Interview ETHAN JOHNS : premier album If Not Now Then When ? & concert au Divan du Monde le 1er octobre

Ethan Johns n’est peut-être pas un nom qui vous est familier.
Et pourtant le nombre de collaborations de ce chanteur, musicien, producteur et ingénieur du son from England a de quoi en impressionner plus d’un(e).
Kings of Leon, Paolo Nutini, The Vaccines, Kaiser Chief ou encore Joe Cocker et Tom Jones, sont quelques-uns des noms formant la longue liste des artistes qui ont bénéficié des nombreux talents d’Ethan.

Rajoutez à ceci un illustre paternel, légende de la musique – dont il question dans l’interview qui suit – Glyn Johns, producteur d’albums mythiques pour The Rolling Stones, The Who, Bob Dylan mais aussi pour le groupe Téléphone (Un Autre Monde, 1984).

Et vous aurez du mal à croire à l’incroyable modestie de cet artiste qui sera sur la scène du Divan du Monde, le 1er octobre prochain.

 De passage, il y a quelques jours, à Paris pour présenter son tout premier album, If Not Now The When ?, Ethan Johns nous a dévoilé son univers. Interview.

United States of Paris: Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Ethan Johns: Qu’y a-t-il à savoir de moi ? Que je suis un songwriter… Un fan de musique. Un homme qui a la chance d’avoir une vie de musique. En fait, je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’ai laissé la musique me conduire là où je suis maintenant.

UsofParis: Avec un père comme le tien, Glyn Johns, c’était naturel d’être musicien, non?
Ethan
: Ce qui est intéressant c’est que ma famille avait une connexion totale avec la musique. Mon père est un remarquable producteur et mon oncle aussi. J’ai connu tellement de musiciens tout au long de mon enfance. Et cette passion pour la musique faisait partie de moi dès mon plus jeune âge, bien avant de comprendre ce que faisait réellement mon père.

UsofParis: Quelle a été ta première émotion musicale?
Ethan: Mon premier souvenir musical est aussi peut-être mon premier souvenir tout court. Il y avait un instrument chez mes parents: une autoharp, un instrument finalement assez simple de maîtrise.
J’ai le souvenir précis d’être très jeune, 4 ou 5 ans, m’asseyant sur une chaise pour en jouer. J’étais seul et totalement fasciné par l’émotion qui sortait de cet instrument. J’ai trouvé mon moyen d’expression avec la musique bien avant de pouvoir avoir une vraie conversation. Ça m’a réconforté avec la vie.

UsofParis: Quelle a été ensuite ton émotion en tant que musicien?
Ethan:
Sans doute la première fois que je me suis produit en public.
Mais je pense aussi aux démos sur lesquelles travaillait mon père et qu’il me faisait écouter. Je me souviens notamment de celles étaient écrites par Paul Kennerley pour son album concept White Massions. Fabuleux. Mon père avait un studio dans le salon et j’ai donc entendu la conception et l’enregistrement d’un album en cours de réalisation.
Le second souvenir, c’était lors du 2e mariage de mon père. Il avait invité de nombreux musiciens. Ils ont joué sur une scène et je les ai accompagnés. Et ces mecs étaient super !

UsofParis: Tu as collaboré avec Tom Jones et tu travailles actuellement sur son prochain album. Qu’as-tu appris de ton compatriote ?
Ethan:
Avec Tom, c’est se donner à 100%. Peu importe ce qu’il fait, quand il chante, en studio ou sur scène, il donne tout à l’instant présent. Qu’il s’agisse d’essayer de nouveaux arrangements, comme en répétition, on donne tout avec Tom Jones et on joue avec le coeur. Ce cadre de travail ne peut qu’inspirer.

UsofParis: Que retiens-tu de ta collaboration avec Rufus Wrainwright?
Ethan: Sa maitrise du piano est remarquable. J’ai développé une passion pour la musique classique en travaillant avec lui.

UsofParis: Comment s’est passé le travail avec le groupe Kaiser Chief?
Ethan: Quand tu travailles avec eux, ce que je retiens c’est avant-tout apprécier ce que tu fais.
Le leader Ricky Wilson est un vrai showman qui répond totalement à l’attente de ses fans, ce qui est vraiment impressionnant. Le groupe veut toujours s’éclater sur scène et passer un super moment. Et quand j’étais en studio avec eux, il y avait une vraie énergie. Personne ne restait assis. On travaille avec ces mecs ! (rires) Quelque chose de fort s’est passé avec eux.
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UsofParis: Quelle était ta motivation pour ce premier album?

Ethan:
Ce sont avant tout les chansons. Il est arrivé un moment où je ne pouvais plus les ignorer.
J’écris depuis mon adolescence (11 – 12 ans) mais les chansons de cet album, pour les plus anciennes, ont 4 ans environ. Donc, je me suis retrouvé devant une sorte de collection de chansons qui ne demandaient qu’une chose: être entendues ! C’est aussi simple que cela.

UsofParis: Quelle direction voulais-tu pour cet album?
Ethan: Aussi surprenant que ce soit, je voulais un album honnête. Je n’ai commencé à réellement le concevoir que quand j’étais en train de l’enregistrer.
Mon idée, pour cet album, était d’être direct, un peu comme un documentaire ou une photographie. Rester dans la vérité de l’instant, que ce soit la phase d »écriture et celle de l’enregistrement. Je ne voulais surtout pas jouer le malin avec des trucages sonores.

J’ai eu la chance d’avoir des amis qui m’ont permis de réaliser ce projet et ont réussi à attraper ces instants uniques.

UsofParis: As-tu eu des surprises ou y a-t-il eu des accidents lors de la conception de ton album ?
Ethan:
Il y a eu beaucoup d’accidents pour cet album ! (rires)
Le son particulier tout d’abord. J’ai essayé d’enregistrer les chansons de différentes situations. Mais je n’ai jamais réussi à les capter comme je le souhaitais.
Mon père qui a mixé l’album a réussi ce que je n’ai pas réussi. Je le laissais en fait mixer chaque chanson, seul. Et je revenais quand il me disait que je pouvais écouter. Et j’étais abasourdi parce ce qu’il avait réussi à faire. C’est sûrement la plus grande surprise. Il a réalisé ce que je n’aurais pu rêver.

UsofParis: Que peux-tu nous dire du premier titre: Whip-Poor-Will ?
Ethan: La conception d’une chanson peut-être de l’ordre du subconscient. Et je peux avouer que je ne suis pas totalement présent quand j’écris.
Je ne contrôle pas tout ce qui se passe dans mon esprit. Et quand tu commences à analyser ce qui est en train de se passer, ça commence à être dangereux pour la créativité.
Je me souviens d’avoir pris ma guitare une nuit, de commencer à pincer les cordes. J’ai commencé à chanter Whip-Poor-Will, et je ne sais pas d’où s’est venu à ce moment précis.
En fait, c’est en référence à une légende américaine. Et si tu veux vraiment savoir ce que signifie cette chanson, il faut rechercher l’histoire autour de cette histoire car le sens est très profond. Mais libre à chacun d’interpréter la chanson comme il le souhaite.

 

Premier album d’Ethan Johns: If Not Now Then When ?

 

Ethan Johns en concert au Divan du Monde
le 1er octobre 2013

 

Merci à Speakeasy et Fargo Store

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