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LP à La Cigale pour sa tournée Heart To Mouth : impressionnante !

LP, Laura Pergolizzi, de retour en France et à Paris pour deux concerts complets à la Cigale. Nous avons eu la chance d’assister à l’un d’entre eux. Ce premier concert marque le début de sa nouvelle tournée européenne qui passera par Amsterdam, Cologne, Prague, Londres ou encore Glasgow.

LP Heart to mouth

Après une première partie assurée par Marie-Flore, la Cigale est en ébullition. Certains fans ont attendu depuis le matin pour être les premiers à passer les portes et pouvoir se placer contre les barrières devant la scène afin d’être au plus proche de l’artiste américaine. Leur longue attente va bientôt être récompensée.

LP arrive sur scène avec ses musiciens dans un décor assez mystique d’images de forêt projetées sur un écran géant. Autant vous dire que la personne juste à côté de moi est, comme beaucoup ce soir, super excitée à l’idée d’assister à ce concert. J’en ai perdu mon tympan gauche au moment où LP attrape son micro pour entamer Dreamcatcher.

LP Heart to mouthLP heart to mouth

Public surexcité !

J’ai rarement vu un public aussi intense ! Je me souviens pourtant du concert de LP au Trianon 2016 juste avant la sortie de Lost On You où les fans étaient déjà bien nombreux. Mais, ce soir, c’est complétement insensé.

LP enchaîne les morceaux, principalement de son dernier opus Heart To Mouth. Elle interprète 11 des 12 titres de l’album. Sans oublier pourtant de ravir les fans de la première heure avec des titres comme When We’re High, Tightrope et Other People.

On notera les mash up ingénieux notamment sur le titre No Witness avec Sex on Fire de Kings of Leon, ainsi que sur House on Fire avec le tube Paint It Black des Rolling Stones qui a vraiment mis La Cigale en feu !

L’intensité de la voix si particulière de la chanteuse nous touche en plein cœur. L’énergie qu’elle déploie sur scène pour faire vivre sa musique et ses chansons est si communicative. La salle est en totale symbiose avec LP. On vit le concert avec elle et son sourire en dit long sur le plaisir qu’elle a de partager ces moments avec son public et ses fans.

LP Heart to mouth

LP Heart to mouth

La fanbase de la chanteuse impressionne

Les fans sont hyper bien organisés. Distribuant des ballons et des rubans oranges à l’entrée de la salle à sortir sur des chansons précises. Ils ont également accroché beaucoup de drapeaux et de banderoles pour montrer qu’ils étaient là ! LP le leur rend bien en leur faisant des signes de la main ou encore en leur lançant des regards pleins de tendresse. C’est ça qu’on aime aussi chez LP, sa sincérité.

La forte énergie qui a empli la salle dès les premiers accords du concert ne retombera pas jusqu’à la dernière note de l’ultime morceau. Le public donne autant qu’il reçoit et je peux vous dire que, ce soir, on en reçoit plein les oreilles, plein les yeux et plein le cœur.

Le concert est sur le point de se terminer lorsque LP revient des backstage avec son groupe pour interpréter Muddy Waters et Strange. Le public reprend en chœur les deux tubes de l’album que LP a sorti en 2016.LP Heart to mouth

Dernière grande communion avec son public sur Lost On You

Dès l’intro, la salle est en folie. Les fans du premier rang lui passent des CD, photos, vinyles, que LP signe avec plaisir. On apprend qu’elle le fait à chaque concert sur cette tournée. Elle prend le temps de signer tout ce qui lui arrive sur scène. Un instant qui restera gravé à vie pour les chanceux qui ont pu lui apporter un objet à dédicacer.

Sur le tube qui a révélé la chanteuse au grand public, on entend à peine LP chanter tellement la salle donne du coffre ! Les lumières s’allument pour pouvoir profiter au maximum de cet instant. Comme si nous n’étions qu’une seule et même voix face à l’artiste.

Une fin en apothéose pour cette première date parisienne.

By Joan

LP
Heart To Mouth

En concert le 5 mai à La Cigale (complet)

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Bilal Hassani présente Kingdom, sa machine à tubes

A l’occasion de la sortie de son album Kingdom, nous avons eu la chance de découvrir en exclu les morceaux de Bilal Hassani. C’est dans un magnifique cadre, le Salon de l’Hôtel de Ville de Paris que le jeune chanteur a prouvé qu’il était un showman.

Les journalistes sont venus nombreux pour écouter le premier album de Bilal Hassani. On remarque aussi quelques fans triés sur le volet ainsi que des visages connus comme Joyce Jonathan, Lola Dubini ou Kiddy Smile.

Bilal Hassani

L’entrée de Bilal est digne d’une véritable pop star. Deux portes gigantesques s’ouvrent au son de Welcome to my Kingdom et laissent apparaître le chanteur accompagné de deux danseurs. Ils traversent le salon afin de rejoindre la scène. Bilal porte une magnifique tenue de Kristina Fidelskaya, chemise oversize cintrée avec un corset rouge sur un pantalon beige serti de boutons dorés, sans oublier la cape rouge vif. Attitude, costume, danseurs, sa fameuse wig, Bilal Hassani est prêt à partager l’album sur lequel il travaille depuis des mois.

On a l’habitude d’assister à des listening party, généralement on passe les chansons les unes après les autres et entre chacune d’elle l’artiste nous parle du morceau en question. Ce sont des événements prévus pour les journalistes, afin de parler d’un album dans la presse avant qu’il ne sorte.
Je peux vous dire que Bilal a mis la barre très très haute concernant ce type d’événement ! Il a clairement fait le show !

Bilal Hassani

Après son mythique « Bonsoir Pariiiiiiiiis » et quelques mots, il lance son premier titre Panic

Bilal Hassani occupe la scène, l’espace, tantôt en chantant par-dessus ses morceaux ou en lypsychant sur d’autres. Ses inspirations pop américaine se ressentent tant dans la musique que dans la mise en scène.

On connaît déjà certains titres comme Jaloux et Fais Beleck, on prend plaisir à découvrir également les inédits. Bilal est heureux  d’être sur scène. Il donne tout, de la voix, du corps. Le jeune homme a une véritable prestance et sait embarquer le public avec lui.

Image de prévisualisation YouTube

L’évènement est retransmis en direct sur Youtube pour que les fans déjà nombreux du chanteur puissent participer à l’événement.

Après plusieurs titres très énergiques, le calme revient dans le salon de l’Hôtel de Ville avec la chanson The Flow co-écrit avec Emilie et Jean K du groupe Madame Monsieur. C’est le seul titre très calme et posé de l’album. Bilal conseille même de s’allonger et de fermer les yeux pour l’écouter une fois que l’album sortira.

Bilal Hassani

C’est ensuite au tour des amis de Bilal de monter sur scène pour danser avec lui sur un titre qui leur est dédié. Pour ensuite enchaîner avec Basic qui est assurément un futur hit. Des danseurs arrivent du public et font du voguing en arrière de la scène. Bilal fait danser le public qui est totalement conquis par le jeune chanteur.

Kingdom, une véritable machine à tubes

La plupart des morceaux ont été co-écrits avec Madame Monsieur et Lili Poe. Les titres mélangent souvent le français et l’anglais. On se surprend à reprendre les refrains sur plusieurs morceaux comme You should have let me love you ou Qui cala. Les thèmes qu’il aborde comme les relations amoureuses, les haters, l’amitié, l’acceptation de soi parlent à beaucoup et notamment à une partie de la jeunesse française. Bilal Hassani s’assume et porte fièrement son message.

Bilal Hassani

La soirée se termine avec Roi, la chanson qu’il défendra lors de l’Eurovision à Tel Aviv le 18 mai 2019. Bilal a toutes ses chances et même si le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances, il a déjà conquis le cœur de beaucoup de monde dont le nôtre.

By Joan

Bilal Hassani
premier album Kingdom

En concert à l’Olympia, à Paris le 21 octobre

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Alex Hepburn en interview : on a parlé Things I’ve seen, Bruno Mars, James Arthur

Alex Hepburn nous revient avec un nouvel album, Things, I’ve seen ! 
6 ans après son Turn Around et son tube Under, la jeune chanteuse londonienne est prête à conquérir de nouveau les charts avec sa musique qui mélange soul, blues et hip-hop. Sa voix rauque et cassée nous fait totalement chavirer avec ses sonorités rétro et ses textes très sensibles.

#Concours inside

Alex Hepburn
selfie exclu UsofParis

 

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INTERVIEW / ALEX HEPBURN

USofParis : Ton nouvel album est moins pop que ton premier album, il est beaucoup plus soul et blues. Est-ce que c’est flippant pour toi ce changement de direction ?

Alex Hepburn : Ça me stresse un peu, mais cela fait tellement longtemps que je suis un peu comme une nouvelle artiste. Je reviens à la raison de pourquoi j’ai fait de la musique, sans intervention de label ou de directeur artistique. On m’a laissée partir faire mon truc et j’ai ramené ce que j’aime.

Le succès très soudain de ton premier album a été facile à gérer ?

On m’a fait venir en France pendant 5 mois. J’avais un appartement dans le 18e, on venait m’y chercher, on allait travailler et on m’y ramenait. Je ne connaissais personne à Paris, je n’ai pas vraiment vu l’effervescence. Je ne marchais même pas dans la rue. J’ai commencé à comprendre lorsque j’ai fait les festivals et les concerts. On se rend compte lorsque les gens commencent à chanter tes textes. En fait, ça ne m’est jamais monté à la tête car je n’ai jamais vraiment été exposée à tout ça.

Comment as-tu travaillé à la création de ce 2e album ?

J’ai écrit des histoires qui me sont arrivées, personnelles, toujours honnêtes. Dès qu’il y a quelque chose, je l’écris. Concernant les prod’, j’ai essayé de sous-produire afin de laisser plus de place à la voix. C’était assez difficile parce que tu te bas contre les réalisateurs.
J’ai trouvé un réal’ qui croit plus en la voix. Pour lui, elle est un instrument et surcharger les productions distrait de la voix et des textes. Je suis d’accord. Ce qu’il a essayé de faire, c’est qu’au lieu de jeter tout « in the kitchen sink », il en a fait un berceau. On a coproduit des titres ensemble et on a fait le minimum afin de laisser vivre la voix, l’émotion, comme un berceau pour la chanson. Si je suis revenue à la soul, c’est qu’elle était présente quand j’ai commencé la musique. J’avais envie d’aimer à nouveau ce genre. Quand tu deviens célèbre, les gens parfois perdent l’âme et ils oublient pourquoi ils font ce qu’ils font. Je ne voulais pas arriver à ça. C’est important d’aimer la musique.

Il y a une attente de ta part afin d’avoir le même succès qu’avec Under ?

Tout le monde voulait un Under numéro 2. Et moi j’étais plutôt : “si ça ne vient pas, ça ne vient pas.” Je pense que Warner aurait vraiment aimé que je fasse un Under 2, le public aussi. 🙂

Tes chansons ont l’air très positives à l’écoute, mais lorsqu’on se penche sur les textes c’est totalement différent.

Alex Hepburn : Même si mes chansons semblent positives, elles sont toujours sombres. If you stay est un titre que j’aime beaucoup, il est très triste. Je dis : « j’ai pas envie que tu restes parce que je sais que tu vas me quitter », c’est pas positif du tout. Ça vient de mes peurs d’abandon, c’est un mix de plein de choses. C’est comme la vie, il y a de bons et mauvais côtés. Dans mes albums, tout est honnête, je ne veux pas raconter du « bullshit » ou la vie de quelqu’un d’autre. C’est pour ça que les gens qui m’envoient des titres, je ne peux pas les interpréter. Même les reprises, je galère à les chanter.

Ce n’est pas trop dur en concert de devoir chanter ces chansons qui te rappellent forcément ces souvenirs ?

Non, parce que tous les jours j’ai ce bagage avec moi. Il ne part jamais, il est toujours là. Ça fait qui je suis.

Comment as-tu rencontré James Arthur ?

On s’est rencontré lors d’un concert privé en Sardaigne. Il m’a parlé cash à l’aéroport. J’étais énervée car il avait gagné aux NRJ Music Awards. Apparemment c’était très serré, c’était soit Impossible (le titre de James Arthur) soit Under. Pour lui c’était une reprise, moi une de mes compositions. Donc ça m’a mis un peu les boules. Quand on s’est rencontré, il était à l’entrée de l’aéroport, il a baissé ses lunettes et il a dit « Mlle Hepburn… ». Je lui ai répondu : « Ne me parle pas ! » et je suis passée comme ça devant lui. Il m’a dit « Reviens ici faut que je te parle… ». Il m’a alors demandé quel était mon problème, je lui ai expliqué. On s’est charrié et on s’est super bien entendu ! 🙂

De cette rencontre est né le duo Burn me alive. 

James Arthur habite pas loin de chez moi à Londres. Il a eu un moment où ça n’allait pas bien, je l’ai appelé et je lui ai dit de venir au studio pour écrire. On cherchait des sujets d’écriture, il m’a raconté sa vie. Il m’a dit qu’il avait eu beaucoup de galères. Je lui ai raconté la mienne. Il y a un sujet sur lequel je n’arrivais pas à parler c’était le suicide de ma sœur. Je n’ai pas eu les couilles de le faire sur le premier album et je ne me sentais pas de le faire sur le second. James m’y a poussé. On a fait ce titre Burn me alive qui parle des gens qu’on laisse derrière lorsqu’on se suicide. C’est un titre très important, avec un message fort. Ça permet de discuter avec les gens sur le sujet. Je ne pense pas que les gens ont le choix de le faire ou pas. Si tu as envie de ne plus être là tu as le droit. Mais c’est plutôt de penser aux conséquences d’un tel acte, aux gens qu’on laisse derrière. C’est important d’en parler.

Coup de cœur pour Cease Fire, elle parle de quoi cette chanson ?

Je l’ai écrite avec un pote, Adrien. On s’est trouvé avec Tinder :-). On ne s’est pas du tout plu, mais il s’avère qu’on a sympathisé et qu’il est écrivain. Nous avons écrit ce titre ensemble. Cease Fire parle d’une relation que j’ai eue. Tu sais quand tu arrives à un point dans une relation où tous les mots sont comme des balles, parce que ça ne marche plus. Quand tu es dans le : qui peut faire le plus de mal à l’autre.

Tu as fait la première partie de Bruno Mars à Hyde Park en 2018, mais aussi ses premières parties lors de sa première tournée européenne en 2011. Tu dis qu’il t’a donné des conseils. Lesquels ?

J’étais très roots. J’avais l’habitude de m’allumer un joint avant de monter sur scène. Sur sa tournée européenne, on n’avait pas le droit d’en avoir. Donc je m’allumais une clope et je prenais un shot de whisky, ça m’aidait contre la peur de monter sur scène.
Un jour, Bruno Mars est venu me voir. Il m’a dit de jeter cette cigarette. Il a vu mon verre, il m’a demandé ce que c’était. J’ai répondu « Du jus de pomme » 🙂 il m’a répondu « Bullshit! » et m’a ordonné de le jeter aussi. Il m’a demandé si je m’échauffais avant de monter sur scène, ce que je faisais comme exercice. Je n’en faisais aucun. Je n’avais jamais fait de grosses scènes, les précédentes on me prenait et on me jetait sur la scène comme ça 🙂
Il m’a donc appris à faire des échauffements de voix et finalement c’est devenu une hygiène de vie. Depuis, je fais du sport, je ne fume plus, je fais des exercices vocaux.

Quel est ton dernier coup de cœur musical ?

J’adore Bad Bunny, c’est un rappeur. J’adore tout ce qui est rythmique, la batterie est un de mes instruments préférés. C’est un rappeur trap. Il chante en espagnol. Mais pour moi, c’est comme quand les Français écoutent un titre anglais. Je comprends sa musique, je suis connectée, sans comprendre ses textes.

Le dernier concert que tu aies vu ?

Bruno Mars à Hyde Park.

Ton duo rêvé ?

Ça peut paraître stupide et cliché, mais peut-être quelqu’un comme Eminem.
Quelqu’un qui a vraiment souffert et qui peut apporter quelque chose de hip hop, qui a du vécu.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

It’s A Man’s Man’s Man’s World de James Brown.

Interview by Joan

 

Alex Hepburn
Nouvel album Things I’ve seen 
(Warner Music France)

sortie le 19 avril 2019

 

 

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Pour participer au tirage au sort, il suffit de remplir le formulaire en-dessous. Et surtout ne pas hésiter à nous laisser un petit commentaire. ON ADORE !

Alex Hepburn
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Nolwenn Leroy : envolée Folk réussie pour la Bretonne en tournée en France

NOLWENN LEROY nous invite à entrer dans son nouvel univers folk avec sa tournée. Après la célébration de la Bretagne, c’est un virage rétro que nous propose la chanteuse avec un tour du monde de la folk.

De Rio à Hollywood en passant par le Québec et la France, sans oublier sa région natale chère à son cœur. Elle nous emmène en voyage à la découverte de tubes parfois oubliés du genre. Avec ses musiciens, elle s’est installée deux soirs au Trianon à Paris, avant de poursuivre sa tournée en France.

Nolwenn Leroy Folk

Le rideau se lève, Nolwenn Leroy est assise dans un fauteuil en rotin, dans  un décor digne d’un salon de maison du far west. Tapis au sol, papier peint rétro et appliques aux murs, couronnes de fleurs, Nolwenn, habillée d’une magnifique robe fleurie, choisit un 45 tours dans sa collection. Une fois le vinyle en main, elle le pose sur un vieux tourne-disque et la musique débute. Le concert aussi.

Le concert fait la part belle au dernier album de reprises de l’artiste. Cela pourrait en dérouter certains puisqu’il y a très peu de tubes de la chanteuse, si ce n’est quelques chansons de son album Bretonne. Mais cela ne gâche en rien le plaisir que l’on a de retrouver Nolwenn sur scène. La setlist est cohérente et on se retrouve à chanter certaines chansons que l’on connaît de son album de reprises Folk et à apprécier la découverte d’autres inconnues.
Elle explique, après quelques morceaux, que Folk c’est aussi la famille, les amis (folks en anglais) qu’elle accueille au Trianon et sur sa tournée, pour partager avec elle ces chansons qu’on connait ou qu’on a déjà entendu. Des chansons d’autrefois qu’elle a connues grâce aux 33 et 45 tours de ses parents.
Nolwenn Leroy Folk
« Faire des reprises ce n’est pas toujours la chose la plus facile »
Nolwenn avoue que c’est difficile de reprendre des chansons qui ne sont pas les siennes parce qu’on a envie de leur rendre grâce.
Et celle de Nino Ferrer, La Rua Madreira, fait partie de ces titres qui sont durs à interpréter. Et elle le fait magnifiquement sur des images de Rio.
Elle dédie la chanson de Jean-Michel Caradec, Ma petite fille de rêve, à sa sœur présente dans la salle. On note également la présence de Bernard Cazeneuve au premier rang du balcon. Dans les places d’orchestre on retrouve Raphaël Mezrahi. Mais aussi sa professeur de chant Armande Altaï, fidèle de toujours, et Aurélie Konaté, une ancienne camarade de la Star Ac’.

Nolwenn Leroy donne une deuxième vie à ces chansons folk.

Les titres de Folk s’enchaînent : Suzanne, Sacré Géranium, Jolie Louise, Hollywood, Virages
Nolwenn donne une deuxième vie à ces morceaux. C’est comme une transmission. Elle fait vivre un héritage du passé qu’il ne faut pas oublier. Et elle le fait magnifiquement bien avec sa voix et son interprétation tout en justesse.
Le morceau Ophélia de l’album Ô filles de l’eau est un de nos coups de cœur de ce concert. La magnifique voix de Nolwenn est sublimée par les jeux de lumière. Un moment suspendu, de grâce, qui nous a emportés.
Nolwenn Leroy Folk
« Tout me ramène à la Bretagne »

Bien entendu il y a forcément de la Bretagne dans ce live. Nolwenn interprète Je ne serai jamais ta parisienne, titre écrit par Miossec et extrait de son album Bretonne. On adore le petit moment où ses musiciens se réunissent autour d’un seul micro pour interpréter les morceaux Dirty Old Town et Whisky in the jar issus eux aussi de Bretonne avec un violoncelle, une contrebasse, une planche à laver… Un beau moment de communion entre Nolwenn et son groupe.

On ne va pas se mentir, Nolwenn Leroy depuis son virage bretonnesque ne nous attirait pas plus que cela. Mais c’est une véritable (re)découverte ce soir dans ce nouvel univers qui lui sied parfaitement. Un retour de la musique folk qui se fait rare aujourd’hui dans l’univers musical français.

Nolwenn Leroy Folk

Paris gagné !
Le public est lui aussi conquis. Pari gagné pour la plus Bretonne des chanteuses françaises et sa tournée originale. C’est avec la salle toute entière debout que le concert se termine. La magnifique chanson de Francis Cabrel, qu’elle présente comme “le plus folk des chanteurs français” : Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai, termine le show.
La salle en redemande, Nolwenn ne cache pas sa joie et son émotion.
C’est seule au piano, que Nolwenn clôture l’étape parisienne de sa tournée. Elle interprète Endormie écrite par Julien Voulzy. Une invitation à rentrer nous coucher le cœur léger et empli de toutes ces airs si joliment interprétés.
By Joan

Nolwenn Leroy
Folk Tour en France

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AURORA:’music is a driving force’ #Interview in Paris

AURORA is really our musical crush from the last two years. It is always a big pleasure to see her on stage, and since we discover her we cannot stop to listen to her music. It is kind of an addiction. We met her a second time just after the release of the first step of her second album called Infections of a different kind. She talked with us about her album recorded in France. She tend to be more political, more activist with this new record and we discussed her vision of the world. Time is always too short with Aurora, she is so passionate! 

INTERVIEW / AURORA 

Aurora

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USofParis: You released your second album, the step one, why did you split this album?

AURORA: Well, because I want people to have time. I would like to split my album so people will have more attention on each song. I wanted every song to feel special.
My first album is a kind of a process about our own demons, about fighting for your healing and giving yourself time to become better. This step is kind of a quite natural continuation to the first album. It is about making choices for yourself. Like if you are unhappy with someone you should leave, if someone is treating you bad, you should leave her/him. You can change how you feel about, every day. You can decide how happy you are. I want people to be happy.

Why?

Because when I have many happy people, I have people who are a resource to the world. When you are happy you can actually do something. You can create, you can help, you can fight for the people who can’t fight for themselves. That is why it is so important to me that my friends, my supporters, my family are happy.

How many steps do you plan to release for this project?

That is so exciting, isn’t? It will have more than one. 🙂
I know! But in my team, they don’t know yet. I am in a kind of a long journey.

You chose France to write and record this album. Why?

Because on my first album, I can hear that it is kind of cold, it is sharp, kind of dark. I am really affected by where I am. Everyone is, you know. I write all the time, I write on tour, I have many songs, maybe 200.
I wanted to go to a different place, where no one can reach me like I was on a different planet. So I went to France, to a place called La Fabrique which was beautiful. I love the people there, they have a dog, Paula, and Ginger, the cat, they are married. It was fabulous. During the recording days, they were in the studio with us, I can hear Paula and Ginger on the album. The album is warmer, I really wanted to try to be more organic. I recorded some organic sounds and making them sound ‘otherworldly’. I really explored because I know more about myself now than I did.

Aurora

For your first album, in an interview, you said that ‘My first album is like the old AURORA’. In this one, is it the present AURORA?

Yes! 🙂

Who is she?

My perspective is bigger because I sing so much more than I thought. I met so many people from Brazil, Australia, Asia, France… I learned a lot. Now I know more about what I think the world needs from me. I want to make the music I feel the people need because music is a tool, music is a driving force that can change so many things and inspire people. I hope that my music can be the kind of friend people need, now. That is why I’ve gone quite political, I feel now is the time we need to be a bit more political.

Why do you have this commitment?

Aurora: Things are happening in the States, in France, in Brazil, in Norway, all over the world. We may think that they are in control but they are not. We are! Because we are more people than they are. But they have more power. I just feel like now is such an important time to be political. If you are ok here then you have to go there and help, show them support. It is so sad, it is really heartbreaking. I just really want people to be a warrior for the ones you need it. We can choose what to do now, we can choose to do something good about it or not. We have done worst before in History, and we have come very far. I think with the right attitude we can have big History again. We have to remember that we can and we should care even though it is not about us.

Do you know why you are a singer?

It changes from day to day. There are so many things I don’t understand about humans. Why we do so many strange things, and why we are so clever. We are the most intelligent species on earth, we say. But it is so weird what we choose to do with this intelligence, so many stupid things. Horrible. We also do so many good things. Most of the time, I really feel inspired to be apart. You know, my words mean nothing when no one is listening to them. It is not the same if you scream in the forest, because no one is taking the words. I am so honored to have people listening to me. We are more than an artist and fans, we are like a community. It is very inspiring and scary, but good, to see how quick, things, can change for so many. I really feel that is my biggest purpose now, to kind of just remind people that they are so important, even though they may feel small.
And sometimes I think I just want to be free and I like to be on stage because I feel like I am a free soul. I just dance and I can make stupid gestures and I don’t care about it.

Aurora

Infections of a different kind is the only song you wrote alone, right?

Even though there are names on the credits, because even if you are in the room you still get your name as a writer on the song, because everything/everyone affects the song, I do all my melodies and the lyrics myself for all of my songs. Because I’m quite selfish and I know what I want. I am very busy, I tour all the time, I write all the time. It is hard to finish things alone because my mind is so all over the place. I have a thousand ideas at once. It is so nice to be with friends and to make something together. Normally I just put out songs and I record them in with these people and we build up the universe and I usually take it with me and do it again my way. It is nice to create something with people that can teach me something and help me.
It is a really personal thing, that is why I like to do the lyrics myself because I don’t want people to know what they are about. I want them to have the same experience than anyone else. It is an all-new experience singing the songs when you write them yourself.

The connection is strong with your songs! 

I do two covers sometimes on stage (Life on Mars, Nature Boy), it is very nice because you can help keep a song alive. Some people may never hear, some people may forget about it. It is an all different thing when I know where the song comes from. Every one of my songs is not personal, but they’ve come from some things I’ve seen or heard, on my journey to who I am now.
Infections of a different kind is the only song I wrote when I was completely alone in a dark room. It was in the middle of a night, I woke up. But I still write all my songs myself just because I like my own ideas.

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We adore Forgotten Love. We think that is so sweet of you the way that you sing about love. You are always touring, do you have time for love?

Aurora: I am always touring and even if I am home, I choose myself first. I need to make sure I have the right energy for my next trip because I will meet a hundred fans and I want to give them all that I have. I need people in my life who understand that right now. We are small pieces of a big world and that is how it has to be.

A sound that makes you happy?

She imitates a bird.

A song that makes you cry?

Most of the songs by Edith Piaf

A song that makes you dance?

You can call me Al by Paul Simon

A song that makes you think about home?

The ocean (she makes the sound of the ocean)

A song that makes you think about your childhood?

Susan by Leonard Cohen

A song that makes you fall in love?

Also every song by Edith Piaf

Interview by Alexandre and Joan

AURORA
Infections of a different kind – Step 1

 

BONUS!!!!! 

AURORA: I love going to rave parties, alone, sober. You should never go to a rave party alone and drink alcohol. That’s a no-no. I like it because I listen to music and dance until 6 am, then I like to go home and meditate until the next day.

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Aurora en interview : “La musique est une force motrice !”

AURORA est notre coup de cœur musical de ces deux dernières années. 
La retrouver sur scène est une bulle de bonheur. C’est une artiste chargée d’énergie positive qui donne le smile et emporte dans un univers où il fait bon vivre. Depuis notre première rencontre, AURORA a bouleversé le globe.
Pour ce deuxième tête-à-tête, l’espiègle elfe nous à dévoilé son second album Infections of a different kind, enregistré en France. Un disque plus politique et activiste que le précédent.

Aurora
Selfie exclu UsofParis
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INTERVIEW / AURORA 

USofParis : Tu as sorti ton deuxième album Infections of a different kind, la première étape, pourquoi avoir divisé ce projet ?

AURORA : Parce que je veux que les gens aient du temps, pour qu’ils portent plus d’attention sur chaque chanson. Je voulais que chaque titre soit spécial.
Mon premier album est une sorte d’exploration de nos propres démons, de se battre pour guérir et de nous donner le temps de devenir meilleur. Cette nouvelle étape est une sorte de suite assez naturelle. Il s’agit de faire des choix pour soi-même. Par exemple, si vous êtes malheureux avec quelqu’un  vous devriez partir. Si quelqu’un vous traite mal, vous devriez le quitter. Vous pouvez changer la façon dont vous ressentez cela chaque jour. Vous pouvez décider comment être heureux. Je veux que les gens soient heureux.

Pourquoi ?

Parce que les gens heureux sont une ressource pour le monde. Lorsque vous êtes heureux, vous pouvez réellement faire quelque chose. Vous pouvez créer, vous pouvez aider, vous pouvez vous battre pour les personnes qui ne peuvent pas se battre pour elles-mêmes. C’est pourquoi il est si important pour moi que mes amis, mes fans et ma famille soient heureux.

Combien d’étapes as-tu prévu pour ce projet ?

C’est excitant, n’est-ce pas ? Il y en aura plus qu’une 🙂
Je sais ! Mais dans mon équipe, ils ne savent pas. Je suis dans une sorte de long voyage.

Aurora

Pourquoi avoir choisi la France pour enregistrer ce disque ?

Sur mon premier album, je peux entendre qu’il faisait en quelque sorte froid, c’était tranchant, plutôt sombre. Je suis vraiment touchée par l’endroit où je suis. Tout le monde l’est. J’écris tout le temps, j’écris en tournée. J’ai beaucoup de chansons, peut-être 200.
Je voulais aller dans un endroit différent, où personne ne puisse me joindre. Comme si j’étais sur une autre planète. Alors j’ai choisi la France, La Fabrique qui était magnifique. J’aime les gens là-bas, ils ont un chien Paula et un chat Ginger, ils se sont mariés. C’était fabuleux ! Pendant les jours d’enregistrement, ils étaient en studio avec nous, j’entends Paula et Ginger sur l’album. L’album est plus chaud, je voulais vraiment essayer d’être plus organique. J’ai enregistré des sons organiques en les faisant sonner comme s’ils venaient « d’un autre monde». J’ai vraiment exploré parce que j’en sais plus sur moi maintenant qu’avant.

Dans une interview, tu disais “Mon premier album c’est comme l’ancienne AURORA“. Dans celui-ci, est-ce vraiment la AURORA d’aujourd’hui ?

Oui ! 🙂

Qui est-elle ?

Mon point de vue est plus large, car je chante beaucoup plus que ce que je pensais. J’ai rencontré tellement de gens au Brésil, en Australie, Asie, en France… J’ai beaucoup appris.
Maintenant, j’en sais plus à propos de ce que je pense que le monde a besoin de moi. Je veux créer la musique dont les gens ont besoin, car la musique est un outil. La musique est une force motrice qui peut changer beaucoup de choses et inspirer les gens. J’espère que ma musique peut être le genre d’ami dont les gens ont besoin maintenant.
C’est la raison pour laquelle je suis devenue assez politique, je sens que maintenant nous avons besoin d’être un peu plus politique.

Pourquoi cet engagement ?

Il se passe des choses aux États-Unis, en France, au Brésil, en Norvège et dans le monde entier. Nous pouvons penser qu’ils ont le contrôle mais ils ne l’ont pas. Nous l’avons parce que nous sommes plus nombreux qu’eux. Mais ils ont davantage de pouvoir. Je ressens simplement que maintenant c’est un moment important pour être engagé. Si tout va bien ici alors tu dois aller là-bas aider, montrer ton soutien. C’est tellement triste, tellement déchirant. Je veux vraiment que les gens soient des guerriers pour ceux qui en ont besoin. Nous avons déjà fait pire dans l’Histoire et nous sommes allés très loin. Je pense qu’avec la bonne attitude, nous pouvons à nouveau avoir une grande histoire. Nous devons nous rappeler que nous pouvons et devons nous en soucier même si cela ne nous concerne pas.

Sais-tu pourquoi tu es devenue chanteuse ?

Cela change de jour en jour. Il y a tellement de choses que je ne comprends pas sur les humains. Pourquoi nous faisons tant de choses étranges ? Pourquoi sommes-nous si intelligents ? Nous sommes l’espèce la plus intelligente de la planète – c’est ce que nous disons. Mais c’est tellement bizarre ce que nous choisissons de faire avec cette intelligence, tant de choses stupides ! Horrible !
Nous faisons aussi beaucoup de bonnes choses. La plupart du temps, je me sens vraiment inspirée d’être à part. Mes mots ne veulent rien dire quand personne ne les écoute. Ce n’est pas pareil si vous criez dans la forêt, car personne ne reçoit les mots.
Nous sommes beaucoup plus qu’un artiste et des fans, nous sommes comme une communauté ! C’est très inspirant et effrayant, mais plaisant, de voir à quel point les choses peuvent vite changer pour beaucoup de monde. J’ai vraiment l’impression que mon but principal maintenant est de rappeler aux gens qu’ils sont si importants, même s’ils se sentent petits.
Parfois, je pense que je veux juste être libre et que j’aime être sur scène parce que je me sens comme une âme libre. Je peux simplement danser et je peux faire des gestes stupides et je m’en fous.

Aurora

Infections of a different kind est-elle la seule chanson de l’album que tu as écrite seule ?

Bien qu’il y ait des noms dans les crédits, parce que lorsque vous êtes dans la salle vous avez forcément votre nom comme auteur sur la chanson – c’est normal chaque présence affecte la chanson -, je fais toutes mes mélodies et les paroles moi-même pour toutes mes chansons. Parce que je suis assez égoïste et je sais ce que je veux. 🙂  Je suis très occupée, je suis en tournée tout le temps, j’écris tout le temps. Il est difficile de finir les choses toute seule parce que mon esprit est tellement partout. J’ai mille idées à la fois. C’est tellement agréable d’être avec des amis et de collaborer ensemble. Normalement je sors mes chansons, je les enregistre avec mon équipe. On construit ensemble l’univers et je les reprends avec moi et je les refais encore à ma façon. C’est beau de créer des choses avec des personnes qui peuvent m’apprendre des choses et m’aider.
C’est une chose très personnelle, c’est pourquoi j’aime écrire les paroles moi-même parce que je ne veux pas que d’autres personnes puissent savoir à propos de quoi elles sont. Je veux qu’ils aient la même expérience que n’importe qui. C’est une toute nouvelle expérience de chanter les chansons que tu écris toi-même.

Le lien est fort ! 

Je fais deux covers parfois sur scène (Life on Mars et Nature Boy). C’est très bien parce que vous pouvez aider à garder une chanson vivante. Certaines personnes peuvent ne jamais avoir entendu parler d’un titre, certaines personnes peuvent l’avoir oublier. C’est une toute autre chose quand je sais d’où vient la chanson. Chacune de mes chansons n’est pas personnelle, mais elles viennent de choses que j’ai vues ou entendues au cours de mon voyage, à qui je suis actuellement.
Infection of a different kind est la seule chanson que j’ai écrite quand j’étais complètement seule dans une pièce sombre. C’était au milieu d’une nuit, je me suis réveillée. Mais j’écris toujours toutes mes chansons moi-même, simplement parce que j’aime mes propres idées.

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Nous adorons Forgotten Love. Nous pensons que c’est si beau la façon que tu as de parler d’amour. Tu es toujours en tournée, as-tu du temps pour l’amour ?

Je suis toujours en tournée et même si je suis chez moi, je me choisis moi d’abord ! Je dois m’assurer d’avoir la bonne énergie pour mon prochain voyage, car je vais rencontrer des milliers de fans et je veux leur donner tout ce que j’ai. J’ai besoin de personnes dans ma vie qui comprennent cela maintenant. Nous sommes de petits morceaux d’un grand monde et c’est ce qui doit être.

Un son qui te rend heureuse ?

Aurora imite un oiseau.

Une chanson qui te fait pleurer ?

La plupart des chansons d’Edith Piaf.

Une chanson qui te fait danser ?

You can call me Al de Paul Simon.

Une chanson qui te fait penser à chez toi ?

L’océan (elle fait le bruit de l’océan).

Une chanson qui te fait penser à ton enfance ?

Susan de Leonard Cohen.

Une chanson qui te fait tomber amoureuse ?

La plupart des chansons d’Edith Piaf également.

Interview by Alexandre and Joan

AURORA
Infections of a different kind – Step 1

 

BONUS !!!

AURORA : J’aime aller aux raves party, seule, sobre. Vous ne devriez jamais aller seul à une soirée rave et boire de l’alcool ! C’est un non-non. J’aime ça parce que j’écoute de la musique et que je danse jusqu’à 6 heures du matin, puis j’aime rentrer chez moi et méditer jusqu’au lendemain.

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GLASS, inattendu dénouement de la trilogie M. Night Shyamalan

Depuis la fin du film Split, on attendait qu’une chose : la rencontre entre David Dunn (Bruce Willis) et La Bête (James McAvoy). C’est ce que nous offre M. Night Shyamalan avec le début du film Glass.
Un affrontement qui prend fin un peu trop rapidement puisque la police intervient, capture les deux rivaux et les enferme dans un asile psychiatrique. C’est d’ailleurs dans ce même asile qu’est enfermé Elijah Price (Samuel L. Jackson).

C’est ici que l’action principale du film va se dérouler, puisque les trois protagonistes vont rencontrer une psy (Sarah Paulson) qui a pour mission de les soigner. Elle part du principe que les super-héros n’existent pas, qu’ils se sont persuadés de l’être et qu’ils pensent avoir des pouvoirs incroyables alors qu’il n’en est rien. Ce serait le monde qui nous entoure, les gens que l’on rencontre, ce que l’on nous dit qui nous persuade que cela existe.
Glass est donc la clef de cette trilogie créée par M. Night Shyamalan. Mais il ne faut pas oublier que le twist est un élément phare des films du réalisateur…

Glass

3 bonnes raisons d’aller voir Glass

Retrouver Bruce Willis dans le rôle de David Dunn.

20 ans après la sortie du film Incassable, nous retrouvons Bruce Willis dans le rôle de David Dunn, seul survivant lors d’une explosion de train. 
Dans Glass, David Dunn est désormais un justicier. Avec l’aide de son fils Joseph – joué par Spencer Treat Clark, le même acteur qu’à l’époque, il protège les habitants de Philadelphie qui l’ont surnommé le Surveillant. Même s’il a le statut de héros, il est controversé et activement recherché par la police. Malgré tout, il s’est donné pour mission de retrouver Kevin Wendle Crumb, qui continue de kidnapper des adolescentes pour nourrir La Bête.
Bruce Willis est toujours aussi charismatique dans ce rôle de super-héros, il parle peu mais il en impose.

Glass

Le génie de M. Night Shyamalan

On ne cache pas notre plaisir de retrouver le réalisateur américain. Incassable, Sixième Sens, The Thing, Split…, il est le maître du thriller et du twist par excellence. C’est d’ailleurs à la fin de Split qu’il nous surprend encore. M. Night Shyamalan y avait glissé un caméo. On y voyait David Dunn dans un diner en train de regarder les news ayant pour sujet La Bête. Et c’est là tout l’art de ce réalisateur ! Quel effet de surprise ! Incassable et Split sont liés.

“On a voulu avec Split faire un thriller qui fonctionne tout seul. Séparément du reste. J’ai demandé à Disney d’utiliser le personnage d’Incassable à la fin de Split et ils m’ont donné l’autorisation. Ce OK de Disney nous a permi de penser à la suite. Mais avant la sortie de Split, je n’avais pas écrit Glass, car je m’étais dit que s’il ne marchait pas ce ne serait pas la peine de donner la suite.”

Le réalisateur dévoilera également lors d’une interview que le personnage de Kevin Wendle Crumb devait apparaître dans Incassable mais que finalement il l’a retiré du scénario pour ne pas créer de déséquilibre.
De deux films complètement différents, à l’histoire et à l’intrigue qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, il crée un troisième récit réunissant ces trois personnages formant ainsi sa trilogie.

“J’aime les films imparfaits, les films incompris qui laissent le public lorsqu’il sort de la salle terminer l’histoire par lui-même. Beaucoup de films que j’aime fonctionnent comme ça et c’est comme ça que j’aime faire des films.”

Glass La performance de James McAvoy

Split a confirmé les talents d’acteur exceptionnel de James McAvoy. En effet, il y tient le rôle de Kevin Wendle Crumb, un homme possédant 24 personnalités.

“Dans Split, c’était Patricia ma personnalité préférée, dans Glass c’est peut être Hedwig. Mais j’ai aussi un petit faible pour la personnalité qui raconte tout à la 3e personne, j’ai vraiment adoré la jouer !”

A la fois terrifiant, complexe mais aussi fascinant, ce dernier est l’un des personnages les plus captivants du film. Le jeune homme doit en effet cohabiter avec Patricia, une femme bourgeoise, Barry, un créateur de mode, Hedwig, un enfant de 9 ans… 23 personnalités formant la horde au service de la 24e qui est la Bête.

“C’était plus difficile de jouer la Bête que Patricia. Le rôle de la Bête a été plus compliqué à trouver. Ce qui est dur avec ce type de personnage, c’est de surjouer.”

Le jeu d’acteur est juste fou, une véritable performance. On est totalement fan de James McAvoy.

La fin ?

M. Night Shyamalan nous l’a annoncé lors de la conférence de presse parisienne, Glass clot la trilogie.

“J’en ai fini avec ces personnages. Il faut que je passe à autre chose maintenant.”

Mais le réalisateur aime surprendre, donc qui sait ! 🙂

By Joan

Glass

Glass

film de M. Night Shyamalan
avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Sarah Paulson… 

sortie le 16 janvier 2019

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Ornette sort Sometimes I Feel – interview d’une grande sentimentale

Ornette a commencé comme musicienne en accompagnant sur scène Micky Green, Arthur H ou encore Alain Bashung. Après son premier disque Crazy et la chanson éponyme qui est encore sur toutes les lèvres, Ornette a proposé plusieurs projets comme un album de jazz autour de Nino Ferrer et deux EP’s.
La trilogie prend fin avec la sortie de Sometimes I Feel et du très beau clip qui l’accompagne.

Rencontre avec une artiste peu conventionnelle, qui se sert d’Internet depuis bientôt 10 ans pour nous faire découvrir son univers musical.

Ornette
Selfie original pur US of Paris

INTERVIEW 

USOFPARIS : Ton premier disque est sorti en 2011, que s’est-il passé pour toi depuis ?

ORNETTE : Début 2012, il y a eu l’EP Crazy Friends. J’étais en tournée jusqu’en 2013. Comme on ne pouvait pas tout de suite enchaîner avec un album, je proposais tous les mois une chanson en téléchargement gratuit (Ornette’s 13). J’ai mon studio, j’ai toujours été très indépendante. C’est très frustrant pour les artistes, les auteurs-compositeurs, car le temps de production est très long. J’avais besoin d’un peu de légèreté, ça me permettait de proposer des choses. Internet m’amuse beaucoup, cela permet d’avoir une liberté.
 Mon label a fait faillite. Il a été racheté plusieurs fois, donc c’était compliqué d’avoir les équipes et de rencontrer les gens pour travailler sur un projet. Ça ralentit beaucoup le processus.

Internet est devenu une belle plateforme d’expression pour toi. Tu as proposé pas mal de choses, depuis la sortie de Crazy.

La période en label a été très intense, l’album a très bien marché. Le rachat du label a tout changé pour moi. Ça a ralenti pas mal de choses. Par rapport à un système normal, j’aurais dû sortir un album 1 an et demi, 2 ans après le premier. J’ai sorti des EP’s, et des titres sur le web. Comme c’était pas conventionnel, même si j’ai eu des attachés de presse, les radios ne rentrent pas un titre d’une artiste indépendante comme ça.
L’avantage de la situation c’est que chez Discograph (son ancien label), j’étais déjà une artiste digitale, donc y’a des alertes et le public a les moyens de savoir. Les gens des bureaux ne savent pas que tu existes, mais les gens de la vie, qui aiment bien un artiste, suivent sur Spotify, Facebook… et, du coup, ils ont les actu. Pour l’anecdote, mes premiers concerts en 2010 étaient tous retransmis en streaming en direct. Internet m’a toujours amusée. J’ai sorti un clip à 360 degrés l’année dernière. Ça m’amuse d’aller chercher le plus loin possible où on peut aller. Des fois, on réussit. Des fois, on ne réussit pas. Mais au moins ça avance et on essaie. Internet est un grand terrain de jeu.

Ornette

C’est pas frustrant ?

Oui et non. Oui parce que clairement pour être un peu matérielle, si je vendais plus de disques, j’aurais plus de concerts. En même temps, ce dynamisme est unique, il n’est pas acheté. Il est invisible mais il est réel. Le paradoxe c’est que le remix de Crazy est à je ne sais plus combien de millions de stream (plus de 15 millions) et je n’ai jamais eu un article de presse dessus. Y’a jamais rien eu qui a été fait. Le label ne voulait même pas le sortir. En revanche, la réponse du public a été directe. C’est une frustration mais le retour est énorme, il ne faut pas le négliger. Je préfère des vrais gens qui écoutent vraiment, qu’un coup monté par de l’argent. C’est mon côté artiste. Le jour où il n’y aura plus personne pour écouter, je serais plus triste.

Tu as sorti un album de jazz également ?

Oui, j’ai sorti un album avec le jazzman Denis Colin autour de Nino Ferrer. C’est très différent de ce que je fais d’habitude. Mais j’ai eu une carrière dans le jazz avant Ornette. A la base, je suis pianiste. Mon premier groupe c’était un piano préparé avec de la musique improvisée. D’ailleurs, c’est pour cela que j’ai choisi Ornette comme nom de chanteuse, pour Ornette Coleman.

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Tu as commencé comme musicienne, chanteuse c’est arrivé comment ?

Mon premier concert c’était à la Flèche d’Or. Ils voulaient quelqu’un à l’ouverture des portes qui chante pour la première partie. On m’avait dit : “T’inquiète y’aura personne.” J’ai dit oui, et effectivement y’avait mon père, ma mère et 3 potes. C’était très chouette et c’est là que j’ai eu mon déclic. Je ne voulais pas être chanteuse à la base. J’ai fait le conservatoire, j’avais zéro en chant. J’étais instrumentiste et c’est tout. C’était déjà beaucoup j’ai envie de dire. Ce soir-là sur scène en chantant pendant 25 minutes dans une salle vide je suis descendue de scène en me disant « Y’a quelque chose là ! Tu pourras pas faire marche arrière. » Ça a commencé comme ça.

Tu continues de jouer avec Internet aujourd’hui, pour teaser la sortie de ton nouvel EP tu as posté sur Instagram des photos de toi en combi doré intégrale dans Paris. C’est lié au clip du titre Sometimes I Feel.

ORNETTE : Le titre est une chanson très sombre. C’est une chanson de rupture, très sentimentale. Je suis une grande sentimentale, une grande romantique. On est à l’époque Tinder donc forcément ça clash quand on est plutôt sentiments et que tout le monde est Tinder. On est dans un anachronisme. J’avais envie d’exprimer ça. Roland Barthes disait qu’on entre dans une époque où c’est plus difficile de dire je t’aime, on s’affranchit plus facilement. On parle beaucoup de sexe, mais on oublie les sentiments. C’est mon manifeste de : « Et les sentiments alors ? », c’est ma chanson d’amour. Un chanson d’amour entre un piano magique et cette créature de l’espace.

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Le clip est très beau, avec ce piano magnifique. Peux-tu m’en dire plus ?

Je voulais quelque chose de très frais. Quand on est amoureux et qu’on est dans une rupture on voit les choses comme ça. On a aucune visibilité sur ce qui arrive après, on ne voit plus rien. C’est un clip de gros plan. On rentre dans le piano, on le découvre. J’avais une référence très forte qui est celle de Christine de John Carpenter, cette voiture infernale. Le trailer de ce film est magnifique. Il y a cette voiture filmée en gros plan, de façon très très sensuelle et on découvre à la fin que c’est la voiture. La voiture est le deuxième protagoniste du film. Moi c’est mon piano !

Après ce troisième EP, un album se prépare ?

Cet été, j’ai enregistré 48 minutes de musique. Tout reste à savoir si je les sors en album, en EP’s successifs. Mais c’est vrai que ce maxi ferme une petite page.

A quoi peut-on s’attendre pour les prochains morceaux ?

Il y a pas mal d’arrangements de cordes. Il y a du français aussi. J’avais envie de français. Paradoxalement, lorsque j’écris en français je suis à l’autre bout du monde. J’ai écris ces textes en Colombie, à l’Ile Maurice. Lorsque je parle une autre langue, j’ai envie de français. On m’a souvent demandé pourquoi je ne chantais pas en français. Je viens d’une famille multilingue. On parle français dans la rue et italien à la maison, ma grand-mère parle allemand. L’anglais à Paris est une façon de rester neutre parce que sinon après c’est la guerre des parents.
Il y aura des chansons d’amour. Beaucoup d’arrangements de cordes, des cuivres. J’ai envie d’être organique d’un côté et de le mélanger à l’électronique que j’ai gardé. J’ai essayé de m’accorder des libertés de structures.

Ce personnage de créature de l’espace va-t-il perdurer ?

J’aimerais bien. Au début, c’était juste pour le clip. Et le fait de l’avoir fait vivre dans la rue m’a donné envie de faire mes concerts avec. Sans la cagoule car ce serait compliqué. Ce serait chouette. Faut tellement lâcher prise sur sa pudeur personnelle. C’est tellement too much qu’on lâche prise et c’est intéressant.

Ton duo de rêve ?

ORNETTE : Je suis tombée complètement amoureuse de Warhaus et sa chanson Love is a stranger, le chanteur de Balthazar. Mais il chante déjà avec une fille, donc je suis HYPER jalouse.
J’adore Arno. Ornette et Arno, ce serait pas mal, non ?

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Il ya quelques années, un média t’avait déjà posé la question et tu avais répondu Jay-Z

Ah oui ? Tu vois maintenant moyen quoi ! Mais c’est vrai que j’aime beaucoup les mélanges, les rencontres entre voix très rocailleuses et voix claires.

Ton dernier coup de cœur musical ?

Love is a stranger de Warhaus. 

Ton dernier coup de cœur cinématographique ?

Cold War.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

In a cold cold night de The White Stripes. 

Interview by Joan

Ornette

Ornette
EP Sometimes I Feel

(Music of the Century)

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Mariah Carey célèbre Noël à l’AccorHotels Arena Paris le 7 décembre

Si on vous dit “Noël”, vous pensez certainement aux guirlandes, au sapin, aux lumières, aux cadeaux, au Père Noël, au chocolat…
Et si on vous dit “chanson de Noël” ? Il y a forcément une chanson qui vous vient tout de suite en tête !
Une chanson qui dès les premières notes, vous fait pétiller les yeux et vous transporte instantanément dans l’esprit des fêtes. C’est bien sûr le tube de Mariah Carey : All I Want For Christmas.

All I Want For Christmas est le single des fêtes le plus vendu chaque année et on comprend pourquoi ! Mariah a écrit et produit un véritable tube, indémodable, intemporel, qui nous emporte directement dans l’esprit festif de cette période magique.

En véritable ambassadrice de Noël, la diva Mariah Carey propose de célébrer Noël en avance à l’AccorHotels Arena de Paris avec son show All I Want For Christmas Tour, le vendredi 7 décembre 2018.

Mariah propose avec ce spectacle de célébrer Noël en avance avec les chansons qu’elle aime tant tout en chantant également ses plus grands classiques.

Mariah CareyPour l’occasion l’Accorhotels Arena prendra des airs de fêtes avec des sapins, des guirlandes, le Père Noël… Vous trouverez aussi un photocall qui vous permettra de prendre de jolies photos. Et pourquoi pas déguster un bon verre de vin chaud tout en écoutant Mariah Carey chanter.

Une soirée magique en perspective

A noter que les stands de restauration de la salle proposeront un menu spécial Noël.
En attendant vendredi, on va écouter en boucle l’album Merry Christmas de Mariah Carey pour se mettre dans l’ambiance et se chauffer la voix.

Mariah Carey
en concert le vendredi 7 décembre
à l’AccorHotels Arena de Paris
(Live Nation)

Des places sont encore disponibles, prenez vite les vôtres ici!

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Charlie Winston en interview : on a parlé succès-échecs, engagement & Square 1

Après The Weekend, un premier single dansant, léger et pop sorti en juin dernier, Charlie Winston nous présente son quatrième album Square 1 sorti le 28 septembre.
Un disque plus profond qui aborde des sujets d’actualité mais aussi plus personnel.  On y retrouve des sons pop, folk, mais aussi de tabla, de kora, de marimba chers à l’artiste qui nous emporte instantanément dans son univers.
Joie, légèreté, mais aussi larmes d’émotions, les sentiments sont mélangés à la première écoute et c’est ce qu’on aime lorsqu’on écoute de la musique. De la bonne musique.
Entretien passionnant avec un passionné.

Selfie exclu pour USofParis

Interview-selfie Charlie Winston

USofParis : Quel est le sujet de la chanson Here I Am ?

Charlie Winston : C’est à propos des échecs et du succès. Comment le succès n’existe pas réellement sans échec. Le problème avec la réussite c’est que t’as peur d’échouer.

C’est quelque chose que tu as vécu ?

A certains niveaux oui, mais je pense que chacun d’entre nous l’a vécu. Ce n’est pas nécessairement à propos de moi, c’est à propos du monde. La façon dont il est conçu.
On vit dans un monde où l’on va à l’école dans laquelle on nous enseigne à être au plus haut niveau, à réussir. Si tu réussis tes examens, tu réussiras ta vie, mais ce n’est pas la réalité.
C’est vrai pour certaines professions mais ce n’est pas pour la vie. La vie ce n’est pas avoir réussi chaque jour. C’est comme sur Facebook, tout le monde y montre la plus belle partie de sa vie. Ils ne montrent pas les mauvais moments. On aime donner aux autres de fausses impressions.

Tu étais un élève doué ? 

Je n’ai pas vraiment réussi à l’école, je n’ai pas eu de bonnes notes là où je devais en avoir. J’étais lent, je faisais le clown. C’était ma façon d’aller contre ce système.
J’ai choisi d’être musicien. Même si c’était facile de l’être. Les choses sont devenues complexes et j’ai eu ce monde, cette machine construite autour de moi, j’ai eu beaucoup de conversations avec des gens qui sont dans l’attente de ce que tu dois faire ensuite. Et je continue de me battre contre ces attentes.
Maintenant, encore plus que jamais dans ma vie, je vois et je comprends que c’est très important d’échouer. Cet album pourrait être un échec dans les yeux du monde, mais pour moi ce n’en est pas un.

Pourquoi ?

Parce que chaque album que j’ai fait, c’est comme avoir une nouvelle famille, toutes les chansons sont mes enfants. Elles ne seront peut-être pas aussi populaires que d’autres chansons comme Like a hobo mais ça ne veut pas dire que c’est un échec pour moi. Parce que l’échec ce serait de vouloir les faire et de ne pas les enregistrer.

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Here I am est peut-être ta chanson la plus personnelle ?

Oui, je pense que c’est la plus personnelle de l’album. Ça raconte une histoire au sujet de ma vie, à propos de qui je suis. Mais je pense que beaucoup de personnes peuvent se sentir proches de ce sentiment. Ne pas être très bon à l’école, ce n’est pas unique. Nous avons tous ce problème, tu peux avoir 16 ans et te sentir en échec parce que tu as de mauvaises notes mais ce n’est pas comme si nous allions tous avoir des jobs très importants. Il n’y a pas assez de jobs comme ça.

Tu devais faire un break avant de réaliser cet album, tes plans ont changé, que s’est-il passé ?

J’avais prévu un voyage avec ma famille pour partir vivre au Malawi. Quelques jours avant j’ai eu un gros problème au dos et j’ai dû annuler le jour du départ. Je n’ai pas pu marcher pendant deux mois. C’était une période assez difficile pour ma famille.
La belle chose avec l’art c’est que quand tu en as besoin il vient à toi. C’est pourquoi c’est assez dur de trouver du bon art de nos jours. Les gens sont plutôt heureux, on a probablement la meilleure économie que l’humanité n’a jamais expérimenté. On a de la chaleur quand on en a besoin grâce à l’air conditionné, de l’eau fraîche, de la nourriture dans un frigo. Tout est plutôt cool et les gens continuent de se plaindre. L’art n’est pas vraiment nécessaire comme il a pu l’être après la seconde guerre mondiale quand on a eu tous ces extraordinaires groupes dont on parle encore aujourd’hui. L’art ça vient quand tu en as besoin et j’en ai eu besoin donc c’est revenu à moi.

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En juin, on a pu écouter The Weekend, une chanson catchy, pop. Je trouve que ce n’est pas très représentatif du reste de l’album. Pourquoi avoir choisi ce morceau comme premier single ?

Charlie Winston : J’ai eu cette conversation avec quelques fans, sur Facebook notamment. Je suis complètement à l’aise avec ce que tu dis. Ce que les gens ne voient pas – et c’est naturel – quand avec ma famille on a dû traverser ce moment difficile, ça a été si lourd qu’on avait vraiment envie de légèreté.
Quand tu vois tes enfants quand tu mets de la musique et qu’ils se mettent à danser, ils apportent cette légèreté dans tout. J’adore l’idée que danser c’est en quelque sorte une façon d’oublier.
C’est comme ça que la chanson est née. Cette chanson qui est très légère et lumineuse vient de quelque chose qui était beaucoup plus sombre, mais ce n’est pas expliqué et je ne voulais pas l’expliquer dans la chanson.
 Et après ça, il y a toujours les discussions avec le label. C’était la plus catchy, la plus radio friendly, ils pensaient que c’étaient le meilleur choix. Je voulais que ce soit Feeling stop en premier single, mais ils ont poussé fort, c’était presque une bataille 🙂

Charlie Winston

Contrairement à tes précédents albums, tu as travaillé avec une équipe sur Square 1. C’était difficile de lâcher prise ?

C’était génial ! C’est très représentatif de ma vie. J’ai lâché prise sur plein de choses. Je n’ai jamais mis de mots là-dessus. J’ai lâché prise sur le fait de penser à savoir où je vais. Je n’ai aucune idée d’où je vais. Ni si ma vie va aller quelque part, ailleurs.
Je suis rentré dans le studio, j’ai dit au groupe et à l’équipe que je voulais répéter pendant deux jours, juste jouer, pas enregistrer. A chaque fois que l’on jouait les morceaux du début à la fin, que ça s’arrêtait, quelqu’un me disait : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » et je répondais « Je ne veux donner à personne la réponse »,

Un challenge ! 🙂 

C’est devenu difficile pour moi. Après deux jours sans donner de directions, j’ai dit qu’on n’enregistrerait pas pendant encore une semaine, qu’on allait improviser et voir ce qui allait sortir de tout cela. Ce n’est pas moi qui ai dit comment faire, c’est la musique qui nous a dit comment faire à chacun de nous. La musique est née d’après de la musique que j’ai designé . Après tout ça je n’ai pas eu besoin de dire quoi que ce soit, chacun savait à propos de quoi l’album était, où il allait et je pouvais aller cuisiner le lunch pour tout le monde je savais que ce serait la même organisation.
Je travaille avec de bonnes personnes, mes musiciens sont extraordinaires, mes ingénieurs sont des ingénieurs haut de gamme qui ont travaillé avec beaucoup d’artistes. Je n’avais pas besoin d’être là et de leur dire comment être meilleur, ils font tous ça depuis des années. A partir du moment où ils ont compris la vision/conception tout était cool.

Que cela signifie Square 1 ?

C’est une expression qui veut dire : revenir au début. C’est lié à l’échec et au succès comme je t’ai dit au début. Il faut avoir une bonne relation avec l’échec, parce que si tu veux apprendre le piano, à jouer au tennis, une langue ou n’importe quoi d’autre, tu dois échouer. Chaque fois que tu fais une erreur, tu t’améliores un peu plus parce que tu t’en rappelles.
Ce qui est difficile c’est d’appliquer ça dans ta vie, dans une société où on te dit qu’un échec c’est une mauvaise chose et une réussite c’est une bonne chose. Tout le monde adore me demander : “Comment le succès a été pour moi ?” Mais personne ne me pose de question sur mes échecs. Parfois, avoir du succès c’est avoir eu un énorme échec personnel. Tu travailles si dur pour arriver à ce point, tu y arrives et ensuite tu vas où ? Tu dois retourner en bas et recommencer d’une manière ou d’une autre.

C’est ce que tu as fait avec cet album ?

Oui ! Enfin non. Ce n’est pas ce que je fais avec cet album, j’essaie d’avoir une meilleure relation avec cette notion, cette idée.

Charlie Winston

Tu as plusieurs chansons à propos de sujets d’actualité, es-tu un artiste engagé ?

… Je n’aime pas vraiment le mot engagé… Je ne me qualifierai même pas de musicien. 🙂

Mais tu l’es !

Bien sûr, parce qu’on doit mettre des noms. Je me qualifie d’artiste, parce que je dois créer, je dois faire de l’art, exprimer quelque chose à travers les sens. C’est ce que je fais, je travaille les sens. Il arrive que ce soit plutôt en musique, mais je peins aussi, j’ai passé une partie de l’été à peindre.
Si tu me qualifies d’engagé c’est comme si les gens avaient l’impression que je réfléchis sérieusement à comment sauver le monde. Mais je m’en fiche ! Le monde est foutu, admettons-le, on est tous foutus. On est en train de créer notre propre cercueil en étouffant la Terre. Je suis un optimiste mais je n’ai pas d’illusions. L’Histoire nous démontre que les humains font des erreurs massives.
Mais je suis juste un gars !

Peux-tu me parler un peu de la chanson Airport, elle m’a beaucoup émue ?

Juste après mon deuxième album, j’ai acheté une maison à Londres, je jouais beaucoup au piano et j’ai commencé à écrire cette chanson, mais seulement la mélodie. Je la jouais beaucoup. Ma femme était enceinte et elle n’arrêtait pas de me dire :  « Il faut écrire cette chanson, il faut écrire cette chanson ! ». Puis j’ai complètement oublié cette mélodie.
En 2016, j’allais au studio tous les jours, j’y allais pour écrire, composer, trouver des idées et un matin j’ai dit : « Je vais écrire une chanson aujourd’hui et je ne partirais pas du studio avant qu’elle ne soit finie » et ma femme de me rappeler « Et cette chanson que tu avais l’habitude de jouer dans notre maison à Londres ? » J’ai pris un taxi, j’ai mis la radio BBC 4 et il y avait un programme à propos de la révolution libyenne. L’homme dans ce programme avait écrit un livre dans lequel il parlait du début de la révolution quand son père a dû quitter le pays. Il ne savait pas où son père était allé, il a commencé à le chercher. Le livre est à propos de son voyage et on lui a demandé de lire un extrait.
La première phrase qu’il a lu, je m’en rappelle, j’allais au studio et j’avais sa voix vraiment forte et il a dit : « My seat is bolted to the floor of the airport » et je me suis dit que c’était une si bonne phrase. Cette phrase dit tout ! Et j’ai beaucoup beaucoup été dans des aéroports, donc je connais ce sentiment.

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C’est lié à une autre expérience ? 

Oui avec les réfugiés quelques mois auparavant (voir le clip de Say Something), j’ai compris l’émotion en parlant avec eux, quand ils me montraient des photos de leurs maisons maintenant détruites. Tu ne sais pas vraiment si tu dois y retourner ou aller de l’avant. On a toujours ce moment dans les aéroports, même nous les Européens, on arrive à l’aéroport on a notre passeport, tout ce qu’il faut. Mais on n’est jamais certain de pouvoir partir car il y a des contrôles et on ne sait jamais ce qu’il peut arriver.
 C’est à propos de tout ça Airport, mais aussi à propos du sentiment d’être perdu.

Ton dernier concert ?

Massive Attack et Stanley Jordan, un grand joueur de guitare.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

La chanson la plus moderne que j’aurais aimé avoir écrite est Human de Rag’n’Bone Man. Et une ancienne chanson ce serait It Ain’t Me Babe de Bob Dylan.

Es-tu toujours en contact avec Peter Gabriel ?

C’est marrant que tu me demandes ça ! Je viens juste de lui écrire un mail pour lui dire que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas discuté. Mais je vois sa fille samedi, c’est une amie.

By Joan

Charlie Winston

Charlie Winston
nouvel album Square 1
(BMG)

sortie le 28 septembre

En concert le 5 décembre à L’Élysée Montmartre (Paris)

en tournée :
6 décembre – Reims
18 avril 2019 – Printemps de Bourges 


#CONCOURS

Nous vous offrons des exemplaires de Square 1, le nouvel album de Charlie Winston, à recevoir chez vous directement !!

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Bonne chance à tous et toutes !


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