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Au temps de KLIMT, la Sécession de Vienne expo à La Pinacothèque

Véritable tournant artistique entre les XIXe et XXe siècles, la Sécession reste l’un des mouvements avant-gardistes majeurs de l’art européen. La Pinacothèque de Paris retrace l’histoire de ce formidable mais court élan artistique viennois, emmené par Gustav Klimt, son fondateur. De l’originalité et de l’audace à ne pas manquer.

Feu Follet, 1903, Gustav Klimt, collection Privée Londres, photo Alfred Weidinger
Feu Follet, 1903, Gustav Klimt, collection Privée Londres, photo Alfred Weidinger

Les jeunes filles effarouchées, les jeunes éphèbes à la peau glabre et l’architecture copiant les styles gréco-romains, il ne pouvait plus les voir en peinture. Avec une vingtaine d’artistes viennois, Gustav Klimt fonde en 1897 la Vereinigung Bildender Künstler Österreichs Secession, appelée communément la « Sécession ». Le but est clair, il veut casser les codes conservateurs dans les œuvres en vogue à l’époque et damer le pion des marchands d’art qui tuent dans l’œuf toute innovation. Regroupés dans le palais de la Sécession, au centre de Vienne, ces jeunes rebelles, tout juste diplômés, se mettent à créer tout azimut, toutes disciplines confondues. L’art doit être total. Architecture, sculpture, musique, peinture et artisanat travaillent de concert. De la salle d’attente d’une administration à la peinture exposée dans la plus prestigieuse des galeries d’art, tout doit être aussi beau que fonctionnel. Plus d’un siècle plus tard, c’est toujours une réussite et un vrai plaisir de voir (ou revoir) ces œuvres !

Judith, 1901, Gustav Klimt - Musée Belvédère Vienne
Judith, 1901, Gustav Klimt – Musée Belvédère Vienne

Origine de l’expressionnisme
Avec environ 180 pièces issues du Musée du Belvédère, en Autriche, et de collections privées, l’exposition Au temps de Klimt – La Sécession à Vienne à la Pinacothèque de Paris, plonge le visiteur dans l’univers avant-gardiste de ces jeunes viennois. Ouste le classicisme du XIXème siècle ! Place à une réinvention des représentations du corps humains, à une galerie de portraits où émerge la photographie et des paysages qui inspireront l’expressionnisme.

Il y a bien entendu les quelques pièces maîtresses de cette rétrospective. Parmi elles, les portraits de Judith et de Salomé, femmes fatales et sanguinaires tirées de la Bible. Ces deux guillotineuses ont déjà inspiré bon nombre d’artistes. Revisitées par Gustav Klimt, elles sont mises au centre de la toile, reléguant ainsi la tête coupée au deuxième plan. S’ils sont à voir, ces portraits ne doivent toutefois pas faire de l’ombre à d’autres œuvres. Le peintre, enhardi par le symbolisme et les recherches psychanalytiques émergeantes de Freud, voue un certain culte à la gent féminine. Tour à tour soumises ou provocatrices, parfois même élevées en des êtres suprêmes, ses figures féminines mélangent virilité et délicatesse. Au fil de l’exposition, on se rend compte à quel point le gouffre est immense entre ses débuts, avec par exemple « Pan consolant Psyché », et les femmes de sa frise Beethoven ! Une copie grandeur nature de cette dernière, dont l’originale est exposée depuis 1902 au centre du pavillon de la Sécession, livre une libre interprétation de la Neuvième Symphonie du compositeur. C’est le moment où jamais de l’admirer, elle rentre au pays à la fin de ce dernier tour de piste.

Reconstitution de la Frise Beethoven, Gustav Klimt, Musée Belvédère, Vienne
Reconstitution de la Frise Beethoven, Gustav Klimt, Musée Belvédère, Vienne

Klimt n’est pas le seul adorateur des femmes. Tout l’univers féminin des artistes du collectif s’offre aux visiteurs. Ne passez pas à côté des trois petites aquarelles d’Ernst Störh, « Vanité », « Méduse » et « Aspiration à l’élévation ». Des exemples de beauté !

Le début de la gloire
Le mouvement artistique, malgré sa grande notoriété, ne fait pas long feu. En 1905, patatras, le groupe éclate ! Les naturalistes rejettent l’idée d’art total et s’opposent aux initiateurs du projet. Klimt claque la porte de la Sécession, fonde l’Association des artistes autrichiens et parcourt l’Europe. L’argent coule à flot et fait des émules. Parmi celles-ci, le peintre Egon Schiele, certainement son disciple le plus connu. Les toiles de Gustav Klimt l’inspireront tant, qu’il fera du sexe dit faible le thème majeur de son art. Malheureusement, ici, le visiteur devra se contenter d’un seul dessin d’une femme se masturbant. Pour la provocation sulfureuse, on repassera.

Bijou, 1905, conception Joseph Hoffman - Galerie Bei Der Alerbitina Zetter Vienne
Bijou, 1905, conception Joseph Hoffman – Galerie Bei Der Alerbitina Zetter Vienne

Par ailleurs, si l’exposition donne une furieuse envie de visiter Vienne et le Palais de la Sécession, on regrette toutefois la rareté des objets de décoration. Il y a bien quelques pièces du céramiste Michael Powolny, deux ou trois meubles et des dessins de l’architecte Otto Wagner, mais il semble assez difficile d’expliquer l’art total dans ces conditions. C’est un peu dommage ! Raison de plus pour acheter un billet d’avion dans les plus brefs délais et de s’envoler pour la capitale autrichienne.

by Joël Clergiot

Exposition : Au temps de Klimt – la Sécession de Vienne

La Pinacothèque de Paris
8, rue Vignon
75009 PARIS

Tous les jours de 10h30 à 18h30 (fermeture des salles à 18h15).
Fermeture de la billetterie à 17h30.

Nocturnes les mercredis et les vendredis jusqu’à 20h30 (fermeture des salles à 20h15).
Fermeture de la billetterie à 19h30.

Jusqu’au 21 juin 2015

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Exposition DAVID BOWIE IS … YOURS @ La Philharmonie de Paris

“David Bowie aspire à un futur qui n’adviendra jamais”

Mes plus beaux souvenirs, ce sont ceux du futur” Salvador Dali

Le magnétisme de Bowie est à son comble à travers l’exposition itinérante inaugurée avec succès à Londres au Victoria and Albert Museum en 2013 et qui fait halte (enfin) Paris, à la Philharmonie. David Bowie is est une foisonnante immersion dans les multiples influences, inspirations et transformations d’un artiste total qui joue de nous avec toute la force de son absence.
Simple curieux, passionné sur le tard ou fan invétéré de longues dates (de tournée) : le parcours est renversant !

Courtesy of The David Bowie Archive - Victoria and Albert Museum
Courtesy of The David Bowie Archive – Victoria and Albert Museum

Depuis que le bientôt sexagénaire nous a gratifié d’un nouvel album studio en 2013, The Next Day, les nouvelles sont à nouveau plus rares. Une tournée ? Un concert unique au Stade Olympique de Londres ?
Les spéculations nourrissent à nouveau tous les fantasmes. David Bowie n’a jamais cessé de fasciner, troubler et interpeler.

David Bowie is est la tentative d’approcher l’icône aussi bien dans la pleine lumière de la scène que dans la sphère plus intime que sont ces instants de création, de lecture et de dérive aussi (un objet en fin de parcours ne masque pas que le chanteur a pu aussi avoir ses addictions comme toute autre rock star).

David Bowie is Looking ahead exposition La Philharmonie Paris exhibition music photo by United States of Paris blog

“Stars are never sleeping…”
Deux heures de visite, votre casque vissé à vos oreilles, ne suffisent pas à tout lire, tout voir, tout entendre. Les premiers vinyles, la lettre confirmant le changement d’identité, David Jones devenant David Bowie, les dessins, les textes de hits planétaires manuscrits, les extraits d’interviews, les menus détails d’une vie culturelle et artistique intense : les sources de (re)découvertes et autres révélations sont foisonnantes. Comme ce tract d’un concert de 1969  à la Purcell Room à Londres qui rappelle que Bowie portait un temps des cheveux blonds et bouclés.
Étonnant aussi de lire que le producteur de l’album Space Oddity, Tony Visconti, “refusa de s’occuper du single qu’il considérait comme trop commercial et opportuniste.

Quand on prend la collection d’objets en pleine face pour la première fois, on ressent l’incomparable liberté de l’artiste. On s’interroge aussi sur les moments de pause. Y en a-t-il seulement eu ? Ou bien tout se mélangeait allègrement, la vie, les amis, les amours, le cinéma et les chansons. Des chansons toujours plus puissantes et universelles pour les générations d’auditeurs hébétées par tant d’inspiration. Alors reviennent les mots de Salvador Dali : “Pas de chef d’œuvre dans la paresse !” Tout est dit…
Rappelons au passage que le film Le Chien Andalou de l’excentrique peintre espagnol et Luis Bunuel faisait l’ouverture de concerts de la tournée Station To Station en 1976.

Courtesy of The David Bowie Archive
Courtesy of The David Bowie Archive

L’expérience David Bowie is est immersive et se joue exceptionnellement en solo. Le casque aidant à l’isolement. Il est difficile de parler à son partenaire. Pourquoi après tout rajouter ou commenter ce qui dépasse l’entendement ? Comme le logiciel Verbasizer (1995) initié par Bowie qui visait à inventer des combinaisons de mots et qui fut à l’origine de textes chansons surnaturelles.
Que rajouter sur l’influence assumée du film Clockwork Orange (Orange Mécanique) de Stanley Kubrick sur Bowie qui intégra des références pour sa tournée Ziggy Stardust ?

“David Bowie is crossing the border”, il franchit les limites, toutes les limites. A 26 ans, il gagnait déjà un demi-million de livres par an après avoir troublé le public avoir son personnage de Ziggy Stardust.

En fin de parcours, il semble que Bowie n’est jamais eu de revers de carrière, has been est un mot qui ne sera jamais associé à l’artiste. Bien sûr des albums ont eu moins de succès, bien sûr Outside 1, odyssée initiée en 1995, ne verra pas de suite.
Bowie a réussi à prendre de court le public dans des disciplines autres que la musique en se glissant dans la peau de Joseph Merrick (Éléphant Man à Broadway) ou d’Andy Warhol (éternelle référence) pour les besoins du film Basquiat de Julian Schnabel. Ou en se mettant à la peinture. Les deux portraits d’Iggy Pop exposés montrent son agilité.

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Réserves : la partie consacrée à Bowie et la France n’est finalement pas aussi percutante qu’on ne le pensait ; un livre d’or, un 45 Tours orignal pour une version de Heroes en français dans le texte. Pas de photos de Bowie dans les rues de Paris comme l’on peut en trouver sur le net. Pas de révélation non plus.
Le final de l’exposition qui laissait sans voix à Londres est moins spectaculaire à Paris, car malheureusement plus bas de plafond.

Mais ça ne doit pas empêcher la visite de cette expo déjà culte ! 3 mois, ça passe très vite, alors ne tardez surtout pas.

Exposition DAVID BOWIE IS 
à la Philharmonie de Paris
221, avenue Jean Jaurès
75019 PARIS 

jusqu’au 31 mai 2015

Horaires :
MARDI : 12h-18h
MERCREDI ET JEUDI : 12h-20h
Durant les vacances scolaires de printemps (du 21 avril au 3 mai) : 10h-20h
L’espace d’exposition temporaire est fermé tous les lundis et le 1er mai
VENDREDI ET SAMEDI : 10h-22h
DIMANCHE : 10h-20h

DAVID BOWIE IS – LE FILM
projeté pendant toute la durée de l’exposition au cinéma Le Luminor – Hôtel de ville, Paris

Et exceptionnellement le Lundi 1er juin à 20h dans une sélection de cinémas Pathé

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ALICE LEWIS fascine avec Your Dreams Are Mine

Après un premier album inspiré, No One Knows We’re Here, Alice Lewis revient avec Your Dreams Are Mine. Un deuxième essai réussi pour la french pop girl qui mélange avec une belle aisance univers musicaux et de multiples sonorités additives. 

Pour collaborer avec elle sur cet album, Alice Lewis s’est entourée de deux jeunes musiciens expérimentés : Maxime Delpierre, (Limousine, Rachid Taha) et Frédéric Soulard (Poni Hoax, Vitalic).
Il en ressort un album qui a des liens avec une certaine Alison Goldfrapp pour le charme étrange de la voix et le tissu électro, associés à des sonorités à la Chromatics, le tout chargé d’un magnétisme à la Kate Bush. Ca pulse 90’s comme sur Nothing I could say, et ça hypnotise comme le premier extrait Ignorance is bliss. C’est aussi une improbable course contre la montre en pleine nuit avec Perfect Stranger.
Mais Your Dreams Are Mine ne peut se résumer seulement à ces quelques références bien subjectives.

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La musique de Alice Lewis balance entre ballades (Haunted Reveries, Bellbuoy) et titres qui pulsent au corps. Il n’y a pas d’entre-deux, si ce n’est dans un délicat interlude pour mieux nous amadouer ; efficace. Sa voix douce nous entraîne vers une torpeur qui pourrait prendre des tournants lascifs.
Mariant électronique et organique, synthé et boîtes à rythmes vintage, elle nous pousse, sans difficulté, sur la piste de danse, parfois désabusée et mélancolique mais toujours pleine de sensualité.
Le jeu est trouble, parfois dark. Une seule obsession maintenant, la découvrir sur scène pour tenter de percer les délicieux secrets de ce regard vert-gris.

Alice Lewis Tour Dream are Mine musique second 2ème album pop électro Goldfrapp Chromatics concert concours Release party

CONCOURS

Pour tenter de gagner vos places pour la Release Party du 16 avril 2015 au Point Ephémère ou un exemplaire de l’album Your Dreams Are Mine, rien de plus simple envoyez-nous un mail sympathique, euphorique, amical avant le 12 avril 2015 23h,  avec vos nom et prénom et adresse postale (en objet Alice Lewis) à : usofparis@gmail.com

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi l’ensemble des participants et recevront un mail leur confirmant leur lot (2 places pour la Release Party ou un album).

Bonne chance à toutes et tous !

Alice Lewis

Your Dreams Are Mine
Disponible dès le 16 mars 2015

Concert au Point Ephémère, Paris le 16 avril 

Plus de jeux concours
Création de concours facebook

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Le Père avec ROBERT HIRSCH à la Comédie des Champs-Elysées

Tonalités sombres et touchantes pour Le Père, la pièce de Florian Zeller – l’auteur contemporain que la presse aime maltraiter – auréolées de deux Molière (Meilleur SpectacleMeilleur Comédien) en prolongations à la Comédie des Champs Élysées.

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Pour ce spectacle, l’argument de réservation n’est pas tant la belle gueule de son auteur – qui fait encore chavirer nombre de lectrices – mais bien celui pour qui le mot retraite est à retirer de son vocabulaire : Robert Hirsch.

Nous l’avions quitté au Théâtre Hébertot, après avoir qu’il ait participé à la création de la pièce aux côtés d’Isabelle Gelinas. L’acteur a incarné pendant plus d’un an, André, un père en fin de vie, un père malade que sa fille cherche à quitter. Poignant.

La détresse se joue d’un côté et de l’autre de ce couple parent-enfant dont la figure d’autorité s’est inversée au fil des années.
Cette fille propose de l’installer chez elle, lui recherchant une aide aussi qui pourrait la soulager.
Alors que la mémoire d’André se perd au détour de tout échange.

La qualité d’écriture de Zeller tient à l’égarement que le spectateur perçoit à travers les yeux de ce vieil homme pour qui les situations et les dialogues sont des sources de doute continuel.
La scénographie participe à cette perte de sens.
Est-ce vraiment André qui peine à bien interpréter ce que son entourage tente de lui dire ou bien est-ce le rythme du monde qu’il n’arrive plus à suivre ?

Photo LOT
Photo LOT

Le sol se dérobe donc avec les cloisons d’un appartement qui n’est jamais tout à fait celui du vieil homme ni définitivement celui de sa fille.
Les spectateurs sont à quelques pas de la sensation de la folie pure, la percevant au détour d’un couloir et d’un flash-back.
La tension est lourde de détresse et l’issue est aisément perceptible, dans ce récit élaboré en séquences.

C’est donc à une nouvelle performance d’acteur à laquelle il nous est donné d’assister avec l’interprétation de Robert Hirsch.
Les marques du temps se confondent à la fois sur le visage de l’interprète et de l’incarnation du personnage.

L’acteur, fragilisé, donne ainsi toute sa légitimé à un rôle dur et éprouvant, participant au trouble que l’on peut ressentir dans la salle. Cette image de la vieillesse nous renvoyant aux dernières années de l’actrice Annie Girardot qui luttait contre une mémoire qui flanchait : la tragédie la plus terrible pour tout comédien.

Le Père de Florian Zeller

avec Robert Hirsch, Florence Pernel, Jean-Pierre Bouvier, Sophie Bouilloux en alternance avec Marie Parouty, Élise Diamant, Emmanuel Patron
Mise en scène: Ladislas Chollat

jusqu’au 28 juin 2015

A la Comédie des Champs Élysées
15 avenue Montaigne
75008 PARIS

du mercredi au samedi à 20h30
matinée le dimanche à 16h

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Pâtisserie Eugène Paris : – de sucre & + de goût

Paris compte une adresse gourmande allégée en sucres : Eugène Paris. Ici, diversité des produits, rigueur, créativité, saveurs accueillent les gourmands souffrant de diabète – pour qui le choix des ingrédients a été repensé – et aussi leurs amis qui veulent manger plus sainement et sans se priver.
L’un des best-sellers de la boutique, la tarte citron compte de nombreux adeptes, rue Guillaume Tell, dans le 17e.

 Tarte citron sans sucres ajoutés meilleure vente best-seller dessert Eugène Paris Patisserie boulangerie chocolatier rue Guillaume Telle 17e photo by United States of Paris blog
La perspective d’une soirée de dégustation de douceurs comportant 50% de sucre en moins, une quasi disparition du beurre, la rencontre d’ingrédients alternatifs et des substituts, laissait penser à notre palais (féru de desserts en tout genre) qu’il serait en berne quelques heures. L’appréhension n’a été que de courte durée.

Le concept initié par Christophe-Eugène Touchet, diabétique et gourmand, associé au talent du pâtissier-chocolatier, Luc Baudier, (arrivé 3e au World Master Chocolate 2015), est surprenant.
Destinées à une clientèle devant suivre avec attention son taux de glycémie, les pâtisseries trouvent de nouvelles saveurs avec le fructose en remplacement du sucre, ou encore le sirop d’agave et autres sirops naturels. On comprend avec quelques bouchées que ces alternatives ne sont en rien au détriment du goût, bien au contraire.

La Tarte Citron – qui ne nous émeut plus depuis bien longtemps – a retrouvé grâce à nos papilles avec ses zestes de combava. Le sucre se la joue pédale douce alors que le citron vient réveiller notre langue comme une déflagration.

 Eclair cassis fleur de cactus sans sucres ajoutés desserts Patisserie Eugène Paris boulangerie chocolatier clientèle diabétique Porte Champerret photo by United States of Paris blog

Pourquoi s’arrêter et ne pas passer au dessert suivant ? Comme cet éclair cassis fleur de cactus à la pâte à chou composée de farine de lentilles. Même sensation, le cassis est incroyablement présent et direct au palais.

 Tarte à la framboise sans sucres ajoutés Eugène Paris Patisserie boulangerie chocolaterie desserts et gâteaux pour diabétiques et gourmands photo by United States of Paris blog

Saint-Honoré, Mont Blanc revisité (intrépide et délicieux Manhattan), Financier thé matcha et autre P’tit choc (number one des ventes), tous les défis sont relevés haut la main par le jeune pâtissier. Aucune triche n’est admise et aucune illusion car après tout l’apparence du dessert ne laisse transpirer aucune info sur ses taux de sucre et matières grasses. Tout est contrôlé et approuvé avant que ces petites merveilles prennent place dans les vitrines.

Après chaque création ou recréation de classiques, les desserts passent le test auprès des associés et membres de l’équipe de la Pâtisserie Eugène dont une jeune responsable commerciale qui cumule 13 années sans diabète et 13 autres avec. Elle joue le cobaye consentant.
Le but étant de pouvoir informer la clientèle diabétique sur les valeurs nutritionnelles de chaque produit pour éviter toute mauvaise surprise.

Duo-hippocampes-en-chocolat-création-Luc-Baudin-World-Master-Chocolate-2015-Eugène-Paris-Boulangerie-patisserie-chocolaterie-photo-United-States-of-Paris-blog
N’oublions pas au passage la cave à chocolats avec tablettes stylées, duos d’hippocampes, éléphants et autres compositions tout en chocolat. Ici aussi le sucre n’est pas en force. Le cacao ne s’en trouve que plus aéré. Attention à l’ouverture de la porte en verre donnant sur cette caverne chocolatée : sensation olfactive garantie.

Eléphant en chocolat création Luc Baudin World Master Chocolate 2015 Eugène Paris Boulangerie patisserie chocolaterie photo United States of Paris blog
Côté boulangerie, l’inventivité n’est pas en reste, comme cette baguette fruits rouges, aussi cute que tasty.

 Baguette fruits rouges création Eugène Paris boulangerie patisserie chocolaterie sans sucres ajoutés Rue Guillaume Tell 17e pour diabétiques et gourmands photo United States of Paris blog

Avec tous ces arguments, vous aurez sans doute devinez que cette adresse fait partie de notre top 5 de bons plans sucrés.

EUGÈNE PARIS
11, rue Guillaume Tell
75017 PARIS
(métro : Porte de Champerret)
Tél : 01 42 27 65 24

Horaires :
du mardi au samedi 7h30-20h
dimanche 9h-14h

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DES GENS BIEN : Miou-Miou désarmante au Théâtre Hébertot

Miou-Miou revient au théâtre dans un rôle surprenant, aux contours irréguliers. Une femme en apparence simple qui a plus de ressort et d’aplomb qu’il n’y paraît.
Des Gens Bien, pièce délicate mise en scène par Anne Bourgeois au Théâtre Hébertot est un petit bijou de sensibilité avec une bonne dose de mauvais esprit.

photo by Lot
photo by Lot

Dans une cour, à l’arrière d’une boutique bas de classe dans la banlieue de Boston,  Margie (Miou-Miou) a rendez-vous avec son responsable beaucoup plus jeune qu’elle. Elle tourne autour du pot pour ne pas affronter la réalité en face. On ne sait pas trop où nous mène ce premier face à face.
Margie est caissière dans cette supérette à prix cassés, payée une misère et constamment en retard à cause de sa fille qu’elle élève seule. Elle va être virée. Le tableau pourrait plomber plus d’un spectateur mais la repartie à rebrousse-poil de notre héroïne est implacable et drôle.

De retour chez elle, Margie retrouve ses amies interprétées par les excellentes Brigitte Catillon et Isabelle de Botton. Attablées, les trois femmes échangent sur les tracas de la vie des unes et des autres, se charrient et tentent de se prodiguer quelques conseils. Tout y passe, dans une joyeuse ambiance complice.

photo by Lot
photo by Lot

Margie va trouver enfin un nouveau sens à sa petite vie quand elle retrouvera un ami d’enfance, Mike (Patrick Catalifo), pour qui tout a réussi. Elle ne va plus le lâcher.

L’auteur américain David Lindsay-Abaire tisse une fable urbaine par le biais d’une galerie de personnages aussi attachants que désarmants, tout en désarçonnant, voire bouleversant, les convenances.

C’est drôle, sidérant aussi, sensible et incroyablement incisif. Les secrets des uns se découvrent à fleur de mots et pour chacun, les apparences sont bien trompeuses.

Seul bémol : l’affiche du spectacle qui ne met pas en valeur le casting 4 étoiles de la pièce. Mais c’est vraiment un détail.

DES GENS BIEN
pièce de David Lindsay-Abaire
adaptée par Gérald Aubert
Mise en scène : Anne Bourgeois

Avec : Miou-Miou, Patrick Catalifo, Brigitte Catillon, Isabelle de Botton, Aïssa Maïga, Julien Personnaz

du mardi au samedi à 21h
matinée le dimanche à 15h

au Théâtre Hébertot
78 bis boulevard des Batignolles
75017 PARIS

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LES STARS : Balutin – Prévost, deux cabots au Théâtre Saint-Georges

“Quels cabots !” Ce sont les premiers mots qui viennent en tête à la sortie du Théâtre Saint Georges, après avoir assisté à ce duo de stars. Les comédiens et les personnages se confondent au bout du compte, en fin de soirée. Daniel Prévost est égal à lui-même, joueur, gueulard, provoc. On croirait le rôle de cette pièce créée à Broadway en 1972 écrit pour lui. Troublant.

SAMSUNG CSC
On avoue. Même si l’affiche est alléchante, nous avions quelques appréhensions avant de voir Les Stars au Théâtre Saint-Georges. Ce n’est pas que Jacques Balutin et Daniel Prévost soient de mauvais acteurs, mais leur connotation boulevard pouvait donner à cette pièce, à priori, une petite touche désuète. Nous n’avons pas boudé notre plaisir.

Deux artistes du spectacle comique, brouillés depuis 11 ans sont contraints de reformer leur duo pour une soirée hommage aux grands humoristes diffusé sur une grande chaine de télé américaine. Ceci avec l’entremise du neveu de l’un deux (Benjamin Boyer), agent de son oncle.
Ce duo composé de Willy Clark (Daniel Prévost) et Ted Lewis (Jacques Balutin) doit passer outre ses inimitiés et les désillusions d’antan pour être prêt le jour J.
Une gageure considérant l’antipathie qui les dévore.

Le Théâtre Saint-Georges accueille donc deux maîtres  du boulevard. Avec cette pièce écrite par Neil Simon originalement intitulée The Sunshine Boys,  on assiste au duel acharné et bouillonnant de deux cabots que sont Balutin et Prévost. Aucune surprise dans le rôle pour ce dernier, aigri et revanchard à souhait, mais on constate une maîtrise plus forte du flegme du grand Jacques.

Certes la pièce n’est pas d’une grande inventivité, mais elle va droit au but : les échanges et saillies s’enchainent avec aisance. Tout y passe : ressentiments, différents l’un envers l’autre, mais aussi une admiration réciproque qui n’avait jamais été avouée lors de leur période faste et leur séparation imprévue et subite.

SAMSUNG CSC
On sourit et jubile à voir Daniel Prévost se débattre dans sa solitude, abandonné du monde du showbiz et tentant de resté digne.
On savoure la droiture de Jacques Balutin qui a survécu à l’épreuve du temps et  à la rupture de ce couple comique.
On regrette le rôle très succinct de l’infirmière (Bérangère Gallot), qui n’a qu’une dizaine de minutes sur scène et apporte une présence vivifiante.

Certains diront que c’est une affiche de spectacle pour les plus de 50 ans, mais voir ces deux acteurs mythiques sur la scène du Saint-Georges, comme on pourrait aller voir Galabru, reste une expérience du théâtre.
Vous sortirez avec la patate, et le sourire.
Un bon remède à la morosité ambiante !

Les stars Théâtre Saint Georges Jacques Balutin Daniel Prevost affiche Neil Simon The Sunshine Boys critique avis humour

Les stars

Pièce de Neil Simon
Mise en scène et adaptation : Pierre Laville
Avec : Jacques Balutin, Benjamin BoyerBérangère Gallot, Daniel Prévost

jusqu’au 30 avril 2015
du mercredi au vendredi à 20h30
les samedis à 17h et 20h30, les dimanches à 16h

Théâtre Saint-Georges
51 rue Saint-Georges
75009 PARIS

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Converse Avant-Poste célèbre les groupes de demain à l’Olympia

Initié en septembre 2013, le programme Converse Avant-Poste est le fruit de la collaboration entre Converse et le Nouveau Casino dont le but est de promouvoir les jeunes espoirs de la scène française.

Converse avant poste OLYMPIA concert live découverte jeunes talents naive new beaters paris Encore! Alpes Chill Bump
Après une série de concerts et soirées découvertes de talents bien au chaud à l’institution de la rue Oberkampf dans le 11e, Converse Avant-Poste prend ses quartiers exceptionnellement à l’Olympia pour convier le plus grand nombre lors d’une soirée unique en son genre.

Les trois coups de coeur  programmés lors de cette soirée : Encore!, Alpes et Chill Bump, auront le bonheur de partager la scène avec des guests pour des duos qui dépoteront. Imaginez plutôt : Naive New Beaters, Hippocampe Fou et un nom surprise dévoilé au dernier moment pour le troisième invité. Histoire de pimenter la soirée.
Ces duos d’un soir répètent au Nouveau Casino depuis quelques jours.

Image de prévisualisation YouTube

En un an et demi, Converse Avant-Poste a mis en lumière des groupes émergeant tels que Fakear, Samba De La Muerte ou encore Banquise.
Habituellement programmée chaque jeudi au Nouveau Casino, cette soirée plein feux sur les nouveaux artistes promet une nuit des instants lives inédits et décoiffant le 9 mars prochain !

Alors réservez vite vos billets. 16 euros pour un max de son et le confort d’un Olympia, c’est pas donné d’en profiter tous les jours.

Converse avant poste OLYMPIA concert live découverte jeunes talents naive new beaters paris

CONVERSE AVANT- POSTE

Le lundi 9 mars 2015 de 19h30 à 23h30

ENCORE ! meets Naive New Beaters
CHILLBUMP meets Hippocampe Fou
ALPES meets Guest

A l’Olympia
28, boulevard des Capucines
75009 PARIS

Prévente Digitick : 16 € (+ frais de loc.)
Sur place : 20 euros

 

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Une MARIE TUDOR glam rock à La Pépinière Théâtre

Ça va saigner !” une spectatrice (connaissant le texte de Victor Hugo) à son voisin à l’extinction des lumières de La Pépinière Théâtre

L’interprétation de Cristiana Reali qui incarne la folie pure d’une reine se consumant d’une passion ardente pour un bel italien est à elle seule le meilleur des arguments pour vous inciter à voir cette version glam rock captivante de Marie Tudor.

Cristiana Reali comédienne scène MARIE TUDOR pièce de Victor Hugo La Pépinière Théâtre Opéra Paris mise en scène Philippe Calvario photo by Florian Fromentin

Björk, Pink Floyd, guitare électrique live en fond sonore, pantalon de cuir ou doré pimpant, la mise en scène de Philippe Calvario s’octroie des libertés voire audaces qui pourraient malmener certains fidèles de théâtre classique.

Ici, l’on est plutôt dans une vision fantasmée de l’Histoire, une veine initiée par Patrice Chéreau avec La Reine Margot – Cristiana Reali brune incendiaire nous rappelant au bon souvenir de la grâce d’Isabelle Adjani – et suivies par les séries Tudors et Rome. Rien n’est tout à fait réaliste et pourtant le récit ne perd en rien de son intensité, de ses sursauts de lucidité mêlés au contexte historique.

MARIE TUDOR pièce de Victor Hugo Cristiana Reali Jean Philippe Ricci Jade Fortineau La Pépinière Théâtre Opéra Paris mise en scène Philippe Calvario  photo by (c) Florian Fromentin

Le spectateur a le temps de s’imaginer les contours de cette reine, celle-ci ne faisant son apparition qu’au bout de 40 minutes de récit.
Marie Tudor est une héroïne passionnée et intense proche de La Dame aux Camélias, de Adèle H, avec un supplément de folie dont certains des excès font rire.
La justesse du jeu de Cristiana Reali participe à l’adhésion à ce récit où il est tour à tour question d’honneur, d’amour, de fidélité, de jeux de pouvoir et d’hystérie.

La tension ne cesse de s’élever, suivant le cours de rebondissements bien sentis jusqu’à un climax qui laisse sans voix.

Affiche pièce MARIE TUDOR avec Cristiana Reali Jean Philippe Ricci Jean-Claude Jay mise en scène Philippe Calvario La Pépinière Théâtre Opéra rue Louis Le Grand Paris graphisme Michel Bouvet

MARIE TUDOR
de Victor Hugo
mise en scène : Philippe Calvario
avec : Cristiana Reali, Jean-Philippe Ricci, Jean-Claude Jay, Philippe Calvario en alternance avec Benjamin Guillet, Régis Laroche en alternance avec Pierre-Alain Leleu, Jade Fortineau, Anatole de Bodinat, Stanislas Perrin, Pierre Estorges, Robin Goupil, Valentin Fruitier, Thomas Gendronneau
du mardi au samedi à 21h
matinée le samedi à 16h
au Théâtre La Pépinière
7, rue Louise le Grand
75002 PARIS
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TEXAS 25 : souvenirs & confidences de Sharleen Spiteri – Fête de l’Humanité et tournée

25 ans qu’un groupe venu de Glasgow emballe nos synapses de rock et pop. Certains de ses fans (nous) se sont passés en boucle un ou plusieurs de ses singles (Say what you want, par exemple) diffusés en exclu à la radio et enregistrés sur cassette audio. Le groupe nous revient avec un album anniversaire Texas 25 composé de versions sexy soul de leurs hits (enregistrées à New York avec Truth & Soul) et de 4 inédits. Rencontre sans filtre avec Sharleen Spiteri, leader magnétique de Texas, de passage à Paris pour sa tournée promo avant 3 beaux concerts intimes au Folies Bergère en mai dernier et sa prochaine tournée en France.

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Assise sur un large sofa à l’étage du restaurant Maison Mère, rue Navarrin, dans le 9e, Sharleen dit ne pas connaître les raisons de cet attachement du public français pour le groupe, si ce n’est la simplicité et l’honnêteté de sa démarche. En revanche, elle sait précisément quand la love affair avec la France a débuté. C’était lors de son tout premier concert  à Paris, au New Morning. “Nous ne ressemblions pas trop à des Anglais quand nous avons débuté, c’est peut-être aussi pour ça que les Français nous ont appréciés.”

Et d’enchainer avec la première impression qu’elle a laissé à sa maison de disques qui lança : “mais elle ressemble à un mec !” Elle ne peut s’empêcher de rire.
C’est vrai que la musique c’est sexy ! Blondie, The Clash et leurs guitares… Maintenant, en Angleterre, aux Etats-Unis, les artistes féminines doivent montrer beaucoup pour vendre et faire parler d’elles.” Un constat qui la mine.

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FRANCE

Depuis le premier concert à Paris, le nombre des visites et séjours des Écossais en France n’a jamais cessé. Elle, Sharleen, a même posé le pied un peu plus longtemps à Paris, une année précisément. L’occasion d’apprécier aussi bien notre culture, la bonne chère, le vin rouge – elle n’a pas de réelle affinité avec le blanc, excepté un italien – que le sarcasme made in France qu’elle avoue affectionner particulièrement et qui diffère de celui de son Ecosse natale.

La chanteuse ne joue pas un numéro de charme pour vendre plus d’albums. Elle est directe, pas du tout control freak comme certaines  pop stars du moment. La convivialité prend tout de suite avec notre petit groupe de blogueurs invités par Pias France.

Elle aime parler de Françoise Hardy et aussi d’Edith Piaf qui était l’une des dernières grandes chanteuses françaises à chanter depuis le ventre, plutôt que sortir l’ensemble des notes depuis le haut du visage. Avant d’ajouter avoir compris la différence entre les Anglo-saxons et les Français en prenant des cours intensifs de français. Pour l’anecdote, elle se préparait à participer The Voice France, avant que la prod ne change d’avis – Sharleen étant trop cash pour cette émission. Après 4 heures de cours par jour, l’Ecossaise souffrait de la bouche et du visage à trop parler français.

CINÉMA

Sharleen Spiteri Texas singer photo by Ellen Von Unwerth fashion red dress sexy

Elle égratigne au passage les maisons disques “elles n’ont aucune bonne idée !” Pour l’album White on Blonde, c’est elle qui a eu l’idée de faire appel à la photographe de mode Ellen Von Unwerth pour un shooting en robe rouge (glamour) avec pour références le film Cabaret et l’actrice Liza Minnelli.
Malgré une cinéphile immodérée : Paris Texas (Win Wenders), Docteur Jivago, Le Bal des Vampires et plus incongru, deux films français qui l’a font marrer : Le Dîner de cons et Les Ripoux, Sharleen et ses boys n’ont jamais été sollicités pour réaliser une bande-originale de film.

Image de prévisualisation YouTube

A défaut de cinéma, Sharleen s’offre de beaux acteurs pour ses clips (In Demand avec Alan Rickman, I’ll See It Through avec Jean Reno), mais aussi en duo. Elle aurait adoré s’offrir Johnny Cash pour Start a Family, le single du nouvel album. Son idée a été de faire à nouveau appel à Alan Rickman cette fois pour le chant. Une première pour l’acteur d’Harry Potter qui n’a pas manqué d’enthousiasme pour ce challenge réussi.

FANS

Quand on lui demande quelles ont été les attentions totalement décalées venant de ses fans, la chanteuse n’édulcore rien. Elle a reçu un sachet de poudre blanche – “ce qui représentait une somme quand même !” Elle se souvient d’avoir croisé son double tatoué sur le dos d’une fan qui avait soulevé son tee-shirt pendant un concert pour lui montrer l’oeuvre. Impression très mitigée quand Sharleen a vu son visage tatoué onduler avec les mouvements du corps de son admiratrice.

Et puis une apparition surnaturelle à Lyon – Le Transbordeur, selon toute vraisemblance. Alors que le groupe avait fini sa balance son avant le concert, assis dans la loge, la porte s’ouvre sur un homme au look décalé, chapeau et cape, une bible à la main. Il a eu juste le temps d’annoncer : “j’ai un message !” avant que l’un des vigiles ne viennent l’arrêter dans son élan. Sharleen se souvient encore des doigts qui s’agrippaient à l’encadrement de la porte. “Surréaliste !

Sharleen Spiteri Texas singer chanteuse du groupe us flag rencontre interview bloguers nouvel album Texas 25 Maison Mère avec Pias France photo by United States of Paris blogRESEAUX SOCIAUX

Sharleen préfère instagrammer plutôt que tweeter. Elle poste des dessins de sa fille, des photos de son chien, l’actu chaude du groupe et aussi des selfie comme le dernier avec patchs pour les yeux de chez…Chanel. Décalage et second degré pour cette galerie originale suivie par plus de 6 000 personnes.
Par contre pas de compte oiseau personnel, “sinon j’aurais de gros problèmes.” L’hypocrisie n’étant pas son fort – et c’est pour cela qu’on l’apprécie autant – la belle quadra ne pourrait manquer de partager aussi bien ses bonheurs que ces agacements.

Texas 25 super deluxe box set anniversary red vinyl silver casebound CD book photos compiled by Sharleen Spiteri colours art print photo by United States of Paris blogTEXAS 25, album anniversaire : 4 nouveaux titres et 8 hits en version Truth & Soul (chez Pias)
En version 1 CD2 CD deluxe ou Coffret super deluxe collector avec livre souvenir de photos choisis par Sharleen, vinyle rouge, tirages photos d’art et carte dédicacée

TEXAS en concert à la Fête de l’Humanité 2015, le samedi 12 septembre 2015

AN EVENING WITH TEXAS en tournée en France :
Lyon, Toulouse, Nice, Strasbourg, Marseille,

Texas à suivre sur :
Page FB officielle : texastheband
Twitter  : @texastheband

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