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Les Faux British au Saint Georges : incroyablement jouissif !

Pourquoi attendre pour s’offrir une dose de rires XXL ? Les Faux British, la comédie catastrophique, ne fait pas de pause depuis qu’elle est à l’affiche du Théâtre Saint Georges. La preuve : déjà plus de 1000 représentations qui ont comblé le public
La nouvelle distribution est excellente, courez-y avant de succomber au Gros diamant du Prince Ludwig au Palace.

Les Faux british

Les Faux British : une équipe gagnante ! 

Le talent d’écriture du trio Henry Lewis, Henry Shields et Jonathan Sayer est à la hauteur d’un Thé à la menthe ou t’es citron, voire le surpasse.
Aucun temps mort, aucune envie de regarder sa montre.
On serait presque pris de spasmes tellement le rythme est effréné, les quiproquos s’enchaînent. On se prend à angoisser même pour les comédiens (les vrais) qui sont capables de cascades, d’accent improbable, de jeu très approximatif.
Avant tout, il faut être un très bon acteur pour jouer aussi mal avec brio !

Une pièce dans la pièce

La troupe de comédiens amateurs devant nous tentent de donner en représentation une enquête policière qui semblerait être signée Conan Doyle. Il y a un manoir, un meurtre, du suspense, de la passion.
Le tout est relevé par un décor bancal, des accessoires manquants, des bruitages inutiles et laborieux. C’est de l’amateurisme pur et qu’est-ce que c’est poilant !

Bref, la mécanique prend l’eau et le bordel débute très vite.  Alors il suffit d’une porte qui ne s’ouvre pas et c’est la cata. Tout va s’enchainer telle un grand 8 avec de magnifiques envolées et des descentes vertigineuses. On reste agripper à nos sièges.

On rit d’un bout à l’autre de la pièce.  Les Faux British est un chef d’œuvre d’humour.
Totalement inadaptable au cinéma, il faut donc foncer le découvrir en live !

Et bonne nouvelle : il n’y a pas d’âge pour succomber au charme très particulier des Faux British.

Les Faux British

Les Faux British

de : Henry Lewis, Henry Shields et Jonathan Sayer
Adaptation :
Gwen Aduh et Miren Pradier
Mise en scène :
Gwen Aduh
Avec (en alternance) : Gwen Aduh, Sandra Valentin, Christophe de Mareuil, Dominique Bastien, Henri Costa, Herrade Von Meier, Jean-Pascal Abribat, Lula Hugot, Michel Cremades, Michel Scotto Di Carlo, Yann de Monterno, Jean-Pascal Abribat, Yann Papin, Virginie Gritten

Molière de la comédie 2016

du mardi au vendredi à 20h30
samedi : 18h et 21h

51 rue Saint-Georges
75009 Paris
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La Mouette @ Théâtre de l’Epée de Bois : pertinente et dans l’air du temps

Tchekhov apprécie mettre en scène des personnages invariablement en survie. Ces êtres humains tentent candidement d’aérer leurs vies par la seule force des dons naturels qu’ils possèdent. Autant dire que la désillusion est bien souvent inéluctable… C’est là tout le raffinement de son œuvre entre impétuosité et indulgence que nous retrouvons avec La Mouette dans une adaptation soignée d’Isabelle Hurtin au Théâtre de l’Epée de Bois.

La mouette
Treplev, jeune écrivain tourmenté, souhaite réinventer le théâtre pour un monde nouveau. Il écrit une pièce pour son amour, Nina, qui l’interprète. Il cherche à s’affirmer et à éblouir sa mère Arkadina, célèbre comédienne. La maison de campagne familiale avec son lac servira de décor. Par un jeu d’ombres chinoises, la quête idéale de Treplev ne séduit pas les auditeurs. Nina le quitte alors pour Trigorine, l’amant de sa mère. C’est ainsi que se terminent les rêves parfois…

La coquille, dans laquelle se protègent les différents personnages, se craquelle alors insidieusement… À travers leurs passions, leurs ambitions artistiques et amoureuses, chacun se dévoile en se laissant parfois porter par un instinct trompeur.

La mouette

 

La mouette

Le reflet que projette cette dramatique comédie sur nos vies est terne bien que nous ne puissions le nier. Entre l’ambition, l’espoir, le rêve, la liberté, la trahison et le désenchantement, comment ne pas reconnaître nos vies désaccordées ?

C’est une balade onirique dans un clair-obscur permanent où les arts exaltent la passion, les aspirations et les dissensions entre tous les personnages. Treplev compte réinventer le théâtre, Nina aspire à devenir actrice. Arkadina a peur de finir dans l’ombre, Trigorine trouve et aspire sa muse…

Entre les jeux de lumières, les interludes musicaux, les jeux d’ombres qui reflètent des images insolites et le jeu des acteurs absolument merveilleux, nous sommes envoûtés jusqu’au dénouement funeste comme notre monde, mais poétique et plein de promesses comme notre idée du monde…

by Jean-Philippe

La mouette

La Mouette

Adaptée de l’oeuvre éponyme d’Anton Tchekhov

Metteur en scène : Isabelle Hurtin assistée par Marie Vitez & Kevin Chemla
Avec  Isabelle Hurtin, Mathieu Saccucci, Didier Sauvegrain, Léonor Ilitch, Jean-François Chatillon, Marjorie Hertzog, Fanny Jouffroy, Thomas Cousseau, Frédéric Cuif, Bruno Bisaro, Kévin Chemla

Jusqu’au 28 Juin 2017
les lundis, mardis et mercredis à 20h30

Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie
Route du Champ de Manœuvre
75012 Paris

Crédit photographies : Kévin Chemla

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Mama Khan, le chant berbère de l’eau : des femmes pour une destinée…

La genèse de ce récit initiatique provient des rencontres qui ont guidées Khadija El Mahdi dans le sud du Maroc sur les traces du peuple Berbère. Progressivement, la trame du second opus des aventures de Mama Khan, les 13 chemins de grand-mère terre se met en place. C’est au Théâtre La Croisée des Chemins que nous retrouvons une ode vibrante à la vallée des pierres de mémoire où se mêlent poésie, malice et force de cœur.

À l’origine, il y a une petite fille en manque de beauté et de lumière. Elle se met alors à rêver de Mama Khan. Un guide aux allures de grand-mère qui, depuis la nuit des temps, transmet la mémoire du monde aux générations à venir. L’histoire de chaque culture première qu’elle diffuse permet ainsi un ancrage profond de nos racines archaïques afin de vivre en harmonie avec notre monde moderne.

La comédienne entre en scène. Au fur et à mesure qu’elle s’habille et surtout lorsqu’elle met son masque, nous sentons l’âme du personnage s’immiscer en elle.

Mama Khan ouvre alors ses bras à Lalla Richa dont elle va nous conter l’histoire. Une femme vibrante qui va connaître le rêve, l’illusion de l’amour mais aussi la trahison. Suite à la perte d’un être plus que précieux et l’abandon des siens, elle décide de partir en quête de liberté et d’autonomie…

L’épopée de Lalla Richa est sensible et émouvante. Nous partons alors à la découverte de sa culture bordée de merveilles mais également de barrières… Tantôt drolatique, tantôt pesant mais toujours intense.

La vocation de ce conte est, bien entendu, la transmission mais aussi et surtout, le partage. Il prend forme sur scène entre la comédienne et le public. Une synergie se crée alors rendant chaque représentation unique.

 À la fin, ce partage se poursuit autour d’échanges avec une Khadija El Mahdi accessible, fascinante et solaire. Se tisse alors un lien qui évoluera lors des onze autres aventures de Mama Khan que nous ne manquerons pas…

Tanmirt KhadiMama !

by Jean-Philippe 

 

Mama Khan, le chant Berbère de l’eau

second opus des treize chemins de Grand-Mère Terre

Mise en scène et interprétation : Khadija El Mahdi
Compagnie Les Apicoles 

du 18 janvier au 8 mars 2019

vendredi à 19h45
durée : 50 minutes

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris
Réservations : 01 42 19 93 63

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Virtual Room : expérience de jeu interactif en VR époustouflante !

Scotchante, énorme, explosive, délirante ! L’expérience créée par Virtual Room Paris l’est totalement.


Notre enseigne chouchoute de VR propose une immersion d’un genre nouveau : le jeu collaboratif en Réalité Virtuelle.
On s’est pris un vrai bonne claque technologique !
Une expérience unique de jeu vidéo à vivre en groupe et qui plait aux filles. Voici notre avis.

La VR, un univers qui monte !

USofParis est accro depuis longtemps à ce nouveau mode de  création qu’est la réalité virtuelle : les attractions de Samsung Life Changer, les innovations du groupe Partouche ou encore l’expérience de jeu Virtually Dead.
Mais on ne s’attendait pas à voir débarquer la VR si tôt dans le monde de l’escape game.
6 mois de labeur avec une grosse équipe de passionnés pour développer l’univers du jeu, après que Thomas et Vincent (associés au studio Monsieur K) ont conçu scénario et maquettes.
Pour un résultat au-delà de nos attentes.

Virtual Room : l’univers parallèle

Pas le temps de poser des questions. Le maître du jeu prépare un à un les joueurs et les place dans leur box individuel.
C’est plutôt déstabilisant de se dire que chaque équipier sera isolé dans une pièce de 10m2.
Équipé d’un casque de réalité virtuelle qui assure l’image et le son, d’un micro pour communiquer et de poignées pour prendre en mains des objets, l’entrée en matière est totalement intuitive.
Et comme vous ne pouvez plus appréhendez les limites de votre espace d’évolution, une barrière virtuelle vous met en garde dès que vous vous approchez un peu trop près de ses extrémités. #Prodigieux.

Une fois lancé dans le jeu, vous savez que le monde qui se présente à vous est virtuel, du moins les 30 premières secondes. Puis l’immersion par le son et l’image vous propulse rapidement au cœur de votre aventure.
Les micros et casque audio permettent de communiquer très facilement. Et vous voyez vos amis à l’image.
Pour leur première expérience de VR, les amis qui nous accompagnaient ont été bluffés par la fluidité des images et la technologie développée pour cette aventure d’un nouveau genre.

Virtual Room : ou les voyages immersifs

Nous voilà donc plongés au cœur de la matrice.
Un décor futuriste, une mission à accomplir tous les quatre, il faut interagir.
L’enjeu est bien là : coopérer, comme dans un escape game 1.0 mais à distance.
C’est en ça que cette expérience totalement virtuelle : physiquement chacun de son côté, mais électroniquement liée en quatuor, sous peine de ne pas finir l’aventure.
 Dans cette histoire, vous êtes transportés dans divers univers. Comme toujours, le chronomètre est votre allier ou votre ennemi.
Si vous êtes au top niveau résolution de l’intrigue, vous pourrez profiter des décors somptueux qui ont été imaginés par l’équipe de Virtual Room.
On n’en dévoilera rien ici pour ne pas gâcher votre plaisir, mais on en prend plein les yeux.

Retour en mode IRL

Fin de la partie, déjà ?
Le temps est passé à une vitesse folle, preuve qu’on ne s’est pas ennuyé. Et on a autant transpiré que dans une salle de jeu traditionnelle.
L’équipe d’USofParis a été l’une des plus rapides à finir cette histoire, en 37 minutes.
Combatif en mode escape game, on n’a peut-être pas assez profité de l’univers enchanteur proposé par Virtual Room.
On se dit aussi que pour des équipes aguerries aux jeux en réseau, une ou deux aventures supplémentaires ne serait pas de refus.  On devient exigeant avec le temps. 🙂
Mais sachez aussi que certaines équipes ont échoué à déjouer toutes les énigmes dans les temps.
Au final, on a très envie de rapidement découvrir les prochaines aventures auxquelles réfléchissent les équipes de Virtual Room.

Si vous voulez tentez cette expérience unique, vous n’avez que jusqu’au 21 mai 2017. Après, il faudra vous rendre à Bruxelles, qui prévoit non pas 4 mais 16 cabines.

Bonus : le jeu est disponible en version anglaise !
Et la 1ère chose que font les mecs quand ils débutent le jeu : ils se jettent des trucs dessus. Des gamins ! 🙂

Virtual Room

35, Boulevard Richard Lenoir
75011 PARIS

à Vill’Up
30 avenue Corentin Cariou
75019 PARIS

Et dans toute la France
3 aventures pour 2 à 4 joueurs : Time Travel chapter I et II, Are we dead?
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Restaurant Le W : brunch pas comme les autres #perfect

Le dimanche à Paris, ce ne sont pas les brunchs, ni leur buffet qui manquent.
Si vous en avez marre des brunchs du coin de la rue, l
‘équipe d’USofParis vous emmène à deux pas des Champs-Élysées pour une pause feutrée au restaurant Le W et sa salle fraichement rénovée.
Au menu, une palette de saveurs colorée, variée et irrésistibles pour ce brunch d’hôtel (Warwick).
Laissez-vous guider par vos papilles, aucune résistance n’est de mise.

Restaurant le W Hotel Warwick Paris champs-élysées table fauteuils photo usofparis blogGrâce à l’accueil chaleureux et malgré une salle sans fenêtre, on se sent vite comme chez nous au restaurant Le W.
Cuisine ouverte sur la salle, les cuisiniers s’activent pour préparer les assiettes chaudes des convives.
On s’attable à deux pas du buffet. Une place de choix qui permet de scruter les goûts des autres adeptes de plaisirs salés sucrés et de repérer les plus gourmands.

Brunch restaurant le W Hotel Warwick Paris buffet sucré pots bonbons photo usofparis

Un brunch-buffet taille XXL

Salé, sucré, chaud, froid : on ne sait plus trop où donner de la tête. Quelle est la priorité ? Jusqu’où va la gourmandise ?
Rien que pour le buffet salé : les huitres se prélassent dans leur coquille, les wraps à la dinde fleurent bon le frais, les finger sandwichs au magret de canard appellent la tentation et les assiettes des charcuteries (jambon de Bayonne, Speck, Rosette et autre Bresaola) invitent à l’excès.
Mais c’est sans compter sur les salades et le céleri rémoulade qui viennent nous rappeler à l’ordre diététique et à nos bonnes résolutions 2017.
Un petit compromis avec les makis californiens au saumon ?
Et là on a survolé qu’une partie du buffet salé.

Brunch restaurant le W Hôtel Warwick Paris assiette finger sandwich magret canard saucisse photo usofparis blogDans les casseroles et les poêles mijotent des pommes de terre grenailles, des saucisses de volailles ou du bacon grillé.
Mais il y a toujours une proposition pour rester raisonnable comme le wok de légumes.

Plats sur commande

C’est le plus de ce brunch : deux plats sont préparés à la demande.
Si vous le désirez un œuf au choix : brouillé, en omelette, à la coque, ou poché. Notre œuf coque était un peu sous-cuit ce jour-là mais c’est tout à fait pardonnable.

Puis un “plat du jour” à choisir entre poisson et viande. Et c’est la picatta de boeuf qui retient notre attention. Petite envolée italienne savoureuse.

Brunch restaurant le W Hôtel Warwick Paris plat picatta de boeuf grenailles romarin photo usofparis blog

Après ce plat, on file au plateau de fromages qui ne doit pas être délaissé. Il est concocté par le Maître Fromager du restaurant.

Place au sucré !

Bien sûr qu’il nous reste de l’appétit, notre gourmandise a fait toute la place qu’il faut. Arrive le moment de donner la touche finale à votre brunch.
Carrot cake, cake aux fruits, muffins, pain perdu et sa crème anglaise, salade de fruits, bavarois ou encore île flottante.
N’en jetez plus…

Brunch restaurant le W Hôtel Warwick Paris assiette dessert pain perdu opéra carrot cake photo usofparis blog
Mais si…
Il y a aussi les cookies, les macarons et le plateau de fruits exotiques.
De quoi terminer tout en douceur ce brunch de haute volée avant de faire une petite balade digestive sur l’une des plus belles avenues du monde…

A nos côtés, des tablées de quinqua amoureux avec un joli carat au doigt de madame, des trentenaires avec leur fille qui n’attend qu’une chose : le dessert, des tablées de familles recomposées et même un solo qui se prépare à une excursion de la ville. Peu de clients d’hôtel qui préfèrent un petit-dej pour découvrir les rues de Paris. L’ambiance est donc apaisée. Pas de rush, tout est calme et plaisirs gustatifs.

CONSEIL : mieux vaut réserver pour en profiter…
Car oui, le brunch du W affiche le plus souvent complet.
Et c’est tout à fait mérité.

Restaurant-Le-W-Hotel-Warwick-Paris-comptoir-cuisine-ouverte-sur-salle-photo-usofparis-blog

Brunch du Restaurant le W

Hôtel Warwick Paris
5, Rue de Berri
75008 PARIS

Tous les dimanches de 12hà 14h30

Prix : 49 € (boissons comprises hors carte des vins)
24 € par enfant de moins de 10 ans
Gratuit pour les moins de 4 ans

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Timéo : un conte musical poétique et feu d’artifice !

Les comédies musicales tiennent le haut de l’affiche en cette rentrée 2016 à Paris. Entre reprises et adaptations, votre cœur risque de balancer.
Timéo est une création à 100%, trop rare pour ne pas être partagée !
L’univers du cirque en toile de fond pour une histoire de  dépassement de soi et la lutte contre les préjugés.
Plongez avec nous dans l’univers magique de Timéo.

Timéo est handicapé, tétraplégique, bloqué dans son fauteuil roulant. Il a un rêve : devenir artiste de cirque, contre la volonté de sa mère.
Timéo est fan de Mélanie Swan et son cirque s’arrête justement en ville pour quelques jours.
C’est l’occasion idéale pour la rencontrer et peut-être réaliser son rêve. Il arrive à rentrer sous le chapiteau pour assister aux répétitions. Mais là, coup de théâtre : la star de la troupe a mystérieusement disparu.

Timéo : le digital au service du spectacle

Une fois passée la courte scène d’intro entre Timéo (Benjamin Maytraud ou Mathias Raumel en alternance) et sa mère, on est de suite scotché par le générique qui suit. Un mélange entre le jeu sur scène et l’animation vidéo. Totalement synchronisé.
On plonge directement dans l’action.
Timéo roulant vers le cirque à travers la ville : un mélange d’images réelles et de création numérique.

C’est bien l’un des points forts du spectacle, le jeu coordonné entre le virtuel, les effets de lumière. La vidéo complète l’action sur scène.
Trop risqué de jouer avec du feu en live, il apparait sur écran et Astéros (Sébastien Lavalette) – le monsieur feu du spectacle – effectue une chorégraphie calée au millimètre avec la vidéo.
Timéo est un spectacle inventif à  ce niveau-là. On a rarement une précision, une technicité poussée à ce point. #Kiff

Timéo en 3 scènes

On a déjà parlé de la séquence d’intro qui est un must sur ce genre de spectacle.
Mais d’autres séquences méritent un focus en forme de coup de cœur. Leur mise en scène graphique moderne et inventive laisse poindre l’émotion qui convient à ce style de show.

Dhalia et ses lasers

S’il y a bien une scène emblématique du travail technique mis en avant, c’est celle de Dhalia (Véronick Sévère) et sa Femme électro.
Sur fond de musique pop-électro, la dresseuse de chien balance ses frustrations emmagasinées envers sa collègue star Mélanie Swan.
Sur cette chanson rageuse, on assiste à une mise en scène millimétrée où l’artiste, enveloppée de nébuleuses faites de lasers interagissent parfaitement l’un avec l’autre. Une synchro à la seconde prêt. Bluffant et trippant.

Le grand écart

Cette chanson est le moment le plus intense du spectacle.
Un ballet à deux, et non pas un duo, entre Timéo et Alexio, le contorsionniste. Le texte chargé d’une émotion nostalgique mais positive fait écho à la poésie d’un corps immobile face à un autre totalement malléable qui se montre à nous. Mêlé à une mélodie et un chant qui transpercent le spectateur, c’est le moment émotion. Bouleversant et prenant.


Les skaters

Dans tout musical, il faut des méchants, plus ou moins racailles, ces temps-ci. Les sharks et les jets dans West Side Story, pour Timéo ce sera les BMX.

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Même s’ils ne semblent pas si terribles que cela, leur hymne pop On n’est pas des anges envoie du lourd et une énergie colossale.
Lumière noire pour faire ressortir les costumes fluo, une rampe de skate sur scène pour quelques acrobaties.
Et la voix surprenante du bogosse Jérémy Charvet qui se perd dans des hauteurs pas entendues depuis longtemps.

Timéo, c’est craindre en latin

Le jeune héros n’a peur de rien, contrairement à son nom, et surtout pas de ses ambitions, ses rêves.
Et on aurait pu craindre une surdose de sucre dans l’histoire et les textes des chansons. Finalement non.
Ce spectacle met en avant des valeurs parfois mise de côté comme l’humanité et la  générosité.
Une générosité partagée par les artistes qui se produisent sur scène sans cacher leur joie de faire partie du show.

Mais, malgré tout, il y a quelques petits points à bémol.
Même si l’on sait que tous les artistes circassiens ne sont pas des chanteurs, une ou deux voix peuvent manquer de coaching et laisser poindre quelques faiblesses.

L’autre reproche serait en direction de la promo du spectacle qui voudrait en faire un véritable spectacle de cirque.
On ne va pas cacher que, sur ce point, certains pourraient être déçus. Dans Timéo, il n’y a pas de numéro surprenant, scotchant, niveau trapèze, sur le fil ou agrès au sol.
Malgré cela, la magie opère.

Mais ce qui compte c’est le message positif sur le handicap et la joie que ce spectacle renvoie au public.
Et la magie opère au niveau des adultes comme des plus jeunes.
Comme Milla, 6 ans, qui lance à à la fin du spectacle (alors qu’il y avait école le lendemain) : “Maman, on peut aller remercier les artistes pour leur dire que le spectacle était génial ?
Car oui, la troupe est en dédicace dès le rideau tombé.

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Timéo : c’est beau, magique, positif, un “feu d’artifice” (pour Charlie, 6 ans) ! Une belle dose de bonheur !
On a juste envie de dire : #Bravo à Alex Goude et à tous les artistes car on a été happé par l’histoire et les chansons.

TIMEO

Mise en scène par Alex Goude

Du jeudi au samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h et dimanche à 15h ou 17h

Casino de Paris
16 Rue de Clichy
75009 Paris

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Monkey Money : le fric, c’est pas du tout chic à la Maison de Métallos

Dans Monkey Money à la Maison des Métallos du 9 au 25 septembre, Carole Thibaut peint une société gangrénée par l’argent.
C’est cynique et extrêmement d’actualité.

Bienvenue dans un monde où tout se vend, tout s’achète !
Dans Monkey Money, la société est divisée entre les riches et les pauvres, séparés par un mur. Dans ce contexte glacial et sans scrupule, un homme, issu du monde des pauvres, a franchi ce mur pour perturber la soirée d’anniversaire de la Bee Wi Bank, organisme de vente de crédits appartenant à une grande famille d’entrepreneurs depuis plusieurs générations. Il est venu demander au patriarche de la banque d’effacer sa dette. Mais tout ne se passe pas comme prévu et l’homme, désespéré, s’immole par le feu. Non sans avoir remis sa fille, Léa, entre les mains de K, l’héritière de la banque.

A la manière d’un miroir, la pièce nous entraine tour à tour des deux côtés de cette société devenue totalement folle. Dans une sobre mise en scène, où tout repose sur le jeu des acteurs, des jeux de lumières et des dialogues parfois crus, on assiste alors à la déchéance des Hommes modernes dont le seul repère est celui de l’argent. Un réalisme facilement transposable dans nos sociétés contemporaines, inégalitaires.

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Il y a bien quelques longueurs ici et là, et les jeux d’acteurs sont parfois un peu trop lourds. On se laisse toutefois happer dans cette fantasmagorie au goût de futur proche. Au cynisme débordant, le spectacle se permet également quelques pointes d’humour. Carole Thibaut (en alternance avec Valérie Schwarcz), est parfaite en fille à papa habituée aux cocktails mondains. Dans le rôle de K, elle oscille entre la culpabilité d’être bien née et le désir de perpétuer l’héritage familial. La pièce a, bien entendu, quelque chose de militant mais l’auteur n’a pas oublié d’y mettre une touche de poésie. Ça fait du bien !

by Joël Clergiot 


Monkey Money

de Carole Thibaut

Avec Thierry Bosc, Charlotte Fermand, Michel Fouquet, Carole Thibaut ( du 9 au 11 et du 20 au 25) en alternance avec Valérie Schwarcz (du 18 au 25), Arnaud Vrech

Spectacle conseillé à partir de 15 ans

Du 9 au 25 septembre 2016

La Maison des Metallos
94, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris

Du mardi au vendredi  à 20h
Samedi à 19h, dimanche à 16h

et du 11 au 14 octobre
Théâtre des Ilets, Centre Dramatique National
Espace Boris Vian
27 Rue des Faucheroux,
03100 Montluçon

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Le Patient de la Chambre 8 : s’évader d’une clinique psy !

Saviez-vous que Boulevard Sébastopol à Paris se cache une clinique psychiatrique ? Non !
En effet, c’est là qu’Epsilon Escape a choisi de nous mettre dans la peau du mystérieux Patient de la Chambre 8.

Autant dire que la team US of Paris n’a pas hésité avant de se laisser enfermer dans la clinique Sinople. A croire de nous sommes un poil maso pour aimer se laisser engeôler avec ou sans camisole.
En prime, après l’aventure, nous avons pu pénétrer dans les coulisses…

Epsilon escape le patient de la chambre 8 avis boulevard sébastopol Photo by United States of Paris

Retour dans le passé

Durant les années 90, l’honorable docteur Edmond Epsilon a travaillé durant quelques mois dans le département psychiatrie de la clinique Sinople pour trouver de nouvelles techniques de soins.
Un patient, celui de la Chambre 8, lui a inspiré un processus unique lui permettant de s’évader.
A nous, à vous, de retrouver cette méthode pour réussir à se libérer.

Une aventure toute en nuance

C’est les yeux bandés que nous pénétrons dans la salle. Non qu’il y ait des pièges, mais c’est avec la volonté de renforcer l’immersion que ce procédé a été mis en place, il y a peu. Et cela fonctionne parfaitement. Aussi bref qu’il soit, ce passage au noir accentue l’immersion en créant une coupure entre l’extérieur et l’intérieur. Alors, on se prend le décor en pleine face, d’un coup, sans l’avoir découvert en entrant.

Epsilon escape game le patient de la chambre 8 avis boulevard sébastopol Paris Photo © Lorraine Creaser

L’inventivité : l’ingrédient de base d’Epsilon Escape

Comme toujours, on ne peut pas en dire beaucoup sous peine de dévoiler l’intrigue. Mais sachez que cette Chambre du patient 8 vous laisse bien des secrets à découvrir.
Comme toujours dans une escape room, il est bon de traquer les petites choses qui font les différences avec les autres jeux que nous avons testés. Et là, point de déception.
Certaines énigmes nous ont donné un peu de fil à retordre, parfois en dépit d’une certaine logique naturelle. Même si chaque équipe qui se laisse enfermer a son propre raisonnement, sa propre méthode !

Comme tout bon centre psy, le système de vidéo surveillance est au top (on en dit trop ?).
On trouve aussi dans cette salle des clins d’œil aux mécanismes classiques d’un escape game. Les experts seront les remarquer. Et les autres se réjouir des subtilités de la mise en scène.

Acuité visuelle, esprit de déduction et de bonnes grosses fouilles qui nécessitent de ratisser deux fois le terrain : tout cela ne sera pas de trop si voulez sortir de la room. Et il faut peut-être aussi avoir, pour les habitués des escapes, un esprit d’escalier et une façon de penser un peu différente sur certaines énigmes.

Epsilon escape game le patient de la chambre 8 avis boulevard sébastopol Photo by United States of Paris

L’histoire d’Epsilon Escape

Les consultations de la clinique ont débuté en janvier dernier.
Guillaume et Florent, les créateurs, ont voulu axer leur travail sur l’histoire et sur une authenticité dans les décors.
Avec un ingénieur-prestidigitateur (Guillaume) et un informaticien-développeur (Florent), cette équipe est au top pour mettre en œuvres des énigmes, des décors et des mécanismes totalement faits maison.
On retrouve d’ailleurs, dans leur volonté de faire plaisir aux participants et de créer une histoire unique, la même patte qu’a, un de leur concurrent, la Lock Academy. Le plaisir du jeu en somme.

Et c’est dans un ancien magasin-atelier de fringues que le duo a décidé d’installer leurs rooms. Du coup, l’espace est très vaste.

le patient de la chambre 8 avis critique Epsilon escape game boulevard sébastopol Photo by United States of Paris

Un grand hall accueille les participants. Normal, l’aventure du patient 8 est présentée dans 2 salles, répliquées à l’identique.
Mais aussi parce que les deux comparses nous préparent déjà deux autres scénarios, l’un étant déjà bouclé et la première salle est en travaux – elle sera elle aussi doublée.
L’histoire sera orientée sur l’adolescence d’Edmond Epsilon. Mais chut… On ne vous en dira pas plus…
Et nous avons pu voir en exclu le chantier et les machines qui servent à construire le décor. Chez US of Paris, on n’a qu’une hâte : tester cette nouvelle aventure de fou.

Nous nous sommes aussi faufilés dans les entrailles du bâtiment et nous avons pu découvrir les réserves. Et on adore les lieux cachés, secrets.
Ici, les objets de l’énigme s’entassent en double, triple ou quadruple afin de palier à la casse éventuelle et permettre un remplacement rapide des accessoires, afin de garantir le même confort de jeu à tous.
Et apparemment, Ebay fait des bénéfices rien qu’avec les postes radio style 90’s, difficiles à trouver ailleurs! 😏 (on en dit encore trop ? 😁 )

Epsilon escape game avis le patient de la chambre 8 critique boulevard sébastopol Photo by United States of Paris

Epsilon Escape : un accueil soigné

Outre les canapés Chesterfiled plutôt cosy et le verre de bienvenue, comme souvent dans les enseignes d’escapes, ici vous serez rarement coincés dans la room. Même si pour certains gamers passionnés cette philosophie risque de choquer,  Epsilon Escape prônent une sortie pour le plus grand nombre, tout en garantissant un amusement maximum.

Pour lever les complexes, la majorité des équipes s’en sortent entre 65 et 70 min.
Notre team USofParis a mis 63 min, sans se démettre une épaule ou crier sur son voisin.

Et pour le petit plus service : chacun des membres de votre équipe repartira avec la photo souvenir de fin de partie imprimée sur place.
On adore les attentions !

Epsilon escape le patient de la chambre 8 avis critique boulevard sébastopol Photo by United States of Paris

Epsilon Escape

Le Patient de la Chambre 8
Durée : 70 min
Fouille : 3/5
Manipulation : 3/5
Réflexion : 3/5
Immersion : 4/5
Originalité : 4/5
Difficulté : 3/5

137, boulevard de Sébastopol
75002 Paris

Contact
mail : reservation@epsilonescape.fr
Tel : 09 67 77 95 81

Plus d’infos et réservations  sur le site d’Epsilon Escape
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Game of Room : escape game lyonnais au top ! #kiff

A l’occasion d’un week-end avec des amis lyonnais, j’ai lancé l’idée : “faisons un escape game !” L’envie ? Un thème historique.
Volontairement, nous nous sommes laissés enfermer dans Le Bunker de l’Officier Von Vokte de Game of Room.

Une équipe de quatre potes, dont trois novices, une salle au taux de réussite de 35 % : un vrai challenge à relever. Surtout que l’équipe précédente, croisée à notre arrivée, nous a souhaité bonne chance…

26 mai 1944, l’officier Von Vokte, commandant d’un bunker allemand convoque un groupe de prisonniers pour un interrogatoire : vous.
Au même moment, Lyon commence à se faire bombarder par les alliés.
Vous avez une heure pour percer les secrets de cet officier et vous évadez.

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Une salle riche en péripéties
Sans spolier l’histoire et les énigmes de cette salle, ça faisait quelque temps que je voulais commencer un escape game en étant entravé. Un côté certainement SM, non assouvi. C’est chose faite avec cette salle de Game of Room.
Nous voici donc, quatre amis, littéralement enchainés les uns aux autres. Et c’est parti pour 1 heure de fouilles, d’énigmes et de doutes.

Premier objectif donc : se libérer

Même si mes codétenus n’ont pas l’habitude de ce sport qu’est l’escape game, on sort de la première salle en 15 min (je ne dévoile rien, la porte de la deuxième est bien visible et donc repérable). Certaines équipes ont passé 30 minutes dans cette première partie du jeu. Autant dire que pour elles, c’était mal parti.

Si la première pièce était assez dépouillée, la deuxième propose d’emblée, visuellement, plus de pièges, de caches et de chausse-trappes.
Même avec l’expérience de 6 salles, on se pose toujours la question de savoir si c’est la bonne action que l’on fait.

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On fouille, on décode, on galère et on doute à quatre.
Amis de très longue date, c’est drôle de voir comme une cohésion et une organisation naturelle se crée. Chacun déploie ses compétences pour venir à bout des énigmes du bunker.
Même si nous avons perdu du temps sur certains défis proposés par Game of Room, nous sortons au bout de 52 min 30.
Une belle performance : le record étant de 45 min.

Au passage, nous offrons à notre maitresse de jeu, qui a intégré l’équipe depuis peu, sa première victoire avec cette aventure. #Proudofus !

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La scénographie travaillée de Game of Room

Globalement, il n’y a rien à redire de ce Bunker de l’Officier Von Vokte.
Le scénario est au top et les énigmes sont une belle prise de tête.
On comprend que certains se soient cassé les dents sur celles-ci.
Rassurez-vous, tout de même, il n’y pas besoin de connaissance en histoire, ni sur la ville de Lyon pour réussir ce scénario. Un poil de culture gé, peut-être.

Mais à force de pratiquer l’escape, on commence à devenir exigeant sur des détails de mise en scène et de décor.
Alors, voici nos plus et nos moins sur cette salle.

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Les plus : 

  • des accessoires d’époques chinés pour avoir une vérité historique et une immersion plus grande
  • des énigmes qui peuvent vite dérouter si l’équipe s’éparpille
  • Le système de communication pour donner les indices à l’équipe (non, on ne dévoile rien !)
  • Un bon mix entre fouille, réflexion et manipulations

Les moins :

  • Le compteur de temps digital qui dénote avec l’époque historique.
    On aimerait quelque chose de plus cohérent avec l’univers de la salle.
  • Un manque d’ambiance sonore – de bombardements, par exemple – qui pourrait accroitre la tension du scénario, mais cela ne nuit pas à l’histoire pour autant.

Alors, il ne reste plus qu’à tenter leur deuxième salle : La malédiction de Thoutmôsis II.
Sans cadenas et sans code !

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Game of Room

19 rue Francis de Pressensé
69100 Villeurbanne

5 aventures :
Le Bunker de l’Officier Von Vokte
La malédiction de Thoutmôsis II
– Demogorgon
– Escape the lost pyramid (VR)
– OL Escape

Du mardi au dimanche : 10h – 23h

Site officiel : gameofroom.fr 

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LES FRANGLAISES de retour à Bobino : hilarant et décapant !

“Les Franglaises à Bobino : une méga claque musicale ! Un kiff d’enfer. Le pied !!!”, tweet envoyé à la sortie du spectacle à Bobino.
La joyeuse compagnie est de retour à Paris avec une nouvelle version de leur show Molière du meilleur spectacle 2015. Au programme : toujours autant de folie, des nouvelles choré, un décor flambant neuf et des surprises !!

 Quentin Bouissou comédien chanteur Les Franglaises nouvelle version collectif comédiens musiciens auteurs spectacle musical Théâtre Bobino photo by United States of Paris blog

Autant être prévenu, les membres de la troupe Les Franglaises sont de grands malades. Ils ne tiennent pas en place et n’hésitent pas à se répandre dans les allées de Bobino juste avant de monter sur scène pour amuser le public. Alors, une fois le plein feu des lumières sur eux et leurs instruments, ils ne sont plus du tout contrôlables. Le délire est total ! Et le Molière 2015 du Théâtre Musical est mérité !

photo Emmanuel Lafay
photo Emmanuel Lafay

Le Viens-Retour à Bobino

Les Franglaises c’est un blind-test original. A la différence que ce ne sont pas les premières notes d’une chanson (comme chez Ardisson) qu’il faut reconnaître, mais bien la traduction fidèle en français des plus grands hits musicaux anglo-saxons.
Queens, Beach Boys, Michel Fils-de-Jacques (Michael Jackson), The Beatles, Les Filles Épices, tout y passe. Le répertoire est sans limite : du slow au disco, du rock à l’électro, tout en passant par la britpop ou la ballade amoureuse.

photo by Victor Delfim
photo by Victor Delfim

Le maître de cérémonie-présentateur de la soirée, Yoni Dahan, est un vrai trublion qui met en œuvre les meilleures conditions pour préparer nos tympans aux interprétations loufoques qui suivent.

Et les beaux atours des 12 chanteurs (8 mecs, 4 nanas) ne doivent pas nous tromper. Ils ont beau être fringants – on les croirait prêts pour la prochaine cérémonie des Molière – ils ont capables des plus belles cabrioles et blagues et aussi des meilleurs déhanchés et moonwalk qui n’ont pas à démériter de l’original.

La séquence Billie Jean en VF est bluffante. Les Franglaises ne sont pas que des excellents chanteurs et musiciens, ils sont d’insoupçonnés comédiens.

Quentin Bouissou - Yodi Dahan - Philippe Lenoble
Quentin Bouissou – Yodi Dahan – Philippe Lenoble

Mention spéciale pour Quentin Bouissou dont les faux airs de Droopy, sont tordants, surtout quand il se lance dans un captivant duo sur Hello, Goodbye des Beatles.

C’est jubilatoire du début à la fin. Les interprétations sont des vrais diamants polis de multiples facettes ; surveillez bien le fond de scène, il s’y passe aussi des choses.
Et on reprendrait bien 5 chansons en bonus pour finir la soirée.

Au fait, faudra nous trouver une bonne raison de ne pas courir voir le retour fracassant des Franglaises à Bobino !

Les Franglaises


à Bobino

14 – 20 rue de la Gaîté
75014 PARIS

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