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MUSIQUE – nouvel album de BERTRAND BURGALAT : Toutes Directions et dérisions dehors

C’est le Printemps! Et Bertrand Burgalat, n’a pas hésité à sortir son nouvel opus, Toutes Directions, en cette saison qui manque parfois de dérision.
Certes, il y a bien Sebastien Tellier qui lance la promo de My God is Blue, mais ses nouvelles facéties vont-elles nous attendrir?

Les beaux jours reviennent et la suffisance parisienne aussi: “T’as vu mes pecs sous mon tee-shirt acheté chez Colette? J’y ai passé tout l’hiver dessus.”
“Je te capte même pas sous mes sunglasses Marc Jacobs.” Sans compter la nouvelle mode pour les Louboutin homme. La semelle rouge sous la basket, c’est moins glam que sous un escarpin talon haut, accompagnant une cuisse épilée de près.

Dans ce dédale de précieuses ridicules 2.0., l’invitation “Danse, danse, la vie se danse” (Bardot’s Dance) de sieur Burgalat tombe forcément à pic.
On a tous en nous un peu de légèreté à revendre. Et quand les accords sonnent aussi bien, notre estime pour le genre humain s’en trouve soudain rafraîchi.

Introspection spatio-nébuleuse à travers un Voyage Sans Retour et une Sentinelle Mathématique. Amour en slowmotion avec Berceuse et Dubai my love –  saviez-vous que la capitale des Emirats arabes unis avait détrôné Paris en matière d’ouvrage romantique? Fallait oser.

L’esprit furieusement décalé de cet artiste protéiforme et producteur au flair certain ne gâche en rien la qualité des compositions.
Bien au contraire, l’accompagnement musical est un régal de dentelle fine et classe. Pas étonnant que le titre de l’album soit un instrumental et non une chanson. Un autre pied de nez complice avec l’auditeur qui prêtera toute attention à ces créations.

Sinon, ça ne vous surprendra certainement pas si on trouve des accords très eightie’s dans la dernière création de Mister Burgalat. La Rose de Sang et Réveil en Voiture en sont de parfaits exemples. Un revival délicat et réjouissant qui réchaufferait les oreilles du froid électro ou de la fadasse bouillie que nous réserve la variété française.

Croisé, quelques jours avant la publication de ce billet, devant le bureau son label Tricatel, Bertrand B. affiche un sourire timide mais contagieux.
Il est surpris par autant d’attentions, lui qui était plus habitué à des piques en son endroit qu’à de sincères déclarations.
Toutes directions augure-t-il un nouveau rapport aux journalistes des pages et chroniques musique de nos magazines et radio?
Les Inrocks n’ont en tout cas pas raté l’occasion d’un rendez-vous avec l’artiste.

Toutes Directions de Bertrand Burgalat
En CD, Vinyle édition luxe ou édition sérigraphiée
Tricatel

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Livereport: Thea Hjelmeland en concert au Nouveau Casino – Premier album Oh! The third..

Une Norvégienne à Paris. Un mois après la sortie de l’opus Oh! The ThirdThea Hjelmeland nous présente son premier album aérien et inspiré.

Avant ce rendez-vous officiel, nous avions croisé l’artiste au Ciné 13, en première partie du chanteur Greenshape. Seule en scène avec ses instruments à cordes (guitare, banjo, ukulélé, mandoline) elle n’avait pas manqué de nous impressionner. La solitude était le plus bel écrin pour cette voix capable de délicieuses audaces.

Ce dimanche, au Nouveau Casino, journée nordique. Après une sélection de courts-métrages, les spectateurs bien installés dans leurs transats ont goûté à la douceur d’une délicate rencontre musicale.

Thea, tout en rose, savoure sa première date parisienne en compagnie de son band. Un batteur et un contre-bassiste venus du froid lui offrent un cadre propice à de belles envolées.
Sa musique peut être d’une lumineuse mélancolie avec All the times, mais aussi épurée à l’extrême avec Age.

Alternant français et anglais pour partager les sources d’inspiration de ses textes, sa discrétion entre les chansons surprend en comparaison de la force qu’elle déploie sur des titres comme: Ladies. Il n’est pas rare que notre oreille soit séduite par des accents un peu jazzy dans le folk revigorant de la jeune chanteuse.

Cependant, sa blondeur nous trouble tout au long du show. Cachée par ses instruments et le pied de son micro, on croit deviner des traits communs avec l’actrice américaine Uma Thurman, alors que la couverture de l’album lui découvre une ressemblance avec Tilda Swinton.

La distance visuelle s’altère enfin quand l’artiste se lève pour un conte norvégien. Seule, a cappella. Première initiation à la musicalité du norvégien. Dépaysant.

Puis un dernier titre pour finir. Une dernière impression de redoutable puissance. It’s too late commencerait comme une petite ballade pour endormir un enfant, une ritournelle tout en retenue.
Progressivement, le morceau prend une montée vertigineuse. On ne s’attend pas à être emporté par cette rythmique. Aérienne, la voix de Thea entame une ballet sous les aurores boréales. Étrangement, le froid nordique ne nous fait plus peur avec ces hymnes au grand air.
Björk, avec Still Homogenic, était capable de nous emporter dans des paysages arides.
Maintenant il faut compter sur Thea Hjelmeland.

Photo: Vegard Fimland

Thea Hjelmeland – Album Oh! The Third.. en attendant de nouvelles dates en France

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Interview: Beth Jeans Houghton and the Hooves of Destiny – Les femmes s’en mêlent

Beth Jeans Houghton est La voix de 2012. L’équipe du blog en a décidé ainsi, après un tour de table rapide et efficace.
C’est donc irrévocable. Nulle protestation ne sera recevable.

Quand vous aurez entendu Sweet Tooth Bird, premier titre de son album, Yours Hooves of Destiny, vous comprendrez l’urgence de découvrir l’univers de cette jeune artiste musicalement et visuellement inspirée. C’est aérien. Au son de cet hymne, on s’imaginerait tout à fait défiler en pleine rue et franchir les montagnes les plus hautes.

C’est pour cela, que nous n’avons pas résisté à l’envie d’en savoir plus. Rencontre faite, il y a quelques jours. Beth, l’exubérante dans ses clips, se fait animal discret dans le cadre feutré d’un hôtel parisien.

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Bien sûr qu’elle  est capable d’en complexer plus d’un à cause de son âge et de son talent. Mais une fois passé ces deux points cardinaux, vous ne résisterez pas longtemps à Humble Digs, Dodecahedron ou Atlas. C’est festif, à la croisée de la fulgurance d’Arcade Fire et de la dentelle mélodieuse de Divine Comedy.

Avec Liliputt, on serait dans un London rétro. Le clip faisant penser au film Orange Mécanique de Stanley Kubrick, Beth courant dans un tunnel qui n’en finit plus.

Réjouissons-nous, BJH accompagnée de son band, sera un des éclats vocaux de la 15e édition du Festival Les Femmes s’en mêlent.
Les routes de France vont se retourner sur son passage lors de cette tournée féminine.

Les dates de concerts:
MARDI 20 MARS – Normandy • Saint-Lô
MERCREDI 21 MARS – La Carène • Brest
JEUDI 22 MARS – Stereolux • Nantes
VENDREDI 23 MARS – Théâtre les 13 Arches • Brive-La-Gaillarde
SAMEDI 24 MARS – Le Bournot • Aubenas

LUNDI 26 MARS – Divan du Monde • Paris

MERCREDI 28 MARS – Le Ciel • Grenoble

Merci IVOX!

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Matryomin Ensemble Mable Live in Vernissage exposition 2062 aller-retour vers le futur – Gaîté Lyrique à Paris

C’était la soirée à laquelle le tout Paris branché, geek et uber-sexuel se devait d’assister, quitte à refuser un dîner avec maman ou un dernier verre avec son collègue de boulot.

Ce mardi, à la Gaîté Lyrique, l’exposition HELLO™ accueille une foule de visiteurs compacte mais disciplinée.

En guise de cerise sur le gâteau, avec le champagne et le petit sac en toile souvenir: un invité musical surprise.
Le Matryomin Ensemble Mable, en provenance directe du Japon, foule pour la première fois le sol parisien pour une courte performance.

Cette formation, armé de drôles d’instruments en forme de poupées russes, nous a offert des reprises savoureuses de grands airs dont L’hymne à la joie.
Nous n’avons pas pu résister de partager cette cover de Over de Rainbow

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Exposition 2062, aller-retour vers le futur
Jusqu’au 25 mars 2012
A la Gaîté Lyrique

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Concert anniversaire : DOMINIQUE A a 20 ans au théâtre de la ville, au Casino de Paris & en tournée

Alors que nous pensions ne jamais plus pouvoir ressentir d’émotions scéniques après La Tournée des grands espaces et Dimanches à l’Elysée d’Alain Bashung,  Dominique A nous redonne foi en “l’être chanteur”.

Ce jeudi soir, au Théâtre de la ville, le spectacle débute côté spectateurs.
Accompagnés de Sigur Ros en fond sonore, trois ventres ronds prennent place dans les fauteuils de la salle parisienne.
Trois femmes enceintes venues célébrer un anniversaire. L’hommage est trop beau. Saluons l’effort d’éducation à la culture musicale novatrice pour bambins en gestation.

Ce soir est le point d’orgue d’une série de concerts évènements pour les 20 ans de carrière d’un songwriter français à la sensibilité haute tension. Les 20 ans aussi du premier album de l’artiste: La Fossette.
Il y a deux décennies, par la voix et le talent d’un garçon rebaptisé Dominique A, la musique française prend un virage aérien et poétique. Avec Bruni, Benabar ou encore Delerm, elle a un peu mal tourné.
Vincent D., d’ailleurs spectateur discret, prend des cours magistraux face à un artiste brillant.

Première partie du concert, retour en jeunesse musicale avec l’album La Fossette interprété en format trio.
Dans l’ordre exact de l’opus: Vincent Dimanche, Février, Trombes d’eau… les morceaux retrouvent une nouvelle dimension électrique, magnétique.
La voix juvénile et fluette des débuts a laissé place à la maturité.

La qualité d’écoute est exceptionnelle; aucun mot à son voisin, aucune toux nerveuse ne viendront parasiter.
La maîtrise du jeune compositeur de vingt ans frappe par sa modernité.  Va t’en et Le courage des oiseaux prennent une tout autre couleur bien que l’urgence romantique soit inchangée.

Le trio laisse place après l’entracte à une formation quintet à vent versus groupe. Dans la seconde partie, se dévoilent les titres inédits du nouvel album Vers les lueurs de l’artiste à paraître en mars.
De nouveaux territoires textuels nous sont offerts: Contre un arbre, Mainstream, Rendez-nous la lumière et Loin du soleil – une bleuette chaloupée, de l’aveu amusé de l’artiste.
L’alliance des deux formations musicales étonne aux premiers accords. Ensuite, la charme discret du quintet séduit.

A la fin du set, la salle ne peut cacher son enthousiasme. Standing ovation.

Retour sur scène pour une version solo du titre Le Sens.
“Deux chansons bestiales”
 pour finir avec En Secret et Le Faussaire. 

Le coeur des spectateurs n’en peut plus de vibrer autant.

Actu:
L’intégrale, 8 albums réédités en double CD masterisés (Emi/Cinq7)
Vers les lueurs, nouvel album studio (Cinq7/Wagram)

Dominique A au Casino de Paris les 19 (complet) et 20 juin
Et en tournée estivale: Les Nuits de Fourvière, Les Tombées de la Nuit à Rennes, Festival Beauregard, Paléo Festival, Route du Rock Saint-Malo

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Musique: GREENSHAPE en interview vidéo et en live pour son premier album Storyteller

Alors qu’il fait la couverture de Guitar Unplugged du mois de janvier – une vraie grosse fierté pour lui – la fine équipe du blog mise sur la consécration de Greenshape pour l’année 2012.

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C’est qu’il ne nous lâche plus les oreilles depuis la rentrée. Et le talent du jeune songwriter n’a pas échappé à ses premiers spectateurs des caf’conc’ de Valenciennes, au Ciné Théâtre 13 à Paris, en passant par quelques villes de province. Avant de s’embarquer pour quelques dates de la tournée de Daniel Darc et une soirée au Café de la Danse, le 20 mars.

Colette n’a pas d’ailleurs manqué de déguainer plus vite que les autres et de l’épingler dans sa music box.

Et entorse à la règle, nous avons choisi de lui tirer le portrait alors qu’il n’est pas d’origine étrangère comme nos guests précédents.
A sa décharge, Greenshape chante anglais et n’est pas natif de Paris.

Que de bonnes raisons et bien d’autres à découvrir en vidéo en mots et en musique.

En prime pour cette nouvelle année: un BONUS

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Album: Storyteller de Greenshape
Sober and Gentle

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Epis Noirs : Andromaque fantaisie génialement barock au 20e Théâtre

Assister à un spectacle des Épis Noirs c’est comme prendre place dans un grand huit : entrée en matière douce avant montée progressives des sentiments pour se finir dans une chute grand guignol, et se poursuivre par un saut, des pleurs, une chanson fleur bleue, un grand cri ou un gag. Le train s’emballe mais ne déraille jamais sur une fausse note ou une faute de style.

Dans ce tourbillon de la tragédie grecque, tous les registres du théâtre sont convoqués encore une fois pour le grand retour de la troupe dans Andromaque, fantaisie barock’, actuellement au Vingtième Théâtre.

Cette fine équipée est portée par le foisonnant et infatigable génie manipulateur : Pierre Lericq. En artiste total, ce brun ténébreux est aussi un formidable tailleur de perles musicales. L’amour étant –comme nous l’ont confirmé l’Opéra des Champs, Flon-Flon ou  L’Odyssée des Épis Noirs – son thème favori, les textes pourraient aisément composer la bande musicale de nos passions bien terrestres.

Et les inventions parsemant cette nouvelle création que ce soit dans les chansons, l’adaptation de la tragédie, les décors et costumes, nous redonnent foi en la capacité du théâtre de nous suspendre à notre siège. Citons, sans vous en dire plus, cet ingénieux changement d’axe sur une scène cruciale.

Aimant les rôles puissants, et après avoir incarné un Dieu intransigeant, il n’est pas étonnant que Pierre Lericq campe cette fois, la figure de Pyrrhus et celle de la Mort, douce et délicieusement complice. Difficile après de vouloir lui résister, tant elle nous apparaît sympathique.

Mais là où ce fieffé trublion excelle, c’est dans l’art de la verve et des bons mots. Il pourrait revendiquer le haut  parrainage de Raymond Devos. Comme feu l’illusionniste de l’humour, le meneur de troupe a cette manière toute singulière de jouer avec les doubles sens qu’offre la langue française.

Et cette nouvelle jeune troupe qui l’entoure, composée de Muriel Gaudin, Anaïs Ancel et Fabrice Lebert, revigore ce théâtre absurde et excessif dont de nombreux initiés ne peuvent manquer un rendez-vous.

Andromaque, fantaisie barock’
de Pierre Lericq

Au Vingtième Théâtre
7, rue des Platrières
75020 PARIS

Jusqu’au 15 janvier 2012
Du mercredi au samedi à 19h30 et dimanche à 15h

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Live Report – Concert de KATERINE, Francis et ses Peintres à la Gaité Lyrique Paris

Beau brassage à la Gaîté Lyrique, ce mardi soir pour le retour de Katerine, accompagnés de l’orcheste Francis et ses peintres. De la bretelle, un déguisement peau de vache rehaussé d’un gros réveil en tour de cou, des chaussures fluo sur talons aiguilles, des amoureux du dimanche qui se tiennent la main.

C’est bien connu: Philippe Katerine n’est jamais là où on l’attend. Alors que certains l’espéraient: “A poil!”, dans un cri du coeur lancé avant l’entrée en scène du chanteur. Surprise générale. Le sieur revête, pour cette dernière date à Paris, une queue-de-pie du plus bel effet. Un autre cri confirme l’étonnement du public: “Quel beau gosse!”

Ce soir, nous aurons donc la version crooner. Chemise blanche, tabouret sur scène, un seul doigt devant la bouche pour demander à l’ingé son de remonter son retour son. La classe quoi.

Son répertoire n’est pourtant pas celui d’un Franck Sinatra, Dean Martin ou Paul Anka, ni même d’un Tom Jones. Les grands standards de notre artiste hexagonal  sont les plus inavouables chansons populaires françaises de ces dernières années.

Et ces grands airs ont sacrément inspiré nos quatre compères qui se sont amusés à dénaturer, sublimer ou parasiter des versions originales devenues tiédasses, surannées et soporifiques.

Et quel bonheur de redécouvrir un succès de notre jeunesse: Partir un jour, en version balade, plus romantique encore que celle des 2 Be 3. Une chanson, de l’aveu même de son nouvel interprète, “qui veut bien dire ce qu’elle veut dire.”

Au cours de cette soirée, on devinera assez vite les chansons qui ont grâce à leurs oreilles et sur lesquelles Katerine s’applique (Partir un jour donc, Maman à tort, Confidences pour confidences) et celles qu’il a vraiment envie d’écorner comme Elle est d’ailleurs ou Sous le vent de Garou et Céline Dion, chantées à la limite du faux. Mais aussi les tubes encore plus poussifs que les originaux: Quand t’es dans le désert de Capdevielle et Capri c’est fini de Vilard. Si bien qu’on se croirait parfois dans un vieux piano-bar désincarné, essoufflé par un manque d’inspiration.

Pas étonnant que Les Inrocks soient encore partagés sur le triple album, 52 reprises dans l’espace. Tant le résultat peut être aussi bien fleurissant que dangereusement ringard.

Ce dernier soir à Paris, il manquera, bien sûr, d’autres belles réussites du band: Toi mon toit ou Comme un roc, toutes deux transfigurées. Mais Katerine nous a révélé un autre de ses talents cachés: sa maîtrise du saxo.

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Russian Red en interview: le souffle de la nouvelle chanson espagnole – concert au Café de la Danse

Gros coup de coeur de l’équipe d’UsofParis, Russian Red, la chanteuse, non le rouge à lèvres, est le jeune talent made in Espagne à suivre avec attention. Vous êtes prévenus.

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Lourdes, de son prénom, a cette voix unique et un song-writing qui irisent l’imaginaire. Septembre dernier, lors d’une tournée promo menée grand train avec à la clé une série de concerts intimistes (Le Café Cigale, Le Truskel, une session ultra privée pour Sony), la belle espagnole a revigoré les oreilles de sa folk tendre et aérienne.

Avec son second album, Fuerteventura, elle nous offre un nouveau répertoire sensible et à haute valeur addictive. I hate you but I love you, titre-phare de cet opus nous entraîne dans une balade doucement romantique. Elle profite aussi de son inspiration pour rendre hommage au cinéaste Quentin Tarantino et à l’artiste méconnu, auteur, compositeur, musicien, Nick Drake.

Après l’Espagne où elle a conquis les coeurs, les Français devront apprendre à partager la belle Russian avec les pays asiatiques qui commencent à trépigner.

Russian Red en concert le vendredi 27 avril au Café de la Danse
5, passage Louis Philippe 75011 PARIS

Album: Fuerteventura
Sony

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Un joli brin de Zaza… Fournier

Le mois de mai voit le retour dans la lumière de la belle Zaza Fournier, après une pause de plus d’une année, histoire de recharger les batteries après une tournée de 200 dates et de trouver l’inspiration pour le nouvel album, Regarde-moi.

Ce jeudi soir, les fidèles parmi les fidèles s’étaient massés au 104 pour retrouver la diablesse, redevenue sauvage, car intimidée et émue de cette toute première date.

Finis les robes colorées et les fleurs dans les cheveux. La Zaza 2011 se fait plus glamour, habillée de noir, veste cintrée et cheveux montés en banane.
Fini aussi la solutide de la scène, quatre musiciens remplacent l’Ipod.

On peut entendre dans le public: “Ca sent les années 80 !”. Oui, sans doute quand on écoute “Qu’est-ce que ça te fait ?” qui va flirter du côté de Lio. Mais Zaza ne boude jamais le rétro.

Pour le moment, il est encore dur, pour elle comme pour le public, de faire de trop longues infidélités à ce bel ami l’accordéon. Sans doute parce qu’on n’oublie pas qu’il nous a touché en plein coeur. Mais gageons que ces nouvelles chansons prendront leur plein envol au cours de la tournée et que le goût du vodka fraise nous révèlera mille délices.

Zaza Fournier
album Regarde-moi 

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