Peter Lord et ses Pirates : le cinéma d’animation en majesté

Peter Lord, producteur de Wallace et Gromit, du Mystère du Lapin Garou et de Chicken Run, a tenu en haleine pendant 2 heures le public du Forum des Images lors d’ une master class exclusive, ce samedi.

En effet, ce doux-dingue de l’animation britannique ne venait  pas les mains vides. Il avait avec lui, trailer, marionnette et images de making of du dernier né des studios Aardman Animations : The Pirates! Band of Misfits.

The Pirates! Band of Misfits Captain Pirates Aardman Animations Studios
Au cours d’une joyeuse soirée, Peter Lord, accompagné de son directeur de la photo, a partagé ses confidences autour des coulisses de ses productions. Au passage, il avouera sans mal qu’il a un vrai attachement, voire une sorte de gémellité avec le Capitaine Pirate, héros de son nouveau film.

On apprendra ainsi qu’il ne se fait pas prier pour servir de modèle aux personnages du film pour que les animateurs puissent s’en inspirer ensuite.
Heureux producteur aussi, car les cadences de tournage ont augmenté, passant de 5 secondes de film tournées par semaine à l’époque de Wallace et Gromit, à 6 secondes pour Pirates. Un record, sachant que 25 équipes tournent en même temps dans le studio.
Un travail de titan, on vous dit.

Les premières images et les nouvelles prouesses techniques en termes de décors, de modelage des mâchoires et aussi d’utilisation de la 3D nous font saliver d’avance avant de découvrir le film sur grand écran. Alors que l’acteur Hugh Grant prête sa voix pour le Capitaine Pirate pour le marché anglo-saxon, nous prenons les paris sur le nom de la star française qui prendra le relais.

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Théâtre du Gymnase : Hollywood avec Russo, Frémont et Le Bihan joue les prolongations

Hollywood est un arc-en-ciel, un immense arbre de Noël. Sa splendeur couvre l’horizon, d’un incendie rose bonbon.” Rien de plus beaux que les mots de la facétieuse et surréaliste Brigitte Fontaine pour décrire la fascination de ce quartier mythique de Los Angeles.

D’incendie, il en est question justement dans la pièce de Rod Hutchinson, mise en scène par Daniel Colas à l’affiche la saison dernière au Théâtre Antoine et maintenant au Théâtre du Gymnase et interprétée par un trio d’acteurs: Daniel Russo, Thierry Frémont et Samuel le Bihan. Le récit revient sur l’aventure mouvementée de l’écriture d’un chef d’oeuvre absolu du cinéma: Autant en emporte le vent.

David O.Selznic, producteur de cinéma, en mauvaise passe, ayant misé toutes ses billes sur le projet le plus ambitieux de sa carrière a stoppé net le tournage du film. Il recrute une nouvelle équipe. Exit Georges Cukor remplacé par Victor Fleming. A la poubelle, la première mouture de scénario.
La copie doit être entièrement revue par l’oeil expert du scénariste, ancien journaliste, Ben Hetch.

Le nabab du cinéma, le seul à connaître le roman de Margaret Mitchell, fait le choix de s’enfermer 5 jours avec ses nouveaux partenaires artistiques pour réécrire entièrement le scénario.

Et c’est à ce moment précis que la pièce tombe dans un registre boulevard piteux.
Les scènes rejouées pour les besoins de l’écriture, par le producteur et le réalisateur, offre un lot de loufoqueries indigeste. Des minauderies pour interpréter Scarlett, un concours de gifles  – un Molière devrait être décerné dans la catégorie: endurance des acteurs – un caprice sur la moquette, et l’overdose de mièvrerie foudroie sur son siège.

Catherine Barma, productrice et amie du nouveau propriétaire du Théâtre Antoine, Laurent Ruquier, semblait avoir du mal à prendre quelque plaisir. En tout état de fait, la salle est comme coupée en deux. Un public qui recherchait le mythe de Scarlett O’Hara et Rhett Butler, et un public qui finalement rit à gorge déployée des gaudrioles des acteurs.

Difficile aussi d’accorder du crédit au charisme aléatoire de Daniel Russo, pour ceux ayant lu les mémos de Selznick. De ces écrits synthétiques, informatifs, sentencieux, se profilait une personnalité autoritaire, exceptionnelle et forte.
Rien de cela devant nous.

Et que dire de l’agacement face à la secrétaire qui répond à tout va: “Oui Monsieur Selznick“, “Très bien Monsieur Zelznick“, “Bien sûr Monsieur Zelznick“. On plaint l’actrice, Françoise Pinkwasser, de devoir s’infliger pareil répertoire chaque soir.

Hollywood au Théâtre du Gymnase
Du mardi au samedi à 21h
Matinées le samedi à 16h et dimanche à 17h

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Bonus live – The Ukulele Orchestra of Great Britain in Paris

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Exclusive: live bonus of UOGB in Paris!

L’équipe d’United States of Paris vous propose en exclusivité un bonus live avant l’interview des membres du groupe.

L’orchestre so British, The Ukulele Orchestra of Great Britain, qui fait le tour du monde avec son instrument fétiche, nous a fait l’honneur d’une reprise du morceau Running Wild.
Enjoy!

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The Ukulele Orchestra of Great Britain – First concert in Paris

Après des tournées à rallonge en Europe et en Asie, les joyeux membres du Ukulele Orchestra of Great Britain nous ont enfin fait l’honneur d’une visite remarquée au Théâtre de la ville. Il aura fallu attendre 2011 pour apprécier le tout premier concert du groupe à Paris.

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Une soirée qui affiche complet depuis plusieurs semaines. Des âmes en peine de ne pas avoir trouvé une place.
Un blogueur-dessinateur de bd dans la salle. Et de nombreux amateurs de cet instrument miniature, certains accompagnés de leur fétiche.
Il ne manquait  que Julien Doré et Mathias Malzieu, leader du groupe Dionysos, tous deux fins passionnés du ukulele.

La soirée était donc placée sous les meilleures vibrations pour cette grande première.

Les membres du UOGB s’étaient aussi donnés du mal pour cette rencontre particulière. Dans les coulisses, ils avaient révisé leur français, appris à l’école, et avait concocté une surprise de taille: une reprise endiablée de Gabrielle de sieur Johnny Hallyday.

Au cours de la soirée, la langue de Molière a eu droit à un second hommage avec un Je t’aime, moi non plus tout en saveur.

Aux anges, le public en redemandait à chaque fin de chanson. La reprise de Smell like teen spirit de Nirvana n’a pas laissé de marbre une audience en pamoison.

Deux heures de show et une histoire qui n’en finit pas. Les musiciens se sont lancés dans un bain de foule avec une séance de dédicaces à rallonge.
Soit dit en pensant, c’est une très bonne alternative à la crise du disque.

Après leur départ, il ne reste plus qu’une chose: nous mobiliser pour leur retour au plus vite!

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La fête de la danse de Blanca Li chauffe le Grand Palais

Ce vendredi, 19h00, les danseurs et danseuses, tous amateurs,  piétinent et à s’impatientent à l’entrée du Grand Palais.
A l’invitation de la pétillante  Blanca Li,  les bandes d’amis, de copines et les familles sont venues gonfler les rangs pour réaliser un flashmob dansé.

Dans une nef bariolée et délurée, la danseuse et chorégraphe espagnole, créatrice de l’Electro Kif donne le coup d’envoi de sa grande Fête de la Danse.
Après une séance de d’effeuillage en public pour s’équiper du tee-shirt officiel? – offert par une marque d’eau minérale, on aurait pu éviter ce coup de pub – et armés d’un parapluie blanc, les participants se prêtent à une chorégraphie festive.

Devant les yeux amusés de notre ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, tout juste sorti du petit écran, après avoir montré ses prouesses culinaires dans Un dîner presque parfait, il ne faudra que deux tours de chauffe pour le public entre en communion.

De chaque côté de la scène, se déploient des écrans géants. Sur chacun d’entre eux, un professeur particulier vous initie à une chorégraphie bien particulière: danse du ventre, hip hop, danse bollywoodienne, flamenco, irish danse, New Style, salsa ou encore Charleston. Le public peut s’initier à loisir à des dizaines de figures et déhanchés plus ou moins enflammés.

De petits podiums ponctuent le parcours pour proposer des spectacles, en format intime. Petit comité et pleine proximité, pour apprécier les performances et la plastique des professionnels.

La fête se déploie tout le week-end, en plein coeur de Paris.

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La Galerie Arts Factory fête ses 15 ans et le Teen Spirit

15 ans que la galerie nomade, Arts Factory joue avec nos nerfs, que ce soit à Paris ou à Nantes. 15 ans de décalage, de propositions borderline, d’irrévérence et d’inspirations qui cognent bien en dessous de la ceinture. Les responsables de cette invitation aux bords de la transgression sont les deux fondateurs: Effi Mild et Laurent Zorzin.
Et le plus fort, c’est qu’on en redemande!

Mardi soir, l’Espace Beaurepaire fait le plein d’amateurs, fidèles, amis pour le birthday d’Arts Factory. Jamais l’Espace et le trottoir n’avaient été aussi bien garnis de beaux peoples.

Parmi les artistes phares et stars présentés – l’illustrateur américain, Charles Burns et une nouvelle volée de sérigraphies en noir et blanc, Loulou Picasso se découvrant en grand format et Ludovic Debeurme offrant de nouvelles rêveries – les petites nouvelles se payent une bonne tranche de spotlights telles: la dessinatrice et auteure de BD, Nine Antico, la nantaise Danny Steve et son trait fin ou encore Véronique Dorey qui croque avec malice la fausse candeur de certaines jeunes filles.

Il faut bien avouer que l”inconditionnel de la galerie aime être maltraité, malmené, poussé dans ses retranchements les plus inavouables. Et il est comblé car ça dérape le plus souvent dans le SM avec Tom de Pékin, devenu plus voyeur cette fois. Ca grimace dur ou rit jaune devant les dessins des les frères Guedin et leur théâtre des horreurs.

Devant les oeuvres, deux jeunes trentenaires s’en veulent un peu de ne pas avoir attendu le lendemain pour éviter la foule. De l’autre côté du buffet régressif, une maman essaie de motiver son fiston – les yeux et les mains dans les bols de bonbons – à l’accompagner faire une pause dehors.

La célébration dure jusqu’au 8 octobre. Au programme, rencontres, soirées et carte blanche à la Revue Collection qui vous replongera dans les icônes de vos tendres années d’adolescence.

Exposition du mercredi 21 septembre au samedi 8 octobre 2011
 Espace beaurepaire – 28 rue beaurepaire – 75010 paris
Tous les jours 12h30 / 19h30

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Exposition Des jouets et des hommes – Galeries nationales Grand Palais

Ce serait donc “l’exposition de Noël” avant l’heure, annoncent journalistes et premiers visiteurs. Il n’est pourtant pas question de trouver des idées pour remplir notre liste de cadeaux à envoyer au Père Noël.

L’exposition Des Jouets et des hommes est avant tout un prétexte pour se replonger dans nos souvenirs d’enfance et surtout ceux de nos parents et grands-parents.

Dans ce terrain de jeu muséal que nous proposent les Galeries nationales du Grand Palais, le visiteur se plait à observer l’infinie inventivité – d’artisans, inventeurs, artistes ou scientifiques – déployée pour satisfaire les aspirations des petites têtes brunes, blondes ou rousses, à travers les siècles.

Les mystères de certaines créations interpelent, rendent perplexe et amusent. Par exemple, comment ne pas résister aux minois de ces deux athlètes précoces que votre grand-mère aurait sûrement serré dans ses bras, alors qu’elle était une toute jeune enfant?

Comment aussi ne pas s’interroger sur les motivations de ce père de famille qui a offert à sa fille de 8-9 an, à la fin des années 40, la reconstitution de deux salles du service de nourrissons d’un hôpital – avec lits, infirmières et poupons.

Et quid du réel attrait des petites filles pour un babyfoot Barbie?

Les objets de marque ou sous licence exclusive, type Star Wars ou Batman, côtoient de véritables oeuvres à roulettes, à poils ou en bois, comme ces inventions mécaniques ayant pris forme dans les mains de Fernand Martin. Mais aussi des toiles de maîtres comme La nuit de Noël du peintre Gustave Doré.

Pas de chronologie dans ce parcours joliment régressif et enchanteur. Les commissaires ont opté pour un jeu de thématiques bon enfant: animaux, filles, garçons, robots, quand je serai grand(e) je serai…

Blance neige et les 7 nains figurines Des jouets et des hommes
Dans ces salles un peu trop sages, où se déploient nombre d’objets inertes, se niche un trublion de premier ordre en la personne de Pierrick Sorin. Artiste vidéaste, tel un garnement facétieux et irrespectueux, l’artiste-vidéaste fait de ses petites scénettes de véritables bouffées d’air. Incongrues, décalées ou féériques, comme cette cheminée hommage à Orson Welles, les images de ce nantais inspirent.

Signalons la belle initiative de l’auteur-réalisateur Samuel Doux associé aux Films du Balibari et à Irwigo, qui a confectionné un webdoc des plus réjouissants sur l’artiste: Des jouets, un Sorin. Une autre manière de poursuivre l’aventure une fois rentré chez soi.

En dernier recours, il vous restera toujours le choix, plus classique, d”opter comme le critique de cinéma, Michel Ciment, pour le catalogue de l’expo. Bleu pour les garçons et rouge pour les filles!

 Exposition Des jouets et des hommes jusqu’au 23 janvier 2012
Galeries nationales du Grand Palais

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Théâtre : Claude Rich dans L’Intrus à la Comédie des Champs Elysées

On l’avait quitté, il y a deux ans, majestueux en Mazarin dans Le Diable Rouge au Théâtre Montparnasse. Aux côtés d’un public subjugué, son épouse Catherine Rich, spectatrice, vibrait alors chaque soir face à ce jeu unique. Claude Rich est de retour, cette fois à la Comédie des Champs Elysées, pour une pièce du même duo de créateurs que la précédente: un texte d’Antoine Rault et une mise en scène de Christophe Lindon.

Alors qu’Eddy Mitchell, du haut de ses 69 ans, vient tout juste de quitter la scène, l’acteur de la Mariée était en noir ne pense toujours pas à la retraite, alors qu’il a fêté en début d’année ses 82 ans. Preuve en est ce nouveau rendez-vous qu’il nous offre depuis le 8 septembre.

L’Intrus est donc ce jeune homme incarné par Nicolas Vaude qui apparaît en pleine nuit à un scientifique vieillissant, Henri (Claude Rich). Très vite il est question de mort, de maladie, de course contre le temps et d’un pacte. Serions-nous en face de Méphistophélès? Le doute est constant tout au long du récit.
Les temporalités se confondent, la tonalité de la pièce est douce-amère.

Autant on retrouve avec plaisir le comédien tour à tout râleur, rêveur ou facétieux autant l’histoire peut laisser perplexe.
Il n’est effectivement pas rare de lutter contre un léger assoupissement en milieu de dialogues. A cause de l’ennui? Peut être. A cause d’un manque de rythme? Sûrement.

Et si tout simplement l’attrait pour la problématique de la pièce n’était finalement pas aussi passionnant que nous pouvions le penser? Le récit d’Antoine Rault ne nous offre malheureusement que peu de surprises et de très rares échanges de haute volée.

Reste à vous faire une opinion et surtout à ne pas rater une nouvelle occasion de voir ou revoir un grand comédien sur scène.

L’Intrus à la Comédie des Champs Elysées
Avec Claude Rich, Nicolas Vaude, Jean-Claude Bouillon, Delphine Rich et Chloé Berthier.

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Rutger Hauer: Interview One night in Paris à L’Etrange Festival

Invité de la dernière édition de L’Etrange Festival, au Forum des Images, l’acteur culte des films Blade Runner et de Hitcher, Rutger Hauer, a savouré standing ovation et bain de foule que son public français lui a réservé.

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De l’aveu même de l’acteur, il ne participe que très rarement aux festivals. Non qu’il refuse les invitations. Mais voyageant constamment,  il ne veut donner son accord sans pouvoir l’honorer. Ce samedi soir, les festivaliers étaient  donc chanceux de pouvoir passer cette nuit avec lui. De leur côté, les journalistes avaient aussi été nombreux à vouloir approcher ces yeux bleus mythiques, au cours d’une série d’interviews accordées au compte-goutte.

3 films au programme. Un inédit The Mill and the cross, qui laisse encore dubitatif une nuit de sommeil passée. Et deux pépites incontournables: La Chair et le sang (de Paul Verhoeven) et Hitcher (de Robert Harmon).

Se prêtant au jeu de la présentation pour le premier film, l’acteur regrettera de ne pas avoir pu présenter le makin-of en bonus au programme. Les joies culinaires l’ont, au passage, fait chavirer au point d’oublier son second rendez-vous et surtout le premier débat organisé avec le public en fin de séance.

Il se rattrapera, en fin de soirée, avec Hitcher dont il se plait à rappeler qu’il n’avait  jamais lu un scripte de film qui soit resté aussi fidèle à l’écran, une fois le film tourné.

Le temps d’une séance de dédicaces, Rutger Hauer a répondu aux questions décalées à souhait de la fine équipe d’ United States of Paris.

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Daniel Radcliffe on Broadway: How to succeed in business without really trying

Broadway. Every evening, Daniel Radcliffe provokes the same madness at his exit of stage. The proof in the exclusive video of the french crew, United States of Paris.

Daniel Radcliffe, acteur de la saga Harry Potter, fait le bonheur de centaines de jeunes filles en fleur chaque soir à Broadway. Il est à l’affiche, depuis février dernier, de la comédie musicale : How to succeed in business without really trying.

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Au-delà de la qualité de ce « musical » revival à souhait, d’une scénographie ingénieuse et des acteurs partageant la scène – l’excellent John Larroquette en tête – l’argument majeur pour attirer les foules est, vous l’aurez bien deviné, la présence du jeune acteur britannique.

D’autant plus qu’en le « musical » est associé, plus ou moins indirectement, à l’exposition Harry Potter, à deux rues de là.

Après avoir régalé ses fans de sa nudité toute juvénile et velue dans Equus, pièce anxiogène immorable, Daniel pousse pour la première fois la chansonnette sur scène.

Et il faut bien avouer que le jeune homme de 22 ans – seulement ! – à tous les talents. En plus d’un sourire ravageur, il joue, danse et chante avec un réel entrain.

La pièce étant de haute volée sur le plan de la comédie, le jeu de l’acteur ne peut qu’être une partie de plaisir pour lui comme pour nous.

Mais le spectacle n’est pas que dans la salle. Aussi étrange que cela puisse paraître, il est aussi sur le trottoir. La sortie de scène de l’artiste est spectaculaire pour un visiteur habitué à ses vedettes hexagonales – Depardieu ou Sophie Marceau n’en aurait pas autant. Elle est comparable à une première de cinéma qui se répéterait inlassablement tous les soirs.

Barrières et cordons de sécurité jaunes, policiers, gardes du corps, gros bolides et cris hystériques sont le lot des responsables sécurité du théâtre.

C’est une première aussi pour Broadway semble-t-il. Car à la demande de la production, ces mêmes agents ont pour consigne de vérifier que les chasseurs et chasseuses d’autographes aient bien leur billet du jour pour le spectacle afin de pouvoir se faire piétiner et transpirer en chœur à l’approche de la star.

La fan lambda a droit, quant à elle, a moins de considération et doit arriver au moins trois bonnes heures avant pour être aux premières loges.

Un agent de sécurité habitué des sorties de stars –Denzel Washington, par exemple – ne se remet toujours pas de la passion de ces hordes de fans.

Daniel Radcliffe n’est donc pas au bout de ses surprises. D’ici à fin décembre, il aura sans doute d’autres occasions de s’inquiéter de la passion immodérée de ces jeunes filles pour sa modeste personne.

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