Archives par mot-clé : humour

Critique Spectacle: LES PLEUREUSES A La Folie Théâtre Paris

“Il y a des vies de femmes qui ne sont qu’une suite de larmes, et dont l’existence, en fin de compte, est une réussite.” Armand Salancrou

Une histoire burlesque : une veuve vient se recueillir sur la tombe de son défunt mari et tombe nez à nez avec une de ses maîtresses laquelle est un peu excentrique, toquée d’astrologie et pas franchement très lettrée. S’ensuit un dialogue vif entre les deux femmes qui   oscille entre absurdité, loufoquerie et émotions. Le jeu est tout en rupture.

Photographie de Yannick Perrin

La pétulante Stéphanie Doche et l’impétueuse Alexandra Carlioz ont un humour un peu cruel qui provoque un rire jouissif et libérateur. Elles évoquent tour à tour Hector, le défunt qui revient sous la forme d’un perroquet, les pauvres qui dérangent, le concept du camping-car que l’on déplace une semaine par an (et encore toujours au même endroit), ou encore les associations de chiffres chez les dogons. Remède efficace pour les thanatophobes, les deux actrices ont déjà conquis Annecy et sont en passe de conquérir le public parisien…

Photographie de Yannick Perrin

LES PLEUREUSES 
A la Folie Théâtre

6, rue de la Folie Méricourt
75011 Paris

de Pierre-Louis Lanier

Avec Alexandra Carlioz & Stéphanie Doche
Costume de Chantal Derippe
Création lumière de Ivane Forot
Musique de Bernard Donzel-Gargand

Jusqu’au 24 mars 2013,
du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 16h30

Tarif plein : 22 € Tarif réduit : 17 €
Et 10 € pour les spectateurs qui sont déjà venus au théâtre !

Article by Hermine Mauzé

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CONCOURS HUMOUR : des invitations pour le spectacle “Bientôt papa ?” de JULES à l’Instinct Théâtre

JULES débarque à Paris avec son spectacle BIENTÔT PAPA ?

 Découvrez le spectacle le plus attendu de ces 9 derniers mois !
Bientôt Papa ? ou la paternité future et potentielle d’un trentenaire comme les autres… ou presque.

Parfois, en matière d’humour, il est aussi conseillé de savoir franchir la frontière pour renouveler nos gammes.
Ça tombe bien, un humoriste va bientôt mettre le pied sur le sol parisien pour nous débrider lez zygomatiques à grand coup de ventre.

 JULES, comique et aussi chroniqueur sur RTL Belgique, promet un stand up relevé autour de la figure de la paternité.
Un pendant masculin au désormais culte Mother Fucker de Florence Foresti. Et la comparaison,

Pour vous donner encore plus l’eau à la bouche, Bientôt Papa ? a été récompensé par les prix du public et du jury au Festival International du Rire de Bierges en 2011.
Pour le reste, on vous en dira plus quand on verra le spectacle en même temps que vous !

Car nous faisons gagner 2 places pour la représentation du samedi 16 mars à 19h.

Pour participer, il suffit de nous envoyer vos nom et prénoms par mail en précisant CONCOURS JULES en objet du mail à : usofparis@gmail.com

Date limite de participation le 13 mars à 23h

Le  gagnant des 2 places sera prévenu par mail, après tirage au sort, deux jours avant la représentation.

Bonne chance à tous et toutes !

L’instinct théâtre
18 Rue du Beaujolais
75001 Paris

Merci à la Prod de Jules ! 
et
Jeux concours gratuits

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Humour SOUS LES FEUX DE LA VAMP ! ou Gisèle Rouleau infatigable maîtresse d’école à La Comédie de Paris

Est-ce qu’une vamp peut résister à l’épreuve de la solitude ?
L’équipe d’United States of Paris était bien décidée à en découdre !
Après Elie et Dieudonné, De Caunes et Garcia ou encore Eric et Ramzy, c’est au tour de Gisèle et Lucienne de se faire une nouvelle virée seule en scène.

Ce mercredi direction la Comédie de Paris pour Sous les feux de la Vamp!
En lieu et place d’une jolie blonde à la fraiche vingtaine qui a tenu le haut de l’affiche toute l’année 2012 – Constance pour ne pas la nommer- nous nous retrouvons face à une vieille peau, ravinée et méchante au doux nom de Gisèle Rouleau.
Le théâtre de Jean-Pierre Bigard aime et revendique les grands écarts et c’est aussi ça qui fait qu’on s’y sent bien.

Et le constat est implacable.
La crise et l’état du monde ne perturbent en rien les bonnes vieilles habitudes de Gisèle qui vit seule avec son défunt mari, Joseph.
Face à son téléviseur et son Télé 7 jours – véritable agenda de la retraitée – Gisèle sort toutefois la tête à la fenêtre pour commérer avec Madame Jansen et concède à répondre à son téléphone à fil.

Mais il suffit d’un appel pour qu’elle reprenne de l’activité.
Avec un tel tempérament et une connaissance vissée au corps des bonnes moeurs franchouillardes, elle ne pouvait qu’avoir un public de choix.

Alors telle une Annie Girardot dans toute sa splendeur avec Madame Marguerite, notre mamie acariâtre va renouer, en quelque sorte, avec le goût des autres.
Elle se la joue “maîtresse d’école” dans une classe originale: une salle des fêtes.
Ses élèves ? Des immigrés, des femmes seules et des chômeurs.

Et il faut une sacrée motivation pour sortir la retraitée de son fauteuil et la faire lâcher ses Feux de l’amour.
En une parfaite directrice artistique old génération, la mère Gisèle va se charger de la programmation de sa classe.
Ce sera cours d’histoire approximatif. A la dictée, on préférera parler crument de rédaction de CV.
Enfin, pour la confiance en soi, ce sera conseils de drague pour les autres vieilles dames de l’assemblée en mal d’amour, comme Madame Fournier.

Le mauvais esprit, les égarements ne faiblissent pas d’un bout à l’autre de ce nouveau spectacle d’1h15.
Que dire de la passion naissante de la prof pour un de ses élèves, Omar, d’origine Afghane ?
Une sorte de Gisèle en version pelle ou râteau tellement improbable.

Gisèle, comme dirait son interprète, c’est notre mauvais caractère, nos vilains “travers exacerbés. »
Dans ce miroir plus ou moins déformant, les ressemblances entre ce personnage et nous sont parfois troublantes.
Et rien ne servira de s’affaisser dans son siège pour éviter la comparaison.

Dans les coulisses, la comédienne Dominique de Lacoste reçoit avec générosité. Elle ne cache pas sa jubilation à reprendre un personnage de 25 ans d’âge. Car la Gisèle se savoure comme un whisky de malt, avec le temps. Pour preuve. De l’aveu de son interprète: le personnage était, au tout début, “ gueulard, caricatural, bourré de grimaces ». Avec le temps, “il s’est affiné mais reste toujours un peu le même” pour le bonheur de 4 générations.Respect.
Et elle lui plait toujours cette Gisèle : “mélange de quotidien, très terre à terre et banal et d’absurdité totale” surtout quand on l’imagine à l’heure du 2.0 et de twitter.
C’est quand elle reprend le costume, après plusieurs mois d’abandon, elle lui retrouve une autre énergie, nous confiant: “elle m’étonne encore ! »

Au fait, saviez-vous que les Vamps sont toujours une valeur sure?
Et ce, même chez les plus jeunes?
Dominique se souvient d’un trentenaire venant la voir  pour lui dire qu’il n’avait pas été bercé, plus jeune, par Disney mais par les VHS du couple de comiques.
Même les neveux et nièces de la comédienne ont fait leur classe en mode vieilles dames, répétant les répliques cultes à l’envi. Ce sera dans la bouche d’une mignonnette de 4 ans, à qui sa mère lui demande où est son manteau: “Et ça c’est un presse-purée ?” Ou encore dans la queue devant une caisse d’un supermarché: « pardon, laissez passer l’handicapée! »

A l’affiche pour 3 mois minimum, la désormais Marseillaise renoue avec les petits plaisirs de Paris.
Et le premier écart qu’elle s’est autorisée, alors en pleine répétition, a été la pièce Thé à la menthe ou thé citron au Théâtre Fontaine qui l’a faite “pleurer de rires”, comme elle n’avait pas pleuré depuis longtemps.
Au ciné, le dernier mec qui l’a faite pleurer d’émotions, cette fois, est… Joey Starr dans le Max de Stéphanie Murat.

Avant de quitter la comédienne avec qui vous pourriez finir la soirée, elle nous confie ses bonnes adresses de quartier: la pizzeria Chez Pino, La Cloche d’or et une petite découverte Gi’raf, rue Blanche.
Trois restaurants dans lesquels vous pourriez bien croiser un de ces soirs la comédienne qui se cache sous Gisèle.

SOUS LES FEUX DE LA VAMP
Avec Dominique de Lacoste
Auteur : Jean-Pierre Chevret
Mise en scène : Jean-Marie Chevret

Jusqu’au 27 avril 2013

Du mardi au samedi à 20h
+ samedi à 17h30

à la Comédie de Paris
42, rue Pierre Fontaine
75009 PARIS

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Humour : CONSTANCE – la princesse devient mère de famille à la Comédie de Paris PROLONGATIONS

“Et Dieu créa Constance.” Thank God!

Après Je suis une princesse bordel, Constance, la révélation de la jeune scène comique et de l’émission On n’demande qu’à en rire de Laurent Ruquier est à l’affiche de la Comédie de Paris, avec Les mères de famille se cachent pour mourir.

Que ça soit dit: “Les moches n’ont pas le monopole de l’humour.”
La preuve avec Constance, qui nous revient toujours plus glamour et démoniaque avec un second spectacle sous forme de galerie de portraits.
Des visages de femmes tous plus insensés les uns que les autres.

Fini cette fois, les grosses cuillères de Nutella en pyjama et les baguettes magiques.
Mais pour autant pas de maturité en vue. Non. La jeune humoriste revendique une insolence d’adolescente. Un étendard porté par une fougue désarmante.

Constance a pris la place laissée vaquante par Julie Ferrier, celle d’une performeuse capable des plus grands sauts périlleux pour atteindre sa cible: vous charmez jusqu’à vous faire oublier toutes ces filles fades que vous avez rencontrées dans votre petite vie.

La jolie princesse plaintive est donc devenue une femme au foyer gémissante, qui finit par être raisonnable, un peu trop d’ailleurs. Si bien que la bienséance finit par se fissurer pour ne laisser entrevoir que la face obscure des travers les plus hilarants de ces figures féminines à double tranchant.

Le talent de Constance est de savoir malmener avec merveille les plus beaux clichés qui ont la vie dure sur la gent féminine. Court-circuitant l’ensemble de petites trouvailles jubilatoires. Comment ne pas être séduit par Cynthia?  Sidérante ingénue, qui propose un cours d’éducation sexuelle accéléré à une classe de collégiens.

Sensations fortes en vue également quand la belle se transforme en employée de bureau mal fagotée, un verre de lunette opaque, mug à la main. Dans la salle, une jeune spectatrice lance à sa voisine: “c’est vache”. Ça l’est forcément quand vous trouverez à ce personnage une ressemblance avec votre boulangère ou gardienne d’immeuble, ayant pour rictus nerveux un maladroit: “Voilà voilà“.

 Pour le moment, aucune chienne de garde n’est venue réclamer un droit de réponse à cette jeune fille effrontée qui balance un sacré coup de vieux à l’humour de grand-mère Roumanoff.

Attention toutefois à ne pas vous endormir sur vos lauriers et à ne pas rire frénétiquement pour un rien. Car chaque soir, Constance part à la recherche de son “chaton”. Ayant croiser son regard lors de sa quête, la minute qui dure une éternité n’est que frissons et sueurs froides.
Aux dernières nouvelles, Jason, le chaton de mercredi dernier ne s’est toujours pas remis de sa prestation.
Et si la prochaine fois c’était vous?

Constance: Les mères de famille (et les chatons) se cachent pour mourir 
à la Comédie de Paris
42, rue Pierre Fontaine 75009 PARIS

Reprise pour cause de succès!!!
Du mardi au samedi à 21h30

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