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Courteline à Avignon Off 2017 : extravagant et jubilatoire !

Laisser s’exprimer quatre pièces de Georges Courteline dans la coulisse d’un cirque des années 1920 semble être quelque peu insolite. Telle est la gageure de Mikaël Fasulo qui transporte la compagnie Kapo Komica dans une mise en scène fantasque pleine de charme ! A retrouver à Avignon Off en juillet.

photo Chris Noë

Le talent de Courteline est issu de sa faculté à contempler le monde qui l’entoure. L’observation avisée dont il fait preuve dans ses expériences professionnelles, militaires, d’habitué des cafés mais aussi lors de ses promenades solitaires dans Paris, va être pour lui une source intarissable d’inspiration.

Il dépeint la condition humaine de façon assez caustique mais toujours d’une manière cocasse. Les personnages satiriques de ses pamphlets sont finalement attachants dans leurs imperfections. Tout le secret de Courteline est là : « Dépeindre les moeurs en riant » .

Mikaël Fasulo a décidé d’adapter les personnages des saynètes en artistes de cirque. Son but est de mettre en valeur la mécanique humoristique de l’écrivain. Le côté burlesque des situations se doit d’être intense en émotions et de se trouver dans un endroit frôlant l’absurde. La mise en scène choisie permet donc au spectateur d’admirer le côté réel et creux des personnages en coulisse en contraste total avec l’image qu’ils souhaitent refléter une fois passé à la lumière lorsqu’ils sont dans la représentation.

photo Chris Noë

Le décor est soigné, riche. Les effets de scène sont très réussis (notamment la frontière coulisse-lumière) permettant une immersion totale dans l’univers si magique du cirque.

Le jeu des comédiens est tout simplement excellent ! Nous ressentons bien leur complicité et surtout le plaisir qu’ils expriment – ils sont complètement déjantés sur scène ! Ils vivent avec passion et précision des personnages hauts en couleur dont nous nous délectons.
Mention spéciale pour la bande-son jouée en live par Blou-B.O.

Allez découvrir cette pièce atypique qui ne manquera pas de faire parler !

by Jean-Philippe

Courteline

Textes : Gros chagrins, La peur des coups, Les Boulingrin et L’affaire Champignon de Georges Courtine
Mise en scène : Mikaël Fasulo
Distribution : Anne Keriec, Eugénie Ravon, Sébastien Perez, Julien Jacob, Jean-Marc Lallement, Julien Renon et Blou B.O

Avignon Off 2017

du 8 au 30 juillet 2017
les jours pairs à 16h

Théâtre de l’Essaïon
2 bis, Place des Carmes
84000 Avignon
Tel : 04 90 25 63 48

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Ceci n’est pas une comédie romantique : tranche de vie dynamique & désopilante

C’est l’histoire des retrouvailles de deux amis : Camille, la « pote à nichons » et Chris, la « copine à couilles ». Entre règlements de compte et déclarations touchantes, Yanik Vabre revisite les codes et les limites de l’amitié entre un homme et une femme. Une non-comédie sans prétention traitée avec beaucoup de dynamisme et de délicatesse à l’affiche du Théâtre Funambule Montmartre.


Ceci n’est pas une comédie romantique

Un soir de spleen, Chris, trentenaire sympathique mais lâche qui n’arrive pas à quitter sa compagne, appelle ses amis perdus de vue depuis sept ans. À son grand étonnement, Camille lui propose de venir le voir immédiatement avant qu’elle aille retrouver son « plan cul / prince charmant ». Franche, directe et libérée, elle désire tout simplement lui déballer ses vérités quant à son comportement.

S’ensuit alors un échange tumultueux entre les deux camarades pour qui le temps ne semble pas avoir de prise. Entre piques acérées, complicité de toujours retrouvée, sextos et guitare, la soirée est plutôt animée ! Au fur et à mesure, les révélations de chacun vont faire tomber les masques et certitudes…

C’est avec un certain brio que la couardise masculine, le délitement des relations, la recherche de plaisir éphémères, l’espoir, l’instinct de protection, la confusion des sentiments, l’éloignement et l’amour se mêlent. Une bande-originale grisante qui vous reste en tête vient souligner la mise en scène soignée d’Eric Le Roch.

L’attachement aux personnages si humains et l’écho que porte leurs anecdotes sur toute une génération éveille en nous le désir d’une fin heureuse. Le sujet est porté avec un souffle novateur loin de la facilité et des clichés. Géraldine Adams est intense, sensible et passionnée. Aussi juste que Yanik Vabre en ours fragile et attendrissant.

Vous cherchez un moment d’évasion ? Vous avez trouvé ! Personnellement, je cours chercher mon billet pour Avignon…

by Jean-Philippe

Ceci n’est pas une comédie romantique

Auteur : Yanik Vabre
Mise en scène : Eric Le Roch
avec Géraldine Adams en altenance avec Jane Resmond, Yanik Vabre en alternance avec Julien Héteau
Musique : Franck Lebon

 

au Théâtre Funambule Montmartre
53 Rue des Saules
75018 Paris
Téléphone : 01 42 23 88 83

du 5 juillet au 1er octobre à 19h30 ou 21h
du mercredi au samedi selon les dates
et le dimanche à 17h30.

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Arcade Fire à Lyon : euphorie totale ! / Everything Now tour

Le retour d’Arcade Fire au Théâtre Antique est un des événements majeurs des Nuits de Fourvière 2017. Les places se sont écoulées en 20 minutes. 4500 privilégiés retrouvent la fougue, les tubes et le talent du groupe montréalais pour la toute première date française sur les trois au programme avec les Eurockéennes et les Vieilles Charrues. Report

Ce lundi soir à Fourvière, les amoureux sont joueurs, au moins 2 mains aux fesses (consentantes) repérées.Une guirlande électrique en fosse, les Lyonnais savent aussi accueillir et amuser Régine qui s’en servira pour une de ses chansons. Il y aura aussi un réflecteur de photographe qui sera brandi pour un clin au titre Reflektor. Malin !

Distribution de bouchons d’oreilles pendant la 1ère partie assurée par Barbagallo. Le son n’est pas au top, on angoisse un peu de l’arrivée de Régine, Wim et leurs acolytes si l’ingé son ne suit pas.

L’attente a été interminable. Certains fans sont arrivés sur les coups de midi pour s’assurer la meilleure visibilité et proximité possible. 22h15, le batteur, Jeremi, entre seul avec un Now en fond d’écran dans la light box derrière lui. Les autres membres prennent leur temps pour fouler la scène sur l’instru d’intro.

Début des réjouissances avec un Wake up revigorant. L’impatience disparaît, le curseur de notre cerveau est sur mode : euphorie totale !

En plein titre, Wim chapeauté rattrape le tambourin lancé par un régisseur en coulisses. Quelques coups de mains et le tambourin finit dans la fosse. Collector !

Everything Now

L’enthousiasme se poursuit avec le premier extrait du nouvel album à venir : Everything Now. Il est taillé pour les festivals, le plein air, l’été, l’insouciance. L’irrésistible Régine, tout de cuir vêtue, s’avance pour entonner Haïti qui finira avec un accéléré trippant et bien pensé.

Parfait enchaînement avec Here comes the night time suivi de No Cars Go qui fait se lever les gradins. Le rythme remplit les corps, on s’en fout de chanter faux, la communion est totale. Windowsill puis Neon Bible avec chorée manuelle de Régine dans la light box jouant avec le visuel néon sur écran. Élégance !
The Suburbs ralentit le rythme, on devient tout d’un coup un peu plus contemplatif. La ballade avec Wim au piano prend le cœur.

Creature Comfort

Ready to start relance la machine, rappelle des souvenirs à chacun. Ce titre écouté en boucle au décollage d’un avion vous fait planer sans aide d’une substance illicite. On prend tout, tous ces hits qui s’enchaînent, tout en attendant un ptit inédit. Ce sera Creature Comfort, juste après After Life et Reflektor. Il est question de célébrité. Les nappes de fumée se déversent sur la scène pour ne plus la quitter. On savoure la première écoute de ce nouveau titre. On ne comprend pas toutes les paroles. La première impression est bouleversante. Le génie d’Arcade Fire est intact.

Neighborhood #3 fait vibrer à plein gaz. On se demande comment Régine peut distinguer les plaques de son xylophone et les touches de son clavier dans le brouillard qui l’enveloppe. Elle est incroyable !

Rebellion, The Black Seat pour finir la partie et les machines à fumée sont à plein régime. Le groupe nous aura offert son plus beau best-of, le nouvel album gardant tout son mystère avec seulement deux nouveaux titres dévoilés.

Il est minuit quand on sort du Théâtre Antique. On ne pense même pas à l’état dans lequel on sera le lendemain, après quelques heures de sommeil. On reste sur notre nuage en attendant des nouvelles de l’album Everything Now qui sortira le 28 juillet.

ARCADE FIRE
nouvel album Everything Now sortie le 28 juillet
(Columbia / Sony Music)

en concert : 
9 juillet aux Eurockéennes de Belfort
15 juillet aux Vieilles Charrues

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Cloitre de l’Abbaye du Mont Saint-Michel : spectaculaire cure de jouvence

L’Abbaye du Mont-Saint-Michel accueille le public alors qu’une restauration impressionnante du cloître de la “Merveille” a débuté en janvier dernier.  Pour l’occasion, un ballet d’hélicoptères vient déranger la quiétude de ce lieu.
Ce décor impressionnant chef d’oeuvre de l’art Normand du XIIIe siècle avait reçu de nombreux dommages dus au temps, intempéries et aux touristes.
Le grand public est invité à participer à y participer en apportant sa “pierre à l’édifice”. L’initiative nous a plus. 

Chantier hors norme 

Ce n’est pas exclusivement le jardin suspendu qui a droit à une cure de jouvence méritée. C’est l’ensemble de la galerie du cloître de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel qui fait l’objet d’une attention toute particulière. Etanchéité, le jardin est au-dessus d’une salle et donc d’un plafond qui a souffert. Le sol se voit abaissé notamment pour que les rosaces ne soient plus accessibles aux mains curieuses qui usent la pierre.
Mais aussi nettoyage et la remise en état de sculptures. Ainsi que la rénovation complète de la charpente lambrissée.

Le cloitre n’est pas pour autant fermé au public. Et pour cause, il fait partie du circuit qui ne peut être détourné. Cette particularité suppose de jongler et d’alterner les zones de chantier pour gérer la circulation. L’intervention sur la partie sol doit notamment se faire de nuit.
Autre spécificité, l’étroitesse des accès, ne permet pas de déplacer des éléments volumineux que ce soit le matériel, la terre du jardin, les gravas du sol, les nouvelles dalles. Il faut donc compter sur la participation exceptionnelle d’un hélicoptère. Sylvain Godebout, chargé d’opérations, chiffre déjà à 500 rotations.

Le jardin fera l’objet d’une consultation pour en faire une création originale contemporaine. Faute d’archives de références, il était impossible de récréer à l’identique ce qu’il pouvait être par le passé.

Notre pierre à l’édifice 

Cette rénovation qui fera de ce cloître un lieu à nouveau paisible, beau et captivant, mérite notre soutien à tous et toutes à la mesure de moyens. Aux côtés de mécènes institutionnels comme les associations américaines French Heritage Society, Florence Gould Foundation, mais aussi le Crédit Agricole de Normandie et la Fondation du Crédit Agricole Pays de France, nous pouvons aussi participer.

Une marinière au profit de la conservation de la “Merveille” a été conçue par l’entreprise normande Saint James. En édition limitée et à un prix raisonnable 45e pour du Made in France, cette marinière en coton portant fièrement la silhouette du Mont-Saint-Michel rapporte 2,50e de profit pour la rénovation du cloître.
La marinière mixte est en vente dans les boutiques françaises et étrangères de Saint James ainsi qu’à l’Abbaye, à Carnac et aux tours de la Rochelle.

Le site de dons en ligne Ma pierre à l’édifice permet aussi directement de faire un donc. A partir de 1 euro, il est possible de participer à la sauvegarde d’un lieu historique, patrimonial, participant au rayonnement de notre pays à l’international.

Chantier de restauration du cloître de la “Merveille”
de l’abbaye du Mont-Saint-Michel 

de janvier à novembre 2017

Mécénat : 
La marinière Mont-Saint-Michel de Saint James en vente jusqu’au 15 octobre 2017

le site de dons en ligne mapierrealedifice.fr

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Lamomali par -M- soulève les Nuits de Fourvière #livereport

Avec son projet Lamomali, Matthieu Chedid débute une tournée aussi belle, classieuse, festive, intense, métissée, surprenante. A chaque nouveau projet, -M- crée la surprise. Sur scène, comme sur l’album, il est accompagné d’artistes en or : Toumani & Sidiki Diabaté, Fatoumata Diawara, Oxmo Puccino. Nous avons assisté aux premiers concerts aux Nuits de Fourvière.

Ce vendredi, la chaleur estivale est bien présente au sein des gradins du théâtre antique des Nuits de Fourvière. Et l’ambiance est festive ce soir, bien avant d’accéder à l’enceinte romaine.Une spectatrice motivée entonnait déjà le bal de Bamako dans le funiculaire. « Allez on chante !», dit-elle à ses amis. C’est parti pour le nouveau show de M : Lamomali

C’est une première fois pour moi et comme toutes les premières fois, je suis impatiente, excitée et intriguée de voir -M- sur scène. La seule initiale de son prénom et de son personnage emblématique des débuts suffit à le reconnaître de tous et toutes.

M ou plutôt Matthieu Chedid n’a de cesse de jouer et de se jouer d’univers musicaux différents allant de rythmes funky, rock, pop avec une grande facilité. Venu « en famille » l’année dernière aux Nuits de Fourvière, il nous emmène maintenant dans un univers musical métissé, empreint de sons africains. Accompagné d’artistes maliens au son de la kora, -M- va nous fait voyager, bouger, nous surprendre et peut-être nous émouvoir….

 

21h35 : Entrée de -M- sur scène

Il est vêtu d’un costume vert et or lumineux. Ses musiciens et choristes entrent sur scène dont Toumani Diabaté et son fils Sidiki avec leur kora et la chanteuse et danseuse Fatoumata Diawara. L’arrivée d’un quatuor de violons et de violoncelle surprend, ne voyant pas le lien avec la musique africaine.

-M- démarre alors son premier morceau Mama Sam : « non, je ne connais pas l’Afrique, la vie est une machine à fric… » repris spontanément par les spectateurs. Le quatuor commence à jouer. Sa musique semble se fondre avec les autres instruments, me faisant même oublier qu’ils étaient là.

Puis arrive « chui pas un homme, chui pas une femme, juste une âme » nous invitant à dépasser les clivages humains et à nous ouvrir à la spiritualité.

L’air du Bal de Bamako, titre phare de l’album, fait se lever l’ensemble des spectateurs qui se mettent à chanter : « Bal de Bamako, bal de Bamako, jtai dans la peau…» La participation d’Oxmo Puccino ravit la foule, le « village Lamomali » s’agrandit.

-M- : l’homme électrique 

-M- a troqué sa guitare sèche contre une guitare électrique donnant ainsi une tonalité beaucoup plus rock qui se mélange au son du djembé, des koras ainsi qu’à la voix et à la danse envoutantes de Fatoumata Diawara. Il y a même un DJ aux platines qui nous emmène par instants dans un univers plus électro. Le morceau suivant Lamomali est encore plus surprenant démarrant par une interprétation rap de la chanteuse-choriste.

-M- a l’air de s’amuser comme un gamin. Il a le sourire aux lèvres, traduisant son plaisir d’être sur scène avec le public et ses partenaires.

Puis, l’effervescence laisse place à un moment intimiste avec Toumani et Sidiki Diabaté. Toumani nous invite : « Soyez les bienvenus à bord de Lamomali airlines dans laquelle il n’y a que l’amour, la spiritualité, le respect… » Toumani Diabaté nous relate l’histoire du Mali et de la tradition des griots qui se transmet de pères en fils afin de perpétuer le savoir par voie orale. Toumani et son fils Sidiki représente ainsi la 71ème et 72ème génération de griots. Le chant et la danse sont, quant à eux, réservés aux femmes. Sidiki se lance alors dans l’explication de la fabrication de la kora et la manière particulière de jouer avec les pouces. Puis Toumani dédie le morceau aux migrants qui sont décédés en mer, nous ramenant subitement à un côté plus sombre de notre humanité.

Il est environ 22h15 quand la pluie s’invite au programme. L’odeur de terre mouillée qui se dégage et la voix de Fatoumata Diawara me transporte en Afrique. « C’est à cause de la kora qu’il pleut ! C’est vrai, en Afrique, il en joue pour faire venir la pluie » me dit ma voisine.

-M- revient sur scène plaisante avec nous sur la pluie qui s’est invitée au programme « vous avez des ponchos ? Allez on va se réchauffer ! » Il entonne Onde Sensuelle qui nous donne immédiatement l’envie de bouger.
La superbe reprise de Balavoine « Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ? » est comme un appel au monde qui vacille.

Suivent des morceaux plus intimistes, les spectateurs éclairent la nuit avec leur portable. La scène s’est transformée en décor lunaire, nous invitant à la rêverie.
Le morceau Manitoumani laisse apparaître une grande complicité et beaucoup de respect entre -M- et Toumani. La plupart des musiciens, chanteurs portent les fameuses lunettes lumineuses fétiches du chanteur.

Le groupe lance alors un air connu de tous mais totalement incongru « Vas-y Franky c’est bon ! » que le public s’amuse alors à chanter. Elle est tout simplement le prétexte pour Sidiki de jouer avec le public : « Allez on va remplacer Franky par Sidi.»

Lamomali : apothéose du voyage musical

Il est plus de 23h, le temps qui semblait suspendu a filé. -M- rend hommage à sa grand-mère Andrée Chedid, écrivaine et poétesse, qui a écrit les paroles de certaines de ses chansons. Il cite alors ses mots également repris par Toumani : «Toi, qui que tu sois. Je te suis bien plus proche qu’étranger. » C’est la clé de cette rencontre musicale et humaine. Le morceau Solidarité est chanté avec conviction et enthousiasme. C’est une grande humanité qui se dégage de ce voyage Lamomali, comme un pied de nez à tous ceux qui voudraient nous faire croire que l’étranger est une menace.

-M- nous remercie d’avoir pris part au voyage Lamomali, qui débute sa tournée à Fourvière. On sent alors la fin du concert arriver mais personne n’a vraiment envie que cela s’arrête. Tous sont réunis sur scène pour ce qui semble être le dernier morceau emblématique « Je dis M ». Ils nous saluent, les lumières s’éteignent. On croit l’aventure terminée mais c’est sans compter sur l’incroyable énergie de ce village Lamomali. -M- revient quelques instants plus tard «Vous êtes tellement chouettes et communicatifs, on s’est dit qu’on devait revenir » C’est reparti pour le Bal de Bamako ! Il est minuit, les gradins se vident, c’est la vraie fin cette fois-ci.

Je veux bien reprendre un billet à bord de Lamomali Airlines.
Je veux bien repartir pour ce voyage empreint d’humanité et de musiques, de couleurs aussi brillamment mélangés.

Je dis M !

by Emilie Jacquemier

Lamomali

Concerts du 09 au 12 juin 2017

Salle Pleyel
252 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

et en tournée dans les Zénith de France

Lamomali, l’album
(3ème Bureau

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Julien Doré en tournée des festivals avec Esperluette #livereport

2e round de l’Esperluette Tour avec Paroles et Musiques Festival ce vendredi au Zénith de Saint-Etienne. Julien Doré a retravaillé avec sa bande de musicos son live pour un public de festivaliers, en plein air qui passera des Nuits de Fourvière à Musilac, du Fnaclive aux Francofolies. Report d’une soirée efficace et relevée à souhait. Le bogosse de la chanson française n’a pas fini d’allumer les foules et de consolider ce lien ténu avec ses fans. Classe !

photo Joël Kuby

Pote du lycée, bébé en fosse et blaireau du soir
ll se passe toujours des trucs de dingos aux concerts de Julien Doré. Comme à St-Etienne, apercevoir une copine de lycée. Toujours mimi, elle a des lunettes maintenant. Tu n’imaginais pas qu’elle sortirait avec un homme comme celui avec qui elle est ce soir. Le côté fun-déluré s’est dilué dans le filtre des années. Elle retrouve pourtant ce sourire d’ado que je lui connaissais devant le chanteur.
Il y aussi cette trentenaire enceinte de bien 6 mois, en fosse, comme si de rien était. Alors que l’on ne pourrait lui souhaiter qu’un siège douillet même si en plastoc.
Et des choses un plus tristes. Comme cet ado qui fait la gueule à son frère : “me touche pas avec tes pieds“. Mais aussi ce “blaireau” qui balance un “À poil” tout à fait approprié et qui se fait ramasser par l’artiste qui le recadre avec un max de témoins. 

L’Esperluette Tour version festival

Julien Doré reprend sa tournée avec un live repensé pour les grandes scènes, le plein air et raccourci pour passer partout. Une sorte de “recommencement” pour le jeune homme et ses compagnons de route dont le fidèle Arman Méliès à la guitare.
Un premier titre au piano pour débuter au creux de l’oreille puis Le Lac vient confirmer l’appel de l’été. Bain de foule dès la 3e titre avec Beyrouth Plage. Le poids des emmerdes n’ont plus d’emprise sur nous quand on voit Julien Doré. Un premier guest arrive sur Coco Câline pour le côté kawaii du show avec l’adorable Panda. La veste griffée Esperluette dans le dos rend les armes pour laisser toute la place au débardeur laissant deviner que le tombeur a pris du biceps.
Les vieux tubes comme Chou WasabiKiss me forever rappellent de bons souvenirs tout en déchainant encore plus le public.

Chaleur, débardeur, caresse 
L’ambiance est chaude comme la braise. Les poses langoureuses du chanteur ne font pas baisser la température, bien au contraire. L’on apprendra que son “baromètre de canicule ce sont mes cheveux“.
On se prend à être déçu de pas être du bon côté de la fosse pour attraper sa serviette au vol. Ca aurait été un fétiche comme un autre à collecter pour rendre jaloux-se.
Julien Doré est tout à la fois le gendre qu’une belle-mère serait ravie de suivre en tournée avec sa fille, l’amant que de nombreuses girls aimeraient “câliner” ou “caresser” selon le morceau choisi, le pote qui a la répartie a tout épreuve, l’ami imaginaire qui est aussi sensible que toi malgré ses tatouages de bad boy.

Notre petit bonheur : Winnipeg au yukulele chanté en cœur avec le public ! Et là, tu regrettes que ta voisine que tu ne connais même pas se soit collée à toi pour te chanter faux dans l’oreille droite. Mais tu acceptes, la soirée doit être folle et belle pour tous et toutes. Un jet de serpentins en plein milieu du show. C’est ça aussi un concert de Julien D. une surprise à tout moment et pas à la fin comme un Anglo-saxon.

La version live de Sublime & Silence prend aux tripes.
Il dit combien il est content de la soirée : “Vous êtes tout en présence et vocalité”, car le public chante générosité à chaque fois qu’il est sollicité comme sur Magnolia pour les choeurs : “Don’t be afraid”
Pendant une instru, le trentenaire enfile une “chemise d’été blanche en flanelle“, qu’il aurait achetée le matin même. Fin de show en grâce et en apothéose avec Paris-Seychelles. L’occasion de sortir bolide et casque rétro. Julien Doré sait mieux que personne doser au mieux second degré, ballades qui te prend le coeur et complicité totale.

L’autre bonus Esperluette Tour est la rencontre avec les fans à la fin du concert. Autant dire que c’est la cohue et que tu vas prendre encore une bonne dose de chaleur avec la pleine proximité des fans. Mais la tentation de voir l’artiste encore plus près semble commune à tous les d’âges, même si certains l’assument mieux que d’autres.
Amusant de voir la fan qui a en fond d’écran son selfie avec le beau Julien, son portrait avec son chéri n’arrivant qu’en second, en fond sur le menu.

Julien Doré en tournée des festivals

en concert :
15 juin : Aluna Festival – Ruoms
6 juillet : Arènes de Nîmes
8 Juillet : Fnac Live – Paris
16 juin : Nuits de Fourvière – Lyon / complet
14 juillet : Les Francofolies de la Rochelle
16 juillet : Musilac – Aix les Bains
20 juillet : Les Arènes – Bayonne

13 août : Amphithéâtre, Erbalunga

Reprise de la tournée des Zénith à la rentrée : Lille..

Et à l’AccorHotels Arena, à Paris, le 15 décembre 

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Loïc Nottet, Beth Ditto, Fishbach affolent la Creative Live Session #report

Ce mercredi au Yoyo, le plateau de la Creative Live Session #9 by Sony Music Fr enthousiaste les invités qui ont décroché leur sésame. Au programme : Loïc Nottet, le tombeur de ces dames, Beth Ditto en solo mais toujours aussi volubile, Fichbach et sa guitare électro incroyable et la révélation venue d’Australie : Malo’.

Les tweets défilent sur le grand écran, beaucoup d’attente pour Loïc Nottet, une partie de son fan club est bien en place au 1er rang collé à la scène. Moi, mon cœur bat toujours autant pour Beth.
Une spectatrice attend tranquillement en mattant la série pas forcément la plus gaie du moment 13 Reasons Why en streaming.

Malo, le Frenchy revenu d’Australie

La soirée débute par Malo’, le jeune Français exilé volontaire en Australie. Il nous offre une alternance de textes anglais et français et de couleurs musicales de haute volée.  Quand il se met à la guitare acoustique pour La Colline, j’entends à côté de moi : “sa voix ressemble à Raphaël” Pas faux, mais il ne sature pas son répertoire de ballades. Ça envoie aussi avec des titres efficaces comme I Believed et Let It go qui va te réveiller ton été. Ça tombe bien son album sort dans quelques chose.

“Fishbach la craquante”

Ce n’est pas moi qui le dit mais le présentateur Lionel de Virgin. Je choisirais plutôt énigmatique pour décrire ce brin de girl, élancée, tout de noir vêtue. Fishbach, révélation des Transmusicales 2016, poursuit sa percée. Même court, son set prouve la maîtrise de son univers et de sa fascinante emprise sur ceux qui écoutent au-delà des références.
Certains couplets de chansons sont de beauté pure : “J’attendrais mille ans mon garçon“.
Perchée” sans doute, déstabilisante surement. Elle ne laisse pas indifférent, d’autant plus quand elle est armée de sa guitare électrique bicolore, rouge-blanc. 

Loïc Nottet : toutes folles de lui !

Les smartphones se lèvent pour immortaliser l’écran qui fait apparaître le nom de l’artiste belge en lettres couleur rouge passion.
Le set débute et on ne comprend pas tout de suite d’où vient la voix du chanteur. Il faut se retourner pour tenter d’apercevoir Loïc Nottet émergé des têtes et des smartphones. Entrée remarquée sur Mud Blood (son titre préféré de l’album Selfocracy) et pleine proximité avec son public. Il arrive sur scène et saute littéralement dans tous les sens. Impossible de le saisir au vol.

Il se fige devant son micro pour Million Eyes et transpire à grosses gouttes. A sa place, je serai mort d’hydratation avec un pull noir sur chemise blanche et un col fermé.

Poison le fait à nouveau se déhancher sur toute la largeur de la scène. Il se dérobe facticement aux objectifs, l’option caméra sur ton phone a dû bon, mais on se croirait à un match de tennis où les suiveuses regardent d’un côté et de l’autre de la scène.

Loïc Nottet ne tient pas en place, il se couche au sol et casse son boîtier micro. Un concert pour lui est une séance cardio pour nous.
Respect !
Les résa sont ouvertes pour l’Olympia du 12 décembre.

Beth Ditto endiablée

Entrée lumineuse de l’Américaine déchainée avec robe et paupières pailletées, sur In and Out, extrait de son album solo Fake Sugar. Elle salue les visages qu’elle reconnait. Il y aurait presque une petite timidité mais qui sera vite balayée. Suit sa “U2 song” : We could run, un beau titre aux élans romantiques. Les échanges avec le public sont toujours spontanés. Chaque pause est l’occasion d’une bonne blague, d’une demande de mot en français (ce soir ce sera échelle), d’une gorgée d’alcool et de dialogue improbable du genre :”Dad, je t’avais demandé de rester à la maison !” quand elle découvre un spectateur de plus de 40 ans.

Fake Sugar suivi du tube Fire déchainent le Yoyo.

Ooh Lala, beau clin d’œil à l’amour que la chanteuse a pour la France. Final avec Heavy Cross en souvenir de la période folle de feu Gossip. On en aurait voulu plus. On nous annonce une tournée en France à la rentrée. #cantwait

Creative Live Session c’est l’assurance d’une soirée de ouf avec des artistes majeures et des petites pépites. Alors reste connecté.e pour ne pas râter la 10e !

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Monsieur Nounou ! avec Tex : des invitations à gagner #concours

Depuis le 20 mai, Tex se déchaîne sur la scène du Théâtre Rive Gauche en interprétant non pas un mais deux personnages. Pleine folie pour le vaudeville culte Monsieur Nounou !

Les Veauluisant, récemment parents, ont décidé de renvoyer Justine, la nourrice, à cause de la légèreté de ses mœurs. Madame Veauluisant charge son mari, un député volage, de la remplacer, si possible par une bourguignonne, réputée pour la qualité de son lait. Balivet, un jeune clerc de notaire, qui en pince pour Justine, s’introduit en secret chez Monsieur et Madame pour lui faire la cour.

Vous aurez compris que les quiproquos vont aller bon train et que Tex ne quitte pratiquement pas la scène, si ce n’est pour changer de costume. Rythme effréné et rires en série vont vous assurer une soirée réussie. La mise en scène de Luq Hamett s’annonce colorée.

CONCOURS

Nous vous invitons à découvrir Monsieur Nounou ! à la date de votre choix du mardi au vendredi à 21h jusqu’au 18 juin 2017 au Théâtre Rive Gauche.

Pour cela, c’est très simple. Il suffit de remplir le formulaire en dessous en nous indiquant la date de votre choix.

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les participants. Ils-elles recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 invitations pour le pièce !

Concours Monsieur Nounou
Sending

 

Monsieur Nounou !

un vaudeville de FEYDEAU et Maurice DESVALLIERES
Adaptation Emmanuelle HAMET
Mise en scène Luq HAMETT

Avec : TEX, Belen LORENZO, Eric MASSOT, Jacques BOUANICH et Lionel LAGET

Du mardi au samedi à 21h
Matinées les samedis à 17h (jusqu’au 01/07 inclus) et les dimanches à 15h30

au Théâtre Rive Gauche
6, rue de la Gaîté
75014 PARIS

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AUSTRA en interview : on a parlé Future Politics, États-Unis, Montréal

“C’est toujours une joie de revenir à Paris” pour Katie Stelmanis, la leader du groupe Austra. A l’occasion de son concert au Trianon dans le cadre du festival Les Femmes s’en mêlent, elle nous évoque son fascinant nouvel album Future Politics, sa relation avec les États-Unis, Montréal et surtout ce qu’elle attend de ses fans français !

INTERVIEW

 

UsofParis : Tu as débuté ta tournée aux États-Unis, comment
Katie Stelmanis : Notre live est une combinaison de nos trois albums. Il y a des moments très intimes, notamment avec les nouvelles chansons. Et on a remixé certains anciens titres pour les rendre encore plus dansant.
Je dirais que le public est plus passionné par le sens des chansons qu’en Europe. C’est surtout parce que l’on a débuté la tournée juste après l’élection de Trump. Les gens s’identifient vraiment au concept de “Future Politics“.

Comme David Bowie, es-tu “Afraid of America” ?
Je suis effrayée par certains côtés des États-Unis. Quand on s’arrête en plein milieu de nulle part avec notre tour bus, on se dit :”Fermez les portes !” 🙂 Je pense toujours au fait qu’il y a des armes là-bas.

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Qui est ton ange pour ce nouvel album ?
Alice qui l’a mixé ! On travaille ensemble depuis de nombreuses années ensemble.
C’était un peu un processus de création DIY (Do it yourself) : mix et production. Personne ne l’avait fait avant sans une aide extérieure.
Alice n’avait jamais mixé d’album avant. Du coup, j’ai été obligé de m’impliquer plus aussi dans cette partie.

We are alive est une de mes titres préférés.
C’est l’une de toutes premières chansons écrites pour cet album. J’ai passé des stades où je l’ai aussi bien aimée puis détestée. On l’a joué sur scène avant et je sortais du concert, en disant : “je veux la virer !” 🙂 Et après je disais l’inverse.
J’ai eu cette réaction parce que ce n’est pas une chanson “habituelle” d’Austra. Elle est plus simple, basique, strip down. C’était donc un peu inconfortable parce qu’aussi très vocal.
Pour moi, cette chanson est plus une conversation, ce n’est plus une ballade. Je parle aux gens. Je dois donc être investie de ce que je dis.

J’aime aussi beaucoup I love you more than you love yourself.
C’est aimer une personne qui est dépressive. C’est très simple en fait comme sentiment. Et en même temps très difficile, de faire s’aimer une personne.

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Quelle est l’histoire de la vidéo I love you more than you love yourself ?
L’idée du clip est basée sur l’astronaute, Lisa Nowak. Elle était la sensation aux États-Unis après son premier voyage dans l’espace. Et elle a eu un break-down. Elle était amoureuse d’un homme qui avait une autre femme dans sa vie.
Elle a essayé de le conquérir d’évincer s petite-amie. Elle avait tout un tas d’accessoires comme un pistolet et a traversé les Etats-Unis pour la kidnapper. Elle a été arrêtée et le mot qui lui était associé quand on cherchait sur internet était : lunatique.
On s’est servi de cette histoire, car les gens se sont acharnés sur elle, sans lui accorder justice. Il n’y a pas eu de jugement sur son état psychique et tout le stress qu’elle a pu ressentir en se préparer à son voyage dans l’espace. Avec cette vidéo, nous voulions apporter un point de vue compassionnel à son histoire.

Que pouvons-nous faire pour sauver l’humanité ?
Waouh ! Grande question. Je n’ai pas la réponse. 🙂
Mais ce que j’essaie de faire avec cet album c’est encourager les gens à penser différemment et à challenger les idées, à vérifier beaucoup plus les informations que ce que l’on fait.
Penser plus grand. Le changement doit être global et pas seulement local “être locavore”, par exemple.

As-tu un mantra pour mieux vivre ?
Je n’ai pas une façon poétique de le dire, mais ce qui est le plus important pour moi est de toujours de déstresser.
Être libérée du stress te rend capable de créer. Ce métier peut être très stressant. Beaucoup de mauvaises choses peuvent arriver, de critiques, mais il faut arriver à prendre la distance.
C’est la chose la plus importante de ma vie.

As-tu une bonne raison d’écouter Future Politics ?
Je n’avais pas anticipé quel serait l’ambiance au moment de la sortie de l’album. Je suis pessimiste quant à la politique actuelle et maintenant j’ai des chansons tristes sur la politique.

Quand sais-tu que tu as écrit une bonne chanson ?
Je n’ai pas la moindre idée. Pour moi, c’est une question de longévité. J’écris une chanson, je vois combien de temps je peux l’écouter.
Mais je travaille avec beaucoup de monde : mes musiciens, mon équipe en tournée, les gens de la maison de disque. J’ai donc beaucoup de conseils.
Et la meilleure des choses est de la jouer en live. Ne serait-ce que la répéter avec le groupe est une étape cruciale. Quand tu es chez toi, seule, c’est impossible à dire.

Une histoire marrante qui te serait arrivée à Paris ?
La dernière fois que je suis venue à Paris, j’avais un date. Et j’ai eu l’idée d’un moment romantique au Sacré Cœur avec une bouteille de vin. Je n’avais pas anticipé le fait qu’il y ait des centaines d’autres personnes qui avaient la même idée que moi.


As-tu fait une cure de français à Montréal ?
J’ai tenté d’apprendre à parler français. Je suis resté dans le quartier pendant un an. Et après je suis partie à Mexico et j’ai appris l’espagnol. Et du coup, je confonds les deux langues tout le temps.
J’ai un meilleur accent espagnol que français, en tout cas.
Montréal est unique au monde. Comme Berlin. C’est une ville allemande bien sûr, mais tellement différente de toutes les autres. Il y a beaucoup de gens qui y habitent qui ne parlent pas allemand, comme Montréal. Il n’est pas nécessaire de parler français pour y habiter.

Une belle adresse à nous conseiller à Montréal ?
Oui, un spot pour le petit-déjeuner que j’adore : Byblos Café.
C’est la première adresse où je vais quand je retourne à Montréal. C’est beau, apaisant et la nourriture est bonne.

Un message pour tes fans français ?
Continuez à être toujours plus excités et débridés que les berlinois.
Ces temps, le public berlinois est vraiment ennuyant. J’ai beaucoup d’attente avec le public français, qu’il soit toujours aussi fou.

Interview by Alexandre


AUSTRA
nouvel album Future Politics
(Domino Records)

Concert en France :
le 23 juin au festival Rock in Evreux

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Mama Khan, le chant berbère de l’eau : des femmes pour une destinée…

La genèse de ce récit initiatique provient des rencontres qui ont guidées Khadija El Mahdi dans le sud du Maroc sur les traces du peuple Berbère. Progressivement, la trame du second opus des aventures de Mama Khan, les 13 chemins de grand-mère terre se met en place. C’est au Théâtre La Croisée des Chemins que nous retrouvons une ode vibrante à la vallée des pierres de mémoire où se mêlent poésie, malice et force de cœur.

À l’origine, il y a une petite fille en manque de beauté et de lumière. Elle se met alors à rêver de Mama Khan. Un guide aux allures de grand-mère qui, depuis la nuit des temps, transmet la mémoire du monde aux générations à venir. L’histoire de chaque culture première qu’elle diffuse permet ainsi un ancrage profond de nos racines archaïques afin de vivre en harmonie avec notre monde moderne.

La comédienne entre en scène. Au fur et à mesure qu’elle s’habille et surtout lorsqu’elle met son masque, nous sentons l’âme du personnage s’immiscer en elle.

Mama Khan ouvre alors ses bras à Lalla Richa dont elle va nous conter l’histoire. Une femme vibrante qui va connaître le rêve, l’illusion de l’amour mais aussi la trahison. Suite à la perte d’un être plus que précieux et l’abandon des siens, elle décide de partir en quête de liberté et d’autonomie…

L’épopée de Lalla Richa est sensible et émouvante. Nous partons alors à la découverte de sa culture bordée de merveilles mais également de barrières… Tantôt drolatique, tantôt pesant mais toujours intense.

La vocation de ce conte est, bien entendu, la transmission mais aussi et surtout, le partage. Il prend forme sur scène entre la comédienne et le public. Une synergie se crée alors rendant chaque représentation unique.

 À la fin, ce partage se poursuit autour d’échanges avec une Khadija El Mahdi accessible, fascinante et solaire. Se tisse alors un lien qui évoluera lors des onze autres aventures de Mama Khan que nous ne manquerons pas…

Tanmirt KhadiMama !

by Jean-Philippe 

 

Mama Khan, le chant Berbère de l’eau

second opus des treize chemins de Grand-Mère Terre

Mise en scène et interprétation : Khadija El Mahdi
Compagnie Les Apicoles 

du 18 janvier au 8 mars 2019

vendredi à 19h45
durée : 50 minutes

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris
Réservations : 01 42 19 93 63

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