FIAC 2012 au Grand Palais: Warhol, Hirst, Wiley, Cragg et Bush dans un foisonnement d’influences

Après avoir été en suspension devant les sculptures éclairées de l’artiste Jaume Plensa installées sur la Place Vendôme

et avoir assisté à une des soirées prisées de la semaine la Toiletpaper Party, l’équipe du Blog a passé plus de deux heures dans les allées du Grand Palais pour l’édition 2012 de la FIAC.

Premier arrêt devant l’une des oeuvres les plus photographiées et que les connaisseurs ont pu apercevoir à la Tate Modern à Londres, cette année, lors de la rétrospective de l’artiste Damien Hirst.
The Incomplete Truth présentée par la Galerie White Cube offre un instant volé. Celui de l’envol d’un oiseau figé dans un bain dont l’artiste a fait sa réputation.
Oeuvre discrète aux côtés des vaches et autres requins, le jeu de transparence est une véritable torture pour tout photographe amateur voulant fixer l’animal dans sa carte mémoire.

La lumière traversant la verrière du Grand Palais offre de vrais instants de communion entre oeuvres et monument.
Preuve avec la sculpture miroir de Wade Guyton à la Galerie Chantal Roussel.
Une magie qui rappelle les jeux de reflet du Monumenta de Daniel Buren, il y a quelques mois.

Ce lien avec la lumière du lieu inspire aussi certaines galeries à oser l’audace d’un bureau décloisonné.
Saluons la Gladstone Gallery (New York – Bruxelles) qui offre un dialogue direct avec les visiteurs.
Reste à savoir combien d’intrépides ont osé prendre place à la table des négociations.

Il est plutôt assez rare de croiser un regard dans les stands de la Fiac 2012. Celui de Ramin nous a d’autant plus troublés qu’il est accompagné d’un travail de calligraphie à la main à même la photo.
Cette oeuvre de Shirin Neshat qui pourrait nous rappeler le livre Notes de chevet de Sei Shônago – ayant inspiré le film Pillow Book de Peter Greenaway – offre à la fois trouble et dimension visuelle forte.

Oh Picabia… Evidemment!
Ce cri du coeur entendu devant la toile L’Ombre (1927-1928) de l’artiste surréaliste nous rappelle à point nommé que les pères ont plus que jamais leur place aux côtés des artistes contemporains de renommée internationale.

Andy Warhol est omniprésent. Qu’il soit détourné par l’écossais Douglas Gordon Jackie Kennedy (le portrait de Jackie Kennedy)
Cette année encore des pièces cultes, a vous procuré des frissons, sont exposées:
un autoportrait de l’artiste, une « petite » chaise électrique sur fond vert ou un Mao modèle réduit.
Plus rare un ensemble de 81 polaroids, que d’aucuns pourraient qualifier de pornographique. Ces tirages laissent perplexes les amateurs du maître sur les circonstances de leurs prises de vue.
« Je n’aime pas mais ça me surprend qu’il est fait quelque chose comme ça! » lance une visiteuse à son compagnon découvrant le stand de la galerie Kicken Berlin.

Alors qu’un très jeune visiteur ne se remet toujours pas de la position dans laquelle il a découvert l’ancien président américain George Bush,

finissons notre tour avec deux jeunes portraitistes, nouvelles valeurs sures de l’art contemporain.

Le premier est américain et est représenté par la Galerie Daniel Templon qui l’expose jusqu’au 22 décembre. Kehinde Wiley (né en 1977) offre une galerie de portraits déroutante par son réalisme.
Romaine Munroe exécutée en 2012 était l’une des toiles présentées à la Fiac cette année.
Un portrait de bad boy? à capuche accompagné de tulipes.
L’association est audacieuse pour les Frenchies qui sont habitués aux kitscheries du duo de photographe-peinture Pierre et Gilles – absent des cimaises cette année.

Le second est français: Frédéric Leglise (né en 1972). Une seule toile aussi présentée par la Galerie 1900-2000 en guise de teaser.
Le portrait d’Anaïs nous frustre quelque peu. Nous aurions aimé en découvrir plus.

La FIAC joue les prolongations au Jardin de Plantes jusqu’au 19 novembre 2012.
Vous pouvez, dès maintenant, noter les dates de la prochaine édition qui se tiendra du 24 au 27 octobre 2013!

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4 réflexions sur « FIAC 2012 au Grand Palais: Warhol, Hirst, Wiley, Cragg et Bush dans un foisonnement d’influences »

    1. Merci! Ce n’était pas évident avec la foule du week-end. L’équipe apprécie d’autant plus le message.

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