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Les Crevettes Pailletées : légèreté et exubérance en maillot

Après Le Grand Bain et sa natation synchronisée, Les Crevettes Pailletées nous plonge dans l’univers du water-polo, avec un gros brin de rainbow.
Basé sur une histoire vraie, ce feel good movie, en salle le 8 mai, nous met des paillettes dans les yeux. Et on ressort avec le smile.

Les crevettes pailletées

Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner une association gay : Les Crevettes Pailletées. Cette équipe de water-polo a un but : les Gay Games en Croatie. Mais elle est plus motivée par la fête que par la compétition. Une mission difficile qui ne devra pas aboutir uniquement par la rédemption du mâle alpha hétéro.

Les crevettes pailletées

Du muscle, des maillots et des foufous

Nicolas Gob est parfait en musclor à œillères qui peine à accepter les personnalités de ces sportifs qui lui sont imposés. Au final, il est même très attendrissant. Alban Lenoir et les autres membres des Crevettes Pailletées ne déméritent pas. Ils forment un groupe à l’osmose parfaite, mais parfois vacillante. Normal, chacun a une personnalité propre et aboutie.
Comme avec Cédric (Michaël Abiteboul) qui a peine à trouver son équilibre entre l’équipe et son nouveau rôle de père au sein de sa famille homoparentale.

Les crevettes pailletées

Roland Nemou (Joël) campe un ex-militant gay aigri, obtus et aux répliques cassantes. Et parfois pas très politiquement correctes. Mais pourquoi faudrait-il l’être dans un film qui veut apporter un point de vue différent et ouvrir certains esprits ?
Romain Brau (Fred), avec ce premier rôle, perce en tant que comédien. On le connait en tant qu’étoile brillante nommée Morian au sein du Cabaret Madame Arthur.

Les crevettes pailletées

Au final, le film n’est pas parfait. Parfois, on peut facilement deviner les cheminements du scénario. Mais on reste attaché à cette bande de potes. Malgré leurs ressentiments mutuels, comme on peut en avoir voir tous avec nos potos, ils surmontent leur égo et les embûches relationnelles pour arriver au but final : la compétition.

Et le plus important pour une comédie : on se marre beaucoup !

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Les Crevettes Pailletées

un film de Cédric Le Gallo et Maxime Govare 

Avec : Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul, David Baiot, Romain Lancry, Roland Menou, Geoffrey Couët, Romain Brau, Félix Martinez

En salle en 8 mai 2019
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Femme, Femme, Femme au Théâtre Lepic : addictives Divalala

« Un de perdu, dix de retrouvés ! »
En réalité, lorsqu’on se fait larguer, ce qu’on récolte, ce sont plutôt dix névroses… Après une (lente) période d’agonie, surgissent des questions sur la vie, les imbéciles dans nos vies, le temps qui passe ou encore nos innombrables forces et nos négligeables faiblesses. Il en résulte un sujet de prédilection pour les chansons de variété ! Avec Femme, Femme, Femme au Théâtre Lepic, les Divalala explorent avec ingéniosité ces tubes où les femmes sont mises en lumière. Grâce à leur univers atypique, drôle, sensible et délicieusement glamour, vous allez succomber !

Les divalala

Autant vous le dire tout de suite, je me suis totalement laissé surprendre par les Divala ! Le concept est pourtant simple : reprendre des chansons a capella en y ajoutant une note personnelle. Et c’est justement là où la magie opère !

Alors, bien entendu, il y a de grands classiques comme Clara Luciani, Stromae ou Beyoncé. Mais aussi des plaisirs inavoués (pas totalement assumés) comme Herbert Léonard ou Jean-Pierre François. Il nous arrive même de vouloir les accompagner. Sincèrement, massacrer du Lara Fabian en s’époumonant, ça n’a pas de prix !

Là où le spectacle se démarque, c’est dans sa subtilité et son talent. Déjà parce que vocalement, on tombe sous le charme… En effet, les trois voix s’expriment en toute complémentarité. Tantôt séductrices, espiègles ou passionnées, elles sont toujours justes,  complices et pétillantes. Pour vous dire, elles arrivent quand même à rendre Ophélie Winter classe… Quant aux reprises, il m’est arrivé d’en trouver certaines plus abouties que les originales !

Il y a également de nombreux et étonnants accessoires. Ici, une flûte de pan improvisée avec des bouteilles de champagne et de bière, là, des verres-percussions plus ou moins remplis d’eau ou encore une cravate-vibraphone… L’ensemble formé est ainsi astucieux et subtil. À chacun de trouver le message délivré !

L’amie qui m’accompagnait ce soir-là était plutôt d’humeur mélancolique. Au final, elle a beaucoup ri, un peu pleuré mais elle a surtout beaucoup vibré. De là à dire que les Divalala sont un remède miracle, ce serait exagéré… Néanmoins, elles permettent probablement de donner l’impulsion à un lâcher-prise nécessaire pour avancer ou tout simplement de se faire plaisir.

Alors, ça vaut le coup de tenter, non ? 😉

Bonus : Si vous êtes gentils (comme moi), vous aurez droit à une bise à la fin du spectacle !

by Jean-Philippe 

Les divalalas

Femme, Femme, Femme

Avec les Divalala : Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine
Mise en scène : Freddy Viau

du 1er au 9 mai
les mercredis et jeudis à 21h

au Théâtre Lepic
1, avenue Junot
75018 Paris

Et le 18 mai à 20h

Au Théâtre Le Blanc-Mesnil

1-5 place de la Libération
93150 Le Blanc-Mesnil

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Avengers Endgame : Marvel frappe fort ! #critique

Dire que Avengers Endgame est un des films les plus attendus de cette année est un euphémisme.
Et c’est justifié, à voir la foule de journalistes, blogueurs et influenceurs présents à la projection presse de ce mardi.

Je sens mon voisin plus que fébrile à l’idée de découvrir la suite d’Infinity War. On retrouve l’univers des Avengers telle que ce film nous l’avait laissé, avec ses questions, ses tensions et toutes les  intrigues imaginables possibles. A partir de là, tout est à construire dans ce monde post-apocalyptique. Les héros sont à terre.

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Quand tout espoir est perdu…

Les Avengers sont toujours là !

On avait peur de retrouver la lourdeur d’Infinity War et aussi un peu la lassitude que nous donnait cette franchise. Il n’en est rien.
La progression du récit est apaisée. Les héros peuvent se relever. Alors on retrouve le plaisir de partager leur destinée.

C’est sûr, ce nouvel épisode comblera les attentes des aficionados : rebondissements, références à notre pop culture  cinématographique. Ce film est un hommage à tout l’univers Avengers produit depuis 10 ans(le MCU  pour les vrais fans : Marvel Cinematic Universe). Les punchlines humoristiques sont de retour, elles semblaient avoir délaissé Infinity War malgré la présence des Gardiens de la Galaxie. Il y a même une dose plus poussée d’autodérision sur les personnages (et non entre eux).

Les réalisateurs Anthony et Joe Russo nous offrent de vrais beaux plans léchés et construits dans les moments posés ou les scènes d’émotions. Les combats restent toujours aussi virevoltants dans leurs démesures, mais toujours lisibles par le spectateur.

Malgré tout, et sans spoil, le scénario pourra sembler bancal à certains moments (on reste ouvert aux débats). On pourra regretter aussi un peu la longueur du film.
Mais d’après les réactions et l’ambiance dans la salle, le succès est assuré.

Avec Avengers Engame, le 22e film de la franchise, Marvel Studio frappe fort. Ce film clôt indubitablement un cycle.

Un dernier conseil : regardez un nouvelle fois Infinity War avant votre séance. Mais ça les fans d’Avengers l’ont certainement déjà fait !

Avengers Endgame

Avengers Endgame

Marvel Studios

Réalisé par : Anthony et Joe Russo
avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Paul Rudd

Durée : 3h02

Sortie en salle le 24 juin 2019

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Le Malade Imaginaire – Daniel Auteuil : une bouffée de bonheur !

Daniel Auteuil s’offre l’un des rôles dont il rêvait : Argan, cet hypocondriaque génialement excessif.
Par sa mise en scène, Le Malade Imaginaire est joyeux à souhait, fidèle à l’esprit de Molière, tout en faisant la part belle à la complicité entre les comédiens. 

Sur la scène du Théâtre de Paris, la troupe d’Auteuil ne ménage pas ses efforts pour faire vibrer ce morceau de patrimoine qui est le nôtre. Un vrai bonheur !Le malade imaginaire daniel auteuilLe malade imaginaire daniel auteuil

Le Malade Imaginaire débute par un solo. Celui d’une jeune enfant qui se met à chanter a capella sur le bord de scène.
Derrière elle, un rideau qui dissimule Argan prêt à entrer en scène, assis dans son fauteuil. Daniel Auteuil nous a confié qu’à ce moment-là, il hésite toujours : garder les pièces en mains ou les laisser dans la poche de son costume.
Judith Berthelot, la jeune comédienne imperturbable, continue de chanter alors qu’elle perçoit ce jeu de pièces à ses oreilles. Le professionnalisme à 10 ans ! Respect.
Les autres comédiens eux se tiennent par la main avant de se dévouer entièrement à leur performance.

Le théâtre est cette chose précieuse qui à la fois est capable de partager des instants de vie incroyables et de dissimuler d’aussi beaux moments hors-champ pour les spectateurs.

Argan entre en scène et la joie ne va plus nous lâcher pendant les deux heures de comédie, de virevoltants rebondissements, de traits de génie et de profonde générosité des comédiens et comédiennes.
Ce monologue est assez surprenant, c’est comme un sas qui nous permettrait d’entrer dans la langue de Molière. Ce que confirme Daniel Auteuil : “Comme si Molière avait tout prévu, il y a 4 siècles.”

Le malade imaginaire Daniel Auteuil

Leçon de mise en scène par Daniel Auteuil 

Jean-Marie Galey est l’un des premiers à nous éclairer sur le travail de Daniel Auteuil : “Il nous a fait travailler nos personnages. Il n’a quasiment pas joué. Il nous reprenait sans arrêt.
Aurore Auteuil de rajouter : “On travaillait beaucoup, de 10h à 19h, et sans pause.”
Mais il faut aussi assurer un break, comme le Jean-Marie  précise : C’est bien de s’arrêter 10 jours avant la première. Ça permet d’incuber, d’infuser comme un thé.” 
L’intéressé, Auteuil, avoue : “C’est une de mes aventures préférées au théâtre. Je suis content que tout le monde trouve les comédiens formidables.”

Le Malade imaginaire Daniel Auteuil

“J’aime l’idée de troupe. On est une bande de jeunes !”

Mais est-ce le comédien ou le metteur en scène qui est face à ses partenaires ?
Il a son œil gauche sur nous. A l’œil, on sait où il faut aller”, confie Jean-Marie.
Après chaque représentation, il y a un debriefing de la pièce. Ce qui serait plutôt rare au théâtre. “Ce sont des impressions plutôt que des notes, un ressenti”, précise Daniel Auteuil.

Natalia Dontcheva n’hésite pas à partager : “Nous avons droit un soir à la meilleure remarque : “Vous savez ce que vous avez fait !” Il n’est pas évident ensuite de trouver le sommeil.” Parce que le metteur en scène n’a donné aucune autre indication pour préciser son ressenti.
Natalia de rajouter : “Il joue un tyran sur le plateau. Il y a quelque chose qui reste après.

“Daniel Auteuil nous a toujours dit : faites tout ce que vous voulez, mais soyez sincères” 

C’est une aventure, une pièce de théâtre. C’est important que l’on apprenne des choses de la vie. Que ce ne soit pas que du travail. Je suis touché par l’enthousiasme, leur implication.”

Et une aventure intergénérationnelle comme le conclue Victoire Bélézy qui incarne Angélique : “Il y a un partage très fort entre toutes les générations de comédiens. Ce que j’aime énormément. Auteuil a créé une équipe soudée.

Le malade imaginaire Daniel Auteuil

Le Malade Imaginaire
de Molière

Mise en scène : Daniel Auteuil
avec Daniel Auteuil, Alain Doutey, Aurore Auteuil, Victorine Bélézy, Pierre-Yves Bon, Natalia Dontcheva, Jean-Marie Galey, Gaël Cottat, Loïc Legendre, Cédric Zimmerlin, Laurent Bozzi.
En en alternance : Judith Berthelot, Nina Schmitt, Heloïse Bacquet

au Théâtre de Paris 
15 rue Blanche
75009 PARIS

du mercredi au samedi à 20h30
matinées : samedi à 17e et dimanche à 15h30

DERNIERE LE 25 MAI 2019 ! 

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Chance ! la comédie musicale survoltée et drôle @ Théâtre la Bruyère

Chance ! la fantaisie musicale qui cumule les succès et auréolée du Molière 2019 du spectacle musical est à l’affiche du Théâtre La Bruyère.
Dans un cabinet d’avocats, ça chante, ça danse à toute occasion. L’efficacité du travail serait à revoir mais pas la qualité de la partition.

Chance

Chance ! for everyone

La chance est à tous les niveaux. La nôtre de pouvoir assister à un spectacle léger, qui surprend, qui emporte…
Celle des comédiens interprètes qui s’amusent vraiment et qui peuvent montrer toutes les facettes de leurs talents : comédie, chant et danse. Chacun aura au moins sa chanson, son grand moment à pleine lumière. Pas de second rôle donc, tout le monde assure le show de sa belle prestance.
Enfin, chance aux personnages qui ont leur vie bouleversé grâce à un formidable coup du hasard.

Chance

Interprétation en or

Le spectacle tient par la qualité d’interprétation. Pour que le cabinet d’avocats puisse nous emporter, la principale gageure est la distribution.
Et c’est un sans-faute.
Bien que les comédiens jouent en alternance chacun assure.
Ce mercredi soir, nous avons le plaisir de retrouver la pétillante Rachel Pignot (Agnès), d’apprécier la voix qui en impose d’Arnaud Léonard (Le Boss), la délicatesse de Julie Wingens (Nina), le brin de folie de Cathy Arondel (Kate), de Grégory Juppin (Étienne), les muscles de David Jean (le coursier Fred).

Chance ! la comédie musicale est immanquable.
Un jour l’aventure s’arrêtera, il faut absolument avoir vu cette comédie musicale une fois dans sa vie.

Chance !

la comédie musicale de Hervé DEVOLDER
Mise en scène Hervé DEVOLDER

Avec en alternance : Cathy Arondel, Carole Deffit, Milena Marinelli, Julie Costanza, Rachel Pignot, Lévanie Raud, Julie Wingens, Grégory Benchenafi, David Jean, Alexandre Jerome, Grégory Juppin, Jean-baptiste Darosey, Arnaud Leonard, Hervé Lewandoski, Franck Vincent
Piano : Thierry Boulanger, Hervé Devolder, Daniel Glet ou Simon Legendre — contrebasse : Benoït Dunoyer de Segonzac ou Fred Liebert — guitare : Jean-Pierre Beuchard

au Théâtre La Bruyère 
5, rue La Bruyère
75009 PARIS
Tél. 01 48 74 76 99

du jeudi au samedi à 19h
matinée le dimanche à 17h30
lundi à 20h30

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Obsolescence Programmée : l’humour salvateur d’Elisabeth Buffet

L’obsolescence programmée, Elisabeth Buffet se la prend en pleine face et en public au Théâtre du Marais.

L’humoriste est redescendue de sa barre de pole-danse, non sans mal. Fini la fête, les rencontres qui rendent minable au réveil et les blagues cucu.
La Buffet réactualise son portrait avec les nouvelles données liées à son âge. C’est cynique à souhait, drôle et réaliste.

Obsolescence programmée

Elisabeth Buffet ne s’épargne pas avec son nouveau spectacle, Obsolescence Programmée. Elle ne cache pas le poids des années sur son corps. Le douloureux constat que les hommes commencent à manquer d’attrait pour ses atours.
Bubu est une quinqua – qui plus est célibataire et sans enfant – reconsidérant son rapport aux autres et à elle-même.
C’est cash, sans injection de botox, ni de gaine pour affiner la ligne.

Bubu, faut l’accepter comme elle est ! 

Élisabeth débute avec des Alexandrins pour mieux dézinguer le souvenir de ses anciens sketchs. Elle pousse la chansonnette histoire de déstabiliser son public. Et elle s’accorde même une chaise en plexi histoire de souffler un peu.
Qui lui en voudrait ?
Son humour est toujours aussi percutant, son écriture excelle dans la finesse. Elle aime les mots, joue avec et partage des traits d’esprit excellents.

Élisabeth Buffet, on l’a aimée en quadra, mais on la kiffe tout autant en quinqua, un poil désabusée mais très réaliste.
Obsolescence programmée

Élisabeth Buffet
Obsolescence programmée

Reprise le 28 juin 2019 et jusqu’au 27 juillet 2019

Vendredi et samedi à 20h

Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 Paris
Tel. 01 71 73 97 83

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Cyrano ostinato fantaisies : immersion réussie au Théâtre Lepic

Cyrano ostinato fantaisies nous entraîne dans les coulisses d’une création théâtrale. Une metteuse en scène, attendant un heureux événement, se lance dans l’adaptation du chef-d’œuvre d’Edmond Rostang.

Sur la scène du Théâtre Lepic tout ne se passe pas à merveille. Les répétitions sont calamiteuses, les esprits s’échauffent mais nous nous attachons très vite à cette troupe devant nous.Cyrano Ostinato Fantaisies

Cyrano de Bergerac n’en finit pas d’inspirer les artistes et de séduire les foules. Le pari de cette création immersive est de vivre à la fois la tension qui se joue en coulisses (ce que le spectateur ne voit habituellement jamais), et de ressentir ce que le texte a comme impact sur ses interprètes.
Quelques-unes des plus belles scènes de Cyrano nous sont données en toute intimité, dans un dépouillement de décor mais non sans ingéniosité et émotions.

Cyrano Ostinato Fantaisies

On se prend à aimer ces acteurs qui se débattent entre leur survie, leur histoire d’amour, leurs erreurs et les non-dits.
Il y a beaucoup de finesse dans l’écriture de ces portraits qui vibrent à quelques centimètres de nous.

Cyrano ostinato fantaisies c’est aussi bien une comédienne vous prenant la main pour vous chuchoter un monologue dans l’oreille qu’un couple d’hommes amoureux. Mais aussi la scène du balcon (avec Roxane, Christian et Cyrano) transposée dans la régie du Théâtre Lepic.
Sublimes instants en suspension.Cyrano Ostinato Fantaisies

Cyrano ostinato fantaisies
création de Sébastien Bonnabel

avec Pauline Cassan, Marie Combeau, Marine Dusehu, Marie Hennerez, Pascale Mompez, Eric Chantelauze, Philippe de Monts, Stéphane Giletta, Emanuele Giorgi, Kévin Rouxel
et Zsuszanna Varkonyi à l’accordéon

au Théâtre Lepic
1 Avenue Junot
75018 Paris
Tel. 01 42 54 15 12

tous les dimanches à 20h30
et vendredis à 21h

jusqu’au 19 mai 2019

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TORUK du Cirque du Soleil : immersion sensationnelle dans Pandora

Après Lyon, c’est au tour de Paris de célébrer la production spectaculaire Toruk, le premier vol, par le Cirque du Soleil. Une adaptation fidèle de l’univers d’Avatar de James Cameron – l’équipe artistique a eu accès à la bible de Pandora.
Le spectacle est époustouflant !

Toruk est une réussite totale en matière de costumes, maquillages, décor, projections vidéo, conception de marionnettes et création musicale.

Toruk Paris Toruk Paris

Toruk, sublime démesure

Dès notre entrée en salle, au vu de la piste qui occupe toute la fosse de l’Arena, on se doute que ce que nous allons voir sera inouï.
Au bout de quelques minutes seulement l’adhésion à cette adaptation scénique du monde d’Avatar, prequel du film par le Cirque du Soleil est totale. Les yeux ne savent plus où se diriger tant il y a avoir.

Devant nous, 45 artistes sautillent, courent, virevoltent chaque soir à travers les 2 000 m2 de piste. Pour le Français Jordan Delvingt qui incarne Ralu, l’un des personnages principaux du show, le compteur affiche 10 km parcourus en deux heures. Il n’y a aucun doute concernant la performance physique.

Les projections vidéo qui permettent l’immersion dans les différents décors et les ambiances d’Avatar se déploient sur la totalité de la piste. Quand une vague déferle, elle emporte tout et quand la terre tremble, la sensation visuelle est bluffante. En taille et en comparaison, la projection se déploie sur plus de 5 écrans Imax.
La prouesse technique est de paramétrer dans chaque nouvelle Arena où se produit le Cirque du Soleil.

Toruk Paris Toruk Paris

L’Odysée des Na’vi

Cette fois, ce ne sont pas les numéros qui donnent leur sens au spectacle mais le récit. On se trouve téléportés 3 000 ans avant Avatar pour suivre l’aventure de deux garçons Na’vis, Ralu et Entu, bientôt rejoints par la jeune fille Tsyal, lancés dans une course pour sauver leur arbre de vie.
Différentes épreuves jalonnent le voyage de ce jeune trio qui a la destinée de la planète Pandora sur les épaules.

Un conteur charismatique, qui ne tient pas en place et qui se produit aussi dans les gradins de l’Arena, porte le récit. Les dialogues entre les protagonistes eux sont en langue Na’vi, fidèles à Avatar. Paul Frommer, le concepteur de cette langue fictionnelle, a apporté son aide à la production pour que tout soit authentique.
Car certains fans absolus d’Avatar qui viennent voir Toruk connaissent leur Na’vi sur le bout des doigts. Aucune erreur n’est permise.

Même fidélité pour la conception des créatures qui peuplent ce monde fascinant. Toutes ces marionnettes ont été validées par l’équipe artistique de James Cameron. D’autant plus que certaines bêtes sont dévoilées en exclusivité. En effet, certaines ne feront leur apparition que dans les prochains épisodes d’Avatar.

Toruk Paris

TORUK, le premier vol est un spectacle unique en son genre qui offre des tableaux d’une réelle beauté. Une immersion dans un monde fascinant. Une odyssée palpitante qui emporte toute notre attention et nous donne même quelques frissons de plaisir.

Toruk Paris

Toruk, le premier vol
par le Cirque du Soleil


du 4 au 14 avril 2019

Séance supplémentaire le vendredi 12 en matinée

à l’AccorHotels Arena
8 Boulevard de Bercy
75012 Paris

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Rémi Larrousse au Théâtre Lepic : un illusionniste-conteur hors pair

Rémi Larrousse est de retour avec Songes d’un illusionniste, cette foisau Théâtre Lepic à Paris.
Avec une économie de moyens, l’illusionniste, poète et mentaliste nous embarque dans sa rêverie les yeux ouverts et au cœur de nos songes.

Rémi Larrousse

Interaction totale 

La réussite d’un spectacle de mentalisme c’est la participation du public. Ne pas sélectionner seulement une personne au premier rang – qui pourrait faire penser à un/une complice – mais mixer tous les rangs et essayer de faire vivre une expérience inédite à chacun. 

Rémi Larrousse réussit cet échange et bluffe tout le monde. 

Avec ce spectacle, il décide d’explorer nos rêves. Alors, il nous invite à nous en remémorer certains et à en sélectionner un seul. 

Les expériences sont diverses, comme créer une connexion entre plusieurs spectateurs pour que l’un d’entre eux devine les pensées des autres. Et ça marche !
Il fait dessiner aussi. 

Le talent de Rémi Larroussse est de savoir conter, nous captiver totalement, sans temps mort avec une conviction folle.

Songes d’un illusionniste est excellent,  d’une maîtrise qui laisse sans voix. On se laisse happer par le talent.
Un spectacle qui a de grandes chances de rester un mystère à la sortie de la salle.

Rémi Labrousse

Rémi Larrousse
Songes d’un illusionniste 

collaboration artistique : Valérie Lesort

au Théâtre Lepic
1 avenue Junot
75018 PARIS
réservation 01 42 54 15 12

du jeudi au vendredi à 19h
samedi à 18h et 21h
et dimanche à 16h30

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La Perruche aux Bouffes Parisiens : un vrai bonheur

Aux Bouffes ParisiensAudrey Schebat nous embarque pour une soirée entre rires, révélations et vérités frontales. L’auteure metteure en scène de La Perruche ausculte le couple avec une justesse rare. Il y a des mots qui troublent, d’autant plus quand ils font sens dans notre cœur.
2 représentations exceptionnelles le 4 mai 2019 ! 

La Perruche

Il est probable de se reconnaître dans certains traits de caractère et dans cette histoire d’amour, comme toutes les autres (?).
Barbara Schulz et Arié Elmaleh forment un couple presque parfait : 20 ans de mariage, un train de vie enviable, une garde-robe maîtrisée avec style.
Ce soir, ils reçoivent un couple d’amis, qui se fera attendre.

L’absence des uns va être le déclencheur d’un échange aussi intense, cash que révélateur.

Difficile aussi de ne pas reconnaître une situation contée par un.e ami.e, de ne pas nous retrouver dans notre incapacité à ré-accorder la mélodie de l’amour. Et surtout dans cette histoire : “il y a pleins de secrets dans cette pièce, de tiroirs” comme le dit Barbara Schulz, lors de notre rencontre.

La Perruche

Même s’il est question de séparation, cette pièce fait un bien fou car il y a toujours des saillies drôles qui viennent dédramatiser tout ce qui arrive.
L’écriture est excellente, palpitante provocante parfois aussi.

Audrey Schebat confie après la représentation : “j’ai mis un an et demi à écrire cette pièce. Au début, mes personnages ne voulaient que rire. Je me suis battue pour qu’ils s’affrontent.”

L’interprétation de Barbara Schulz et Arié Elmaleh est jouissive à souhait. Débutant dans la caricature puis laissant percevoir les aspérités, les motivations réelles. Un régal ! 

Bonus : le conseil d’Audrey à Arié pour son entrée en scène : “tu commences connard !” Et le comédien de remarquer : “ plus je suis connard, plus les gens rient !

La Perruche

La Perruche
écrit et mis en scène d’Audrey Schebat
avec Barbara Schulz et Arié Elmaleh

reprise exceptionnelle le 4 mai 2019
représentations à 17h30 et 20h30

aux Bouffes Parisiens
4 rue Monsigny 
75002 PARIS 

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