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Pompéi : une expo immersive au Grand Palais

Enfin, l’exposition Pompéi a ouvert ses portes au Grand Palais.
Comme si le bouleversement du temps que nous avons connu ces derniers mois devait être raccord avec ce qu’a subi la ville italienne.
Une suspension du temps.
Si l’espace d’exposition est tout de même bien réduit, la scénographie immersive plonge le spectateur dans une rue de Pompéi.

Les pièces exposées proviennent directement des dernières campagnes de fouilles, qui ont couvert des secteurs inexplorés jusque-là. Mettant à jour des riches résidences permettant d’en apprendre plus sur la vie de ces romains voués à la mort.

Immersion et vidéos

Projections de décors, vidéos explicatives, simulation de l’éruption…
Cette expo Pompéi est vraiment didactive.
On  apprend autant avec les vidéos que grâce aux cartouches explicatifs des objets exposés.
La volonté de rendre compte de la vie de cette ville est bien réelle.Pompéi

De la vie de la cité, aux fresques présentes sur les murs de ces demeures, en passant par l’organisation de la maisonnée, les mises en images et les animations 3D sont parfaites.Pompéi

Pompéi

Jusqu’aux ultimes instants dont les traces restent attachées à la anse de ce seau…

Pompéi

Des objets uniques ressurgis du passé

Dans cette exposition, les objets présentés au public se concentrent sur la vie privée, celle qui se passe derrière les murs de ces riches demeures.

C’est surprenant de découvrir ces flûtes en bronze, composées de plusieurs parties, techniquement  plus avancées que ce que l’on pourrait croire.

Pompéi

Ou ce miroir finement ciselé semble attendre un visage meurtri pour s’en saisir.

Pompéi

On reste aussi admiratif de la finesse de ces amulettes, qui malgré le temps passé sous les cendres, ont retrouvé leurs éclats.

Pompéi

Côté déco, cette mosaïque est admirable. Elle surmontait une fontaine publique accompagnée de cette fine sculpture de lapin.

Pompéi

La richesse des habitants de cette section de fouilles, a permit aussi de mettre à jour cette parure de bijoux d’une finesse particulière.

Pompéi

Si l’exposition Pompéi peut paraître un peu ramassée, on approfondit sa connaissance de cette ville grâce à la synergie entre les vidéos et les objets exposés.

Pour ceux qui ont déjà visité les ruines de la ville,  cette expo leur fera découvrir plus encore Pompéi et donnera aux néophytes l’envie de partir en Campanie pour arpenter cette ville chargée d’émotion.

Pompéi

Prolongation jusqu’au 2 novembre 2020

Tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 20h
Nocturne jusqu’à 22h le mercredi

Grand Palais
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

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Jean Vendome : une expo passion à l’École des Arts Joailliers

Pour beaucoup d’entre nous, le nom “Vendome” évoque avant tout une place, symbole du luxe et de l’élégance. Pour sa huitième rétrospective, l’École des Arts Joailliers met à l’honneur un homonyme tout aussi attrayant : l’alchimiste-joaillier Jean Vendome.
Nous avons eu la chance d’avoir un aperçu de l’exposition avec la présentation de 10 pièces d’exception nous permettant d’appréhender ce génie précurseur, original et innovant !
Initialement prévue en mai, l’exposition se tiendra finalement à l’automne 2020.

 

Jean Vendome

Jean Vendome : une histoire de passion…

Dès ses débuts dans les années 50, Othan Tuhdarian (dit Jean Vendome) a su créer un style avant-gardiste avec des lignes baroques en rupture totale avec les standards de l’époque. Pour se faire, il a toujours imaginé, dessiné et fabriqué ses bijoux de bout en bout, jusqu’à son décès en 2017.

En créateur enthousiaste, ses premières pièces ont été conçues avec des pierres sans valeur. En effet, il les récupérait dans son aquarium. C’est à cela qu’on reconnaît un artiste : lorsqu’il sublime l’ordinaire… 🙂

Jean Vendome
Bague Ferret

Par la suite, il a continué à se démarquer en utilisant des pierres originales ou rarement utilisées en joaillerie telles que l’apophylitte (très fragile), la cobaltocalcite, l’émeraude traphiche  (avec sa formation en hexagone) ou la moldavite (en provenance directe des astéroïdes).
Toutes ces roches, il se les procure lors de bourses aux minéraux ou dans des salles de ventes.
Travaillant sans relâche, il a façonné près de 30 000 pièces uniques tout au long de sa vie !

La majeure partie de ses créations est dispersée chez des collectionneurs privés les conservant jalousement ou chez des particuliers prenant plaisir à les porter.

Jean Vendome
L’émeraude trapiche en majesté (en bas)

Une exposition coup de cœur

En 67 ans de carrière, Jean Vendome s’est toujours renouvelé. Nous l’avons vu sur le choix de ses matériaux, mais il n’est pas en reste côté technique. C’est un aventureux.
Ainsi, il a créé un procédé innovant pour fondre les métaux précieux afin d’obtenir un rendu unique, en faisant sa signature.

Les quelques pièces présentées lors de la conférence de presse laissent présager une exposition dévoilant des bijoux à la forte personnalité : 130 en tout dont une épée d’académicien nécessitant une haute ingéniosité pour sa réalisation !
Cependant, elle n’était pas présente lors de cette rencontre… Il faudra attendre le 8 octobre pour l’admirer. 😉

Jean Vendome
L’épée d’académicien de Roger Caillois

Pour vous donner un avant-goût, voici quelques photos confirmant son talent foisonnant.
Comme cette bague Cinquième Avenue (or blanc, platine et 42 diamants), totalement représentative du travail de Jean Vendome.

Jean Vendome
Bague Cinquième avenue

Ou alors cette bague Tour, déclinaison d’une création de 1956, très bien portée par Sophie Lefèvre, la commissaire d’exposition.

Jean Vendome
Bague Tour

Le joaillier a toujours refusé de dévoiler les noms de ses client(e)s célèbres. Le seul dont on connait l’identité est le Général de Gaulle pour lequel il a réalisé ces boutons de manchette. Une fois de plus, leur originalité réside dans le choix de la matière : de l’os de dinosaure fossilisé !

Jean Vendome
L’os pétrifié -en haut de l’image

Vers la fin de sa vie, il a continué à chercher de nouveaux matériaux pour ses bijoux. Ainsi, ce collier avec de vraies pinces de tourteaux (vidées personnellement par l’artiste !) en est l’expression directe.

Jean Vendome

En définitive, chaque production de Jean Vendome est une véritable œuvre d’art. Cette exposition est l’occasion de découvrir et d’admirer le travail minutieux d’un homme vouant sa vie au beau et à l’unique.

Son style ne laissera pas indifférent et restera pour toujours une combinaison subtile de moderne et de poésie…

Jean Vendome

Jean Vendome

Exposition du jeudi 8 octobre au vendredi 18 décembre 2020
Du mardi au samedi de 12h à 19h

Entrée libre sur réservation
Catalogue  de l’exposition offert à tous les visiteurs

École des arts joailliers
31 rue Danielle Casanova
75001 Paris

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Photo du mois : Monochrome

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Magda627 de proposer le thème : monochrome, ou une seule couleur.

Nous aurions pu choisir Pierre Soulages ou Yves Klein, représentants emblématiques du monochrome. Cependant, nous n’aimons pas céder à la facilité et faisons de la photo du mois un véritable défi !

La force du monochrome réside dans le fait que la couleur se suffit à elle-même. Si le principe semble plutôt basique, s’approprier une couleur, la rendre iconique, lui donner une personnalité à part entière et en faire sa propre signature d’artiste est bien plus complexe…
L’idée a germé dans la morosité du métro. Dans le gris ambiant, une couleur se distingue nettement et m’interpelle. Une inconnue porte des escarpins dont la couleur ne laisse aucun doute sur son créateur : Christian Louboutin !

C’est donc un hommage au créateur, ayant fait de ce rouge vif et flamboyant l’identification même de tout son univers…
Un petit dérivé du thème, mais ô combien singulier !

Louboutin

Pour voir les différents Monochrome de nos amis blogueurs : c’est par ici :

AkaiericBetty, Blogoth67, Brindille, Christophe, Cynthia, Danièle.B, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épiceFrédéricGilsoubGineGiselle 43J’habite à WaterfordJaklineJosetteJuliaLa Tribu de ChachaLaurent NicolasLavandineLilousoleil, magda627Marie-PauleMarlabisMirovinbenMorgane Byloos PhotographyNickyPhilisine CavePilisiPink TurtleRenepaulhenryShandaraSous mon arbreTambour MajorUSofParisWho cares?Xoliv’écri’turbulente.

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Expo L’exhibitionniste : Louboutin émerveille le Palais de la Porte Dorée !

Christian Louboutin est le pape de la chaussure de luxe, autant pour les femmes que les hommes.
L’exposition L’exhibitionniste est une ode à la création, à l’originalité d’un homme n’étant pas destiné à côtoyer les grands de la mode.
Même si on n’est pas fétichiste de la chaussure, on peut vraiment le devenir après avoir parcouru les dix salles composant cette exposition au Palais de la Porte Dorée

Le déclic de la création chez Christian Louboutin a débuté par un simple dessin… Une signalétique, interdisant le port de talons hauts, découverte lors d’une exposition au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie (ancien Musée de la Porte Dorée).

Louboutin

Car oui,  le petit Christian est un enfant du quartier. C’est donc tout naturellement que cette rétrospective se retrouve dans le musée de son enfance.

Cette interdiction allait révéler la destinée du jeune Christian afin qu’il devienne Monsieur Louboutin !

L’exhibitionniste : l’extravagance au service de la mode

Dans chacun des dix espaces composant cette exposition, on trouve des petits bijoux de mode plantaire…

Louboutin

La première salle est vraiment axée sur la recherche de l’originalité et de la création pure. Des idées à foison, avec parfois une sorte de militantisme.

Louboutin

On est aussi surpris et dans la communion avec les huit vitraux créés pour l’occasion par La maison du vitrail.Maison du vitrail

L’immense vitrine centrale de cette salle est comme un mausolée. Mais pourtant bien vivant, ce que l’on découvrira par la suite…

Louboutin

Plus on avance dans cette exposition dédiée à Christian Louboutin, plus on succombe à son art. Toutes les pièces exposées sont magnifiques, exceptionnelles.  On peut en admirer chaque détail de près. Une vraie orfèvrerie faite pour le pied.

Louboutin

 

Ce majestueux palanquin en cristal reflète bien la folie créative du maestro de la chaussure.

Louboutin

Et les artistes conviés pour lui rendre hommage sont tous aussi créatifs que lui, avec comme trait commun la même folie imaginative !

De salles en salles, le génie de Louboutin

Impossible de ne pas s’étonner de l’irrévérence du maître du pied avec cette reproduction d’un intérieur de grand-mère anglaise. Et son guest, le sieur Stéphane Bern en tête de pont télévisuel, mais dont on a coupé le sifflet.

Louboutin

Louboutin
C’est à la fois kitch et dépravé. Une mise en scène osée mais néanmoins douce.

Louboutin

La puissance de création de Louboutin provient de son immense appétit des différentes cultures. Amateur d’arts et de musique, il lui fallait créer un théâtre à sa mesure, sur un thème personnel : le Bhoutan.

Palais de la Porte Dorée

C’est une sorte de rêve en 3D qu’il nous propose entre hologrammes et chaussures plus fous les uns que les autres…

Bhoutan

Par la suite, après un retour sur l’histoire de sa vie et une salle de cinéma qui prête à la rêverie, il fallait bien un  Walk of Fame retraçant les aventures glamours et showbiz du petit frenchy !
pic walk of fame large

Palais de la Porte Dorée Mika

C’est clinquant, un peu trop pour les photos, mais cette partie lui donne une aura bien plus internationale.

Louboutin

Cette fascinante visite se conclut par deux univers totalement opposés : son musée imaginaire et la partie Fétiche.
pic photo fetiche

Louboutin

Un musée imaginaire lui rendant hommage en montrant des œuvres vraiment de toute beauté, collant à son univers…

On aime la pureté de cette création de Anne et Patrick Poirier Ruines d’Égypte (élément du surtout).

Anne et Patrick Poirier

Et les sculptures de Jean-Noël Lavesvre sont d’une folle sensualité  que l’on peut facilement rapprocher à la partie fétichisme de cette expo…

Jean-Noel Lavesvre
Jean-Noël Lavesvre

Cette exposition de Christian Louboutin au Musée de la Porte Dorée aiguise les sens. L’érotisme et la création reflètent la beauté que ce créateur désire insuffler en chaque chose…

Louboutin

L’exhibisionniste

Christian Louboutin

Ré-ouverture le 16 juin 2020
Prolongation jusqu’au 3 janvier 2021

Mardi – vendredi de 10h à 17h30
Samedi et dimanche de 10h à 19h

Palais de la Porte Dorée
293 avenue Daumesnil
75012 Paris

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Photo du mois : mes bonnes résolutions pour 2020

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Tambour Major de proposer le thème : mes bonnes résolutions pour 2020.

Pour cette nouvelle année, je n’avais pas vraiment cherché de bonnes résolutions. Loin de moi l’idée d’avoir une vie exemplaire mais j’en avais marre des promesses jamais tenues !

Du coup, j’étais plutôt parti sur une photo toute blanche, neutre et vierge. Puis en me promenant, et un peu par hasard, j’ai eu une idée… Pourquoi ne pas partir sur l’exact opposé avec brio et beauté !

C’est pourquoi j’ai choisi ce détail d’un tableau de Pierre Soulages, créé spécialement pour son exposition au Musée du Louvre.

Au final, grâce à vous, je crois que j’ai tout de même trouvé une bonne résolution… Si je veux devenir centenaire comme Pierre Soulages, il me faut vibrer avec intensité, me faire plaisir, continuer à m’émerveiller, à pétiller, et ne jamais m’arrêter de découvrir car chaque jour est définitivement unique !

Soulages

Pour savoir si les blogueurs participants vont tenir leurs bonnes résolutions pour cette nouvelle année, c’est par ici :

Akaieric, Betty, Blogoth67, Chris M, Christophe, Cynthia, Danièle.B, El Padawan, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Marie-Paule, Marlabis, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, USofParis, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

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Art Capital : quatre salons sous la nef du Grand Palais !

Depuis 2006, Art Capital regroupe quatre grands salons : le Salon des Artistes Français, le Salon Dessin & Peinture à l’eau, le Salon des Artistes Indépendants et le Salon Comparaison.
Sous la nef du Grand Palais s’expose plus de 2000 artistes, confirmés ou non, dans toutes les variantes de l’art moderne et contemporain.
Une façon bien agréable d’appréhender les tendances et de découvrir les artistes de demain !

Tuyau avant votre visite : pour mieux se repérer, chaque salon a sa couleur de moquette personnalisée : gris, rouge, noir et fuchsia.

Art Capital

Salon des Artistes Français : l’héritage de Louis XIV

Créé par Colbert en 1667, ce salon se déroulait à l’origine dans le Palais du Louvre. Sa philosophie n’a pas changée depuis sa création et cette 230ème édition n’y déroge pas.

Pour les cinq sections (peinture, sculpture, gravure, architecture et photographie), la sélection se fait via un jury acceptant toutes les candidatures. Du coup, tout le monde a sa chance si son talent est reconnu !

Salon des artistes français
Gravure : Guy Braun

Pour cette édition 2020, c’est près de 650 artistes qui sont exposés. Et dans chaque section, quatre prix distingueront les artistes : médailles de bronze, d’argent, d’or et médaille d’honneur.

Seul le dernier prix permettra au lauréat d’être exposé dans un espace lui étant dédié lors de l’édition suivante.

Art Capital
Médaille d’honneur peinture : Francis Bellanger
Art Capital
Médaille d’honneur gravure : Véronique Laurent-Denieuil
Art capital
Médaille d’honneur photographie : Carole Demerin

Autant dire que parmi tous les artistes exposés, USofParis a eu de nombreux coups de cœurs… Difficile de tous vous les montrer !

Dans le Salon des Artistes Français, toutes les techniques sont représentées. Les sociétaires sont même prêts à s’ouvrir à d’autres formes d’arts comme la bande dessinée ou le street-art.

Côté architecture, on a vraiment adoré le projet de Yazgi Demirbas qui a pensé un prototype de module de colonisation de la planète Mars, avec tous les détails techniques mais aussi un travail sur l’impact psychologique des colonisateurs. Magistral !

Salon des artistes français Salon des artistes français

Salon des artistes français

Salon des Indépendants : un autre héritage historique

Ce salon est le descendant direct du Salon des refusés créé par Camille Pissarro, Paul Cézanne, Paul Gauguin, Odilon Redon…. ne supportant plus d’être rejetés par le Salon des Artistes Français.
Si le nom a changé depuis 1884, il est toujours celui des refusés avec une seule devise  : Ni jury, ni récompense !
Les artistes exposés ne sont, bien évidemment, pas dénués de talent.
L’art étant avant tout une question de goût et d’appréciation personnelle.

Vous y trouvez bien sûr des pépites attirant votre œil et animant votre âme de féru d’art… 😉

Art Capital

Art Capital
Guewen Agnès

Salon Comparaison : une vision différente

Né en 1956, ce salon voulait unir abstraction et figuration alors en plein combat artistique.
Dans chacune des 28 salles, un chef de groupe réunit les œuvres d’autres artistes proche de sa sensibilité.
Alors parfois, selon notre réceptivité artistique, ça marche bien et d’autres fois un peu moins. Mais après tout, dans la vie, on ne discute ni les goûts, ni les couleurs !

Comparaison 2020

Ainsi, dans  ce Salon Comparaison 2020, on a eu pas mal de coups de cœur.

Comparaison 2020

Comparaison 2020
Laurent Dominique

Salon Dessin & Peinture à l’eau

Autant être honnête, comparé aux autres intitulés, celui-ci nous semblait bien fade… Grave erreur ! Les techniques employées sont tellement différentes que chacun y trouvera son compte : crayon, fusain, aquarelle, pastel, acrylique ou collage….

Encore une fois, on découvre des merveilles dans cette partie du salon d’Art Capital.

Peinture à l'eau
Jean-Claude Lizerand

Durant cinq jours, Art Capital offre une immersion dans la création en mode 2020. 
Tendances de demain, artistes en devenir, c’est du bonheur visuel et esthétique en abondance !

Art Capital

Du 12 au 16 février 2020

De 11h à 20h, nocturne jusqu’à 21h le jeudi et le samedi.

Grand Palais
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

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Galerie d’Apollon : l’écrin retrouvé des diamants de la Couronne !

Initiée par François 1er en 1532, cette inestimable collection a su s’enrichir au fil du temps et des souverains. Jalousement conservés dans des coffres ou mis en avant lors de cérémonies officielles, l’aura autour des Diamants de la Couronne a suscité fascination, émerveillement et convoitise… En grande partie dispersée lors d’une vente organisée par l’État en 1887, le Louvre acquiert de nouveau certaines pièces. Ainsi, la galerie d’Apollon a dû être restaurée et repensée afin de les sublimer et d’offrir une meilleure expérience au public. Opération réussie !

Découvrons tout d’abord la galerie d’Apollon, méritant une attention particulière…

Galerie d'Apollon

Galerie de réception initialement conçue pour Louis XIV, sa décoration a mis plus de 200 ans. Les thèmes retenus furent le soleil, la terre, l’eau et le temps, représentés par 105 œuvres allant de Charles Le Brun à Eugène Delacroix. Parfaitement harmonieux, cet ensemble de peintures, sculptures et tapisseries offre une vision idyllique de l’univers dont Apollon, dieu solaire, est le garant.

A noter que la galerie, avec sa somptuosité et ses presque 62 mètres de long, a servi de modèle à la galerie des glaces du château de Versailles… N’hésitez donc pas à lever les yeux !

Galerie d'Apollon

Parlons maintenant des Diamants de la Couronne avec une sélection de pièces nous ayant marqué…

Diamant, dit «Le Régent»

Découvert en Inde en 1698, ce diamant est considéré alors comme l’un des plus beaux du monde. Avec ses 140,64 carats, son eau exceptionnelle et parfaitement taillé, il est l’acquisition idéale pour le royaume de France. Au nom de la Couronne, il est ainsi acheté en 1717 par Philippe d’Orléans, assurant la régence de Louis XV. D’où lui vient son nom : «Le Régent».

Diamants de la Couronne

Pièce maîtresse de la collection, il a été porté par tous les souverains français. Que ce soit en couronne, bouton d’épaule, ganse de chapeau ou sur une épée. En effet, après leur utilisation, les pierres étaient souvent démontées puis remontées au gré des personnalités et des modes.

Dérobé en 1792, retrouvé puis mis en gage à plusieurs reprises par le Directoire, il intègre ensuite de façon pérenne le musée du Louvre.

Couronne de haut de tête de l’impératrice Eugénie

En plus de sa beauté et ses quelques 2490 diamants et 56 émeraudes, cette couronne a une histoire singulière.

Diamants de la Couronne
Couronne de haut de tête de l’impératrice Eugénie

Tout d’abord parce que son époux, l’empereur Napoléon III n’a jamais été sacré… Qu’à cela ne tienne, pour l’exposition universelle de 1855, deux couronnes furent commandées par le couple impérial. Le but est alors de montrer l’excellence du savoir-faire français à l’international. Et lorsqu’on observe la finesse des emblèmes de l’Empire avec  les aigles en or ciselé, les longues feuilles de laurier ou le raffinement des palmettes, nul doute que ces créations eurent leur effet…

Ensuite, du fait que la couronne était composée de pierres appartenant principalement à l’impératrice, celle-ci lui fut rendue lors de son exil. Ce qui en fait aujourd’hui l’unique couronne de souverain français conservée dans l’état original. En effet, s’il existe également la couronne de Louis XV, seule la base est d’origine, les pierres ayant été déposées.

Diamants de la Couronne
Couronne de Louis XV

Parure en micro-mosaïques de l’impératrice Marie-Louise

Parmi tous les joyaux présentés dans la galerie d’Apollon, il existe aussi quelques parures personnelles. C’est le cas de cet ensemble de l’impératrice Marie-Louise, composé d’un peigne, d’un collier, d’une paire de bracelets et de boucles d’oreilles.

Diamants de la Couronne

Son style emprunt de son époque la différencie des autres, ainsi que le choix des matériaux. Les délicates feuilles de vigne en or et la micro-mosaïque en verre contrastent par leur (relative…) simplicité. Elle échappe d’ailleurs à la grande vente de 1887 du fait de sa valeur, jugée “dérisoire”. Particulièrement séduisante, sa sobriété ne lui retire aucune saveur, au contraire !

De tous les monarques, Louis XIV fut sans doute le plus fervent collectionneur. Sont d’ailleurs exposées des gemmes (pierres fines d’ornement) qu’il aimait considérablement. Tout au long de son règne, il n’eut de cesse de chercher de nouveaux objets, spécialement commandés ou ayant déjà une histoire…

Galerie d'Apollon Diamants de la Couronne

Au final, il n’y a qu’une chose véritablement décevante dans cette exposition. L’impossibilité d’emprunter les Diamants de la Couronne. J’aurais bien vu le Sancy comme joyau de chapeau… Malheureusement, malgré tout mon charme, cela n’a pas suffi…

Vous aurez peut-être plus de chance ! 😉

By Jean-Philippe

Les Diamants de la Couronne

Galerie d’Apollon

Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

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Claudia Andujar : la lutte Yanomami s’expose à la Fondation Cartier

Claudia Andujar est une photographe engagée dans le sens noble du terme. Elle a passé une vie entière à trouver son objectif, son but.
C’est en 1970 au Brésil, pays de ses parents, qu’elle rencontre une tribu : les Yanomami.
Elle abandonne alors sa carrière de photographe pour se consacrer à relater leurs vies, leurs coutumes et leurs combats.
L’exposition de la Fondation Cartier Claudia Andujar : la lutte Yanomami relate 50 années d’archives photos montrant la lutte d’un peuple pour la vie.

Claudia Andujar

Claudia Andujar : anthropologue par l’image

C’est par passion de l’humain que Claudia Andujar a noué des liens avec les Yanomami.

La vie quotidienne parmi ces indiens lui a permis d’approfondir et de documenter tous les aspects de leur culture, totalement méconnus jusqu’alors.

Claudia Andujar
Elle doit aussi s’adapter à l’humidité et la luminosité de l’Amazonie. Elle développe alors des techniques lui étant propres pour prendre ses photos, notamment sur des temps de pause longs avec un rendu de lumière particulier…

Claudia Andujar

Yanomami
Rite du Reahu avec effets de lumière

Petit à petit, une profonde amitié se crée. Elle apprend leur langue et se fait même initier à leur rite le plus intime : le Reahu.

C’est un rite funéraire mais également une cérémonie annuelle permettant aux communautés Yanomami de s’allier.

Claudia Andujar
Rite du Reahu

Passant de photographe à militante, elle prend faits et causes pour ces indiens vivant au nord du Brésil.

Elle participe aussi aux campagnes de recensement et de vaccination.

Claudia Andujar
Recensement : en haut en 1981, en bas : les mêmes en 1983

Elle voit aussi les dégâts des premiers contacts avec la civilisation extérieure à travers l’envie de conquêtes des lieux sauvages. Les grands travaux  d’infrastructures routières (abandonnés par la suite) ont apporté aux peuples Yanomami rougeole, alcoolisme, prostitution et autres fléaux jusqu’alors inconnus.

Claudia Andujar
Un Yanomami mort de la rougeole

C’est l’une des causes de révolte de Claudia Andujar… La sauvegarde des Yanomami afin de préserver une communauté.

Être Yanomami : un combat de tous les jours

Car il n’y a pas que les indiens Guarani ou les Kayopo (avec leur emblématique chef Raoni) qui luttent pour leur survie.
Et si cette exposition peut mettre en avant les combats d’une autre tribu, l’œuvre de Claudia Andujar ne sera pas vaine.

Protégés durant des décennies grâce à des accords délimitant leurs territoires, ces peuples se retrouvent de nouveau en péril…

Yanomami
Yanomami aux abord d’un base militaire aérienne

Avec le Président Bolsonaro au pouvoir, les orpailleurs clandestins sont revenus sur les terres des indiens Yanomami.
Ils sont près de 22000 actuellement et leur nombre fluctue en fonction du cours de l’or.

C’est toute cette histoire que l’exposition de la Fondation Cartier met en valeur.
50 ans d’archives de vie, de passion et d’émotions pour un combat que nous ne devrions pas occulter…
L’aventure d’une vie…

Yanomami

Claudia Angdujar : la lutte Yanomani

Réouverture
Jusqu’au 13 septembre 2020

Du mardi au dimanche de 11h à 20h
Nocturne les mardis jusqu’à 22h

Réservation obligatoire

Fondation Cartier
261, Boulevard Raspail
74014 Paris

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Photo du mois : trace

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Gilsoub de proposer le thème : trace.

Greco, je l’ai découvert à Madrid il y a des années.
Depuis, il m’obsède…
Que ce soit à New-York, Paris ou Londres, je ne loupe pas une occasion d’admirer son talent.  C’est toujours une vive émotion que de tomber sur une de ses peintures au détour d’une salle.

Si la fascination de Greco opère toujours aujourd’hui, c’est qu’il a bousculé la Renaissance : son style n’a jamais été copié ou imité après lui !  Ainsi, avant-gardiste et totalement unique, son œuvre a eu un effet extraordinaire : elle l’a rendue éternel…

La trace, c’est donc celle qu’un homme laisse autour de lui mais également après lui : celle de marquer le monde.

Greco

 

Découvrez d’autres traces laissées par les blogueurs participants.

Akaieric, Amartia, Betty, Blogoth67, Brindille, Christophe, Cynthia, Danièle.B, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Julia, Kelly, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, magda627, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Tambour Major, USofParis, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente

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