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Musique : Interview du groupe THE LANSKIES pour l’album HOT WAVE – en concert au Divan du Monde le 25 mars

Trois des membres de The Lanskies nous attendent pour leur dernière interview de la journée, dans le cadre de la promotion de leur deuxième LP « Hot Wave », sorti en janvier dernier. Nous avons découvert un groupe complètement habité par la musique, et au sein duquel des débats loin d’être artificiels permettent finalement de cerner leur univers, leurs influences, leurs sensibilités. C’est parti pour un long entretien avec un groupe de talent, et franchement adorable.

Gérald et Baptiste : Qui êtes-vous ? Comment sont nés The Lanskies ? Ça veut dire quoi The Lanskies ?
Florian von Kunssberg : The Lanskies, c’est un groupe formé de cinq personnes de générations assez différentes, puisqu’au sein du groupe l’âge varie entre la vingtaine et la quarantaine. Au départ, Marc et moi, guitaristes, avons créé nos maquettes. Et ensuite on a cherché des musiciens, un batteur, un bassiste, et on a voulu trouver un chanteur anglais. Je connaissais personnellement le frère de Lewis, qui est un super chanteur, avec lequel j’avais déjà travaillé, mais qui est reparti vivre en Angleterre au moment de la formation des Lanskies. Et en fait, j’ai rencontré Lewis à la sortie d’un bar, il est venu répéter avec nous le lendemain matin. Tout cela s’est passé en 2005, fin 2005. On est repartis avec trois ou quatre morceaux presque finis après une seule répèt’. Ensuite, tout est allé assez vite, surtout pour les concerts, de plus en plus gros, et puis le parcours habituel des tremplins, au Printemps de Bourges, aux Vieilles Charrues, etc. On s’est retrouvés à faire une vraie tournée, et puis à enregistrer un véritable album.

G & B : Dans quel type de formation vous étiez avant la création de The Lanskies ?
FvK : Je jouais dans le groupe Teaspoon, on avait signé un premier album chez Warner, et puis cela n’avait pas bien fonctionné, on végétait un peu. Alors, je me suis dit que je voulais faire de la musique pour le fun, et c’est dans cet esprit-là qu’avec Marc on a monté les maquettes des futurs morceaux de The Lanskies.
Lewis Evans : J’étais au lycée quand j’ai commencé à chanter pour The Lanskies. Auparavant, j’étais dans un groupe qui s’appelait The Jim Bob’s, et avec mon frère on avait créé The Dads.
FvK : The Lanskies, au départ, c’était comme une blague !
LE : Non, pour moi ce n’était pas une blague !
FvK : Oui, mais toi tu étais parti faire tes études aux Beaux-Arts, nous on taffait. A cette époque, le batteur, le guitariste et moi-même étions tous plus ou moins installés dans la vie. The Lanskies devait être un groupe pour faire des concerts le week-end, de temps en temps.

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G & B : Et toi, Lewis, d’où te vient cette maîtrise parfaite du français ?
LE : Mes parents ont voulu partir en France quand j’avais douze ans. J’avais des parents un peu babos. Ils étaient flics, mais ont décidé d’arrêter ce métier : mon père a monté une résidence d’artistes. On a fait une sorte de tour de France en caravane, j’ai été déscolarisé pendant plus d’un an et demi, et ensuite mes parents ont trouvé une maison dans la Manche.

G & B : Comment comparer la pop britannique et la French Pop qui se développe depuis quelques années ?
LE : Je suis très pote avec les membres des groupes Aline et Granville. Ce sont des groupes que j’adore, des musiciens super sympas, hyper créatifs : ils arrivent à travailler le texte français, en donnant du sens, et à faire des morceaux, souvent dansants, qui font penser à la pop anglaise.
FvK : Tu as aussi Lescop, pour moi c’est typiquement frenchy. C’est un peu ce qui se faisait à l’époque de Taxi Girl.
LE : Oui enfin, ce n’est pas du recyclage non plus. Écoute Le Femme par exemple.
FvK : J’adore La Femme, c’est un groupe grandiose. Mais, personnellement, je n’ai pas cette culture-là. Je n’ai jamais cherché à faire du français, j’ai toujours cherché à faire de la musique anglaise, c’est la raison pour laquelle on voulait avoir un chanteur anglais.
LE : J’ai d’ailleurs une pression de malade sur le fait d’écrire une chanson en français. Une pression de quota de radio, de la part des labels aussi. Et sur le marché français, la langue française marchera mieux que l’anglais.
FvK : Les groupes dont on a parlé ont envie d’exprimer des choses dans leur langue, Lewis, lui, va s’exprimer plus naturellement dans sa langue.
LE : C’est par facilité.
FvK : Après, en français il y a un rapport au texte, aux mots, qui n’existe pas en anglais. Il y a tout le poids de la tradition de la littérature française et de la chanson à textes.
LE : On n’est pas un groupe prise de tête, on est un groupe qui fonce, un groupe de scène. Ceci dit, mes textes ont toujours un double sens.

G & B : Et vous n’allez pas jouer en Angleterre ?
LE : Evidemment, je rêverais d’aller jouer à Liverpool, là d’où je viens, devant ma famille. Mais en Angleterre, la musique constitue un marché considérable. C’est très compliqué de monter une tournée en Angleterre, ça coûte énormément d’argent. Les pays du continent européen sauf l’Allemagne peut-être, font du Royaume-Uni un rêve, dans le domaine de la musique pop. Or, il n’y a pas eu de grands groupes sortis de Liverpool, Newcastle ou Manchester depuis des années. Les raisons sont politiques : les conservateurs au pouvoir ont réduit considérablement les subventions aux associations culturelles, aux salles de répèt’, dans le nord de l’Angleterre. Tout l’argent se concentre à Londres, d’où la montée du Dubstep et de l’Emo, et l’apparition de groupes ou artistes très standardisés, très américanisés. Il n’y a plus d’énergie dans le nord de l’Angleterre. L’Europe continentale a vraiment acquis une identité musicale, grâce au Bureau Export, grâce à des festivals comme Les Transmusicales de Rennes, Eurosonic aux Pays-Bas, Reeperbahn en Allemagne.
FvK : Après, tu as aussi des groupes très lookés, comme The Temples, mais quand tu écoutes tu es déçu, parce que tu demandes ce qu’il y a derrière ce look.
LE : Et quand les Anglais pensent à la musique française, ils pensent à Eurotrash – émission de télé britannique, présentée par Jean-Paul Gaultier et Antoine de Caunes, ndlr. Cela prend du temps d’avoir les clés de compréhension pour accéder à certains pans de la musique française. Cela tient au texte : si tu ne comprends pas le texte, tu peux passer à côté. L’exemple typique : Katerine.
FvK : Mais pas Gainsbourg, la musique est top.
LE : Pour finir, en France, il y a aussi le statut d’intermittent du spectacle, qui permet réellement de dynamiser le paysage musical. Personnellement, je ne cherche pas la gloire, je cherche à vivre de ma musique.

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G & B : Comment s’est déroulé le travail sur le dernier album ?
LE : On fait de la musique entre nous, chaque membre du groupe compose. C’est une vraie démocratie musicale !
Fvk : D’où plus d’un an et demi de travail. Six mois de maquettage, et d’histoires de label.
LE : Mais on n’a jamais arrêté de faire des concerts. La composition, ça peut se passer dans les chambres d’hôtel, au petit déjeuner chez Flo. Y’a des gens qui nous disent : « Mais vous tournez tout le temps ! ». Ben oui ! On n’a pas de stratégie de groupe, on est avant tout un groupe de scène. Personnellement, je déteste les étapes en studio d’enregistrement, je préfère la scène. Je n’ai jamais écouté notre album, c’est pour vous dire !
FvK : Concernant la composition, il y aussi un élément important, c’est que l’on se connaît très bien. On sait ce que les autres vont apporter à un morceau.

G & B : C’est quoi pour vous la Hot Wave ?
LE : A l’ origine c’est un journaliste anglais, pour le NME, qui avait écrit que notre musique était de la hot wave. Ensuite, les journalistes ont repris cette étiquette que nous n’avions pas du tout choisi nous-mêmes. J’ai malgré tout une définition de la Hot Wave : c’est la rencontre de deux guitaristes, en l’occurrence Flo, qui pratique une guitare britpop, et Marc, qui, en tant qu’ancien nouveau romantique, est plus influencé par le post-punk et la new wave. J’en fais donc une définition instrumentale, dans laquelle le chant n’intervient pas.
FvK : Le premier album était très influencé par la vague post-punk et new wave, qui est revenue au début et au milieu des années 2000. Je pense que le deuxième n’est pas de la new wave réorchestrée, cela va au-delà. Et la hot wave, que les journalistes ont pondue et dans laquelle ils nous ont rangés, ne nous convient pas tant que ça.

G & B: Et vos influences britpop ? Menswear, Elastica, Sleeper ?
G:
Moi, la première fois que j’ai écouté vos chansons, ça m’a rappellé Menswear, en particulier le morceau Daydreamer.
FvK : Tous ces groupes-là, je les ai vus en concert à Reading dans les années 90. J’adore ! Menswear était vraiment un supe groupe.
G: Florian, on doit avoir le même âge. Menswear, c’est une histoire de jeunes quadras …
LE : Je connais aussi. Mais, c’est Flo qui a fait mon éducation musicale à ce niveau-là. Tu es un peu mon Obi Wan Kenobi. On a aussi des OVNIs, comme Bank Holiday. Si on était dans une grosse major, si toutes les planètes étaient alignés, ce morceau aurait été un énorme tube. A chaque fois qu’on le joue en concert, le public est surexcité. C’est un morceau qui figure sur le premier album, mais j’aimerais qu’il soit présent dans tous nos albums.
FvK : C’est un hymne. Malgré tout, je détestais jouer cette chanson sur scène jusqu’au dernier concert : on a décidé de le faire en milieu de set, au lieu de la faire à la fin. A la fin du concert, cela fait trop attendu. C’est comme si les gens venaient pour écouter un seul morceau.
Zool Vabret : Bon après, il faut quand même dire que pour ce concert, on a en effet joué Bank Holiday en cinquième, mais les gens étaient pas trop dedans, on l’a rejoué à la fin et là c’était l’explosion.

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G & B : La britpop est-elle plus ou moins mise en avant sur le deuxième album ? On y trouve aussi des influences hip hop, comme sur Move It.
ZV : Elle est plus présente je pense. Et puis, il y a des éléments hip hop évidemment, sur la voix.
FvK : On a fait un voyage aux Etats-Unis et Lewis y a puisé des éléments hip hop.
LE : Y’a un côté hyper dance, avec des morceaux comme If You Join Us, et des chansons plus rock, presque punk, comme Sunny Rose, et du hip hop.
FvK : Je ne suis pas d’accord, je le trouve plus britpop cet album. Tu prends des morceaux comme Romeo, c’est dans la même veine que Fashion Week.
LE : Sur les chœurs, c’est beaucoup moins britpop que le précédent.
ZV : Mais il y en a quarante mille des chœurs ! Alors que dans le premier album, il n’y en avait pas.
LE : Le deuxième album est plus hip hop.
ZV : Oui enfin il y a deux chansons hip hop sur cet album, voire une et demi!
LE : Shall we agree to disagree ? Après, ce qu’il faut savoir c’est qu’en dehors de la scène, Flo, c’est un peu le Duc du groupe, c’est un peu notre Roi. Mais sur scène, c’est moi (rires). Là on n’est pas sur scène, donc j’essaie de le convaincre !

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G & B : L’artiste ou groupe qui vous a donné envie de faire de la musique ?
FvK : Le groupe qui a déclenché mon envie de faire la musique, même s’il n’a pas beaucoup compté pour mes influences, c’est Dinosaur Jr. J’adorais un de leurs albums, il y a une petite fille qui fume une cigarette sur la pochette (Green Mind, ndlr). Et mon père me disait, quand il me voyait écouter ce genre de musique : « Ecoute euh… Bosse un peu quoi ! » (rires), mais mon père ne m’a jamais empêché de faire de la musique non plus. Et puis je viens d’une famille d’artistes : mon arrière-grand-père était un grand pianiste de musique classique, il s’appelait Wilhelm Kempff.
LE : C’est vrai qu’il avait six doigts… ?! (rires)
Fvk : Bref.
LE : En ce qui me concerne, il y a deux facteurs qui m’ont donné envie de faire de la musique. Tout d’abord, mon frère, qui jouait de la guitare devant moi. J’avais envie de faire comme lui, donc je me suis mis dans ses pas. Et le deuxième facteur c’est ma mère, qui était une ancienne groupie, elle traînait avec Devo ou Generation X, avant de rentrer dans la police. Mes parents organisaient aussi des soirées avec des musiciens, avec parfois Tony Wilson (le co-fondateur du label Factory Records, ndlr).
ZV : Le premier groupe qui m’a fait une grosse impression c’est un groupe de Caen, qui n’existe plus aujourd’hui, qui s’appelait les Monkey Beats. Deux semaines après les avoir vus en concert, j’avais acheté mon premier instrument, ma basse. J’ai fini par jouer avec eux quelques années plus tard. Avant cela, j’avais fait dix ans de piano, mais ça m’avait dégoûté. J’avais une prof violente.
FvK : Moi j’adorais ma prof de piano, elle était magnifique ! 

G & B : On va maintenant finir par un petit blind test. Le but est de nous dire ce que vous pensez des morceaux
The Smiths, Barbarism begins at home
FvK: Je connais mal cet album, Meat Is Murder

Echo & The Bunnymen, Rescue
LE : J’ai cet album. Ecoute Eastern Wall de The Lanskies, c’est presqu’inspiré d’un morceau de ce groupe, Crocodiles.
FvK : Ian McCulloch, dans une interview (interview donnée aux Inrockuptibles,), avait dit qu’ils avaient 50 ans d’avance à l’époque et qu’ils en ont toujours une vingtaine aujourd’hui.

Aline, Teen Whistle
LE : C’est très beau, je ne connaissais pas ce morceau.
FvK : Super morceau. C’est super 80’s, faudra que j’écoute leur album en entier. Ça sonne très anglais !

Bloc Party, This Modern Love
ZV: Bloc Party, évidemment !
B: On a l’impression que Hot Wave est l’album que n’arrive plus à sortir Bloc Party.
FvK: C’est exactement ce que vient d’écrire le magazine Plugged à propos de Hot Wave.

Plus qu’une interview, cela a été un très bon moment d’échanges et de discussion avec des musiciens passionnés, très sympas, et faisant preuve de beaucoup d’humour.
En conclusion, Hot Wave  est à écouter sans modération.

THE LANSKIES

dernier album : Hot Wave chez ZRP

Concert au Divan du monde à Paris le 25 mars 2014

 

 

by Baptiste et Gérald PETITJEAN
http://ljspoplife.magicrpm.com

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Musique : Interview de FAUVE ≠, le collectif met l’ambiance des soirs de concerts parisiens… à Niort. Un groupe unique en son genre !

Nous avons rencontré le phénomène du moment : FAUVE Corp, à l’occasion du concert du groupe à Niort  ! Un album sorti le 3 février 2014 nommé Vieux Frères, partie 1 et des salles de concert sold out comme les vingt Bataclan programmés à Paris. Bluffant ! 

 

Niort, ce jeudi soir, les lycéennes sont en délire aux premiers rangs. Les membres du groupe ont entre 25 et 30 ans, ils sont souriants et sympathiques. On sait déjà que le prochain album (Vieux Frères, partie 2) prévu pour la fin de l’année fin voire début 2015, sera préparé aux petits oignons par ce groupe de perfectionnistes.

Fauve ce sont des garçons prolixes avec un style décontracté/branché, capuche vissée sur la tête. « Fauve cest le groupe pas prise de tête » et c’est avant tout un groupe d’amis, qui décident tout ensemble, chacun a le droit au dernier mot. Ils vivent leur projet à fond et avec passion.

L’interview a eu lieu dans une brasserie niortaise et en discutant, l’un d’eux, remet soigneusement les couverts en place. Image cocasse !
Ce groupe tente avec difficulté de garder l’anonymat, surtout depuis qu’il est en bonne place dans le Top 5 Itunes. Mais les membres regrettent presque de pas avoir dévoilé leur identité dès le début, se disant qu’aujourd’hui on ne leur poserait plus la question. Fauve c’est un groupe honnête, ensuite on aime (à la folie) ou on n’aime pas du tout (indifférence totale), on a cherché à savoir pourquoi.

Interview de FAUVE

Louis-Clément : Comment vous sentez-vous ce soir avant de monter sur scène à Niort ?  Quest ce que vous pensez des salles de province, est-ce-que lambiance est différente du Bataclan ?
Fauve :  Les concerts à Paris, c’est marrant parce qu’il y a beaucoup plus de visages familiers pour nous. Mais le public parisien est un peu différent, c’est un peu plus guindé. C’est peut-être nous aussi, car hors de Paris on a moins de pression. Il y a deux jours, à Rennes, à L’Etage, c’était énorme ! Mais cela a tendance à s’uniformiser, car récemment au Bataclan c’était très intense aussi.
Que ton projet marche à Paris, c’est étonnant, mais pas forcément car il y a tellement de trucs qui sont brassés. Quand tu vas ailleurs, et que le public est là, tu prends conscience qu’il y a un truc que l’on ne peut pas toucher ou expliquer.
On fait une espèce de “rejet” de la capitale en ce moment. En fait, on a mal vécu d’être considérés comme un groupe de « bobos » parisiens. On est tout sauf des Parisiens même si on y habite, et que nos attaches sont en partie là.

Pour quune œuvre devienne une référence, il faut quelle soit rejouée, pensez-vous pouvoir être repris, un jour ?
Non, on n’y pense pas. Ce n’est pas du tout pour ça que l’on a fait le projet. Quand les gens en face de toi ressentent quelque chose, là, tu peux te dire, ce n’est pas « une œuvre » parce que c’est un gros mot pour nous, mais que tu touches quelque chose. De plus, ça m’étonnerait que ça se fasse, c’est trop compliqué « ce langage parlé », c’est chiant, faut avoir la petite technique. Ce n’est pas évident. Ca nous a pris du temps à la trouver et ça risque d’être indigeste. Tu imagines reprendre Nuits fauves, 4 minutes 30 de blabla ? C’est comme un truc de rappeur, ça ne se reprend pas.

Votre musique est assez proche du rap, elle est parlée plutôt que chantée sauf que dans le rap, on parle plus de la banlieue, et vous êtes plus des gosses privilégiés ?
On n’a pas essayé de jouer des personnages, on a dit qui on était tout de suite. Quand tu écoutes les paroles, tu ne te dis pas que les mecs se racontent une vie. C’est nous, on ne va pas se vendre, comme des vrais ou faux rappeurs.
On est des gens normaux. Hier, j’en parlais avec ma grand-mère, car il y a eu un article dans le magazine Public et elle était surprise qu’on dise que l’on est bourgeois, issus de milieu aisé.
On n’a jamais eu de problème réel dans la vie, on a des vies de gens normaux. On veut juste se départir de cette culpabilité, judéo-chrétienne mal placée, qui est que tant que tu n’es pas le dernier de l’échelon, faut te mettre des coups de fouet, il faut t’auto flageller, « fermer ta gueule », tout ça. Les gens qui disent ça ils ne balayent jamais devant leur porte, c’est les premiers à se plaindre, comme tout le monde.
On essaye de sortir de ça en disant que l’on n’est pas en train de s’approprier les problèmes d’autres personnes, on ne joue pas un rôle. On n’est pas en train de hiérarchiser nos problèmes, même les riches ont des problèmes, ce n’est pas ça que l’on dit. Les douleurs et frustrations on les a vécus, nous n’allons pas essayer de les garder pour nous et que ça nous ronge de l’intérieur. C’est la sincérité qui nous fait du bien.

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Avez-vous le projet de faire un DVD ?
On a beaucoup pensé au DVD, mais le problème c’est le support en lui-même, c’est un peu « old-school », nous on a décidé de casser un peu ça en 2014. On veut plus faire des hors-formats de 20 à 30 min, mais pas forcément les commercialiser, le but c’est que ça touche le plus possible de personnes, nous voudrions montrer des choses de nos vies, mais pas en DVD, plutôt via Youtube.
Pour le prochain album on a vraiment envie de proposer quelque chose de complet.
Le support papier nous plaît plus, pour Vieux Frères on a ajouté le livret, ça nous a beaucoup amusé de le faire, ça nous aurait même plu de faire un petit livre. Le film, on le réserve pour le net.

Comment se passe une séance d’écriture ? Vous travaillez sur papier ou sur ordinateur ?
Nous avons tout fait sur ordinateur. Un jour, on a vu Booba écrire sur son Black Berry, on a trouvé ça plutôt classe. Du coup, on fait pareil maintenant. Il n’y a pas de séance d’écriture, c’est vraiment au moment de l’enregistrement qu’on fait nos arrangements. C’est assez fluide en fait.

Vous avez dit chez Pascale Clark, que vous étiez des “ratés modernes”. Est-ce que c’est lié au fait que vous navez pas fait de crise d’ado ? Cest quoi des ratés modernes ?
Les « ratés modernes », ça vient d’un pote, ça semblait vraiment nous définir à merveille. Mais la donne a un peu changé aujourd’hui. On a récupéré de l’estime de nous-mêmes, on est plus tendres. En fait, notre ami a écrit un bouquin et on a tout de suite halluciné. On avait l’impression de lire « Sainte Anne », mais à l’échelle d’un bouquin !
Dans le résumé, il dit : « j’étais un raté moderne », il parle de celui qui fait tout comme il faut : il a eu ses diplômes, pas d’ennuis avec les keufs, un physique ni gracieux, ni disgracieux, mais il n’y arrive pas.
Nous, on joue à la Playstation, on fume des clopes, on boit des bières. On est content de voir qu’il y a rien qui bouge et que l’on reste toujours autant handicapé avec les meufs, ça changera peut-être.
Avec l’enchainement des concerts on a quand même des vies plus rangées qu’avant. On n’a jamais été aussi peu ado. C’est vrai qu’on a une nouvelle vie aujourd’hui, ça fait un peu colonie, mais ça n’en a pas vraiment la couleur.

On remercie le band d’avoir pris le temps de répondre à toutes les questions avec le sourire, bien que les membres soient tous malades ce jour-là – décidément ils font vraiment tout en groupe !

Interview à la sortie du concert de Marilou et Constance, deux fans venues de Poitiers

 

Quest ce qui vous attire quand vous écoutez Fauve ?
C’est différent, ça fait du bien ! Ce n’est pas le genre de musique que l’on entend actuellement à la radio, c’est une musique moderne, qui n’est pas prise de tête. On peut facilement s’approprier les textes. À la première écoute on est attentif aux paroles et ensuite, on se lâche.

Qui écoutent Fauve autour de vous ?
C’est très partagé, autour de moi mes amis disent : « Fauve c’est le meilleur artiste que j’ai découvert en 2013 ! » (Petit tacle à Stromae !)

Avez-vous apprécié ce concert ?
Les artistes sont très présents sur scène, ils se donnaient à fond. La salle a mis un peu de temps à répondre, mais à la fin, on était en totale transe !

Un petit mot pour Fauve ?
Ne changez rien, faites ce qu’il vous plaît ! On attend très impatiemment leur prochain album ! L’anonymat on trouve ça génial. Ca change. Le public aura la curiosité de venir les voir sur scène.

FAUVE en concert au Bataclan à Paris en mars (du 4 au 8), avril (du 8 au 12) et mai (13 au 17) prochains et en tournée dans toute la France

Festivals cet été : Nuits de Fourvière à Lyon, Garorock à Marmande, Beauregard à Hérouville St Clair, Musilac à Aix-les-Bains, Francofolies de la Rochelle, Les Vieilles Charrues à Carhaix et Carcassonne


B
Louis-Clément Mauzé

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Interview de Léo & Victoria du groupe THE PIROUETTES pour l’EP L’Importance des Autres

Ce vendredi, Léo et Victoria arrivent ensemble au Pop In où nous leur avions donné rendez-vous. Les pieds sur terre et la tête ailleurs, The Pirouettes sont revenus sur les origines de leur style musical et la sortie de leur deuxième EP « L’Importance des Autres » prévue le 17 février prochain. On a également pu en savoir plus sur leur manière de vivre la progressive reconnaissance qui fait de leur duo un des grands espoirs de la synthpop hexagonale. Au final, un moment très convivial passé avec un couple souriant qui aimerait “briller comme des étoiles”, tout simplement. 

Gérald & Baptiste : Vous êtes déjà venus jouer au Pop In ?
Victoria : On est venus jouer il y a un an au Pop In.
Léo : C’était un peu notre pire concert de tous les temps.
: A inscrire dans les annales !

G & B : Vous avez 41 ans à vous deux, seulement. Quand avez-vous commencé la musique ?
L : Pour être exact, j’ai commencé à six ans à jouer de la batterie dans ma chambre avec mon frère ; quand j’ai eu 10 ans le groupe Coming Soon s’est formé, et quand j’étais en quatrième, vers mes 14 ans, on a fait notre premier concert. Ensuite les choses se sont bien enchaînées, on a sorti un album, quelques EP. Un de nos morceaux – Vampire – s’est retrouvé sur la bande originale du film Juno, et là Coming Soon a vraiment décollé.
V : J’ai commencé la musique avec Léo, j’avais juste fait un an de violon quand j’étais au CP (rires). Je joue du clavier et je chante dans The Pirouettes, qui est mon unique projet musical. A côté de cela, je fais des études de photo, et un peu de vidéo aussi.

G & B : On a pu lire que « Is This It » est l’album préféré de Léo, quant à toi Vickie c’est « Modern Life Is Rubbish » de Blur. Vous avez pu en mettre dans The Pirouettes ?!
L : Pendant très longtemps, les Strokes ont été mon groupe préféré, depuis peu mes goûts musicaux ont évolué, car évidemment ce ne sont pas les Strokes qui ont motivé les Pirouettes, même si des choses sont probablement restées, notamment dans les mélodies de voix. On aime bien s’identifier au duo Elli & Jacno, à Luna Parker, à France Gall et Michel Berger – on a d’ailleurs repris une de leurs chansons, Comment lui dire ? – et on aime bien Yves Simon.
V : Et Christophe, aussi bien pour ce qu’il a fait avant que ce qu’il fait aujourd’hui. On a eu la chance de le voir en concert l’année dernière, dans un cinéma, c’était très cool.
L : Il y a plein d’expérimentations sonores dans ses derniers albums, c’est super intéressant.

G & B : On vous a vus en concert à la soirée « Tombés pour la France #4 » le 15 janvier dernier. Magic vous a classés parmi ses huit espoirs de l’année 2014, et dans leur numéro de février votre EP à paraitre est consacré single du mois. Comment vivez-vous cette reconnaissance ?
V : Magic nous aide vraiment beaucoup pour la promo du nouvel EP « L’Importance des autres ».
L : On commence à être pas mal sollicités pour des interviews, mais on ne s’emballe pas. Les Inrocks avaient fait un live report d’une soirée à laquelle on avait participé, sans une ligne sur notre passage…

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B & G : Comment vous situez-vous dans la scène pop française actuelle, alors que beaucoup de groupes émergent, un peu comme dans les années 70-80 en Angleterre ?
L : On est super fiers de faire partie de cette dynamique-là. On peut citer La Femme, qui est un groupe que l’on respecte énormément.

B & G : Qu’est-ce-que vous répondez à ceux qui qualifient votre musique de simpliste, ou de niaise ?
V : Le mot « naïf » commence vraiment à nous saouler. Ça peut être positif d’être naïf, c’est un chouette mot, dans le sens de la candeur.
L : Candide sonne mieux que naïf pour nous. Naïf a une connotation péjorative.
V : Ceci dit, je peux comprendre : nos morceaux sont souvent sautillants, on parle d’amour et de la vie de tous les jours. Mais en fait, c’est plus de la sincérité, ce qui n’empêche pas une certaine profondeur. Parfois, avec des morceaux trop biscornus, tu perds en sincérité et en spontanéité, forcément. Au final, notre musique est assez clivante, dans la mesure où, pour simplifier, soit t’aimes, soit tu détestes. Elle ne laisse pas indifférent. Tant mieux !

G & B : La critique qui vous a fait le plus plaisir, et celle qui vous a fait le plus mal ?
V : Parlons-en ! (elle regarde Léo)
L : Récemment, il y a eu un live report de cette soirée « Tombés pour la France #4 », pas très sympa pour nous.
V : Un bloggeur qui fait du pseudo humour, mais qui a surtout écrit des trucs méchants. Internet peut être un véritable défouloir de haine pour certains.
L : Ça nous fait chier ces trucs-là, on est assez sensibles.
V : En ce qui concerne la critique qui nous a fait le plus plaisir, il y a le live report que vous aviez fait, toujours de la soirée Magic. Il y aussi eu ce mec d’une cinquantaine d’années environ qui était venu nous voir à la fin d’un concert (à la Maroquinerie en première partie de Pendentif) et qui nous avait dit qu’on était des « jeunes gens modernes », que c’est comme ça en tout cas qu’on nous aurait qualifiés au début des années 80 puisque nous étions vraiment dignes de cette vague d’artistes : Elli et Jacno, Taxi Girl… Il y avait vraiment de la sincérité dans ce qu’il nous a dit et ça nous a fait très plaisir.

G & B : C’est quoi le secret de The Pirouettes ? Un style qui évoque les années 80, mais sans revivalisme, sans passéisme. En gros une musique moderne avec des références culturelles bien marquées ?
L : Pour nous, le secret c’est de ne pas se prendre la tête. Je vous avoue qu’on ne pense absolument pas à tout cela. On fait ce qu’on a envie de faire. Les références dont vous parlez sont venues naturellement. Les années 80, c’est une période qui nous touche, une période qu’on n’a pas vécue mais qu’on fantasme.
V : A propos de références culturelles des années 80, on peut aussi citer l’extrait de Star Wars dans Danser dans les boites de nuit, c’est un petit délire entre nous. C’est dans l’épisode 4, mon préféré.

G & B : Vous avez des contacts hors de Paris ?
L : Oui à Bordeaux, on a joué dans deux salles là-bas.
V : Il y a beaucoup de groupes à Bordeaux, une super scène pop. Rennes aussi bien sûr. On a peu de contacts dans le Sud-est en revanche. Côté festivals, on espère des propositions, mais en général on programme des groupes après un album, pas après un EP.
L : On va quand même être programmés au festival Cabourg Mon Amour, fin août.

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G & B : Et votre rapport à la scène ?
L : On a l’impression d’être un groupe hyper mauvais en live. On aimerait garder ce côté mignon, serré, qui fait notre identité, tout en passant à un truc un peu plus pro. C’est compliqué de garder un bon équilibre.
V : Je crois qu’avant les concerts je stresse moins que Léo, même si je suis la moins douée. Si je rentre mal dans un concert, cela va se ressentir tout le long du set : je ne m’éclate pas, je ne danse pas.

G & B : Léo, comment gérer Coming Soon et The Pirouettes en même temps ?
L : Les choses se sont toujours bien goupillées, mais j’ai peur qu’à terme ça coince. Je n’ai pas de priorité pour le moment, j’ai le même investissement sur les deux projets. Coming Soon c’est une sorte d’histoire familiale, donc je ne pourrai pas arrêter.

G & B : Victoria, tu es encore étudiante. Ton planning n’est pas trop compliqué ?
V : Je fais des études de photo en parallèle, ce n’est pas toujours évident de tout faire. Je dois souvent manquer des cours pour préparer les concerts.

G & B : Qu’est-ce-que vous attendez de l’année 2014 ?
L : On espère qu’on va vendre un max d’EP. On aimerait bien tourner plus. Partir avec Vickie, c’est la belle vie, c’est un peu les vacances. On prend le train, c’est cool (rires).

,G & B : Quel conseil vous donneriez aux gens de votre âge qui aimeraient mener des projets artistiques, mais qui n’osent pas se lancer ?
L : Il faut y croire. Il faut se donner les moyens d’essayer, même pendant une courte durée. Et le soutien des parents est très important.
V : Oui, c’est important. Mes parents ont toujours été très ouverts, ils m’ont toujours encouragée.

 A noter tout de suite dans vos agendas : la Release Party le 7 mars à l’Espace B, et la sortie de l’EP « L’Importance des Autres » le 17 février

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by Baptiste et Gérald
http://ljspoplife.magicrpm.com

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Mon beau-père est une princesse au Théâtre du Palais Royal – Critique & interview de Claire Nadeau

Mon beau-père est une princesse au Théâtre du Palais Royal : un petit bijou de tendresse avec un Michel Aumont sous un tout autre jour, étonnant.

Ce pourrait être le début d’un week-end agréable. Mais Rémi est prêt à tous les risques pour déclarer sa flamme à la personne la plus rétive qui soit au sujet de l’amour entre hommes: son beau-père, Michel.

En revanche, ne croyez pas que l’annonce est l’enjeu de la pièce. Le basculement opère dans l’insidieuse parade amoureuse qu’opère le gendre sur le père de sa femme. On est face à un flagrant-délit de manipulation: le but étant de piéger le patriarche à chaque occasion pour le faire céder à un peu plus de sensibilité. L’éveil des sens est en jeu. Et Rémi est prêt à tous les arguments – de belles trouvailles – pour arriver à ses fins.

L’écriture est très bien menée. Les situations permettent des scènes d’anthologie entre un Didier Bénureau jouant la séduction face à Jean-Pierre Aumont dont la carapace semble se fissurer.

Mon beau-père est une princesse renouvelle le genre en matière d’histoires d’hommes que tout oppose.
Et, avouons, nous pensons plus à Tenue de Soirée de Blier qu’à La Cage au Folles de Poiret.

Mais les femmes ne sont pas en reste dans cette histoire. La fille de Michel, Aude, est hilarante dans sa tentative d’interprétation des éclats de son père. Alors que Micheline, son épouse est plus tolérante et complice qu’il n’y paraissait.
Claire Nadeau offre une belle interprétation tout en malice et légères provocations.

Nous avons saisi l’occasion au vol pour poser à l’inoubliable interprète de La Divine Miss V quelques questions sur la pièce.

INTERVIEW de CLAIRE NADEAU

 

United States of ParisQu’est-ce qui vous a incitée à accepter le rôle? La pièce ou Bénureau ?
Claire Nadeau: Les deux, mon capitaine ! En fait, j’admire beaucoup les spectacles de Bénureau. Ils sont grinçants, insolents. Quand il m’a proposé faire des lectures pour qu’il puisse trouver un théâtre qui accueillerait la création, j’ai accepté volontiers. D’autant que je trouvais le thème très drôle, originale et décalé comme son auteur. Au fil des lectures et une fois la pièce acceptée par le Théâtre du Palais Royal, je me suis dit que c’était naturel de participer à cette jolie petite aventure. Donc, j’ai accepté principalement pour Bénureau, ensuite pour la pièce et enfin pour le lieu qui est fort joli.

UsofParisMicheline, votre personnage, semble avoir été taillée pour vous. Est-ce le cas ?
Claire: Elle ne l’est pas ! (rires) C’est le miracle des acteurs. En fait, il y a certains aspects que je ne comprenais pas dans mon rôle.
Je demandais à Bénureau ” pourquoi elle fait ça ? ” et il me répondait: “ma belle-mère est comme ça !” (rires) Donc, ça devait être cohérent au juste.

UsofParisEst-ce qu’une scène a été plus difficile pour vous à jouer ?
Claire: Oui, le solo de danse, par exemple, n’est pas ma spécialité (rires). J’ai beaucoup peiné.

Beaucoup peiné pour ce petit mambo, qui est l’expression de ma fantaisie. Mais qui est surtout nécessaire pour permettre à Michel Aumont de changer de costume. C’est une sorte d’intermède dans un ciné. Pas le truc le plus glamour… Mais au fil des représentations on s’y fait.

UsofParis: Vous allez finir par y prendre goût !

Claire: Allez savoir ! (rires) Si j’arrive à le faire en rythme sur la musique, ce sera déjà un gros point d’acquis. Et ce n’est pas le cas tous les soirs…

UsofParisA partir de quel moment prenez-vous du plaisir sur scène ?
Claire: J’aime quand les représentations commencent. Surtout pour une comédie, la fin des répétitions peut être pénible, car on joue dans le vide, sans les rires. Et nous sommes seuls.
Mais on a toujours l’impression lorsque l’on débute un spectacle que l’on est au maximum de ce que l’on peut faire à ce moment-là. Et puis petit à petit, on s’aperçoit que l’on peut s’améliorer.
En fait, je suis toujours contente. (rires).

Et au bout de plusieurs, on peut se dire: “pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt?”

UsofParis: Quel message en sortie de scène vous a amusée ? 
Claire: Côté public, nous rencontrons des spectateurs hilares, avec un large sourire, qui nous attendent à la sortie des artistes. C’est vrai que ceux qui se ne sont pas amusés, sont partis. Ils ne nous attendent pas.
Côté perso, une remarque récurrente m’est faite: je devrais garder la dernière robe que je porte sur scène pour mon profit personnel ! (rires) Beaucoup me disent qu’elle me va bien, sans doute parce qu’on n’a pas l’habitude de me voir avec des voiles vaporeux.

 

MON BEAU-PERE EST UNE PRINCESSE
de Didier Bénureau
mise en scène : Didier Bénureau avec la complicité de Catherine Hosmalin et Dominique Champetier
Avec Michel AumontDidier BénureauClaire Nadeau et Gaëlle Lebert

du mardi au samedi à 21h
matinées: le samedi à 17h et le dimanche à 15h30

au Théâtre du Palais Royal
38, rue Montpensier
75001 PARIS

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GIRLS IN HAWAII en interview : EVEREST, tournée en Chine et concert

Girls in Hawaii était attendu, très attendu par les afficionados et par nous.
Les premiers titres dévoilés lors du concert du Disquaire Day à la Gaité Lyrique nous avait captivés.

Misses – le nostalgique premier extrait du nouvel album – a enflammé la toile et réveillé les nombreux fans qui ne croyaient plus au retour du groupe belge après la disparition d’un des membres.
C’est dire si l’invitation aux grands espaces de l’opus 2013, Everest, est grisante.

L’équipe a rencontré Antoine et Lionel sur la terrasse du rooftop bar Nüba tout en haut de la Cité de la Mode et du Design, quelques heures avant un concert promo.
Il est question de la première tournée en Chine, de la Cigale et de l’accueil parisien.

Le concert au Trianon est déjà complet.
Courrez  donc vite réserver vos places pour l’Olympia en 2014.

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Girls in Hawaii en tournée et en concert en France

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