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Tant qu’il y aura des coquelicots : ode à la transmission et à la poésie

Cliff Paillé, à la fois acteur et auteur de la pièce Tant qu’il y aura des coquelicots, nous replonge dans ses souvenirs d’enfance. Lorsqu’il n’était encore qu’un petit bourgeon de 10 ans, enfermé dans un monde guère plus grand qu’un ballon de football.
La pièce fera sa rentrée à Paris à l’Essaïon Théâtre à partir du 
5 septembre.

Tant qu'il y aura des coquelicots
Photo © Le petit objectif

Ode à la transmission, au plaisir d’apprendre, de découvrir, de lire…

Issu d’une famille plutôt populaire, asséché par le divorce de ses parents – apparemment plus occupés à se séparer qu’à l’aimer – le terreau n’est pas très fertile pour le petit Paul.
Seul rayon de lumière : sa grand-mère, chez qui il va passer ses vacances. Elle adore lui lire des histoires mais Paul est plus intéressé par la chaleur humaine de sa poitrine généreuse.

Arrive enfin le soleil ! Au travers d’une maîtresse remplaçante bien décidée à transmettre le goût de la lecture à ses élèves, quitte à les bousculer un peu. Lyne Lebreton, toute de rouge vêtue, incarne à merveille cette jeune institutrice habitée par le désir d’ouvrir grand les portes de la curiosité à ces jeunes pousses…
Et ce désir, elle va le leur transmettre par de multiples jeux ancrés dans leur réalité, qui vont éveiller en Paul un questionnement infini qui n’aura plus de retour en arrière possible…

Tant qu'il y aura des coquelicots
Photo © Le petit objectif

Un pur moment de poésie

On rit, on est ému, on se rappelle, à voir les difficultés que rencontre le jeune Paul dans l’apprentissage de la lecture puis de la littérature. Il compte le nombre de pages, il s’impatiente, il ne voit que le sens propre des mots alors que son institutrice lui demande de trouver le sens caché de chaque chose, les sentiments, le pourquoi, les secrets derrière les difficultés…

À travers des chansons de Barbara, interprétée magnifiquement par la comédienne, la maîtresse/artiste parvient à répondre à la question de ses élèves : « A quoi ça sert la poésie ? »

Étape par étape, dans une relation fusionnelle avec sa maîtresse, le jeune Paul se prend au jeu. Il finit par développer son imagination et surtout impliquer son propre imaginaire dans les grands textes des autres…

Quand on sait que l’acteur de Tant qu’il y a aura des coquelicots, Cliff Paillé, en est à la fois l’auteur et le metteur en scène, on se dit que cette institutrice a décidément fait du bon travail et que le bourgeon est aussi devenu coquelicot…

by Damien Val

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Tant qu’il y aura des coquelicots

Écrit et mis en scène par Cliff Paillé
avec Lyne Lebreton et Cliff Paillé

du 5 septembre au 23 novembre 2019

à l’Essaïon Théâtre
6, rue Pierre au lard
75004 Paris

Spectacle récompensé aux P’tits Molières 2018 : meilleur spectacle, meilleur acteur et coup de cœur

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Le Roi Lion 2019 : le live action Disney à l’esthétique parfaite

Disney frappe fort cet été en sortant, 25 ans après, le live action* du classique d’animation Le Roi Lion 2019.
Jon Favreau – qui avait déjà porté à l’écran Le Livre de la Jungle – est à nouveau à la réalisation et offre des images magnifiques pour cette nouvelle version du film qui a émerveillé et fait pleurer tant de spectateurs.

Les bandes-annonces découvertes il y a quelques mois nous mettaient déjà l’eau à la bouche. La scène d’ouverture mythique avec la chanson The Circle of Life du film d’animation reprise plan par plan pour le nouveau film était juste sublime. Disney avait réussi son coup ! Nous faire rêver en appuyant sur la corde sensible de la nostalgie.

En sortant de la projection du film en VO, j’ai un avis plutôt positif sur ce remake. Je ne suis pas méga fan des live action en général que Disney a sorti récemment, Le Livre de la Jungle et Aladdin m’ont plutôt déçu. Mais Le Roi Lion 2019 me réconcilie avec le genre.

Le roi lion 2019

Tout d’abord c’est BEAU !

Jon Favreau a fait un travail de dingue sur les images. C’est vraiment une transposition de l’animation dans le monde réel. On a vraiment l’impression que l’on pourrait trouver Pride rock et Pride lands au milieu de la savane africaine. Les décors sont tout simplement sublimes et les animaux sont plus vrais que nature. Et malgré le fait que les personnages ressemblent à de vrais animaux, ils ont tout de même réussi à ce que nous, spectateurs, retrouvions en un coup d’œil les personnages de notre enfance. C’est fou !

Le Roi Lion 2019

Coup de cœur pour la musique

Hans Zimmer, Time Rice, Lebo M et Elton John ont collaboré à nouveau à la  BO. Elton John interprète d’ailleurs la chanson du générique comme dans le film original, mais avec un morceau inédit Never Too Late. Les nouveaux arrangements des anciennes chansons et les musiques qui accompagnent les scènes du film en background sont vraiment très bons. Cela se rapproche beaucoup des musiques de la comédie musicale Le Roi Lion. Il y a beaucoup plus de percussions et ça colle parfaitement à l’ambiance du film. La BO originale mythique est ici sublimée.

Le casting vocal est 5 étoiles. On retrouve Beyoncé (Nala), Donald Glover (Simba), John Oliver (Zazu) ou encore Billy Eichner et Seth Rogen (Timon et Pumba). Et quel plaisir d’entendre à nouveau James Earl Jones la voix originale de Mufasa !

Le personnage de Nala est un peu plus développé dans cette version.  On peut observer une véritable volonté de la part de Disney de développer les personnages secondaires féminins et de les ramener au premier plan dans les nouvelles versions des classiques d’animation.
On apprécie d’autant plus la présence de Nala que cela nous permet d’entendre Beyoncé sur une chanson inédite : Spirit.

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Le duo qui vole la vedette

Timon et Pumba sont les vraies stars du film. Ils sont encore plus drôles que dans la version originale. Les deux acteurs choisis pour les doubler sont excellents et collent parfaitement aux personnages. Les blagues fonctionnent, il y a beaucoup de private jokes faisant référence au premier film notamment lors de la chanson Hakuna Matata et cela plonge le spectateur dans une certaine proximité/complicité avec les deux protagonistes. C’est une vraie réussite ! Les deux personnages aimés par le public, ils le seront encore plus.

Ce que j’ai vraiment aimé avec ce film c’est qu’il respecte l’original. Il n’y a pas de réécriture, d’ajout de personnage (si ce n’est les animaux dans le paradis de Timon et Pumba) ou encore de changement majeur comme il y a pu avoir avec les autres remakes. On retrouve ce que l’on a aimé dans notre enfance sous une autre forme. C’est très fidèle et ça fonctionne très bien.

Le roi lion 2019

Quelques regrets

J’aurais aimé retrouver des chansons du musical ou de Rythm of the Pride Lands dans cette version. Il y en a des magnifiques et cela aurait apporté un vrai plus au film. Je ne comprends pas pourquoi la chanson Be Prepared a complètement été modifiée. Les autres morceaux sont identiques ou très semblables à ceux du film d’animation. C’est pourtant une scène très importante de l’histoire où Scar donne de la voix et du coffre pour rassembler les hyènes. Le nouvel arrangement et la réécriture de la chanson rendent la scène moins impactante.
L’autre regret c’est le manque d’émotion des personnages. Disney humanise beaucoup les animaux dans ses films d’animation, ils sont donc très expressifs. Dans cette version, les animaux sont très réels, ils ont très peu d’expressions humaines, ce qui apporte du coup moins d’émotion au personnage et de fait au spectateur.

Est-ce que je recommande d’aller voir cette nouvelle version du film d’animation Le Roi Lion ?
Oui ! Il faut découvrir cette merveille esthétique !

Après est-ce qu’une personne n’ayant jamais vu le classique d’animation Le Roi Lion va trouver un intérêt au film ? Peut-être pas.

By Joan

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LE ROI LION 2019
de Jon Favreau


avec les voix originales de Donald Glover, Beyoncé, Billy Eichner, Seth Rogen, James Earl Jones, Alfre Woodard, Joghn Oliver, John Kani

en salle le 17 juillet 2019

 

* Précision qu’on parle de live action mais en fait toutes les images du film ont été recréées numériquement, ce n’est donc pas vraiment du live action car il n’y a pas de prises de vues réelles dans ce long-métrage. Néanmoins l’illusion est parfaite.

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Spectacle DREAMS : un songe glamour et sexy à l’Alhambra Paris

Le spectacle Dreams offre une plongée dans un monde de songes et d’imaginaire.
Lorsque l’esprit sombre dans l’inconnu et que la nuit s’empare de lui, il se met à vibrer d’une façon dont lui seul a le secret.
L’Alhambra Paris se met alors à l’unisson des divers artistes qui s’emparent de la scène pour faire le show. On navigue entre glamour soft et érotisme assumé. Et il y en a pour tous les goûts à ce niveau !

Le live pour maître-mot

Sur le côté de la scène un groupe prend place avant le début du spectacle. Une chanteuse reprend en live des tubes : Runnin’ (Beyoncé), Back to Black (Amy Winehouse), Smooth Criminal (Mickael Jackson)…
Ces performances vocales accompagneront les spectateurs durant les deux actes du spectacle Dreams.

Le live est forcément aussi du côté des numéros circassiens.
On est scotché par la dextérité de l’équilibriste sur les mains. Son passage est de haute volée.
La contorsionniste campe un Cupidon tout en douceur et volupté.

Spectacle Dreams
Photo © Gaëlle Pitrel

Et sans spoiler, le dernier numéro de rubans aériens en duo masculin est des plus torrides, tout en étant d’une maîtrise plus qu’impeccable. Un moment intense de virilité poétique.

Spectacle Dreams
Photo © Gaëlle Pitrel

Et c’est sans compter cette danse en mode lumière noire qui met tous les sens en éveil. Très très hot !

Spectacle Dreams
Photo © Gaëlle Pitrel

On ajoute à tout cela un poil de magie. Et le package cabaret est total !

Un spectacle envoûtant, mais…

Oui, Dreams est prenant, glamour et sexy.  Les jeunes hommes ont les abdos saillants et fermes. Les jeunes femmes (pas formatées pour le coup) aguichent la salle, parfois en reléguant le #metoo aux oubliettes. Les numéros de force et d’agrès sont parfaitement maîtrisés.

Spectacle Dreams
Mais les parties dansées ont une petite saveur en moins (à part celle en lumière noire). D’ailleurs, il ne faut pas s’arrêter à la première danse d’ouverture pour juger le spectacle.
Les deux actes manquent un peu de cohérence narrative.
Dans l’acte 1, il y a uniquement une narratrice espagnole, Emy Sotomayor, qui nous plonge dans l’univers de Dreams. Mais dans l’acte 2, on se retrouve avec le magicien qui communique avec le public et une voix-off tombée du ciel sur une intro de danse.

Si le spectacle Dreams pêche un peu sur la narration, le brio des artistes circassiens est bien là ! Et au final, on en prend quand même plein les yeux.

Spectacle Dreams

Dreams

Direction artistique : Inès Vandamme

jusqu’au 12 octobre 2019

du jeudi au samedi à 21h

L’Alhambra
21 Rue Yves Toudic
75010 Paris

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Circus Incognitus de Jamie Adkins au Théâtre de l’Atelier : jubilatoire !

Un Américain qui s’installe à Paris cet été avec comme seul but : divertir le public adulte et enfants, forcément ça intrigue. D’autant plus quand on connaît l’étendue infinie de son pays natal.
Jamie Adkins est de retour et à l’affiche du Théâtre de l’Atelier jusqu’au 11 août avec son Circus Incognitus jubilatoire !

Jamie Adkins est un homme-orchestre. Non qu’il sache jouer de plusieurs instruments (on n’a pas vérifié non plus). Non, il est à la fois acrobate, clown, funambule, jongleur et magicien.
Ce n’est pas un clown maladroit qui enchaîne les cabrioles calamiteuses. Il est effectivement très habille de ses mains et de son corps en général. On aurait plutôt tendance à dire : gentiment étourdi.Circus Incognitus
En tout cas, Jamie est doué dans la pratique de pas mal de disciplines que nous serions bien incapables de reproduire : sortir d’un carton mille et un accessoires (chaise, valise, balle rebondissante…). Jongler avec une chaise mais aussi la bouche : c’est quand même plus périlleux qu’avec les mains surtout pour les cervicales.
Il fait lui-même le roulement de tambour pour la pointe de suspense nécessaire au bon déroulement de ce spectacle.
Il arrive aussi à embrocher des oranges avec une simple fourchette bien calée entre les dents.

Circus Incognitus

Dans tout cela, il ne faut pas oublier un détail simple mais qui a toute son importance : un petit rire bien à lui, aigu et touchant.
Jamie parle peu sur scène, les rares fois qu’il le fait ce n’est pas forcément audible. Vous comprendrez pourquoi en allant le voir.

Le plus : les rires des enfants ! Le jour de notre venue, les bambins étaient en nombre dans la salle. Et la spontanéité de leurs réactions est une autre gageure de l’incroyable talent de cet artiste made in USA.

Circus Incognitus

CIRCUS INCOGNITUS
de Jamie ADKINS 

au Théâtre de l’Atelier
1 place Charles Dullin
75018 PARIS

du 3 juillet au 11 août 2019

mardi au samedi à 19h
matinée dimanche à 15h

durée : 1h05

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Les Crevettes Pailletées : légèreté et exubérance en maillot

Après Le Grand Bain et sa natation synchronisée, Les Crevettes Pailletées nous plonge dans l’univers du water-polo, avec un gros brin de rainbow.
Basé sur une histoire vraie, ce feel good movie, en salle le 8 mai, nous met des paillettes dans les yeux. Et on ressort avec le smile.

Les crevettes pailletées

Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner une association gay : Les Crevettes Pailletées. Cette équipe de water-polo a un but : les Gay Games en Croatie. Mais elle est plus motivée par la fête que par la compétition. Une mission difficile qui ne devra pas aboutir uniquement par la rédemption du mâle alpha hétéro.

Les crevettes pailletées

Du muscle, des maillots et des foufous

Nicolas Gob est parfait en musclor à œillères qui peine à accepter les personnalités de ces sportifs qui lui sont imposés. Au final, il est même très attendrissant. Alban Lenoir et les autres membres des Crevettes Pailletées ne déméritent pas. Ils forment un groupe à l’osmose parfaite, mais parfois vacillante. Normal, chacun a une personnalité propre et aboutie.
Comme avec Cédric (Michaël Abiteboul) qui a peine à trouver son équilibre entre l’équipe et son nouveau rôle de père au sein de sa famille homoparentale.

Les crevettes pailletées

Roland Nemou (Joël) campe un ex-militant gay aigri, obtus et aux répliques cassantes. Et parfois pas très politiquement correctes. Mais pourquoi faudrait-il l’être dans un film qui veut apporter un point de vue différent et ouvrir certains esprits ?
Romain Brau (Fred), avec ce premier rôle, perce en tant que comédien. On le connait en tant qu’étoile brillante nommée Morian au sein du Cabaret Madame Arthur.

Les crevettes pailletées

Au final, le film n’est pas parfait. Parfois, on peut facilement deviner les cheminements du scénario. Mais on reste attaché à cette bande de potes. Malgré leurs ressentiments mutuels, comme on peut en avoir voir tous avec nos potos, ils surmontent leur égo et les embûches relationnelles pour arriver au but final : la compétition.

Et le plus important pour une comédie : on se marre beaucoup !

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Les Crevettes Pailletées

un film de Cédric Le Gallo et Maxime Govare 

Avec : Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul, David Baiot, Romain Lancry, Roland Menou, Geoffrey Couët, Romain Brau, Félix Martinez

En salle en 8 mai 2019
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Femme, Femme, Femme au Théâtre Lepic : addictives Divalala

« Un de perdu, dix de retrouvés ! »
En réalité, lorsqu’on se fait larguer, ce qu’on récolte, ce sont plutôt dix névroses… Après une (lente) période d’agonie, surgissent des questions sur la vie, les imbéciles dans nos vies, le temps qui passe ou encore nos innombrables forces et nos négligeables faiblesses. Il en résulte un sujet de prédilection pour les chansons de variété ! Avec Femme, Femme, Femme au Théâtre Lepic, les Divalala explorent avec ingéniosité ces tubes où les femmes sont mises en lumière. Grâce à leur univers atypique, drôle, sensible et délicieusement glamour, vous allez succomber !

Les divalala

Autant vous le dire tout de suite, je me suis totalement laissé surprendre par les Divala ! Le concept est pourtant simple : reprendre des chansons a capella en y ajoutant une note personnelle. Et c’est justement là où la magie opère !

Alors, bien entendu, il y a de grands classiques comme Clara Luciani, Stromae ou Beyoncé. Mais aussi des plaisirs inavoués (pas totalement assumés) comme Herbert Léonard ou Jean-Pierre François. Il nous arrive même de vouloir les accompagner. Sincèrement, massacrer du Lara Fabian en s’époumonant, ça n’a pas de prix !

Là où le spectacle se démarque, c’est dans sa subtilité et son talent. Déjà parce que vocalement, on tombe sous le charme… En effet, les trois voix s’expriment en toute complémentarité. Tantôt séductrices, espiègles ou passionnées, elles sont toujours justes,  complices et pétillantes. Pour vous dire, elles arrivent quand même à rendre Ophélie Winter classe… Quant aux reprises, il m’est arrivé d’en trouver certaines plus abouties que les originales !

Il y a également de nombreux et étonnants accessoires. Ici, une flûte de pan improvisée avec des bouteilles de champagne et de bière, là, des verres-percussions plus ou moins remplis d’eau ou encore une cravate-vibraphone… L’ensemble formé est ainsi astucieux et subtil. À chacun de trouver le message délivré !

L’amie qui m’accompagnait ce soir-là était plutôt d’humeur mélancolique. Au final, elle a beaucoup ri, un peu pleuré mais elle a surtout beaucoup vibré. De là à dire que les Divalala sont un remède miracle, ce serait exagéré… Néanmoins, elles permettent probablement de donner l’impulsion à un lâcher-prise nécessaire pour avancer ou tout simplement de se faire plaisir.

Alors, ça vaut le coup de tenter, non ? 😉

Bonus : Si vous êtes gentils (comme moi), vous aurez droit à une bise à la fin du spectacle !

by Jean-Philippe 

Les divalalas

Femme, Femme, Femme

Avec les Divalala : Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine
Mise en scène : Freddy Viau

du 1er au 9 mai
les mercredis et jeudis à 21h

au Théâtre Lepic
1, avenue Junot
75018 Paris

Et le 18 mai à 20h

Au Théâtre Le Blanc-Mesnil

1-5 place de la Libération
93150 Le Blanc-Mesnil

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Avengers Endgame : Marvel frappe fort ! #critique

Dire que Avengers Endgame est un des films les plus attendus de cette année est un euphémisme.
Et c’est justifié, à voir la foule de journalistes, blogueurs et influenceurs présents à la projection presse de ce mardi.

Je sens mon voisin plus que fébrile à l’idée de découvrir la suite d’Infinity War. On retrouve l’univers des Avengers telle que ce film nous l’avait laissé, avec ses questions, ses tensions et toutes les  intrigues imaginables possibles. A partir de là, tout est à construire dans ce monde post-apocalyptique. Les héros sont à terre.

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Quand tout espoir est perdu…

Les Avengers sont toujours là !

On avait peur de retrouver la lourdeur d’Infinity War et aussi un peu la lassitude que nous donnait cette franchise. Il n’en est rien.
La progression du récit est apaisée. Les héros peuvent se relever. Alors on retrouve le plaisir de partager leur destinée.

C’est sûr, ce nouvel épisode comblera les attentes des aficionados : rebondissements, références à notre pop culture  cinématographique. Ce film est un hommage à tout l’univers Avengers produit depuis 10 ans(le MCU  pour les vrais fans : Marvel Cinematic Universe). Les punchlines humoristiques sont de retour, elles semblaient avoir délaissé Infinity War malgré la présence des Gardiens de la Galaxie. Il y a même une dose plus poussée d’autodérision sur les personnages (et non entre eux).

Les réalisateurs Anthony et Joe Russo nous offrent de vrais beaux plans léchés et construits dans les moments posés ou les scènes d’émotions. Les combats restent toujours aussi virevoltants dans leurs démesures, mais toujours lisibles par le spectateur.

Malgré tout, et sans spoil, le scénario pourra sembler bancal à certains moments (on reste ouvert aux débats). On pourra regretter aussi un peu la longueur du film.
Mais d’après les réactions et l’ambiance dans la salle, le succès est assuré.

Avec Avengers Engame, le 22e film de la franchise, Marvel Studio frappe fort. Ce film clôt indubitablement un cycle.

Un dernier conseil : regardez un nouvelle fois Infinity War avant votre séance. Mais ça les fans d’Avengers l’ont certainement déjà fait !

Avengers Endgame

Avengers Endgame

Marvel Studios

Réalisé par : Anthony et Joe Russo
avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Paul Rudd

Durée : 3h02

Sortie en salle le 24 juin 2019

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Le Malade Imaginaire – Daniel Auteuil : une bouffée de bonheur !

Daniel Auteuil s’offre l’un des rôles dont il rêvait : Argan, cet hypocondriaque génialement excessif.
Par sa mise en scène, Le Malade Imaginaire est joyeux à souhait, fidèle à l’esprit de Molière, tout en faisant la part belle à la complicité entre les comédiens. 

Sur la scène du Théâtre de Paris, la troupe d’Auteuil ne ménage pas ses efforts pour faire vibrer ce morceau de patrimoine qui est le nôtre. Un vrai bonheur !Le malade imaginaire daniel auteuilLe malade imaginaire daniel auteuil

Le Malade Imaginaire débute par un solo. Celui d’une jeune enfant qui se met à chanter a capella sur le bord de scène.
Derrière elle, un rideau qui dissimule Argan prêt à entrer en scène, assis dans son fauteuil. Daniel Auteuil nous a confié qu’à ce moment-là, il hésite toujours : garder les pièces en mains ou les laisser dans la poche de son costume.
Judith Berthelot, la jeune comédienne imperturbable, continue de chanter alors qu’elle perçoit ce jeu de pièces à ses oreilles. Le professionnalisme à 10 ans ! Respect.
Les autres comédiens eux se tiennent par la main avant de se dévouer entièrement à leur performance.

Le théâtre est cette chose précieuse qui à la fois est capable de partager des instants de vie incroyables et de dissimuler d’aussi beaux moments hors-champ pour les spectateurs.

Argan entre en scène et la joie ne va plus nous lâcher pendant les deux heures de comédie, de virevoltants rebondissements, de traits de génie et de profonde générosité des comédiens et comédiennes.
Ce monologue est assez surprenant, c’est comme un sas qui nous permettrait d’entrer dans la langue de Molière. Ce que confirme Daniel Auteuil : “Comme si Molière avait tout prévu, il y a 4 siècles.”

Le malade imaginaire Daniel Auteuil

Leçon de mise en scène par Daniel Auteuil 

Jean-Marie Galey est l’un des premiers à nous éclairer sur le travail de Daniel Auteuil : “Il nous a fait travailler nos personnages. Il n’a quasiment pas joué. Il nous reprenait sans arrêt.
Aurore Auteuil de rajouter : “On travaillait beaucoup, de 10h à 19h, et sans pause.”
Mais il faut aussi assurer un break, comme le Jean-Marie  précise : C’est bien de s’arrêter 10 jours avant la première. Ça permet d’incuber, d’infuser comme un thé.” 
L’intéressé, Auteuil, avoue : “C’est une de mes aventures préférées au théâtre. Je suis content que tout le monde trouve les comédiens formidables.”

Le Malade imaginaire Daniel Auteuil

“J’aime l’idée de troupe. On est une bande de jeunes !”

Mais est-ce le comédien ou le metteur en scène qui est face à ses partenaires ?
Il a son œil gauche sur nous. A l’œil, on sait où il faut aller”, confie Jean-Marie.
Après chaque représentation, il y a un debriefing de la pièce. Ce qui serait plutôt rare au théâtre. “Ce sont des impressions plutôt que des notes, un ressenti”, précise Daniel Auteuil.

Natalia Dontcheva n’hésite pas à partager : “Nous avons droit un soir à la meilleure remarque : “Vous savez ce que vous avez fait !” Il n’est pas évident ensuite de trouver le sommeil.” Parce que le metteur en scène n’a donné aucune autre indication pour préciser son ressenti.
Natalia de rajouter : “Il joue un tyran sur le plateau. Il y a quelque chose qui reste après.

“Daniel Auteuil nous a toujours dit : faites tout ce que vous voulez, mais soyez sincères” 

C’est une aventure, une pièce de théâtre. C’est important que l’on apprenne des choses de la vie. Que ce ne soit pas que du travail. Je suis touché par l’enthousiasme, leur implication.”

Et une aventure intergénérationnelle comme le conclue Victoire Bélézy qui incarne Angélique : “Il y a un partage très fort entre toutes les générations de comédiens. Ce que j’aime énormément. Auteuil a créé une équipe soudée.

Le malade imaginaire Daniel Auteuil

Le Malade Imaginaire
de Molière

Mise en scène : Daniel Auteuil
avec Daniel Auteuil, Alain Doutey, Aurore Auteuil, Victorine Bélézy, Pierre-Yves Bon, Natalia Dontcheva, Jean-Marie Galey, Gaël Cottat, Loïc Legendre, Cédric Zimmerlin, Laurent Bozzi.
En en alternance : Judith Berthelot, Nina Schmitt, Heloïse Bacquet

au Théâtre de Paris 
15 rue Blanche
75009 PARIS

du mercredi au samedi à 20h30
matinées : samedi à 17e et dimanche à 15h30

DERNIERE LE 25 MAI 2019 ! 

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Chance ! la comédie musicale survoltée et drôle @ Théâtre la Bruyère

Chance ! la fantaisie musicale qui cumule les succès et auréolée du Molière 2019 du spectacle musical est à l’affiche du Théâtre La Bruyère.
Dans un cabinet d’avocats, ça chante, ça danse à toute occasion. L’efficacité du travail serait à revoir mais pas la qualité de la partition.

Chance

Chance ! for everyone

La chance est à tous les niveaux. La nôtre de pouvoir assister à un spectacle léger, qui surprend, qui emporte…
Celle des comédiens interprètes qui s’amusent vraiment et qui peuvent montrer toutes les facettes de leurs talents : comédie, chant et danse. Chacun aura au moins sa chanson, son grand moment à pleine lumière. Pas de second rôle donc, tout le monde assure le show de sa belle prestance.
Enfin, chance aux personnages qui ont leur vie bouleversé grâce à un formidable coup du hasard.

Chance

Interprétation en or

Le spectacle tient par la qualité d’interprétation. Pour que le cabinet d’avocats puisse nous emporter, la principale gageure est la distribution.
Et c’est un sans-faute.
Bien que les comédiens jouent en alternance chacun assure.
Ce mercredi soir, nous avons le plaisir de retrouver la pétillante Rachel Pignot (Agnès), d’apprécier la voix qui en impose d’Arnaud Léonard (Le Boss), la délicatesse de Julie Wingens (Nina), le brin de folie de Cathy Arondel (Kate), de Grégory Juppin (Étienne), les muscles de David Jean (le coursier Fred).

Chance ! la comédie musicale est immanquable.
Un jour l’aventure s’arrêtera, il faut absolument avoir vu cette comédie musicale une fois dans sa vie.

Chance !

la comédie musicale de Hervé DEVOLDER
Mise en scène Hervé DEVOLDER

Avec en alternance : Cathy Arondel, Carole Deffit, Milena Marinelli, Julie Costanza, Rachel Pignot, Lévanie Raud, Julie Wingens, Grégory Benchenafi, David Jean, Alexandre Jerome, Grégory Juppin, Jean-baptiste Darosey, Arnaud Leonard, Hervé Lewandoski, Franck Vincent
Piano : Thierry Boulanger, Hervé Devolder, Daniel Glet ou Simon Legendre — contrebasse : Benoït Dunoyer de Segonzac ou Fred Liebert — guitare : Jean-Pierre Beuchard

au Théâtre La Bruyère 
5, rue La Bruyère
75009 PARIS
Tél. 01 48 74 76 99

du jeudi au samedi à 19h
matinée le dimanche à 17h30
lundi à 20h30

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Obsolescence Programmée : l’humour salvateur d’Elisabeth Buffet

L’obsolescence programmée, Elisabeth Buffet se la prend en pleine face et en public au Théâtre du Marais.

L’humoriste est redescendue de sa barre de pole-danse, non sans mal. Fini la fête, les rencontres qui rendent minable au réveil et les blagues cucu.
La Buffet réactualise son portrait avec les nouvelles données liées à son âge. C’est cynique à souhait, drôle et réaliste.

Obsolescence programmée

Elisabeth Buffet ne s’épargne pas avec son nouveau spectacle, Obsolescence Programmée. Elle ne cache pas le poids des années sur son corps. Le douloureux constat que les hommes commencent à manquer d’attrait pour ses atours.
Bubu est une quinqua – qui plus est célibataire et sans enfant – reconsidérant son rapport aux autres et à elle-même.
C’est cash, sans injection de botox, ni de gaine pour affiner la ligne.

Bubu, faut l’accepter comme elle est ! 

Élisabeth débute avec des Alexandrins pour mieux dézinguer le souvenir de ses anciens sketchs. Elle pousse la chansonnette histoire de déstabiliser son public. Et elle s’accorde même une chaise en plexi histoire de souffler un peu.
Qui lui en voudrait ?
Son humour est toujours aussi percutant, son écriture excelle dans la finesse. Elle aime les mots, joue avec et partage des traits d’esprit excellents.

Élisabeth Buffet, on l’a aimée en quadra, mais on la kiffe tout autant en quinqua, un poil désabusée mais très réaliste.
Obsolescence programmée

Élisabeth Buffet
Obsolescence programmée

Reprise à partir du 21 septembre 2019

vendredi et samedi à 20h
dimanche à 16h

Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 Paris
Tel. 01 71 73 97 83

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