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La Maison du chocolat : un printemps 2020 100% vegan

Pour le printemps 2020, la Maison du chocolat s’est associée au maître de la pâtisserie Pierre Hermé. De cette collaboration sont sortis en édition limitée deux plaisirs chocolats totalement vegans !
Mais la Maison du chocolat ne s’est pas arrêtée là, elle a également conçue une gamme de bouchées au chocolat 100 % vegan et 100% réussie…
On vous dit tout !

Pierre Hermé
Fleur de Cassis

Deux fleurs by Pierre Hermé

Autant dire que faire une pâtisserie gourmande en chocolat sans beurre, ni lait ou oeuf, c’est un pari assez fou…
Il n’y avait que Pierre Hermé pour relever le défi avec la Maison du chocolat.
Résultat, deux très beaux desserts individuels qui, rien qu’au visuel, donnent envie de croquer dedans à pleines dents !

Entre Fleur de Cassis et Rose des Sables, notre coeur balance.
Pour chacune de ces pâtisseries, les goûts sont équilibrés et surprenants, à l’instar de leur présentation.

Dans Fleur de Cassis, on aime beaucoup la subtile note de poivre de cassis apportant une saveur originale au chocolat.

Pierre Hermé
Fleur de Cassis

De l’autre côté, Rose des Sables se fait totale amande ! Comme pour rappeler les céréales composant habituellement ce dessert hyper régressif.
Caramélisées, torréfiées ou en praliné, les saveurs des amandes sont relevées par de délicates touches de rose…

Pierre Hermé

La vie en vert : bouchées 100 % vegan

L’autre gageure de la Maison du chocolat, c’était de concevoir une gamme de chocolat plaisir vegan… Pour les habitués, il s’agit d’une déclinaison de la gamme existante. Bien entendu, sans trop nous forcer, nous avons dû goûter les deux afin de comparer !
Pour les distinguer : les traditionnels n’ont qu’un trait de couleur en décor.

Maison du Chocolat
Gamme traditionnelle

Au menu cinq parfums n’ayant rien à envier à leurs cousins version ganache crémeuse…

Entre le Chiberta (à l’orange), l’Andalousie (au citron), le Maracuja (aux fruits de la passion) et le Salvador (à la framboise), nous avons eu un gros coup de coeur pour Noir de cassis… 😉

Maison du Chocolat

Dans chacune de ces recettes, les fruits sont présents dans une version plus intense que dans leur pendant classique.
Côté texture, il y a peu de différence.

D’abord septiques, nous avons été agréablement surpris par la version vegan que nous avons immédiatement adoptée ! Voici une bonne occasion de changer nos habitudes… 😉

Maison du Chocolat

Éditions limitées Fleur de Cassis et Rose des Sables
Du 02 mars à fin mai 2020 dans les boutiques de La maison du chocolat
Du 02 mars au 12 avril  2020 dans les boutiques Pierre Hermé

La vie en vert, 100 % Vegan
Disponible à partir de mai 2020 dans les boutiques de La maison du chocolat

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Expo L’exhibitionniste : Louboutin émerveille le Palais de la Porte Dorée !

Christian Louboutin est le pape de la chaussure de luxe, autant pour les femmes que les hommes.
L’exposition L’exhibitionniste est une ode à la création, à l’originalité d’un homme n’étant pas destiné à côtoyer les grands de la mode.
Même si on n’est pas fétichiste de la chaussure, on peut vraiment le devenir après avoir parcouru les dix salles composant cette exposition au Palais de la Porte Dorée

Le déclic de la création chez Christian Louboutin a débuté par un simple dessin… Une signalétique, interdisant le port de talons hauts, découverte lors d’une exposition au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie (ancien Musée de la Porte Dorée).

Louboutin

Car oui,  le petit Christian est un enfant du quartier. C’est donc tout naturellement que cette rétrospective se retrouve dans le musée de son enfance.

Cette interdiction allait révéler la destinée du jeune Christian afin qu’il devienne Monsieur Louboutin !

L’exhibitionniste : l’extravagance au service de la mode

Dans chacun des dix espaces composant cette exposition, on trouve des petits bijoux de mode plantaire…

Louboutin

La première salle est vraiment axée sur la recherche de l’originalité et de la création pure. Des idées à foison, avec parfois une sorte de militantisme.

Louboutin

On est aussi surpris et dans la communion avec les huit vitraux créés pour l’occasion par La maison du vitrail.Maison du vitrail

L’immense vitrine centrale de cette salle est comme un mausolée. Mais pourtant bien vivant, ce que l’on découvrira par la suite…

Louboutin

Plus on avance dans cette exposition dédiée à Christian Louboutin, plus on succombe à son art. Toutes les pièces exposées sont magnifiques, exceptionnelles.  On peut en admirer chaque détail de près. Une vraie orfèvrerie faite pour le pied.

Louboutin

 

Ce majestueux palanquin en cristal reflète bien la folie créative du maestro de la chaussure.

Louboutin

Et les artistes conviés pour lui rendre hommage sont tous aussi créatifs que lui, avec comme trait commun la même folie imaginative !

De salles en salles, le génie de Louboutin

Impossible de ne pas s’étonner de l’irrévérence du maître du pied avec cette reproduction d’un intérieur de grand-mère anglaise. Et son guest, le sieur Stéphane Bern en tête de pont télévisuel, mais dont on a coupé le sifflet.

Louboutin

Louboutin
C’est à la fois kitch et dépravé. Une mise en scène osée mais néanmoins douce.

Louboutin

La puissance de création de Louboutin provient de son immense appétit des différentes cultures. Amateur d’arts et de musique, il lui fallait créer un théâtre à sa mesure, sur un thème personnel : le Bhoutan.

Palais de la Porte Dorée

C’est une sorte de rêve en 3D qu’il nous propose entre hologrammes et chaussures plus fous les uns que les autres…

Bhoutan

Par la suite, après un retour sur l’histoire de sa vie et une salle de cinéma qui prête à la rêverie, il fallait bien un  Walk of Fame retraçant les aventures glamours et showbiz du petit frenchy !
pic walk of fame large

Palais de la Porte Dorée Mika

C’est clinquant, un peu trop pour les photos, mais cette partie lui donne une aura bien plus internationale.

Louboutin

Cette fascinante visite se conclut par deux univers totalement opposés : son musée imaginaire et la partie Fétiche.
pic photo fetiche

Louboutin

Un musée imaginaire lui rendant hommage en montrant des œuvres vraiment de toute beauté, collant à son univers…

On aime la pureté de cette création de Anne et Patrick Poirier Ruines d’Égypte (élément du surtout).

Anne et Patrick Poirier

Et les sculptures de Jean-Noël Lavesvre sont d’une folle sensualité  que l’on peut facilement rapprocher à la partie fétichisme de cette expo…

Jean-Noel Lavesvre
Jean-Noël Lavesvre

Cette exposition de Christian Louboutin au Musée de la Porte Dorée aiguise les sens. L’érotisme et la création reflètent la beauté que ce créateur désire insuffler en chaque chose…

Louboutin

L’exhibisionniste

Christian Louboutin

Ré-ouverture le 16 juin 2020
Prolongation jusqu’au 3 janvier 2021

Mardi – vendredi de 10h à 17h30
Samedi et dimanche de 10h à 19h

Palais de la Porte Dorée
293 avenue Daumesnil
75012 Paris

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Marc Tourneboeuf : un voyage amoureux frais et généreux !

Avec son titre de spectacle à faire mourir un twittos : Le récit poétique mais pas chiant d’un amoureux en voyage, nous avions très envie de découvrir le spectacle de Marc Tourneboeuf.
Assis dans la salle, jusqu’au dernier moment, nous nous sommes demandés si nous étions là plutôt pour rire ou pour un seul en scène plus dramatique !
Nous avons été vite fixés… 🙂

Au début du spectacle, Marc flashe sur une fille d’origine portugaise de passage à Paris. Après quelques jours de relation, il décide de la rejoindre à Lisbonne, le temps de vacances.

Marc Tourneboeuf

Marc Tourneboeuf : une énergie du tonnerre

Ce qui surprend dans ce one-man-show de Marc Tourneboeuf, c’est tout d’abord son énergie. Dynamique, expressif, il est également très généreux avec son public.
Ensuite, il mélange avec un talent indéniable poésie, figures de style, comique de situation et recul sur les travers quotidiens des parisiens. Le fait qu’il vienne de province n’y est pas étranger !
Bon, il faut tout de même concéder que certaines caricatures de parisiens et de portugais sont un peu éculées… Néanmoins, grâce à son ton et son interprétation,  Marc arrive tout de même à nous surprendre !

Mention spéciale pour sa surprenante imitation d’un grand comédien de théâtre en plein milieu du spectacle. 😉

Même avec son humour et son recul, personne n’aurait aimé être à sa place lors de sa première rencontre avec son beau-père… Une sorte de DRH de la pire espèce.

Le récit poétique mais pas chiant d’un amoureux en voyage est un spectacle léger, drôle et enjoué, bénéficiant d’une mise en scène énergique.
Aussi, (en plus d’être mignon), c’est un excellent acteur.
Généreux, il ne boude pas son plaisir à être sur scène. Et ça, c’est vraiment un gros kiff pour nous, spectateurs !
Nous en ressortons joyeux et revigorés.

Marc Tourneboeuf

Le récit poétique mais pas chiant d’un amoureux en voyage

Ecrit et interprété par Marc Tourneboeuf
Mise en scène de Grétel Delattre

Tous les lundis à 20h

Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 Paris

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La mégère apprivoisée : inattendue et jubilatoire

Chaque artiste aimerait que son travail lui subsiste. Le (difficile) secret réside sans doute dans le fait de choisir un sujet intemporel, et lui permettre d’être adaptable à toutes les époques. La mégère apprivoisée en fait partie ! Venez assister à la version 2020 de l’œuvre de Shakespeare. La libre interprétation de Frédérique Lazarini est comme ses comédiens, pleine de charme, subtile, vive, terriblement actuelle et délicieusement surprenante…

En voyant la scène vide, un premier élément interpelle d’emblée. Nous y trouvons des bancs, du linge d’une autre époque et surtout, un énorme écran de cinéma. Cette adaptation semble prometteuse d’audace !

La mégère apprivoisée
Photo © Marion Duhamel

Nous sommes à Padoue, dans les années 50. Luciento et Tranio conversent avec ferveur lorsque l’écran se met en marche. Dans la plus pure tradition des films de l’époque, en noir et blanc, Baptista apparaît en présence de ses deux filles. Immédiatement, Luciento tombe amoureux de Bianca, la fille cadette, et désire la prendre en noces. Cependant, dans le respect des traditions, Baptista doit d’abord marier sa fille aînée : l’indomptable Catarina…

C’est une femme insoumise, se libérant de tout carcan et fardeau patriarcal. En effet, elle s’exprime, s’assume et le revendique haut et fort. C’est alors qu’entre en scène Pétruchio, son prétendant. Il montera tout un stratagème afin de dompter sa future épouse. S’ensuit alors une fresque, animée par la fraîcheur et le dynamisme d’une Italie enfiévrée !

Un message apprivoisé

Les comédiens portent la pièce de bout en bout avec entrain et dynamisme, sans un seul instant de répit ! Aussi inquiétante qu’éclatante, Sarah Biasani exulte aux côtés d’un bien malicieux Cédric Colas. Ils forment un duo détonnant et étrangement complice. Quant à Pierre Einaudi et Guillaume Veyre, leurs facéties et tendres désillusions convainquent. Autant que Maxime Lombard en père désespéré !

La mégère apprivoisée
Photo © Marion Duhamel

La mise en abyme de la pièce grâce aux séquences vidéos est un choix judicieux et particulièrement éclairé. Ainsi, Frédérique Lazarini insuffle au texte l’énergie et le vent de libération sociale du cinéma italien de cette époque. La misogynie se veut drôle tant elle semble déplacée et la soudaine soumission de Catarina éveille les soupçons… C’est trop facile, trop lisse, quelque chose nous échappe et nous le ressentons bien.

Au final, qui se joue des autres ? Qui s’amuse ? Il faut attendre les toutes dernières minutes afin que tout s’éclaire pour un final d’une délectable finesse…

La mégère apprivoisée

La Mégère Apprivoisée

D’après William Shakespeare

Adapté et mise en scène par Frédérique Lazarini, assistée de Lydia Nicaud.

Avec : Sarah Biasini, Cédric Colas, Pierre Einaudi, Maxime Lombard, Guillaume Veyre et la participation de Charlotte Durand-Raucher, Didier Lesour, Hugo Petitier et Jules Dalmas.

Jusqu’au 11 mars 2020

Du mardi au vendredi à 20h30
Samedi à 17h et 20h30
Dimanche à 17h

Relâches le 21 février et le 10 mars

 Artistic Théâtre
45 bis rue Richard Lenoir
75011 Paris

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Tout peut changer : un éveil nécessaire !

Dans Tout peut Changer, plus de 90 actrices, scénaristes, réalisatrices, productrices, ou encore dirigeantes de sociétés de productions témoignent de la difficulté d’être une femme dans le système hollywoodien.
On pourrait penser que le documentaire de Tom Donahue se focaliserait sur #MeToo ou le mouvement Time’s Up.
En fait non !

C’est bien de la discrimination et de la sous-représentation des femmes dans toute l’industrie américaine du cinéma dont il est question. Un récit effarant…

Tout peut changer
Taraji Henson

En 1h30, Tout peut Changer retrace l’histoire des femmes à Hollywood. Comment, au tournant des années 30,  elles ont perdu leurs places devant et derrière la caméra. Il montre le verrouillage des institutions et des recrutements féminins pour tous les postes. Et pointe l’objectif sur l’importance de changer la façon dont sont créés les personnages féminins dans les films et séries.
Un fait édifiant : les équipes de tournages à Hollywood sont encore quasiment exclusivement composées d’hommes. Dur à croire quand on a déjà mis un pied sur un tournage français…

Tout peut changer

La parole libérée…

Il y a dans Tout peut Changer des témoignages forts d’actrices internationales : Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Reese Witherspoon … et Geena Davis. L’actrice a fondé un institut analysant les rapports entre les sexes dans les médias : ce qu’on appelle le Gender Studies.
Ce documentaire s’appuie donc sur des chiffres pour montrer qu’un film réalisé par une femme est beaucoup plus rentable que celui concocté par un réalisateur masculin…  Mais analyse aussi la part des femmes réalisatrices dans l’univers des séries TV, et bien d’autres sujets.

Tout peut changer Tout peut changerLe documentaire peut compter aussi sur des parcours de vie singuliers comme la réalisatrice Kimberly Peirce (Boys Don’t Cry) restée sans travail après son succès ou la scénariste de Thelma et Louise, Callie Khouri, qui est toujours stupéfaite de l’impact du film sur le public : il a offert aux femmes américaines une certaine liberté de vie.

Tout peut Changer : un doc édifiant

En spectateur français, on reste scotché par l’histoire du cinéma américain que l’on découvre avec le film de Tom Donahue.
Ainsi, on comprend mieux la vague féministe qui a déferlée sur les États-Unis début 2018. On ne peut qu’adhérer aux combats de cette centaine de femmes interviewées.
Un petit bémol tout de même, certains extraits de films sont un peu déconnectés du contexte historique ou situationnel, un parti pris parfois un peu biaisant mais néanmoins pas handicapant.

Et pour une fois, point de moral à l’américaine, mais un constat qui devrait être universel.
A voir pour comprendre une société…

Tout peut changer

Tout peut Changer

Un film de : Tom Donahue

Avec les témoignages de : Meryl Streep, Cate Blanchett, Natalie Portman, Jessica Chastain, Sandra OH, Resse Witherspoon, Chloë Grace Moretz, Geena Davis, Shonda Rhimes…
et plus de 90 autres

Durée 1h35

En salle le 19 février 2020

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Claudia Andujar : la lutte Yanomami s’expose à la Fondation Cartier

Claudia Andujar est une photographe engagée dans le sens noble du terme. Elle a passé une vie entière à trouver son objectif, son but.
C’est en 1970 au Brésil, pays de ses parents, qu’elle rencontre une tribu : les Yanomami.
Elle abandonne alors sa carrière de photographe pour se consacrer à relater leurs vies, leurs coutumes et leurs combats.
L’exposition de la Fondation Cartier Claudia Andujar : la lutte Yanomami relate 50 années d’archives photos montrant la lutte d’un peuple pour la vie.

Claudia Andujar

Claudia Andujar : anthropologue par l’image

C’est par passion de l’humain que Claudia Andujar a noué des liens avec les Yanomami.

La vie quotidienne parmi ces indiens lui a permis d’approfondir et de documenter tous les aspects de leur culture, totalement méconnus jusqu’alors.

Claudia Andujar
Elle doit aussi s’adapter à l’humidité et la luminosité de l’Amazonie. Elle développe alors des techniques lui étant propres pour prendre ses photos, notamment sur des temps de pause longs avec un rendu de lumière particulier…

Claudia Andujar

Yanomami
Rite du Reahu avec effets de lumière

Petit à petit, une profonde amitié se crée. Elle apprend leur langue et se fait même initier à leur rite le plus intime : le Reahu.

C’est un rite funéraire mais également une cérémonie annuelle permettant aux communautés Yanomami de s’allier.

Claudia Andujar
Rite du Reahu

Passant de photographe à militante, elle prend faits et causes pour ces indiens vivant au nord du Brésil.

Elle participe aussi aux campagnes de recensement et de vaccination.

Claudia Andujar
Recensement : en haut en 1981, en bas : les mêmes en 1983

Elle voit aussi les dégâts des premiers contacts avec la civilisation extérieure à travers l’envie de conquêtes des lieux sauvages. Les grands travaux  d’infrastructures routières (abandonnés par la suite) ont apporté aux peuples Yanomami rougeole, alcoolisme, prostitution et autres fléaux jusqu’alors inconnus.

Claudia Andujar
Un Yanomami mort de la rougeole

C’est l’une des causes de révolte de Claudia Andujar… La sauvegarde des Yanomami afin de préserver une communauté.

Être Yanomami : un combat de tous les jours

Car il n’y a pas que les indiens Guarani ou les Kayopo (avec leur emblématique chef Raoni) qui luttent pour leur survie.
Et si cette exposition peut mettre en avant les combats d’une autre tribu, l’œuvre de Claudia Andujar ne sera pas vaine.

Protégés durant des décennies grâce à des accords délimitant leurs territoires, ces peuples se retrouvent de nouveau en péril…

Yanomami
Yanomami aux abord d’un base militaire aérienne

Avec le Président Bolsonaro au pouvoir, les orpailleurs clandestins sont revenus sur les terres des indiens Yanomami.
Ils sont près de 22000 actuellement et leur nombre fluctue en fonction du cours de l’or.

C’est toute cette histoire que l’exposition de la Fondation Cartier met en valeur.
50 ans d’archives de vie, de passion et d’émotions pour un combat que nous ne devrions pas occulter…
L’aventure d’une vie…

Yanomami

Claudia Angdujar : la lutte Yanomani

Réouverture
Jusqu’au 13 septembre 2020

Du mardi au dimanche de 11h à 20h
Nocturne les mardis jusqu’à 22h

Réservation obligatoire

Fondation Cartier
261, Boulevard Raspail
74014 Paris

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On n’est pas là pour sucer des glaces : un CNAC 2020 stupéfiant !

Retrouver le CNAC, c’est toujours l’assurance de passer une soirée pleine de surprises.
On n’est pas là pour sucer des glaces, actuellement à la Villette, ne déroge pas à la règle. Ce spectacle est fougueux, vif et plein d’entrain !
Cette 31ème promotion nous offre une représentation de haute tenue, une respiration artistique inattendue…

On n'est pas là pour sucer des glaces

Tout débute par une scène de boite de nuit, avec une musique créée en live accompagnée de pas de danses fragiles et hésitants. Quelques rires s’échappent du public.
Puis arrive l’homme aux pieds de glace, fragile et rejeté.
Instant poétique.
Mais le dictateur artistique le suivant ne manque pas lui non plus, malgré sa stature, d’un certain lyrisme…
Sa présence tout au long du spectacle sert de fil conducteur.

Après cette introduction (que l’on pourra trouver un tantinet longue), la troupe du CNAC ose et propose…

On n'est pas là pour sucer des glaces

Un spectacle intense

Durant les 1h40 du spectacle, on ne sait jamais d’où va venir l’inventivité et les surprises !
Les numéros solos alternent équitablement avec les moments en groupe. Et là, d’un coup, on ne sait plus trop où poser notre regard : bascule coréenne, corde lisse, cerceau aérien, mât chinois…On n'est pas là pour sucer des glaces
Les hauteurs du chapiteau ne font pas peur à ces acrobates ! Ils ont une dextérité que l’on n’avait pas vue depuis quelques promotions.
Tellement riche qu’on frissonne de leurs audaces…

DJs, musiciens, chorale ou conteurs… En plus de l’art circassien, ces artistes maitrisent tous les éléments pour faire naître un spectacle diversifié et unique.

On n'est pas là pour sucer des glaces
Et attention aux oreilles ! Car parfois, un numéro pourrait piquer notre bonne conscience… Notamment celui avec des blagues toutes mignonnes qui finit dans un humour noir que le post #MeToo et le politiquement correct pourrait rendre inacceptable. Est-ce une façon de revendiquer une certaine liberté d’expression ou plutôt une façon de critiquer la société passée ?
A vous d’en juger…

L’entrain et l’exubérance de ce spectacle ont gonflé nos cœurs de paillettes. Et on n’en revient toujours pas de l’énergie que ces jeunes artistes mettent sur scène !
Ils prennent plaisir à nous donner du plaisir.
En bref, un pur bonheur…

On n'est pas là pour sucer des glaces

On n’est pas là pour sucer des glaces

Jusqu’au 16 février 2020

Durée du spectacle : 1h40

Du mercredi au vendredi à 20h
Le samedi à 19h
Le dimanche à 16h

Petite restauration sur place

Espace chapiteaux
Parc de la Villette

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Elephant Man : Joeystarr et Béatrice Dalle poignants

Voix rocailleuse, démarche gauche, corps tatoué et fatigué, Joeystarr s’offre tout entier, et sans artifice pour cette version d’Elephant Man mise en scène par David Bobée.
Pas de masque pour suggérer la monstruosité du physique de John Merrick qui fascine tout autant qu’il répugne. L’imagination est de mise. Seules quelques images vidéo d’un visage déformé viendront aider le spectateur à entrevoir le pire.

David Bobée insuffle quelques étrangetés dans ce récit culte, et connu de beaucoup. Comme ces sœurs siamoises qui poussent la chansonnette, cette mort-vivante qui s’extirpe des tréfonds du décor. Ces projections vidéo qui viennent habiller les murs de l’hôpital.

Un personnage sulfureux fait son apparition : Jack l’éventreur, interprété par Luc Bruyère, mannequin et aussi créature nocturne du Cabaret Madame Arthur.

Et puis le couple de l’affiche s’unit enfin devant nos yeux. Qui est cette femme, toute de noir vêtue qui vient rendre visite à John Merrick ? Madame Kendal, une comédienne autant fascinée que passionnée par l’attirance qui peut naître de la différence et du handicap.
Car ce sont ces problématiques qui sont au cœur du récit de Bernard  Pomerance. Comment dépasser le physique pour ne retenir que le talent, la sensibilité, l’intelligence ?

Elephant Man

Elephant Man 
de Bernard Pomerance 
mise en scène de David Bobée
avec Joeystarr et Béatrice Dalle 

aux Folies Bergère
32 Rue Richer,
75009 Paris

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Jo au Théâtre du Gymnase : Audrey Fleurot comme vous ne l’avez jamais vue

Audrey Fleurot fait valdinguer son image de femme fatale et de beauté froide qu’elle incarne depuis sa consécration dans la série Engrenages.
Avec Jo au Théâtre du Gymnase, la comédienne montre des facettes méconnues de son talent. C’est bluffant, jubilatoire et détonnant.

 

photo Pascal Victor

Antoine (Didier Bourdon), auteur de théâtre de boulevard, se décide à commettre un crime.
Il se documente, prépare son coup. Pour cacher son jeu, il fait croire qu’il change de registre et se met à l’écriture d’une pièce policière. Sylvie (Audrey Fleurot), sa femme comédienne, est aux anges. Elle va enfin pouvoir montrer l’étendue de son registre. Seulement elle n’est pas adepte du jeu intériorisé.

Une série de déconvenues comme l’arrivée d’une sculpture immonde dans le jardin, une belle-mère collante, des visites impromptues, vont finir par compromettre le scénario de crime parfait imaginé par Antoine.

Photo Pascal Victor

Audrey Fleurot

Audrey Fleurot exubérante à souhait

C’est une sorte de mise en abyme pour Audrey Fleurot. Elle incarne une comédienne qui souhaite casser son image, ce que fait la rousse incendiaire chaque soir en incarnant Sylvie, une femme légère, à l’opposée totale de ses autres grands rôles.

On sent qu’Audrey prend un malin plaisir à surprendre et désarçonner son public. Ses tenues de scènes colorées, sa capacité à surjouer ou à se vautrer sur la moquette pour les besoins de son personnage, sa malice sont étonnantes. On ne la reconnaît plus.
Alors quand elle se met à pousser la chansonnette, c’est comme si on se prenait une déflagration. Avoir choisi un tel rôle est audacieux et génialement barré !
Certains pourront lui le reprocher. Nous on jubile de bonheur.

A ses côtés, Didier Bourdon est excellent en mari prêt à tout pour dissimuler les égarements de jeunesse de sa femme.
Dominique Pinon est un inspecteur Ducros implacable mais avec quelques faiblesses.

Jo est une farce délirante qui est capable d’aller loin pour faire rire.

Audrey Fleurot
photo Fabienne Rappeneau

Jo

d’Alec Coppel
adaptation : Claude Magnier

nouvelle adaptation et mise en scène : Benjamin Guillard

Avec Audrey Fleurot, Didier Bourdon, Dominique Pinon
Jérôme Anger, Guillaume Briat, Didier Brice, Clotilde Daniault, Grégory Quidel, Bernadette Le Saché, Jennie-Anne Walker

au Théâtre du Gymnase – Marie Bell
38 boulevard de Bonne Nouvelle
75010 PARIS

du mardi du samedi à 21h
matinée : samedi à 16h

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Palace sur scène @ Théâtre de Paris : la part belle aux comédiens

PALACE, la série culte qui a bercé notre enfance se retrouve adaptée sur scène. Au-delà de l’humour, du 3e voire 4e degré, du non-sens, ce qui a marqué c’est le casting  incroyable.
Au Théâtre de Paris, Jean-Michel Ribes, auteur et metteur en scène, a formé une troupe absolument brillante.
Voici nos chouchous choisis par Ribes parmi plus de 300 artistes castés.

Palace sur scène Palace sur scène

Joséphine de Meaux is the one

La nouvelle Lady Palace ne manque pas de panache et de classe.
Dans sa robe jaune, elle dispense ses meilleurs conseils aux clients pour maintenir leur standing dans un palace. La priorité étant de baigner dans l’opulence financière. Le reste suivra tout naturellement.
C’est Joséphine de Meaux qui reprend le rôle et il lui va comme un gant. Elle est pétillante à souhait. Sa silhouette, son élégance, participent au charme qu’elle répand sur le public.
Bravo à Joséphine, elle nous a fait totalement oublier Valérie Lemercier, la créatrice du rôle pour la télé.

Rodolphe Sand truculent à souhait

Pas facile de porter comme nom Anus et d’avoir un transit laborieux, ni de déclarer sa flamme à son meilleur ami, ni même de se retrouver bloquer sur un escalier.
L’avantage est que le combo peignoir et mules va à merveille à Rodolphe Sand, tout comme son costume de trublion pour les séquences Soyez Palace chez vous !
Le comédien donne à voir ses multiples talents et son don de caméléon en se lovant avec aisance dans plusieurs rôles.
Elle n’en a pas l’air mais sa performance est physique. On l’imagine courir dans les coulisses pour changer de costume.

Philippe Magnan la force tranquille

Tour à tour bourgeois partouzeur, serveur ou académicien à l’article de la mort, Philippe Magnan impose son style. Pas d’éclat, tout est dans la subtilité, mais son jeu n’en est pas monotone pour autant.

Palace sur scène

Coulisses du spectacle

Jean-Marie Gourio, co-auteur de Palace sur scène, a confirmé lors de notre rencontre le cousu-main pour chaque comédien du spectacle :
“Une fois totalement écrit, on a cousu le texte sur les comédiens durant les répétitions On retouche toujours pour qu’ils soient joyeux sur scène. S’ils n’aiment pas une phrase, une réplique, on la change, pour que chacun puisse jouer avec un matériau qui lui plaise.”
L’originalité du spectacle est ce mélange de sketchs et d’intermèdes musicaux. Le comédien Eric Verdin évoque l’esprit de troupe :
On se nourrit beaucoup les uns les autres.
Je suis comédien et c’est la première fois que je travaille avec des danseurs. Je me nourris des danseurs, de leur énergie et de leur tonicité. J’entre sur scène porté par leur immense énergie. C’est nouveau pour moi,  c’est une expérience différente et stimulante.”
Palace sur scène
Seul regret : que l’une des plus belles répliques de la série soit absente de cette adaptation de Palace sur scène. Je vous laisse juge :
“Il a un anus trop artificiel pour être honnête !”

Un chef-d’œuvre que je ne comprenais pas quand j’étais petit et qui faisait marrer mon père, alors je répétais la phrase. J’ai compris le sens exact quelques années plus tard.

Palace sur scène

PALACE

d’après la sérié télévisée de Jean-Michel Ribes
adaptation Jean-Marie Gourio & Jean-Michel Ribes
mise en scène Jean-Michel Ribes

avec Salim Bagayoko, Joséphine de Meaux, Salomé Dienis-Meulien,Mikaël Halimi, Magali Lange, Jocelyn Laurent, Philippe Magnan, Karina Marimon, Gwendal Marimoutou, Coline Omasson, Thibaut Orsoni, Simon Parmentier, Christian Pereira, Alexie Ribes, Rodolphe Sand, Emmanuelle Seguin, Anne-Elodie Sorlin, Alexandra Trovato, Eric Verdin, Philippe Vieux, Ben Akl, Armelle Gerbault

au Théâtre de Paris
15 rue Blanche
75009 PARIS
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