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DIVE un album de haute sensibilité de Nour Harkati

Si vous n’avez pas encore écouté Nour Harkati, vos oreilles ne savent pas encore ce qu’elles ratent. Sa voix vous envoie, entre autre, un soleil radieux, celui de la Tunisie natale de ce garçon qui est arrivé en 2011 en France pour réaliser son premier album Dive.
La chance pour nous est qu’il a préféré Paris – à qui il dédie un très beau From Paris to Love – à d’autres destinations pourtant plus proches de ses références musicales :  Etats-Unis, Grande-Bretagne…

Nour a déjà séduit les pays du nord de l’Europe : une tournée en Norvège et la sortie de l’album en Scandinavie et Pays Baltes. Ne tardez pas à vous imprégniez de ses balades gorgées de sensibilité (Deep Water), de groove (Julie) et de beaux paysages (Down to the River).

Nour Harkati Dive couverture album chanteur musicien tunisien singer musician rues de Paris Tunisie

 

United States of Paris : Te souviens-tu du premier titre qui t’a touché ?
Nour Harkati : J’écoute des chansons en anglais depuis l’âge de 12 ans mais celle qui m’a réellement ému et dont j’ai cherché les paroles mot par mot est Amen Omen de Ben Harper. C’est une chanson d’amour. C’est la manière dont le chanteur parle de cette histoire qui est impressionnante.

C’est à partir de l’album Diamonds on the inside que j’ai voulu composer mes propres chansons, jusqu’à 17 ans, je ne chantais que des reprises.

Quelle histoire que raconte ton album ?
Dive signifie plongeon ou “(vas-y) plonge”.
Ça parle de mon expérience : j’ai quitté mes études en Tunisie sur un coup de tête pour ne faire que de la musique et partir en Europe. Je n’ai pas de diplôme. Je ne connaissais pas la France avant, n’avais pas d’argent ni contact ici.

C’était comme un skydive : un plongeon. Je suis arrivé avec ma guitare et une valise. J’ai bénéficié d’une carte de compétences et talents pour venir réaliser mon projet en France pendant 3 ans. C’est un pays où l’on peut facilement s’intégrer en tant que tunisien.

Quelle image avais-tu de Paris ?
L’image dominante pour moi c’était l’ouverture, l’aspect international. J’avais aussi le côté cliché aussi des Parisiens. Les 2 premières années tout était coloré, la ville était vraiment belle – elle l’est toujours. J’ai été bien accueilli. Après je suis entré un peu plus dans la grisaille, on est anonyme dans la rue.

La Tunisie est plus chaleureuse, tout le monde se regarde, A Paris, les gens courent après le métro même quand ils n’ont pas de rendez-vous. Je trouve que les Parisiens sont paresseux humainement.

La chanson la plus personnelle de ton album ?

Brother c’est une chanson écrite pour mon frère décédé en 2005. Il n’y a pas de message à transmettre, je parle de mon frère et mon père.

Ta mère, Rachida, est chanteuse, quelle leçon retiens-tu de sa carrière ?

La discipline. Ma mère partait chanter dans des cabarets, mariages et festivals. Elle est venue chanter à Paris, en Allemagne. Je la voyais toujours se préparer de la même manière, peu importait le lieu, qu’il soit prestigieux ou moins.

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Comment as-tu composé le titre Doesn’t matter what I sing ?

J’étais à Nice, en début 2012 avec des amis anglais. Je fredonnais la mélodie que je composais et quelques mots dans un anglais approximatif. Mon pote anglais, Sam, me demandait ce que je chantais et me lance : “j’ai une idée, comme tu n’as pas de texte, si tu essayais d’écrire des phrases qui ont un sens, mais qui ne sont pas reliées entre elles. Chaque phrase a son propre sujet.” La première : je répondais à un pote qui me disait que je n’avais pas d’expérience, la seconde parle d’amour. Et à la fin : “this is like, doesn’t matter what I sing.”

C’est une réponse possible aux gens qui me demandent : “pourquoi tu chantes en anglais, pourquoi tu ne chantes pas en français, en tunisien ?
L’essentiel c’est l’énergie et l’émotion dans la musique.

Finalement, cette chanson ne veut rien dire ! Ça peut être choquant, surtout pour des Français qui sont attachés au texte. Même l’arrangement n’est pas standard : couplet, refrain, couplet.

Quel est l’avantage de tourner un clip en stop-motion ?
Ce n’est pas cher du tout. Il n’y a pas besoin d’équipe, juste un appareil photo. Le réalisateur, Anwar Fekih, un ancien pote de lycée. Il a calculé et anticipé tout ce que nous devions faire.

Nous n’avons eu aucun problème pendant ce tournage de 21 heures débuté à 5h du mat. Je ne pouvais pas tourner plus, je devais filer à Paris le lendemain.

Photo by Leila Metahni
Photo by Leila Metahni
Pendant la réalisation, quelles musiques écoutais-tu ?
Ben Harper, Justin Nozuka, Jack Johnson… J’écoutais un ou deux titres. J’ai découvert Simon Green alias Bonobo, James Blake, Fink.
J’ai écouté un peu de musique tunisienne, actuelle pas traditionnelle. Même du rap.

C’était pour me changer les idées, de changer d’air, pas forcément pour m’en inspirer. 

Une anecdote de studio ?

L’enregistrement s’est fait entre 1 semaine et 10 jours avec 10 titres au départ. Et un 11e titre a été conçue en studio. C’est la chanson Out of control est une histoire complètement imaginée avec comme point de départ le dialogue entre deux amis. L’un qui fume trop et le second est plus sobre.  Il est question de réussir sa vie. C’est l’une des dernières chansons que j’ai enregistrée.

Est-ce qu’un message t’a touché ?
Je lis beaucoup ce qui se dit sur Internet et les réseaux sociaux. Et notamment, je lis des commentaires de Tunisiens disant que je suis une fierté nationale.  Je ne le dis pas pour me la péter. Je l’ai lu plus d’une dizaine de fois. C’est très touchant.
Ils ne disent pas “cet artiste” mais plutôt “ce mec“, “ce jeune est une fierté nationale.”

Rien que ça, c’est la réalisation de 50 voire 60% de mon rêve.

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Est-ce que la Cigale t’a réconforté dans ta maitrise de la scène ?
J’ai fait plusieurs scènes en Tunisie, bars, clubs, petits festivals. J’ai beaucoup appris.
Je me sentais en petit peu à l’aise en arrivant à Paris. Mais il y a toujours un aspect stressant.

A la Cigale, face à 1400 personnes (la salle était blindée) j”étais stressé et excité – ça va m’accompagner pendant longtemps. Je voulais tout donner. Je regardais les gens qui me regardaient. Ça m’a chargé en énergie pour la redonner encore plus fort.

EN BONUS : la reprise de Natural Blues de Moby :Image de prévisualisation YouTube

Nour Harkati, album DIVE
(Send The Wood Music / Les Editions Hurlantes / Universal Music)
Concerts à venir, suivez la page Facebook de Nour Harkati

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Diner Bedford Paris : le burger en mode 80’s et son bar caché

Le burger envahit Paris et il devient difficile de trouver le spot qui allie convivialité et goût. Pourtant nos papilles nous ont conduit  au Diner Bedford, le petit dernier débarqué de la rue du Bourg Tibourg après avoir conquis le 7e et la rue du Champs de Mars.
Ambiance 80’s garantie pour vous égayer les papilles.
Le plus de l’adresse du Marais ? Un bar caché en sous-sol. 

Diner Bedford Marais Paris Bacon cheese burger retro cocktail années 80 80s homemade fait maison carte
C’est bien ce qui frappe dès que l’on pousse la porte : l’effet “Retour vers le futur“. La déco et le mobilier nous plongent dans un Diner made in NYC,  que l’on aurait pu arpenter dans les séries et films qui ont fait le bonheur de notre jeunesse (si vous êtes trentenaires au minimum). Aux murs sont épinglées des photos des héros de nos jeunes années : Deux Flics à Miami, MacGyver, Dallas, 21 Jumsptreet  -qui a été une série qui a révélé Johnny Depp avant de devenir un film.

A l’entrée trône une console NES logotypée Nintendo en libre accès. Total 80’s, un vrai kiff. Mais ne vous trompez pas, ce n’est pas un repère de geeks, juste un décor bon enfant imaginé par un passionné Yann Bourgeois qui l’a conçu.

Diner Bedford Marais Paris burger Fish and chips retro cocktail années 80 80s homemade fait maison console nes nintendoNe cachons pas que les burgers, on commence tous à en avoir un peu marre.  Toutes les brasseries en ont mis au moins un à leur carte, et les spécialistes du buns sont légions !
C’est donc l’envie de recette maison qui nous ont conduit dans ce Diner. Et le sourire du serveur à notre arrivée s’annonce de bon augure.

Maintenant, il faut passer à table !

Parmi les grands classiques de Manhattan, comme les  oeufs Bénédicte, la salade Ceasar, on a le choix entre burgers, fish & chips et bagels.
L’équipe a penché pour le Bacon Burger et le Fish & Chips.

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Dans ces deux plats, la qualité des produits est au rendez-vous, le boeuf tendre à souhait, le poisson ultra frais et, bien sûr,  on savoure les frites faites maison accompagnées de la véritable moutarde américaine : la French’s. On fond.
C’est sans compter les petits plus de ces plats ! D’un côté le burger recouvert de formage fondu, de l’autre, le poisson façon dips plus facile à manger, à tremper directement dans une surprenante sauce mangue-curry ! #Yummy
Pour accompagner votre repas, nous vous conseillons un cocktail maison à choisir dans une longue carte.

Diner Bedford Marais Paris Bacon cheese burger retro cocktail années 80 80s homemade fait maison

 Une douceur avant de partir ?

Côté desserts, la majorité proviennent de la très connue Rachel’s  Cake (tout comme les buns des hamburgers) : un gage de qualité qui est la marque de fabrique de Diner Bedford.
Le cheesecake, version classique, pour lequel nous avons craqué est simplement parfait et on le dévore juste par gourmandise.

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Un verre dans le bar caché !

Un afterwork entre collègues ou un verre entre potes ? Un espace plus cosy et secret vous tent les bras.
Derrière un porte en bois, au sous-sol, l’ambiance se change en tripot des années 30 ou sous-sol d’ados d’un soap made in US, c’est selon. Mobilier tout aussi vintage que dans le restaurant, cette belle cave voutée vous attend pour un moment de détente qui vous coupera de la trépidante vie parisienne.
Et pour accompagner votre verre, quelques tapas agrémenteront vos discussions.

Diner Bedford Marais Paris Bacon cheese burger retro cocktail années 80 80s homemade fait maison sous sol bar cave
Attention, certains soirs, cette antre est réservé aux hommes (pour des concours de consoles vidéos) ou aux femmes pour des soirées girly.
Bon à savoir : pour finir en beauté vos enterrements de vie de jeune fille ou de jeune homme, l’espace est privatisable.

Ouvert en mars dernier, le Diner Bedford renouvelle cette petite placette bordée de restos un peu moribonds. Boeuf 100% français, cuisine maison, ingrédients frais, desserts succulents et possibilité de “Take Away*” :  cinq bonnes raisons d’adopter ce Diner qui fleure bon le Brooklyn que l’on aime.

Diner Bedford Marais Paris Bacon cheese burger retro cocktail années 80 80s homemade fait maison décor

Diner Bedford

Ouvert tous les jours, de 8h à 2h du mat
Service sur place ou à emporter
3 rue du Bourg Tibourg, Paris 4e

et aussi 12 Rue du Champ de Mars, 75007 Paris

*à emporter

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GENESIS : retour envoûtant de Sidi Larbi Cherkaoui à la Villette

Un mois de décembre dansant et international a débuté ce lundi à la Villette avec le retour du chorégraphe flamand Sidi Larbi Cherkaoui. Son seul nom rempli les gradins de la Grande Halle de spectateurs fidèles, connaisseurs de la promesse de dépaysement, d’épopées à travers le globe.

Genesis spectacle danse Sidi Larbi Cherkaoui Yabin Wang Grande Halle de la Villette Paris nuit néon photo by United States of Paris blog

 

Après le Japon, la Chine. Après l’hommage à un artiste majeur du manga, c’est au tour de la célébration de la cinégénie d’une danseuse et chorégraphe qui s’est notamment illustrée dans le film Le Secret des poignards volants (de Zhang Yimou).

Le bouillonnant Tezuka présenté en 2012 à Paris, laisse place cette semaine à Genesis initiée par l’artiste chinoise Yabin Wang.

Cette fois, Cherkaoui nous offre une chorégraphie douce plus que spectaculaire, sur la corde raide de la retenue, sensible et incroyablement métissée.

Métissage des danseurs venus de Chine, du Japon ou encore de Grèce, soutenus dans leurs envolées par le métissage des musiciens d’Inde, d’Afrique, Pologne… À cet ensemble, le chorégraphe audacieux donne une troublante cohésion, à la fois énigmatique dans le véritable sens de ce ballet et captivante à travers les différents tableaux.

Genesis de Sidi Larbi Cherkaoui Tezuka La grande Halle La Villette Yabin Wang ©Koen Broos

Tout glisse sur la scène : les pieds des interprètes, leurs mains, les cages de plexiglas. Déplacement aussi entre les disciplines avec 2 danseurs, Johnny Loyd et Kazutomi ‘Tsuki’ Lozuki, qui se font aussi formidables chanteurs ou inversement. De quoi perdre la maîtrise totale de ce que l’on perçoit pour aller au-delà de ce que l’on peut connaître. L’envoûtement n’est forcément là où on l’attend.

Le large plateau de la Grande Halle est entièrement comblé des mouvements des danseurs, amples et incarnés.
Pour les accompagner, la bande son interprétée live peut impressionner par l’incroyable richesse des sonorités. Telle une bande originale de film, elle participe à cette immersion poétique dans cette nouvelle oeuvre chorégraphiée de l’artiste belge au passeport international.

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生长 Genesis

création 2013
chorégraphie : Sidi Larbi Cherkaoui
danseurs : Yabin Wang, Quing Wang, Fang Yin, Chao Li, Elias Lazaridis, Johnny Lloyd Karutomi ‘Tsuki’ Kozuki

du 1er au 5 décembre 2014

à la Grande Halle de la Villette, Paris

Sites : www.east-man.be
www.yabinandherfriends.com

A suivre Le Sacre du Printemps de Romeo Castellucci
et Political Mother de Hofesh Shechter

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KELE Okereke interview in Paris – new solo album Trick

Few days ago, Kele Okereke was in Paris to present his new solo album, Trick, after a last tour with Bloc Party band. He shared with us the genesis of these new sensitive and rhythmic songs.

Kele Okereke Trick new solo album bloc party music band singer musique indie record photo

United States of Pari s: Do you often look back on your past career ? Do you have special memories of some things that surprised you as a singer, as a musician ?
Kele: Yes, but to be honest I don’t spend much time, I don’t spend any time looking back, with nostalgia or anything like that. I’m far more concerned with looking forward but yeah, there have been cool things that happened, of course, over the 10 years I’ve been doing it. I remember the first time we played in Paris with this show, at Pigalle, Les Inrocks Festival. The kids were just going completely crazy. At that point, I’d never seen anything like it for us. I also have lots of fun memories of coming to Paris.

When I listened to your first album The Boxer, I felt that you were a sensitive, or even a very sensitive man. Am I wrong ?
Kele: No. I feel that I am a human being and I have more than one side. There are different aspects to my personality. You know I am a sensitive guy but I can also be a douche bag, I can also be a jerk, so I am not just like a wet lettuce , I can also be funny.

But you share your feelings with the audience in these two albums.
Kele: Yeah. I share certain feelings. As a songwriter I’m really only concerned with telling stories. These records are not entries in my journal, or my diary. I’m telling stories, I’m obviously projecting aspects of my life in these songs. I don’t want people to feel that this is what I am. This is what I’m choosing to share.

About Stay the Night, can you tell me few words about  ?
Kele: Stay the Night is one of my favorite songs on the record. I like… it was a different type of start of singing for me, and it was a different kind of subject to me to sing about. I like that idea of me as a spurned lover.
To me the lyrics seemed very kind of sad, melancholic, more…It was a different type of song for me to write.

Do you remember where and when you wrote this song ?
Kele: I recorded the record over 2 years from 2012 until the start of 2014. I started to work so I was touring, so a lot of these songs I’ve been working on for 2 years. Stay the Night was one of the first ones from this session. But it started off in a very different way. I had a lot of different lyrics, it really took a year for it to tend to what it became.
I was listening to an Usher song called Climax that he released a few years ago. I wanted something that has the same kind of emotion, that is romantic, kind of pretty sweet somehow.

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Do you suffer a lot because of love, or did you suffer a lot ?
Kele: Yeah, I guess so. I’ve always been quite a romantic person. The thing is, I always fall very quickly into love with people that maybe are not really deserving. But I haven’t had my heart broken for a long time. The last time I really had my heart broken was probably when I was a teenager and it really, really hurt. And there was nothing else I could think about, that kind of crazy feeling of… you can’t get it out of your head. That was the last time I felt that and I think because of that I’ve always quite well insulated myself in oncoming relationships. I was more, not pessimistic, but I’ve always reminded myself that at some point this isn’t going to be there, which is kind of a self-defeating attitude perhaps, but it’s realistic.

What was your first desire or wish for Trick before writing and recording it ? Did you have an idea or a direction for this album ?
Kele: Yes, I wanted it to feel like it was a night time record. I wanted it to feel like it was slightly underdone, like there weren’t too many ideas in the songs, like there wasn’t too much happening. That there was a real, clean, minimal, sense of space in the music. That’s what I wanted from the op cit. Because I’d spent a lot of time over the last years doing Dj’ing and I think playing house music or techno music on loud speakers you become very aware of the separation that needs to occur. The softer sounds you can get in the music, the sound is good when it has very few elements in it . Whereas in the past with all the records I’ve made, I’ve always fixated on getting as much happening in the space as possible. And I thought this is the time maybe to try something different. That was the only thing I had going into making my record.

Did you try something new during the writing or the recording of this album ?
Kele: I guess the lyrical matter was something that is not really an area that I’ve been so confident about writing. I’ve never really written about desire, I’ve never really written about expressing that. I’ve written about love or heart break, I’ve never really written about that feeling of getting an erection or something, or that kind of feeling. I don’t think that it’s like coarse or smutty but I think that desire is a very important part of pop music.

Do you remember what mood you were in during the writing process ?
Kele: Trick was recorded over two years. That’s a long period of time for a sustained kind of mood, but I guess initially I was touring with Bloc Party for the first half of that. The initial sections were very kind of furtive, I didn’t know yet what was going to happen but I wanted to create, to express myself. And then we stopped touring and I started DJ’ing. I DJ’ed for a year and a half, every week-end I went to the States, Australia, Asia, Europe. I have just been DJ’ing for the last year and a half. And to be honest I’ve really enjoyed that rhythm.

But for the most part I was just DJ’ing on the week end so I was busy and the week free and I’ve never really had that kind of routine of travelling but then also being at home. And I realised I actually prefer it because you can still have a semblance of a normal life when you’re at home in the week.
It took quite a long time actually I remember, making this record, I had it at the end of 2013 and they were : “Oh no, we need more songs.Oh great“, but then I wrote Coasting and Humour Me and a whole bunch of songs which turned out to be my favorite songs on the record. I’m glad that I had that period, I think it’s good to have people around you that you trust, that can bounce stuff off . But as for the mood I don’t remember being in an especially anxious need, and if I was making this record or something that I had to make me feel good, so I don’t feel that lead into the music at all.

Is your relationship to the audience different when you’re alone on stage from when you’re with Bloc Party ? Do you have different sensations or relations to the audience ?
Kele: I’ve done five or six shows as a solo artist for this run of shows and as I said I’m only doing it on the week end, so I think personally I’m still finding my feet a lot with the act of performing giving that there is not a band and it’s all about the visuals and stuff. Personally, I feel it’s still a relatively new experience for me, but that said, standing in front of a room full of people, singing to them, it’s the same emotion that I feel when I stand on stage and I sing in Bloc Party. You’re expressing yourself and you can feel the crowd. But it’s about how I feel and I still feel that sense of joy about performing, so yeah, I think it’s the same.

Kele, new album Trick
(Kobalt)

Twitter : @KeleOkereke
Facebook : www.facebook.com/kele

Interview réalisée avec  l’aide d’Aude Saucey

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Pop et soul : FM LAETI en concert à la Boule Noire

 Wanna Dance est la première pépite dégoupillée par l’audacieux duo FM LAETI qui nous revient avec For The Music, un album aussi énergétique que romantique, complice que détonnant, à consommer en solo ou en total mode love à deux.

For The Music c’est 12 titres précieux, taillés sur mesure avec un supplément de métissage tout azimut. Ca pétille (Be that way), chaloupe (For The Music) et claque comme un tube rétro de la Motown (The Night Has Begun to Call). BFF, femme fatale, adolescente espiègle ou diva qui a du coffre, Laeti est toutes ces femmes à la fois.

Sur scène, la chanteuse envoûte aussi bien les projecteurs que son public, comme ce lundi soir de novembre au Nouveau Casino. Le rire et la complicité entre les titres laissent place à une vraie maitrise de la scène, en parfaite new queen de la pop et de la soul. Son autre talent est de savoir faire siennes des chansons qui semblaient à jamais coller à la peau de leur interprète comme Run Run Run de Phoenix ou encore Lost de Frank Ocean.

FM Laeti Laetitia chanteuse concert Nouveau Casino Boule Noire Paris album For the Music Wanna Dance Sanctuary photo by united states of paris blog

INTERVIEW à l’Hôtel Amour (ça ne s’invite pas)

 

United States of Paris : En lisant les interviews, on a l’impression que ton album a été composé dans le bonheur. C’est si simple de faire de la musique ?
Laeti : La promo, la sortie d’album, la recherche de résultats nous fait sortir de la base qui est l’amour de la musique. La musique c’est bon pour l’âme alors allons-y joyeusement !
Avec cet album, on a joué sur différents registres : un texte triste peut être joué sur une mélodie un peu joyeuse. On aime les contrastes. On a osé différents styles. Et à la fin, il y a quand même un fil. On a en fait une approche old school du vrai album, plutôt que des singles mis bout à bout.

Mais je ne cache pas qu’au début je stressais à l’idée d’adapter les titres à la scène, qu’on ne fasse pas n’importe quoi en studio. Et FM (François-Marie) m’a rassurée en disant : “ne te freine surtout pas, on peut mettre des cuivres sur ce titre, 2 claviers sur un autre… Et après on verra !” Le challenge sera ensuite d’adapter au mieux pour la scène. On a joué en fait et on s’est fait plaisir.

Quel est donc le fil de l’album ?
Laeti : Les différentes phases d’une chanson d’amour. Soit dans une seule chanson, soit au fur et à mesure de l’album. Il y a des chansons plus intimistes comme You inspire me, et d’autres comme Wonderful Life qui est une métaphore d’une histoire d’amour. On entraine au départ quelqu’un dans une fête, on danse, “vivons libres” et après la gueule de bois dont on se remet ou pas.
Pour The night has begun to call began, on s’est fait un délire autour d’une chanson qui voyage, une fiction autour de James Bond et Mata Hari, en incluant plein de noms de cocktails.
On a écrit beaucoup. Le texte faisait 3 pages. J’ai dit : “il faut se la jouer Haiku, une chanson !”
Au final, on a épuré notre histoire. Il ne reste que 2 cocktails mais il y a toujours l’idée de voyage.

Au cours de la promo, quels ont été les mots justes pour décrire ton album ?
Laeti : Par rapport à FM Laeti, lors d’une interview sur Hot Mix Radio, je parlais de la conception du groupe. Que je n’étais pas seule, comme dans un bateau de pirates avec FM, Pierre-Marie Dru notre producteur et les musiciens. Et le journaliste me dit : “vous êtes en fait une bande !”
Et c’était justement ça : nous sommes une vraie bande !
J’ai aimé aussi Les Inrocks. Ils ont fait une critique constructive en disant ce qu’ils aiment et ce qu’ils aiment moins. Tout le monde cherche à nommer le type de musique que l’on fait. J’ai entendu pop kaléidoscopique… Et Les Inrocks ont trouvé poul pour de la pop avec de la soul dedans.

Et écoutant la chanson For the music, j’ai entendu du Lionel Richie.
Laeti : C’est un clin d’oeil. Ca fait partie de nos influences. J’adore ses chansons. J’avais envie de retourner aux choses simples : la musique, avec l’idée de fin de journée en Californie sur la plage, un feu autour duquel tout le monde danse ou joue de la musique et une lumière filtrée.
Au début, je voulais déconstruire la structure, avec couplet, refrain, couplet. Je voulais une sorte de mantra avec des phases qui se répètent et des rythmiques différentes pour le refrain. Dieu merci, Marlon B. a remis de l’ordre à tout ça. La chanson est toujours déconstruite mais elle a évolué. Et je vois en live qu’il a eu mille fois raisons. Et ce qui est assez incroyable c’est que j’ai retrouvé l’ambiance brute du départ, que je ne voulais pas perdre.

Quelle chanson est la plus personnelle dans cet album ?
Les 3 titres plus personnelles sont : You inspire me, très intime d’où l’envie de susurrer le texte, Wonderful life, et Sanctuary c’est en rapport à ce que je vis en ce moment, quand l’aile est réparée, osons-nous sortir de la cage ?

Quel album t’a inspiré pendant l’enregistrement de For the Music ?
Mon album coup de l’année 2013 était l’EP de Solange que j’ai beaucoup écouté. C’est celui que j’ai écouté le plus en fait. J’ai aimé la façon dont elle a trouvé son univers, je connaissais les autres disques avant. Cet EP était un peu déconstruit, ce n’est pas totalement pop avec des notes bleues un peu jazzy, des accords un peu tendus. Il y a de l’air dans les morceaux, ça respire, les arrangements sont justes. Le premier clip était une claque.
Ca m’a inspiré. For the Music, j’avais aussi des univers un peu crunchy, un peu bleutés qui étaient parfois décalés par rapport à la gamme en dessous. Je me suis battue pour garder ça.

FM Laeti Laetitia Bourgeois chanteuse scène concert Nouveau Casino Boule Noire Paris album For The Music photo by United States of Paris blog

Une rencontre forte ?
J’ai croisé plusieurs artistes que j’aimais bien. J’adore les festivals où tu peux faire de belles rencontres en coulisses. Il y a eu Damian MarleyMaeva Andrade, j’adore sa voix.
J’ai croisé Oxmo Puccino, sur un plateau de Michel Field. J’avais l’impression de le connaître car j’ai un ami musicien qui a bossé avec lui et m’en a beaucoup parlé.
Il faut aussi que je te parle d’une rencontre assez touchante car c’était une déclaration d’amour : Dani croisée au festival Tous à Table. Elle est venue me voir : “j’avais les poils qui se dressaient pendant ton concert”. Je suis sortie du Carreau du Temple et elle venue à nouveau me voir en disant : “ne t’inquiète pas on se reverra.

Une claque musicale récente ?
Un claque rétro alors ! On peut avoir entendu quelques morceaux d’un artiste sans tout connaître. J’écoutais plutôt Michael Jackson et je connaissais quelques titres de Prince. Un week-end avec des potes fans de Prince, j’ai eu la révélation que je ne connaissais pas toute sa production et qu’il y a des perles, des chansons sexy…
Ensuite, Marlon B. m’a racontée plein d’histoires sur Prince. Je suis sous le charme total…

Dans quel décor complément fou aimerais-tu danser Wanna Dance ?
Sur scène, face à la mer avec un peu de montagne. Comme Calvi on the Rocks, par exemple. Je veux y aller !
Y’aura peut-être un lieu comme ça aussi à Vancouver, qui sait…

Quelques mots sur les coulisses du clip Wanna Dance ?
J’ai fait une très belle rencontre avec la chorégraphe Gladys Gambie qui m’a remise à la danse. Je l’ai adoptée en grande soeur depuis.
Il y avait plein de paramètres à prendre en compte : la choré, la place des caméras. A la dernière minute, le jour J, enfermée dans 3 décors différents dont un triangle, on m’a mise sur des talons de 15 cm. J’avais pourtant prévenue que certains mouvements étaient difficiles en talons.
J’ai chanté à donf pour ne pas se la jouer play-back. Il y a eu un vrai challenge de fou pour réaliser le clip en une seule journée.

FM LAETI, album FOR THE MUSIC
(Pigalle / Un Plan Simple / Sony Music)

FM LAETI en concert à Paris les 23 et 24 mars 2015 à la Boule Noire.

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L’Epicerie : Collectif créatif de vos soirées ! @ Favela Chic le 4 décembre

L’Epicerie investit la “Favela chic” le 4 décembre pour le party “Welcome to La Brousse” sous influences africaines. Focus sur ces jeunes artistes inventifs qui créent des évènements autour du graphisme et du design.

Photo by Pierre et Florent
Photo by Pierre et Florent

Le moins que l’on puisse dire c’est que les membres du collectif évènementiel “L’Epicerie” ont de l’énergie à revendre. Quand on les rencontre on évoque le rôle de chacun au sein de l’équipe.

L’énergique Léna gère avec professionnalisme la communication, tandis que Margaux un bonnet “la sape” vissé sur la tête maitrise l’aspect graphisme. Raki se charge, quant à elle, de la logistique et enfin Adrien, la caution masculine,du quatuor, s’occupe de la technique. Ces quatre-là partagent la même vision de la fête, de l’échange et du partage.

De leur propre aveu, les membres du collectif expliquent que puisque les soirées parisiennes ne ressemblaient pas à ce qu’ils désiraient, ils ont créé avec leurs petites mains travailleuses – et leur talent indubitable – leurs propres évènements avec ateliers de sérigraphie, tatouages, food truck, musique.

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Depuis on croise régulièrement l’équipe de L’Epicerie aux Petites Gouttes, le lieu qui a réussi l’exploit de rendre le quartier de La Chapelle très branché. Avec une véritable spontanéité et un enthousiasme débordant les quatre acolytes ne rechignent devant aucun sacrifice pour gagner en notoriété. Ils racontent que l’année dernière ils ont passé des heures entières à fabriquer des chocolats de Noël à leur effigie pour les envoyer à de nombreuses personnalités qu’ils affectionnent tout particulièrement. Leur motivation est telle qu’ils insufflent une énergie incroyable à quiconque les rencontre !

Le collectif a, depuis 2012, posé ses valises dans un lieu impressionnant de Montreuil Le Rooftop studio. Dans cette friche dédiée toute entière à l’art et à la création, L’Epicerie réalise pour ses clients des évènements sur mesure mais aussi des sérigraphies en tout genre (affiches, faire-part, flyers…). Ils précisent d’ailleurs que toutes leurs impressions sont faites à l’encre à eau. Ecologie oblige.

T-shirts créations originales du collectif l épicerie organisateur de soirées partys Paris fashion Petites Gouttes bistrot gourmand

Le joyeux quatuor fabrique actuellement des tee-shirts qui seront distribués lors de la deuxième escale de leur évènement “Welcome to La Brousse” à la Favela chic, un festival aux sonorités africaines.

Ils racontent : “Aux manettes, on se divertira avec la tarantinesque djette Adèle Paris alias Jackie BRWN, et une expo photo de Pierre et Florent. Amateurs de sapologie, de rythmes endiablés de wax et autres exotismes vous êtes tous et toutes bienvenus le jeudi 4 décembre.

Soirée Welcome to La Brousse Afrique party Collectif l épicerie à la Favela Chic paris le jeudi 4 décembre  2014 musique surprises expo photo

Soirée WELCOME TO LA BROUSSE – PART 2
le jeudi 4 décembre de 18h30 à 3h00
ENTREE LIBRE

à La Favela Chic
18, rue du Faubourg du Temple
75011 PARIS

CONCOURS !

UsofParis vous propose de gagner un des t-shirts de l’Epicerie, des pièces uniques aux couleurs chatoyantes à abhorrer au cours de cette soirée. Pour cela envoyez simplement un mail avec votre nom, prénom et adresse postale (en objet Collectif Epicerie) à : usofparis@gmail.com

CONCOURS TERMINE ! Merci à tous les participants.

Pour suivre l’actu du collectif L’Epicerie, toutes les infos sur le officiel : lepiceriecollectif.com

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Live Report : SELIM au Badaboum, un concert rock au cœur d’une soirée électro

Venu présenter ce jeudi soir son premier album, Maison Rock, sur la scène du Badaboum, le club culte du11ème, Selim a livré un spectacle endiablé, toute guitare dehors.

Une affaire de famille, certes, mais pas seulement. La musique de Selim, à la ville Joseph Chedid (oui, oui, le frère de Matthieu et le fils de Louis), possède sa propre marque de fabrique. Certes, il y a le timbre de voix rappelant les aiguës de son frère ainé, ou encore ces sonorités rock qu’affectionne tant ce même frangin. Mais la touche personnelle est là. Les sons électro, rappelant la House des années 90, et les rythmes orientaux se mêlent parfaitement aux solos de guitare qui concluent presque chaque chanson.

Selim Joseph Chedid concert live release party club Badaboum paris album Maison Rock musique photo by Joël Clergiot Blog United States of Paris

Selim, 28 ans, n’est pas un débutant. Baigné dans la musique depuis tout petit, il a collaboré avec beaucoup d’artistes (Arthur H, Thierry Stremler, -M-, Chat, Nach, Luce, Mathieu Boogaerts). On sent toutefois un certain trac dans sa voix et ses gestes. Mais pas de quoi refroidir la salle, déjà conquise, qui se trémousse tout ce qu’elle sait.

Chanteur Selim Joseph Chedid concert live musique release party club Badaboum paris album Maison Rock photo by Joël Clergiot United States of Paris blog

Et il faut être honnête, le stress semble lui réussir. Dès le départ du show, le jeune artiste, décidé à évacuer la peur de la scène, remue ses fesses moulées dans un pantalon rayé bleu et blanc devant une rangée de jeunes filles hystériques.

Au fil de la soirée, le jeune homme se détend et prend un réel plaisir à nous livrer ses créations. De l’ode à la joie au cri de détresse d’un homme qui refuse d’être assimilé à une machine, en passant par l’humour, les dix chansons de son album embrassent un spectre aussi large qu’inspiré.

Pendant le concert, il laisse même un fan monter sur scène. Aux anges, l’heureux élu s’agite et offre des pas de danse déjantés au public, encouragé par Selim lui-même, qui l’accompagne à la guitare.

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S’il joue de tous les instruments, c’est d’ailleurs surtout à la guitare qu’il montre ses talents. Pour le reste, il laisse la chanteuse « Chat », dans une robe verte improbable aux larges épaulettes en fourrure, s’occuper des claviers et à Pierre Juarez, de la batterie.

Et quand on vous dit que la musique, c’est une affaire de famille, Chat n’est autre que la compagne de Joseph. Quant à Pierre, il est le frère de la dite petite amie. La boucle est bouclée.

Selim Joseph Chedid chanteur concert live release party musique club Badaboum paris album Maison Rock photo by Joël Clergiot United States of Paris blog

Toute l’actu de Selim sur sa page FB selimmusique et  son site officielwww.maisonrock.com
Dans la section shop, commandez l’édition limitée de l’album avec une cover dessinée et signée à la main

by Joël Clergiot

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An American in Paris du Théâtre du Châtelet à Broadway : a kind of magic !

An American in Paris : Broadway est à Paris. Et pour une fois c’est nous qui avons la primeur de la création d’un show musical qui va poursuivre son histoire – et espérons son succès – à New York l’année prochaine. Mais avant : réjouissons-nous de surfer sur les fêtes de fin d’année avec un show total made in Paris City au Théâtre du Châtelet. Exciting !

Affiche An American in Paris musical création George Ira Gershwin Craig Lucas Christopher Wheeldon Théâtre du Chatelet Paris

So romantic…
Depuis le 22 novembre, le film An American in Paris de Vincente Minnelli avec Gene Kelly s’offre une seconde jeunesse, une fraîcheur, et une résolution haute définition, en distribuant du love à tous les rangs du Théâtre du Châtelet et jusqu’au paradis, dans une adaptation scénique inédite.

Un budget étourdissant, des éléments de décors qui tourbillonnent, des interprètes anglo-saxons de grande classe, une partition de George et Ira Gershwin qui nous rappelle toujours autant Woody Allen.

Parlons-en de Woody. La proposition de mise en scène de l’anglais Christophe Wheeldon (aussi chorégraphe) nous rappelle avec plaisir le charme de  films comme Everyone Says I Love You ou Midnight in Paris. Musique, danse, interprétation généreuse et bord de Seine tous les ingrédients pour transporter les spectateurs sont présents sur scène.

Un trio amoureux virevoltant autour de la jeune française Lise (Leanne Cope) égérie de la création d’un spectacle sur la scène du Châtelet et le suspense est à son comble. Lequel des trois hommes aura le cœur de la belle danseuse sur qui tous les regards se tournent ? Le prétendant, l’artiste fauché ou le compositeur discret ?

La trame, hollywoodienne à souhait, a subi quelques adaptations par rapport au film. Et l’humour a sa place malgré l’expression du feu ardent de tous ces hommes.

photo by Angela Sterling
photo by Angela Sterling

Pour autant le spectacle ne sombre pas dans la guimauve. Toutefois, une pointe de kitsch sans doute pour apprécier le juste équilibre avec le bon goût de l’ensemble est à relever dans la chorégraphie finale avec des costumes dignes d’un Merce Cunningham qui aurait croisé Mondrian. Très Yves Saint Laurent – collection haute couture automne-hiver de 1965 – finalement.

La qualité de cette production tient au fait que les interprètes assurent aussi bien les parties chantées que dansées. En premier lieu, Robert Fairchild qui incarne Jerry, le jeune soldat américain devenu artiste bohème à Paris. Le danseur étoile du New York City Ballet, aux multiples talents, est de la trempe d’un Gene Kelly.

Le déplacement des éléments de décor roulant fait partie prenante du show et suit la partition musicale. Pas de rupture, pas d’arrêt prolongé au sein de l’action pour changer un décor volumineux et lourd, comme dans d’autres productions. L’écran de fond de scène aidant aussi à créer une tonalité ou une évocation discrète de Paris, en un temps record.

Le soir de la générale, les interprètes ne cachaient pas leur émotion de voir la salle se lever. C’est beau aussi les larmes d’artistes sur une scène.

Max von Essen Leanne Cope Robert Fairchild Brandon Uranowitz Jill Paice on stage musical An American in Paris comédie musicale salut Théâtre du Chatelet Paris photo United States of Paris blog

Heureux ceux et celles qui ont eu le bon réflexe de réserver leur place. Plus de 90% de la jauge est déjà réservée. Et s’il ne vous restait que des places au paradis (tout en haut du théâtre), n’hésitez plus un seul instant. Foncez. Si le show joue les prolongations à Broadway, il pourrait ne revenir que dans quelques années à Paris.

AN AMERICAN IN PARIS
Musique et Lyrics : George Gershwin –  Ira Gershwin
Livret : Craig Lucas
Mise en scène et chorégraphie : Christopher Wheeldonau

Jerry Mulligan : Robert Fairchild
Lise : Leanne Cope
Madame Baurel : Veanne Cox
Milo Davenport : Jill Paice
Adam Hochberg : Brandon Uranowitz
Henri Baurel : Max von Essen
Orchestre : Ensemble instrumental du Châtelet

Décors et Costumes : Bob Crowley
Lumières : Natasha Katz

au Théâtre du Châtelet
Place du Châtelet
75001 PARIS

Diffusion en direct sur France Musique le 20 décembre à 20h

Suivez l’actu du spectacle sur le fil Twitter : @TheatreChatelet

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BRETON War Room Stories deluxe edition & live @ Casino de Paris

Breton a sorti le 10 novembre une version deluxe de son maintenant culte War Room Stories. Le groupe mené par Roman Rappak a ajouté de nouvelles pépites à celles déjà bien en place sur la première version sortie début 2014 dont les entraînants : Envy, Got Well Soon, 15 minutes.
Dans la deluxe édition, deux titres inédits Titan et Parthian Shoot prouvent une nouvelle fois le talent des Anglais a envoyé une pulsation continue et grisante.
  Roman Rappak groupe Breton music band  singer War Room Stories deluxe album concert live Casino de Paris photo by United States of Paris blog
Pour accompagner cette actu chaude, Breton a repris sa tournée avec des concerts en France et un Casino de Paris, avant de finir en apothéose à Londres en décembre à l’Heaven.

Live report @ Casino de Paris

Le groupe que l’on avait découvert scéniquement au FNAC Live en juillet dernier en version décontractée est apparu plus dark ce mardi soir au Casino de Paris.

Total contraste entre la pleine lumière estivale du Parvis de l’Hôtel de ville et l’éclairage clair-obscur de cette dernière date parisienne. Roman Rappak et ses acolytes se dérobent dès le premier titre, Got Well Soon, aux mini-objectifs et autres smartphones qui peinent à faire le point dans cette semi-pénombre. Le groupe ne se met jamais en avant – en posant tels des mannequins rockeurs – que ce soit sur ses pochettes de disques, merchandising et clips.

Pas de poursuite de lumière irradiante sur le chanteur. Le but : laisser pleine place aux images des clips sur l’écran accompagnant la performance live.
Au second titre, Counter Balance, Roman quitte sa guitare pour prendre possession de la scène. Sa silhouette et sa mèche fendent la lumière, contorsion du poignet pour enrouler le fil du micro autour de sa main. Il se soulève sur les enceintes-retours son sur scène.
Les lovers du premier rang de balcon au bracelet rose VIP – Daphné Bürki et Sylvain Quimene alias Gunther Love (leader incontesté du Airnadette air band) – se décollent du dossier confortable de leur siège pour accompagner le rythme de tout leur corps. Ça sourit, ça danse. Love love.

Roman Rappak groupe Breton Labs music band  singer War Room Stories deluxe album tour concert live Casino de Paris photo by United States of Paris blog

Roman sourit rarement mais n’en est pas moins complice avec le public qu’il prend en pleine face. S4, Pacemaker, Brothers prennent aux tripes avec un réel bonheur.

Échanges courts entre les chansons, en anglais et en français dans le texte. Le temps juste de remercier et exprimer son attachement à la ville : “Quand on est arrivé à Paris, on n’avait rien. Maintenant, grâce à vous, on a l’impression d’avoir tout.”
Pas de temps à perdre, ni de pose prolongée.

Breton semble courir après un supersonique pour tout donner au public qui répond aux appels à ses appels.
Aux côtés de Roman, le bassiste Daniel McIIlvenny déploie au cours du live une performance plus discrète en apparence mais tout aussi emballante, la mèche rousse volant.

Daniel McIlvenny bass guitar groupe Breton Labs music band live concert live show Casino de Paris War Room Stories deluxe tour photo by United States of Paris
Au fait, on vous a déjà dit qu’une fosse de concert de Breton sent bon ? La belle gueule à la Jonathan Rhys-Meyers (acteur de Match Point et de la série Tudors) du leader a semble-t-il une propension à attirer les jeunes femmes aux premiers rangs.

Roman Rappak chanteur groupe Breton Labs music band  singer War Room Stories deluxe album concert live Casino de Paris photo by United States of Paris blog

Le public s’époumone sur Envy et National Grid. Pendant le rappel, des ballons sont gonflés, des bulles de savon voltigent dans la fosse. C’est la fiesta.
15 minutes vient tout emporter avant de finir sur un December rappelant qu’il fait froid aussi dehors.
Fin de partie avec un bœuf multi-instru avec le band DYD qui a assuré la première partie de la soirée

Breton poursuit sa tournée en France : Lyon, Nîmes, La Rochelle, Limoges

Breton, War Room Stories Deluxe Edition

CUT TOOTH/BELIEVE RECORDINGS

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POLITICAL MOTHER : l’énergie percutante de HOFESH SHECHTER à la Villette – Des places à gagner

Political Mother de Hofesh Shechter n’est pas une création comme l’indique la mention “The Choregrapher’s Cut” mais une re-création. Déjà programmé au Théâtre de la Ville en 2010, ce  spectacle a été revu pour de grandes salles et c’est donc cette version monumentale qui sera présentée à dans la Grande Halle de La Villette.

Political Mother The Choregrapher_s Cut Hofesh Shechter grande hall de la Villette danse musique live spectacle musiciens paris

16 danseurs et 24 musiciens  (10 danseurs et 7 musiciens dans la première version ) sont présents sur scène pour servir l’oeuvre grand format du chorégraphe israélien.
Political Mother The Choregrapher’s Cut évolue au rythme de musiques composées par Schechter. Heavy métal, mélodies orientales et classiques  créent l’ambiance percussive de ce spectacle.

C’est au milieu d’une ville-mirage, lointaine et désertique, que les chorégraphies prennent place. Violentes,  brutales, elles mettent en avant la virtuosité des corps, et permettent d’en faire jaillir des mouvements de groupe spectaculaires. Une danse qui oscille entre chaos et espoir, folie et colère, politique et révolte.

Blog United States of Paris unitedstatesofparis #UnitedStatesOfParis

Quatre ans après la création, les 40 artistes présents sur scène nous proposent une offensive chorégraphique électrique et puissante régie par l’urgence.
Lumières aveuglantes, percussions massives, costumes militaires et dictateur ganté de fer, un univers proche des films d’anticipation :   Political Mother The Choregrapher’s Cut vous plongera plus dans un concert rock que dans un pur spectacle de danse : la musique jouée live rendant cette expérience encore plus intense pour le spectateur.

Political Mother The Choregrapher_s Cut Hofesh Shechter grande hall de la Villette danse musique live spectacle paris ©Simona Boccadi

Et pour donner plus d’impact à ces représentations, vous aurez la possibilité de danser dans une fosse comme à un concert rock. Grisant !

Pour un avant-goût de l’énergie électrique de Hofesh Shechter : cette bande-annonce du spectacle offre un avant-goût du show . Précaution d’usage : accrochez-vous !

Image de prévisualisation YouTube

Pour les anglophones, nous vous proposons aussi cet autre film agrémenter des commentaires de l’artiste.

Image de prévisualisation YouTube

CONCOURS

Vous avez envie d’entrer dans l’univers  de Hofesh Shechter ? Nous vous offrons des invitations pour 2 pour le vendredi 19 décembre à 20h.

Pour gagner vos places, rien de plus simple envoyez-nous un mail, avant le 13 décembre 14h avec vos nom et prénom (avec en objet Political Mother) à : usofparis@gmail.com

Le gagnant(e) sera tiré(e) au sort parmi les participants. Il recevra un mail lui confirmant son lot (2 invitations).
Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes libre le 19 décembre pour laisser leur chance aux autres participants !!

Bonne chance à toutes et tous !

Political Mother The Choregrapher_s Cut Hofesh Shechter grande hall de la Villette danse musique live spectacle affiche

Political Mother, The Choregrapher’s Cut

de HOFESH SHECHTER
du 18 au 20 décembre 2014
Jeudi 18 à 19h30
Vendredi 19 et samedi 20 à 20h
Grande Halle de La Villette – Paris

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