Archives de catégorie : Concert

Rock en Seine 2018 : génie de The Liminanas, Nick Murphy & First Aid Kit

Rock en Seine 2018 J1 / D1 en version fraicheur après la canicule. Le soleil se joue des festivaliers, un thermomètre qui nous ferait passer direct dans la case automne.
J1 avec un beau cast : une révélation Terrenoire, le girl power de First Aid Kit, l’étrangeté de Dirty Projectors, Stefflon Don une Anglaise distinguée, Nick Murphy classe à mort, The Liminanas « oufissime ! ».
Report presque complet avec un peu de rap.

Rock en Seine 2018

Rock en Seine 2018

Terrenoire, fratrie envoûtante

Théo (claviers) et Raphaël (chant), les frères stéphanois jouent la gémellité, même coupe de cheveux, même combo t-shirt blanc, jean noir.
Le projet Terrenoire a moins d’un an. Ce n’est pas pour autant que le duo manque d’assurance. Un clavier, deux voix, des textes qui font sens et une musique à la fois pop, electro, métissée de plein d’influences.
Les frères chantent des sortes de mantras : Vas-y saute ou Lâchons prise.
Mais aussi l’amour, comme avec un de mes titres préférés, La PianisteJ’aime une musicienne ») et ce Cœur en latex pour signifier le cœur paralysé sont deux belles pépites.

Rock en Seine 2018 Rock en Seine 2018

First Aid Kit, des suédoises en majesté
Merci Télérama Sortir. Si je n’avais pas lu l’édition de la semaine, je serai passé à côté des sœurs suédoises.
First Aid Kit ce ne sont pas que des ballades, il y a aussi de la fougue.
La preuve en trouvant des fans de Linkin Park au 1er rang du concert.
Le duo enchaine une série de titres au charme certain, qui nous emportent et prolongent nos vacances.
La cover de Kate Bush avec non pas une mais deux voix d’anges finit de nous lier à ces girls à l’accent anglais si parfait.

Rock en Seine 2018

Dirty Projectors : le groupe bizarroïde de Rock en Seine 2018

Groupe très étrange. Le chanteur n’a ni une voix de dingue, ni un charisme à faire tomber. Le batteur a la mèche collante sur le front, #passexy. Le bassiste barbu poivre et sel est lui mignon et souriant.
On ne voit pas trop de rapport entre les différents membres, à part qu’ils soient dans le même groupe.
La rythmique des chansons est très répétitive – l’effet lancinant en plus.
Mais ce n’est pas dansant pour autant.
Il ne semble pas y avoir de refrain. Il faudrait toutefois une seconde écoute.
On se prend à apprécier cette curiosité et pour savoir où va nous emmener Dirty Projectors.

Rock en Seine 2018

Stefflon Don envoie du lourd

La Balenciaga addict varie les plaisirs. Elle balance du texte de bourrin avec des “pussy” et d’un coup elle devient plus sensible.
Il est assez troublant de découvrir Stefflon Don sur une scène. D’une part, parce qu’elle en impose et qu’elle n’a pas froid aux yeux. D’autre part, ses photos promo sont tellement retouchées qu’elles ne sont plus du tout contractuelles par rapport à l’original.

Rock en Seine 2018
Le côté cash, un peu lourd, la main qui descend sous la banane finit par ne plus agacer. Ça fait partie du package rappeuse anglaise new generation.

Rock en Seine 2018

Nick Murphy, ce mec est génial !

Une sorte de nonchalance à la Liam Gallagher – quand il met les bras dans le dos – court-circuitée par une maîtrise des instruments et un charisme diabolique.
Nick Murphy joue de ses mains, sur le micro, sur le clavier et de son image aussi. Le chanteur a soigné son style pour jouer le dandy from Melbourne.
Reste une coupe de cheveux que l’on a du mal à valider.
Le live de Nick Murphy est un foisonnement de sources d’extase. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai été autant magnétisé. Rien d’explicable au fond, la musique capte, attrape les tripes. Nick opère une danse musicale qui frôle le génie. A écouter d’urgence : Missing Link.

Rock en Seine 2018

The Liminanas culte à mort

L’idée brillante du live: un danseur, qui se dandine plus qu’il ne danse vraiment, en costume et cravate. Un côté rétro Deschiens charmant. Le décalage est génial.
Rien n’est vraiment sérieux avec The Liminanas, que ce soit la maîtrise de l’anglais des chanteurs qui les accompagnent, la couleur de cheveux hardante de Madame à la batterie, la longueur de barbe de monsieur à la guitare.
Et puis surprise, Emmanuelle Seigner qui vient chanter mais qui n’a qu’une bribe de voix.
Des paroles naïves, des refrains entêtants et un rythme enfiévré.
On aime à la folie The Limninanas !
Un photographe à la sortie du concert : « Oufissime, il y avait un mur de son ! Ne serait-ce que pour ça, ça valait le coup de venir ! »

Rock en Seine 2018

Seule erreur de parcours de la journée 1 de Rock en Seine 2018 : Josman qui se croit sinon subversif tout du moins ultra cool en arrivant sur scène un joint à la main.
On le remercie d’avoir invité des potes à foutre le bordel car son jeu de scène est très limité. Dans la catégorie fumeurs de weed, nos préfères restent PNL, bien que leur live était mou du genou. Le cloud rap peut avoir ses limites.

Rock en Seine 2018 continue encore samedi et dimanche avec du très beau son ! 

Rock en Seine 2018

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Live-report PULP back in Paris – concert au Festival Les Inrocks à l’Olympia

Dernière soirée pour le Festival Les Inrocks 2012.
Ce mardi, l’événement musical de l’automne parisien s’offre un retour à la britpop des plus cultes.

PULP à nouveau réuni pour un live unique à Paris.
21 ans après le tout premier concert à La Cigale, Jarvis Cocker et ses acolytes nous replongent dans les 90’s.

Dans un Olympia sold out en quelques minutes, il y a ceux qui pensaient que le groupe n’avait pas composé de plus grands tubes que Common People ou Disco 2000, et il y a les autres, les fans des années 80, précurseurs d’un goût pour les textes délicieusement dépressifs du groupe.

 

Après une première partie électro et masquée en la compagnie de Tristesse Contemporaine, un laser vert fait défiler des phrases en français dans le texte pour chauffer la salle.
Qui êtes-vous? Salut! C’est cool! ou encore On ne veut pas de problème, c’est tout!
Autant d’énigmes que nous pensons résoudre au cours live.

A 21h piles, Jarvis Cocker, le leader du groupe entre en scène chargé d’une féroce envie de prendre son pied.


Talonnettes, lunettes et coupe de cheveux improbable.
Il fait sienne la scène, armé de son micro filaire un peu à la manière d’un Claude François old school, avec un Do you remember the first time? de circonstance.

Ne tardant pas à quelques échanges en français – car Jarvis foule le sol parisien depuis plus de 10 ans – il avoue sans pudeur qu’il lui faudrait sans doute “visiter un coiffeur”  prochainement.
Il s’inquiète aussi de l’état de son public: Vous avez faim? …. Faim de Musique?
Cris du public! La mezzanine n’a plus envie de s’asseoir.

Après une série de titres pulsés tels Pink Glove, Razztamazz, Something ChangeDisco 2000 vient resserrer les amoureux entre eux.
Un garçon à foulard descend du balcon à toute trombe pour un déhanchement solitaire très  twist.

Pour celles et ceux qui n’ayant jamais vu Pulp en show, l’étonnement est à son comble en découvrant un Jarvis Cocker exalté, provoc, osant quelques poses dont Madonna ne pourrait pas renier la paternité.
Et tout ceci devant les yeux amusés de sa mère, au premier rang de la mezzanine.
Une mère inspirée qui fête ce même soir ses 70 ans.

En quelques deux heures de frénésie sonores, le groupe nous quitte avec l’évocation d’un Bruno Coquatrix, autoritaire, ne permettant pas une dernière chanson pour la route.
On apprend sur le site setlist.fm qu’un vingtième titre était en bien prévu: “Play Hard”

 Setlist PULP à l’Olympia:

Do You Remember the First Time?
Pink Glove
Razzmatazz
Something Changed
 Disco 2000
Sorted for E’s & Wizz
 F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E.
Acrylic Afternoons
Have You Seen Her Lately?
Babies
Help the Aged
This Is Hardcore
Sunrise
Bar Italia
Common People 

Rappel 1:
Countdown 
Little Girl (With Blue Eyes) 

Mis-Shapes 
 
Rappel 2:
Live Bed Show

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