Archives de catégorie : Coups de coeur !

Ouverture de l’Hôtel Jules et Jim à Paris: concept nouveau, chic et convivial

Fini les apéros cachés organisés au cours de l’été en plein chantier de l’Hôtel Jules et Jim, installé rue Gravilliers, dans le 3e. Chaque grande étape était en effet, l’occasion de rendez-vous conviviaux. L’équipe du blog avait ainsi pu assister à l’installation du mur végétal dans la cour de l’établissement.

Depuis quelques jours le décor sent bon le neuf. Le cadre feutré du hall d’accueil mais aussi celui du bar invite à la confidence et à la complicité.

Lors de la soirée d’inauguration, les yeux des convives ont du mal à contenir leur surprise en découvrant le décor de cet hôtel composé de matériaux simples et durables: verre, bois massif, pierre, béton brut et Hi-Macs – coque composite composée de pierre, résine et liant.

Première étape, le comptoir d’accueil, lumineux, recyclable et arty.

Une fois saluée la jeune hôtesse d’accueil souriante, nous franchissons une porte nous menant dans la cour intérieure. Ici, la vue est imprenable sur les deux autres bâtiments composant l’établissement: deux maisons de deux étages.

Derrière les murs, des chambres au charme discret, cosy et parfaitement insonorisées. Il vous faudra vraiment tendre l’oreille pour surprendre les conversations des chambres voisines.

Chacun des trois bâtiments offre ainsi un cadre de nuitée distinct et original. Nous en pinçons pour les petites chambres de l’ensemble situées  au 8e étage du premier immeuble avec vue sur le Sacré Coeur, pour la première et vue sur les toits du 3e arrondissement, pour la seconde.

Au cours de cette soirée festive, une nouvelle tendance qui fera des émules. Aux côtés des cocktails et autres coupes de champagne un peu trop classiques au demeurant, un bar à soupe est aussi proposé pour réchauffer les plus téméraires préférant la chaleur d’une cheminée en extérieur.

La sélection musicale orchestrée par la malicieuse Béatrice Ardisson nous offre des reprises qui incitent souvent à interrompre sa conversation pour reconnaître la version originale.
De son côté,  Geoffroy Sciard, désormais directeur du lieu,  n’en finit  plus de sourire et se réjouir de la fin d’une aventure faite de graviers, marteaux piqueurs et casque de chantier et des premières heures d’une nouvelle plus sereine, internationale et tout aussi inventive.

Au fait, vous doutiez-vous qu’il faisait aussi chaud sur le chantier de l’hôtel?

Photographie de Bruno Perroud, de la série Instantanés

Hôtel Jules et Jim
11, rue des gravilliers – 75003 PARIS

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2062 aller-retour vers le futur : exposition, concerts, projections Gaîté Lyrique

La Gaîté Lyrique vous offre une First Class pour un retour dans le futur. Immersion dans un monde de tous les possibles, imaginé, fantasmé, euphorisé par un noyau dur d’artistes contemporains.

Vous avez prévu quoi en HELLO™? Les paris sont ouverts et les inspirations sont bouillonnantes pour inventer les prochaines décennies.

Une mise en bouche d’abord avec deux vidéos tournées en extérieur: une mer dialogue avec elle-même à côté d’un point de vue sur route montagneuse over-fréquentée par une transhumance de voitures et autres camping-cars. Un peu plus loin un tableau cinétique propose un point de vue sur un loisir bien apprécié par les Frenchies: le pédalo.

Les chenilles de nos poubelles se sont métamorphosées en sac de couchage et l’on ne comprend toujours pas à quoi peut bien servir ce Watercool inventé par le collectif Pleix. Ce groupe d’artistes a d’ailleurs une place de choix au sein de l’exposition avec une série de plusieurs propositions.

Ainsi, les sept artistes qui composent Pleix nous délectent les papilles de leurs inventions culinaires Pop avec un mur de vidéos de produits colorés, onctueux et avant-garde.

Le collectif nous prouve aussi, si l’on en doutait encore, que l’animal n’est pas le meilleur ami de l’homme.  En tout cas, dans le futur, chaton, vache et ourson ne se cacheront plus pour montrer leur dégoût de l’espèce humaine. Bien fait pour nous, depuis le temps qu’on leur pourrissait leur espace vital.

Au fil des salles d’exposition, le visiteur s’étonne de l’absence de questionnement autour du corps humain. Il semble que pour les artistes qui ont planché sur la question, c’est plus l’environnement de l’homme et de la femme qui va s’adapter que l’inverse.

En tout cas, les trouvailles sont nombreuses et réjouissantes. Comme cette caverne imagée par François Olislaeger. Tel un Indiana Jones, à la lumière d’une led, le visiteur se retrouve à explorer les peintures rupestres futuristes de l’artiste. L’ingéniosité de cette installation fixe des images fortes de cette projection de nos années à venir.

Le parcours se finit par un petit frisson: franchir une autre dimension et devenir un spectre. Comment? En  adressant un mail à envoi retardé à un proche ou à soi-même mais aussi en enregistrant un message par téléphone ou une vidéo avec l’Urne transtemporelle.
Imaginez plutôt la jubilation d’Interroger l’autre à distance et dans le temps. D’envoyer une déclaration d’amour qui sera lue dans 10, 20 ou 40 ans. Ou de se poser une question qui n’aura pas de réponse immédiate.

A la fin de l’aventure, certains se demandent si les inventions de David Guez et Michel Reilhac ne pourraient pas se dérober avec le temps ou s’autodétruire. C’est plutôt amusant de penser que notre message enregistré pourrait partir dans lymbes de l’espace-temps. En tout cas, pour tous ceux qui n’habitent pas Paris, vous pouvez participer à cette performance interstellaire en vous connectant sur site 2067.hypermoi.net

2062 Aller-retour vers le futur
Expo, performances, concerts, projections et théâtre

A la Gaîté Lyrique jusqu’au 25 mars 2012
3 bis rue Papin 75003 PARIS

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Matryomin Ensemble Mable Live in Vernissage exposition 2062 aller-retour vers le futur – Gaîté Lyrique à Paris

C’était la soirée à laquelle le tout Paris branché, geek et uber-sexuel se devait d’assister, quitte à refuser un dîner avec maman ou un dernier verre avec son collègue de boulot.

Ce mardi, à la Gaîté Lyrique, l’exposition HELLO™ accueille une foule de visiteurs compacte mais disciplinée.

En guise de cerise sur le gâteau, avec le champagne et le petit sac en toile souvenir: un invité musical surprise.
Le Matryomin Ensemble Mable, en provenance directe du Japon, foule pour la première fois le sol parisien pour une courte performance.

Cette formation, armé de drôles d’instruments en forme de poupées russes, nous a offert des reprises savoureuses de grands airs dont L’hymne à la joie.
Nous n’avons pas pu résister de partager cette cover de Over de Rainbow

Image de prévisualisation YouTube

Exposition 2062, aller-retour vers le futur
Jusqu’au 25 mars 2012
A la Gaîté Lyrique

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Design: La boutique-atelier Cocobohème à l’assaut de la Goûte d’Or

 La fine équipe est tombée sous le charme de la boutique-atelier Cocobohème fraichement installée – 29 novembre dernier – dans le quartier de la Goûte d’Or.
Le halot de lumière en fin de journée et les vitrines ont fait l’effet d’un appel incontrôlable.

Guidez par les mille et unes petites idées ingénieuses, amusantes et décalées, nous ne pouvions résister plus longtemps à l’envie de pousser la porte pour aller à la rencontre d’un couple de créateurs attachant et accueillant.

sticker ardoise cocoboheme boutique atelier paris

Après avoir connu plusieurs succès dont le sticker ardoise (copié en plusieurs milliers d’exemplaires par les chinois), Catherine et Christian installés depuis 30 ans dans le quartier, ont choisi d’ouvrir boutique et atelier pour présenter leurs créations et celles de leurs ami(e)s.

Et l’inspiration ne manque pas à en juger par la déco pour oeilleton de porte – en bois de bouleau – dont les ricains raffolent.

Un peu plus loin, certains se prendront de passion pour les cahiers de notes au motif imitation papier de boucher, avec citation en deuxième page.

Sur le présentoir central, des sucettes en chocolat avec impression bois du plus bel effet.
Des bijoux faussement vintage, de l’autre côté, combleront les envies de votre petite amie.

Que peut-on rajouter à la vue de cette planchette de bois en forme de cochon pour couper votre charcuterie.

 L’équipe en pince grave pour les cintres en carton chien ou chat à habiller. Pour chambres d’enfant et adultes.
Rajoutez-leur une veste et les célibataires ne seront plus seul(e)s dans leur studio.

Les bouchers hallal d’en face  n’ont pas manqué de manifester leur enthousiasme dès les premièrs jours suivant l’ouverture. De l’aveu même du couple, “les habitants du quartier étaient en attente” de vitrines inspirées et railleuses.

Que faites-vous encore devant votre clavier?
Foncez!

 Cocobohème
22, rue de Jessaint 75018 PARIS

Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h

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Pictoplasma à la Gaîté Lyrique: exposition, festival autour de sacrés monsters virtuels

 Pour juger de la démesure de la création artistique contemporaine et du foisonnement de ce courant appelé le “character design”, rendez-vous à la Gaîté Lyrique jusqu’au 31 décembre. Après cette immersion en terre extra-inconnue, Pictoplasma, vous ne regarderez plus votre ours en peluche ou votre poupée, comme avant.

Souvenez-vous.
Enfant, notre univers était peuplé de personnages et de monstres gentils que nous pensions extraordinaires: Mickey, Babar, Polux et Zébulon, Miss Kitty ou encore les Minipousses.
Bercé de tant d’insouciance, les plus étourdis d’entre nous, vont se prendre le Festival Pictoplasma, en provenance de Berlin, en pleine face.

Et en parcourant les salles d’exposition ce mardi, soir du vernissage, ils étaient nombreux, adultes et enfants, à ne pas pouvoir contenir leur étonnement devant ce foisonnement visuel et cette galerie grandeur XXL de créatures plus colorées, bariolées, improbables et décalées les unes que les autres.

Et les influences et interconnections entre les propositions sont légion. Comme l’installation The Missing Link, installation et vidéos, rendant hommage à la figure du Big Foot et qui a de curieux airs de ressemblance avec Max et les Maximonstres, film de Spike Jonze.

Le duo chien-chat des créateurs Ben et Julia laisse, quant à lui, sans voix. Un chien-roi, masqué, prénommé Kaluk, trône de toute sa grandeur. Il est secondé par un chat, raide et tout aussi énigmatique.

Les oeuvres se suivent mais ne se ressemblent pas pour autant, comme ce bronze tout en épure et pourtant prodigieusement attachant, des artistes américains Sam Borkson et Arturo Sandovall.

Vous aurez compris qu’il ne sera pas aisé pour votre regard de ne pas briller face à ces nouveaux personnages qui pourraient bien devenir vos prochains amis imaginaires ou les compagnons de vos nuits d’insomnie numériques.

 Exposition et Festival Pictoplasma, Post Digital Monsters
Jusqu’au 31 décembre 2011

A la Gaîté Lyrique 3 bis rue Papin 75003 PARIS

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Exposition: Yayoi Kusama, la folle de Pompidou – rétrospective de l’artiste nippone à Paris

De Yayoi Kusama, vous connaissez forcément ses séries de pois. Plus rare, vous avez peut être déjà pénétré dans une de ses installations à la Villette, par exemple.
Le Centre Pompidou vous offre l’occasion unique de découvrir plus d’une centaine d’oeuvres dont les travaux de jeunesse de l’artiste japonaise, illuminée et excentrique, âgée aujourd’hui de 82 ans.

Ces derniers mois, une nouvelle vague dans laquelle les grandes métropoles s’engouffrent: célèbrer l’art de Kusama. Après la Galerie Gagosian à Rome et le Museo Reina Sofia de Madrid, et juste avant la Tate Modern de Londres en février 2012, c’est au tour de Beaubourg de se pâmer devant l’icône de la performance new-yorkaise et du pop art made in Japan.

On dit de l’artiste nippone qu’elle est folle, depuis qu’elle a fait le choix d’un internement volontaire en hôpital psychiatrique.
Et si cette décision n’avait été motivée que par la seule volonté de s’isoler des tumultes environnants et trouver ainsi pleine inspiration?

En tout cas, Yayoi Kusama ne cesse de fasciner, interroger, amuser. Aux côtés de ses premières toiles s’inspirant de l’univers surréaliste de l’artiste espagnol Miro, on découvre de surprenants autoportraits agrémentés de pois. Cet art de l’accumulation des figures se retrouvent à travers le détournement de canapés, fauteuils et autres robes rehaussés de protubérances en tissu, aux formes curieusement phalliques.

Le ludique interactif est lui à chercher du côté des installations. Des boîtes de pandore ouvertes sur des jeux de miroirs, de couleurs et de lumière. Le moment d’extase et de communion étant à expérimenter du côté de la création 2011. Un cube fait de petits leds changeant de couleurs et s’offrant dans une semi-pénombre éclatante. Interdiction de se tirer le portrait dans cette oeuvre-attraction. Sans doute pour garder pleine émotion d’une douce rêverie.

Preuve du nouvel engouement pour cette ambassadrice  japonaise, le galeriste Pierre-Alain Challier a attiré toutes les convoitises sur les dernières estampes signées de l’artiste. Certains collectionneurs, un brin spéculateurs, ont fait quelques réserves en en en acquérant plusieurs à la fois. En tant de crise, c’est bien connu, investissez dans l’art.

Faut-il encore hésiter pour ne pas succomber à l’énergie de cette octogénaire plus excentrique encore que notre Brigitte Fontaine nationale?

 Yayoi Kusama au Centre Pompidou
Jusqu’au 9 janvier 2012 de 11h à 21h

Place Georges Pompidou 75004 PARIS

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Exposition Sempé, un peu de Paris et d’ailleurs – rétro à l’Hôtel de ville

Jean-Jacques Sempé s’offre aux parisiens dans un tourbillon de dessins, en investissant les salons de l’Hôtel de ville pour une exposition en forme de rétrospective joliement intitulée: Un peu de Paris et d’ailleurs. Un foisonnement de planches qui vous ferait perdre l’équilibre.

Ce jeudi, soir de vernissage, les invités se font une raison. Il n’est pas rare d’entendre: “je reviendrai!” Face au piétinement devant chaque dessin et surtout mesurant l’étendu des détails savoureux et discrets qui peuplent les planches de l’illustre dessinateur de la rive gauche, force est d’avouer qu’un seul tour ne permettra de saisir l’ampleur de l’oeuvre.
Dans l’idéal, on rêvait préférer d’être seul dans ces beaux salons.

Cette première rétrospective du papa du Petit Nicolas a tous les ingrédients pour être un nouveau succès. Rajoutez-y les vacances de Noël et elle sera l’attraction de toute sortie familiale.
De toute évidence, la solitude ne sera donc jamais de mise pour vous comme pour moi.

Devant les oeuvres, une trentenaire fraîchement sortie de son bureau demande à sa copine: “Tu connaissais Sempé?”. Cette dernière lui répond:”Bien sûr, dans les pages de Paris Match!” Certains en oublieraient presque que le dessinateur s’est illustré dans bien d’autres parutions comme L’Express, le magazine Pilote mais aussi le New York Times et surtout  The New Yorker pour qui il réalisera de nombreuses couvertures.
Les originaux de ces couvertures, de vrais bijoux de graphisme, sont exposés dans une salle consacrée à cette collaboration artistique prestigieuse.

Après les premiers croquis qui ouvrent l’exposition, une sélection de dessins inédits datant des années 2000, pour la plupart, vous plongent dans des décors et des situations incongrus, décalés ou déconcertants. Les formats de certains d’entre eux surprennent le public, plus habitués aux formats livres publiés chez Denoël.

L’expo n’est pas consacrée qu’au seul hommage d’un homme à sa ville d’adoption: Paris. Les buildings et autres citernes d’eau de la Big Apple invitent aussi au dépaysement.

Malgré l’humour et l’incongruité, la nostalgie transpire de certaines planches. Celle d’un temps où les situations étaient peut être plus inspirantes pour cet observateur de génie.
Ce dernier le confesse: “Je me sens beaucoup plus proche d’un temps où les autobus avaient des plateformes. C’était un enchantement. J’adorais dessiner les autobus à plateforme. Maintenant, comment voulez-vous dessiner un autobus? Ils ressemblent tous à un car de voyage, à un camion de livraison.”

Exposition: Sempé, un peu de Paris et d’ailleurs… jusqu’au 31 mars 2012
Exposition gratuite à l’Hôtel de Ville
Salle Saint-Jean
5, rue de Lobau
75004 Paris
Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h

A noter: une édition spécia

A noter: une éditions spéciale du livre de l’exposition “Un peu de Paris” tiré à 100 exemplaires accompagné d’une gravure numérotée et signée, à découvrir à la Galerie Martine Gossieaux

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La Galerie Arts Factory fête ses 15 ans et le Teen Spirit

15 ans que la galerie nomade, Arts Factory joue avec nos nerfs, que ce soit à Paris ou à Nantes. 15 ans de décalage, de propositions borderline, d’irrévérence et d’inspirations qui cognent bien en dessous de la ceinture. Les responsables de cette invitation aux bords de la transgression sont les deux fondateurs: Effi Mild et Laurent Zorzin.
Et le plus fort, c’est qu’on en redemande!

Mardi soir, l’Espace Beaurepaire fait le plein d’amateurs, fidèles, amis pour le birthday d’Arts Factory. Jamais l’Espace et le trottoir n’avaient été aussi bien garnis de beaux peoples.

Parmi les artistes phares et stars présentés – l’illustrateur américain, Charles Burns et une nouvelle volée de sérigraphies en noir et blanc, Loulou Picasso se découvrant en grand format et Ludovic Debeurme offrant de nouvelles rêveries – les petites nouvelles se payent une bonne tranche de spotlights telles: la dessinatrice et auteure de BD, Nine Antico, la nantaise Danny Steve et son trait fin ou encore Véronique Dorey qui croque avec malice la fausse candeur de certaines jeunes filles.

Il faut bien avouer que l”inconditionnel de la galerie aime être maltraité, malmené, poussé dans ses retranchements les plus inavouables. Et il est comblé car ça dérape le plus souvent dans le SM avec Tom de Pékin, devenu plus voyeur cette fois. Ca grimace dur ou rit jaune devant les dessins des les frères Guedin et leur théâtre des horreurs.

Devant les oeuvres, deux jeunes trentenaires s’en veulent un peu de ne pas avoir attendu le lendemain pour éviter la foule. De l’autre côté du buffet régressif, une maman essaie de motiver son fiston – les yeux et les mains dans les bols de bonbons – à l’accompagner faire une pause dehors.

La célébration dure jusqu’au 8 octobre. Au programme, rencontres, soirées et carte blanche à la Revue Collection qui vous replongera dans les icônes de vos tendres années d’adolescence.

Exposition du mercredi 21 septembre au samedi 8 octobre 2011
 Espace beaurepaire – 28 rue beaurepaire – 75010 paris
Tous les jours 12h30 / 19h30

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Exposition Des jouets et des hommes – Galeries nationales Grand Palais

Ce serait donc “l’exposition de Noël” avant l’heure, annoncent journalistes et premiers visiteurs. Il n’est pourtant pas question de trouver des idées pour remplir notre liste de cadeaux à envoyer au Père Noël.

L’exposition Des Jouets et des hommes est avant tout un prétexte pour se replonger dans nos souvenirs d’enfance et surtout ceux de nos parents et grands-parents.

Dans ce terrain de jeu muséal que nous proposent les Galeries nationales du Grand Palais, le visiteur se plait à observer l’infinie inventivité – d’artisans, inventeurs, artistes ou scientifiques – déployée pour satisfaire les aspirations des petites têtes brunes, blondes ou rousses, à travers les siècles.

Les mystères de certaines créations interpelent, rendent perplexe et amusent. Par exemple, comment ne pas résister aux minois de ces deux athlètes précoces que votre grand-mère aurait sûrement serré dans ses bras, alors qu’elle était une toute jeune enfant?

Comment aussi ne pas s’interroger sur les motivations de ce père de famille qui a offert à sa fille de 8-9 an, à la fin des années 40, la reconstitution de deux salles du service de nourrissons d’un hôpital – avec lits, infirmières et poupons.

Et quid du réel attrait des petites filles pour un babyfoot Barbie?

Les objets de marque ou sous licence exclusive, type Star Wars ou Batman, côtoient de véritables oeuvres à roulettes, à poils ou en bois, comme ces inventions mécaniques ayant pris forme dans les mains de Fernand Martin. Mais aussi des toiles de maîtres comme La nuit de Noël du peintre Gustave Doré.

Pas de chronologie dans ce parcours joliment régressif et enchanteur. Les commissaires ont opté pour un jeu de thématiques bon enfant: animaux, filles, garçons, robots, quand je serai grand(e) je serai…

Blance neige et les 7 nains figurines Des jouets et des hommes
Dans ces salles un peu trop sages, où se déploient nombre d’objets inertes, se niche un trublion de premier ordre en la personne de Pierrick Sorin. Artiste vidéaste, tel un garnement facétieux et irrespectueux, l’artiste-vidéaste fait de ses petites scénettes de véritables bouffées d’air. Incongrues, décalées ou féériques, comme cette cheminée hommage à Orson Welles, les images de ce nantais inspirent.

Signalons la belle initiative de l’auteur-réalisateur Samuel Doux associé aux Films du Balibari et à Irwigo, qui a confectionné un webdoc des plus réjouissants sur l’artiste: Des jouets, un Sorin. Une autre manière de poursuivre l’aventure une fois rentré chez soi.

En dernier recours, il vous restera toujours le choix, plus classique, d”opter comme le critique de cinéma, Michel Ciment, pour le catalogue de l’expo. Bleu pour les garçons et rouge pour les filles!

 Exposition Des jouets et des hommes jusqu’au 23 janvier 2012
Galeries nationales du Grand Palais

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Dimanche à Rock en Seine : Anna Calvi, Miles Kane, Lilly Wood and The Prick

Dernier jour de concerts dans le Domaine national de Saint-Cloud pour le Festival incontournable de Rock en Seine.
Dans le désordre. Une consécration: Lilly Wood and The Prick. Une femme fatale: Anna Calvi. Une scène trop petite pour Miles Kane. Une révélation: les normands de Concrete Knives.

Ca sautille fort et ça s’embrasse ce dimanche. Preuve avec le Frànçois belle gueule et ses acolytes du groupe The Atlas Moutains. Joyeux et besogneux, cette bande de gars envoie une pop légère et festive qui frise quelques références à MGMT.

Passé ce premier bain, personne ne pouvait manquer le triomphe de Lilly Wood and The Prick sur la scène de la Cascade. Un retour aux sources pour le groupe.Rock en Seine était, il y a 2 ans, leur tout premier festival. La belle et mutine Nili Hadida saute de joie et ne boude donc pas son plaisir de savourer la vue de son public agrandi. Elle lance des regards complices à Benjamin Cottin, plus qu’enthousiaste  lui aussi. Ils nous offrent au passage une reprise de L.E.S Artistes de Santigold (anciennemment Santogold) transfigurée.

Sauts encore et en choeur cette fois avec le premier concert de Simple Man au Festival. Un rock made in Montréal qui laboure les terres françaises avec fougue et grosse déconne entre les chansons. Les 5 gars sont visiblement plus qu’en joie de moucher leur public.

Mais la découverte se fait au même moment du côté de l’industrie où Concrete Knives balance le son, histoire de faire oublier leurs paires québécois. Et ils y arrivent haut la main. C’est survitaminé, relevé et inspirant. Un groupe à suivre avec attention lors de leur prochain passage à Paris.

Après toute cette énergie, on reste pantois devant le retour improbable et inutile de The La’s et la curiosité de ce groupe de filles aux cheveux décolorés nommé Cherri Bomb.

Avec son faux air de Liam Gallagher, dans la coupe de cheveux et les mimiques, Mister Miles Kane nous réveille de notre torpeur. La fosse est décidemment bien trop petite pour lui. Les festivaliers se sont tassés pour ne rien rater du phénomène britannique.

Aussitôt fini, la diablesse Anna Calvi prend le relais.”Le rouge lui va si bien”. Le public reste accroché au magnétisme de son rouge à lèvres et de sa voix. Le trouble vient aussi de sa remarquable assurance. Armée de sa guitare, rien ne peut la retenir. Seuls ses remerciements sont plus timides et plus maladroits. De bonnes raisons de craquer encore plus.

Début de soirée et Archive clôture cette 9e édition, sans réelle surprise. Les voix des nouveaux chanteurs nous font toujours autant regretter Craig Walker.

Que nous réserve la prochaine édition? Nous sommes impatients de lancer les premiers pronostics.

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