Archives de catégorie : Festival

Lollapalooza Paris 2018 : Years and Years à la folie, The Killers grandiose !

Pleine chaleur, coups de soleil, crème solaire et hydratation au max pour le J2 de Lollapalooza Paris.
Et des lives puissants comme ceux de The Killers, Years and Years et Dua Lipa.
Alors que Damon Albarn s’essouffle un peu certainement à cause de la tournée des festivals.
Et un raté, sans gravité : French Montana.

Years and Years

BB Brunes éternellement jeunes

Une fille à oreilles de lapine, des mecs torse poil chantent à tue-tête : « tu es plate comme une affiche au mur ! »
BB Brunes traversent les générations, de ma mère, en passant millennials et moi.
La fougue du groupe a toujours autant d’emprise sur la foule. Les festivaliers sautillaient de plaisir et couraient dès qu’ils entendaient un tube de jeunesse pour se rapprocher de la scène.

French Montana

French Montana bourrin

Une DJette fait monter le son avant l’entrée de French Montana, qu’elle surnomme Frenchie alors qu’il n’a absolument rien de français dans son pedigree.
Explosion, le rappeur évite le bord de scène à cause des effets pyrotechniques. Ce serait dommage de mourir jeune.
Le set est bourrin à mort avec les jets de flamme et de fumée, des effets sonores de cornes de brume – qu’on entend plus souvent dans un stade de foot. Le trentenaire convoque Nirvana et d’autres sons cultes pour masquer le manque d’inspiration.
Un seul titre sauvera le set : Unforgettable que j’ai écouté à l’usure.

Dua Lipa: Kiss me!

Une entrée à la Madonna avec un message oral sur une intro musicale. Grands coups de batterie, Dua Lipa débute la chanson en coulisses. Les photographes sont mis à l’écart et ne saisiront que son profil gauche.
La chanteuse a un petit côté Victoria Beckham en mode brunette fatale, levant la main gauche en chantant ou remettant sa mèche en place. Classe !
L’Anglaise est tellement heureuse qu’elle pleure des larmes de joie – elle a bien précisé que ce n’était pas de la sueur. Les artistes anglo-saxons ont toujours tendance à en faire un chouilla trop.
La pop de Duo est prenante et donne envie de se trémousser même si on a passé l’âge pour ses bleuettes. Be the one est imparable. J’ai vu des barbus chanter le refrain de No Godbye. One Kiss de Calvin Harris a fini d’exhaler le public.
Une fan tend un panneau : Kiss me! Il ne semble pas qu’elle ait eu ce qu’elle voulait.

Stereophonics : les beaux quadras

Kelly Jones affiche un visage peu marqué malgré les tournées, l’âge. On a un doute en revanche sur la couleur de cheveux, il y a un reflet qui fait penser à une légère coloration. Richard Jones, le bassiste tatoué des avant-bras, semble le plus heureux du band affichant un beau sourire à destination du public.
Si les derniers titres ont du mal encore à convaincre, sans doute parce que peu connus, entendus, Only One Night, Maybe Tomorrow nous font palpiter le cœur avec bonheur.

Years and YearsYears and Years

Years and Years: high sensuality

Explosion de cris à l’entrée sur scène du charismatique Olly Alexander.
Le chanteur de Years and Years offre un duo tactile et sensuel avec un danseur sur Sanctify.
Take Shalter fait soulever les bras. De nouveaux danseurs viennent fouler la scène sur Shine, chorée toujours très langoureuse.
Le soleil de fin de journée en pleine face, Olly transpire à grosses gouttes mais continue de sourire et de saluer ses fans.
Il remarque des « cute people in the audience!, avant de rajouter : « Paris ne déçoit jamais ! »

Years and Years

La plupart des chansons de Years and Years sont taillées pour le clubbing comme Hallelujah qui est sur le dernier album du groupe, Palo Santo, comme All for you.
Le show est génial, jeune, généreux, léger et finit en apothéose avec King.

The Killers – Las Vegas

Brandon Flowers, le tombeur aux dents ultra bright a un sourire de dingue.
Le King Presley se serait-il réincarné en lui ? En tout, il y aurait une filiation dans le kitsch assumé comme ces revers de veste colorés et pailletés avec palmiers, ces chaussures à talonnettes – le trentenaire fait 1m78, c’est pas la cata non plus.
Shine of light
Quel bonheur de réentendre Somebody told meRead my mine, When we are young, Mr. Brightside, Human… Des tubes qui font sautiller les gars amoureux qui chantent à tue-tête.

Shot at the night. Autour de moi, les mecs embrassent leur copine, sont attentionnés, joueurs, mimi aussi torse poil ou chemise ouverte.
Des confettis bleus, blanc, rouge, c’est le 14 juillet avec les Américains !

Scène culte aussi avec un jeune fan qui monte sur scène pour accompagner le groupe sur un titre. Brandon est tout sourire, il n’en revient pas de la dextérité de François.
C’est définitivement le champion de Lollapalooza Paris 2018.
On n’aura jamais vu un chanteur aussi heureux que Brandon aujourd’hui. Incroyable élan pour le public, de tout donner comme une dernière ou une renaissance.
Il a offert un show de festival vraiment grandiose.

Rendez-vous à Lollapalooza Paris 2019 
#cantwait

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Lollapalooza Paris 2018 : adorable Zara Larsson & Lil Pump bad boy

Exceptionnellement, focus sur les concerts de l’après-midi du premier jour du festival Lollapalooza 2018 à Paris.
Report des lives des artistes qui ouvrent le festival, ceux qui assurent le show sans trop de jeux de lumières pour cause de lumière du jour, avec le soleil qui chauffe. Et qui chantent avec assurance alors que les festivaliers arrivent tout juste, prennent le pouls avant de surchauffer avec les têtes d’affiche comme Kasabian et Depeche Mode.
De la musique pour tous les goûts avec Zara Larson, Lil Pump, Black Rebel Motorcycle Club et Kaleo.

LollapaloozaLollapalooza

Zara Larsson, la pop qui pétille 

Zara Larson est pétillante à souhait avec son deux pièces griffé à ses initiales. Elle chante et danse l’amour, affole les jeunettes et attise l’attention des boys. La Suédoise offre une pop estivale, parfaite en mode plein air, tout aussi attachante que celle de Katy Perry.
La chanteuse Alma qui a assuré le premier concert du Lollapalooza Paris 2018 est sortie des backstages avec sa team pour danser à la fin du set. Elle a fait quelques selfies avec les festivaliers qui la reconnaissaient.

Lollapalooza

Bad boy nommé Lil Pump

Lil Pump se fait désirer, très désirer, plus de 25 minutes d’attente. Son DJ balance les beats en continu, avec un sigle @ThaLightsGlobal qui tourne en continu sur le grand écran. Les fans de Depeche Mode qui sont déjà en place contre les barrières de sécurité endurent comme ils peuvent.
Coups de flingues à son entrée, le Gucci addict est surexcité. Les bras se lèvent. Les fans ont déjà pas mal pogoté avant son arrivée. Et là, ça sursaute de partout.
L’Américain se met à l’aise pour fendre la foule, enlève tous les accessoires : grosse bague, lunettes, sweat, ceinture papillon – oui oui, Lil Pump peut être un gars sensible aussi.
Il ne gardera que son pendentif avec l’inscription jet ski.
Beaucoup de « fuck » pour donner ordre à la foule de laisser le passage, car il se prépare à un bain de foule sur les épaules d’un gorille de la sécu.
Le rappeur de 17 ans fait le show histoire de créer un peu plus sa légende à chaque apparition. Une équipe de filmeurs et de photographes le suit à la trace pour immortaliser sa bougeotte. Il saute du stand technique en face de la scène. Il surexcite les festivaliers.
Fin de set sur les rotules pour tout le monde.

Lollapalooza

Black Rebel Motorcycle Club

Blousons en cuir à plus de 26 degrés, Black Rebel Motorcycle Club ne renie pas son style malgré la chaleur.
Le band from US balance un rock musclé mais sans excès pour autant. On a parfois l’impression d’entendre le même titre mais la sauce prend avec les festivaliers qui trouvent le bon son pour bouger ensemble, sans déboitement d’épaules pour autant.

Lollapalooza

Kaleo, le doux folk d’Islande

De la folk made in Iceland, un chanteur bogosse à la mèche collée qui tient à toute épreuve et le rythme qui s’adoucit après les deux gros coups de chaud musicaux juste avant.
Les esprits se détendent, les épaules aussi. Le songwriting du groupe est élégant. La bande-son qu’il nous offre est parfaite pour faire une pause, susurrer des mots love love à son-sa partenaire de festival. Les Islandais sont attachants. On serait prêts à les suivre jusque dans leur île.

Mais Lollapalooza nous offre beaucoup d’autres raisons de nous rejoindre.

Lollapalooza

Lollapalooza Paris 2018 n’est fini !
Encore un jour complet de concerts avec Gorillaz. The Killers, Years and Years, dimanche.

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