Live-report Festival Fnac Live 2013 – samedi : Lilly Wood & The Prick – Concrete Knives – Christine & The Queens

« Assis au milieu de Paris » Nili de Lilly Wood and The Prick.

Live-report de la troisième journée ensoleillée et chargée de décibels estivaux du Festival Fnac Live 2013.

Se sont succédés sur la scène du Parvis de l’Hôtel de ville: Lilly Wood & The Prick, Concrete Knives, Rokia Traoré, Christine & The Queens, Isaac Delusion, Saint Michel et Colours in the Street.

Et encore une fois, la pop made in France est trompeuse et ferait croire à plus d’un festivalier que Colours in the Street ou Saint Michel sont en provenance direct de l’autre côté de la Manche.
La pop des deux groupes, le premier de Niort et le second de Versailles, offre des écritures riches en influences, relevées d’une patte originale.

Commençons par le groupe porté Alex, Alexis, Lucien et Noé pour qui le concert à Paris est le dernier de la tournée printemps-été 2013.
Et les gamins – moyenne d’âge 18-19 ans – n’ont pas caché leur joie de faire chalouper le public venu dès 17h30 pour les découvrir.

 

 Deux groupies cheveux relevés, tee-shirt blanc, l’une rousse, l’autre blonde, connaissant les paroles de Colours in the Street par coeur, sautillent tout au long du set.
On se croirait un instant dans Virgin Suicides de Sofia Coppola.Planant.
En 20 petites minutes, le band arrive à embarquer l’attention, avec une pleine maitrise de la mélodie.

Vient très vite le tour de Saint Michel, avec Philippe – mix de Mika et de Jarvis Cocker dans le cheveu rebelle – et Emile et leur électro-pop emballante.
C’est vif, rythmé, tout en promettant de très belles heures avec l’album à venir. L’EP I love Japan étant une bande-son conseillée pour un été amoureux, à deux.

 

 Retour aux sources pour Christine and The Queens, présente à l’édition 2012 du festival.
Nouvelle performance pour cette jeune artiste qui a su maîtriser avec un réel professionnalisme l’intensité du soleil, en cette fin de journée sur Paris.
Masquant l’étouffante chaleur qui la malmenait dans son costume de scène signé Kenzo. L’artiste avoue dans un de ses tweets, le lendemain de sa performance: « j’avais chaud. Mais pour la mode je ferais n’importe quoi. »

Encore, une fois l’artiste bluffe. Elle sait magnétiser les foules avec son électro-poétique.
Cette fois, la belle est entourée de ses Queens pour plusieurs titres dont Cripple. « Elle se prend pour Beyoncé! » blague-t-elle avec le public.
Christine s’étonne que le public connaissance Narcissus in back.
Après la reprise de haute volée de Photos souvenir de William Sheller, l’artiste questionne: « est-ce que tu es fier de ce que tu es? ».
La thématique étant au coeur du dernier titre de son set: The Loving Cup.

 Dans le public qui se masse, l’oeil de notre équipe s’est arrêté par deux fois.
La première: à cause de ce soleil sur plâtre du plus bel effet.
Des couleurs du Sud de France, de Vallauris, nous transportant à plusieurs centaines de kilomètres de là.

 La seconde en rencontrant ce lutin vert qui d’habitude ne révèle sa présence qu’à la suite d’un arc-en-ciel.
Celui-là a, en tout cas, porté chance aux artistes et à l’euphorie collective.

 Grâce ensuite avec le charme et la danse de la chanteuse d’origine malienne, Rokia Traoré.

 

Concrete Knives revient à Paris, ce samedi, après une fulgurante ascension depuis le Klub à Châtelet, il y a 6 ans, en passant par l’Olympia et le Trianon. Les Normands n’en reviennent pas d’être accueillis par une telle marée de bras levés.

Nicolas, le guitariste, déboutonne sa chemise en jean pour prendre le pouls de Paris une dernière fois pour cette tournée qui se poursuit en Angleterre, Belgique et à St Malo avec la Route du Rock.
Avec Morgan, les deux leaders du groupe jouent avec le public, clins d’oeil et un petit mot pour une fidèle fan au premier rang dans la fosse.

A l’écoute du set, aucun doute que les titres de Concrete Knives sont taillés pour les grands espaces et des audiences aussi massives que celles d’Arcade Fire, for example.
Brand New Start, le tube du band entraîne tous les fessiers au passage.

Après une reprise hallucinée de Here Comes the Hotstepper Morgan s’offrira un bain de foule, dans un final magistral.

 Fin de journée de concerts avec Lilly Wood & the Prick qui nous a emballé juste avant leur entrée sur scène par leur look.
Tee-shirt frites pour l’un, combinaison très catwoman pour Nili et tee-shirt Playboy pour un Benjamin, plutôt coutumier d’une certaine discrétion vestimentaire. On ne se plaindra pas d’une telle fantaisie bien au contraire.

L’horloge de la Mairie de Paris s’éclaire ainsi que les 3 mots de notre chère république sur la façade à l’arrivée du groupe sur scène.
Premier titre, Were I want to be (California) et Nili et ses boys vers des sommets

Long way back et le groupe commence à prendre la mesure de ce qu’il est en train de vivre.
« C’est un truc de malade! »

Pour le dernier titre, Lilly Wood s’offre un dernier trip en demandant au public de s’asseoir. Nili elle se couche littéralement sur scène.
Compte à rebours pour un saut vertigineux des musiciens et de la foule qui lève les bras, composant une ola grisante.
Cette dernière image exceptionnelle dans la nuit de Paris va rester dans beaucoup d’esprits.

 

Le Festival Fnac Live finit en apothéose ce dimanche avec Cali, Féfé, Sophie Hunger et Jacques Higelin.
Rendez-vous sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris à partir de 17h30.

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