Exposition Mexique au Grand Palais Paris en 5 oeuvres !

Le Grand Palais nous envoie à plus de 9 000 kilomètres pour une plongée saisissante dans les grandes œuvres mexicaines du XXe siècle. Saisissant ensemble chargé de couleurs, de visages, de paysages connus et inconnus, de toiles cultes comme de plus méconnus travaux ; des sculptures miniatures font face à des toiles démesurées.  L’exposition Mexique (1900 – 1950) en 5 chefs-d’œuvre c’est ici !

frida-kahlo-les-deux-frida-1939-mexico-inba-museo-de-arte-moderno-exposition-mexique-grand-palais-paris
Frida Kahlo, Les deux Frida, 1939


Frida Kahlo en majesté

C’est le souffle coupé que l’on arrive devant les toiles de Frida Kahlo. Non à cause du grand escalier qui nous mène au premier étage des Galeries nationales mais bien la simple vision de cet ensemble.
Les deux Frida (1939) nous fait (font) face avec gravité, intensité. Captivant tout simplement. Difficile de se décrocher de ce double regard.
D’autres toiles de l’artiste à l’aura international entourent cette pièce maitresse, des toiles au format plus confidentiel mais tout autant attachantes. Dont le très bel Autoportrait aux cheveux coupés de 1940 en provenance directe du Museum of Modern Art de New York, réalisé après sa rupture avec son mentor Diego Rivera.

Un autre autoportrait, à quelques pas de là, intrigue tout autant. Il s’agit de celui de Rosa Rolanda. Cette toile est d’une modernité folle dans la composition et la pose de l’artiste. Ca a un goût de « strike a pose! » à la Madonna. Il pourrait s’agir aussi d’une blogueuse prise dans un tourbillon infernal, un selfie couvert d’associations troublantes et riches. Ce portait date pourtant de 1952.

Rosa Rolanda, autoportrait, 1952
Rosa Rolanda, autoportrait, 1952

Diego Rivera, le maître 

Un nom majeur qui a permis à l’art mexicain de réveiller le monde, de s’émanciper et aussi d’oser est largement représenté dans cette exposition. Diego Riviera se dévoile à travers des grands formats comme La Rivière Juchitan (1953-1955) et d’autres toiles qui célèbrent le peuple mexicain.

La vendeuse d’arums, révèle l’affection de l’artiste  pour cette fleur d’origine africaine et figure récurrente dans son œuvre. La toile est délicate et bouillonnante de couleurs.

diego-rivera-vendeuse-d-arums-1942-mexico-banco-nacional-de-mexico-s-a-exposition-mexique-grand-palais-paris
Diego Rivera, Vendeuse d’arums, 1942

Plus rare mais tout aussi intéressante, l’expérience cubiste de Rivera qui ouvre l’exposition au Grand Palais. Un clin d’œil parfait à la ville qui accueille l’exposition et qui est l’objet de plusieurs toiles de ce parcours. La vue derrière Adolfo Best Maugard est bien Paris.

diego-rivera-portrait-adolfo-best-maugard-1913-mexico-inba-museo-nacional-de-arte-exposition-mexique-grand-palais
Diego Rivera, Portrait d’Adolfo Best Maugard, 1913

Mexique au Grand Palais :

c’est un voyage aux mille influences, une immersion dans un ensemble foisonnant, palpitant, insensé aussi.
C’est un patchwork dense qui pourrait donner le tournis.
C’est à la fois du cubisme, du surréalisme, du naturalisme ou de l’abstrait.
C’est aussi et surtout des pièces phares très rares sur le sol français.

Juan Cruz Reyes, Tête, vers 1950
Juan Cruz Reyes, Tête, vers 1950

Mexique (1900-1950)
Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes

Exposition Grand Palais, Galeries nationales, Paris

jusqu’au 23 janvier 2017 

Horaires :
Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h
nocturne jusqu’à 22h le mercredi

Fermetures anticipées à 18h les samedis 24 et 31 décembre

Fermé le mardi
Fermé le 25 décembre

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *