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Biche, le groupe qui fait encore l’amour après 6 ans de mariage #interview

5 garçons composent le groupe BICHE porté par la voix d’Alexis Fugain. Le tout premier album, La Nuit des Perséides, est le fruit de nombreuses années passées sur les routes de France. Car Biche a fait ses classes sur scène avant d’entrer en studio. Le résultat est une pépite de songwriting à la française. Rencontre lors du passage remarqué du groupe à Rock en Seine 2019.


INTERVIEW groupe BICHE 

Groupe Biche
Selfie exclu usofparis

UsofParis : C’est votre look qui m’a tapé dans l’œil avant d’écouter votre musique. L’imagerie de vos clips est-elle réfléchie ? Vous piquez vos fringues à quelqu’un ?

Alexis Fugain : C’est marrant, nous avons eu ce sujet de discussion un peu plus tôt dans la journée.
Non, pas franchement. Sur les photos de presse, on essaie de s’accorder, on trouve des vieux pulls.
Brice : On s’est inspiré des imageries 60’s, cosy, avec des gens dans des intérieurs très designés qui font des jeux de société le dimanche.
Thomas : Il y a un effet de groupe. On aime tous cette esthétique 60’s-70’s. Il y a une émulsion de groupe très naturellement.

Les critiques sont super élogieuses pour votre 1er album. Est-ce mérité ?

Carol : C’est difficile à dire.
Mais nous sommes hyper heureux de la réception de l’album. Surtout qu’il a mis un peu de temps à maturé. On était un peu à poil. Et on est super touchés !

Une phrase, des mots qui ont touchés juste pour décrire votre musique ?

Alexis Fugain : Ce qui m’a fait plaisir c’est qu’il a souvent été question de quelque chose « à la française »
Ça me tient particulièrement à cœur. Car je chante en français. Et le projet a vraiment été pensé comme une création française.
Brice : On a eu aussi « pop giscardienne » ! 🙂 Ça nous a interpelés ! Je ne sais pas comment le prendre.
Carol : C’est mon préféré !

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Pensez-vous comme moi que le titre L’Essor est votre chef-d’œuvre ?

Merci déjà !
Thomas : En tout cas, les chefs-d’œuvre ne sont que des tentatives heureuses !
Carol : Frédéric Nietzsche ! 🙂
Alexis Fugain : C’est le morceau qui a été fait le plus instinctivement, le plus rapidement. Et c’est celui qui à terme me donne envie de continuer à procéder comme ça.
Thomas : Généralement les derniers morceaux composés sont généralement les plus naïfs. Pour Phoenix, dans Wolfgang Amadeus Phoenix, Girlfriend a été composé en dernier. C’est l’un des plus directs. C’est une belle porte d’entrée en tout cas pour nous.
Brice : On se sent aussi plus relâchés quand on a fait tout un album. Il manque quelques titres. On est alors un peu plus légers.

L’Essor a été écrit en groupe ?

Alexis Fougain : C’est le seul morceau que j’ai écrit tout seul. Enregistré seul avec l’aide de Vincent, notre ingé son. En live, on se l’est réinterprété d’une façon vraiment différente. Ça c’est un travail de groupe.
Et sur scène, il a la patte de tout le monde.

Quelles sont vos 1ères impressions de live ?

Carol : L’histoire de Biche est un peu particulière. Ça fait 6 ans qu’on joue ensemble.
On a fait beaucoup de lives. On se connait très bien. Pour nous, c’est la manière dont on s’exprime le plus justement. Et dont on rend compte de la cohésion de groupe. C’est toujours un exercice le live, mais c’est du plaisir.
Alexis Fougain : On fait en sorte qu’il n’y est pas tant de contrôle que ça sur scène. C’est beaucoup plus sauvage qu’en enregistrement. Ça cogne un peu plus. Car on aime ce genre de concert. C’est un vrai lâcher-prise.

Des titres sont-ils vraiment différents en live ?

Alexis Fougain : Des morceaux ont vraiment changé. L’Essor ou As-tu peur du matin ont beaucoup changé.
Il y a des choses qui marchent très bien sur un album. Mais quand on les joue en live, il faut les réarranger.
Thomas : C’est toujours un peu compliqué. Il y a toujours un risque de proposer un recueil de chansons. Et de passer un peu à côté d’un effet vraiment live où il y a de la vie. Le contre-pied à tout ça, c’est proposer quelque chose de plus fourni, qui s’évade du format de chansons.

Groupe Biche

Pensez-vous que vous deviendrez fous un jour ?

Alexis Fougain : J’en suis persuadé. Devenir un peu névrosé, y’a moyen. Mais j’aime bien, je me laisse aller.
Thomas : J’espère que je tendrai vers la sagesse plutôt que la folie.
Alexis : Mais la folie peut être une forme de sagesse ! Jean-Michel Nietzsche !

Qu’est-ce qui vous fait le plus rire collectivement ?

Alexis Fougain : Les situations du quotidien que l’on prend en photo parfois.
Carol : En fait, on a un grand album photo secret qui compte près de 600 photos. Elles sont toutes issues du quotidien. Mais on ne poste que des photos du groupe qui sont potentiellement drôles.
Brice : Cocasses !
Alexis Fougain : C’est très cocasse. 🙂 Mais qui ne font rire que nous !
Carol : Et un jour nous en ferons peut-être un grand album à un seul exemplaire que l’on vendra très cher.
Quand on est un peu tristes ou déprimés, on regarde ça.

Un groupe c’est une histoire d’amour. Quel couple êtes-vous au sein du groupe Biche ?

Carol : On est un couple très fusionnel, sensuel. Au niveau des câlins.
Alexis Fugain : Très tactiles !
Carol : On est aussi un vieux couple, avec ses petites habitudes. On se comprend, on se parle beaucoup. Et qui fait encore l’amour après 6 ans de mariage.
Alexis : Et c’est vrai !

Interview by Alexandre

groupe biche

BICHE 
album La nuit des Perséides 
(Banquise Records)

Tournée en France : 
4 oct : Lille
24 oct : Bordeaux
19 décembre : Amiens

CONCERT à Paris, le 26 février 2020 à La Maroquinerie

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Asa : retour flamboyant de la chanteuse avec Lucid

Nous avions laissé Asa (à prononcer Asha) sur les rythmes entêtants de Fire on the Mountain ou Jailer, de ces hits qui résonnent encore douze ans plus tard. Quelle ne fût notre surprise d’être conviés à la retrouver en session live privée aux Studios Ferber pour écouter en exclusivité les titres de son nouvel album, Lucid.

Asa Lucid

Entourée de ses quatre musiciens et de sa choriste, Asa apparaît et commence à parler. Du temps qui passe (d’ailleurs c’est son anniversaire le lendemain), de la feminity et de l’empowerment des femmes… Dans le public, ça échange, ça participe : ce lundi, le cercle de la chanteuse est là pour soutenir la sortie prochaine de Lucid, son quatrième album. Dans l’ambiance intimiste et feutrée du studio, on se sent privilégiés de pouvoir assister à une session comme celle-ci.

Dès les premières notes, on plonge dans l’univers sincère et généreux de la chanteuse. Il y a du vrai dans tout : de la joie à la tristesse, de l’amour au désespoir. Asa explore la palette des sentiments qui nous font vibrer chaque jour, avec une justesse textuelle rare. En quelques minutes : nous sommes conquis.

Asa Lucid

Asa – Lucid : -folk, reggae et soul

Entre sonorités folk, reggae et soul, l’album se dévoile peu à peu alors que de temps en temps, Asa salue un visage ami dans la salle. Ne manquant pas de raconter une anecdote, comme ce jour de désespoir caniculaire à Paris où elle a écrit et enregistré cette chanson dans son appartement. Prise imprévue d’un titre qui sera présent sur cet album.

C’est déjà la fin de ce beau moment qui se termine comme il avait commencé, dans le partage avec son public. La chanteuse vient à la rencontre de chacun. Un mot, un geste, il n’en fallait pas plus.

Asa Lucid

Ce lundi à Paris, Asa était là pour nous donner l’envie avec un petit quelque chose – “Not too much, just something” comme elle le dit si bien. Et c’est réussi car on a déjà hâte de la retrouver en concert le 16 décembre au Trianon. Mais en attendant, on va scruter avec attention son Youtube, dans l’espoir d’y découvrir une nouvelle pépite : deux titres sont déjà sortis The Beginning et Good Thing et on ne peut que vous inviter à (re)découvrir cette fantastique artiste qui nous avait manquée.

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by Sarah and Joan

Asa
nouvel album Lucid
(Wagram Music, Chapter Two) 

 

En concert le 16 décembre au Trianon, Paris 

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Groupe JOSEPH, album road movie sur les routes de la vie #Interview

Le groupe JOSEPH est notre coup de cœur de cette rentrée ! Un groupe formé en 2014 par Natalie Schepman et ses deux sœurs jumelles Allison et Meegan Closner. Le nom du trio est un hommage à leur grand-père Jo et à la ville de Joseph dont il est originaire dans l’Oregon. Les 3 sœurs nous présentent leur 3ème album Good Luck, Kid, un disque voulu comme un road movie à la fois intime et intense.


Et c’est vrai que les 13 titres nous emportent sur les routes de la vie tout en nous questionnant sur les choix qu’il est indispensable de faire adulte. Un album résolument plus pop mais qui ne perd pas l’essentiel du groupe : les voix. Le trio les maîtrise à la perfection, les harmonies sont juste parfaites et nous emporte complètement. On a qu’une hâte, découvrir le groupe en live !
Et ça tombe bien JOSEPH sera en concert à la Boule Noire à Paris le 9 novembre 2019.

#CONCOURS Inside

Interview groupe JOSEPH

Joseph band
selfie
USofParis :  Aviez-vous l’habitude de chanter toutes les 3 ensemble lorsque vous étiez enfant ?

Natalie : Étonnamment non ! Je suis la plus âgée et j’ai toujours été celle qui voulait chanter et être au centre de l’attention. Ce n’est que lorsque nous avons eu la vingtaine et que je jouais de la musique en solo que je me suis rendu compte que mes sœurs pouvaient chanter aussi. Et combien nous serions mieux ensemble que moi toute seule. Un ami m’a dit : « Tu ne sembles pas aimer ta propre musique. Qu’est-ce que tu devrais faire pour vouloir la mettre entre les mains des gens ? » J’ai donc envoyé un texto à Allison et Meegan en revenant de Chicago : « Voulez-vous faire un groupe avec moi ? »

Quel est le meilleur conseil de votre grand-père ?

« Dans les années 80, j’ai arrêté de fumer, de boire et les femmes sauvages. Depuis ma vie a été ennuyeuse ! » Jo Hallam

Qui écrit la musique ? Les paroles ? Comment travaillez-vous ensemble ?

Nous écrivons presque tout ensemble et avec d’autres auteurs. Parfois, cela commence par une mélodie que Meegan a chantée lors d’un sound-check et que nous avons en mémo vocal. Parfois, c’est juste un sentiment dont Allie commence à parler et je vais commencer à jouer de la guitare pendant qu’elle chante les mots et la mélodie qui lui viennent à l’esprit. Mais d’autres fois, nous allons dans une pièce avec un auteur et partons complètement de zéro. Dans ce cas, cela pourrait commencer par : « Qu’est-ce qui est dans ton esprit aujourd’hui ? »

Votre son a évolué. On entend moins les guitares, c’est moins acoustique que votre précédent album. D’où vient le changement de votre son ?

Après avoir tourné avec un groupe pour l’album précédent, nous avons compris à quel point les choses peuvent bien sonner lorsque vous avez la batterie, la basse et la guitare électrique derrière vous. Nous voulions écrire des chansons qui sonneraient incroyablement bien en live. Nous voulions que les parties les plus fortes soient encore plus fortes et nous savions que cela rendrait les moments de silence encore plus puissants.

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On adore énormément Fighter. Quel est le secret de cette belle chanson ?

Merci ! Je pense que le secret est que c’est honnête. C’est une chanson que nous chantons les uns aux autres pour rester dans la bataille quand c’est difficile. Et puis Meegan est une « dynamite singer » et elle m’épate ! 🙂

Vous venez de sortir le titre Good Luck, Kid. Comment l’avez-vous écrit, quelle est la signification de cette chanson ?

Cette chanson est la seule chanson de l’album que j’ai écrite en grande partie seule. C’est l’une de celles qui déboulent comme ça. Quand je suis entrée dans la trentaine, j’ai eu l’impression que tout changeait et que j’étais moins sûre de ce que je pensais savoir. C’est comme si on disait : « Plus tu en apprends, moins tu en sais. »
Le monde a l’air si différent maintenant qu’il ne l’a jamais été de toute ma vie et, alors que j’expliquais tout cela à mon mari Chris, il a dit : « C’est comme si l’univers arrêtait la voiture, te jetait les clés et disait : “Bonne chance, gamin !” » Et je savais que c’était le titre.

J’ai adoré parce que cela me rappelait une technique que ma meilleure amie Julie utilise dans son travail de thérapeute. C’est ce qu’on appelle la thérapie d’intégration de la durée de vie et c’est un processus qui permet de connecter l’adulte à l’enfant qui existe encore en vous. J’imagine que cette chanson est pour moi un adulte réconfortant cette petite fille, reconnaissant combien les choses sont difficiles, mais croyant en elle et lui rappelant qu’elle peut le faire.

Quelle est votre chanson la plus personnelle de ce nouvel album ?

Nous avons chacune dirigé quatre chansons sur cet album, donc je pense que nous en avons chacune une qui nous semble la plus personnelle. Mais je pense que la chanson la plus intime et la plus brute de tout l’album est une chanson que Meegan chante, intitulée Revolving Door. Cette chanson ne cherche pas à offrir une fin heureuse. C’est un aperçu de la confusion et du chagrin que vous ressentez lorsque vous êtes trahi par quelqu’un que vous aimez.

Est-il encore difficile pour un groupe de femmes d’évoluer dans l’industrie musicale aujourd’hui ?

À certains égards, oui ! Naturellement, dans une société fondée sur l’écoute des hommes, il y a parfois un obstacle supplémentaire à surmonter pour être entendu. Cela dit, nous travaillons avec une équipe d’hommes et de femmes incroyables, qui travaille sans relâche pour mettre notre musique entre les mains des gens. Et nous avons un public fantastique qui nous écoute à la fois parce que nous sommes des femmes et aussi indépendamment de ce fait.

Quel pays êtes-vous le plus enthousiasmé de visiter pendant votre tournée ?

Oh wow ! Eh bien, puisque je vous parle, je vous dirai que nous sommes TRÈS excitées de revenir en France. Notre oncle, Jeff Hallam, vit là-bas depuis des années (NDR il est également musicien, Brisa Roche, Dominique A. etc.), et lui et son partenaire ont un petit garçon âgé de quelques années à peine. Donc, depuis que j’ai un cousin français, j’apprends le français et j’ai hâte de pratiquer !

Quel genre de musique écoutez-vous lorsque vous êtes en tournée, dans le tour bus ?

Lizzo ! Toujours Lizzo. Et Muna.

Quelle est ta chanson préférée ?

Fix You de Coldplay parce que cela me fait pleurer à chaque fois et résume le sens de la vie : être ensemble !

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

Les unes, les autres.

Interview by Joan et Alexandre

Groupe Joseph

JOSEPH
Nouvel album : Good Luck, Kid

(ATO Records / [PIAS])

 

CONCERT à la Boule Noire, Paris, le 9 novembre 2019

 

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Bonne chance à tous et toutes !

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Rock en Seine 2019 : Foals rugissant, The Murder Capital dément

Rock en Seine 2019 J3 / D3
Foals rugissant, Two Door Cinema Club stylé, un ange blond nommé Sam Fender, The Murder Capital génialement déchaîné ! Royal Blood qui en envoie un max et abstractions d’Aphex Twin en clôture.

Foals

Two Door Cinema Club la joue comme James Bond

Col roulé et veste. Total respect pour Alex Trimble le chanteur qui assure le style jusqu’au bout malgré les 32 degrés ! Y’a une esthétique qui rappelle James Bond quand Alex prend la pose devant l’écran large.
Les autres membres de Two Door Cinema Club ont choisi l’aération avec manches courtes comme pour le chouchou du jour, Kevin Baird à la basse.


Rouge passion pour le groupe, des images sur grand écran aux micros – ultra tendance !
Two Door Cinema Club c’est une série de tubes qui forcent à danser. Inévitablement, ça vibre dans le corps.
Le set est court pour retrouver un max de nos titres préférés. Mais l’essentiel réjouit forcément.

Sam Fender, le romantique de North Shields

Début du set en force, certainement pour attirer un max de monde sous le soleil de la scène cascade. Et puis Sam Fender s’adoucit, chante l’amour : « Take me back to your bed »
Et on commence à l’apprécier au-delà de sa gueule d’ange blond de 23 ans.
Les titres de son premier album varient les styles : de la tension sur certains, un peu plus de légèreté pour d’autre.
On se laisse charmer.

The Murder Capital génialement dément

Fascinant de voir The Murder Capital en live. Le bassiste Gabriel Paschal Blake fait son entrée avec sa clope comme s’il était le leader du groupe, saluant à sa manière le public.
Et le chanteur James McGovern qui te sort ses putains de regards qui cherchent soit la bagarre ou soit à séduire.


Sûr que sous ses airs de bad boy à la Marlon Brando se cache un cœur sensible. La preuve le titre Love, qui ne mérite aucune étude de texte. Et de dire combien il aime ses « best friends » avec qui il partage la scène. Touchant !
Comme une impression qu’il joue les blasés à la Liam Gallagher. Surtout quand il garde une main dans la poche quand l’autre fait du tambourin. Des festivalières se marrent. L’une lance à l’autre : « j’adore ! »
J’ai pas du tout compris aux textes. Mais ça déchaîne. Pogo de rigueur sur plusieurs titres.

Royal Blood : une messe de bon son

Ce sont un peu les cousins germains de Muse. La guitare semble assez souvent jumelle en sonorité de celles du groupe qui remplit les stades.
Le chanteur Mike Kerr n’est pas vilain du tout. Craquage pour son petit grain de beauté sur la joue gauche.
Ben Thatcher, le batteur ourson tatoué, fait le show, ne restant pas accroché à son instrument!.
Royal Blood ne sont que deux mais ils envoient un putain de bon son qui décrasse bien en fin de festival.

FoalsFoals

Foals rugissant

La chemisette ne va pas à tout le monde – c’est parfois même une énorme faute de goût. Étonnamment, elle sied plutôt bien à Yannis Philippakis, le chanteur de Foals.
Le public français peut être fier d’être le 2e public après l’Angleterre à faire un super accueil au groupe.
Quand on ne connaît pas trop Foals, le tube My Number n’est finalement que la parie easy émergée de l’iceberg plus fougueux, brut envoyé en live.
Les photographes étaient en embuscade ce dimanche et un peu sur les dents aussi pendant le concert. Le manager de Foals a choisi de les faire attendre les 3 derniers titres pour shooter. Plutôt inhabituel.
Et on comprend ses raisons : Yannis fait ressortir le fauve qui est en lui tout au long du set. Il est proche du rugissement.
« Fuck Brexit, Fuck Boris Johnson, Fuck Donald Trump… !» tout est dit de l’engagement du groupe anglais.
Saut en bord de fosse pour stimuler la fougue du public.

Aphex Twin : le mystère continue

L’electro d’Aphex Twin devient abstraite avec le temps. Elle se décompose comme les images diffusées sur les écrans. Les visages des festivaliers filmés en direct sont diffusés déformés.
L’artiste est dissimulé derrière sa platine surélevée. On est proche de la non performance.
Mais ça reste un objet scénique assez fascinant.

Rock en Seine c’est fini. See you next year si notre belle planète ne s’épuise pas avant.

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Rock en Seine 2019 : la diva Jorja Smith, le mega show Major Lazer

Jorja Smith une diva en baskets, tornade Major Lazer, Celeste révélation soul, Polo & Pan en djset rigolo. Tommy Genesis pas si pro, Jungle en état de grâce.
Louis Cole Big Band complément barré.
Les grands écarts sont nombreux pour le J2 de Rock en Seine 2019, ce samedi au Domaine de Saint-Cloud.

Jorja Smith

Jorja Smith

Jorja Smith : diva d’un soir

Robe en strass avec imprimés journaux – on peut même y lire un discret Jorja Smith. Regards complices à ses fans qui connaissent ses chansons par cœur.
La chanteuse dit combien elle est touchée par l’accueil de son album en France.
Son tube One transporte sur un nuage. On ne sait pas trop comment danser dessus, mais on tente quand même. Le déhanché de Jorja sera toujours meilleur que le nôtre.
Le set devient un peu plus jazzy, ça peut désarçonner un peu les festivaliers-néophytes. Et puis virage plus électro-dansant.
Les styles sont variés, pas sûr d’adhérer à toutes les ambiances.
Mais le charme opère indéniablement pour cette diva en baskets.

Jungle en état de grâce

Voix de tête à l’unisson pour les 4 membres de Jungle. Une electro joyeuse, dansante. Le génial clip Heavy California nous donnait envie de nous lancer dans une choré endiablée et ample. Mais la place manque à proximité de la scène ce samedi soir. Les afficionados sont nombreux à apprécier le live.

Major Lazer surexcité !

Certains seront tentés de qualifier le show de Major Lazer de bourrin, de  défouloir ou de  joyeux bordel. Les fans eux exultent, prennent leur pied à en prendre plein les yeux et les oreilles. Car ça fuse de partout : écran géant, jets de feu, serpentins, danseuses..
Avec un niveau sonore explosif, ça enchaine sans temps mort. Walshy Fire gesticule, s’envoie même faire un tour dans le public – il a failli se manger la barrière de sécurité devant lui en se jetant des épaules de son bodyguard. Ça deviendrait presque crevant de le voir bouger à ce point. Mais on s’amuse de cet ensemble spectaculaire.

Polo & Pan : joyeux DJset

Polo & Pan balade le public dans son bolide à travers un grand mix électro dévalant des paysages pyschés. Ça fleure bon les vacances prolongées !
Ça remixe la musique du film Le Grand Blond pour amuser le public qui apprécie.
Le duo ne tient pas en place très longtemps derrière ses platines et finit par se frotter au-devant de scène.
La classe d’un coureur de formule 1 pour Alexandre Grynszpan, décontraction totale en djellaba pour Paul Armand-Delille. Une chanteuse viendra égayer encore plus l’ensemble déjà bien joyeux.

Mathilda Homer, une Anglaise à suivre

Jolie brin de voix pour Mathilda Homer qui mixe joliment jazz et soul dans son tout jeune répertoire.
Drôle d’endroit pour un concert : un décor de garage ! Celui de Firestone.

Tommy Genesis pas si pro

Douche froide. Malgré son jeune âge – et donc une pleine aisance vocale – Tommy Genesis se fait aider d’une bande playback pour son live. Étonnement !
Sur le premier titre, on pense que son micro est mal réglé. Mais non.
Dommage, parce que l’on était grave accro de son tube 100 bad. Et que son minois est assez désarmant.

Louis Cole Bio Band totalement barré

Le jeune artiste prévient : « je loope en live !».
Et on découvre assez rapidement l’étendue de la folie de l’Américain. Tenue squelette pour tout le monde : musicos et choristes.
C’est tellement improbable que les festivaliers se marrent, même les photographes (dont certains se barrent quand même plus tôt que prévu).
C’est joyeusement déluré ! Les choré sont totales wtf. On ne comprend pas trop où Louis Cole nous emmène ; mais il a l’air de maîtriser.

Celeste : révélation soul

Un sax hyper photogénique, un bassiste en short, Celeste est plutôt bien accompagnée pour assurer sa tournée d’été. La jeune femme envoie sa soul douce comme du miel pour nos oreilles.
Une bande-son parfaite pour un après-m au soleil. Envie de se languir contre son-sa partenaire.
Father’s son emporte tout sur son passage par sa divine beauté. Petit sourire charmant entre les chansons. Celeste n’a pas encore tout à fait l’assurance d’une artiste qui maitrise son rapport au public. Il lui faudra encore quelques concerts pour s’épanouir totalement.

Off de festival :
Un photographe a bitché sur le rappeur 7 Jaws.
« Il n’était même pas synchro avec sa bande-son… Je vois même Michel Drucker le recevoir »

Rock en Seine 2019 c’est encore 1 journée de concerts ! En attendant, petite sieste. 😉

 

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Rock en Seine 2019 : The Cure immortel, Jeanne Added puissante

Rock en Seine 2019 J1 ! 
Dernier festival européen pour The Cure, création originale de Jeanne Added avec l’ensemble accentus, la classe de Balthazar, des révélations nommées Love Supreme et Silly Boy Blue.
Alice Merton in fire. Kompromat dément.

Rock en Seine 2019

The Cure immortel

Les premiers fans de The Cure armés de leur plus beaux t-shirt se sont collés aux barrières dès l’ouverture du festival. « On en a chié comme des Russes ! » pouvait-on entendre dans la fosse.
Plusieurs heures plus tard, la foule est ultra compacte. Un photographe à un autre : « Ils ont plutôt bien géré leur carrière ! »
C’est vrai que l’on n’en revient pas totalement.

Rock en Seine 2019

Pas d’entrée de star pour Robert Smith. Il arrive sur scène avec les autres membres du groupe. Il regarde la foule, il se donne à voir aussi par tous ceux et toutes celles qui l’attendaient.

Rock en Seine 2019

Les premiers titres de The Cure nous emportent direct. On plane avec Picture of you. Même si on ne les a pas écoutés depuis un bon moment, voir Robert Smith et ses acolytes sur scène nous replonge dans des décennies de souvenirs.
Notre premier clip, Lullaby, découvert enfant à la télé, un titre génial pour le film Judge Dredd avec Stalone, un live à Bercy en 2008 qui a duré plus de 2 heures.
Et irrévocablement, on se remémore les multiples raisons qui nous font encore aimer le groupe avec le temps, des titres puissants : I will always love you, Without you, Boys don’t cry

Rock en Seine 2019Rock en Seine 2019Jeanne Added, la fighteuse

Jeanne Added est une boxeuse sur le ring scénique. Elle a une énergie folle, elle ressent le public, le provoque, lui lance un sourire désarmant. Radiate prend aux tripes.
Moment en suspension avec Look at them a cappella avec l’ensemble Accentus.

Rock en Seine 2019

Björk nous ennuie ferme avec ses nouveaux titres, Jeanne Added vient de prendre définitivement sa place dans notre cœur. Avec la blonde diablesse, on est séduit par l’audace, la mise à nu, la palpitation incessante.

Dans son équipe, parité totale : 5 filles, 5 garçons. On adore !
Quand elle est sur scène, Jeanne est toute de noire vêtue. Contraste total quand elle l’a  quitté et redevient festivalière comme les autres. Jeanne est alors quasi méconnaissable tout en blanc.

Rock en Seine 2019

Rock en Seine 2019

Balthazar : méga classe

5 gars, il y a en a pour tous les goûts. Faut juste aimer les chevelus.
Passé le physique, les membres de Balthazar assurent scéniquement. Ça plane, ça émeut. Une bande-son qui donne du baume au cœur.

Rock en Seine 2019

Silly Boy Blue : une journaliste devenue chanteuse

On tend l’oreille et on se fait capter. Silly Boy Blue n’était pas cochée dans notre programme. La surprise était totale et très plaisante.
La jeune chanteuse arborait un t-shirt The Cure, clin d’œil au band tant attendu.

Rock en Seine 2019!

Alice Merton in fire

Elle a un peu côté Gwen Stefani la jolie canadienne qui parle quelques mots de français.
A ses côtés, un beau barbu, Alexander à la basse, un musclor à la guitare et un Frenchie à la batterie.

Rock en Seine 2019

Alice Merton ne pensait pas qu’il faisait aussi chaud à Paris, cherchant un peu d’ombre sur la scène en plein cagnard.
L’adorable chanteuse prône le pardon, même à un pote qui n’a pas donné signe de vie pendant 3 ans. Très fair-play de sa part.
Pas sûr de pouvoir en faire de même.

Rock en Seine 2019

Rock en Seine 2019

Love Supreme : 1ère révélation Rock en Seine 2019

Ce sont les beaux bogosses barbu et moustachu de Love Supreme qui ont eu les honneurs d’ouvrir Rock en Seine 2019.
Une voix de crooner, qui nous ferait penser à celle de Tindersticks.
Timidité touchante quand il s’agit d’échanger quelques mots avec le public qui a bravé la chaleur.
Une valeur sûre qui va prochainement déplacer les foules.

Rock en Seine 2019 c’est encore 2 jours de concerts ! Follow us sur nos réseaux.

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Le groupe Accident s’offre un Dernier voyage génial & fantaisiste

Le groupe Accident est un duo aussi attachant que décontracté de la paire de tongs. Les deux cousins Jérémy Monteiro et Laurent Maudoux ont dégainé un Dernier Voyage (EP 6 titres) aussi surprenant, estival qu’entrainant. Pour leur retour, ils ont pactisé avec un tout jeune label Little John. Interview des deux gaillards. 

Interview groupe ACCIDENT

groupe Accident
selfie exclu UsofParis

UsofParis : Jérémy, 3 adjectifs et un défaut pour décrire Laurent ?

Épicurien, j’ai pas l’adjectif pour sens de l’amitié, et cool et un défaut : c’est un geek trop relax qui désaxe.

Laurent, 2 adjectifs et 2 défauts pour décrire Jérémy ?

Le number one overcool nuclear spiritman .Et deux défauts : il est perfectionniste et il est addict des chemises à fleurs !

Qu’est-ce qui est à l’origine de votre choix de devenir musiciens, chanteurs ?

Laurent : Finir dans le Top 50 , être riches, boire du champagne à gogo, comme tout le monde, on n’y est pas encore mais par contre on est passés chez Jacky (Platine 45).
Jérémy : coucher avec des filles, faire la fête tout le temps et être vu comme un mec à la cool par tout le monde.

Quel a été le détonateur pour relancer Accident, après cette longue absence ?

Jérémy : Accident ne s’est jamais vraiment arrêté, on compose et écrit tout le temps mais le projet était en dormance depuis 2010, on a profité d’une compatibilité d’emploi du temps pour relancer la machine.

Pour Feu Chatterton, un groupe est un couple. Quel type de couple êtes-vous ?

Jérémy : Fusio
Laurent : nnel !

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La nonchalance dans vos derniers clips : minimum de paroles pour Dernier Voyage, transats et tongs pour Amour, Gloire et Beauté… est-elle 100 % volontaire et assumée ?

Jérémy : il faut que la musique transpire ce que nous sommes, c’est ce qui donne la personnalité, la singularité sinon c’est raté. Tout ce que nous faisons est 100 % volontaire et assumé. Dans Amour, Gloire & Beauté, on introduit un peu d’humour mais sans tomber dans le second degré non plus. On se balade sur le fil du rasoir, c’est assez intéressant et casse-gueule à la fois mais ça fonctionne sur ce titre. Pour le public, ça peut être un peu déroutant, l’auditeur perd ses repères, c’est plutôt marrant.

Laurent: Exactement, c’est une des marques de fabrique d’Accident, un côté satirique et second degré tout en restant fidèle à nos codes musicaux.
Pour Dernier voyage, le peu de paroles est un parti-pris, il a même failli être instrumental, les textes ici n’avaient pas besoin d’être long et abondant, il fallait rester silencieux, percutant et vrai dans le texte, de l’ordre d’une épitaphe.

Vous êtes des hommes qui ont le goût du risque ? Ou vous avez passé l’âge ?

Laurent : Faut prendre des risques, à tous les niveaux, à tous les âges, c’est notre côté Jonathan et Jennifer Hart.

Comment composez-vous ? Ensemble ou séparés ?

Laurent : Pour la composition, on commence à travailler plutôt chacun de notre côté, Jérémy sur la musique, la mélodie et moi plutôt sur l’écriture.
Cette phase passée, on fait des sessions ensemble où on bosse vraiment les morceaux,  on fait des arrangements sur le son et on peaufine le texte et on les finalise tous les deux.

Le titre Déjà vu. Déjà fait m’a fait penser à Gainsbourg à la 1ère écoute, c’est une hallucination de ma part ?

Laurent : Non, tu n’as pas eu d’hallucination auditive. Je comprends.
Mon grain et timbre de voix doivent s’en rapprocher, ce n’est pas voulu mais inconscient, je pense. En tous cas c’est un de mes plus grand modèles, maîtres ….

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Êtes-vous déjà tombé amoureux d’un instrument de musique ?

Jérémy : Je suis pas trop bidouilleur dans l’ensemble, quand je passe trop de temps sur une machine ou un instrument je perds le fil de la composition.
Laurent : Le sampler oui, à l’époque j’ai passé des nuits entières sur mon sampler, enfin avec. Une petite pensée pour toi ZOOM ST224.

Une chanson qui peut rendre ivre à force de trop l’écouter ?

Jérémy : Je finis toujours par m’écœurer quand j’écoute un titre en boucle et pourtant je le fais systématiquement ! Je dirai «Beau comme toi» de NéoBoris.

Laurent : Régine, Reine de la nuit, à écouter bien à point.

Interview by Alexandre 

groupe Accident

ACCIDENT

maxi EP 6 titres Dernier Voyage
(Little John, le label)

Dispo en CD et en vinyle
Et sur les plateformes 

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Fnac Live Paris 2019 : les audaces de Kiddy Smile & Therapie Taxi

Fnac Live Paris 2019 J3. 
Du voguing à plein régime avec Kiddy Smile, un déchaînement de cris pour Columbine, Therapie Taxi qui fait planer, le rap de Glauque remuer les ados. 
Report quasi complet de la série de lives du dernier jour de festival 100 % gratuit. 

 

Kiddy Smile

Kiddy Smile : voguing addiction

C’est certainement la 1ère fois que ça vogue vraiment sur la scène du Fnac Live Paris en 9 éditions.
Kiddy Smile, accompagné de ses danseurs débridés et à paillettes, fait fi des conditions difficiles : plein soleil et chaleur, problème de retour son avec changement d’oreillettes en plein live.
Il maîtrise parfaitement le port du chapeau extra large et les jambières lacées.
Kiddy assume tout : sa folie, son audace vestimentaire, sa légèreté. Et ses pointes provoc : « Personne ne sent la chatte comme moi ! »

Kiddy Smile

Kiddy Smile

Son electro est joyeuse, dansante, coolissime à la mesure de Movin’On now son dernier titre. On aimerait aussi oser monter sur un podium et défiler, onduler, en tenue moulante et peu importe notre corpulence.
Le titre Be Honest est l’hymne parfait pour être à la hauteur de ce que nous sommes, sans se cacher, délicieusement grandiose.

Le feu de Columbine

Cris à l’arrivée du groupe, le public connaît tous les titres et va chanter en continu. C’est assez impressionnant de voir la ferveur de ces ados, ces jeunes qui dépensent toutes leurs calories, sous un soleil qui ne les lâchera rien.
Des vagues de chaleur en provenance du public viennent calmer les photographes qui essaient de saisir les deux chanteurs sur la même photo – exigence du management.
« C’est la canicule ou quoi ? » lance l’un des deux compères.
L’endurance des jeunes hurleurs-chanteurs mérite le respect.

Therapie Taxi à la folie 

Il est toujours aussi bon de retrouver le groupe bondissant, délirant et généreux en live. Le set commence par PVP énergique à souhait pour lancer la vague Therapie Taxi. Haut rose et blouson dragons pour Adelaïde, chemise palmiers et bateaux pour Raphaël.
Cadence (“Viens touche mon corps”) invite au rapprochement, Avec ta Zouz à l’amour sous rhum coca.
Cash, Raph confie que Coma idyllique a été écrit un samedi à 5h du mat, bourré. Après tout, on est tous des “amoureux du vice” à un moment de nos modestes vies.
En exclu, le band nous offre un extrait de son 2e album : Monsieur Moustache. Pour la peine, rouge à lèvre de circonstance pour Raph.

Dans le public, on entend des Salope, l’impatience grandit. Et là, notre moustachu tatoué découvre un de ses anciens élèves au milieu des autres festivaliers. Le garçon était pion à Jacques Prévert.

Final en apothéose avec Salope. J’en profite pour chanter le refrain en direction de ma voisine qui n’a pas arrêté de parler sur sa vie merdeuse à sa pote. Il manquait juste le doigt d’honneur pour le total combo.
Rébellion générale.

Glauque : les Fauve belges 

Fauve a fait des émules. On ne sait pas si la filiation avec Fauve est revendiquée, mais Glauque file droit dans les sphères musicales du groupe culte.
Avec une musique moins soft et un flot cavalant un peu plus.
Les jeunes du public sont déjà à fond. Un concert bondissant sur scène et sur le parvis.

Fnac Live Paris 2019 c’est fini !
See you next year

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Fnac Live Paris 2019 : sacres de Clara Luciani & Eddy de Pretto

Fnac Live Paris 2019 J2.
Des fleurs pour Clara Luciani, des guitaristes à genoux (Pépite, Parcels), le strip-tease humide et en plein cagnard avec Nelson Beer, Flavien Berger et ses derviches tourneurs mécaniques.
Le sacre d’Eddy de Pretto qui réalise son rêve.
Report ! 

Retour de Clara Luciani et Eddy de Pretto au Fnac Live Paris après une première apparition remarquée en 2017, en solo. 

Clara Luciani

Clara Luciani ondule pour le Fnac Live Paris

Une fleur joue de la hauteur au milieu de la foule tendue par un festivalier.Clara Luciani
Les fans hardcore de l’adorable Clara Luciani crient le nom des musiciens à leur entrée sur scène : Arnaud, Alban…
Le sourire de la chanteuse qui fait son retour, après une première apparition en solo en 2017, comble les festivaliers.
Début de set avec On ne meurt pas d’amour et son rythme chaloupé. On fond.

Quand Clara avance pour saluer le public et le remercier sans micro, on peut entendre : « Elle est trop mignonne ! »

Clara Luciani

Une petite fille (casquée pour protéger ses oreilles) bien installée sur les épaules de son père fait des fleurs avec ses mains en direction de la chanteuse.

L’ambiance à la complicité, à l’amour au soleil. Belle consécration pour Clara qui voit un large public chanter ses titres : Nue, La grenade

Eddy de Pretto : consécration et the dream comes true

C’était un des grands attendus de l’édition 2019 du festival parisien. Certains de ses fans sont arrivés tôt pour pouvoir chanter en chœur. Eddy de Pretto réalise son rêve : se retrouver sur scène, en tête d’affiche, à la même place de Christine and The Queens en 2015.
Le chanteur s’est confié être dans le public cette année-là.

Pour ce retour, la scéno en jette avec une rampe modulable chargée de néons, des projecteurs qui en envoient et deux musiciens.
L’entrée sur scène sur Kid est puissante. Le chanteur se dérobant, un premier temps, au regard, puis apparait sous les cris des fans.
Il ne tarde pas à fouler l’avant-scène pour ne plus la quitter.
Le bain de foule est tentant, le chanteur y cèdera sur Des murs.
Un festivalier lancera à sa voisine : “Il fait la star !”

Il n’y a pas que des coups de force lors de ce live. Il y a aussi des instants sensibles avec Ma mère, chanté assis en bord de scène ou Honey qui conte une histoire d’amour particulière.

Le set se termine dans un délire sautillant avec Fête de trop.

Nelson Beer, génialement barré

Un peu plus tôt. Nelson Beer débute son set avec une reprise surprenante de Libertine de Mylène Farmer. C’est audacieux pour ce bad boy en bermuda.
En solo, le jeune homme assure un show moite, dansant et barré à mort. « C’est original ! » lance une festivalière à une autre.
Reconnaissons qu’il est assez fascinant d’écouter et de voir le jeune chanteur-performer venu de suisse. Il a quelque chose de magnétique. Il a un déhanché de malade. Un talent à suivre de près.

Flavien Berger envoie des arcs-en-ciel

« Mireille Mathieu… Julien Doré, je t’ai reconnu ! » un festivalier joueur découvrant la chevelure de Flavien Berger. Taquin !

Le premier titre, Sauve ton cœur, donne la couleur du set du chanteur-bidouilleur. C’est à la fois joyeux et dansant, efficace et génialement décalé. Des sortes de derviches tourneurs automatiques ajoutent une touche surréaliste au live.
On se prend à se trémousser aux côtés des autres festivaliers.

Parcels, pop acidulée taillée pour l’été

Les Australiens installés à Berlin offrent la bande-son parfaite pour l’été. Avec Parcels, ça flaire bon l’amour à la plage, les vacances, les virées entre potes. Le rétro côté look et chevelures est une marque de fabrique du groupe qui assure scéniquement.
On pourrait trouver une ressemblance troublante de Jules Hendrix Crommelin avec George Harrison (The Beatles), certainement pour sa moustache.

Pépite assure en pleine chaleur

Les membres du groupe ont adopté le look estival pour assurer leur live : lunettes de soleil, bob et bermuda.
Il est toujours aussi bon de retrouver la pop de Pépite, ça dégourdit le cerveau en plein cagnard, ça réveille les épaules qui ont envie de mouvement.
Respect total pour le groupe qui a assuré malgré la chaleur de fin de journée.

 

Fnac Live Paris 2019 ce n’est pas fini. C’est encore un soir complet de lives gratuits sur le Parvis de l’Hôtel de ville. 

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Fnac Live Paris 2019 torride avec Aya Nakamura, Eddy de Pretto, Radio Elvis & Clara Luciani

FNAC LIVE PARIS 2019, c’est toujours 3 jours de concerts, que l’on espère plein soleil avec une programmation toujours au top.
A l’affiche cette année, une chanteuse R&B qui enflamme les oreilles et que Christine and The Queens overkiffe (Aya Nakamura), un écorché vif électro-pop  (Eddy de Pretto), une femme forte à la grenade impulsive (Clara Luciani) et son alter ego (Rony Alter),
nos chouchous rock (Radio Elvis), des moments intimistes dans le grand salon (Stéphane Eicher), et bien d’autres coups de cœur musicaux.

Le festival grand public pose encore ses enceintes sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris pour une série de lives à vous faire monter au ciel.
Eddy de Pretto

FNAC LIVE PARIS 2019 très punchy

La remarquée Clara Lucianni risque de laisser éclater son rock brut et revendicatif face un public facilement acquis à sa cause musicale. On a hâte de la voire magnifiée par les rayons du soleil couchant sur la place de l’Hôtel de ville.

C’est aussi avec un énorme plaisir de retrouver nos supers chouchous Radio Elvis. Difficile de résister au charme électrique du chanteur Pierre Guénard. C’est dire comme on est impatients ! 🙂

Radio elvis

Et que dire d’Aya Nakamura ? La diva R&b promet de faire se déhancher le parvis avec un live qui sera un des moments forts du premier jour de festival. Des jeunes en délire et des parents médusés. La chanteuse ne risque pas de laisser indifférent.

C’est une autre valeur sûre de la culture musicale française qui conclura la soirée du vendredi : Eddy de Pretto. Textes affutés et musiques au cordeau, le jeune prodige du hip-hop ne manquera pas de galvaniser la foule serrée contre les barrières.

Fnac Live

Des scènes spéciales talents !

L’édition 2019 du FNAC LIVE PARIS propose des cartes blanches à trois labels à l’univers génialement riches. Le jeudi 3 juillet, le label Pias prend la programmation en mains. Le lendemain, les indés bordelais de Talitres envahiront la scène pour faire vibrer le public avant les têtes d’affiche. Et le vendredi 05 juillet, Nowadays Records dévoilera son line-up.

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 En mode cosy dans le grand salon

Les rendez-vous offerts dans les salons de l’Hôtel de ville sont toujours des moments exceptionnels. En 2018, le concert de Sting et Shaggy avait électrisé et ému le public.
La petite jauge du salon offre un quasi un tête-à-tête avec les artistes. Alors avoir Stephan Eicher, Roni Alter, Bertrand Belin ou encore Anna Calvi presque dans cette ambiance cosy, ça a de quoi foutre les poils…

Les derniers artistes !

Les tout derniers noms de la programmation ont été dévoilés.

Thérapie Taxi viendra donc mettre son grain de folie sur la scène de Fnac Live Paris, pour notre plus grand bonheur. On kiffe vraiment ce groupe et surtout son côté bien barré.

Avec Parcels, ce sera un retour dans les 70’s ! Des Australiens qui ne sont pas taillés comme dieux du surf, en mode carrure de fou, c’est surprenant.  Espérons que la fraîcheur de la nuit tombante, leur permettra de faire chavirer le public.

Kiddy Smile  va animer le début de soirée du vendredi avec un set à 19 h. Ce n’est pas l’heure la plus facile. Mais ce performeur né saura jouer sa meilleure musique électro pour chauffer ceux qui veulent “moover” leur corps !

Fnac Live Paris

Festival Fnac Live Paris 2019

du 3 au 5 juillet 2019 à partir de 17h00
Scène du parvis de l’Hôtel de Ville de Paris et Scène du salon

Scène principale : Aya Nakamura, Eddy de Pretto, Radio Elvis, Clara Luciani, Étienne de Crecy, Flavien Berger, Glauque, Hervé, Thérapie Taxi, Parcels, Kiddy Smile,  Columbine…

Scène du salon : Stéphane Eicher, Roni Alter, Blick Bassy, Bertrand Belin, Canine, Anna Calvi et Johan Papaconstantino

 Et les concerts sont  gratuits !

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