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Villette sonique 2019 : bain musical de haute qualité #concours

Du 6 au 9 juin 2019, La Villette vous donne rendez-vous dans son parc pour le festival Villette Sonique.
Electro, pop et hip hop déploieront leurs vibes dans tous les lieux emblématiques : Trabendo, Grande Halle, Cabaret sauvage, espace Périphérique.

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Cherchant toujours la qualité, le festival Villette Sonique offre une nouvelle programmation pleine d’éclectisme et surtout de pointures musicales dans chacun des genres musicaux proposés. Et d’ailleurs, chaque lieu du parc aura sa propre identité de style.
L’électro au Cabaret Sauvage avec Tim Hecker en guest et ses sons oniriques, le hip hop à l’espace Périphérique avec en tête d’affiche Danny Brown, la pop au Trabendo et la planante Julia Holter en représentante.
Une soirée 100 % féminine, sans oublier l’ambiance club à la Grande Halle avec le DJ allemand David August, et Stereolab, entre autres.
D’ailleurs, on vous fait gagner des invits pour cette soirée un peu plus bas. Le kiff, non ?

A chaque soirée son lieu et donc son univers. On adore !
Un programme alléchant, donc, pour tous les fans de musiques urbaines et électro.

Villette Sonique

Villette Sonique

Jeudi 6 juin à 19h30  au Cabaret Sauvage
Tim Hecker & Konoyo Ensemble, Mondkopf et Kelly Moran

Vendredi 7 juin à 19h30 à l’espace Périphérique
Danny Brown,  Channel Tres, BbyMutha et Shygirl

Samedi 8 juin à 19h30 au Trabendo
Julia Holter + Cate le Bon + Hatchie

Samedi 8 juin à 22h30  à la Grande Halle
David August, Deena Abdelwahed Khonnar Live, Ross from Friends, Objekt et Apollo Noir

Dimanche 9  juin à 19h30 à la Grande Halle
Stereolab, Jonathan Bree et Anemone

La Villette
211, Avenue Jean Jaurès
75019 Paris

Concours

USofparis vous propose de gagner des places pour la soirée du 8 juin 2019 à la Grande Halle.
A partir de 22h30 vous pourrez bouger votre body en mode clubbing sur les sons de David August, Deena Abdelwahed Khonnar Live, Ross from Friends, Objekt et  Apollo Noir.

Pour tenter votre chance, il suffit de remplir le formulaire ci dessous.
Les gagnants.es seront contactés par mail.

Bonne chance à tous et toutes !

Concours Villettee sonique
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Osmosis – Netflix réalise l’impossible : trouver votre âme sœur !

Présentée en avant-première au festival Séries Mania 2019, OSMOSIS est la dernière série française produite par Netflix.
Elle a toutes les raisons d’attirer votre curiosité.

Imaginez : une start-up a inventé un système qui permet de trouver son âme sœur. Fini les doutes, les râteaux, les chagrins amoureux. Les données de notre corps et de notre cerveau sont décryptées pour atteindre le saint Graal du bonheur.
Bien sûr la création de Paul et d’Esther va leur causer une série de déconvenues : embûches financières, espionnage, enlèvement…
Le suspense est de mise pour cette série originale de science-fiction.

Osmosis Netflix

Osmosis – Netflix : de beaux décors

La première séquence nous entraîne à l’Hôtel de la Païva, demeure d’une célèbre courtisane du XIXe siècle. Un monument connu pour son décor et surtout sa baignoire. Dans le deuxième épisode, c’est sur la Tour Saint Jacques que votre cœur palpitera.
La start-up est installée dans des locaux qui jouent la couleur, la lumière et les parois vitrées. Un petit côté Westworld dans la transparence qui n’est pas du tout déplaisant.

Osmosis Netflix

Un beau casting 

A commencer par notre chouchou : Hugo Becker. On l’a aimé dans Chefs, Au service de la France et Baron Noir.
Il campe Paul, le cocréateur d’Osmosis. Et il porte la barbe, ce qui lui va bien.
Agathe Bonitzer est Esther, la sœur de Paul. C’est elle qui gère toute la matrice du système ultra performant. Elle a la pression maximale.
De jeunes comédiens (de belles révélations) viennent compléter le casting.

Osmosis Netflix

Histoire originale

La France aime l’anticipation et les spectateurs accrochent. On pense à la série Ad Vitam, récemment ou Transferts sur Arte et à Missions sur OCS.
Et les créations, producteurs ne manquent pas de moyens, même s’ils ne sont pas comparables à une série US, pour nous faire voyager dans un avenir proche.

OSMOSIS
série originale diffusée sur Netflix France
diffusion le 29 mars 2019

une série d’Audrey Fouché
avec Hugo Becker, Agathe Bonitzer, Victoire Bélézy, Nicolas van Beveren, Eric Savin, Laurent Delbecque, Alexandra Ansidei, Aurélien Labruyère, Dominique Isnard, Stéphane Pitti…

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Uma Thurman @ Séries Mania 2019 : de retour avec la série Chambers

Uma THURMAN a joué la décontraction pour sa rencontre avec le public de Séries Mania 2019, à la différence d’Anna Paquin venue quelques jours plus tôt.

Au Nouveau Siècle, l’actrice américaine a partagé quelques grands moments de sa carrière, n’hésitant pas à se décoiffer un peu, à se caresser le mollet et à rire beaucoup.

Uma Thurman

A 12 ans, Uma Thurman avait déjà prévenu sa mère qu’elle voulait devenir actrice. Mais c’est au moment du casting pour le film de Terry Gilliam, Les aventures du Baron de Münchhausen, qu’elle comprend que le cinéma serait sa vie. Elle se souvient d’avoir vu le film Brazil avec son frère et avoir été impressionnée.

“Sur le tournage des Liaisons dangereuses, je me voyais comme une étudiante face à ces grands acteurs (John Malkovich, Gleen Close, Michelle Pfeiffer…) et face à Stephen Frears, le réalisateur.” 

“Quentin Tarantino est un génie !”

Uma Thurman est reconnaissante d’avoir tourné Pulp Fiction et Kill Bill.
“Pour Pulpe Fiction, j’étais plus effrayée de danser plus que tout autre chose. Mais quand j’ai commencé à danser, je ne voulais plus m’arrêter. Tarantino dansait lui derrière la caméra.

“Quand je regarde Pulp Fiction maintenant, j’ai l’impression de voir ma fille qui est comédienne et qui a 20 ans. 
Je vois une sorte de bébé quand je me vois.”

Uma Thurman

Uma Thurman et les séries

L’actrice est venue à Séries Mania présenter la série Chambers produite par Netflix dans laquelle elle joue et qu’elle produit également. Pour l’anecdote, sa fille comédienne joue aussi dans une série Netflix.
Elle a l’impression d’être une sorte de marraine pour cette équipe de jeunes comédiens.

Concernant sa culture des séries :Mon fils est devenu mon partenaire de télé. J’ai pu rattraper mon retard avec lui. On a regardé Homeland ensemble.”

Uma Thurman

Uma Thurman
à retrouver dans la série Chambers produite par Netflix

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Freddie Highmore à Séries Mania 2019 : masterclass du Good Doctor

Ce samedi, Lille est fébrile à l’idée de croiser, approcher, shooter Freddie HIGHMORE, de la série Good Doctor, invité de Séries Mania 2019

Des chasseurs d’orthographes à sa sortie d’hôtel, une très longue file de fans devant le Nouveau Siècle pour la masterclass, des festivaliers sans billet qui tentent leur chance.

Freddie Highmore

Off de festival : Freddie Highmore comédien n’avait, dans son planning très serré, que 10 minutes de prévu pour déjeuner. Entre ses interviews avec les médias et la rencontre avec son public.

Au Nouveau Siècle, tous les rangs sont remplis pour entendre et voir le jeune comédien britannique.
Freddie Highmore parle un français tout à fait maitrisé – il confie avoir eu la chance de venir en France quand il était jeune. Mais il préfère répondre aux questions de la journaliste en anglais pour avoir une meilleure aisance de vocabulaire.

Tout jeune comédien au cinéma 

Alors que Freddie tourne au cinéma très jeune avec Jean-Jacques Annaud, Mark Forster ou Tim Burton, on aurait pu croire que son destin était tout tracé. Le comédien évoque le besoin d’aller à l’université pour être sûr de vouloir être acteur et aussi continuer à avoir une vie normale.
Il se rend compte maintenant, en tant qu’adulte, tout ce qu’il a appris de ces tournages.
Son partage d’expérience est d’une belle maturité pour son jeune âge.

Freddie Highmore

Séries : Bates Motel, Good Doctor 

Pour Freddie Highmore, Bates Motel peut être considéré comme une comédie – malgré le nombre de morts. L’adaptation du film Psychose d’Hitchcock en série de 5 saisons reste une expérience forte humainement et professionnellement.
Le comédien a, en effet, réalisé un épisode et participé à l’écriture de deux autres.
Il a apprécié de pouvoir laisser déborder toute cette négativité sur le tournage, c’était grisant. Et ça lui a permis d’être plus heureux dans la vie.

« Après avoir tué autant de monde, il était naturel de sauver des vies avec Good Doctor.”

Son rêve serait de pouvoir tourner la série en France, à Paris. Peut-être dans la saison 3 ou 4.
En attendant, il aime l’idée que son personnage, Shaun, soit directeur d’hôpital un jour.

Pour l’anecdote, il se débat parfois sur le tournage entre l’accent américain de son personnage et son accent anglais quand il est derrière la caméra, comme quand il réalise un épisode.

Freddie Highmore

à retrouver dans Good Doctor saison 2

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Anna Paquin – Flack à Séries Mania 2019 : Sookie en version bad girl

L’inoubliable Sookie de True Blood, ANNA PAQUIN, a fait une apparition remarquée à Séries Mania 2019 ce samedi. 

Elle était de passage à Lille pour la cérémonie d’ouverture, pour présenter la série FLACK et rencontrer son public venu en nombre à l’UGC.

Anna Paquin

Toute de noir vêtue, Anna Paquin a fait son apparition à la fin de la diffusion des deux premiers épisodes de la série Flack.

Flack est une petite folie comme savent si bien nous les dégainer les Anglais. Alors que je suis toujours endeuillé par la fin de la série génialissime Catastrophe, je reprends goût à la série britannique décalée avec cette création d’Oliver Lansley.

Oliver Lansley, créateur et scénariste de Flack

Anna Paquin éclatante experte 

Première joie : exit l’adorable serveuse ingénue de True Blood. Cette fois, Anna Paquin assure et dézingue tout sur son passage. Elle campe Robyn une experte en résolution de grosses emmerdes commises par les célèbres clients de l’agence qui font appel à ses service (sportifs, cuisiniers à succès, chanteuses ou comédiens). Overdose, adultère en série, crise conjugale : Robyn a vraiment solution à tout. Et ça mérite le respect !

Anna Paquin

Quid de la moralité ? 

Réponse d’Anna Paquin : “la moralité n’est pas blanche ou noire. On vit dans une zone grise, dans un entre-deux.”
Et son personnage refuse magnifiquement les normes. Elle n’est donc ni une héroïne ou anti-héroïne.

Deuxième bonheur : la série n’a aucun filtre.
Flack s’appuie sur les redoutables carnassiers que sont les tabloïds anglais. Il n’y a pas d’autres solutions que de se comporter comme eux pour s’en sortir. Le créateur Olivier Lansley confirme que le scénario est inspiré de vraies histoires.

Anna Paquin

 

Plus de responsabilités 

Anna Paquin a fait le choix de s’impliquer dans la série en devenant également productrice exécutive. Elle ne voulait laisser la place à personne d’autre.
Elle aspire à aussi écrire et pourquoi pas à réaliser dans un futur proche.

FLACK 
série de 6 épisodes créée et écrite par Oliver Lansley
réalisée par Peter Cattaneo
avec Anna Paquin, Lydia Wilson, Rebecca Beson, Sophie Okonedo, Genevieve Angelson, Arinzé Kene, Marc Warren, Rufus Jones

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Fête des Lumières 2018 à Lyon : pigments sur cathédrale, duo rigolo & laser show

Chaque année, l’attente est grande pour découvrir les nouvelles installations et illuminations qui vont enchanter Lyon pendant 4 jours.

La Fête des Lumières 2018 tient la dragée haute avec des parcours qui offrent aussi bien des instants ludiques (Place Bellecour), de la beauté pure (Cathédrale Saint Jean), du grand spectacle (quai de Saône), de la poésie et féerie.

Fête des lumières

Fête des Lumières Fête des lumières

Pigments de lumière : beauté pure

C’est mon coup de cœur de cette année.
Je l’ai vu trois fois pour profiter un maximum de la projection sur la Cathédrale Saint Jean.
A la différence de tout ce que j’ai vu précédemment, cette création a été conçue à partir d’images réelles en studio.
Une maquette de la Cathédrale a permis le tournage d’une série d’effets spectaculaires.

Fête des lumières

Délire urbain avec les Anooki

Les Anooki sont de retour pour amuser petits et grands. Le joyeux duo prend possession de la place Bellecour pour tournoyer sur la roue et jouer avec un camion de pompiers sorti tout droit du Musée de Pompiers pour l’occasion et la statue de Louis XIV.

Fête des lumières

Lumignons du cœur pour la bonne cause

Un parterre de lumignons vendus au profit de l’association docteur Clown illuminent la Place Sathonay.
Une installation qui nous donne l’impression de pénétrer un chapiteau lumineux à ciel ouvert.
Rapprochez vous des lumignons pour recevoir un peu de chaleur.

Fête des Lumières

Laser show à l’Hôtel de ville

L’affluence est importante pour accéder à Tricolore.
Mais le spectacle en vaut la peine – comme j’ai pu le dire à un festivalier qui me demandait conseil : attendre ou pas.
Ça nous rappellerait un concert de Pink Floyd avec ce jeu de lasers. C’est court mais intense.

Veilleuses urbaines

Stéphane Durand et Patrick Laurino nous renvoient à l’imaginaire de Pixar avec deux lampes urbaines qui se font face et qui semblent dialoguer entre elles dans un jeu de lumière ludique.
Ces Veilleuses d’un genre nouveau sont soutenus par une nacelle télescopique.

Fête des lumières

Seule relative réserve : You and the night, la création d’une aurore boréales sur la Place des Jacobins.
L’artiste, David Udovtsch, offre plus une féerie en jets d’eaux que l’imitation de ce phénomène naturel qui fascine toujours autant.

Fête des lumières

BONUS : rappelons que le 8 décembre est une fête consacrée à la Vierge Marie. C’est un jour traditionnel où les Lyonnais et Lyonnaises la remercie notamment en posant une bougie ou lumignon sur leurs rebords de fenêtres.
Fête des lumières

La Fête des Lumières 2018
du 6 au 9 décembre

à Lyon

Fête des Lumières

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Pitchfork Paris 2018 : CHVRCHES, Blood Orange, Bagarre lives effrénés

Pitchfork Music Festival Paris 2018 !
Vendredi incroyable à la Grande Halle de la Villette avec 10 lives, 10 univers musicaux bien distincts, autant que de styles vestimentaires aussi bien côté artistes que côté festivaliers. Ça parle pas mal anglais dans le public du Pitchfork, c’est génialement dépaysant ! 

Belles têtes d’affiche pour ce Pitchfork Paris 2018 avec Bagarre, CHVRCHES et Dev Hynes alias Blood Orange !
Et des révélations qui assurent : Dream Wife, Car Seat Headrest, Lewis OfMan, Boy Pablo…

Pitchfork Paris

Pitchfork Paris

Bagarre : on jouit ensemble ! 

Jouissance est le mot juste. Ce groupe métissé est d’une incroyable fougue. Le pouvoir hypnotique de sa musique fait soulever les pieds du sol.
Le gouffre est aussi génial en live qu’en solo sous sa douche.
Bagarre c’est un peu Arcade Fire en jogging. Les membres du groupe comme les canadiens changent d’instrument, se succèdent en leader vocal. Chacun a son voix et son charisme sans déstabiliser l’équilibre du set.
Fin de concert en mode « j’encule ton père » ta mère » est has been), une guitare démembrée et une batterie démontée.

Pitchfork Paris

CHVRCHES : tout pour Lauren 

Le charme de Lauren Mayberry est imparable. A tel point que j’ai oublié involontairement de shooter les autres membres du groupe CHVRCHES. Honteux ! 😉
Je me suis laissé emporter, charmer par son jeu de scène, sa voix impossible à imiter.
Les garçons et les filles autour de moi qui connaissent les chansons préfèrent chanter en play-back tant le timbre de Lauren est particulier.
Les nouveaux titres Graffiti, Miracle sont aussi efficaces que les airs connus.
On peut juste regretter que les versions live soient des copier-coller des versions album. J’aurais aimé être surpris.

Pitchfork Paris

Blood Orange : il faut le voir pour comprendre 

Dev Hynes alias Blood Orange est un artiste assez fascinant à observer. Il est capable de prendre la guitare pour 2 accords et de la reposer, se mettre au piano à queue pour terminer une chanson.
Et sa balader avec 2 bandanas à la main alors qu’il en a déjà un noué sur la tête. Il a joué avec tout le long du concert. Je pensais innocemment qu’il les jetterait à ses fans dès le premier titre.
Musicalement c’est étrange aussi. Il n’est pas évident d’adhérer quand on ne l’a jamais entendu avant. Il y a une sorte d’abstraction étrange. Difficile de repérer dans les premiers titres du set des refrains accrocheurs que l’on pourrait répéter en chœur. Il n’en reste que son live est à voir.

Dernière source de fascination : son compte Instagram. 25 publications et déjà 309 K followers. Total respect !

Juste avant Pitchfork Paris 2018 a accueilli des révélations à gogo, petit tour des sons du moment : 

Pitchfork Paris

Boy Pablo : la fraicheur adolescente 

Ça rappelle une amourette de vacances en mode ado. On n’est pas très beau mais joyeux comme des petits génies pensant qu’on est les seuls à vivre et à faire ce que l’on fait. Bien sûr il y en a plein d’autres qui font pareil.
Boy Pablo ne réinvente pas la pop acidulé mais il n’en est pas moins attachant.

Pitchfork Paris 2018

Tirzah, la discrète 

Long sweat, bas de survet’. Comme une impression que Tirzah aurait pu sauter du lit et filer direct sur scène. Son entrain et son charisme ne sont pas ses qualités premières. Sa voix captive fort heureusement au-delà de toute nonchalance.
Le titre All I want is you est trippant, This is your devotion emporte dans une rythmique lancinante. Hâte de la voir prendre de l’assurance.

Pitchfork Paris 2018

Pitchfork Paris

Dream Wife : les audacieuses de Brighton 

Un trio d’adorables bad girls venu de Brighton qui envoie un rock pulsé à donf.
Dream Wife, c’est énergique. Le bas résille sous le shorty de sport génialement décalé.
Ces filles savent laisser un souvenir impérissable de leur live, la preuve avec ce concert court mais intense au Pitchfork Paris 2018 qui se termine par un“Big fuck to gender norms!”

Lewis OfMan : il a tout d’un grand 

Il ne faut pas se tromper. Lewis OfMan est bien français malgré ce nom de scène très anglo-saxon. T-shirt blanc, bas de survet’ rouge, le DJ juvénile se la joue à la cool pour un set guilleret, romantique et love love à souhait.
Y’a un peu de guimauve dans l’electro, du Cerrone version meilleur poto, voire David Guetta qui aurait la petite vingtaine galvanisant les foules. Les fans connaissent les paroles par cœur de Je pense à toi et Plein de bisous.
Et là franchement, ça m’arrive très rarement, mais je me suis senti vieux.

PItchfork Paris 2018Pitchfork Paris 2018

Car Seat Headrest 

Un côté Beck dans la voix de Will Toledo et de The Horrors aussi avec moins de style. Le bas de pantalon tout mou idéal pour une séance de yoga, c’est moyennement classe.
On lui préfèrera le charisme plus avenant du guitariste aux cheveux blonds bouclés ou d’Andrew Katz le batteur avec son serre-tête éponge de tennisman.
Le rock des Américains de Car Seat Headrest emportent la mise, surprend et donne envie d’en écouter plus.Pitchfork Paris 2018Pitchfork Paris 2018

Chromeo

Nos « cousins du Canada » assurent le show à deux avec force de faisceaux lumineux, d’electro-clubbing et de bidouillages vocaux. Les jambes qui portent leur platine sont sexy et lumineuses. Dave 1 est le bogosse de ces dames, gendre idéal, ligne parfaite. Alors que Pee Thugg est l’ourson déconneur qui fait des tresses à sa barbe et qui est capable d’émoustiller les amoureux.ses de torse poilu.

Pitchfork Paris 2018 n’est pas fini! 
Ce samedi, un plateau de 11 lives t’attend pour réussir ton week-end. 

Site officiel : pitchforkmusicfestival.fr

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MaMA 2018 : Lary Kidd version bad boy, Concrete Knives joyeux #livereport

MaMA 2018, le festival bat son plein dans une dizaine des salles de concert d’Anvers à Blanche. Ca pulse, rock, pop, se déhanche dans tous les coins pendant 3 soirs. 
J’ai pioché dans le programme en fonction de ma curiosité. Concrete Knives, Lary Kidd et Walter Dean.

Mama 2018

Concrete Knives @ la Boule Noire

Une Boule Noire surchauffée pour le live de Concrete Knives au MaMA 2018. Il est bon de retrouver le groupe qui ne semble pas avoir vieilli depuis la dernière fois.
Les nouveaux titres sont aussi pop relevées que les tubes qui font sautiller.
La chevelure d’Adrien Leprêtre alias Samba de la muerte secoue l’air, la chanteuse n’a succomber à la chaleur malgré son kimono.
En fin de concert, retour à la réalité. Un t-shirt sur poitrine généreuse enfonce le clou : Music is a dirty job… J’ai bien une pote attachée de presse qui approuvera ce message.

Mama 2018

Lary Kidd au Rouge Pigalle

Ma première fois dans ce décor culte sans âge de la nuit et de Pigalle. Et c’est un ourson québécois qui m’y a conduit.
Lary Kidd un jeune rappeur barbu qui a un phrasé unique avec un bon accent ne permettant pas de saisir pleinement les subtilités de son song-writing aussi bien français qu’english. Mais on se laisse porter et emballer.

Entre deux titres, le rappeur lance « I let the music speaks for me » (Je laisse la musique parler pour moi). Ça claque !

Et une bonne punchline que l’on retient forcément : « Le rappeur le plus sous-estimé du Québec ». Génial !
Rajoutez sa marque de fringue Officiel qui affiche des « Montréal made me immortel » dans les rues de Paris. J’adore !

MaMa 2018

Mother fucker et des bitch qui ponctuent le live pour se la jouer bad boy époque Eminem. Ce petit côté teigneux de Lary Kidd est très plaisant. Ca l’a fait rire quand je lui l’ai dit, deux jours plus tard.
Petit Jésus est son chef d’œuvre.
Et ce qui plait c’est que le rappeur a de la référence artistique en stock : Duchamp, Rubens (il a une de ses célèbres toiles tatouée sur le biceps).

Walter Dean @ Machine du Moulin Rouge

Trois projos vidéo de face qui irritent la rétine tout en envoyant des faisceaux de lumière et des figures géométriques.
Derrière moi, j’entends : « ça fait mal aux yeux ! »
Au bout d’un moment, un balaise me bouche la vue (suis assis), je ne me plains même pas.
Un quadra à chemise manches courtes filme en continu, son smartphone dans une main, sa bière dans l’autre. Est-ce le manager ?
Les compos de Walter Dean sont tellement minimales que l’on a l’impression que le live n’a pas vraiment débuté. Que c’est toujours une longue intro sans fin.
C’est loin d’être dansant, mais ça peut être trippant. Ça fait surtout l’effet d’une performance artistique qui serait sortie d’un musée d’art contemporain.

A la sortie, un mec du métier lance à sa voisine : « Tu sais le punk c’est pas très clair, maintenant ! »

MaMA 2018 c’est aussi Gaël Faye en live. Je ne l’avais pas vu sur scène. Il est puissant ce mec !
J’ai étonnemment aimé Madame Monsieur. De la pop belle comme un coeur ou un baiser. Et j’ai assisté au grand retour de Eagle Eye Cherry qui n’aurait pas fait de concert à Paris pendant 14 ans.

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Charlie Winston en interview : on a parlé succès-échecs, engagement & Square 1

Après The Weekend, un premier single dansant, léger et pop sorti en juin dernier, Charlie Winston nous présente son quatrième album Square 1 sorti le 28 septembre.
Un disque plus profond qui aborde des sujets d’actualité mais aussi plus personnel.  On y retrouve des sons pop, folk, mais aussi de tabla, de kora, de marimba chers à l’artiste qui nous emporte instantanément dans son univers.
Joie, légèreté, mais aussi larmes d’émotions, les sentiments sont mélangés à la première écoute et c’est ce qu’on aime lorsqu’on écoute de la musique. De la bonne musique.
Entretien passionnant avec un passionné.

Selfie exclu pour USofParis

Interview-selfie Charlie Winston

USofParis : Quel est le sujet de la chanson Here I Am ?

Charlie Winston : C’est à propos des échecs et du succès. Comment le succès n’existe pas réellement sans échec. Le problème avec la réussite c’est que t’as peur d’échouer.

C’est quelque chose que tu as vécu ?

A certains niveaux oui, mais je pense que chacun d’entre nous l’a vécu. Ce n’est pas nécessairement à propos de moi, c’est à propos du monde. La façon dont il est conçu.
On vit dans un monde où l’on va à l’école dans laquelle on nous enseigne à être au plus haut niveau, à réussir. Si tu réussis tes examens, tu réussiras ta vie, mais ce n’est pas la réalité.
C’est vrai pour certaines professions mais ce n’est pas pour la vie. La vie ce n’est pas avoir réussi chaque jour. C’est comme sur Facebook, tout le monde y montre la plus belle partie de sa vie. Ils ne montrent pas les mauvais moments. On aime donner aux autres de fausses impressions.

Tu étais un élève doué ? 

Je n’ai pas vraiment réussi à l’école, je n’ai pas eu de bonnes notes là où je devais en avoir. J’étais lent, je faisais le clown. C’était ma façon d’aller contre ce système.
J’ai choisi d’être musicien. Même si c’était facile de l’être. Les choses sont devenues complexes et j’ai eu ce monde, cette machine construite autour de moi, j’ai eu beaucoup de conversations avec des gens qui sont dans l’attente de ce que tu dois faire ensuite. Et je continue de me battre contre ces attentes.
Maintenant, encore plus que jamais dans ma vie, je vois et je comprends que c’est très important d’échouer. Cet album pourrait être un échec dans les yeux du monde, mais pour moi ce n’en est pas un.

Pourquoi ?

Parce que chaque album que j’ai fait, c’est comme avoir une nouvelle famille, toutes les chansons sont mes enfants. Elles ne seront peut-être pas aussi populaires que d’autres chansons comme Like a hobo mais ça ne veut pas dire que c’est un échec pour moi. Parce que l’échec ce serait de vouloir les faire et de ne pas les enregistrer.

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Here I am est peut-être ta chanson la plus personnelle ?

Oui, je pense que c’est la plus personnelle de l’album. Ça raconte une histoire au sujet de ma vie, à propos de qui je suis. Mais je pense que beaucoup de personnes peuvent se sentir proches de ce sentiment. Ne pas être très bon à l’école, ce n’est pas unique. Nous avons tous ce problème, tu peux avoir 16 ans et te sentir en échec parce que tu as de mauvaises notes mais ce n’est pas comme si nous allions tous avoir des jobs très importants. Il n’y a pas assez de jobs comme ça.

Tu devais faire un break avant de réaliser cet album, tes plans ont changé, que s’est-il passé ?

J’avais prévu un voyage avec ma famille pour partir vivre au Malawi. Quelques jours avant j’ai eu un gros problème au dos et j’ai dû annuler le jour du départ. Je n’ai pas pu marcher pendant deux mois. C’était une période assez difficile pour ma famille.
La belle chose avec l’art c’est que quand tu en as besoin il vient à toi. C’est pourquoi c’est assez dur de trouver du bon art de nos jours. Les gens sont plutôt heureux, on a probablement la meilleure économie que l’humanité n’a jamais expérimenté. On a de la chaleur quand on en a besoin grâce à l’air conditionné, de l’eau fraîche, de la nourriture dans un frigo. Tout est plutôt cool et les gens continuent de se plaindre. L’art n’est pas vraiment nécessaire comme il a pu l’être après la seconde guerre mondiale quand on a eu tous ces extraordinaires groupes dont on parle encore aujourd’hui. L’art ça vient quand tu en as besoin et j’en ai eu besoin donc c’est revenu à moi.

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En juin, on a pu écouter The Weekend, une chanson catchy, pop. Je trouve que ce n’est pas très représentatif du reste de l’album. Pourquoi avoir choisi ce morceau comme premier single ?

Charlie Winston : J’ai eu cette conversation avec quelques fans, sur Facebook notamment. Je suis complètement à l’aise avec ce que tu dis. Ce que les gens ne voient pas – et c’est naturel – quand avec ma famille on a dû traverser ce moment difficile, ça a été si lourd qu’on avait vraiment envie de légèreté.
Quand tu vois tes enfants quand tu mets de la musique et qu’ils se mettent à danser, ils apportent cette légèreté dans tout. J’adore l’idée que danser c’est en quelque sorte une façon d’oublier.
C’est comme ça que la chanson est née. Cette chanson qui est très légère et lumineuse vient de quelque chose qui était beaucoup plus sombre, mais ce n’est pas expliqué et je ne voulais pas l’expliquer dans la chanson.
 Et après ça, il y a toujours les discussions avec le label. C’était la plus catchy, la plus radio friendly, ils pensaient que c’étaient le meilleur choix. Je voulais que ce soit Feeling stop en premier single, mais ils ont poussé fort, c’était presque une bataille 🙂

Charlie Winston

Contrairement à tes précédents albums, tu as travaillé avec une équipe sur Square 1. C’était difficile de lâcher prise ?

C’était génial ! C’est très représentatif de ma vie. J’ai lâché prise sur plein de choses. Je n’ai jamais mis de mots là-dessus. J’ai lâché prise sur le fait de penser à savoir où je vais. Je n’ai aucune idée d’où je vais. Ni si ma vie va aller quelque part, ailleurs.
Je suis rentré dans le studio, j’ai dit au groupe et à l’équipe que je voulais répéter pendant deux jours, juste jouer, pas enregistrer. A chaque fois que l’on jouait les morceaux du début à la fin, que ça s’arrêtait, quelqu’un me disait : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » et je répondais « Je ne veux donner à personne la réponse »,

Un challenge ! 🙂 

C’est devenu difficile pour moi. Après deux jours sans donner de directions, j’ai dit qu’on n’enregistrerait pas pendant encore une semaine, qu’on allait improviser et voir ce qui allait sortir de tout cela. Ce n’est pas moi qui ai dit comment faire, c’est la musique qui nous a dit comment faire à chacun de nous. La musique est née d’après de la musique que j’ai designé . Après tout ça je n’ai pas eu besoin de dire quoi que ce soit, chacun savait à propos de quoi l’album était, où il allait et je pouvais aller cuisiner le lunch pour tout le monde je savais que ce serait la même organisation.
Je travaille avec de bonnes personnes, mes musiciens sont extraordinaires, mes ingénieurs sont des ingénieurs haut de gamme qui ont travaillé avec beaucoup d’artistes. Je n’avais pas besoin d’être là et de leur dire comment être meilleur, ils font tous ça depuis des années. A partir du moment où ils ont compris la vision/conception tout était cool.

Que cela signifie Square 1 ?

C’est une expression qui veut dire : revenir au début. C’est lié à l’échec et au succès comme je t’ai dit au début. Il faut avoir une bonne relation avec l’échec, parce que si tu veux apprendre le piano, à jouer au tennis, une langue ou n’importe quoi d’autre, tu dois échouer. Chaque fois que tu fais une erreur, tu t’améliores un peu plus parce que tu t’en rappelles.
Ce qui est difficile c’est d’appliquer ça dans ta vie, dans une société où on te dit qu’un échec c’est une mauvaise chose et une réussite c’est une bonne chose. Tout le monde adore me demander : “Comment le succès a été pour moi ?” Mais personne ne me pose de question sur mes échecs. Parfois, avoir du succès c’est avoir eu un énorme échec personnel. Tu travailles si dur pour arriver à ce point, tu y arrives et ensuite tu vas où ? Tu dois retourner en bas et recommencer d’une manière ou d’une autre.

C’est ce que tu as fait avec cet album ?

Oui ! Enfin non. Ce n’est pas ce que je fais avec cet album, j’essaie d’avoir une meilleure relation avec cette notion, cette idée.

Charlie Winston

Tu as plusieurs chansons à propos de sujets d’actualité, es-tu un artiste engagé ?

… Je n’aime pas vraiment le mot engagé… Je ne me qualifierai même pas de musicien. 🙂

Mais tu l’es !

Bien sûr, parce qu’on doit mettre des noms. Je me qualifie d’artiste, parce que je dois créer, je dois faire de l’art, exprimer quelque chose à travers les sens. C’est ce que je fais, je travaille les sens. Il arrive que ce soit plutôt en musique, mais je peins aussi, j’ai passé une partie de l’été à peindre.
Si tu me qualifies d’engagé c’est comme si les gens avaient l’impression que je réfléchis sérieusement à comment sauver le monde. Mais je m’en fiche ! Le monde est foutu, admettons-le, on est tous foutus. On est en train de créer notre propre cercueil en étouffant la Terre. Je suis un optimiste mais je n’ai pas d’illusions. L’Histoire nous démontre que les humains font des erreurs massives.
Mais je suis juste un gars !

Peux-tu me parler un peu de la chanson Airport, elle m’a beaucoup émue ?

Juste après mon deuxième album, j’ai acheté une maison à Londres, je jouais beaucoup au piano et j’ai commencé à écrire cette chanson, mais seulement la mélodie. Je la jouais beaucoup. Ma femme était enceinte et elle n’arrêtait pas de me dire :  « Il faut écrire cette chanson, il faut écrire cette chanson ! ». Puis j’ai complètement oublié cette mélodie.
En 2016, j’allais au studio tous les jours, j’y allais pour écrire, composer, trouver des idées et un matin j’ai dit : « Je vais écrire une chanson aujourd’hui et je ne partirais pas du studio avant qu’elle ne soit finie » et ma femme de me rappeler « Et cette chanson que tu avais l’habitude de jouer dans notre maison à Londres ? » J’ai pris un taxi, j’ai mis la radio BBC 4 et il y avait un programme à propos de la révolution libyenne. L’homme dans ce programme avait écrit un livre dans lequel il parlait du début de la révolution quand son père a dû quitter le pays. Il ne savait pas où son père était allé, il a commencé à le chercher. Le livre est à propos de son voyage et on lui a demandé de lire un extrait.
La première phrase qu’il a lu, je m’en rappelle, j’allais au studio et j’avais sa voix vraiment forte et il a dit : « My seat is bolted to the floor of the airport » et je me suis dit que c’était une si bonne phrase. Cette phrase dit tout ! Et j’ai beaucoup beaucoup été dans des aéroports, donc je connais ce sentiment.

Image de prévisualisation YouTube

C’est lié à une autre expérience ? 

Oui avec les réfugiés quelques mois auparavant (voir le clip de Say Something), j’ai compris l’émotion en parlant avec eux, quand ils me montraient des photos de leurs maisons maintenant détruites. Tu ne sais pas vraiment si tu dois y retourner ou aller de l’avant. On a toujours ce moment dans les aéroports, même nous les Européens, on arrive à l’aéroport on a notre passeport, tout ce qu’il faut. Mais on n’est jamais certain de pouvoir partir car il y a des contrôles et on ne sait jamais ce qu’il peut arriver.
 C’est à propos de tout ça Airport, mais aussi à propos du sentiment d’être perdu.

Ton dernier concert ?

Massive Attack et Stanley Jordan, un grand joueur de guitare.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

La chanson la plus moderne que j’aurais aimé avoir écrite est Human de Rag’n’Bone Man. Et une ancienne chanson ce serait It Ain’t Me Babe de Bob Dylan.

Es-tu toujours en contact avec Peter Gabriel ?

C’est marrant que tu me demandes ça ! Je viens juste de lui écrire un mail pour lui dire que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas discuté. Mais je vois sa fille samedi, c’est une amie.

By Joan

Charlie Winston

Charlie Winston
nouvel album Square 1
(BMG)

sortie le 28 septembre

En concert le 5 décembre à L’Élysée Montmartre (Paris)

en tournée :
6 décembre – Reims
18 avril 2019 – Printemps de Bourges 


#CONCOURS

Nous vous offrons des exemplaires de Square 1, le nouvel album de Charlie Winston, à recevoir chez vous directement !!

Pour participer, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous.
Bonne chance à tous et toutes !


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Rock en Seine 2018 : éblouissants Macklemore, Justice, Mashrou’Leila

Rock en Seine 2018 J3 / D3
Alors que Macklemore célèbre sa dernière date européenne en famille, Justice fête ses 10 ans de zik lumineuse.
Les Australiens particulièrement barrés de Confidence Man ont excité les festivaliers de Rock en Seine.
Mashrou’Leila a offert ses délicates mélodies pour une transe orientale et métissée.
Wolf Alice a elle montré toute sa puissance vocale.

MacklemoreMacklemore

Macklemore, the last show

Bien sûr, Macklemore en fait des tonnes. Trop de franges à sa veste noire puis son gilet rouge, une chemise à rayures verticales qui fait mal aux yeux, des changements de costumes à chaque chanson comme Lady Gaga, des sauts sur scène et des caisses sur « Paris my favorite city in the world… blabla».
Des jets de flamme aussi.

MacklemoreMacklemore

Et on a versé dans la guimauve quand il a exhibé l’amour de sa vie sur scène, sa très jeune fille qui n’a pas du comprendre où elle était vu son jeune âge.
Mais si on accepte que c’est un showman, alors ça passe. On est prêts à tout accepter, ses plus grands délires, son sourire ultrabright et son brin de mégalomanie. Il nous a fait penser à Jared qui s’est produit ici-même la veille.
L’énergie de Macklemore est telle qu’on se trouve emporté, soulevé. Quand les premières notes de Can’t Hold us se font entendre c’est le feu au festival.
Et puis nous aussi on veut se déguiser, partager son délire et aussi ses dollars.

Justice 10 ans, waouh!

Show spectaculaire avec force de lumière, de fumée, d’effets visuels et de beats pour fêter les 10 ans de Justice. Les enceintes Marshall ont été installées en nombre pour servir la set-list délirante des DJ.
Certains trouveront le son un brin bourrin, d’autre s’éclateront comme des fous pour un dernier délire collectif avant la reprise.
Justice est grand, brillant et toujours aussi intense.

Confidence Man :

Le batteur et le clavier ont bien du mérite de jouer torse poil, en boxer et masqués d’une voilette noire. Toute l’attention doit être centrée sur les deux membres charismatiques de Confidence Man. Et ils font un max pour se faire remarquer ces deux-là. Mini-short qui frôle presque l’indécence pour Sugar Bones, jupe moulante pour Janet Planet. Et ils se déhanchent, gesticulent, changent de costumes.
L’attention est donc à son comble pour le public qui se défoule avec l’électro barrée du duo. Les titres des australiens sont imparables pour décharger toutes les tensions.

Mashrou’Leila, la poésie pure

J’ai mis 10 ans pour voir le groupe sur scène. Je ne suis pas si déçu que ça de les découvrir sur scène seulement en 2018.
Mashrou’Leila a un charme fou musicalement et physiquement : le Liban dans le sang et la chair. Et qui a vu un violoniste aussi musclé que Haig Papazian ?


Hamed Sinno, le chanteur, apparaît réservé et au fil du temps, de ce que lui renvoie le public, il commence à danser, à se laisser bercer par le public face à lui.
Les chansons ont toutes une orchestration vibrante, une émotion qui se ressent malgré l’incompréhension de la langue.
Le titre Roman me fait toujours l’effet d’une transe incroyable. Et c’est encore plus fort en live.

Wolf Alice bad girl rockeuse

De loin, il y aurait un mix entre Kirsten Stewart dans la silhouette ou le profil et de feu Dolores O’Riordian, chanteuse de The Cranberries.
Ellie Rowsell offre à la fois une frimousse douce tout en pouvant décharger un gros lot de fureur à travers le micro.
Ses partenaires de jeu tous masculins ne sont pas effacés pour autant. Le guitariste et le bassiste sont capables d’autant d’éclats et de force pour imposer le rock nerveux de Wolf Alice.
A noter quand même un fashion faux pas : le soutien-gorge noir sous nuisette blanche.

Rock en Seine 2018 c’est fini.
See you in 2019!

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