Archives par mot-clé : peinture

Photo du mois #86 : le merveilleux dans votre vie

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Betty de proposer le thème : le merveilleux dans votre vie

C’était il y a quelques jours, dans une galerie parisienne.
Avoir la chance d’un face-à-face exceptionnel et quasi en solitaire avec un Caravage inconnu – car retrouvé très récemment dans un grenier à Toulouse.
Une toile qui fera le bonheur d’un collectionneur privé et se dérobera à nouveau au regard du grand public après sa mise aux enchères au mois de juin.

Photo du mois

Pour découvrir le merveilleux des blogueurs participants, c’est par ici :

Akaieric, Alexinparis, Amartia, Angélique, Betty, Blogoth67, Cara, Christophe, Cocazzz, Cynthia, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

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Mircea Cantor au Musée de la Chasse – l’art roumain foisonnant

Le Musée de la Chasse et de la Nature aime bousculer les codes de l’art contemporain. Avec l’exposition Vânătorul de imagini de Mircea Cantor l’étonnement est total.
Oeuvres en tissu, dessins, vidéos et sculpture en verre : aucune corde ne manque à l’art de l’artiste roumain.
En plus, il a voulu mettre en avant certains de ses pairs contemporains. Et l’on découvre alors que la Roumanie est un vivier de talents, à travers tous les supports.

Voici nos coups de coeur piochés dans le parcours dédié à Mircea Cantor, des costumes traditionnels exposés et des artistes roumains en quelques oeuvres. 

Mircea Cantor en 3 oeuvres

L’art de Mircea Cantor est axé essentiellement sur la chute de la dictature roumaine,  en 1989, et aussi de l’apparition de la démocratie.

Hidden meridians over a disrupt landscape
Dans cette oeuvre, il utilise une tenue de militaire US  décousue puis recousue pour former ce carré.

Mircea Cantor

La corde brodée sur l’ensemble évoque un souvenir d’enfance. Les poutres dans les maisons étaient traditionnellement taillées en forme de corde pour convoquer la force, la résistance.
Derrière, sur le mur, une peinture faite à base de vin rouge. Réalisée sur place, au Musée de la Chasse et de la Nature, elle a grandement évolué avec le temps, passant du rouge tannique au gris, puis à cette teinte ocre par oxydation naturelle.

Aquilat non capit muscas
Rare sont les vidéos d’art qui nous semblent pertinentes.
Ici, après des mois de négociations avec deux pays, il  capte l’entrainement de rapaces à l’interception de drones : l’une des plus grande menace actuelle pour la sécurité intérieure de nos pays.

Mircea Cantor

Cette captation a servi de base à une version dessinée à l’encre de chine. Des croquis qui captent la force des rapaces.

Mircea Cantor

Breat Separator
Cette frontière de verre est le symbole de l’envahissement consumériste qu’a subi la Roumanie après la chute du régime dictatorial.

Mircea Cantor

Mircea Cantor voit d’un mauvais oeil l’arrivée des grands groupes industriels qui déstabilisent la société . Et c’est avec son pouce qu’il crée ce motif de barbelés symbolique dans son travail.

Colinde : les fêtes de l’ours

C’est aussi le marqueur de cette exposition : le folklore roumain à travers les fêtes de fin d’année.
Entre Noël et le jour de l’an, dans les villes, les Roumains organisent des défilés avec les costumes les plus laids possibles.
Arpentant les rues en faisant un maximum de bruit, ils font ainsi fuir les mauvais esprits.Mircea Cantor

Ces masques de chèvres, vieillards, ours et autres figures effrayantes, sont le reflet de cette période de fêtes.
Le musée de paysan roumain a réussi à recueillir ces masques qui sont normalement brûlés à la fin des Colinde.

Le Musée de la Chasse et de la Nature expose aussi beaucoup d’autres costumes traditionnellement portés pour cette fête païenne : diable et chevaux sur roulettes. Certains costumes sont en vraie peau de bête se transmettent de père en fils ou en fille.

Mircea Cantor

Mircea Cantor

Les artistes contemporains roumains

A l’opposée de Mircea Cantor, la scène contemporaine roumaine est plutôt figurative. Comme si elle voulait s’émanciper de son passé.

Dans cet univers de création, Radu Oreain est l’un de nos coups de coeur.

Mircea Cantor Mircea Cantor

Ses dessins sont vifs. Hunting Archive et ses traits foisonnants pourraient le rapprocher d’un Jérôme Bosch moderne. On pourrait passer des heures à chercher les détails dans ses oeuvres.

A l’opposé, on aime la naïveté de Serban Savu.

Mircea Cantor

Ces chasseurs dans la neige sont empreints d’une vérité proche des impressionnistes du XIXe siècle. On ressent la quiétude de la scène, et une certaine misère sociale aussi.

Et pour finir ce tour d’horizon des artistes contemporains roumains, il ne faut pas oublier Cornel Brudașcu. Un maître roumain.

Mircea Cantor

Dans ce tableau on ressent toute l’énergie créatrice d’un pays qui est encore en devenir.
En off, ce tableau est aussi un hommage à Mircea Cantor, mais on vous laisse  chercher pourquoi. 😉

Mircea Cantor
Remus et Romulus – Mircea Cantor

Exposition Mircea Cantor : Vânătorul de imagini

Jusqu’au 31 mars 2019

du mardi au dimanche de de 11h à 18h
le mercredi jusqu’à 21h30

au Musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des Archives
75003 Paris

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Collection Courtauld : la fabuleuse exposition impressionniste

La Fondation Louis Vuitton a le don de créer l’événement à chacune de ses nouvelles expositions.
La Collection Courtauld, le parti de l’impressionnisme, à l’affiche en ce moment, regroupe des joyaux de l’impressionnisme et du postimpressionnisme.
Ce n’est pas moins de 110 œuvres tableaux, dessins, gravures et sculptures que les spectateurs pourront contempler jusqu’au 17 juin 2019.
Focus sur cinq chefs-d’œuvre de l’exposition. 

Collection Courtauld

Samuel Courtauld (1876-1947), industriel du textile anglais, a réuni cette impressionnante collection en seulement 6 ans, de 1923 et 1929. Et son goût immodéré pour l’art fait de lui l’un des plus grands mécènes du XXe siècle.
Cette collection quitte exceptionnellement la Courtauld Gallery à Londres. Celle-ci étant fermée pendant 2 ans pour cause de travaux, c’est une chance de pouvoir l’admirer à Paris.

5 œuvres pour une exposition remarquable

Condenser cette exposition à cinq toiles est forcément réducteur.
Commençons par le tableau symbolique du collectionneur.

Un bar aux Folies-Bergère

Cette toile d’Édouard Manet de 1882 entre dans la Collection Courtauld en 1926.

Collection Courtauld

Véritable instantané d’une soirée, il rend compte intégralement de l’espace du lieu. Avec les balcons et les spectateurs qui se reflètent dans le miroir derrière la serveuse Suzon. D’ailleurs, cette dernière se reflète elle aussi dans le miroir, de dos avec son interlocuteur. Miroir déformant donc, car il devrait être normalement présent devant elle et cacher la scène. Une incongruité qui retenu l’attention des critiques à l’époque.

Le Chenal à Gravelines, Grand Fort-Philippe

Quelle beauté ce tableau de Seurat. Le peintre pointilliste offre une toile lumineuse et exaltante.

Collection CourtauldLes points de peinture titillent nos yeux. Les couleurs pétillent. On a vraiment l’impression de vivre le paysage, de voir le bateau osciller sur le courant du cours d’eau. Et ce qui fascine surtout, c’est la finesse de la peinture, la délicatesse du rendu.

Antibes

Oh, la douceur de Monet ! Peinte en 1888, on sent toujours la douce chaleur du soleil du Sud sortir de cette toile.

Collection CourtauldEt quel contraste dans les couleurs, dans la lumière. L’œil se focalise d’abord sur le pin avant d’être attiré par l’eau et les vaguelettes. Les ondulations nous conduisent doucement vers l’arrière-plan qui révèle des collines finement azurées. Et de suite, on a rêvé de cette chaleur du sud français pour nous réchauffer de l’hiver parisien.

Le lac d’Annecy

Ce n’est pas forcément la toile majeure de Cézanne sur laquelle nous nous arrêtons.

Collection CourtauldOn connait ce lac plus lumineux. Mais les reflets des bâtiments et de la végétation dans l’eau sont si finement maîtrisés. On a envie d’un peu de repos sous cet arbre et d’accompagner l’artiste.

Champ de blé, avec cyprès

On aurait pu choisir l’emblématique Autoportrait à l’oreille coupée de Van Gogh, mais la puissance des paysages du peintre hollandais nous subjugue à chaque fois.

Collection CourtauldLe vent dans les nuages et dans le champ donnent à la toile une puissance particulière. On ressent les coups de pinceaux dans les toiles de Vincent Van Gogh. Les cyprès, qu’il compare aux obélisques égyptiens, accrochent l’œil et donnent une dynamique particulière au tableau.
On bouillonne de plaisir devant une peinture qui transmet autant de force naturelle.

Collection Courtauld

Avec ces cinq toiles, la Collection Courtauld ne nous révèle que quelques-uns de ces plaisirs particuliers.
Et même si dans les 110 œuvres présentent, toutes ne sont pas à ce niveau, il est certain que vos yeux sortiront de la visite remplis de merveilles.
Un kiff artistique à voir de toute urgence avant les longues files d’attente des dernières semaines.

Collection Courtauld

La Collection Courtauld : le parti de l’impressionnisme

Jusqu’au 17 juin 2019

Fermeture hebdomadaire le mardi

Fondation Louis Vuitton
8, Avenue du Mahatma Gandhi
Bois de Boulogne
75116 Paris

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Picasso Chefs-d’œuvre, des toiles pour la 1ère fois à Paris

La notion de chefs-d’œuvre est toujours relative. Mais avec Picasso. Chefs-d’œuvre !, le musée Picasso Paris propose une nouvelle manière d’aborder le travail du maitre.
Peintures de jeunesse, dessins, sculptures, moulages, création d’objets, rien ne fait défaut dans cette exposition qui frôle parfois l’agglutination murale (notamment la collection de photos).
Malgré tout, on trouve des pépites. Voici un focus de quatre d’entre elles.
Un choix partial totalement assumé. 😉

Science et charité, 1897

Ce qui surprend avec Science et charité c’est que ce tableau a été peint par un Picasso ado, à 16 ans, encore étudiant en art à Barcelone. Il prend un thème de réalisme social mais le sujet fait écho à la mort de sa sœur en 1895. Et son père pose pour la figure du docteur.

chefs-d'oeuvre
Esquisse, huile sur bois

Sa présentation, pour la première fois à Paris, fait suite à sa restauration entreprit en novembre 2017.
En prémisse,  la radiographie a mis au jour les procédés créatifs du jeune Picasso comme les retouches au fur et à mesure de l’élaboration de la toile.

chefs-d'oeuvre
Image rayons X augmentée de parties de la toile

Comme cette toile est la première à ouvrir l’exposition, on découvre aussi le parti pris formel de l’installation, avec ces ouvertures qui permettent d’observer partiellement les tableaux avant de les découvrir en entier.
chefs-d'oeuvre

La chèvre, 1946

En 1946, Pablo Picasso prend villégiature à Golfe-Juan, pas loin d’Antibes. Sur proposition de Romuald Dor de la Souchère, il installe son atelier dans le Musée Grimaldi.

Entre septembre et novembre 1946, il crée 23 peintures et 44 dessins. C’est là que  la chèvre devient un animal clef du bestiaire de Picasso.
Si le texte dans la pièce penche pour le dessin, on a eu un coup de cœur pour cette chèvre sculptée.

chefs-d'oeuvreL’animal est brut mais la matière est vivante.  Cette chèvre mélange des feuilles palmes, du métal et du plâtre. Ses yeux sont imparfaits mais la bête a une âme, que l’on aime contempler.
De cette sculpture émane une belle énergie.

Les Baigneuses, 1937

Cette année-là, Malaga, la ville natale de Picasso, est prise par les troupes franquistes. En l’espace de 8 jours, entre le 10 et le 18 février, Picasso peint ces 3 scènes de plage.

chefs-d'oeuvre
Esquisse

Des baigneuses aux corps déformés, avec des teintes minérales et froides. Des figures construites lors d’échanges avec Man Ray, Dora Maar ou Paul Éluard.

chefs-d'oeuvreRéunies pour les premières fois en France, et peu exposées, ces baigneuses tristes et hors norme permettent de capter l’état d’esprit de Picasso.

Et ce qui est frappant c’est l’emploi de techniques mixtes pour chaque toiles : aquarelle, huile, pastel, crayon….chefs-d'oeuvre

Lithographies, 1948

Ce qui est un chef d’œuvre ici,  ce n’est pas le résultat mais bien de voir la technique de base.

chefs-d'oeuvre

Il est rare de pouvoir admirer les pierres qui ont servi à créer des lithographies.
Dans cette salle, il y a quelques exemplaires de dalles qui montrent certaines étapes de la gravure. Et on a envie de les effleurer…
Pure, alcaline et magique.
Et les compositions en noir et blanc de cette salle en ressortent magnifiées.

chefs-d'oeuvre

Avec cet ensemble, le Musée Picasso Paris offre aux visiteurs une nouvelle palette de découvertes des œuvres du Maître.

On a toujours un pan de création by Pablo à découvrir…

Exposition Picasso. Chefs-d’œuvre !

du 04 septembre 2018 au 13 janvier 2019

Musée national Picasso-Paris
5 rue de Thorigny
75003 Paris

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Exposition Kupka au Grand Palais : en 4 oeuvres fortes

Je ne connaissais pas le peintre Kupka avant d’arpenter les galeries nationales du Grand Palais. Je ne pensais pas être saisi à la fois par ses oeuvres figuratives méconnues. Et je n’anticipais pas mon adhésion possible à sa saisissante abstraction.
Voici la sélection de 4 toiles devant lesquelles j’ai passé quelques minutes. 

Kupka

Méditation, 1899

Cette oeuvre saisit à la fois par sa technique (craie et fusain sur papier) et cette pose face à une montagne impressionnante et son reflet dans l’eau.
Le modèle est Kupka lui-même. Il y a l’idée de communion, de respect et d’humilité par la nudite face à la nature suprême.
Une image tellement éloignée de notre monde qui surjoue dans la mise en scène de soi à travers des selfies qui fatiguent la rétine.

Brigitte Leal, conservatrice générale et une des commissaires d’exposition, nous apprendra un peu plus tard au cours de notre visite que le peintre était végétarien et qu’il pratiquait la gymnastique, nu. Une qualité de vie qui est à l’opposé de l’image bohème que l’on pourrait se faire d’un artiste.

Kupka
Autoportrait, 1910
Prague, Narodni Galerie v Praze

Kupka, Autoportrait, 1910

Cette fois, l’artiste ne se dérobe pas à notre regard. L’échange est frontal, à la fois cocasse, simple et brut.
La barbe est magnifique, un hipster avant l’heure ! Et les ondes colorées sur son visage sont tout à fait fascinantes.

Kupka
Amorpha, fugue à deux couleurs, 1912
Prague Narodni galerie v Praze

Amorpha, fugue à deux couleurs, 1912

Kupka entre de plein-pied dans l’abstraction pour ne plus jamais la quitter. Brigitte Leal nous éclaire : “en 1912-13, il était le seul à peindre ces formes-là.” Preuve d’un engagement artistique et formel fort. Même si l’abstraction peut malmener, cette fidélité à son art impose le respect.
Il y a des formes qui intriguent, des formes appellent d’autres images. Amorpha m’offre un jeu visuel me fait appaître un animal par le biais des tracés rouges et bleus.

Kupka
Printemps Cosmique, 1913-1914
Prague Narodni Galerie v Praze

Printemps cosmique !, 1913-1914

C’est une explosion de couleurs, une image psychée capable de mille rêveries et interprétations. Ce pourrait être des nuages jouant avec les rayons colorés, une floraison inouie, les portes du Paradais.
Ce qui est sûr c’est qu’il y a un monde plus grand que nous, plus puissant, capable de nous remplir ou nous engloutir à tout jamais.
On croirait du bleu Klein dans certains coups de pinceau. C’est extrêment vif et fort.

L’exposition éclaire sur les sources spirituelles de l’abstraction “qui ont été niées de nombreuses années et notamment par les Américains”, nous confie la commissaire. Elle nous offre de nouveaux classiques de la peintre à admirer, moins connus mais tout aussi passionnants.

Exposition Kupka
Pionnier de l’abstraction

jusqu’au 30 juillet 2018

au Grand Palais
Avenue du Général Eisenhower
75008 PARIS

Horaires :
Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10h à 20h
Mercredi de 10h à 22h
Fermeture hebdomadaire le mardi

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Guernica : aux origines de la création @ Musée Picasso Paris

Guernica est une vraie icône artistique du 20e siècle.
Cette toile qui raconte l’Histoire, a elle aussi sa propre histoire.
C’est cette histoire que le Musée Picasso Paris nous propose de découvrir : de la genèse par Pablo Picasso à l’inspiration qu’elle suscite auprès des artistes contemporains. Une expo épatante !
Guernica

La genèse : une ode au peintre

En mai 1937, une Exposition Universelle doit se tenir à Paris.
Le gouvernement espagnol souhaite faire de son pavillon une arme symbolique pour défendre la République vacillante face à Franco. Divers artistes sont contactés dont Pablo Picasso qui se voit doter d’un espace monumental de 3,49 m x 7,76 m.
Loin de vouloir politiser sa toile, le thème de l’œuvre est “le peintre et son modèle”.

Guernica

Tout bascule le 26 avril 1937 avec le bombardement de la ville basque de Guernica par les nazies, alliés des franquistes.
Picasso réagit immédiatement. La mise sur toile de cet évènement sera exécutée en un temps record, entre le 10 mai et le 4 juin.

Guernica
Article du 28 avril 1937 sur le bombardement de Guernica

Lors de l’inauguration du pavillon espagnol le 12 juillet 1937, Guernica se dévoile au public parmi les œuvres de Miró, González ou Calder.

Guernica
Maquette du pavillon espagnol pour l’Exposition Universelle de 1937

Après cet événement, la toile fera le tour du monde. Des expositions qui serviront à lever des fonds pour les républicains espagnols.
Cette création marquera ainsi l’engagement politique de Picasso.

Guernica
Guernica au MoMA, 1939

Avec Franco au pouvoir au sortir de la guerre, Picasso refusera que sa toile retourne en Espagne avant la chute du dictateur.
Guernica sera donc de retour sur le sol hispanique qu’en 1981. Elle ne l’a plus jamais quitté depuis.

Guernica : l’émotion de la création

Vous comprendrez alors que la toile n’est pas présente dans cette exposition. Dommage…  Mais La Joconde, elle non plus, ne quitte plus le Louvre (et elle est beaucoup plus petite…😉 ).
C’est une reproduction (un peu plus grande que l’originale) qui nous accueille. Elle ouvre le parcours de 12 salles qui nous plonge dans le contexte de création.

Guernica
La dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin

 

Guernica
La Minotauromachie

Le Musée Picasso nous offre une exposition intelligente, claire et simple pour appréhender cette période emblématique de Picasso.
Et exceptés les férus d’art, peu de gens connaissent en détail la véritable histoire de Guernica, ses prémices et ses influences.

Dans chaque salle, on se confronte à l’art du maître espagnol, souvent en noir et blanc (crayon, encre de chine ou eau-forte) mais aussi en couleur avec des toiles qui marquent un aspect essentiel de la création de Guernica.

Guernica
Tête de Femme en pleur

On découvre aussi des pièces peu connues comme ces quelques strips (sorte de bande dessinée) de Songe et mensonge de Franco.

Guernica
Songe et Mensonge de Franco (Planche I et II)
Guernica
Guernica en création : Photo de Dora Maar


On croise la vie sentimentale de Picasso avec Dora Maar qui immortalise la création la toile mais qui influence aussi son art en mode politique.

Guernica
Guernica & oeuvres hommage

C’est tout aussi frappant de voir ces œuvres hommages à Guernica qui ponctuent la visite et mettent en perceptive l’aura que ce tableau a dans le monde. Un vrai symbole. 

Guernica est une exposition didactique qui montre qu’une œuvre majeure ne peut être créée sans un contexte particulier et traversée par de multiples influences.

Une vraie immersion dans la grande Histoire !

Exposition GUERNICA

du 27 mars au 29 juillet 2018

Musée National Picasso – Paris
5, rue de Thorigny
75003 Paris

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Robert Proch @ Galerie Openspace : notre communication virtuelle torturée

Fluo, énergique, sombre et pessimiste : voici le résumé abrupt de l’exposition Scroll Era de Robert Proch à la Galerie Openspace. Des toiles qui scrutent et tordent nos habitudes liées à la société ultramoderne et technologique. Mais aussi des compositions faites de couches de bois, en mode cellulos de film d’animation.
On a kiffé !

robert proch

Une peinture décomplexée

Ce qui détonne dans Scroll Era, ce sont les couleurs. Car, au premier abord, les grandes masses fluo laissent à penser que ces toiles sont un travail de grapheur. C’est vrai que ce choix de peinture flashy est plus l’apanage du street art.

robert proch
Mais en y regardant de plus près, Robert Proch a bien choisi l’acrylique pour cette série d’œuvres.
Un rendu fort et catchy qui colle bien au sujet : notre addiction aux réseaux sociaux qui tendent à rendre nos vie idylliques. Ou du moins l’image que l’on veut renvoyer de notre quotidien à nos “amis”, nos followers, nos abonnés.

robert proch
Toutes les pièces montrent un tourbillon qui nous embarque vers les tréfonds de la toile.
Certains penseront se retrouver face à un univers proche de Blade Runner, voir Cube pour les plus négatifs.
Un futur que l’on n’aime pas mais que chacun se prépare à vivre.

Robert Proch et ses compositions

L’artiste polonais est animateur de film, à l’origine.
C’est donc naturellement qu’il a voulu s’absoudre de la toile pour créer. Sont donc nées ce qu’il nomme compositions : hors format et hors gabarit.

robert proch

Des œuvres en volume faites d’agglomération de bois peints.  Un travail tout en minutie où chaque couche rappelle les celluloïds utilisés en animation.

robert proch
Alors que dans les toiles, l’esthétique des scènes se caractérise par des carrés, dans ces compositions, les éclairs et les formes triangulaires créent les lignes de fuites, concentrent l’énergie de l’action.
Un résultat intense et captivant.

SCROLL ERA

exposition de Robert Proch

Jusqu’au 18 novembre 2017

Galerie Openspace
116, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris

site officiel : www.prochrobert.com

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Jean André, l’artiste “Instagram” expose les femmes à la Galerie 12mail

L’inspiration se trouve à chaque coin de rue ou même à chaque portée de clic sur votre smart phone. Jean André puise la sienne sur les fils d’Instagram, le très populaire réseau social dédié à la photo. 
Loin de caricaturer ce média, l’artiste en tire des images sensuelles et un peu crues pour mettre en avant la femme dans sa toute première exposition Anyone who knows what love is (will understand) à la Galerie 12mail.

Jean André Galerie 12 mail expo art artiste instagram femme vie création photo by United States of ParisJean André Galerie 12 mail expo art instagram femme vie impression création photo by United States of ParisLa gente féminine est donc la grande inspiration de Jean André. Mais on ne sait pas si ses peintures à l’huile, ses dessins au rouge à lèvres, son carré de soie et ses sculptures sont tirées in-extenso de photos publiées sur le réseau ou sont un pur fruit de son imagination. C’est bien là tout le mystère de la création.

Jean André Galerie 12 mail expo art instagram femme vie création photo by United States of Paris
La vingtaine d’oeuvres exposées  à la Galerie 12mail vous permettront de pénétrer l’univers  riche et multiple de l’artiste, ou d’approfondir votre connaissance, si vous êtes déjà familier de son travail.

Jean André Galerie 12 mail expo art instagram tableau femme vie création photo by United States of Paris
Vous êtes déjà fan de son travail, ou vous le deviendrez après votre visite de l’exposition, sachez que Jean André réalisera des portraits à la demande lors de la dernière semaine de l’exposition (du 8 au 11 juin)
Réservée aux femmes (c’est bien dommage pour nous…)

Donc chères lectrices vous n’avez plus qu’à postuler, à partir du 4 juin, en envoyant votre photo à l’adresse suivante : hello@jeanandre.fr
Les portraits photos sélectionnés seront redessinés par l’artiste puis exposés. Les chanceuses pourront récupérer leur nouveau portrait gratuitement lors du décrochage de l’exposition. #laclasse et #jalousie

Jean André graphiste artiste instragram exposition galerie 12mail RedBull Space paris photo facebook beard barbu hipster

Anyone who knows what love is (will understand)
by Jean André

Jusqu’au 11 juin 2015

Galerie 12mail / RedBull Space
12 rue du mail  – Paris 2e

du mercredi au vendredi de 14h à 18h 

Jean André à suivre sur Instagram

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