Archives par mot-clé : concert

Zazie joue les Olympiades

Zazie c’est un peu comme une vieille copine. On l’aime toujours, bien qu’on l’ait perdue de vue et que l’on ne sache plus trop ce qu’elle fait. Alors quand votre meilleur pote vous appelle en panique pour l’accompagner au concert de la belle quadra, vous n’allez pas refuser. En souvenir des bons moments que vous avez passé avec elle.

Pourquoi les renier? Après tout “Rue de la Paix”, “Larsen” (qu’elle n’a pas chanté) ou encore “Zen” faisaient bien partie de la bande-son de votre adolescence.

 Revenue à plus petite échelle, après un Bercy et trois Zénith, le cocon-Olympia convient à merveille au retour sur scène de la chanteuse espiègle.

En deux heures bien calibrées, elle alterne, en compagnie de ses 4 musiciens, un nouveau titre – de son concept album à 6 cd – et un tube. Les premiers titres un peu obscurs, car peu connus voire jamais entendus ont du mal à trouver écho. Même le duo avec Mademoiselle K laisse un peu froid. Alors que celui composé avec Philippe Paradis congèle sur place.

C’est assez surprenant mais le public, ce soir-là, ne connait pas les nouveaux titres et ne trépigne pas sur son siège (la fausse est assise) à leur écoute. Alors quand viennent les incontournables “Aux armes citoyennes”, “Oui” ou encore “Tout le Monde”, c’est comme une libération. Le public se lève et chante à tue-tête.

Alors bien sûr il y a quelques tubes dans ce dernier album:  “Etre et avoir” ou Chanson d’amour mais ils n’ont pas encore la charme émotionelle d’un petit “Cheese”.

Web: www.myspace.com/zazieonline

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Un joli brin de Zaza… Fournier

Le mois de mai voit le retour dans la lumière de la belle Zaza Fournier, après une pause de plus d’une année, histoire de recharger les batteries après une tournée de 200 dates et de trouver l’inspiration pour le nouvel album, Regarde-moi.

Ce jeudi soir, les fidèles parmi les fidèles s’étaient massés au 104 pour retrouver la diablesse, redevenue sauvage, car intimidée et émue de cette toute première date.

Finis les robes colorées et les fleurs dans les cheveux. La Zaza 2011 se fait plus glamour, habillée de noir, veste cintrée et cheveux montés en banane.
Fini aussi la solutide de la scène, quatre musiciens remplacent l’Ipod.

On peut entendre dans le public: “Ca sent les années 80 !”. Oui, sans doute quand on écoute “Qu’est-ce que ça te fait ?” qui va flirter du côté de Lio. Mais Zaza ne boude jamais le rétro.

Pour le moment, il est encore dur, pour elle comme pour le public, de faire de trop longues infidélités à ce bel ami l’accordéon. Sans doute parce qu’on n’oublie pas qu’il nous a touché en plein coeur. Mais gageons que ces nouvelles chansons prendront leur plein envol au cours de la tournée et que le goût du vodka fraise nous révèlera mille délices.

Zaza Fournier
album Regarde-moi 

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Kumi Solo sinon rien – adorable chanteuse japonaise installée à Paris

Après deux tournages reportés pour cause de mauvais temps, un nouveau rendez-vous était ENFIN pris avec Kumi Solo, une fois le soleil de retour.

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L’adorable chanteuse japonaise installée à Paris et auteur de l’album Cheap Pop Song et guest de la webtv Konbini nous ouvre les portes de son Paris.

J’avais, pour l’occasion, sorti  le grand jeu pour ce tournage: nous étions trois acolytes pour accompagner ce joli brin de chanteuse nippone dans les rues de Paname.
Connaissiez-vous l’histoire du bar Le Cyrano Place de Clichy? Que savez-vous de la musique électro japonaise? Savez-vous comment on prononce Paris en japonais?
Toutes les réponses et bien d’autres sont à retrouver dans cette vidéo.

Web: www.myspace.com/kumisoloproject

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Holden emballe le Zèbre

Le retour du groupe Holden sur la scène parisienne est célébré par 3 soirs au Zèbre de Belleville. Des soirées festives en perspective pour annoncer la sortie de leur Essentiel, marquant « 10 ans de bons et loyaux services » dixit Armelle, le beau brin de voix du duo.

Car Holden nous gratifie d’un best-of, une compilation beaucoup plus généreuse que celles d’autres artistes, tous plus feignants les uns que les autres. Ainsi, nous n’avons pas droit à un ou deux titres inédits mais à 14 raretés. Armelle et Mocke nous gratifient de titres gardés secrets, d’expérimentations datant de leur séjour à Dublin à l’origine de leur union artistique, de morceaux ne trouvant pas tout à fait leur place sur le nouvel album.

Ces titres ont d’ailleurs une large place au cours du concert. On découvre avec plaisir un étonnant Mérinos, l’étrange douceur du Dernier pas ou encore un très rock Billy Boy Story.

Bien sûr, il manque dans ce set les beaux succès du groupe : C’est plus pareil ou Ce que je suis. Mais on se console avec une version aérienne de Madrid, expérimentée lors de la tournée new-yorkaise l’été dernier. Vous ne le saviez peut-être pas mais Holden a ses adeptes à l’étranger. Après le Chili, leurs balades ont séduit le public du Moma.

Web : www.watusa.fr
www.myspace.com/holdenfrance

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Ceremony by JCDC à la Maison de Créteil : Jean-Charles de Castelbajac en majesté – Festival Exit

La Maison des Arts de Créteil a droit aussi à ses grandes premières. A l’invitation du Festival Exit, Jean Charles de Castelbajac a scénographié son premier spectacle, Ceremony, en périphérie de la scène hype parisienne.

Ca aurait pu être un grand mix de formes  — théâtre, cinéma, cabaret, cirque – histoire d’en mettre plein les yeux et de montrer les multiples influences de sa palette. Au contraire, JCDC a préféré choisir la forme épurée d’un concert, celui du groupe Nouvelle Vague, en habillant l’ensemble de subtiles pointes de fantaisie et de couleurs.

Ca commence par un texte à deux voix. Un échange étrange, fantomatique, en hommage au poète Robert Malaval, avec la présence de sa petite-fille, en mannequin d’un soir, face au créateur de mode.

Second levé de rideau et première chanson. Deux silhouettes féminines isolées sur une scène  épurée, les musiciens concentrés sur une plate-forme étroite dans le fond, un Rubik’s Cube lumineux et géant à gauche, un chœur de jeunes garçons à droite.

Les perspectives surprennent, la distance physique artistes-public inquiète.  Mais le metteur en scène est un farceur et va jouer sur l’espace tout au long du concert. Tantôt une apparition, tantôt un pas de danse, une pluie de néons colorées, un guitariste à épaulettes surdimensionnées, quelques projections sur un écran, des tenues joyeusement allumeuses. Cet ensemble sert de cadre magique aux reprises de standards musicaux allant de Cure à Jacno en passant par The Clash et Joy Division, des reprises toutes plus hallucinées les unes que les autres.

JCDC pourrait renouveler l’expérience plus vite qu’on ne le croit. On chuchote que le spectacle pourrait être repris à Broadway après seulement deux dates et une critique dithyrambique d’une journaliste américaine. L’impatience gronde. En attendant, un dvd du spectacle est sous presse.

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Kylie Minogue à Bercy : la tournée pièce montée

On pourrait comparer un concert de Kylie Minogue à un gros dessert avec de la crème, des fruits certainement pas de saison, de la chantilly à n’en plus finir, un bon coulis de chocolat et une grosse cerise tout en haut.

Ca sent bon, c’est plein de bonnes intentions. Mais parfois autant de gentilles attentions peuvent conduire à l’overdose de sucre.

A Bercy, mardi soir, le décorum était de sortie: tuniques, voiles, cheval en pâte à papier, buste à l’effigie de la jolie chanteuse, écrans géants, jets d’eau, tee-shirts déchirés avec abdos apparents, un ange passe… et on n’oublie pas le petit bonnet de bain pour protéger de la douche.

C’est beaucoup pour un seul concert, peut-être même un peu trop. On a un peu honte parce que c’est kitsch à souhait. Et puis on sourit assez vite face à autant de décontraction.

Ici point de play-back à deux balles à la Madonna ou Britney Spears, ni d’instrumentaux à rallonge couvrant les changements de tenues-gaines de Cher, et pas de grosses larmes bien soignées version M.F. Juste une petite pause “œil humide” suivie très rapidement d’un rire complice. Donc, vraiment, rien de bien grave.

Juste un excès d’effets qui parfois donne le tournis, comme ce final en forme de pièce montée sur All the lovers sur une scène se déployant sur trois niveaux.

Et le plus fort dans tout cela, c’est qu’on peut vite y prendre goût et en vouloir une nouvelle part.

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