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Groupe JOSEPH, album road movie sur les routes de la vie #Interview

Le groupe JOSEPH est notre coup de cœur de cette rentrée ! Un groupe formé en 2014 par Natalie Schepman et ses deux sœurs jumelles Allison et Meegan Closner. Le nom du trio est un hommage à leur grand-père Jo et à la ville de Joseph dont il est originaire dans l’Oregon. Les 3 sœurs nous présentent leur 3ème album Good Luck, Kid, un disque voulu comme un road movie à la fois intime et intense.


Et c’est vrai que les 13 titres nous emportent sur les routes de la vie tout en nous questionnant sur les choix qu’il est indispensable de faire adulte. Un album résolument plus pop mais qui ne perd pas l’essentiel du groupe : les voix. Le trio les maîtrise à la perfection, les harmonies sont juste parfaites et nous emporte complètement. On a qu’une hâte, découvrir le groupe en live !
Et ça tombe bien JOSEPH sera en concert à la Boule Noire à Paris le 9 novembre 2019.

Interview groupe JOSEPH

Joseph band
selfie
USofParis :  Aviez-vous l’habitude de chanter toutes les 3 ensemble lorsque vous étiez enfant ?

Natalie : Étonnamment non ! Je suis la plus âgée et j’ai toujours été celle qui voulait chanter et être au centre de l’attention. Ce n’est que lorsque nous avons eu la vingtaine et que je jouais de la musique en solo que je me suis rendu compte que mes sœurs pouvaient chanter aussi. Et combien nous serions mieux ensemble que moi toute seule. Un ami m’a dit : « Tu ne sembles pas aimer ta propre musique. Qu’est-ce que tu devrais faire pour vouloir la mettre entre les mains des gens ? » J’ai donc envoyé un texto à Allison et Meegan en revenant de Chicago : « Voulez-vous faire un groupe avec moi ? »

Quel est le meilleur conseil de votre grand-père ?

« Dans les années 80, j’ai arrêté de fumer, de boire et les femmes sauvages. Depuis ma vie a été ennuyeuse ! » Jo Hallam

Qui écrit la musique ? Les paroles ? Comment travaillez-vous ensemble ?

Nous écrivons presque tout ensemble et avec d’autres auteurs. Parfois, cela commence par une mélodie que Meegan a chantée lors d’un sound-check et que nous avons en mémo vocal. Parfois, c’est juste un sentiment dont Allie commence à parler et je vais commencer à jouer de la guitare pendant qu’elle chante les mots et la mélodie qui lui viennent à l’esprit. Mais d’autres fois, nous allons dans une pièce avec un auteur et partons complètement de zéro. Dans ce cas, cela pourrait commencer par : « Qu’est-ce qui est dans ton esprit aujourd’hui ? »

Votre son a évolué. On entend moins les guitares, c’est moins acoustique que votre précédent album. D’où vient le changement de votre son ?

Après avoir tourné avec un groupe pour l’album précédent, nous avons compris à quel point les choses peuvent bien sonner lorsque vous avez la batterie, la basse et la guitare électrique derrière vous. Nous voulions écrire des chansons qui sonneraient incroyablement bien en live. Nous voulions que les parties les plus fortes soient encore plus fortes et nous savions que cela rendrait les moments de silence encore plus puissants.

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On adore énormément Fighter. Quel est le secret de cette belle chanson ?

Merci ! Je pense que le secret est que c’est honnête. C’est une chanson que nous chantons les uns aux autres pour rester dans la bataille quand c’est difficile. Et puis Meegan est une « dynamite singer » et elle m’épate ! 🙂

Vous venez de sortir le titre Good Luck, Kid. Comment l’avez-vous écrit, quelle est la signification de cette chanson ?

Cette chanson est la seule chanson de l’album que j’ai écrite en grande partie seule. C’est l’une de celles qui déboulent comme ça. Quand je suis entrée dans la trentaine, j’ai eu l’impression que tout changeait et que j’étais moins sûre de ce que je pensais savoir. C’est comme si on disait : « Plus tu en apprends, moins tu en sais. »
Le monde a l’air si différent maintenant qu’il ne l’a jamais été de toute ma vie et, alors que j’expliquais tout cela à mon mari Chris, il a dit : « C’est comme si l’univers arrêtait la voiture, te jetait les clés et disait : “Bonne chance, gamin !” » Et je savais que c’était le titre.

J’ai adoré parce que cela me rappelait une technique que ma meilleure amie Julie utilise dans son travail de thérapeute. C’est ce qu’on appelle la thérapie d’intégration de la durée de vie et c’est un processus qui permet de connecter l’adulte à l’enfant qui existe encore en vous. J’imagine que cette chanson est pour moi un adulte réconfortant cette petite fille, reconnaissant combien les choses sont difficiles, mais croyant en elle et lui rappelant qu’elle peut le faire.

Quelle est votre chanson la plus personnelle de ce nouvel album ?

Nous avons chacune dirigé quatre chansons sur cet album, donc je pense que nous en avons chacune une qui nous semble la plus personnelle. Mais je pense que la chanson la plus intime et la plus brute de tout l’album est une chanson que Meegan chante, intitulée Revolving Door. Cette chanson ne cherche pas à offrir une fin heureuse. C’est un aperçu de la confusion et du chagrin que vous ressentez lorsque vous êtes trahi par quelqu’un que vous aimez.

Est-il encore difficile pour un groupe de femmes d’évoluer dans l’industrie musicale aujourd’hui ?

À certains égards, oui ! Naturellement, dans une société fondée sur l’écoute des hommes, il y a parfois un obstacle supplémentaire à surmonter pour être entendu. Cela dit, nous travaillons avec une équipe d’hommes et de femmes incroyables, qui travaille sans relâche pour mettre notre musique entre les mains des gens. Et nous avons un public fantastique qui nous écoute à la fois parce que nous sommes des femmes et aussi indépendamment de ce fait.

Quel pays êtes-vous le plus enthousiasmé de visiter pendant votre tournée ?

Oh wow ! Eh bien, puisque je vous parle, je vous dirai que nous sommes TRÈS excitées de revenir en France. Notre oncle, Jeff Hallam, vit là-bas depuis des années (NDR il est également musicien, Brisa Roche, Dominique A. etc.), et lui et son partenaire ont un petit garçon âgé de quelques années à peine. Donc, depuis que j’ai un cousin français, j’apprends le français et j’ai hâte de pratiquer !

Quel genre de musique écoutez-vous lorsque vous êtes en tournée, dans le tour bus ?

Lizzo ! Toujours Lizzo. Et Muna.

Quelle est ta chanson préférée ?

Fix You de Coldplay parce que cela me fait pleurer à chaque fois et résume le sens de la vie : être ensemble !

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

Les unes, les autres.

Interview by Joan et Alexandre

JOSEPH
Nouvel album : Good Luck, Kid

(ATO Records / [PIAS])

 

CONCERT à la Boule Noire, Paris, le 9 novembre 2019

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Le groupe Accident s’offre un Dernier voyage génial & fantaisiste

Le groupe Accident est un duo aussi attachant que décontracté de la paire de tongs. Les deux cousins Jérémy Monteiro et Laurent Maudoux ont dégainé un Dernier Voyage (EP 6 titres) aussi surprenant, estival qu’entrainant. Pour leur retour, ils ont pactisé avec un tout jeune label Little John. Interview des deux gaillards. 

Interview groupe ACCIDENT

groupe Accident
selfie exclu UsofParis

UsofParis : Jérémy, 3 adjectifs et un défaut pour décrire Laurent ?

Épicurien, j’ai pas l’adjectif pour sens de l’amitié, et cool et un défaut : c’est un geek trop relax qui désaxe.

Laurent, 2 adjectifs et 2 défauts pour décrire Jérémy ?

Le number one overcool nuclear spiritman .Et deux défauts : il est perfectionniste et il est addict des chemises à fleurs !

Qu’est-ce qui est à l’origine de votre choix de devenir musiciens, chanteurs ?

Laurent : Finir dans le Top 50 , être riches, boire du champagne à gogo, comme tout le monde, on n’y est pas encore mais par contre on est passés chez Jacky (Platine 45).
Jérémy : coucher avec des filles, faire la fête tout le temps et être vu comme un mec à la cool par tout le monde.

Quel a été le détonateur pour relancer Accident, après cette longue absence ?

Jérémy : Accident ne s’est jamais vraiment arrêté, on compose et écrit tout le temps mais le projet était en dormance depuis 2010, on a profité d’une compatibilité d’emploi du temps pour relancer la machine.

Pour Feu Chatterton, un groupe est un couple. Quel type de couple êtes-vous ?

Jérémy : Fusio
Laurent : nnel !

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La nonchalance dans vos derniers clips : minimum de paroles pour Dernier Voyage, transats et tongs pour Amour, Gloire et Beauté… est-elle 100 % volontaire et assumée ?

Jérémy : il faut que la musique transpire ce que nous sommes, c’est ce qui donne la personnalité, la singularité sinon c’est raté. Tout ce que nous faisons est 100 % volontaire et assumé. Dans Amour, Gloire & Beauté, on introduit un peu d’humour mais sans tomber dans le second degré non plus. On se balade sur le fil du rasoir, c’est assez intéressant et casse-gueule à la fois mais ça fonctionne sur ce titre. Pour le public, ça peut être un peu déroutant, l’auditeur perd ses repères, c’est plutôt marrant.

Laurent: Exactement, c’est une des marques de fabrique d’Accident, un côté satirique et second degré tout en restant fidèle à nos codes musicaux.
Pour Dernier voyage, le peu de paroles est un parti-pris, il a même failli être instrumental, les textes ici n’avaient pas besoin d’être long et abondant, il fallait rester silencieux, percutant et vrai dans le texte, de l’ordre d’une épitaphe.

Vous êtes des hommes qui ont le goût du risque ? Ou vous avez passé l’âge ?

Laurent : Faut prendre des risques, à tous les niveaux, à tous les âges, c’est notre côté Jonathan et Jennifer Hart.

Comment composez-vous ? Ensemble ou séparés ?

Laurent : Pour la composition, on commence à travailler plutôt chacun de notre côté, Jérémy sur la musique, la mélodie et moi plutôt sur l’écriture.
Cette phase passée, on fait des sessions ensemble où on bosse vraiment les morceaux,  on fait des arrangements sur le son et on peaufine le texte et on les finalise tous les deux.

Le titre Déjà vu. Déjà fait m’a fait penser à Gainsbourg à la 1ère écoute, c’est une hallucination de ma part ?

Laurent : Non, tu n’as pas eu d’hallucination auditive. Je comprends.
Mon grain et timbre de voix doivent s’en rapprocher, ce n’est pas voulu mais inconscient, je pense. En tous cas c’est un de mes plus grand modèles, maîtres ….

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Êtes-vous déjà tombé amoureux d’un instrument de musique ?

Jérémy : Je suis pas trop bidouilleur dans l’ensemble, quand je passe trop de temps sur une machine ou un instrument je perds le fil de la composition.
Laurent : Le sampler oui, à l’époque j’ai passé des nuits entières sur mon sampler, enfin avec. Une petite pensée pour toi ZOOM ST224.

Une chanson qui peut rendre ivre à force de trop l’écouter ?

Jérémy : Je finis toujours par m’écœurer quand j’écoute un titre en boucle et pourtant je le fais systématiquement ! Je dirai «Beau comme toi» de NéoBoris.

Laurent : Régine, Reine de la nuit, à écouter bien à point.

Interview by Alexandre 

groupe Accident

ACCIDENT

maxi EP 6 titres Dernier Voyage
(Little John, le label)

Dispo en CD et en vinyle
Et sur les plateformes 

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Le Roi Lion – Rencontre avec les voix françaises : Debbouze, Bensetti, Sila

Anne Sila (Nala), Rayane Bensetti (Simba) et Jamel Debbouze (Timon) font partie du casting des voix françaises du film Le Roi Lion de Jon Favreau. C’est lors d’une conférence de presse que nous avons pu partager avec eux leur expérience de doublage d’un film Disney mais aussi leur avis sur le nouveau live action de la firme américaine.

Petit retour 25 ans en arrière pour commencer, avec les souvenirs de la première fois où les comédiens ont vu le film d’animation original Le Roi Lion.

Pour Rayane Bensetti, « C’est le premier film que j’ai vu dans ma vie. Ça a été mon film préféré pendant très longtemps. J’ai grandi avec, je l’ai vu 10 000 fois. Aujourd’hui, d’être Simba c’est un rêve de gosse. ».
Anne Sila : « Je ne me souviens pas forcément de la toute première fois, mais je l’ai vu un millier de fois ce film. Je le connais par cœur. Ça fait partie des histoires qui touchent tout le monde quel que soit ce que l’on a vécu. »

Le roi lion 2019Jamel Debbouze « Je me souviens très bien. J’ai tout fait pour voir ce film. Un ami a payé sa place au cinéma Le Grenier à Sel et a ouvert la porte de secours afin qu’on puisse le voir. C’était un événement tellement incroyable, tout le monde en parlait, on ne pouvait pas passer à côté. »

La première fois qu’ils ont vu les images du remake

Jamel était scotché : « On a tous vu des images de ce film (avec les bandes-annonces). C’est incroyable, j’ai rarement vu un truc pareil au cinoche ! Ça défie les lois de l’apesanteur ce film 😀 Non mais c’est vrai, on voit des animaux parler, vivre, se mouvoir… La première fois, l’histoire m’avait frappé et là c’est un degré de plus. »

Pour Rayane Bensetti : « Normalement, on voit la première scène en anglais, on lit le texte. On apprend un peu le texte et on doit enregistrer un peu les intonations. J’étais tellement choqué par le film que je ne regardais même pas le texte. J’étais captivé par le film. »

Le roi lion 2019

Jamel qui a l’habitude de voir et de doubler des films d’animation, ne tarit pas d’éloges sur le travail de Jon Favreau « Le rendu est incroyable ! Souvent on peut s’acharner à faire un bon personnage et à négliger un peu les décors. Là tout est travaillé à la perfection, dans les moindres détails. On est un peu perdu au départ, on ne sait pas où on est tellement c’est réel. Le plus dur c’est d’avoir donné de l’âme à ces personnages. C’est ça le plus compliqué. Ils ne sont pas réels. Les yeux sont très forts, le pelage est fou. Je n’ai jamais vu ça. »

Réactions quand on leur a proposé de doubler Le Roi Lion 2019 ?

Anne Sila« Quand on m’a parlé de faire la voix de Nala, je me suis dit que c’était une blague. Pour rigoler, j’ai chanté la chanson à Boualem Lamhene (le Directeur artistique en charge du doublage et des adaptations Disney) et en fait ce n’était pas une blague. Je n’arrive pas à y croire encore. »

Jamel Debbouze« J’ai fait sur ce film ce que je n’ai jamais fait avant. Je voulais absolument être dans cette distribution. C’est vrai que j’ai une histoire avec Disney, depuis 1999 avec Dinosaure. C’est une maison que je connais très bien. Je ne voulais pas passer à côté de ce classique qui est un monument donc j’ai saoulé Boualem, j’ai accroché un post-it par jour chez lui, dans sa voiture, partout où cela pouvait se coller. Il n’était pas chaud car il fallait chanter et je ne sais pas chanter. J’ai pris des cours de chant et j’ai passé 20 heures à me faire humilier par une dame que je ne connaissais même pas 🙂 J’ai donné tout ce que je pouvais car j’avais vraiment envie de le faire. »

Ont-ils pu improviser avec leur personnage ?

Rayane« Il faut vraiment respecter ce qu’ont fait les Américains. Ça va jusqu’aux intonations. »

Jamel« J’ai rajouté une phrase en arabe, à vous de la trouver. J’espère que ça ne va pas trop décevoir Disney 🙂
C’est la première fois de ma vie que j’accepte ça. Je ne devais pas être moi mais Timon. C’était compliqué car j’ai toujours tendance à improviser. Boualem a été intransigeant, il ne voulait pas qu’on sorte du texte et qu’on colle à la réplique. Il m’a dit : « 
C’est un classique, c’est pas le film à ta mère ! »Le roi lion 2019

Rayane Bensetti a trouvé la voix de Simba après avoir doublé tout le film !

« Je ne m’attendais pas à ce que cela soit si compliqué. J’ai eu un déclic qui est arrivé à la fin du film. J’ai fait tout le film avec ma voix. À la fin, lors du combat entre Scar et Simba, Simba dit la phrase qu’on connait tous « Pars loin et ne reviens jamais », il y a un énorme plan sur Simba et j’ai fait une voix un tout petit peu différente. J’ai eu un déclic ! Et je me suis dit « C’est ça la voix de Simba ! » Mais j’avais déjà fait tout le film avec une autre voix ! Au final, on a tout refait avec cette voix-là. »

Le doublage, c’est aussi jouer avec son corps

Anne Sila nous partage son expérience : « Quand la lionne bougeait, je faisais en sorte d’avoir le mouvement quand je parlais, sinon c’était bizarre. Mais j’ai trop pris ça au sérieux. Ades moments, il fallait que j’arrête de bouger 🙂 »
Pour Rayane Bensetti : « Simba a plein de moments où il force et il faut donc jouer avec le physique même si ce n’est que de la voix. »

Un journaliste a pointé du doigt la ressemblance physique du duo Timon et Pumba avec le duo de comédiens, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Jamel Debbouze : « Vous êtes en train de dire que j’ai la tête d’un suricate ?! 🙂 Il faut qu’on ressemble un peu aux personnages pour les incarner, ça passe aussi par là. Je dois avouer avec plaisir que j’ai un petit air de suricate et Alban Ivanov c’est vrai qu’on dirait un sanglier. Tout le monde s’accorde à dire que c’est évident 🙂 Alban je le connais depuis tout petit. On a des automatismes. J’avais vraiment l’impression d’être Timon et Pumba pour de vrai. »

Le roi lion 2019

Souvenir qu’ils gardent de cette expérience

Pour Anne Sila et Rayane Bensetti, c’est indéniablement le moment où on leur a proposé de faire partie de l’aventure.
Pour Jamel Debbouze : « Il y avait un truc un peu sentimental. Je n’étais pas censé chanter et j’ai chanté… et je vais continuer. En plus, j’ai fait ça avec mon ami d’enfance Alban. Il y a plusieurs moments où je me suis dit j’adore ma vie. »

Le roi lion 2019

Le Roi Lion c’est aussi sensibiliser à la protection des lions

Disney a lancé une campagne il y a 25 ans. En lançant une campagne internationale qui s’appelle Protect The Pride avec deux objectifs.
Se mobiliser d’un point de vue financier, Disney a fait un don de 1,5 millions de dollars à l’association Lion Recovery Fund. Et sensibiliser le grand public sur ce sujet.
En France, un bracelet Simba éco-conçu et solidaire est vendu 5 euros.  Pour chaque bracelet, 1 euro est reversé à l’association Panthera pour la protection des lions au Sénégal.

By Joan

LE ROI LION 2019
de Jon Favreau

avec les voix françaises de Jean Réno, Anne Sila, Rayane Bensetti, Jamel Debbouze, Alban Ivanov, Sabrina Ouazani

en salle le 17 juillet 2019

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La chanteuse BRUNE explore le “Sombre Animal” #interview

Presque 10 ans après son premier album éponyme et ses tubes Rupture song, Paris et Cheveu blanc, la chanteuse BRUNE est de retour pour nous dévoiler son Sombre Animal. Et nous ne boudons pas notre plaisir !

Les dernières années ont été l’occasion de travailler, de tester,  d’expérimenter la musique. Notamment en formant le duo Cavale avec son complice de toujours Valentin Montu.
C’est nourrie de toutes ces expériences que Brune nous propose de découvrir son nouvel album. Un disque résolument plus électro mais qui garde une essence pop/rock.
On ne vous cache pas que c’est en live qu’il faut découvrir cette artiste. L’occasion d’apprécier les morceaux qui ont été arrangés dans un esprit beaucoup plus rock, avec des guitares notamment, tout en mêlant habilement l’électro. Un vrai régal !

chanteuse brune

INTERVIEW / BRUNE

USofParis : Il y a 9 ans on te découvrait avec ton premier album Brune. Tu viens de sortir Sombre Animal. Que s’est-il passé pour toi pendant cette période ?

Brune : J’ai fait un duo avec Valentin Montu, réalisateur de mes albums. On a créé le duo Cavale. Une musique un peu plus pointue, un peu plus travaillée, avec des machines, des synthés, etc. Ça m’a permis de faire des mélodies un peu différentes et d’avoir une écriture un peu plus poétique. On a sorti un EP en 2016.

Tu écris et composes ?

Oui généralement je prends un piano ou une guitare et je fais mes petites démos, mes petits arrangements tous pourris 🙂 et après Valentin met en forme. Sur cet album, Valentin et moi avons composé ensemble 2 chansons. Pour Cavale, on a fait différemment, lui venait avec des instrus et je posais des mélodies dessus et un texte.

chanteuse brune

Pourquoi autant de temps pour composer un nouvel album de Brune ?

La vie ! Puis, j’ai l’habitude de bosser avec Valentin. J’ai attendu qu’il soit un peu dispo pour faire le deuxième album avec lui. Ce sont aussi des choses qui prennent du temps, il faut trouver l’argent, la bonne période. Et c’est vrai qu’on ne voit pas le temps filer. J’ai eu un enfant aussi.

En septembre 2017, tu as sorti le premier single intitulé Cyclones, en indépendant.

Oui, j’ai voulu quitter ma maison de disque car le nouveau directeur artistique voulait changer complètement mes arrangements. J’ai pris des risques car j’aurais pu sortir mon deuxième album mais je ne suis pas prête à tout. Je fais de la musique qui me touche, sincère. J’ai eu des propositions par la suite qui ne me correspondaient pas donc je me suis dit : « Tant pis je m’assume ! Je dis non pour le moment et je sors ma musique moi-même ».

chanteuse brune
Photo du clip, exclue © US of Paris
Pourquoi Cyclones comme premier extrait ?

Je trouve qu’elle représentait bien l’album et elle montrait bien une évolution musicale. Je cherchais aussi à faire un clip sur une chanson et je me disais que sur celle-ci il y aurait quelque chose de cool à faire. Puis, en avril, nous avons sorti Rien n’est grave en single qui a été en playlist sur RFI. Là nous allons bientôt lancer un autre single accompagné d’un clip.

Sur ton premier disque, il y avait Rupture song, sur celui-ci Cyclones, les relations amoureuses compliquées t’inspirent ?

Oui, c’est un sujet inépuisable 🙂 Dans Cyclones, je parle de ces gens que l’on n’arrive pas à quitter. On essaie mais finalement on reste. Et je me dis que si l’on reste c’est qu’il y a forcément une raison ! Rupture song était un titre tout aussi triste mais avec une musique plus joyeuse, histoire de garder de l’optimisme 😉

chanteuse brune
Photo du clip, exclue © US of Paris
C’est celui qu’on a le plus entendu en radio au final à l’époque.

Oui c’est vrai et cela a été une vraie chance ! Rupture song, je l’avais écrite car justement je trouvais que mon album était trop triste. J’avais un complexe du fait de faire des choses sombres. Je l’aime beaucoup mais ça ne reflétait pas l’album. Certaines personnes parfois étaient déboussolées quand elles venaient me voir en concert car tout n’était pas joyeux comme Rupture song. Et puis nos lives étaient plus rock !

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Le clip tu l’as pensé, imaginé, avec Mélanie Dagnet la réalisatrice ?

Je n’ai jamais vraiment d’idées visuellement, je laisse cela à d’autres. Je l’ai contactée, elle m’a proposée une vision qui m’a plu et c’était parti.

Peux-tu me parler un plus de la conception de l’album ?

Cette fois-ci, nous sommes plutôt partis de boucles, de sons de synthétiseurs, de sons de machines de Valentin. Ensuite, il a rajouté des guitares et la batterie est arrivée par-dessus, mais elle prend moins de place. Grégory Jacques a assuré les batteries, c’est un très bon ami et je joue avec lui depuis 15 ans. Il y a aussi quelques chansons que j’ai composées à la guitare au départ. C’est de la pop électronique, du pop rock. Plus électronique que le premier album et il n’y a pas de chanson avec du piano. Je l’ai laissé tomber.

Alors que c’est ton instrument de prédilection !

J’ai arrêté car je n’aime pas être assise derrière un piano. Même si je maîtrise moins la guitare, j’aime bien la liberté que cela apporte. Puis, de temps en temps, je joue du synthé quand même.
En concert, je joue même de la basse ! J’adore !

chanteuse brune

Qu’est-ce qui t’a inspiré pour cet album ?

Ce que je vis. C’est ce que je disais à Valentin d’ailleurs : « Mon dieu cet album tourne autour de mon nombril quand même ! ».  Je ferais en sorte que le troisième parle d’autre chose 🙂 . Mais quand j’ai fait écouter Cyclones à plusieurs copines, elles se sont vachement reconnues là-dedans. Ça m’a fait plaisir que ça trouve un écho chez d’autres.
Je parle d’amour, de deuil, de souvenirs, de cette envie de lâcher prise, de vouloir se sentir mieux.

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Tu aimes donc les chansons sombres. Qu’écoutes-tu en ce moment ?

J’écoute beaucoup un groupe de nanas de Los Angeles : Warpaint. Et la dernière fois, j’ai partagé sur Facebook : La méditation de Thaïs de Jules Massenet, j’adore cette musique très mélancolique. Elle me fait pleurer à chaque fois que je l’écoute.

Ton dernier coup de cœur musical ?

Billie Eilish ! J’adore ses sons, sa voix. Elle me fait penser à Tricky.

chanteuse brune

Ton dernier concert ?

Celui qui m’a le plus marquée c’est celui de Alabama Shakes, j’avais l’impression d’être plongée dans une autre époque !
Le dernier concert que j’ai vu est celui de Bazbaz, plein de bonnes ondes, ça fait du bien !

Le duo de tes rêves ?

C’est peut- être bateau mais je vais te dire Alain Bashung, j’aime bien sa voix rocailleuse, grave et sensuelle.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

Enjoy the silence de Depeche Mode, elle me fait vibrer à chaque fois que je l’écoute.

Interview by Joan

 

BRUNE
Nouvel album Sombre Animal
(Warrior Record)
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Alex Hepburn en interview : on a parlé Things I’ve seen, Bruno Mars, James Arthur

Alex Hepburn nous revient avec un nouvel album, Things, I’ve seen ! 
6 ans après son Turn Around et son tube Under, la jeune chanteuse londonienne est prête à conquérir de nouveau les charts avec sa musique qui mélange soul, blues et hip-hop. Sa voix rauque et cassée nous fait totalement chavirer avec ses sonorités rétro et ses textes très sensibles.

#Concours inside

Alex Hepburn
selfie exclu UsofParis

 

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INTERVIEW / ALEX HEPBURN

USofParis : Ton nouvel album est moins pop que ton premier album, il est beaucoup plus soul et blues. Est-ce que c’est flippant pour toi ce changement de direction ?

Alex Hepburn : Ça me stresse un peu, mais cela fait tellement longtemps que je suis un peu comme une nouvelle artiste. Je reviens à la raison de pourquoi j’ai fait de la musique, sans intervention de label ou de directeur artistique. On m’a laissée partir faire mon truc et j’ai ramené ce que j’aime.

Le succès très soudain de ton premier album a été facile à gérer ?

On m’a fait venir en France pendant 5 mois. J’avais un appartement dans le 18e, on venait m’y chercher, on allait travailler et on m’y ramenait. Je ne connaissais personne à Paris, je n’ai pas vraiment vu l’effervescence. Je ne marchais même pas dans la rue. J’ai commencé à comprendre lorsque j’ai fait les festivals et les concerts. On se rend compte lorsque les gens commencent à chanter tes textes. En fait, ça ne m’est jamais monté à la tête car je n’ai jamais vraiment été exposée à tout ça.

Comment as-tu travaillé à la création de ce 2e album ?

J’ai écrit des histoires qui me sont arrivées, personnelles, toujours honnêtes. Dès qu’il y a quelque chose, je l’écris. Concernant les prod’, j’ai essayé de sous-produire afin de laisser plus de place à la voix. C’était assez difficile parce que tu te bas contre les réalisateurs.
J’ai trouvé un réal’ qui croit plus en la voix. Pour lui, elle est un instrument et surcharger les productions distrait de la voix et des textes. Je suis d’accord. Ce qu’il a essayé de faire, c’est qu’au lieu de jeter tout « in the kitchen sink », il en a fait un berceau. On a coproduit des titres ensemble et on a fait le minimum afin de laisser vivre la voix, l’émotion, comme un berceau pour la chanson. Si je suis revenue à la soul, c’est qu’elle était présente quand j’ai commencé la musique. J’avais envie d’aimer à nouveau ce genre. Quand tu deviens célèbre, les gens parfois perdent l’âme et ils oublient pourquoi ils font ce qu’ils font. Je ne voulais pas arriver à ça. C’est important d’aimer la musique.

Il y a une attente de ta part afin d’avoir le même succès qu’avec Under ?

Tout le monde voulait un Under numéro 2. Et moi j’étais plutôt : “si ça ne vient pas, ça ne vient pas.” Je pense que Warner aurait vraiment aimé que je fasse un Under 2, le public aussi. 🙂

Tes chansons ont l’air très positives à l’écoute, mais lorsqu’on se penche sur les textes c’est totalement différent.

Alex Hepburn : Même si mes chansons semblent positives, elles sont toujours sombres. If you stay est un titre que j’aime beaucoup, il est très triste. Je dis : « j’ai pas envie que tu restes parce que je sais que tu vas me quitter », c’est pas positif du tout. Ça vient de mes peurs d’abandon, c’est un mix de plein de choses. C’est comme la vie, il y a de bons et mauvais côtés. Dans mes albums, tout est honnête, je ne veux pas raconter du « bullshit » ou la vie de quelqu’un d’autre. C’est pour ça que les gens qui m’envoient des titres, je ne peux pas les interpréter. Même les reprises, je galère à les chanter.

Ce n’est pas trop dur en concert de devoir chanter ces chansons qui te rappellent forcément ces souvenirs ?

Non, parce que tous les jours j’ai ce bagage avec moi. Il ne part jamais, il est toujours là. Ça fait qui je suis.

Comment as-tu rencontré James Arthur ?

On s’est rencontré lors d’un concert privé en Sardaigne. Il m’a parlé cash à l’aéroport. J’étais énervée car il avait gagné aux NRJ Music Awards. Apparemment c’était très serré, c’était soit Impossible (le titre de James Arthur) soit Under. Pour lui c’était une reprise, moi une de mes compositions. Donc ça m’a mis un peu les boules. Quand on s’est rencontré, il était à l’entrée de l’aéroport, il a baissé ses lunettes et il a dit « Mlle Hepburn… ». Je lui ai répondu : « Ne me parle pas ! » et je suis passée comme ça devant lui. Il m’a dit « Reviens ici faut que je te parle… ». Il m’a alors demandé quel était mon problème, je lui ai expliqué. On s’est charrié et on s’est super bien entendu ! 🙂

De cette rencontre est né le duo Burn me alive. 

James Arthur habite pas loin de chez moi à Londres. Il a eu un moment où ça n’allait pas bien, je l’ai appelé et je lui ai dit de venir au studio pour écrire. On cherchait des sujets d’écriture, il m’a raconté sa vie. Il m’a dit qu’il avait eu beaucoup de galères. Je lui ai raconté la mienne. Il y a un sujet sur lequel je n’arrivais pas à parler c’était le suicide de ma sœur. Je n’ai pas eu les couilles de le faire sur le premier album et je ne me sentais pas de le faire sur le second. James m’y a poussé. On a fait ce titre Burn me alive qui parle des gens qu’on laisse derrière lorsqu’on se suicide. C’est un titre très important, avec un message fort. Ça permet de discuter avec les gens sur le sujet. Je ne pense pas que les gens ont le choix de le faire ou pas. Si tu as envie de ne plus être là tu as le droit. Mais c’est plutôt de penser aux conséquences d’un tel acte, aux gens qu’on laisse derrière. C’est important d’en parler.

Coup de cœur pour Cease Fire, elle parle de quoi cette chanson ?

Je l’ai écrite avec un pote, Adrien. On s’est trouvé avec Tinder :-). On ne s’est pas du tout plu, mais il s’avère qu’on a sympathisé et qu’il est écrivain. Nous avons écrit ce titre ensemble. Cease Fire parle d’une relation que j’ai eue. Tu sais quand tu arrives à un point dans une relation où tous les mots sont comme des balles, parce que ça ne marche plus. Quand tu es dans le : qui peut faire le plus de mal à l’autre.

Tu as fait la première partie de Bruno Mars à Hyde Park en 2018, mais aussi ses premières parties lors de sa première tournée européenne en 2011. Tu dis qu’il t’a donné des conseils. Lesquels ?

J’étais très roots. J’avais l’habitude de m’allumer un joint avant de monter sur scène. Sur sa tournée européenne, on n’avait pas le droit d’en avoir. Donc je m’allumais une clope et je prenais un shot de whisky, ça m’aidait contre la peur de monter sur scène.
Un jour, Bruno Mars est venu me voir. Il m’a dit de jeter cette cigarette. Il a vu mon verre, il m’a demandé ce que c’était. J’ai répondu « Du jus de pomme » 🙂 il m’a répondu « Bullshit! » et m’a ordonné de le jeter aussi. Il m’a demandé si je m’échauffais avant de monter sur scène, ce que je faisais comme exercice. Je n’en faisais aucun. Je n’avais jamais fait de grosses scènes, les précédentes on me prenait et on me jetait sur la scène comme ça 🙂
Il m’a donc appris à faire des échauffements de voix et finalement c’est devenu une hygiène de vie. Depuis, je fais du sport, je ne fume plus, je fais des exercices vocaux.

Quel est ton dernier coup de cœur musical ?

J’adore Bad Bunny, c’est un rappeur. J’adore tout ce qui est rythmique, la batterie est un de mes instruments préférés. C’est un rappeur trap. Il chante en espagnol. Mais pour moi, c’est comme quand les Français écoutent un titre anglais. Je comprends sa musique, je suis connectée, sans comprendre ses textes.

Le dernier concert que tu aies vu ?

Bruno Mars à Hyde Park.

Ton duo rêvé ?

Ça peut paraître stupide et cliché, mais peut-être quelqu’un comme Eminem.
Quelqu’un qui a vraiment souffert et qui peut apporter quelque chose de hip hop, qui a du vécu.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

It’s A Man’s Man’s Man’s World de James Brown.

Interview by Joan

 

Alex Hepburn
Nouvel album Things I’ve seen 
(Warner Music France)

sortie le 19 avril 2019

 

 

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OH LA LA ! Des EP promo (5 titres) If You Stay d’Alex Hepburn sont à gagner ici ! 

Pour participer au tirage au sort, il suffit de remplir le formulaire en-dessous. Et surtout ne pas hésiter à nous laisser un petit commentaire. ON ADORE !

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Mathias Malzieu interview : on a parlé imagination, coeur et slam

Le canot de sauvetage de Mathias Malzieu ? Définitivement l’écriture, car il est seul maitre à bord !
Alors qu’il va partir en tournée de festivals avec le groupe Dionysos, il est en train de boucler l’adaptation ciné de son romain Une sirène à Paris

Suite de notre entretien avec ce génial surprisier capable des plus belles inventions fictionnelles et d’enchainer les projets sans épuisement.

 

INTERVIEW  / MATHIAS MALZIEU 

Mathias Malzieu

UsofParis : Je suis admiratif de ta capacité à enchainer tous tes projets.

Mathias Malzieu : Ca fait une bonne gymnastique créative mais ça consomme un peu. Quand je passe de la direction artistique des Trois Baudets à l’expo au Zénith. Qu’ensuite on me pose des questions sur le film Une sirène à Paris, puis groupe. Ensuite, je pars préparer le film et chercher de l’argent.
Je découvre ça : le développement de film.
Il faut faire un switch. Ca fatigue et ça muscle, en même temps. Devoir s’adapter tout le temps, c’est positif.
Le but est de s’amuser et de travailler à son rêve.

Il y a un temps pour la musique, le cinéma, le roman, le dessin ?

Le premier temps est toujours celui de l’idée, de l’imagination, de l’envie. Et ensuite, il y a un arbre généalogique inversé qui se met en route, où je commence à faire des connexions, à voir les images de clips ou de films.
Est-ce que Gaspard chantera plusieurs chansons ? Par exemple, dans le prochain album de Dionysos, il y aura les chansons sur le passé de Gaspard qui ne sont présentes pas dans le livre.
Et c’est la matière première pour la bande-originale du film, s’il se fait.

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Est-ce que tu convoques ton imagination ou tu te rends disponible quand une idée arrive ?

C’est exactement ça : je me rends disponible. Comme j’ai horreur d’être en automatique. A l’hôpital, c’est ce qui m’a sauvé : le personnel était vraiment présent, même pour m’apporter un jus de fruit. J’ai un vrai agacement pour les gens qui font des choses en automatique. Faut que je me réhabitue à la normalité. Tout le monde ne peut pas avoir vécu ce que j’ai vécu et tant mieux. 
Le fait d’être comme ça, je suis une éponge. C’est encore pire qu’avant ! Dès qu’il y a quelque chose qui me déplait, je réagis un peu fort. Et inversement, quand ça me plait, je le prends et j’ai absolument besoin de le transformer en chanson, livre ou film ou parfois les trois.
Parfois, il faut que je range un peu ma chambre et fasse les choses les unes après les autres.

Ton cœur bat toujours au même rythme, depuis ton problème de santé ? 

C’est pire, c’est plus fort encore. Je ne le fais pas exprès. Ça m’a affaibli sur certaines choses. Je suis hypocondriaque comme ce n’est pas permis. Il y a la fameuse phrase de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Mais Il a oublié de rajouter : « et abime parfois quand même. »
Il y a des choses qui ont été renforcées mais un peu de travers. Je ne suis plus exactement le même. Je suis mieux et plus fort pour certaines choses et affaiblis pour d’autres.
Je compense comme je peux.

C’est assez fou : ton corps est devenu un souvenir fort pour les fans qui t’ont porté en concert, en festival… 

Mathias Malzieu : Je ne m’en rends pas compte. Et si je le faisais, j’aurais un melon terrible.
Je suis dans un truc de don et de confiance avec le public quand je fais le slam. Parfois, en festival, c’est presque du combat de rue pour revenir. Mais ce sont des gens qui veulent jouer. Je joue au super héros mais je ne suis pas invincible.
C’est un moment jouissif car d’abandon et de confiance. Un de mes films préférés, Trust me de Hal Hartley. Une des plus belles scènes : une fille se met en haut d’un rocher et se laisse tomber en arrière pour montrer à son homme qu’elle a confiance en lui. C’est ça le slam !

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Après l’Islande et la Norvège, vas-tu chercher le merveilleux dans un autre pays ?

C’est possible. Il y a peut-être une histoire de bayou, de Mississippi, de Louisiane. Le blues du Mississippi. Il y a aura un épisode 2. 😉

Interview by Alexandre 

 

Mathias Malzieu 

Roman : Une sirène à Paris 
(Albin Michel)

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Talisco – Kings and Fools : “un album qui tape à la tronche” Interview

TALISCO is back avec King and Fools, un troisième album qu’il qualifie de musclé. Le groupe ne déroge pas à sa ligne : “se faire kiffer et ne pas se faire bouffer par un business.” Et il nous emporte avec des titres puissants, relevés et gorgés de liberté. 

Jérôme et ses deux acolytes de scène nous préparent un show “plus costaud, plus massif, encore plus physique. Il sera plus visuel et impactant !”

#CONCOURS inside

INTERVIEW / TALISCO – KINGS AND FOOLS

Talisco Kings and Fools
selfie exclu UsofParis

UsofParis : Quand as-tu as commencé à prendre du plaisir sur scène ?

TALISCO : Sur le deuxième album. Quand on a commencé à faire de gros festivals. Et j’ai commencé à réaliser que j’avais un vrai échange avec le public. Je me suis dit : “en réalité, je ne suis plus dans le spectacle, mais dans l’échange.
Tout s’est mis en place dans le bon sens, pour moi et le groupe.
Les trois à la fois, on a eu un énorme kiff d’un coup. Ça s’est passé, il y a deux étés. Ce n’est pas si vieux.

Quand on est sur scène, on a la tentation de se croire invincible ?

Oui. Mais je sais que ce n’est qu’un moment. Mais c’est le moment !
Sur scène, si tu prends beaucoup de plaisir, la communion est plus facile.
Et c’est ce que j’ai envie de voir : je ne veux pas voir quelqu’un qui exécute. Je veux voir quelqu’un qui le vit plus que la moyenne.
Que tu te crois invincible ou tout autre, l’important est qu’il faut que t’y crois.
“Quand je rentre sur scène, c’est pas pour faire un câlin. C’est pour envoyer un boulet !”

Comment on recharge ses batteries après autant de dates, d’avions, de décalages horaires ?

Je ne sais pas. Ça reste une énigme. Le troisième est empreint de ça.
Talisco reste un projet modeste mais ne serait-ce qu’à notre niveau, enchaîner autant de dates : c’est hyper éprouvant, fatigant. On se retrouve sans cesse décalé, à avoir une hygiène de vie moyenne. Tu te retrouves au bout à être lessivé. Et ça se voit sur ton corps.
A la suite de toute cette tournée terminée en mars 2017, j’ai écrit un album qui est empreint de ce coup de massue que l’on s’est pris.
En tout cas, on est lacéré, on s’est abîmé avec les concerts. Mais on s’est musclé aussi. On est plus dur.

Et tu es prêt à repartir ?

Oui. Mais ce ne sera plus jamais pareil. Je trouve que l’on est allé un peu loin dans les concerts, tournées. Et je ne suis pas sûr que l’on fera les mêmes choses.
En tout cas, notre volonté se précise davantage aujourd’hui. On sélectionnera plus.

 

Quelle a été la 1ère chanson écrite pour l’album King and Fools

Talisco : I’mThe Dead Man. Vraiment la grande fanfare.

J’ai vraiment créé l’album cet été. Je fais pas mal de sport.
J’aime bien courir tôt le matin histoire de lâcher les mauvaises énergies et partir sur un truc saine. Et un matin, j’avais le morceau que j’avais commencé la veille sur les oreilles.
J’aime écouter ce que je fais pour savoir où j’en suis.
Et je me suis dit : “putain, c’est de là que va partir l’album”. Parce que je trouvais ce morceau à la fois brut, héroïque. Il m’évoque une entrée sur un ring ou une arène.
J’avais à l’esprit de faire un album où j’allais plus loin que ce que j’ai l’habitude de faire, en termes de sons et d’audace. Je voulais quelque chose qui tape à la tronche, vraiment.

Dans le titre Sunny Boy, j’adore la voix hyper grave qui résonne à la fin. 

C’est ma voix que j’ai modulée. J’entends souvent ça dans le hip-hop. Plutôt qu’un solo de guitare, tu te retrouves avec une voix un peu pété, un peu bizarre.
Je voulais un truc décalé.
Plutôt que faire sonner une grat’, j’avais envie de faire sonner ma voix dans une grosse réverbe très grave. J’aime les écarts de niveaux.

Un secret de fabrication du titre King for one day ?

J’ai passé 3 mois enfermé à composer l’album. Et pendant ces 3 mois, il a fait hyper beau.
Je suis entouré de guitares. Et les dernières acquises sont des vieilles DSG. Pour moi, c’est en référence au hard rock des années 70 et ça démarre de là.
Je vois la guitare et je veux faire un truc à la Angus Young. 

L’intro de King for one dayest presque pompée d’un titre d’AC/DC, je voulais faire un clin d’œil.

L’achat d’une guitare est réfléchi ou compulsif ?

Je ne réfléchis pas, faut que ce soit un coup de cœur. Une guitare n’a pas besoin d’être excellente. Ça peut être une entrée de gamme. L’important est qu’elle me fasse envie.
J’achète les instruments pour ce qu’ils représentent en soi, par forcément leurs qualités.

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J’aime le titre Closer

A un moment de la conception de l’album, je me suis dit que j’allais peut-être trop loin. Un album est unité, c’est pas juste un morceau à part. Parfois quand j’écoute je me dis : “c’est trop brouillon ou trop agressif.” Et j’ai besoin que ça respire. Un album, je le vois comme un tableau. Quand tu regardes, parfois une toile est déséquilibrée : il y a plus de noir dans l’angle droit.
Avec Closer, j’avais besoin de ramener de l’équilibre.
J’ai davantage posé ma voix.

Quand sais-tu qu’un titre est bon et que tu peux t’arrêter ?

Là dessus j’ai beaucoup de chance. Je croise des potes qui n’y arrivent pas facilement.
Pour moi, ça vient naturellement. Je sens que je suis arrivé au bout du morceau ou pas.
Il y a une sorte de date de péremption psychologique : passé un certain moment, le morceau n’a plus de valeur. Si je retouche trop, je perds l’âme.
J’ai souvent eu affaire à des producteurs qui proposaient d’aller plus loin : bien sûr ! Il n’y a pas de fin en soi.
Mais j’ai mes valeurs artistiques. Et elles m’aident à rester sincère.
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Pour décrire Kings and Fools, tu parles d’album musclé, avec côté sanguin, nerveux.

Talisco : J’ai ce truc-là qui me rattrape (il se frappe dans la main). J’ai cette volonté de rentrer dedans, dans la vie, dans les choses, les gens. Parce que ça fait partie de ma personnalité.
Et d’avoir des choses qui sonnent vraies.
Ça va se ressentir dans le clip Closer. Quelqu’un m’a dit : “c’est con, t’es pas maquillé !” Mais je ne veux pas l’être. Je veux qu’on voit des rougeurs, les défauts, la transpiration.
Je cherche pas le côté bad boy. mais le côté brut.

Il faut donner des coups ou s’en prendre pour faire de la musique ? 

C’est en prenant des coups que je me suis retrouvé dans mes retranchements. C’est là que j’ai sorti de choses vraies. Mais c’est propre à mon expérience.
J’aime ce rapport-là. Je ne vis pas que comme ça non plus. Le fait d’avoir vécu les choses parfois de manière dure, je me suis davantage rencontré en fait.

J’évite de tomber amoureux de groupes ou styles de musique car ça pourrait trop m’influencer. Tout m’influence.
J’ai beaucoup écouté de hard rock pendant les 3 mois et de glam rock. Je trouve ça décalé.
CommeThe Darkness. J’ai réécouté les premiers albums des Guns’N’Roses, mon adolescence. Forcément il y a des solos, des grosses guitares, des riffs.

Rapport avec ton public sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu lis ce qui se dit sur toi ?

Je lis de manière très fantôme. Je suis content de lire : “j’aime ta musique… On a hâte de te lire.”
J’ai du mal avec les réseaux sociaux. C’est énergivore. Je trouve qu’on passe trop de temps dessus. Je n’aime pas le côté télé-réalité, ça me fait un peu chier. C’est pas moi.

Tu rencontres ton public après les concerts ?

Parfois je n’ose pas trop y aller, parce que fatigué.
Mais à chaque fois que j’y vais, je trouve ça génial. C’est vraiment là que c’est top parce que je vois les gens. J’ai un retour direct. Ce sont les meilleurs moments d’un artiste !
Tu as la reconnaissance plein pot. Et tu sais pourquoi tu fais ça.

 

Interview by Alexandre 

Talisco Kings and Fools

TALISCO
Kings and fools

(Roy Music)

En concert le 4 décembre, au Trianon, PARIS

TOURNEE : 
26 mai : Toulouse
11 juillet : Les Nuits de Saint-Jacques – Puy-en-Velay

4 octobre : Marselle
5 octobre : Montpellier
6 octobre : Ramonville-st-agne
11 octobre : Angoulême
12 octobre : Bordeaux

14 novembre : Rouen
15 novembre : Bruxelles
21 novembre : Reims
22 novembre : Besançon
23 novembre : Mulhouse
28 novembre : Grenoble
29 novembre : Strasbourg

30 novembre : Lyon

5 décembre : Lille
6 décembre : Caen
7 décembre : Metz

 

CONCOURS 

Des albums Kings and Fools de Talisco sont à gagner ici !!! 
#joie #génial #top 

Pour participer au tirage au sort, il suffit de remplir le formulaire en ligne avec vos coordonnées. N’hésitez pas à nous laisser un commentaire. On adore ça !

 

Talisco concours CD
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Kyrie Kristmanson en interview mondes parallèles

Kyrie Kristmanson serait la première chanteuse à explorer la force poétique de la physique quantique.
A l’écoute de son EP, Mon Héroïne, force est d’apprécier la pertinence de son nouveau terrain de jeu musical.

Audacieux, l’artiste a fait appel au physicien Etienne Klein pour ouvrir son concert au Café de la Danse le 13 mars. L’expérience sera forcément inoubliable.
#concours inside ! 

INTERVIEW / KYRIE KRISTMANSON 

Kyrie Kristmanson
selfie original pour UsofParis

As-tu été initiée au chamanisme ?

Kyrie Kristmanson : Pas de façon officielle. 🙂 Mais la musique est une quête spirituelle, pour moi.
C’est une façon de rendre hommage à ce qu’il y a de merveilleux dans ce monde. Et les mondes invisibles, ont toujours été une inspiration pour mes chansons.
La musique est une forme de chamanisme, de communiquer avec d’autres mondes.

Sens-tu que tu es guidée par une force supérieure pour la musique ?

Je suis plutôt païenne. Je pense que cette force est partout dans ce monde, en toi, dans les plantes. C’est ici et maintenant.
Parfois, certaines chansons apparaissent sans savoir d’où elles viennent.
C’est surtout le thème de la physique quantique qui m’inspire pour cet EP et l’album. Ça montre à quel point on est lié de façon intrinsèque dans ce monde. C’est démontrable mais pas encore explicable. L’album est une exploration poétique, bien évidemment, de cette théorie des mondes parallèles. On existe ici et dans d’autres dimensions.

As-tu des indices de l’existence de ces mondes parallèles ?

J’ai toujours l’impression que la réalité que l’on voit n’était pas toute l’histoire. La réalité d’Isaac Newton n’est pas la fin de l’histoire. Dieu est mort mais la physique quantique peut nous rebrancher sur une dimension merveilleuse de notre monde.
Ma seule croyance ou mon seul dogme : c’est que l’on n’a rien compris pour le moment. Il faut rester ouvert.
Il y aura certainement une révolution intellectuelle qui arrivera dans 100 ans. Un bouleversement arrive.
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Comment as-tu rencontré Brendan Perry (du groupe Dead Can Dance) ?

C’est via le guitariste-compositeur Olivier Mellano. Il est un savant fou. J’ai été invitée pour un duo avec Brendan Perry lors de la carte blanche d’Olivier à Rennes dans le cadre du festival Mythos.
On a enregistré le titre chez lui, dans la campagne, à l’extérieur de Rennes.
Il a accepté de chanter en français alors qu’il ne parle pas la langue.

Les lieux pour enregistrer tes chansons sont-ils importants ?

Nous avons eu la chance d’investir une aile abandonnée du Château de Versailles, à côté des livres de Marie-Antoinette et la Duchesse du Barry, la plus grande collection de livres sur le spiritisme. Il y avait des titres comme L’alchimie et la sexualité féminine, J’ai vécu sur deux planètes. Je suis tombée amoureuse du lieu. C’est très poétique. Il y avait plein d’objets très chargés d’énergie.
La rencontre de plein de mondes a inspiré le propos du disque. C’est une influence mystérieuse mais à laquelle je crois.
C’est à grâce à l’artiste Saint Michel qui avait fait un remix d’un de mes titres et à qui j’ai proposé une nouvelle collaboration.
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J’adore The Garden of Mrs Woolf. Pourquoi avoir convoqué Virginia Wolf ?

C’est une de mes écrivaines préférées. Elle a écrit sans concession. J’ai fait un pèlerinage en visitant sa maison.
J’ai cueilli une poire dans son jardin pour la manger et j’ai rêvé d’elle la nuit suivante. Je n’avais sans doute pas le droit de prendre ce fruit défendu mais je lui ai expliqué que j’en avais besoin.

La chanson parle de cette quête d’un état d’esprit, une philosophie et comment se dépasser.

As-tu un mantra ?

J’ai développé une sorte de prière ou mantra, en anglais.
River by rock, leaf by tree, let the life runs through me and bring me were I need to be…
Une idée décrite par Aristote, chaque chose tend vers sa forme la plus vitale. Il faut vraiment travailler sur les situations qui nous permettent de nous sentir les plus vivants.
Je pense aussi à la pierre tombale de Kierkegaard. Ily a un mot inscrit : individual (individu).

Ça m’inspire beaucoup. Il voyait déjà à son époque que la modernité poussait à un nivellement des différences. Il invite à cultiver son individualité.

Un coup de cœur musical récent ? 

J’ai découvert les chansons de la mère de Nick Drake, Molly Drake.
Elle a enregistré des chansons chez elle. Ce sont des petits poèmes très mélancoliques.

by Alexandre 

Kyrie Kristmanson

Kyrie Kristmanson 
EP Mon héroïne 

concert le 13 mars au Café de la Danse, Paris 

CONCOURS 

Nous vous faisons gagner des invitations pour le concert de Kyrie Kristmanson au Café de la Danse à Paris, le mercredi 13 mars 2019 à 20h. 

Pour participer au tirage au sort, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous et surtout d’être dispo le 13 mars !

Kyrie Kristmanson
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Mathias Malzieu – Une sirène à Paris : “un grand souffle de liberté”

Mathias Malzieu nous comble une nouvelle fois de petits bonheurs, de poésie et de joie à chaque page de son dernier roman Une sirène à Paris.
Et pure folie : le chanteur-réalisateur-romancier a écrit le scénario en même temps que le roman.
Il avoue « logistiquement, c’est un peu le bordel ! Mais dans la connexion artistique, c’était un grand souffle de liberté et très joyeux ! »

Il aura fallu 6 ans à Mathias pour réaliser le film La Mécanique du cœur. Pour Une Sirène à Paris version cinéma, il en est déjà à 2 ans et demi de travail. Notre cœur de cinéphile bat en attendant de savourer l’aventure de Gaspard et Luna sur grand écran, le 11 mars 2020.

INTERVIEW / UNE SIRÈNE A PARIS

Une sirène à Paris

UsofParis : Un grand nombre de tes fidèles a débuté la lecture le jour J de la sortie d’Une sirène à Paris. As-tu senti une communion, de la magie ?

Mathias Malzieu : C’est joli ce qui se passe. La réponse est très forte, notamment via les stories sur Instagram. Après c’est le filtre des réseaux sociaux, ce sont les personnes qui me suivent directement. La sensation des premiers jours ce sont les fans qui l’attendait beaucoup et qui se sont jetés dessus et l’ont lu tout de suite. C’est un peu biaisé mais ça reste aussi important car la réponse des fidèles qui me suivent est bonne. Ce sont eux les « cousins télépathiques ».
Le but est aussi de s’inscrire sur la durée, de se faire découvrir par les autres, ceux qui n’attendaient pas le roman.

J’ai vu passer dans une storie de fan : « Mathias Malzieu, le nouveau Jack London. »

Il reste un de mes écrivains préférés. C’est un mec qui a tenté des choses : un tour du monde, il a découvert le surf, est parti en bateau, a fait naufrage et est reparti.
C’est un vrai aventurier au sens propre comme au sens figuré, dans ses livres comme dans sa vie.
La comparaison ne me donne pas de pression mais vraiment de l’élan.
Ces personnes comme Jack London me donnent du désir. C’est en rapport à ce que disait Brel : « le talent, c’est l’envie. »

J’ai pensé naïvement à une sirène adorable. Avais-tu tout de suite idée d’une demi-femme fatale capable de tuer ?

Oui. La sirène est la métaphore de quelque chose qui peut arriver. Ce qui m’intéressait c’est la situation universelle de la rupture amoureuse et on va rencontrer trop vite quelqu’un d’autre alors que l’on n’est pas prêt ou plus capable de donner (soit par dénis, conviction ou que l’orgueil est blessé). J’aimais l’idée que le personnage puisse rencontrer à la fois ce qu’il y a de pire et de mieux : la plus belle femme possible et la plus dangereuse.
Je m’amuse avec le mythe de la sirène et l’intérêt de la voix. La sirène ne connaît pas l’amour. C’est un livre sur la passion, pas uniquement déchirante mais aussi la joie qu’elle procure.
Enfin, la question de l’imagination est fonction narrative sur l’histoire des surprisiers.

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Il y a de vraies belles trouvailles dans Une sirène à Paris : le coquelicophone, le burger à fleurs, le camion recycleur de rêves…

J’aime bien quand ça se mélange à quelque chose de vrai. Par exemple, le coquelicophone c’est un cadeau de ma sœur. C’est un quadruple harmonica monté sur une tige. Et ça m’a amusé de le rebaptiser.
Le voice-o-graph existe vraiment. J’aimerais en faire venir un aux Trois Baudets pour les concerts de Dionysos.
Tout est lié ! Le flowerburger va aussi me donner des idées pour mettre en scène la tournée. C’est aussi un peu Dionysos. Je me bats depuis des années pour que ce bateau continue de fonctionner à l’ancienne. Parce qu’un groupe de rock qui habite en Province et qui existe depuis 25 ans, il y en a pas beaucoup qui persiste.
Même quand je chante sur une sirène ou un chat, il y a toujours une part de réalité qui m’amuse de distorde. Ce ne sont pas des bulles de savon.

“Le merveilleux, l’imaginaire ne sont pas des régressions, et ne sont pas que légers au mauvais sens du terme. On a tous besoin de ça. On rêve tous et on a tous de l’imagination.
L’imagination c’est aussi la capacité d’avoir de l’empathie.
Le rêve fait partie intégrante de la réalité.”

Le corps est toujours une gourmandise avec toi. C’est ultra poétique !

J’ai toujours trouvé qu’il y avait un érotisme dans la gourmandise. Les fruits, le sucre, le sel, le goût, l’envie. On en revient au désir.
Les analogies, je les ai très rapidement faites, dès les premières chansons : Ciel en sauce. C’était une chanson gourmande et amoureuse.

Est-ce qu’un surprisier, pour toi, est guidé ? Ou sa folle imagination est en lui ?

Pour moi, ça vient de l’intérieur. C’est de l’artisanat.
Chacun puise sa force où il peut et où il veut.
Les surprisiers sont des artisans du rêve et non des mystiques.

« Rêveur de combat…vivre en accéléré… burn-in » page 24. Ce n’est pas Gaspard que tu décris, mais bien toi. Tu es un inébranlable super actif !

C’est toujours des autobiographies émotionnelles.
Ça a empiré. J’ai eu des strates d’augmentation d’hyperactivité après avoir perdu ma mère, dans un premier temps. Et ensuite, le souci de santé.
L’art c’est toujours une forme de compensation. C’est joyeux mais je me suis rendu addict à mon imagination. En chambre stérile, je n’avais que ça. Ma liberté c’était de continuer à imaginer.
Après les hôpitaux, la première idée qui m’a excité c’était l’histoire de ce gars qui trouve une sirène et qui la ramène chez lui et lui fait du poisson pané. J’imaginais la scène et ça m’amusait.
Ça m’amusait qu’après cette crue réelle de 2016 – où on avait trouvé des vieilles télé, des vélos rouillés, des poissons morts – que quelqu’un au cœur brisé trouve une sirène. Avec un Paris irréel et de conte de fée, je pouvais partir en voyage loin.

Ton corps supporte le rythme ? 

Il a dit stop cet été, entre la Norvège, le mix de l’album et la fin du livre.
Je l’écoute. Je me suis calmé. J’ai fini le livre dans une cabane à 12 mètres de haut, dans un arbre. J’étais tranquille. Ma compagne est venue me rejoindre. Et comme elle est arachnophobe, on a eu une crise avec des araignées et c’était très amusant. 😉

Une Sirène à Paris aura-t-elle une suite ?

C’est possible. Je suis dans l’élan.
J’ai fini le roman à 10h du matin après une nuit blanche à écrire. Et après, je n’avais plus rien à faire. Je n’avais plus sommeil, car excité.
Du coup, j’ai pris une douche, un p’tit déj seul. Et pendant le p’tit déj, j’ai eu des idées de suite parce que j’étais dans l’élan créatif. Ensuite, je suis retourné devant mon ordi, ouvert un nouveau dossier : Le retour des sirènes. Une heure après, coup de pompe, suis allé dormir.
J’aurais plein d’autres idées. J’ai souvent des mini-fécondations de romans qui, des fois, ne tiennent pas alors que d’autres fois oui.
En tout cas, aujourd’hui, ça me fait très envie, car je suis à fond.
Est-ce qu’après la tournée, je voudrais poursuivre ? 😉

Interview by Alexandre

Une Sirène à Paris

Une Sirène à Paris 

un roman de Mathias Malzieu 
(Albin Michel)

Le long-métrage adapté du roman est en tournage
réalisation : Mathias Malzieu
avec Nicolas Duvauchelle, Rossy de Palma et Marylin Lima

Sortie en salle le 11 mars 2020

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AURORA:’music is a driving force’ #Interview in Paris

AURORA is really our musical crush from the last two years. It is always a big pleasure to see her on stage, and since we discover her we cannot stop to listen to her music. It is kind of an addiction. We met her a second time just after the release of the first step of her second album called Infections of a different kind. She talked with us about her album recorded in France. She tend to be more political, more activist with this new record and we discussed her vision of the world. Time is always too short with Aurora, she is so passionate! 

INTERVIEW / AURORA 

Aurora

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USofParis: You released your second album, the step one, why did you split this album?

AURORA: Well, because I want people to have time. I would like to split my album so people will have more attention on each song. I wanted every song to feel special.
My first album is a kind of a process about our own demons, about fighting for your healing and giving yourself time to become better. This step is kind of a quite natural continuation to the first album. It is about making choices for yourself. Like if you are unhappy with someone you should leave, if someone is treating you bad, you should leave her/him. You can change how you feel about, every day. You can decide how happy you are. I want people to be happy.

Why?

Because when I have many happy people, I have people who are a resource to the world. When you are happy you can actually do something. You can create, you can help, you can fight for the people who can’t fight for themselves. That is why it is so important to me that my friends, my supporters, my family are happy.

How many steps do you plan to release for this project?

That is so exciting, isn’t? It will have more than one. 🙂
I know! But in my team, they don’t know yet. I am in a kind of a long journey.

You chose France to write and record this album. Why?

Because on my first album, I can hear that it is kind of cold, it is sharp, kind of dark. I am really affected by where I am. Everyone is, you know. I write all the time, I write on tour, I have many songs, maybe 200.
I wanted to go to a different place, where no one can reach me like I was on a different planet. So I went to France, to a place called La Fabrique which was beautiful. I love the people there, they have a dog, Paula, and Ginger, the cat, they are married. It was fabulous. During the recording days, they were in the studio with us, I can hear Paula and Ginger on the album. The album is warmer, I really wanted to try to be more organic. I recorded some organic sounds and making them sound ‘otherworldly’. I really explored because I know more about myself now than I did.

Aurora

For your first album, in an interview, you said that ‘My first album is like the old AURORA’. In this one, is it the present AURORA?

Yes! 🙂

Who is she?

My perspective is bigger because I sing so much more than I thought. I met so many people from Brazil, Australia, Asia, France… I learned a lot. Now I know more about what I think the world needs from me. I want to make the music I feel the people need because music is a tool, music is a driving force that can change so many things and inspire people. I hope that my music can be the kind of friend people need, now. That is why I’ve gone quite political, I feel now is the time we need to be a bit more political.

Why do you have this commitment?

Aurora: Things are happening in the States, in France, in Brazil, in Norway, all over the world. We may think that they are in control but they are not. We are! Because we are more people than they are. But they have more power. I just feel like now is such an important time to be political. If you are ok here then you have to go there and help, show them support. It is so sad, it is really heartbreaking. I just really want people to be a warrior for the ones you need it. We can choose what to do now, we can choose to do something good about it or not. We have done worst before in History, and we have come very far. I think with the right attitude we can have big History again. We have to remember that we can and we should care even though it is not about us.

Do you know why you are a singer?

It changes from day to day. There are so many things I don’t understand about humans. Why we do so many strange things, and why we are so clever. We are the most intelligent species on earth, we say. But it is so weird what we choose to do with this intelligence, so many stupid things. Horrible. We also do so many good things. Most of the time, I really feel inspired to be apart. You know, my words mean nothing when no one is listening to them. It is not the same if you scream in the forest, because no one is taking the words. I am so honored to have people listening to me. We are more than an artist and fans, we are like a community. It is very inspiring and scary, but good, to see how quick, things, can change for so many. I really feel that is my biggest purpose now, to kind of just remind people that they are so important, even though they may feel small.
And sometimes I think I just want to be free and I like to be on stage because I feel like I am a free soul. I just dance and I can make stupid gestures and I don’t care about it.

Aurora

Infections of a different kind is the only song you wrote alone, right?

Even though there are names on the credits, because even if you are in the room you still get your name as a writer on the song, because everything/everyone affects the song, I do all my melodies and the lyrics myself for all of my songs. Because I’m quite selfish and I know what I want. I am very busy, I tour all the time, I write all the time. It is hard to finish things alone because my mind is so all over the place. I have a thousand ideas at once. It is so nice to be with friends and to make something together. Normally I just put out songs and I record them in with these people and we build up the universe and I usually take it with me and do it again my way. It is nice to create something with people that can teach me something and help me.
It is a really personal thing, that is why I like to do the lyrics myself because I don’t want people to know what they are about. I want them to have the same experience than anyone else. It is an all-new experience singing the songs when you write them yourself.

The connection is strong with your songs! 

I do two covers sometimes on stage (Life on Mars, Nature Boy), it is very nice because you can help keep a song alive. Some people may never hear, some people may forget about it. It is an all different thing when I know where the song comes from. Every one of my songs is not personal, but they’ve come from some things I’ve seen or heard, on my journey to who I am now.
Infections of a different kind is the only song I wrote when I was completely alone in a dark room. It was in the middle of a night, I woke up. But I still write all my songs myself just because I like my own ideas.

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We adore Forgotten Love. We think that is so sweet of you the way that you sing about love. You are always touring, do you have time for love?

Aurora: I am always touring and even if I am home, I choose myself first. I need to make sure I have the right energy for my next trip because I will meet a hundred fans and I want to give them all that I have. I need people in my life who understand that right now. We are small pieces of a big world and that is how it has to be.

A sound that makes you happy?

She imitates a bird.

A song that makes you cry?

Most of the songs by Edith Piaf

A song that makes you dance?

You can call me Al by Paul Simon

A song that makes you think about home?

The ocean (she makes the sound of the ocean)

A song that makes you think about your childhood?

Susan by Leonard Cohen

A song that makes you fall in love?

Also every song by Edith Piaf

Interview by Alexandre and Joan

AURORA
Infections of a different kind – Step 1

 

BONUS!!!!! 

AURORA: I love going to rave parties, alone, sober. You should never go to a rave party alone and drink alcohol. That’s a no-no. I like it because I listen to music and dance until 6 am, then I like to go home and meditate until the next day.

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