Têtes de lard (et caractères de cochon) : une comédie bouchère au Café de la Gare

Vous pensez avoir tout vu au Café de la Gare : Thé à la menthe ou t’es citron ?, J’aime beaucoup ce que vous faites ou encore la Maîtresse en maillot de bain. Des comédies cultes à hurler de rire assaisonnées de répliques qui fusent. Frottez-vous donc à Têtes de Lard de Bernard Fructus… Vous risqueriez bien de ne pas vous remettre tout à fait de ce huit-clos familial aussi captivant que dérangeant, toujours sur le fil du couteau.
3 représentations exceptionnelles les 19 avril, 17 et 31 mai 2015

photo de Katia Maeder
photo de Katia Maeder

Shining, Alien, Blade Runner… Un boucher cinéphile perdu dans un village de campagne ne peut pas être un mauvais bougre.
Alors quand Louis jette son dévolu sur une bête de 412 kilos pour en faire une gigantesque cochonnaille, il serait plutôt touchant. Sa mère, Léonne, un brin hystérique, voire plus terre-à-terre que nous, ne le voit pas du même œil.

Bienvenue à la boucherie Ginesty, mère et fils – le père ayant cassé sa pipe depuis un moment – une adresse qui voit son quotidien bouleversé par l’arrivée de ce cochon prénommé Raoul, dont, au passage, la présence scénique est exceptionnelle.
Au milieu de l’atelier passe aussi une sœur en plein désarroi amoureux, Charlotte et surtout accueille le retour de Barnabé, l’ami d’enfance du fils boucher.

Les dialogues sont tordants tout du moins au début de la pièce. La description des rapports familiaux, par l’auteur, offre de vrais moments de tensions.
Peu à peu, la situation se grippe, les non-dits du passé remontent à la surface.

La direction d’acteurs de cet illustre metteur en scène inconnu – existe-t-il seulement, ce Tim Remis ? – a mis en avant le jeu des corps jouant sur les situations de conflits et ce qu’elles provoquent de malaise. Les comédiens donnent pleine mesure à la folie de l’épaisseur de leur personnage, voire leur folie ; tordant le coup, au passage, à certains de nos préjugés.

photo de Katia Maeder
photo de Katia Maeder

Les compositions sonores et les bruitages renforcent le côté cinématographique de cette pièce, intensifiant le drame qui se joue devant nous.
Ajoutons que sonoriser un cochon en direct sur une scène est un exercice complexe : pour cette pièce l’équipe technique s’est surpassée.
A vous maintenant de découvrir le résultat sans tarder.

Têtes de Lard
de Bernard Fructus

mise en scène : Tim Remis
avec Morgane Bontemps, Loïc Legendre, Timothée Manesse, Carole Massana

au Café de la Gare
41, rue du Temple 75004 PARIS

Dimanche 19 avril – 20h30
Dimanche 17 et
31 mai – 2030

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