Archives de catégorie : #Yummy

All is #foodporn ! La preuve ici

Burger au foie gras et au magret de canard au restaurant Lamfé

Alors que le Camion qui fume mené par la Californienne Kristin n’en finit plus d’accueillir les foules en extérieur et d’enflammer les médias, un burger made in France est passé sous silence.

United States of Paris est aussi présent dans la blogosphère pour pallier les injustices.

Alors oserez-vous le burger au foie gras et magret de canard du restaurant Lamfé (la femme du boucher)?

La proposition est alléchante pour tout amateur de produits périgourdins.
Et dans l’assiette, se dévoile un sandwich qui s’ouvre littéralement à l’appétit. La tranche de pain a, effectivement, quelques difficultés à rester bien accrochée sur le sommet.

Les plats sont généreux.  Le steak haché surprend par son épaisseur. Avec un tel cocktail de viandes, on ne peut pas s’attendre à la légèreté d’un onglet ou d’une bavette – également à la carte et de celle de la maison mère: Le Louchébem.

Vous vous doutez bien que c’est un peu gras. Mais les saveurs ne sont pas en manque car la qualité des produits est évidente.
Si bien que la comparaison avec le burger au foie gras que Quick a proposé l’hiver dernier n’est pas recevable.

Le conseil de l’équipe: préférez consommer ce plat un samedi, à la place d’un bon brunch bobo-branchouille.
C’est-à-dire ne pas céder à l’appel d’un petit-déjeuner avant de prendre rendez-vous avec ce joli burger de la mort.

Pour celles et ceux qui ont vraiment un appétit de moineau, vous avez la version mini proposée par Cuisine TV.

Lamfé
7 rue des Prouvaires 75001 PARIS

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Dessert: la galette création 2012 du boulanger GONTRAN CHERRIER Paris

De Gontran Cherrier, véritable superstar de la néoboulangerie, l’équipe aime son pain noir à l’encre de sèche pour impressionner ses amis mais aussi son sandwich au bacon sublimé dans un pain rouge paprika.

 La tentation était donc extrême, ce week-end, face à cette nouvelle recette du boulanger. Malgré un prix excessif pour une galette des rois  – et peu importe la taille – le mélange proposé de crème d’amandes au poivre de Jamaïque avec kumquats confits et pâte feuilletée ne pouvait que séduire notre curiosité en quête de sensations fortes.

Après une première bouchée, on aurait envie de foutre une muselière à cette satanée gourmandise qui n’a pas de limite. D’une part, parce que vous avez choisi un morceau beaucoup trop généreux, d’autre part parce que vous avez embarqué dans votre douloureux naufrage une équipe de six personnes.

Le poivre vous monte vite au nez. Bien sûr, il est subtil et ne vous fera pas tousser. Pour qui le prenez-vous?
Par contre, il va finir par vraiment vous excéder par son outrageante présence.
Il finira en bout de course par tuer toute saveur et vous masquer les joies de la pâte feuilletée croustillante.

Vous aurez compris que votre gentille tablée n’aura aucune envie de se resservir. Sur six personnes, plus une pour la dernière part, la sentence est sans appel: « très originale oui mais… » suivi d’un petit rire compulsif.

A trop chercher l’audace, on s’engage dans des voies sans issue. La création 2012 made in Gontran Cherrier ne sera donc pas mémorable, si ce n’est dans la catégorie catastrophe gastronomique.

Notre ami boulanger belle-gueule aurait-il suffisamment d’humour pour avouer son premier échec public?

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Dessert: Les choux à la crème colorés de POPELINI rue Debelleyme

 Popelini fait le bonheur des bobos habitant le 3e et de tous les autres, parisiens de passage – prêts à tous les détours pour un petit shoot de sucre – et les touristes bien informés, avec guide sous le bras.

En provenance d’Italie et installée rue Debelleyme depuis quelques mois, cette enseigne était le spot de 2011. Il n’est pas prématuré d’annoncer qu’elle le sera encore sauf si nouvelle fulgurance côté macarons ou éclairs. Who knows?

 Matez un peu ces deux petits croisés un jour de décembre. A gauche, le chou Rose Framboise. A droite, le chou du jour – véritable surprise – concocté par le chef selon son humeur du moment. Il est composé d’une crème au chocolat au lait, poire caramélisée, perles croustillantes au chocolat et chantilly au Malibu. Tout ceci à 2,80 e.


Que dire de la saveur caramel au beurre salé et du petit à la pistache au cœur de griotte? Deux petits délices fondant et savoureux.


Beaucoup d’entre nous regrettent encore de ne pas avoir mis la main sur le chou de Noël, éphémère forcément. Une crème pâtissière à la vanille de Madagascar avec un cœur marron glacé. Reste la photo de ces petites merveilles sur la page FB de Popelini.

Autant vous prévenir que les amateurs sont nombreux. Et que le dimanche à 14h00, soit une heure avant la fermeture, vous ne trouverez qu’un terrain de désolation, vide de tous délices. Pensez aussi à réserver votre boîte pour éviter tout manque.

Popelini
29, rue Debelleyme 75003 PARIS

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SALON DU CHOCOLAT 2011: les dernières tendances Porte de Versailles

Le Salon du Chocolat édition 2011 à la Porte de Versailles vous réserve encore de belles surprises et quelques excès pour tout gourmand qui se respecte.

Le chocolat, pur plaisir, se fait toujours plus ludique. Pour attirer l’oeil de l’amateur et les foules, les artisans et professionnels rusent.

Imaginez des bouquets de marguerites composées de draguées en chocolat, colorées. Mais aussi une rosette lyonnaise pour le passionné de cochonaille. Mais rassurez vous, jamais l’argument  « Manger 5 fruits et légumes » n’aura été aussi bien respecté. Grâce à cette barquette trompe-l’oeil proposant des légumes en chocolat, vous n’aurez plus aucun malaise quand à votre bien-être.

Régression aussi avec l’artisan lyonnais Sébastien Bouillet qui propose une déclinaison de barre chocolatée pétillante. Il a ajouté à son chocolat au lait 40%, le péta zeta qui claque sous la langue.

Mais n’oubliez pas que la gourmandise est un péché.
Les artistes participant aux World Chocolate Masters nous le rappellent à travers leurs oeuvres. Comme ce collier serpent de l’artiste danois Palle Sorensen ou ce reptile dissimulé dans la forêt de cacao du japonais Yoshiaki Ueaki.


Salon du Chocolat 2011 

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Pâtisserie: le dessert Mont-Blanc de Carl Marletti

Il est suffisamment rare de croiser un Mont-Blanc dans une pâtisserie de Paris ou de province, pour ne pas céder à son appel.
Après la version crémeuse et meringuée du Tokyo Eat et la version déstructurée – on en rêve encore – du restaurant Frenchie de Grégory Marchand, l’équipe d’Us of Paris a jetté son dévolu sur une nouvelle pépite.

Samedi dernier, pourtant rassasiée de sucres après un fondant au chocolat à la boulangerie Les Panetons et un clafoutis cerises cueilli au Fournil de Mouffetard, la fine équipe n’a pu céder à un détour à la Pâtisserie de Carl Marletti. Aux côtés de religieuses et éclairs aux doux parfums de rose, chocolat, café ou pistache, et autres choux vanille à la pâte caramélisée croustillante à se damner, une rangée de Mont-Blanc nous fait de l’oeil.

Et pour cause. Regardez bien cette mousse de marron rehausée d’une crème foutée vanille, fine et aérée. Les finitions ne sont pas en reste, car vous trouverez sur le dessus un mini morceau de marron glacé et un trait fin de morceau de chocolat.

A la première bouchée, le fondant et les éclats de marrons glacés font chavirer. Cet ensemble est, de plus, porté par un biscuit raffiné, tout en moelleux. Pas de meringue en vue, mais la gourmandise est comblée.

Au final aucun écoeurement après ces trois desserts. Plutôt un grand éclat de victoire!

51, rue censier 75005 PARIS
(face au square Saint-Médard)

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Burger au Bar de la Gaîté Lyrique

A la Gaîté Lyrique, les découvertes et expériences ne se vivent pas seulement dans les salles d’exposition et de concerts. Son bar recèle aussi, au-delà de son décor, quelques savoureuses surprises culinaires, concoctées par Arnaud Daguin, propriétaire de la table d’hôtes Hégia et chef invité du Café Pleyel.

Aux côtés d’un burger végétal, somme toute assez classique, l’oeil est interpellé par un sandwich au pain noir. Une jeune fille, se rapprochant du bar, marque un temps d’arrêt trouvant incongru de vouloir « manger du charbon ! »

Ce pain sorti des fourneaux du boulanger Gontran Cherrier, rue Caullaincourt dans le 18e, doit sa couleur singulière à l’encre de seiche.

On ne saurait trop vous conseiller d’expérimenter ce Burger au jambon Serrano donc accompagné de morceaux d’oignons et de tomates. Le tout  réhaussé d’une sauce au choix: moutarde à l’ancienne au soja ou crème de potiron épicée.

Outre faire sensation auprès de tous vos voisins attablés avec leur verre recyclable, vous trouverez un réel plaisir à croquer dans ce burger inimitable. On regrettra toutefois qu’il doive passer au micro-ondes pour retrouver un peu de chaleur.

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Restaurant Le Mama Shelter: spot de l’été

Après avoir tâté de la terrasse ensoleillée avec savoureux petits plats et service souriant, il va être très dur de détrôner le restaurant Mama Shelter du top 5 des meilleurs spots estivaux urbains.

Surtout quand vous avez décidé, non sans regret, d’abandonner la terrasse du Delaville Café. A cause de ses portions qui ont rétréci avec le temps, de ses serveurs recrutés pour leur qualité à afficher un mépris singulier. Une bonne soupe à la grimace, en plein cagnard, sans moyen de se protéger derrière le store que le patron intransigeant ne veut dérouler. Et puis comment ne pas leur en vouloir pour ce tiramisu au Nutella indigeste ?

La digression passée, la parenthèse qu’offre Mama est revigorante. Pas sûr que votre ligne vous remerciera pour le cheeseburger du chef, Alain Senderens, à tomber dont les frites miniatures en nombre vous feront encore moins regretter votre choix. Mais après un œuf mimosa, la pilule passera mieux.

Par contre, difficile de trouver une parade à la carte des desserts que l’on vous tendra. Un chocolat liégeois à frémir, un moelleux au carambar qui nécessite 20 minutes d’attente, on imagine le délice. Vous opterez sans doute pour un hot fudge avec pot de caramel au beurre salé. Les trois boules de vanille aux amandes finiront de vous contenter. Le café gourmand n’est pas en reste puisqu’il est accompagné d’un  mini tiramisu et d’un petit macaron.

Tout y est. Seul le sentiment de nuire un peu à la quiétude des étudiants, dans leur résidence qui vous fait face, pourrait entacher quelque peu votre court bonheur.

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FOODING: Veillées Foodstock avec Benjamin Biolay, Grégory Marchand et Brigitte – MAC/VAL

Les meilleurs  ingrédients étaient convoqués, samedi soir, au Mac/Val pour ce nouveau rendez-vous orchestré par l’équipe du Fooding.

Prenez un chef qui fait saliver, rien qu’en prononçant le nom de l’enseigne où il officie de mains – il en faut deux en cuisine – de maître: Frenchie.

En congés, Grégory Marchand profite de son temps libre pour se faire une petite virée et prouver, s’il le fallait encore ses multiples talents de chef. Sa dextérité plus habituée à  la trentaine de couverts habituels, tient magistralement le coup face à l’attente de 200 estomacs.

Le gaspacho printanier au crabe irlandais est un vrai bol de couleurs et de prairie.

L’irish boeuf carottes mariné est, quant à lui, des plus aériens.

Rajoutez ensuite, un groupe de jeunes filles en paillettes, tout droit sortie de la hype parisienne, j’ai nommé Brigitte :

Un chanteur de charme qui n’avait pas repris le micro en public depuis quelques mois, offrant une reprise insoupçonnable d’Amadou et Mariam, Je pense à toi, et un inédit qui méritera un bon arrangement à la Benjamin Biolay.

Finir avec le dessert illuminé de l’artiste – car c’en est un –  Camille Lesecq, qui a délaissé le confort de son Meurice, pour partager sourire – c’est vérifié, rien ne peut altérer le sien – et saveurs sucrées, en plein air.

Et vous en redemandez. Forcément.

Le prochain rendez-vous, ce sera le 21 mai.
Même lieu, même heure, mais avec deux nouvelles têtes d’affiche: Nach, plein de promesses et Camelia Jordana – et pourquoi pas ?

web: www.lefooding.com
www.lefooding.com/evenements/2011/veillees-foodstock

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Chez ma petite Grenouille

A force d’y passer devant sans y faire attention, un nouvel article dans le supplément Sortir de Télérama cette semaine me rappelle à mon devoir: franchir au moins une fois la porte du restaurant Chez Grenouille, rue Blanche Paris 9e. Cette petite adresse me trottait dans la tête depuis quelques temps mais jamais au bon moment pour m’en rappeler à l’heure du déjeuner.

En entrant, un tableau noir invite aux premiers délices: un choix des terrines toutes plus alléchantes les unes que les autres. Ici, rien d’exotique. Que de la cuisine du terroir. Qui a dit que ce blog ne pouvait pas faire des détours du côté des valeurs sures?

Une fois éclairci le doute concernant la ravigote de pied de cochon (un peu trop vinaigrée une fois dans l’assiette et pour cause!), j’ai englouti au plus vite le foi de veau accompagné de larges pommes de terre maison. Malgré leur épaisseur, elles n’ont pas désarmé ma gourmandise. 

Depuis le début du repas, je n’attendais qu’une chose: le soufflé chocolat. Autant d’attente aurait pu se solder par une belle déception. Que nenni! J’ai fondu avec le chocolat chaud, tout en finesse et en onctuosité. Sa crème fouettée, légère en sucre, a rajouté la note de fraicheur à un dessert de folie.

Au final, il n’y a pas que la cochonaille qui ripaille Chez Grenouille, le sucré a aussi une place de choix.

Web: www.restaurant-chezgrenouille-paris.com

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Resto clandestin Miss Lunch Paris : une sacrée copine !

En fait, je préfère être honnête, je la connais très peu. Ne me demandez pas son prénom. Je ne suis pas son ami FB, je ne sais même pas si elle a un profil. Par contre, je peux vous dire dans quelle île d’Italie elle se ravitaille en câpres.

Deux lunchs dans son loft ont eu raison de l’éternelle fidélité de mes papilles. Tous les ingrédients y sont: sourire accueillant, voix espiègle, saveurs incomparables et rencontres à l’internationale.

Miss Lunch est en quelque sorte le « chatroulette » du déjeuner. En réservant pour deux, pas plus, la maîtresse de maison garde, jusqu’à l’ouverture de la porte le jour J, total mystère sur l’identité des 6 autres convives qui partageront votre table.

A loisir, vous pourrez faire la connaissance d’un couple de Texans pas si curieux que cela de la « french culture », de sœurs colombiennes au sourire ravageur, d’un architecte, d’un chanteur français bien connu ou d’un new yorkais ayant demandé, la veille du déjeuner, sa petite amie en mariage sur le Pont des Arts. So cute!

Vous l’aurez compris l’expérience est, à chaque fois, unique pour cette table d’hôtes qualifiée par certains de « resto underground » ou par les anglo-saxons de « hidden kitchen ». Le menu est renouvelé chaque saison. Les échanges de mails entre les convives à la fin du repas ne sont, par contre, pas systématiques. La sauce ne prend pas à chaque fois, malgré les qualités d’accueil de la maîtresse de ces lieux et les échanges enthousiastes autour de l’excitation suscitée à l’arrivée de chaque nouveau plat.

Mais dans tous les cas, le dépaysement est garanti. Et avec un peu de chance, vous serez, avec votre fiancé(e) les seuls français du déjeuner. Qu’attendez-vous pour tenter une nouvelle aventure ?

Site officiel : www.lunchinloft.com

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