Archives de catégorie : Musique

Live report, chronique, interview…

Jennie Abrahamson – nouvel album et concert à Paris le 14 mai – Festival de musiques suédoises ÅÄÖ!

A partir du 11 mai, un vent nordique va souffler sur Paris. Le Festival de musiques actuelles suédoises, ÅÄÖ!, va prendre ses quartiers dans plusieurs lieux de la capitale: Trabendo, Gaîté Lyrique, La Maroquinerie, Le Point Ephémère et l’Institut Suédois.

Aux côtés du plus célèbre des Suédois de Paris, Peter Von Poehl (en concert les 12 et 13 mai) de nombreuses découvertes musicales sont au programme de cette nouvelle édition.

La fine équipe a envie de partager son coup de coeur pour Jennie Abrahamson. Celles et ceux qui connaissent la chanteuse Ane Brun, se souviennent peut-être d’une Jennie instrumentiste, discrète, qui l’accompagnait sur scène.

Depuis, elle a entamé une carrière solo avec 3 albums inspirés. Le petit nouveau dénommé The Sound of Your Beating Heart vient de sortir en France et en Europe après avoir fait le bonheur de ses terres natales.

Il a suffit de la première écoute du morceau entraînant et rythmé, Hard to come by, en free download sur son site officiel, pour s’assurer du talent de cette voix suédoise.
Mais que ce premier titre ne vous trompe pas sur les différentes facettes qu’offrent cet album et la qualité des arrangements qui l’accompagnent.
Après une courte introduction symphonique avec Sail Away Player, le morceau Wolf Hour nous entraîne dans une pop maîtrisée et addictive.

A deux reprises, l’artiste croise subtilement le fer avec Björk et Kate Bush. Tout d’abord pour un Running des grands espaces, aérien. Et ensuite, avec Namnlost spar 9, dans un piano voix feutré et hautement sensible, en parfaite bande-son pour un film.
S’ensuit un Crash très Tori Amos par ses sonorités et A Bettet festif et revigorant.

Mais surtout, votre Ipod ne pourra pas reculer bien longtemps à l’appel du duo de Jennie avec Adam Olenius du groupe Shout Out Louds pour le sublime: Hole in You. Un song-writing tout en douceur pour un moment de haute-volée aussi bien tragique et que rayonnant.

Image de prévisualisation YouTube

Jennie Abrahamson en concert:

le 14 mai à la Maroquinerie avec Frida Hyvönen et Promise & The Monster
le 15 mai à l’Institut Suédois (sur invitation) Paris 3e

Nouvel album:  The Sound of Your Beating Heart
Almost Musique

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MUSIQUE : concert de Raphaël KIDD à La Loge @ Paris – Premier album “Goodbye Captain Goodbye”

En cette période de full célébration du dieu de la Folk, nous avons dénommé Bob Dylan, on en oublierait presque que le genre n’est pas le monopole des US.
Preuve avec ce nouvel artiste, Raphaël Kidd, dont les deux premiers titres en écoute: Where Are You Tonight? et On a Ride offrent quelques belles promesses de virées festives et relevées.

En effet, certains, certaines d’entre nous se désespéraient un peu de la mélancolie contagieuse et  de Cocoon ou Angus & Julia Stone.

Ce parigot pur souche de 27 ans nous redonne donc espoir et va titiller nos oreilles à partir du mois de mai avec deux actus chaudes:
un premier album Goobye Captain Goodbye à paraître et un concert à La Loge, le 5 mai pour le présenter son univers inspiré.

Pour les curieux, un extrait est à écouter en soundcloud.
Cliquez sur la photo
de Sarah Esteje pour le découvrir.

Mais ne vous y trompez pas, la poésie de Raphaël peut aussi revêtir des mélodies plus calmes, voire sombres.

En attendant réserver votre soirée du samedi 5 mai à 20h.
Vous serez très certainement surpris par l’assurance de ce jeune chanteur.

La Loge
77 rue de Charonne
Paris 11e

M° Charonne / Bastille / Ledru-Rollin

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MUSIQUE – nouvel album de BERTRAND BURGALAT : Toutes Directions et dérisions dehors

C’est le Printemps! Et Bertrand Burgalat, n’a pas hésité à sortir son nouvel opus, Toutes Directions, en cette saison qui manque parfois de dérision.
Certes, il y a bien Sebastien Tellier qui lance la promo de My God is Blue, mais ses nouvelles facéties vont-elles nous attendrir?

Les beaux jours reviennent et la suffisance parisienne aussi: “T’as vu mes pecs sous mon tee-shirt acheté chez Colette? J’y ai passé tout l’hiver dessus.”
“Je te capte même pas sous mes sunglasses Marc Jacobs.” Sans compter la nouvelle mode pour les Louboutin homme. La semelle rouge sous la basket, c’est moins glam que sous un escarpin talon haut, accompagnant une cuisse épilée de près.

Dans ce dédale de précieuses ridicules 2.0., l’invitation “Danse, danse, la vie se danse” (Bardot’s Dance) de sieur Burgalat tombe forcément à pic.
On a tous en nous un peu de légèreté à revendre. Et quand les accords sonnent aussi bien, notre estime pour le genre humain s’en trouve soudain rafraîchi.

Introspection spatio-nébuleuse à travers un Voyage Sans Retour et une Sentinelle Mathématique. Amour en slowmotion avec Berceuse et Dubai my love –  saviez-vous que la capitale des Emirats arabes unis avait détrôné Paris en matière d’ouvrage romantique? Fallait oser.

L’esprit furieusement décalé de cet artiste protéiforme et producteur au flair certain ne gâche en rien la qualité des compositions.
Bien au contraire, l’accompagnement musical est un régal de dentelle fine et classe. Pas étonnant que le titre de l’album soit un instrumental et non une chanson. Un autre pied de nez complice avec l’auditeur qui prêtera toute attention à ces créations.

Sinon, ça ne vous surprendra certainement pas si on trouve des accords très eightie’s dans la dernière création de Mister Burgalat. La Rose de Sang et Réveil en Voiture en sont de parfaits exemples. Un revival délicat et réjouissant qui réchaufferait les oreilles du froid électro ou de la fadasse bouillie que nous réserve la variété française.

Croisé, quelques jours avant la publication de ce billet, devant le bureau son label Tricatel, Bertrand B. affiche un sourire timide mais contagieux.
Il est surpris par autant d’attentions, lui qui était plus habitué à des piques en son endroit qu’à de sincères déclarations.
Toutes directions augure-t-il un nouveau rapport aux journalistes des pages et chroniques musique de nos magazines et radio?
Les Inrocks n’ont en tout cas pas raté l’occasion d’un rendez-vous avec l’artiste.

Toutes Directions de Bertrand Burgalat
En CD, Vinyle édition luxe ou édition sérigraphiée
Tricatel

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Concours BOB DYLAN – 5 albums compilation L’EXPLOSION ROCK 61-66 à gagner

Actualité dense pour l’artiste: Bob Dylan. Que dis-je, ce n’est plus une actu mais une célébration de toute part pour cette légende vivante du patrimoine américain.

Tout d’abord, une exposition événement à la Cité de la Musique avec des photographies de Dylan jeune, au début de sa brillante carrière. L’Explosion Rock vous révèle les influences folk et rock de l’artiste avec de véritables pièces de musée.

Ensuite, une participation exceptionnelle – pour les festivaliers – aux Vieilles Charrues. L’équipe ne se remet toujours pas d’avoir obtenu le Saint-Graal. Rendez-vous le 22 juillet sur la scène de Carhaix.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul. Dylan sera aussi à l’affiche des Nuits de Fourvière à Lyon, le mercredi 18 juillet.
Mise en vente des places le 6 avril.

Et pour couronner l’ensemble le label Legacy Recordings sort trois beaux projets discographiques.

Les premières années de composition de l’artiste placées sous le signe du Rock impressionne par leur avant-garde et l’efficacité des premières oeuvres. Il faut se rappeler aussi que Dylan a, à cette époque, une intensité créatrice rare. Jugez plutôt:  entre novembre 1961, date où il prend ses marques dans le studio A de Columbia à New York pour y enregistrer son premier album, et 1966, l’année de Blonde on Blonde, il produira sept albums tous distincts les uns des autres.

La compilation 2 CD L’Explosion Rock revient sur les grands standards de ces années fastes:  “The times they are a-changin”, “Like a rolling stone” ou encore “Mr. Tambourine Man”.
En complément, un coffret réunit les 7 premiers album studio et le DVD “The Other Side Of The Mirror : Bob Dylan Live At The Newport Folk Festival 63/65”  pour revivre la claque que le jeune artiste à envoyer à la face du monde des 60’s
Pour finir, pour combler les plus fétichistes d’entres nous, un coffret comprenant la compilation 2 CD et 10 photos grand format affichables est aussi dans les bacs.

Tentez votre chance pour gagner une compilation L’Explosion Rock 61-66.

Répondez aux deux questions suivantes:
1/ Quel photographe, dont les tirages sont exposés actuellement à la Cité de la Musique à Paris, a suivi Bob Dylan au cours de l’année 64-65? Indice
2/ Quel autre photographe est mis à l’honneur dans la dernière vidéo du blog United States of Paris et est célébré au Grand PalaisIndice

Concours terminé
Bravo à nos gagnants: Sylvie, Etienne, Said, Stéphanie et Iwona.

Merci Legacy Recordings France

et Jeux concours gratuits

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Livereport : première scène parisienne de Beth Jeans Houghton au Divan du Monde – Festival Les femmes s’en mêlent

Alors qu’elle s’affiche en couv de Modzik  la moue désenchantée, Beth Jeans Houghton prend, ce lundi, son premier shoot scénique à Paris. Approchée une première fois pour un portrait vidéo, la fine équipe du blog trépignait de découvrir la jeune artiste en live.

Deuxième semaine de concerts pour Les femmes s’en mêlent.  Alors que la concurrence pop rock est à son comble entre The Shins au Bataclan et Dionysos qui offre la primeur de son nouvel album au Trianon, l’édition #15 du Festival offre en ce début de semaine trois rencontres de chanteuses soutenues par un band 100% testostérones.

En ouverture, Thus:Owls éclaire la soirée de son magnétisme incantatoire. La suédoise Erika Alexandersson conduit son groupe vers des sphères peu communes. Personne ne s’étonne de cet alliage musical suédo-canadien.

En seconde partie, Still Corners from UK. Tessa Murray, jeune femme au visage fermé, jeune beauté fatale à la Skins.
On peut entendre dans le public: “c’est pas une déconneuse!“. Et pourtant les spectateurs sont saisis par l’efficacité de son électro pop planante et référencée. Impression d’entendre, au détour de certaines notes, des accents rendant hommage à Pink Floyd, kraftwerk, Joy Division et New Order.
Captivante, cette bande-son qui pourrait se retrouver dans un film de David Lynch, a le charme d’une descente de piste.

A 22h, arrive l’éclat final tant attendu, après avoir fait du charme à St-Lo, Brest, Nantes ou Aubenas, la semaine dernière.
Beth Jeans Houghton laisse apparaître sa silhouette fluette surmontée d’une choucroute capillaire d’un blond cendré. Après que son band tatoué  – chaque membre s’est fait tatoué un signe pour se prouver fidélité au groupe – s’est présenté, elle lance les festivités avec le titre Atlas pour une entrée en matière débridée.

Dodecahedron permet de goûter aux douceurs des vocalises de la chanteuse. En nouvelle diva britannique qui pourrait remplacer feu Amy Winehouse, Beth ose tutoyer les cymes de sa voix.
S’allie à son charme, une bonne dose d’humour potache quand il s’agit de partager les blagues de tournée ou laisser son public pousser un cri exutoire.

La bonhomie est contagieuse, le rythme ne faiblissant jamais.  Le joliment rétro Liliputt envoie valser la mauvaise langue qui compare la chanteuse à la “Castafiore”.
La belle se fait ensuite plus douce avec la ballade The Barely Skinny Bone Tree.
Ne quittant sa guitare qu’une fois, pour une reprise insensée de Like a prayer de Madonna, la chanteuse sèche l’audience par son agilité scénique.
Une grande artiste en devenir qui poursuit sa tournée pour célébrer la sortie de son premier album, Your’s truly, cellophane nose.

Setlist Beth Jeans Houghton

Atlas
Dodeca
Francky Benedict
Liliputt
Yout Holes
The Barely Skinny Bone Tree
Shampoo
Humble Digs
Honeycomb
Return
Sweet Tooth Bird
Prick
Like a prayer (cover)

Rappel

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Livereport: Thea Hjelmeland en concert au Nouveau Casino – Premier album Oh! The third..

Une Norvégienne à Paris. Un mois après la sortie de l’opus Oh! The ThirdThea Hjelmeland nous présente son premier album aérien et inspiré.

Avant ce rendez-vous officiel, nous avions croisé l’artiste au Ciné 13, en première partie du chanteur Greenshape. Seule en scène avec ses instruments à cordes (guitare, banjo, ukulélé, mandoline) elle n’avait pas manqué de nous impressionner. La solitude était le plus bel écrin pour cette voix capable de délicieuses audaces.

Ce dimanche, au Nouveau Casino, journée nordique. Après une sélection de courts-métrages, les spectateurs bien installés dans leurs transats ont goûté à la douceur d’une délicate rencontre musicale.

Thea, tout en rose, savoure sa première date parisienne en compagnie de son band. Un batteur et un contre-bassiste venus du froid lui offrent un cadre propice à de belles envolées.
Sa musique peut être d’une lumineuse mélancolie avec All the times, mais aussi épurée à l’extrême avec Age.

Alternant français et anglais pour partager les sources d’inspiration de ses textes, sa discrétion entre les chansons surprend en comparaison de la force qu’elle déploie sur des titres comme: Ladies. Il n’est pas rare que notre oreille soit séduite par des accents un peu jazzy dans le folk revigorant de la jeune chanteuse.

Cependant, sa blondeur nous trouble tout au long du show. Cachée par ses instruments et le pied de son micro, on croit deviner des traits communs avec l’actrice américaine Uma Thurman, alors que la couverture de l’album lui découvre une ressemblance avec Tilda Swinton.

La distance visuelle s’altère enfin quand l’artiste se lève pour un conte norvégien. Seule, a cappella. Première initiation à la musicalité du norvégien. Dépaysant.

Puis un dernier titre pour finir. Une dernière impression de redoutable puissance. It’s too late commencerait comme une petite ballade pour endormir un enfant, une ritournelle tout en retenue.
Progressivement, le morceau prend une montée vertigineuse. On ne s’attend pas à être emporté par cette rythmique. Aérienne, la voix de Thea entame une ballet sous les aurores boréales. Étrangement, le froid nordique ne nous fait plus peur avec ces hymnes au grand air.
Björk, avec Still Homogenic, était capable de nous emporter dans des paysages arides.
Maintenant il faut compter sur Thea Hjelmeland.

Photo: Vegard Fimland

Thea Hjelmeland – Album Oh! The Third.. en attendant de nouvelles dates en France

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Exposition : le folk-rock de Bob Dylan s’invite à la Cité de la Musique

La question impertinente de la semaine: pouvons-nous conseiller l’exposition événement Bob Dylan à la Cité de la Musique à un(e) ami(e) qui ne connaîtrait que peu de choses concernant le chanteur américain?

Ce lundi, soir de vernissage, il n’est pas rare de croiser des visiteurs curieux, d’autres qui veulent avant tout se montrer et quelques-uns qui ont trouvé un cadre amusant pour donner se rendez-vous entre friends.
Bref, il y a de grands écarts entre les fins connaisseurs comme Hughes Aufray, présent, et les autres, qui ne connaissent tout au plus qu’une seule – mais la plus emblématique – chanson du répertoire du song-writer: Like a Rolling Stone.

Ouvrant cette première exposition d’envergure sur l’artiste folk, la galerie de photos noir et blanc du photographe Daniel Kramer sur mur bleu impose le recueillement.

Les salles voisines seraient presque anecdotiques si elles ne contenaient pas quelques pièces rares dont une série de guitares réunies, d’après le commissaire de l’exposition, Robert Santelli, “pour la première et dernière fois en France”. Une raison unique donc de croiser des pièces mythiques comme le compagnon de route d’Elvis Presley, l’instrument culte de Woody Guthrie dont toutes les guitares portaient la mention: “This Machine Kills Fascists” (cette guitare tue les fascistes).

Face aux portraits d’un jeune homme en devenir, le visiteur ne peut qu’être touché. D’abord par la frêle silhouette, ensuite par la précocité de la vocation. Suivi au cours d’ne année entre 1964 et 65 par le photographe Daniel Kramer – assistant de Diane et Allan Arbus – Bob, âgé de 23 ans   s’illustre en compagnie de grands noms comme Joan Baez ou encore Johnny Cash, regard magnétique.

le photographe Daniel Kramer à la Cité de la Musique Paris

De l’aveu du photographe présent pour deux rencontres le soir de l’ouverture de l’expo: “Bob Dylan était un bon sujet photo et fallait que je sois un bon photographe, face à lui. C’était le point de départ indispensable pour débuter cette relation artistique.”

Suivra la réalisation de deux couvertures d’album pour le chanteur. La première, Bringing it all back, capte un Dylan pris au centre d’un effet visuel dont Daniel Kramer garde encore le secret. Cette couverture vaudra à ce dernier une récompense aux Grammy Awards.

La seconde pochette, jugée provocante à l’époque : Highway 61 revisited offre une scène de rue comme on pouvait assister dans le New York des années 60. Le chanteur est cette fois assis sur des marches d’escalier les cuisses un peu trop écartées pour l’époque. On distingue en arrière-plan une silhouette coupée au niveau bas ventre.

Cet ensemble d’arguments convergent à répondre par l’affirmatif à la question posée en début de billet. Bien que le personnage puisse décevoir, surtout depuis ses dernières tournées, par son manque de respect pour un public qui vient toujours en nombre, quelque soit votre niveau de connaissance du répertoire du chanteur, vous trouverez forcément une bonne raison pour vous rendre Porte de Pantin.

Exposition Bob Dylan, l’explosion rock 61-66
A La Cité de la Musique 
Jusqu’au 15 juillet 2012

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Live report: concert THE DRUMS et LESCOP au Bataclan – Paris

 C’est bien connu: vendredi, tout est permis.

Pour retour sur le sol parisien du groupe The Drums: ton bonnet tu garderas.
En effet, dans le public, il n’était pas rare de croiser de nombreux couvre-chef malgré la chaleur incontournable du lieu.
Une nouvelle tendance fashion: se prémunir de tout imtempérie même en intérieur ou un bon moyen de cacher sa chevelure grasse. La chanteuse et comédienne Soko en serait l’égérie.

Avant de s’offrir un trip rock ensoillé mais sans tongs, rencontre avec le jeune artiste Mathieu Lescop, qui se charge d’emballer le public. Avec son electropop entraînante, il ne tarde pas à divertir les épaules et les nuques.

Avec son profil à la Brian Molko (du groupe Placebo), Lescop fascine surtout par son jeu scénique. Des gestes et des mouvements de corps proche du charismatique Michael Stipe de REM.
Côté chansons: La Forêt prend de l’ampleur en version live. Les accents très vintage époque Etienne Daho nous renvoient en plein 80’s. C’est relevé, efficace et addictif.

Au changement de scène, Hedi Slimane fend la foule, anonyme, pour accéder au backstage. Discret et élégant, il rejoint ceux qu’il a déjà shooté dans un très beau noir et blanc de son cru.

21h. Entrée sobre et éclairée du groupe américain sur What you were. Ca chauffe les pieds. La mèche blonde du chanteur, Jonathan Pierce, n’en finit plus de s’envoler avec les mouvements de tête.
Ce casque doré qui masque le front de l’artiste compose une danse surréaliste indépendamment du corps.

Les autres membres du groupe eux sont plus en retenus, chacun s’afférant sur son instrument.

A partir du second titre, Best Friend, la fumée et la pénombre sont généralisées. Sage initiative quand on veut interdire les feux excessifs des appareils photo et autres Iphone. Résultat impossible de faire le point, les bras ont toute amplitude pour se balancer en rythme.

Le leader du groupe, chemise bordeau sur débardeur vert, en profite pour saluer le talent de Lescop, avouer qu’il n’est pas nécessaire de se faire la promesse de passer une bonne soirée. Il s’excuse de ne pas parler français.

Et le show repart. Money, premier single de l’album Portamento, arrive assez vite pour confirmer la réactivité du groupe. Les titres s’enchaînent à vitesse grand V pour finir par un slow anecdotique qui permet aux couples de se coller “très” serrer.

Le rappel apporte un moment de grâce aérien: Searching for Heaven captive avec un duo original, synthé rétro et voix.

Let’s go surfing et un dernier titre. Fin de concert tout mouillés de chaud à 22h15. On prendrait bien l’avion avec le band pour une virée dans leur Brooklyn natal.

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Cérémonie des VICTOIRES DE LA MUSIQUE 2012: photos en exclu – ce que vous n’avez pas vu

Ce samedi, l’équipe du blog a eu l’honneur d’assister à la 27e cérémonie des Victoires de la Musique. Préférant la musique live au Tournez Manège musical de TF1 avec The Voice, nous avons pu saisir quelques images en exclu, au cours de la soirée, dont un Orelsan en joie avec ses deux victoires, sa bande et toutes les filles qui voulaient une photo avec lui.

Première image: Skip the use pour un live fiévreux, entouré de très jeunes filles.

Zaz, en plein déploiement vocal, devant une vue de Time Square à New York.

L’un des éclats de cette cérémonie, injustement oubliée: Camille.

Orelsan, ses deux victoires et quelques membres de sa bande.

Laurent Voulzy tentant de se frayer un chemin au milieu de ses fans féminines. Un invité VIP en profite pour rappeler à l’artiste qu’ils se sont croisés dans l’Eurostar. Le chanteur et sa victoire sont restés de marbre.

Rouge passion. Les girls de Brigitte glamour de dos et un inconnu de face.

Brigitte sur le plateau de Planète Musique Mag de Thomas VDB après la cérémonie.

David Tomaszewski, réalisateur du dernier clip d’Orelsan, Raelsan, garde tout son mystère derrière son masque.

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Concert anniversaire : DOMINIQUE A a 20 ans au théâtre de la ville, au Casino de Paris & en tournée

Alors que nous pensions ne jamais plus pouvoir ressentir d’émotions scéniques après La Tournée des grands espaces et Dimanches à l’Elysée d’Alain Bashung,  Dominique A nous redonne foi en “l’être chanteur”.

Ce jeudi soir, au Théâtre de la ville, le spectacle débute côté spectateurs.
Accompagnés de Sigur Ros en fond sonore, trois ventres ronds prennent place dans les fauteuils de la salle parisienne.
Trois femmes enceintes venues célébrer un anniversaire. L’hommage est trop beau. Saluons l’effort d’éducation à la culture musicale novatrice pour bambins en gestation.

Ce soir est le point d’orgue d’une série de concerts évènements pour les 20 ans de carrière d’un songwriter français à la sensibilité haute tension. Les 20 ans aussi du premier album de l’artiste: La Fossette.
Il y a deux décennies, par la voix et le talent d’un garçon rebaptisé Dominique A, la musique française prend un virage aérien et poétique. Avec Bruni, Benabar ou encore Delerm, elle a un peu mal tourné.
Vincent D., d’ailleurs spectateur discret, prend des cours magistraux face à un artiste brillant.

Première partie du concert, retour en jeunesse musicale avec l’album La Fossette interprété en format trio.
Dans l’ordre exact de l’opus: Vincent Dimanche, Février, Trombes d’eau… les morceaux retrouvent une nouvelle dimension électrique, magnétique.
La voix juvénile et fluette des débuts a laissé place à la maturité.

La qualité d’écoute est exceptionnelle; aucun mot à son voisin, aucune toux nerveuse ne viendront parasiter.
La maîtrise du jeune compositeur de vingt ans frappe par sa modernité.  Va t’en et Le courage des oiseaux prennent une tout autre couleur bien que l’urgence romantique soit inchangée.

Le trio laisse place après l’entracte à une formation quintet à vent versus groupe. Dans la seconde partie, se dévoilent les titres inédits du nouvel album Vers les lueurs de l’artiste à paraître en mars.
De nouveaux territoires textuels nous sont offerts: Contre un arbre, Mainstream, Rendez-nous la lumière et Loin du soleil – une bleuette chaloupée, de l’aveu amusé de l’artiste.
L’alliance des deux formations musicales étonne aux premiers accords. Ensuite, la charme discret du quintet séduit.

A la fin du set, la salle ne peut cacher son enthousiasme. Standing ovation.

Retour sur scène pour une version solo du titre Le Sens.
“Deux chansons bestiales”
 pour finir avec En Secret et Le Faussaire. 

Le coeur des spectateurs n’en peut plus de vibrer autant.

Actu:
L’intégrale, 8 albums réédités en double CD masterisés (Emi/Cinq7)
Vers les lueurs, nouvel album studio (Cinq7/Wagram)

Dominique A au Casino de Paris les 19 (complet) et 20 juin
Et en tournée estivale: Les Nuits de Fourvière, Les Tombées de la Nuit à Rennes, Festival Beauregard, Paléo Festival, Route du Rock Saint-Malo

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