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Aladdin de Guy Ritchie : rencontre avec l’équipe du film

Mercredi 8 mai, conférence de presse du film Aladdin, le nouvel opus en live-action de Disney.
L’attente est telle que la moitié de la salle est déjà remplie 30 minutes avant l’arrivée de l’équipe artistique.
Cinq minutes avant l’entrée des acteurs, du réalisateur et du compositeur, un grand silence se fait dans la salle.
US of Paris vous dévoile les meilleurs moments de cette rencontre.

Aladdin

Aladdin : toujours une référence

Lors de la sortie du film original (le dessin animé), Aladdin a révolutionné ce qu’on pouvait faire de ce genre de film“, affirme Will Smith (Le Génie). “Il y avait plein de références modernes. Ça m’a beaucoup influencé.
Notamment tout le travail de Robin Williams pour le rôle et la voix du Génie. Qu’est-ce qu’on peut ajouter à ce qu’il a fait de ce personnage ?

Aladdin

Pour Guy Ritchie, c’est plus côté famille que le film fait référence.
Quand j’ai parlé de ce projet de film à mes enfants. Ça a été l’émeute à la maison !

C’est normal affirme le réalisateur : ” Il y a des thèmes classiques et intemporels dans ce film. C’est une quête : comment se trouver soi-même et remonter à son authenticité propre.”

Aladdin

Et Mena Massoud (Aladdin) confirme cet aspect du film : “Je crois que les réseaux sociaux n’aident pas les jeunes à trouver leur identité personnelle.
Aladdin interroge sur le fait de savoir si on est assez bon pour pouvoir poursuivre nos rêves.

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Un film ancré dans l’évolution sociétale

Le réalisateur Guy Ritchie a réaffirmé ses positions et l’empreinte de la société dans ses créations.
Cette version d’Aladdin est marquée par la lutte des classes.
Même si on est dans un film familial,  ce côté social c’est ce que je suis. Ce film est la combinaison parfaite pour ce genre de propos.

Aladdin

Et sur l’influence #Metoo et la montée des luttes féministes, le réalisateur renchérit.  “Une époque va marquer la façon dont vous allez écrire et pensez vos personnages. L’évolution naturelle est de donner plus d’influence et de caractère à Jasmine.

Une osmose sur le tournage

Ce qui transparait de cette conférence de presse, c’est que le casting semble s’être très bien entendu. Au plus grand bonheur du réalisateur mais aussi des acteurs.

Aladdin

Et c’est Naomi Scott (Jasmine) qui aborde en premier le sujet. “Pour nous, ce tournage a été d’une fraîcheur insensée. Sur l’écran, on voit la magie qu’il y a eu entre nous sur le plateau.

Mena Massoud reste admiratif de Will Smith : “Il était présent sur le plateau même quand son personnage n’était présent qu’en effets spéciaux dans le script. Ça donne une énergie incroyable !”

Et au final, on sent que Guy Ritchie est comblé par cette expérience : “La générosité de la distribution a été incroyable. Elle a permis de donner le ton. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de travail.

Aladdin

Aladdin

Réalisation : Guy Ritchie

Avec : Will Smith, Naomi Scott, Mena Massoud, Marwan Kenzari, Navid Negahban, Nasim Pedrad, Billy Magnussen…

Bande originale : Alan Menken
Sortie le 22 mai 2019
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Les Crevettes Pailletées : légèreté et exubérance en maillot

Après Le Grand Bain et sa natation synchronisée, Les Crevettes Pailletées nous plonge dans l’univers du water-polo, avec un gros brin de rainbow.
Basé sur une histoire vraie, ce feel good movie, en salle le 8 mai, nous met des paillettes dans les yeux. Et on ressort avec le smile.

Les crevettes pailletées

Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner une association gay : Les Crevettes Pailletées. Cette équipe de water-polo a un but : les Gay Games en Croatie. Mais elle est plus motivée par la fête que par la compétition. Une mission difficile qui ne devra pas aboutir uniquement par la rédemption du mâle alpha hétéro.

Les crevettes pailletées

Du muscle, des maillots et des foufous

Nicolas Gob est parfait en musclor à œillères qui peine à accepter les personnalités de ces sportifs qui lui sont imposés. Au final, il est même très attendrissant. Alban Lenoir et les autres membres des Crevettes Pailletées ne déméritent pas. Ils forment un groupe à l’osmose parfaite, mais parfois vacillante. Normal, chacun a une personnalité propre et aboutie.
Comme avec Cédric (Michaël Abiteboul) qui a peine à trouver son équilibre entre l’équipe et son nouveau rôle de père au sein de sa famille homoparentale.

Les crevettes pailletées

Roland Nemou (Joël) campe un ex-militant gay aigri, obtus et aux répliques cassantes. Et parfois pas très politiquement correctes. Mais pourquoi faudrait-il l’être dans un film qui veut apporter un point de vue différent et ouvrir certains esprits ?
Romain Brau (Fred), avec ce premier rôle, perce en tant que comédien. On le connait en tant qu’étoile brillante nommée Morian au sein du Cabaret Madame Arthur.

Les crevettes pailletées

Au final, le film n’est pas parfait. Parfois, on peut facilement deviner les cheminements du scénario. Mais on reste attaché à cette bande de potes. Malgré leurs ressentiments mutuels, comme on peut en avoir voir tous avec nos potos, ils surmontent leur égo et les embûches relationnelles pour arriver au but final : la compétition.

Et le plus important pour une comédie : on se marre beaucoup !

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Les Crevettes Pailletées

un film de Cédric Le Gallo et Maxime Govare 

Avec : Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul, David Baiot, Romain Lancry, Roland Menou, Geoffrey Couët, Romain Brau, Félix Martinez

En salle en 8 mai 2019
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Avengers Endgame : Marvel frappe fort ! #critique

Dire que Avengers Endgame est un des films les plus attendus de cette année est un euphémisme.
Et c’est justifié, à voir la foule de journalistes, blogueurs et influenceurs présents à la projection presse de ce mardi.

Je sens mon voisin plus que fébrile à l’idée de découvrir la suite d’Infinity War. On retrouve l’univers des Avengers telle que ce film nous l’avait laissé, avec ses questions, ses tensions et toutes les  intrigues imaginables possibles. A partir de là, tout est à construire dans ce monde post-apocalyptique. Les héros sont à terre.

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Quand tout espoir est perdu…

Les Avengers sont toujours là !

On avait peur de retrouver la lourdeur d’Infinity War et aussi un peu la lassitude que nous donnait cette franchise. Il n’en est rien.
La progression du récit est apaisée. Les héros peuvent se relever. Alors on retrouve le plaisir de partager leur destinée.

C’est sûr, ce nouvel épisode comblera les attentes des aficionados : rebondissements, références à notre pop culture  cinématographique. Ce film est un hommage à tout l’univers Avengers produit depuis 10 ans(le MCU  pour les vrais fans : Marvel Cinematic Universe). Les punchlines humoristiques sont de retour, elles semblaient avoir délaissé Infinity War malgré la présence des Gardiens de la Galaxie. Il y a même une dose plus poussée d’autodérision sur les personnages (et non entre eux).

Les réalisateurs Anthony et Joe Russo nous offrent de vrais beaux plans léchés et construits dans les moments posés ou les scènes d’émotions. Les combats restent toujours aussi virevoltants dans leurs démesures, mais toujours lisibles par le spectateur.

Malgré tout, et sans spoil, le scénario pourra sembler bancal à certains moments (on reste ouvert aux débats). On pourra regretter aussi un peu la longueur du film.
Mais d’après les réactions et l’ambiance dans la salle, le succès est assuré.

Avec Avengers Engame, le 22e film de la franchise, Marvel Studio frappe fort. Ce film clôt indubitablement un cycle.

Un dernier conseil : regardez un nouvelle fois Infinity War avant votre séance. Mais ça les fans d’Avengers l’ont certainement déjà fait !

Avengers Endgame

Avengers Endgame

Marvel Studios

Réalisé par : Anthony et Joe Russo
avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Paul Rudd

Durée : 3h02

Sortie en salle le 24 juin 2019

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VirtualTime : spot VR pour un max de sensations à Aéroville

VirtualTime, l’enseigne de réalité virtuelle, ouvre un troisième centre de divertissement dans le centre commercial Aéroville.
Le temps d’une soirée, nous avons exploré les jeux et autres sensations à portée de manettes et de casque.
Attention spoiler : on a grave dézingué un bon paquet de sales bêtes ! 

Virtual Time

VirtualTime : des jeux, des films et des escape games

Ici, tout se passe en créneau d’une heure, en solo ou entre potes, mais aussi en famille. A votre arrivée, vous êtes directement pris en charge par un coach qui vous aidera à faire vos premiers pas dans le monde de la VR.
Évasion ou adrénaline, le choix est large parmi les expériences.

Virtual Time

La capacité d’accueil est confortable : 12 box individuels vous permettront de plonger dans l’océan avec TheBlu ou d’explorer notre planète avec Google Earth VR. Vous pourrez vous prendre pour un alpiniste aussi. Libre à vous de tester des métiers inattendus avec Job Simulator ou pourquoi pas tenter le tournoi de tir à l’arc en one to one  dans Elven Assassin.
Et si vous êtes en groupe, même séparés, vous serez interconnectés pour vivre une expérience immersive plus ou moins trépidante.

Pas de panique si votre premier choix est trop timoré, vous pouvez changer d’option. Virtual Time propose 25 univers différents : des jeux de courses, de tirs, de sports, des films et aussi des escape games.
Et vous êtes libre de tous les parcourir durant votre créneau !

Virtual Time

VirtualTime : le test

Côté technique, l’enseigne VR est équipée de casques HTC Vive. Le casque le plus performant sur le marché à ce jour. Et une fois celui-ci posé sur votre tête, vous êtes coupé du monde.

Lors de la soirée de lancement à Aéroville, on a choisi de dézingue à tout va avec Serious Sam VR.
Un vrai défouloir dans lequel bestioles, monstres et soldats en tout genre n’ont qu’une envie : vous tuer et vous avez exactement la même envie à leur encontre.
On transpire grave ! Et même si vous êtes un joueur averti, choisissez le mode facile… Il est déjà assez dur !

Sinon, il y a bien quelques petites réserves, pas trop handicapantes.
La première étant la communication un peu difficile avec notre coach que l’on mettra sur le brouhaha de la soirée d’inauguration.
La deuxième est plus liée au choix de l’installation car on se retrouve parfois gêné par les câbles qui relient notre appareillage au système informatique. Mais on chipote peut-être, ayant testé d’autres salles équipées d’autres technologies sans fil.

Au final, la team US of Paris a passé un excellent moment à tirer sur tout ce qui bouge. Un vrai exutoire !

Virtual Time

VirtualTime

Happy hour du lundi au vendredi
10h à 12h et 14h à 17h  à 19 € au lieu de 35 € / séance d’1h

Centre Aéroville
30 rue des Buissons
Centre Commercial Aéroville
95718 Roissy Charles de Gaulle

Centre Montorgueil
38 Rue d’Aboukir
75002 Paris

Centre Voltaire
72 Boulevard Voltaire
75011 Paris

Plus d’info et réservation sur leur site

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TORUK du Cirque du Soleil : immersion sensationnelle dans Pandora

Après Lyon, c’est au tour de Paris de célébrer la production spectaculaire Toruk, le premier vol, par le Cirque du Soleil. Une adaptation fidèle de l’univers d’Avatar de James Cameron – l’équipe artistique a eu accès à la bible de Pandora.
Le spectacle est époustouflant !

Toruk est une réussite totale en matière de costumes, maquillages, décor, projections vidéo, conception de marionnettes et création musicale.

Toruk Paris Toruk Paris

Toruk, sublime démesure

Dès notre entrée en salle, au vu de la piste qui occupe toute la fosse de l’Arena, on se doute que ce que nous allons voir sera inouï.
Au bout de quelques minutes seulement l’adhésion à cette adaptation scénique du monde d’Avatar, prequel du film par le Cirque du Soleil est totale. Les yeux ne savent plus où se diriger tant il y a avoir.

Devant nous, 45 artistes sautillent, courent, virevoltent chaque soir à travers les 2 000 m2 de piste. Pour le Français Jordan Delvingt qui incarne Ralu, l’un des personnages principaux du show, le compteur affiche 10 km parcourus en deux heures. Il n’y a aucun doute concernant la performance physique.

Les projections vidéo qui permettent l’immersion dans les différents décors et les ambiances d’Avatar se déploient sur la totalité de la piste. Quand une vague déferle, elle emporte tout et quand la terre tremble, la sensation visuelle est bluffante. En taille et en comparaison, la projection se déploie sur plus de 5 écrans Imax.
La prouesse technique est de paramétrer dans chaque nouvelle Arena où se produit le Cirque du Soleil.

Toruk Paris Toruk Paris

L’Odysée des Na’vi

Cette fois, ce ne sont pas les numéros qui donnent leur sens au spectacle mais le récit. On se trouve téléportés 3 000 ans avant Avatar pour suivre l’aventure de deux garçons Na’vis, Ralu et Entu, bientôt rejoints par la jeune fille Tsyal, lancés dans une course pour sauver leur arbre de vie.
Différentes épreuves jalonnent le voyage de ce jeune trio qui a la destinée de la planète Pandora sur les épaules.

Un conteur charismatique, qui ne tient pas en place et qui se produit aussi dans les gradins de l’Arena, porte le récit. Les dialogues entre les protagonistes eux sont en langue Na’vi, fidèles à Avatar. Paul Frommer, le concepteur de cette langue fictionnelle, a apporté son aide à la production pour que tout soit authentique.
Car certains fans absolus d’Avatar qui viennent voir Toruk connaissent leur Na’vi sur le bout des doigts. Aucune erreur n’est permise.

Même fidélité pour la conception des créatures qui peuplent ce monde fascinant. Toutes ces marionnettes ont été validées par l’équipe artistique de James Cameron. D’autant plus que certaines bêtes sont dévoilées en exclusivité. En effet, certaines ne feront leur apparition que dans les prochains épisodes d’Avatar.

Toruk Paris

TORUK, le premier vol est un spectacle unique en son genre qui offre des tableaux d’une réelle beauté. Une immersion dans un monde fascinant. Une odyssée palpitante qui emporte toute notre attention et nous donne même quelques frissons de plaisir.

Toruk Paris

Toruk, le premier vol
par le Cirque du Soleil


du 4 au 14 avril 2019

Séance supplémentaire le vendredi 12 en matinée

à l’AccorHotels Arena
8 Boulevard de Bercy
75012 Paris

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Uma Thurman @ Séries Mania 2019 : de retour avec la série Chambers

Uma THURMAN a joué la décontraction pour sa rencontre avec le public de Séries Mania 2019, à la différence d’Anna Paquin venue quelques jours plus tôt.

Au Nouveau Siècle, l’actrice américaine a partagé quelques grands moments de sa carrière, n’hésitant pas à se décoiffer un peu, à se caresser le mollet et à rire beaucoup.

Uma Thurman

A 12 ans, Uma Thurman avait déjà prévenu sa mère qu’elle voulait devenir actrice. Mais c’est au moment du casting pour le film de Terry Gilliam, Les aventures du Baron de Münchhausen, qu’elle comprend que le cinéma serait sa vie. Elle se souvient d’avoir vu le film Brazil avec son frère et avoir été impressionnée.

“Sur le tournage des Liaisons dangereuses, je me voyais comme une étudiante face à ces grands acteurs (John Malkovich, Gleen Close, Michelle Pfeiffer…) et face à Stephen Frears, le réalisateur.” 

“Quentin Tarantino est un génie !”

Uma Thurman est reconnaissante d’avoir tourné Pulp Fiction et Kill Bill.
“Pour Pulpe Fiction, j’étais plus effrayée de danser plus que tout autre chose. Mais quand j’ai commencé à danser, je ne voulais plus m’arrêter. Tarantino dansait lui derrière la caméra.

“Quand je regarde Pulp Fiction maintenant, j’ai l’impression de voir ma fille qui est comédienne et qui a 20 ans. 
Je vois une sorte de bébé quand je me vois.”

Uma Thurman

Uma Thurman et les séries

L’actrice est venue à Séries Mania présenter la série Chambers produite par Netflix dans laquelle elle joue et qu’elle produit également. Pour l’anecdote, sa fille comédienne joue aussi dans une série Netflix.
Elle a l’impression d’être une sorte de marraine pour cette équipe de jeunes comédiens.

Concernant sa culture des séries :Mon fils est devenu mon partenaire de télé. J’ai pu rattraper mon retard avec lui. On a regardé Homeland ensemble.”

Uma Thurman

Uma Thurman
à retrouver dans la série Chambers produite par Netflix

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Le mystère Henri Pick : Luchini-Cottin pour le meilleur

Fabrice Luchini et Camille Cottin forment un duo aussi improbable que surprenant à la recherche d’un auteur à succès mais inconnu et décédé.

Le réalisateur Rémi Bezançon adapte le seul roman que son ami l’écrivain David Foenkinos ne lui ait pas envoyé : Le Mystère Henri Pick.

Le mystère Henri Pick

Jean-Michel Rouche, un présentateur télé et critique au nez creux, bouleverse sa vie en doutant de l’identité de cet auteur breton publié à titre posthume. L’histoire serait trop originale – Henri Pick, un pizzaiolo à la plume exceptionnelle, et Daphné, une éditrice junior tête chercheuse de talent – trop ambitieuse pour être honnête.

Jean-Michel affronte quelques résistances. En premier celle de la famille de l’écrivain, sa veuve et sa fille. Mais il ne désarme pas.
Aller-retour Paris côte bretonne, enquête poussée, le critique n’a plus rien à perdre.
Et chose originale, il va avoir comme partenaire Joséphine, la fille de l’auteur à succès.

Le mystère Henri Pick
Camille Cottin et David Foenkinos

Le mystère du livre refusé

Rémi Bezançon, le réalisateur du film, a étoffé le personnage de Joséphine pour son film. Dans le roman de David Foenkinos, elle était moins présente et plus âgée. Le scénario a été resserré sur quelques personnages principaux pour densifier l’histoire.
Cette enquête légère mais pugnace se laisse suivre avec plaisir.
Tous les personnages sont justes. Chacun d’eux ne cherche qu’une seule chose : renouer avec son passé, son histoire oubliée et ses désirs profonds.

Le duo Luchini / Cottin qui joue sur plusieurs registres (haine, complicité, exaspération, admiration…) offre de belles séquences. D’ailleurs, Camiile Cottin rayonne dans ce film poétique et bienveillant, sans bons sentiments.

Le mystère Henri Pick

Le mystère Henri Pick

Un film de Rémi Bezançon
scénario : Vanessa Portal et Rémi Bezançon 
adapté du roman de David Foenkinos
avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz, Bastien Bouillon

En salle le 06 mars 2019

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Ma vie avec John F. Donovan : ardente déclaration d’amour

Ma vie avec John F. Donovan n’est pas le nouveau chef d’œuvre attendu de Xavier Dolan. Faut-il pour autant le rejeter ?
Non. D’une part, parce que c’est un film-déclaration d’amour à de sublimes actrices : Natalie Portman, Susan Sarandon, Thandie Newton, Amara Karan et à d’irrésistibles acteurs : Kit Harington, Jacob Tremblay, Michael Gambon.
D’autre part, Xavier Dolan a le don de créer du merveilleux même quand il cède à la maladresse.

Ma vie avec John F Donovan

Nouveau superbe portrait de mère

Ce que l’on comprend, dès les premières minutes du film, c’est le rôle déterminant de cette mère Sam Turner incarnée par Natalie Portman.
Une nouvelle mère en échec, figure centrale et récurrente de la constellation Dolan. Une mère qui tente de mener de front sa nouvelle vie (elle quitte avec son fils les Etats-Unis pour s’installer à Londres) et les éclats de son fils Rupert qui n’a d’yeux que pour un acteur de série de télé : John F. Donovan.
Natalie Portman est éclatante, intense, parfaite.

Une autre mère est tout aussi paumée et aimante Grace Donovan. Elle est incarnée par Susan Sarandon. Il ne faut pas la lâcher des yeux. Elle n’a absolument rien perdu en intensité et en éclat dans le regard.

Ma vie avec John F. Donovan

Xavier Dolan aime ses acteurs avec une passion folle, comme son jeune protagoniste surexcité devant la télé et le nouvel épisode avec sa star absolue (Kit Harington à l’écran). C’est sans doute trop d’amour parce que le réalisateur nous chahute à travers son récit qui est loin de la perfection.

La beauté de certaines scènes emporte malgré tout. Comme la séquence en boite de nuit avec Kit Harington.

Ma vie avec John F Donovan

A la sortie de l’avant-première parisienne, j’ai pu entendre : « C’est plus un film à l’américaine ! » C’est certain, Xavier Dolan s’est offert, avec Ma vie avec John F. Donovan, son rêve américain. Il n’a pas encore 30 ans, il est pardonnable.

Ma vie avec John F. Donovan

Ma vie avec John F. Donovan

un film de Xavier Dolan
Scénario : Xavier Dolan et Jacob Tierney 
avec Kit Harington, Jacob Tremblay, Natalie Portman, Thandie Newton, Susan Sarandon, Kathy Bates, Ben Schnetzer, Michael Gambon…

sortie en salle le 13 mars 2019

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Damien veut sauver le monde : ode à la fraternité

Franck Gastambide nous revient dans un rôle écrit pour lui et un film que l’on n’attendait pas. Exit l’humour potache de Taxi 5, le comédien surprend, une nouvelle fois, par son jeu et l’empathie qu’il suscite dès les premières minutes de Damien veut changer le monde.
À ses côtés, Camille Lellouche se révèle dans un tout autre registre, dépouillée de grimaces et de blagues.
Damien veut changer le monde
Super héros VS héros du quotiden

Que l’on ne se trompe pas. Damien, pion d’école de son état, n’est pas un super héros qui sort sa cape à chaque fois qu’il est témoin d’une injustice. C’est vrai qu’il aurait la carrure et les muscles pour.
Non, Damien est un héros du quotidien touché par l’histoire de ce petit garçon, Bahzad, qui risque l’expulsion de France avec sa mère.

Damien veut changer le monde

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents engagés

La famille de Damien c’est du lourd. Un père et une mère engagés-enragés, prêts à s’attacher à un portail de centrale nucléaire avec leurs enfants pour tenter de faire bouger la société.
Ils ont été de tous les combats possibles.
Il était normal que le fiston suive la lignée. Et c’est un concours de circonstances qui le fera prendre position plutôt qu’un vrai esprit révolutionnaire.

Damien veut changer le monde

Damien veut sauver le monde, les coulisses

Franck Gastambide confie, lors de la rencontre organisée par Ciné +, qu’il a toujours peur de ne pas être aussi bon que ce que pourrait l’imaginer le réalisateur.
Xavier de Choudens avait pourtant écrit le rôle pour le comédien, preuve qu’il était sûr de son talent. Le réalisateur s’est d’ailleurs étonné de la capacité de concentration de Franck. « Sur le tournage, il a son téléphone à la main. À Moteur, il continue de pianoter. Et à Action, il range son tel et est tout de suite dans le rôle et juste. »
Camille Lellouche confie que son rôle a été un “beau challenge“, car il lui fallait gommer ses mimiques. “J’ai voulu faire la plaidoirie en une traite. J’ai fait 2 plans larges, 2 plans serrés, sans coupe. Je suis assez fière, car il n’y a pas eu de triche. ”

Damien veut changer le monde

Mention spéciale à Melisa Sözen, actrice turque, qui a appris ses lignes dialogues phonétiquement. Respect !

BONUS les vidéos de la projo privée CINE+

Damien veut changer le monde

de Xavier de Choudens
avec Franck Gastambide, Melisa Sozën, Gringe, Camille Lellouche, Youssef Haldi, Jessim Kas, Bass Dhem, Remy Adriaens, Liliane Rovère, Patrick Chesnais, Sébastien Chassagne, Claire Chust 

sortie le 6 mars 2019

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Deux Fils : Félix Moati & Mathieu Capella impressionnent

Félix Moati est un acteur comblé qui a déjà de très beaux rôles à 28 ans (A trois on y va, Gaspard va au mariage) et une participation au dernier film de Wes Anderson.
Deux Fils est son premier film rendu possible par la participation de son ami et double de cinéma : Vincent Lacoste.
Le jeune réalisateur surprend par sa maîtrise et par ce récit porté par un élégant casting.

Deux Fils

Paumés de père en frères

Alors sont-ils réellement tous paumés ces hommes ? Deux Fils c’est d’abord un père, Joseph, qui perd son frère et qui change de braquet professionnel. Il vit avec Joachim et Ivan, ses fils.
Chacun tente tant bien que mal de comprendre l’autre, les deux autres, dans cette famille sans figure maternelle.
Ivan, le plus jeune, semble être celui qui est le plus sensé. Mais il se met à boire et son idéal amoureux semble inaccessible.
Son frère, Joachim, est l’ombre de lui-même, masquant ses échecs universitaires et sentimentaux.

L’équilibre est précaire. Toutefois, l’attention que chacun porte aux deux autres est touchante. Entre ces trois hommes, ça vibre malgré les difficultés. Ça palpite même.
Il y a de l’humour mais jamais au dépend des personnages.

Deux Fils
Rencontre projo privée Ciné +

Une légende, une révélation

Félix Moati voulait “un acteur dont la légende déborde” pour jouer le rôle du père. Benoit Poelvoorde avec qui il a pataugé dans Le Grand Bain de Gilles Lelouche était parfait : “Benoît protège de son aura comique.”
Lors de la projo privée Ciné +, le jeune réalisateur nous décrit le comédien bien éloigné de sa réputation : “Benoît n’est pas ingérable. Il aime jouer, vraiment. Il aime être dirigé. C’est quelqu’un de très élégant, qui aime se mettre en retrait.

Deux Fils

La révélation du film Mathieu Capella, 14 ans au compteur, qui incarne Ivan a un regard impressionnant !
Félix Moati a choisi Mathieu parmi 450 jeunes castés. « Mathieu était ouvert aux autres. Comme Vincent Lacoste, il est très juste. Il dit les mots avec une sorte de distance. »
Et le plus amusant, le jeune interprète ne se destine pas à devenir acteur alors qu’il a déjà un agent. Il veut être chef opérateur.

Deux Fils est un premier film gracieux, unique, avec des figures d’hommes attachantes.

Deux fils

Deux Fils

un film de Félix Moati
scénario : Félix Moati avec la collaboration de Florence Seyvos
Avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Anaïs DemoustierNoémie Lvovsky, India Hair et Patrick d’Assumçao.

Sortie le 13 février 2019

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