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Le Roi Lion – Rencontre avec les voix françaises : Debbouze, Bensetti, Sila

Anne Sila (Nala), Rayane Bensetti (Simba) et Jamel Debbouze (Timon) font partie du casting des voix françaises du film Le Roi Lion de Jon Favreau. C’est lors d’une conférence de presse que nous avons pu partager avec eux leur expérience de doublage d’un film Disney mais aussi leur avis sur le nouveau live action de la firme américaine.

Petit retour 25 ans en arrière pour commencer, avec les souvenirs de la première fois où les comédiens ont vu le film d’animation original Le Roi Lion.

Pour Rayane Bensetti, « C’est le premier film que j’ai vu dans ma vie. Ça a été mon film préféré pendant très longtemps. J’ai grandi avec, je l’ai vu 10 000 fois. Aujourd’hui, d’être Simba c’est un rêve de gosse. ».
Anne Sila : « Je ne me souviens pas forcément de la toute première fois, mais je l’ai vu un millier de fois ce film. Je le connais par cœur. Ça fait partie des histoires qui touchent tout le monde quel que soit ce que l’on a vécu. »

Le roi lion 2019Jamel Debbouze « Je me souviens très bien. J’ai tout fait pour voir ce film. Un ami a payé sa place au cinéma Le Grenier à Sel et a ouvert la porte de secours afin qu’on puisse le voir. C’était un événement tellement incroyable, tout le monde en parlait, on ne pouvait pas passer à côté. »

La première fois qu’ils ont vu les images du remake

Jamel était scotché : « On a tous vu des images de ce film (avec les bandes-annonces). C’est incroyable, j’ai rarement vu un truc pareil au cinoche ! Ça défie les lois de l’apesanteur ce film 😀 Non mais c’est vrai, on voit des animaux parler, vivre, se mouvoir… La première fois, l’histoire m’avait frappé et là c’est un degré de plus. »

Pour Rayane Bensetti : « Normalement, on voit la première scène en anglais, on lit le texte. On apprend un peu le texte et on doit enregistrer un peu les intonations. J’étais tellement choqué par le film que je ne regardais même pas le texte. J’étais captivé par le film. »

Le roi lion 2019

Jamel qui a l’habitude de voir et de doubler des films d’animation, ne tarit pas d’éloges sur le travail de Jon Favreau « Le rendu est incroyable ! Souvent on peut s’acharner à faire un bon personnage et à négliger un peu les décors. Là tout est travaillé à la perfection, dans les moindres détails. On est un peu perdu au départ, on ne sait pas où on est tellement c’est réel. Le plus dur c’est d’avoir donné de l’âme à ces personnages. C’est ça le plus compliqué. Ils ne sont pas réels. Les yeux sont très forts, le pelage est fou. Je n’ai jamais vu ça. »

Réactions quand on leur a proposé de doubler Le Roi Lion 2019 ?

Anne Sila« Quand on m’a parlé de faire la voix de Nala, je me suis dit que c’était une blague. Pour rigoler, j’ai chanté la chanson à Boualem Lamhene (le Directeur artistique en charge du doublage et des adaptations Disney) et en fait ce n’était pas une blague. Je n’arrive pas à y croire encore. »

Jamel Debbouze« J’ai fait sur ce film ce que je n’ai jamais fait avant. Je voulais absolument être dans cette distribution. C’est vrai que j’ai une histoire avec Disney, depuis 1999 avec Dinosaure. C’est une maison que je connais très bien. Je ne voulais pas passer à côté de ce classique qui est un monument donc j’ai saoulé Boualem, j’ai accroché un post-it par jour chez lui, dans sa voiture, partout où cela pouvait se coller. Il n’était pas chaud car il fallait chanter et je ne sais pas chanter. J’ai pris des cours de chant et j’ai passé 20 heures à me faire humilier par une dame que je ne connaissais même pas 🙂 J’ai donné tout ce que je pouvais car j’avais vraiment envie de le faire. »

Ont-ils pu improviser avec leur personnage ?

Rayane« Il faut vraiment respecter ce qu’ont fait les Américains. Ça va jusqu’aux intonations. »

Jamel« J’ai rajouté une phrase en arabe, à vous de la trouver. J’espère que ça ne va pas trop décevoir Disney 🙂
C’est la première fois de ma vie que j’accepte ça. Je ne devais pas être moi mais Timon. C’était compliqué car j’ai toujours tendance à improviser. Boualem a été intransigeant, il ne voulait pas qu’on sorte du texte et qu’on colle à la réplique. Il m’a dit : « 
C’est un classique, c’est pas le film à ta mère ! »Le roi lion 2019

Rayane Bensetti a trouvé la voix de Simba après avoir doublé tout le film !

« Je ne m’attendais pas à ce que cela soit si compliqué. J’ai eu un déclic qui est arrivé à la fin du film. J’ai fait tout le film avec ma voix. À la fin, lors du combat entre Scar et Simba, Simba dit la phrase qu’on connait tous « Pars loin et ne reviens jamais », il y a un énorme plan sur Simba et j’ai fait une voix un tout petit peu différente. J’ai eu un déclic ! Et je me suis dit « C’est ça la voix de Simba ! » Mais j’avais déjà fait tout le film avec une autre voix ! Au final, on a tout refait avec cette voix-là. »

Le doublage, c’est aussi jouer avec son corps

Anne Sila nous partage son expérience : « Quand la lionne bougeait, je faisais en sorte d’avoir le mouvement quand je parlais, sinon c’était bizarre. Mais j’ai trop pris ça au sérieux. Ades moments, il fallait que j’arrête de bouger 🙂 »
Pour Rayane Bensetti : « Simba a plein de moments où il force et il faut donc jouer avec le physique même si ce n’est que de la voix. »

Un journaliste a pointé du doigt la ressemblance physique du duo Timon et Pumba avec le duo de comédiens, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Jamel Debbouze : « Vous êtes en train de dire que j’ai la tête d’un suricate ?! 🙂 Il faut qu’on ressemble un peu aux personnages pour les incarner, ça passe aussi par là. Je dois avouer avec plaisir que j’ai un petit air de suricate et Alban Ivanov c’est vrai qu’on dirait un sanglier. Tout le monde s’accorde à dire que c’est évident 🙂 Alban je le connais depuis tout petit. On a des automatismes. J’avais vraiment l’impression d’être Timon et Pumba pour de vrai. »

Le roi lion 2019

Souvenir qu’ils gardent de cette expérience

Pour Anne Sila et Rayane Bensetti, c’est indéniablement le moment où on leur a proposé de faire partie de l’aventure.
Pour Jamel Debbouze : « Il y avait un truc un peu sentimental. Je n’étais pas censé chanter et j’ai chanté… et je vais continuer. En plus, j’ai fait ça avec mon ami d’enfance Alban. Il y a plusieurs moments où je me suis dit j’adore ma vie. »

Le roi lion 2019

Le Roi Lion c’est aussi sensibiliser à la protection des lions

Disney a lancé une campagne il y a 25 ans. En lançant une campagne internationale qui s’appelle Protect The Pride avec deux objectifs.
Se mobiliser d’un point de vue financier, Disney a fait un don de 1,5 millions de dollars à l’association Lion Recovery Fund. Et sensibiliser le grand public sur ce sujet.
En France, un bracelet Simba éco-conçu et solidaire est vendu 5 euros.  Pour chaque bracelet, 1 euro est reversé à l’association Panthera pour la protection des lions au Sénégal.

By Joan

LE ROI LION 2019
de Jon Favreau

avec les voix françaises de Jean Réno, Anne Sila, Rayane Bensetti, Jamel Debbouze, Alban Ivanov, Sabrina Ouazani

en salle le 17 juillet 2019

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Aladdin de Guy Ritchie : rencontre avec l’équipe du film

Mercredi 8 mai, conférence de presse du film Aladdin, le nouvel opus en live-action de Disney.
L’attente est telle que la moitié de la salle est déjà remplie 30 minutes avant l’arrivée de l’équipe artistique.
Cinq minutes avant l’entrée des acteurs, du réalisateur et du compositeur, un grand silence se fait dans la salle.
US of Paris vous dévoile les meilleurs moments de cette rencontre.

Aladdin

Aladdin : toujours une référence

Lors de la sortie du film original (le dessin animé), Aladdin a révolutionné ce qu’on pouvait faire de ce genre de film“, affirme Will Smith (Le Génie). “Il y avait plein de références modernes. Ça m’a beaucoup influencé.
Notamment tout le travail de Robin Williams pour le rôle et la voix du Génie. Qu’est-ce qu’on peut ajouter à ce qu’il a fait de ce personnage ?

Aladdin

Pour Guy Ritchie, c’est plus côté famille que le film fait référence.
Quand j’ai parlé de ce projet de film à mes enfants. Ça a été l’émeute à la maison !

C’est normal affirme le réalisateur : ” Il y a des thèmes classiques et intemporels dans ce film. C’est une quête : comment se trouver soi-même et remonter à son authenticité propre.”

Aladdin

Et Mena Massoud (Aladdin) confirme cet aspect du film : “Je crois que les réseaux sociaux n’aident pas les jeunes à trouver leur identité personnelle.
Aladdin interroge sur le fait de savoir si on est assez bon pour pouvoir poursuivre nos rêves.

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Un film ancré dans l’évolution sociétale

Le réalisateur Guy Ritchie a réaffirmé ses positions et l’empreinte de la société dans ses créations.
Cette version d’Aladdin est marquée par la lutte des classes.
Même si on est dans un film familial,  ce côté social c’est ce que je suis. Ce film est la combinaison parfaite pour ce genre de propos.

Aladdin

Et sur l’influence #Metoo et la montée des luttes féministes, le réalisateur renchérit.  “Une époque va marquer la façon dont vous allez écrire et pensez vos personnages. L’évolution naturelle est de donner plus d’influence et de caractère à Jasmine.

Une osmose sur le tournage

Ce qui transparait de cette conférence de presse, c’est que le casting semble s’être très bien entendu. Au plus grand bonheur du réalisateur mais aussi des acteurs.

Aladdin

Et c’est Naomi Scott (Jasmine) qui aborde en premier le sujet. “Pour nous, ce tournage a été d’une fraîcheur insensée. Sur l’écran, on voit la magie qu’il y a eu entre nous sur le plateau.

Mena Massoud reste admiratif de Will Smith : “Il était présent sur le plateau même quand son personnage n’était présent qu’en effets spéciaux dans le script. Ça donne une énergie incroyable !”

Et au final, on sent que Guy Ritchie est comblé par cette expérience : “La générosité de la distribution a été incroyable. Elle a permis de donner le ton. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de travail.

Aladdin

Aladdin

Réalisation : Guy Ritchie

Avec : Will Smith, Naomi Scott, Mena Massoud, Marwan Kenzari, Navid Negahban, Nasim Pedrad, Billy Magnussen…

Bande originale : Alan Menken
Sortie le 22 mai 2019
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Les Crevettes Pailletées : légèreté et exubérance en maillot

Après Le Grand Bain et sa natation synchronisée, Les Crevettes Pailletées nous plonge dans l’univers du water-polo, avec un gros brin de rainbow.
Basé sur une histoire vraie, ce feel good movie, en salle le 8 mai, nous met des paillettes dans les yeux. Et on ressort avec le smile.

Les crevettes pailletées

Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner une association gay : Les Crevettes Pailletées. Cette équipe de water-polo a un but : les Gay Games en Croatie. Mais elle est plus motivée par la fête que par la compétition. Une mission difficile qui ne devra pas aboutir uniquement par la rédemption du mâle alpha hétéro.

Les crevettes pailletées

Du muscle, des maillots et des foufous

Nicolas Gob est parfait en musclor à œillères qui peine à accepter les personnalités de ces sportifs qui lui sont imposés. Au final, il est même très attendrissant. Alban Lenoir et les autres membres des Crevettes Pailletées ne déméritent pas. Ils forment un groupe à l’osmose parfaite, mais parfois vacillante. Normal, chacun a une personnalité propre et aboutie.
Comme avec Cédric (Michaël Abiteboul) qui a peine à trouver son équilibre entre l’équipe et son nouveau rôle de père au sein de sa famille homoparentale.

Les crevettes pailletées

Roland Nemou (Joël) campe un ex-militant gay aigri, obtus et aux répliques cassantes. Et parfois pas très politiquement correctes. Mais pourquoi faudrait-il l’être dans un film qui veut apporter un point de vue différent et ouvrir certains esprits ?
Romain Brau (Fred), avec ce premier rôle, perce en tant que comédien. On le connait en tant qu’étoile brillante nommée Morian au sein du Cabaret Madame Arthur.

Les crevettes pailletées

Au final, le film n’est pas parfait. Parfois, on peut facilement deviner les cheminements du scénario. Mais on reste attaché à cette bande de potes. Malgré leurs ressentiments mutuels, comme on peut en avoir voir tous avec nos potos, ils surmontent leur égo et les embûches relationnelles pour arriver au but final : la compétition.

Et le plus important pour une comédie : on se marre beaucoup !

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Les Crevettes Pailletées

un film de Cédric Le Gallo et Maxime Govare 

Avec : Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul, David Baiot, Romain Lancry, Roland Menou, Geoffrey Couët, Romain Brau, Félix Martinez

En salle en 8 mai 2019
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Avengers Endgame : Marvel frappe fort ! #critique

Dire que Avengers Endgame est un des films les plus attendus de cette année est un euphémisme.
Et c’est justifié, à voir la foule de journalistes, blogueurs et influenceurs présents à la projection presse de ce mardi.

Je sens mon voisin plus que fébrile à l’idée de découvrir la suite d’Infinity War. On retrouve l’univers des Avengers telle que ce film nous l’avait laissé, avec ses questions, ses tensions et toutes les  intrigues imaginables possibles. A partir de là, tout est à construire dans ce monde post-apocalyptique. Les héros sont à terre.

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Quand tout espoir est perdu…

Les Avengers sont toujours là !

On avait peur de retrouver la lourdeur d’Infinity War et aussi un peu la lassitude que nous donnait cette franchise. Il n’en est rien.
La progression du récit est apaisée. Les héros peuvent se relever. Alors on retrouve le plaisir de partager leur destinée.

C’est sûr, ce nouvel épisode comblera les attentes des aficionados : rebondissements, références à notre pop culture  cinématographique. Ce film est un hommage à tout l’univers Avengers produit depuis 10 ans(le MCU  pour les vrais fans : Marvel Cinematic Universe). Les punchlines humoristiques sont de retour, elles semblaient avoir délaissé Infinity War malgré la présence des Gardiens de la Galaxie. Il y a même une dose plus poussée d’autodérision sur les personnages (et non entre eux).

Les réalisateurs Anthony et Joe Russo nous offrent de vrais beaux plans léchés et construits dans les moments posés ou les scènes d’émotions. Les combats restent toujours aussi virevoltants dans leurs démesures, mais toujours lisibles par le spectateur.

Malgré tout, et sans spoil, le scénario pourra sembler bancal à certains moments (on reste ouvert aux débats). On pourra regretter aussi un peu la longueur du film.
Mais d’après les réactions et l’ambiance dans la salle, le succès est assuré.

Avec Avengers Engame, le 22e film de la franchise, Marvel Studio frappe fort. Ce film clôt indubitablement un cycle.

Un dernier conseil : regardez un nouvelle fois Infinity War avant votre séance. Mais ça les fans d’Avengers l’ont certainement déjà fait !

Avengers Endgame

Avengers Endgame

Marvel Studios

Réalisé par : Anthony et Joe Russo
avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Paul Rudd

Durée : 3h02

Sortie en salle le 24 juin 2019

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TORUK du Cirque du Soleil : immersion sensationnelle dans Pandora

Après Lyon, c’est au tour de Paris de célébrer la production spectaculaire Toruk, le premier vol, par le Cirque du Soleil. Une adaptation fidèle de l’univers d’Avatar de James Cameron – l’équipe artistique a eu accès à la bible de Pandora.
Le spectacle est époustouflant !

Toruk est une réussite totale en matière de costumes, maquillages, décor, projections vidéo, conception de marionnettes et création musicale.

Toruk Paris Toruk Paris

Toruk, sublime démesure

Dès notre entrée en salle, au vu de la piste qui occupe toute la fosse de l’Arena, on se doute que ce que nous allons voir sera inouï.
Au bout de quelques minutes seulement l’adhésion à cette adaptation scénique du monde d’Avatar, prequel du film par le Cirque du Soleil est totale. Les yeux ne savent plus où se diriger tant il y a avoir.

Devant nous, 45 artistes sautillent, courent, virevoltent chaque soir à travers les 2 000 m2 de piste. Pour le Français Jordan Delvingt qui incarne Ralu, l’un des personnages principaux du show, le compteur affiche 10 km parcourus en deux heures. Il n’y a aucun doute concernant la performance physique.

Les projections vidéo qui permettent l’immersion dans les différents décors et les ambiances d’Avatar se déploient sur la totalité de la piste. Quand une vague déferle, elle emporte tout et quand la terre tremble, la sensation visuelle est bluffante. En taille et en comparaison, la projection se déploie sur plus de 5 écrans Imax.
La prouesse technique est de paramétrer dans chaque nouvelle Arena où se produit le Cirque du Soleil.

Toruk Paris Toruk Paris

L’Odysée des Na’vi

Cette fois, ce ne sont pas les numéros qui donnent leur sens au spectacle mais le récit. On se trouve téléportés 3 000 ans avant Avatar pour suivre l’aventure de deux garçons Na’vis, Ralu et Entu, bientôt rejoints par la jeune fille Tsyal, lancés dans une course pour sauver leur arbre de vie.
Différentes épreuves jalonnent le voyage de ce jeune trio qui a la destinée de la planète Pandora sur les épaules.

Un conteur charismatique, qui ne tient pas en place et qui se produit aussi dans les gradins de l’Arena, porte le récit. Les dialogues entre les protagonistes eux sont en langue Na’vi, fidèles à Avatar. Paul Frommer, le concepteur de cette langue fictionnelle, a apporté son aide à la production pour que tout soit authentique.
Car certains fans absolus d’Avatar qui viennent voir Toruk connaissent leur Na’vi sur le bout des doigts. Aucune erreur n’est permise.

Même fidélité pour la conception des créatures qui peuplent ce monde fascinant. Toutes ces marionnettes ont été validées par l’équipe artistique de James Cameron. D’autant plus que certaines bêtes sont dévoilées en exclusivité. En effet, certaines ne feront leur apparition que dans les prochains épisodes d’Avatar.

Toruk Paris

TORUK, le premier vol est un spectacle unique en son genre qui offre des tableaux d’une réelle beauté. Une immersion dans un monde fascinant. Une odyssée palpitante qui emporte toute notre attention et nous donne même quelques frissons de plaisir.

Toruk Paris

Toruk, le premier vol
par le Cirque du Soleil


du 4 au 14 avril 2019

Séance supplémentaire le vendredi 12 en matinée

à l’AccorHotels Arena
8 Boulevard de Bercy
75012 Paris

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Le mystère Henri Pick : Luchini-Cottin pour le meilleur

Fabrice Luchini et Camille Cottin forment un duo aussi improbable que surprenant à la recherche d’un auteur à succès mais inconnu et décédé.

Le réalisateur Rémi Bezançon adapte le seul roman que son ami l’écrivain David Foenkinos ne lui ait pas envoyé : Le Mystère Henri Pick.

Le mystère Henri Pick

Jean-Michel Rouche, un présentateur télé et critique au nez creux, bouleverse sa vie en doutant de l’identité de cet auteur breton publié à titre posthume. L’histoire serait trop originale – Henri Pick, un pizzaiolo à la plume exceptionnelle, et Daphné, une éditrice junior tête chercheuse de talent – trop ambitieuse pour être honnête.

Jean-Michel affronte quelques résistances. En premier celle de la famille de l’écrivain, sa veuve et sa fille. Mais il ne désarme pas.
Aller-retour Paris côte bretonne, enquête poussée, le critique n’a plus rien à perdre.
Et chose originale, il va avoir comme partenaire Joséphine, la fille de l’auteur à succès.

Le mystère Henri Pick
Camille Cottin et David Foenkinos

Le mystère du livre refusé

Rémi Bezançon, le réalisateur du film, a étoffé le personnage de Joséphine pour son film. Dans le roman de David Foenkinos, elle était moins présente et plus âgée. Le scénario a été resserré sur quelques personnages principaux pour densifier l’histoire.
Cette enquête légère mais pugnace se laisse suivre avec plaisir.
Tous les personnages sont justes. Chacun d’eux ne cherche qu’une seule chose : renouer avec son passé, son histoire oubliée et ses désirs profonds.

Le duo Luchini / Cottin qui joue sur plusieurs registres (haine, complicité, exaspération, admiration…) offre de belles séquences. D’ailleurs, Camiile Cottin rayonne dans ce film poétique et bienveillant, sans bons sentiments.

Le mystère Henri Pick

Le mystère Henri Pick

Un film de Rémi Bezançon
scénario : Vanessa Portal et Rémi Bezançon 
adapté du roman de David Foenkinos
avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz, Bastien Bouillon

En salle le 06 mars 2019

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Ma vie avec John F. Donovan : ardente déclaration d’amour

Ma vie avec John F. Donovan n’est pas le nouveau chef d’œuvre attendu de Xavier Dolan. Faut-il pour autant le rejeter ?
Non. D’une part, parce que c’est un film-déclaration d’amour à de sublimes actrices : Natalie Portman, Susan Sarandon, Thandie Newton, Amara Karan et à d’irrésistibles acteurs : Kit Harington, Jacob Tremblay, Michael Gambon.
D’autre part, Xavier Dolan a le don de créer du merveilleux même quand il cède à la maladresse.

Ma vie avec John F Donovan

Nouveau superbe portrait de mère

Ce que l’on comprend, dès les premières minutes du film, c’est le rôle déterminant de cette mère Sam Turner incarnée par Natalie Portman.
Une nouvelle mère en échec, figure centrale et récurrente de la constellation Dolan. Une mère qui tente de mener de front sa nouvelle vie (elle quitte avec son fils les Etats-Unis pour s’installer à Londres) et les éclats de son fils Rupert qui n’a d’yeux que pour un acteur de série de télé : John F. Donovan.
Natalie Portman est éclatante, intense, parfaite.

Une autre mère est tout aussi paumée et aimante Grace Donovan. Elle est incarnée par Susan Sarandon. Il ne faut pas la lâcher des yeux. Elle n’a absolument rien perdu en intensité et en éclat dans le regard.

Ma vie avec John F. Donovan

Xavier Dolan aime ses acteurs avec une passion folle, comme son jeune protagoniste surexcité devant la télé et le nouvel épisode avec sa star absolue (Kit Harington à l’écran). C’est sans doute trop d’amour parce que le réalisateur nous chahute à travers son récit qui est loin de la perfection.

La beauté de certaines scènes emporte malgré tout. Comme la séquence en boite de nuit avec Kit Harington.

Ma vie avec John F Donovan

A la sortie de l’avant-première parisienne, j’ai pu entendre : « C’est plus un film à l’américaine ! » C’est certain, Xavier Dolan s’est offert, avec Ma vie avec John F. Donovan, son rêve américain. Il n’a pas encore 30 ans, il est pardonnable.

Ma vie avec John F. Donovan

Ma vie avec John F. Donovan

un film de Xavier Dolan
Scénario : Xavier Dolan et Jacob Tierney 
avec Kit Harington, Jacob Tremblay, Natalie Portman, Thandie Newton, Susan Sarandon, Kathy Bates, Ben Schnetzer, Michael Gambon…

sortie en salle le 13 mars 2019

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Damien veut sauver le monde : ode à la fraternité

Franck Gastambide nous revient dans un rôle écrit pour lui et un film que l’on n’attendait pas. Exit l’humour potache de Taxi 5, le comédien surprend, une nouvelle fois, par son jeu et l’empathie qu’il suscite dès les premières minutes de Damien veut changer le monde.
À ses côtés, Camille Lellouche se révèle dans un tout autre registre, dépouillée de grimaces et de blagues.
Damien veut changer le monde
Super héros VS héros du quotiden

Que l’on ne se trompe pas. Damien, pion d’école de son état, n’est pas un super héros qui sort sa cape à chaque fois qu’il est témoin d’une injustice. C’est vrai qu’il aurait la carrure et les muscles pour.
Non, Damien est un héros du quotidien touché par l’histoire de ce petit garçon, Bahzad, qui risque l’expulsion de France avec sa mère.

Damien veut changer le monde

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents engagés

La famille de Damien c’est du lourd. Un père et une mère engagés-enragés, prêts à s’attacher à un portail de centrale nucléaire avec leurs enfants pour tenter de faire bouger la société.
Ils ont été de tous les combats possibles.
Il était normal que le fiston suive la lignée. Et c’est un concours de circonstances qui le fera prendre position plutôt qu’un vrai esprit révolutionnaire.

Damien veut changer le monde

Damien veut sauver le monde, les coulisses

Franck Gastambide confie, lors de la rencontre organisée par Ciné +, qu’il a toujours peur de ne pas être aussi bon que ce que pourrait l’imaginer le réalisateur.
Xavier de Choudens avait pourtant écrit le rôle pour le comédien, preuve qu’il était sûr de son talent. Le réalisateur s’est d’ailleurs étonné de la capacité de concentration de Franck. « Sur le tournage, il a son téléphone à la main. À Moteur, il continue de pianoter. Et à Action, il range son tel et est tout de suite dans le rôle et juste. »
Camille Lellouche confie que son rôle a été un “beau challenge“, car il lui fallait gommer ses mimiques. “J’ai voulu faire la plaidoirie en une traite. J’ai fait 2 plans larges, 2 plans serrés, sans coupe. Je suis assez fière, car il n’y a pas eu de triche. ”

Damien veut changer le monde

Mention spéciale à Melisa Sözen, actrice turque, qui a appris ses lignes dialogues phonétiquement. Respect !

BONUS les vidéos de la projo privée CINE+

Damien veut changer le monde

de Xavier de Choudens
avec Franck Gastambide, Melisa Sozën, Gringe, Camille Lellouche, Youssef Haldi, Jessim Kas, Bass Dhem, Remy Adriaens, Liliane Rovère, Patrick Chesnais, Sébastien Chassagne, Claire Chust 

sortie le 6 mars 2019

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Deux Fils : Félix Moati & Mathieu Capella impressionnent

Félix Moati est un acteur comblé qui a déjà de très beaux rôles à 28 ans (A trois on y va, Gaspard va au mariage) et une participation au dernier film de Wes Anderson.
Deux Fils est son premier film rendu possible par la participation de son ami et double de cinéma : Vincent Lacoste.
Le jeune réalisateur surprend par sa maîtrise et par ce récit porté par un élégant casting.

Deux Fils

Paumés de père en frères

Alors sont-ils réellement tous paumés ces hommes ? Deux Fils c’est d’abord un père, Joseph, qui perd son frère et qui change de braquet professionnel. Il vit avec Joachim et Ivan, ses fils.
Chacun tente tant bien que mal de comprendre l’autre, les deux autres, dans cette famille sans figure maternelle.
Ivan, le plus jeune, semble être celui qui est le plus sensé. Mais il se met à boire et son idéal amoureux semble inaccessible.
Son frère, Joachim, est l’ombre de lui-même, masquant ses échecs universitaires et sentimentaux.

L’équilibre est précaire. Toutefois, l’attention que chacun porte aux deux autres est touchante. Entre ces trois hommes, ça vibre malgré les difficultés. Ça palpite même.
Il y a de l’humour mais jamais au dépend des personnages.

Deux Fils
Rencontre projo privée Ciné +

Une légende, une révélation

Félix Moati voulait “un acteur dont la légende déborde” pour jouer le rôle du père. Benoit Poelvoorde avec qui il a pataugé dans Le Grand Bain de Gilles Lelouche était parfait : “Benoît protège de son aura comique.”
Lors de la projo privée Ciné +, le jeune réalisateur nous décrit le comédien bien éloigné de sa réputation : “Benoît n’est pas ingérable. Il aime jouer, vraiment. Il aime être dirigé. C’est quelqu’un de très élégant, qui aime se mettre en retrait.

Deux Fils

La révélation du film Mathieu Capella, 14 ans au compteur, qui incarne Ivan a un regard impressionnant !
Félix Moati a choisi Mathieu parmi 450 jeunes castés. « Mathieu était ouvert aux autres. Comme Vincent Lacoste, il est très juste. Il dit les mots avec une sorte de distance. »
Et le plus amusant, le jeune interprète ne se destine pas à devenir acteur alors qu’il a déjà un agent. Il veut être chef opérateur.

Deux Fils est un premier film gracieux, unique, avec des figures d’hommes attachantes.

Deux fils

Deux Fils

un film de Félix Moati
scénario : Félix Moati avec la collaboration de Florence Seyvos
Avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Anaïs DemoustierNoémie Lvovsky, India Hair et Patrick d’Assumçao.

Sortie le 13 février 2019

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Une intime conviction : un polar judiciaire palpitant

Ce lundi, première projection publique d’Une intime conviction, film d’Antoine Raimbault sur l’affaire Viguier.
Quelques minutes avant que la salle tombe dans le noir, la voix de stentor d’Eric Dupond-Moretti, campé par Olivier Gourmet, retentit lorsqu’il prend place, non loin de son double cinématographique. Des frissons ! 

Une intime conviction est l’histoire de Nora qui prend à bras le corps le soutien à Jacques Viguier. Acquitté en première instance lors d’un procès d’assises pour le meurtre de sa femme, il doit comparaitre à nouveau, suite l’appel du parquet. Nora, sûre de son innocence, fait appelle à l’avocat Eric Dupond-Moretti pour assurer sa défense. Elle sera embarquée dans les tumultes de ce deuxième opus juridique.

Une intime conviction

Des acteurs magistraux pour un film passionnant

Oui, ce film nous emporte, nous transporte dans cette histoire folle.
Tout est filmé avec brio. Tout est découpé au cordeau. Les scènes de procès sont happantes. Impossible de résister à la passion qu’à déclencher ce procès et à l’enjeu pour l’accusé.

D’ailleurs cet accusé, Jacques viguier, mutique car bipolaire  est interprété avec retenu par Laurent Lucas, parfaitement impassible. Nora, l’enquêtrice besogneuse et amateure, Marina Foïs lumineuse et convaincante, glisse petit à petit dans l’exagération de ses convictions. Et le brillant Olivier Gourmet qui, dans le rôle de l’avocat Éric Dupond-Moretti, en impose tout du long. Sa stature et sa voix donnent des frissons au cours de la plaidoirie finale.  A l’instar certainement du vrai avocat dans un prétoire.

Une intime conviction

“C’est une affaire singulière, un procès pour meurtre sans cadavre et sans preuve. C’est un peu un fiasco judiciaire !Antoine Raimbault, réalisateur et scénariste.

“Tout ce qui est de l’affaire est vraie !”

C’est le réalisateur qui l’affirme. Et pour être franc, on ne le savait pas être si proche des protagonistes dans cette affaire.

Une intime conviction
“J’ai assisté au premier procès {en 2008}. Et j’ai rencontré Jacques Viguier et sa famille. Un lien s’est créé avec eux.”
A l’annonce du second procès en assises, c’est lui qui contacte Éric Dupond-Moretti. Ce qui donnera une première facette au personnage de Nora. “Mais mon point commun avec Nora s’arrête là” conclut-il.
C’était aussi mon premier procès d’assises. Rapidement, je tombe du banc en me rendant compte que je ne connais pas la procédure française. On connaît mieux la procédure accusatoire aux États-Unis, par les films, les séries. Peu de films parlent de la justice française.

Maître Dupond-Moretti

Olivier Gourmet est fabuleux dans le rôle de l’avocat aux 146 acquittements.
Mais il a dû louvoyer entre réalité et fiction. Même si le réalisateur a “créé un Dupond-Moretti de cinéma“, libre de contrôle du maître du barreau.

“J’ai eu la chance de pouvoir le suivre durant deux jours et demi.
On dînait le soir ensemble, je lui demandais son ressenti, ses impressions. Mais à cause de nos emplois du temps, je ne l’ai jamais vu plaider.”
On a une ossature un peu commune. Et la robe aide à imposer le personnage. J’ai fait une espèce de copier-coller, une sorte de halo, d’aura de Dupond-Moretti.” confie l’acteur.

Une intime conviction

Mais malgré tout, l’acteur a su toucher à la quintessence orale de l’avocat dans la joute oratoire finale. Une gageure.
“Je me suis appuyé sur son bon sens qui parle au gens. Il ne tourne pas en rond durant 3 h. Il va droit au but.

Une intime conviction

Une prestation saluée par ténor du barreau lui-même présent dans la salle : “J’admire la prestation d’Olivier Gourmet. Je reconnais mes mots mais il en a fait quelque chose à lui.

Éric Dupond-Moretti lancera aussi « Depuis 12 hommes en colère, je n’ai jamais vu de film aussi bon. C’est vraiment l’apologie du doute !

On reste ébahi par Olivier Gourmet et on soutient une Marina Foïs fébrile et passionnée.
Un film à ne manquer sous aucun prétexte.

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Une intime conviction

Une intime conviction

un film d’Antoine Raimboult
Avec Marina Foïs, Olivier Gourmet, Laurent Lucas, Jean Benguigui.

en salle le 6 février 2019

Pour en savoir plus sur l’Affaire Viguier :
Écoutez le podcast de Christophe Hondelatte sur le site d’Europe 1
Revoyez le Spécial Investigation : Affaire Viguier, dans l’intimité du procès

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