Archives de catégorie : Musique

Live report, chronique, interview…

Vendredi à Rock en Seine: CSS, The Kills, Biffy Clyro, Yuksek et Foo Fighters

Premier jour de l’édition 2011 du festival Rock en Seine. Retour gagnant de CSS, The Kills et Foo Fighters qui jouera les prolongations. Une nouvelle scène. Un budget de 6 millions d’euros.
Deux bonnes claques avec Biffy Clyro et Yuksek. Quelques goutes de pluie, un peu de boue. En fin de soirée, deux blessés étaient à dénombrer: la chanteuse de CSS et l’appareil photo d’une festivalière dont le zoom restait bloqué.

Panne de Ligne 10 oblige, la journée commence pour beaucoup de festivaliers par l’entrée en force du groupe écossais Biffy Clyro. Policés sur les photos officielles, les membres du trio balancent leur chemise pour assurer un set viril et vitaminé.  Tous tatouages dehors, ils réchauffent avec des  rythmes fiévreux à la croisée du grunge et du rock.

 Ensuite, virage sur la scène de l’industrie avec les petits frenchies de The Feeling of Love qui peinent à convaincre le public. Il leur faudra encore quelques bonnes heures de route pour pouvoir assurer un set à la hauteur.

Exit Young the Giant remplacé par Wolf Gang, sur la nouvelle scène de Pression Live. Ce dernier a l’air tout droit sortie des années 80, preuve l’écharpe blanche autour du cou du leader. Au final, les sonorités pour ados ne convainquent pas.

La tension et la fureur montent d’un cran avec le retour des tonitruants brésiliens de CSS. Lovefoxxx, la leadeuse du sextet nous emporte littéralement dans ses acrobaties et autres cascades. Dans un joyeux mélange électro-break dance, elle envoie une décharge festive jubilatoire et lance une vibrant « let’s dance like snakes ». En fin de concert, elle saute une dernière fois dans la fosse, cette fois,  pour donner la tracklist du show à ses fans. Manque de chance, dans son élan et à cause de la hauteur de la scène,  elle se tort la cheville. Sortie de scène grimaçant dans les bras de secouristes.

Passé le bling-bling et ultra référencé rappeur hiphopeur Kid Cudi, qui sent le Kanye West à plein nez, on retrouve avec un max d’envie  le retour de The Kills après le mariage glamour de Jamie Hince avec sa belle Kate Moss. Toujours aussi magnétique Alison Mosshart électrise littéralement les foules. A la manière d’une danseuse contemporaine, ses gestes, ses balancés de cheveux sont une vraie chorégraphique aussi poétiques qu’essentiels dans le charme de ce duo.

Et pour finir, deux choix cornéliens. Le premier: Foo Fighters ou Yksek? Les plus jeunes festivaliers, ados et tout jeunes adultes préfèrent la révélation électro française. Et ils n’ont pas tort.

Le deuxième: Paul Kalkbrenner ou Death in Vegas? Ce dernier ne surprend plus depuis quelques années, le public préfère le DJ berlinois. Son show parfait nous fait regretter nos très chers Daft Punk.

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Electrelane comeback in Paris – live à la plage de Glazart

Ciel clément au dessus de la Plage du Glazart pour le retour inespéré d’Electrelane, ce vendredi, à Paris.

On n’espérait plus trop une reformation. Certains d’entre nous, après avoir tout juste entendu les mélodies du groupe lors d’un de ses derniers passages à Paris – en première partie de Arcade Fire à l’Olympia, par exemple – se retrouvaient aussitôt en deuil suite à l’annonce de leur séparation en 2007.

Je n’étais donc pas le seul sur le sable humide à avoir retardé mon départ en vacances pour apprécier ces retrouvailles avec les quatre filles dans le vent.

Pas d’album en vu, pas de nouveau titre, ni « de label », de l’aveu même de Verity à un fan éploré.
Simplement pour nous,  l’envie de reprendre une bonne dose. Pour elles, le plaisir de partager à nouveau leur inspiration à travers l’Europe pour une tournée d’été débutée le 16 juillet en Turquie.

Le concert commence donc par un Gone under Sea des plus planants, pour enchaîner avec Bells. Le soleil refait surface pour éclairer les joues de la charmante Mia Clarke juste avant l’instru, Eight Steps.

Ros Murray à la basse, en profite pour exprimer, en français dans le texte, leur plaisir à toutes de jouer à la lumière du jour et de pouvoir voir leur public après cette longue absence.

To the East finit de ragaillardir les esprits. Et le rythme ne faiblira plus de la soirée.
Le visage de Verity Susman, aux claviers, ne peut cacher un sourire en voyant le public réagir aussi bien et entonner les refrains.

Ca chahute ferme et ça se pogo en devant de scène, quitte à écraser quelques pieds et envoyer des bières valser.

Arrive dans la setlist une reprise détonante et décalée. Celle de Smalltown boy de Bronski Beat alias Jimmy Sommerville, qui scotche les très rares récalcitrants qui n’avaient pas trémoussé leur arrière-train.

Les filles ne boudent pas leur plaisir à envoyer des riffs énergiques et décoiffants. Les franges volent, les doigts de Mia ont comme un don d’ubiquité.

Et l’on peine à se consoler à l’écoute du  morceau Long Dark envoyé avec force.

Mais l’aventure n’est pas finie puisque une vidéo de la soirée est à venir sur le site. Ouvrez l’œil!

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Sharleen Spiteri en interview aux Nuits de Fourvière à Lyon

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Après le compte-rendu du concert donné par le groupe Texas lors des Nuits de Fourvière, l’équipe d’US of Paris vous propose une petite surprise.

En effet, Sharleen Spiteri a comblé les quelques fans présents lors des balances du groupe, ce mardi. Entre autographes et séance photo, elle a accepté de répondre à 3 questions.
Le temps d’apprécier ses lunettes Rayban, son bel accent et son sourire.

3 minutes de complicité à partager.

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Texas en tournée estivale – escale à Lyon aux Nuits de Fourvière

Pour son retour en terres lyonnaises, le groupe Texas mené par une Sharleen Spiteri plus que jamais débridée a éloigné toutes menaces de pluie au dessus du Théâtre Antique de Fourvière.

Ce mardi, les fans sont venus de loin pour se délecter des retrouvailles du groupe made in Glasgow et de son public français. Jurassiens, Auvergnats, Parisiens composent un public joueur et compressé -4500 spectateurs débordant de la fosse et des gradins.  Et plus surprenant, il faut aussi compter sur la présence de Texans, from US. Au cours du concert, Sharleen évoque amusée l’anecdote arrivée à son  ingénieur du son s’approchant de deux spectateurs lors des balances en milieu d’après-midi. Ces derniers portaient fièrement un tee-shirt célébrant Texas. L’ingénieur les interroge sur leur attachement au groupe. Méprise, ils arborent les couleurs de leur état d’origine!

Après deux albums solo, Sharleen Spiteri a donc repris les routes des festivals d’été avec son acolyte de toujours Ally McErlaine. Après une première partie chevelue, menée par Medi, un peu trop rétro pour vraiment emballer, le groupe comble l’attente en balançant dès l’ouverture leur incontournable I don’t want a lover.

Suivent dans un rythme soutenu: Halo, Every day now et In our lifetime. Et un titre peu joué, de l’aveu même de la chanteuse, en dehors des dates françaises: So called friend.
En  milieu de soirée, Texas nous gratifie d’un titre inédit en guise de teaser pour un nouvel album sans date de sortie. Ce sera Conversation. Il est faut bien avouer qu’à la première écoute, le titre est un peu anecdotique par rapport aux standards qu’ils nous ont habitués à entendre depuis plus de 20 ans.

Tout en regrettant que le groupe ne nous offre pas plus de raretés de ces différents opus, le coeur chavire avec la reprise en acoustique de Tired of being alone d’une incroyable intensité. Sharleen garde pleine maîtrise d’une voie aux charmes exaltants.

Après cet aparté tout en douceur et complicité, Sharleen reprend le rythme pour ne plus le lâcher avec Summer Son et Black Eyed Boy. 
Déchaînée malgré un coup de froid à l’oeil, elle offre une facette  joyeusement délurée. Il n’est pas rare qu’elle s’amuse de quelques gestes suggestifs accompagnant les paroles de When we are together et soutenant un Inner Smile resserré à l’entrejambe.

Les cousins s’envolent à travers le Théâtre Antique, public et artistes comblés.

La caravane de Texas poursuit sa route du côté de Carcassonne, Six Fours, Monte-Carlo pour finir à Lorient le 14 août.

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I’m from Barcelona live in fire – Days Off Paris

Ce dimanche, I’m from Barcelona et la jeune chanteuse franco-polonaise Soko ont partagé l’affiche et la scène de la Cité de la Musique pour la dernière soirée revigorante du Festival Days Off.

Le fond de l’air de la Cité de la Musique offrait un avant-goût de vacances. Des chemises bariolées et fleuries égayaient la fosse. Les conversations bon enfant évoquent soleil et destinations exotiques.

Pourtant l’arrivée de la chanteuse-comédienne Soko, malgré un timbre rare, va refroidir l’audience venue pour s’éclater aux sons pop du groupe suédois. Armée d’un bonnet rayé et d’une robe surmontée d’un manteau épais, ce petit bout de jeune fille charmante ne parvient pas à embarquer avec elle des oreilles assoiffées de joliesse.

Tout d’abord ses airs folks à la guitare et ses textes ne poussent pas à l’euphorie. A l’annonce des titres Worry for me, I’m scared i’m gonna die alone, le public ne peut étouffer tout à fait un rire crispé ou un profond soupire.
Même le Happy happy birthday de la soirée, dédicacé à Juliane, la violoniste accompagnant Soko, se recentre sur une dure réalité : la mort. On perd courage quand la chanteuse nous évoque être sans logement depuis 2 mois, squattant le canapé de ses amis. Nous sommes témoins bien malgré nous de sa reconnaissance pour leur hospitalité avec : No more home, no more love.

 L’heure étant  à la fête, dernier jour de festival oblige, les mains profiteront des rares moments rythmés et relevés pour battre la mesure. Et trouveront leur salut avec l’arrivée surprise d’I m from Barcelona venu composer le chœur des derniers titres de la jeune artiste.

Après cette entrée en matière surréaliste, le public était donc bien loin d’être calmé. Il attendait sa dose de délirium contagieux.

Et il l’aura grâce à une troupe montée sur ressort. Coloré, souriant à pleine dents, le groupe insuffle la décharge qu’il fallait à cette soirée avec Get in Line. Suivi de très près des joyeux Charlie Parker et d’Always Spring –célébration du printemps, saison préférée du leader, Emanuel Lundgren.

Dans cette ambiance survoltée, les ballons et les confettis n’attendront pas le dernier morceau de la set-list pour s’envoyer en l’air.

Dans la fosse, ça chahute, exulte et transpire. Ca écrit même son 06 sur un ballon  à destination de la violoniste de Soko, revenue sur scène pour chanter avec le groupe.

Sur scène, le groupe tient la corde festive et légère tout au long de la soirée. Les membres ne ratent aucune occasion de grimacer, jumper. Alors bien sûr, ils nous auront privés de Battleships, hit de leur dernier opus Forever Today, pourtant de circonstance et d’un rappel à rallonge. Mais les festivaliers sont sortis sur un nuage, oubliant leurs petits tracas avant congés.

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CONCERT Ayo et Cyndi Lauper, duo original de Jazz à Vienne

Deux voix ont enchanté le public du Festival Jazz à Vienne ce vendredi. Devant un théâtre antique archicomble, comptant 8 000 passionnés, les deux têtes d’affiche de cette soirée Ayo et Cyndi Lauper se sont retrouvées le temps d’un duo inédit autour de Time after time.

Portée par un soleil couchant et chauffant, Ayo  fait son entrée sur How many people, titre phare de son dernier opus Billie-Eve. D’abord intimidée par la vue imposante de ce public réparti dans toute la hauteur du site, la chanteuse sait imposer très vite son aura à une soirée qui n’a plus grand rapport avec le jazz.

Plus habituée, comme elle l’avoue, aux festivals bruyants et alcoolisés, Ayo est surprise par l’écoute et ce public venu en famille. Effectivement, il n’estpas rare d’avoir à ses côtés un bambin chahuteur ou composant des avions en papier avec le programme du Festival.

La jeune chanteuse, 30 ans tout juste, touche par sa générosité et une énergie communicative, notamment avec I’m gonna dance ou ses envolées de samba ou hip-hop. Mais son charme atteint un nouveau niveau, après le rappel, avec son hommage à Michael Jackson. Gantée, chapeautée, Ayo offre toute sa grâce à I want you back, si bien qu’il est difficile de la voir partir une fois entonné Down on my knees. D’autant plus quand le titre prend ici une toute autre dimension, plus aérienne, après le matraquage médiatique qui nous avait conduit à une relative overdose.

Après une telle force, la nuit tombée, l’attente est fébrile quant à la présence de l’artiste pop américaine. Pas d’entrée de star. Une rose à la main posée sur le devant de la scène pour conjurer le sort, Cyndi Lauper entonne son premier titre bluesy de la soirée. A contre-temps, râleuse contre l’équipe d’éclairagistes qui avait laissé Charlie Musselwhite son harmonica-man dans l’ombre, la soirée semble mal engagée.

Et pourtant, la chanteuse se laisse attendrir par les bondes ondes de la soirée. Et puis, elle av une excuse: le stress de son « premier festival de l’été ».

Toute pardonnée, elle nous surprend par ses hommages aux blues, synonymes de « retour aux sources aux premières années », de sa carrière. Elle se trémousse et reprend du mordant avec Early in Mornin’, Cross Road et son « tribute to » Albert King avec Down don’t bother me. Mais elle n’oublie pas pour autant ses hits. Les mains se lèvent vite pour battre la mesure de She Boop, Good enought ou encore Change of heart.

Elle ose même The world is stone acappela, rapidement interrompu. S’apercevant que, malgré le texte scotché au sol, sans accompagnement musical la tentative est périlleuse.

Mais la surprise vient de son duo improvisé pour l’incontournable Time after time. Ayo savourant le concert dans les coulisses rejoint la démoniaque Cyndi. A nouveau intimidée par la présence de l’icône 80’s, Ayo savoure ce moment unique, rare pour les festivaliers habitués à l’enchaînement de sets sans échange entre artistes.

Le temps file et la queen Lauper reprend la route de sa tournée après un True Colors qu’elle associe à un hymne aux libertés, récemment touchée par la légalisation du mariage gay à New York. Le point levé, elle offre une version intime à ce tube dans un duo appalachian dulcimer –sorte de harpe américaine – et harmonica saisissant.

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Jacno Future sans Elli : hommage et concert

Ce jeudi, Cité de la Musique, premier jour du Festival Days Off. Pour l’hommage rendu à Jacno, il manque deux femmes sur scène. Elli Medeiros, la complice de toujours et Brigitte Fontaine interprète de la reprise Je vous salue Marie. Malgré ces absentes, l’heure est à la fête.

Jean-Charles de Castelbajac ouvre la soirée par un texte sur l’homme et l’ami. Deux facettes d’un artiste hors du commun, fantasque et visionnaire.
Docteur Denis et Mister Jacno. Le couturier nous rappelle quelques éléments du lexique à la Jacno: « classieux » – il l’était assurément – et « rongeur » pour qualifier noblement un taxi.

Alex Beaupain suivi de Thomas Dutronc ouvre une suite de reprises, plus ou moins sages, plus ou moins révérencieuses.


Mais le public attendait Le couple de la soirée, reformé pour l’occasion. Et oui, Benjamin Biolay retrouvait la belle Chiara Mastroianni pour le titre D’une rive à l’autre. Tout en pudeur, on renoue avec le souvenir de ce duo qui tournait, il y a quelques années déjà, en France pour accompagner le disque: Négatif.
Chiara est timide, toujours. Et elle touche droit au coeur, à chaque fois.

Aussitôt, Jacques Higelin prend le relais avec un texte de son cru. Il redonne vie au  « Capitaine Jacno » disparu. Dans une envolée dense et  enflammée, Higelin découvre une part poétique du compositeur et  producteur.

Ensuite, Miossec et Les Valentins, Etienne Daho se succèdent. Et Dominique A donne pleine mesure à la modernité de Jacno avec Je t’aime tant. Un texte qu’il aurait pu écrire mais dont il est, ce soir, l’interprète saisissant de maîtrise.

Le bal des interprètes se finit avec la furieuse joliesse de Coming Soon pour un For you revigorant. La soirée est finalement trop courte. L’hommage aurait pu être plus long encore. Dans les années 80, la fête ne finissait jamais.

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Concert TOM JONES diabolise Jazz à Vienne & Matt Dusk

Semaine grand écart. Tout juste sorti de l’euphorie d’Arcade Fire au Zénith, j’ai pris un train express pour le sacre de Tom Jones à Jazz à Vienne.

Faut bien savoir que les vieux crooners, ça court pas les rues. Il y aurait bien Paul Auka. Mais il a un sourire trop artificiel pour être honnête.
Et puis Tom Jones ce sont des souvenirs, plutôt décalés et un organe sans pareil.

Comme beaucoup de trentenaires, je l’ai découvert dans la série Le Prince de Bel-Air lors d’une apparition surréaliste en Dieu le père entonnant son hymne:  It’s not unusual. Sans oublier une participation en guest-star inégalée dans le film de Tim Burron, Mars Attacks!

Et ce mercredi, heureux de constater que je n’étais pas le seul « jeune » de la soirée, dans les gradins et aussi sur scène avec la présence, en première partie, du canadien Matt Dusk. Un petit jeune qui minaude à n’en plus finir. Tout est tellement sous contrôle – costume serré avec chaussures vernies, choucroute de cheveux gominés, sourire de tombeur – que l’on pourrait croire à un retour violent dans les années 50.

Matt a décidemment les atouts pour être un pur crooner pour grand-mères, avec ses petites chansonnettes qui sentent bon le miel: My little miracle is you. Mais pas sûr qu’il fasse chavirer le coeur des plus jeunettes.

Passée cette jolie guimauve laquée, le public n’en pouvait plus d’attendre le King.
Tom Jones fait alors son entrée sur un très rock Burning Hell. On ne devine que sa silhouette. Ce soir, il sera démoniaque pour mieux nous accrocher à sa voix. Et quelle voix! Avec les années, sa passion pour le Dom Pérignon, il n’a rien perdu de ce coffre.

Les petits pas du crooner sur les premières chansons laissaient à penser que l’âge avait marqué quelques points. Mais Tommy est un diesel, et il s’échauffe tout au long du concert. Son regard espiègle ferait perdre le nord à un pigeon voyageur.

D’anecdotes sur les reprises de Jerry Lee Lewis aux éclats de rires, l’esprit et le déhanché d’Elvis le guettent. Notamment quand il s’agit de reprendre Run on.

Passé minuit, Tommy finit par venir à bout d’un public qui peine à quitter son siège. Vient alors le dernier titre, devant un parterre debout. Ce sera un Kiss retentissant avant le salut final.
Le public sort du Théâtre antique revigoré, avec l’idée qu’il n’est peut être pas prêt de revivre une rencontre aussi intense avec le crooner made in England.

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Concert le groupe ARCADE FIRE surchauffe le Zénith de Paris

Il a fallu attendre presque un an pour revoir Arcade Fire sur scène à Paris. Ce mardi, dans un Zénith surchauffé, les huit membres du  groupe ont fait oublier le concert du Rock en Seine édition 2010 écourté pour cause de pluie.

Arcade Fire Zénith Paris concert live

Je n’étais pas le seul à vouloir ma dose d’Arcade Fire pour l’été. Car un été sans Arcade Fire, c’est comme un Nice sans personnes âgées. Ca se supporte mais il manque quand même un peu truc.

Et le public était aux aguets. A la demande de Win Butler, les gradins ne se sont pas fait prier pour se lever aux premières notes de Keep the car running, deuxième titre de la soirée. Les mains se sont levées  pour battre la mesure, oubliant éventails et autres appareils photo ou téléphonnes. Car c’est plutôt rare une fosse de concert sans un paquet d’écrans lumineux tentant de capter un bout de musique ou voulant faire une photo nette.
Les fans s’étaient bien donnés le mot: il ne fallait pas rater une miette ou un accord de ce show millimétré.

Pas de paroles superflus non plus, les titres se sont enchaînés dans une frénésie tonitruante.
Le groupe nous a gratifié, au passage, d’une rareté: Vampire / Forest fire, que l’on n’avait pas entendu depuis 2005. Les décibels ont monté d’un niveau avec Month of May, de leur dernier opus The Suburbs pour ne plus faiblir jusqu’à l’éclat final de Régine Chassagne avec Sprawl II.

Arcade Fire poursuit son tour de France avec le Main Square d’Arras, Les Eurockéennes de Belfort et les Déferlantes à Argeles-sur-mer.

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Live-report Concert PENDENTIF, MORNING PARADE & Francesqa à la Flèche d’Or

Vendredi soir, nouveau rendez-vous de l’Inrocks Indie Club à la Flèche d’Or. Le programme est alléchant : 4 groupes sont invités à célébrer la fin de semaine.

On commence par une amusante découverte avec les Français de Pendentif.  Les textes de haute volée, comme : « je me sens trop bien dans ta ville du coup je vais rester chez toi ! » ou « Vengeance tardive » augurent d’un set joyeusement naïf, rythmé et bon enfant. L’aspect chorale de la bande avec échange d’instruments en cours de set, fait forcément penser à Arcade Fire. Pour l’heure, nos petits Frenchies sont encore un peu timides mais ont de l’énergie à revendre.

En contre-point, Morning Parade prend le relais. Les 5 compères sont plus sombres, une classe haut dessus, car aguerris à la scène et donnant de leur personne : le chanteur sue à grosses goutes. Une première date en France pour ces musiciens venus d’Harlow, in England.  Les titres fiévreux s’enchaînent, l’énergie ne faiblit pas, à l’image de l’imparable A&E.

Pour le 3e set, je me sens d’un coup un peu plus seul. La salle s’est un peu vidée et en me retournant, je constate que le public a rajeuni. Je ne rêve pas : des adolescentes ont pris place pour savourer la pop romantique de Francesqa. Un groupe aux allures faussement « bad boy ». Ca va aux toilettes avec un air grave avant d’entrer sur scène, ça boit une canette de coca entre deux titres. Seul le piercing sur la narine droite du chanteur pourrait indisposer belle maman.
Pour l’heure, ils sont encore bien jeunes et n’ont pas le charisme de The Killers qu’ils essaient d’imiter.

La tête d’affiche : The Leisure Society offre une fin de partie aux accents lyriques et léchés. Ne doutons pas de les voir  revenir à Paris pour prouver une nouvelle fois de l’étendue de leur chant.

www.myspace.com/morningparade  un titre gratuit à download

Retrouvez Morning Parade au Festival les Inrocks, le 4 novembre à Lille et le samedi 5 novembre 2011 à la Cigale

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