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Fnac Live Paris 2019 : les audaces de Kiddy Smile & Therapie Taxi

Fnac Live Paris 2019 J3. 
Du voguing à plein régime avec Kiddy Smile, un déchaînement de cris pour Columbine, Therapie Taxi qui fait planer, le rap de Glauque remuer les ados. 
Report quasi complet de la série de lives du dernier jour de festival 100 % gratuit. 

 

Kiddy Smile

Kiddy Smile : voguing addiction

C’est certainement la 1ère fois que ça vogue vraiment sur la scène du Fnac Live Paris en 9 éditions.
Kiddy Smile, accompagné de ses danseurs débridés et à paillettes, fait fi des conditions difficiles : plein soleil et chaleur, problème de retour son avec changement d’oreillettes en plein live.
Il maîtrise parfaitement le port du chapeau extra large et les jambières lacées.
Kiddy assume tout : sa folie, son audace vestimentaire, sa légèreté. Et ses pointes provoc : « Personne ne sent la chatte comme moi ! »

Kiddy Smile

Kiddy Smile

Son electro est joyeuse, dansante, coolissime à la mesure de Movin’On now son dernier titre. On aimerait aussi oser monter sur un podium et défiler, onduler, en tenue moulante et peu importe notre corpulence.
Le titre Be Honest est l’hymne parfait pour être à la hauteur de ce que nous sommes, sans se cacher, délicieusement grandiose.

Le feu de Columbine

Cris à l’arrivée du groupe, le public connaît tous les titres et va chanter en continu. C’est assez impressionnant de voir la ferveur de ces ados, ces jeunes qui dépensent toutes leurs calories, sous un soleil qui ne les lâchera rien.
Des vagues de chaleur en provenance du public viennent calmer les photographes qui essaient de saisir les deux chanteurs sur la même photo – exigence du management.
« C’est la canicule ou quoi ? » lance l’un des deux compères.
L’endurance des jeunes hurleurs-chanteurs mérite le respect.

Therapie Taxi à la folie 

Il est toujours aussi bon de retrouver le groupe bondissant, délirant et généreux en live. Le set commence par PVP énergique à souhait pour lancer la vague Therapie Taxi. Haut rose et blouson dragons pour Adelaïde, chemise palmiers et bateaux pour Raphaël.
Cadence (“Viens touche mon corps”) invite au rapprochement, Avec ta Zouz à l’amour sous rhum coca.
Cash, Raph confie que Coma idyllique a été écrit un samedi à 5h du mat, bourré. Après tout, on est tous des “amoureux du vice” à un moment de nos modestes vies.
En exclu, le band nous offre un extrait de son 2e album : Monsieur Moustache. Pour la peine, rouge à lèvre de circonstance pour Raph.

Dans le public, on entend des Salope, l’impatience grandit. Et là, notre moustachu tatoué découvre un de ses anciens élèves au milieu des autres festivaliers. Le garçon était pion à Jacques Prévert.

Final en apothéose avec Salope. J’en profite pour chanter le refrain en direction de ma voisine qui n’a pas arrêté de parler sur sa vie merdeuse à sa pote. Il manquait juste le doigt d’honneur pour le total combo.
Rébellion générale.

Glauque : les Fauve belges 

Fauve a fait des émules. On ne sait pas si la filiation avec Fauve est revendiquée, mais Glauque file droit dans les sphères musicales du groupe culte.
Avec une musique moins soft et un flot cavalant un peu plus.
Les jeunes du public sont déjà à fond. Un concert bondissant sur scène et sur le parvis.

Fnac Live Paris 2019 c’est fini !
See you next year

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Fnac Live Paris 2019 : sacres de Clara Luciani & Eddy de Pretto

Fnac Live Paris 2019 J2.
Des fleurs pour Clara Luciani, des guitaristes à genoux (Pépite, Parcels), le strip-tease humide et en plein cagnard avec Nelson Beer, Flavien Berger et ses derviches tourneurs mécaniques.
Le sacre d’Eddy de Pretto qui réalise son rêve.
Report ! 

Retour de Clara Luciani et Eddy de Pretto au Fnac Live Paris après une première apparition remarquée en 2017, en solo. 

Clara Luciani

Clara Luciani ondule pour le Fnac Live Paris

Une fleur joue de la hauteur au milieu de la foule tendue par un festivalier.Clara Luciani
Les fans hardcore de l’adorable Clara Luciani crient le nom des musiciens à leur entrée sur scène : Arnaud, Alban…
Le sourire de la chanteuse qui fait son retour, après une première apparition en solo en 2017, comble les festivaliers.
Début de set avec On ne meurt pas d’amour et son rythme chaloupé. On fond.

Quand Clara avance pour saluer le public et le remercier sans micro, on peut entendre : « Elle est trop mignonne ! »

Clara Luciani

Une petite fille (casquée pour protéger ses oreilles) bien installée sur les épaules de son père fait des fleurs avec ses mains en direction de la chanteuse.

L’ambiance à la complicité, à l’amour au soleil. Belle consécration pour Clara qui voit un large public chanter ses titres : Nue, La grenade

Eddy de Pretto : consécration et the dream comes true

C’était un des grands attendus de l’édition 2019 du festival parisien. Certains de ses fans sont arrivés tôt pour pouvoir chanter en chœur. Eddy de Pretto réalise son rêve : se retrouver sur scène, en tête d’affiche, à la même place de Christine and The Queens en 2015.
Le chanteur s’est confié être dans le public cette année-là.

Pour ce retour, la scéno en jette avec une rampe modulable chargée de néons, des projecteurs qui en envoient et deux musiciens.
L’entrée sur scène sur Kid est puissante. Le chanteur se dérobant, un premier temps, au regard, puis apparait sous les cris des fans.
Il ne tarde pas à fouler l’avant-scène pour ne plus la quitter.
Le bain de foule est tentant, le chanteur y cèdera sur Des murs.
Un festivalier lancera à sa voisine : “Il fait la star !”

Il n’y a pas que des coups de force lors de ce live. Il y a aussi des instants sensibles avec Ma mère, chanté assis en bord de scène ou Honey qui conte une histoire d’amour particulière.

Le set se termine dans un délire sautillant avec Fête de trop.

Nelson Beer, génialement barré

Un peu plus tôt. Nelson Beer débute son set avec une reprise surprenante de Libertine de Mylène Farmer. C’est audacieux pour ce bad boy en bermuda.
En solo, le jeune homme assure un show moite, dansant et barré à mort. « C’est original ! » lance une festivalière à une autre.
Reconnaissons qu’il est assez fascinant d’écouter et de voir le jeune chanteur-performer venu de suisse. Il a quelque chose de magnétique. Il a un déhanché de malade. Un talent à suivre de près.

Flavien Berger envoie des arcs-en-ciel

« Mireille Mathieu… Julien Doré, je t’ai reconnu ! » un festivalier joueur découvrant la chevelure de Flavien Berger. Taquin !

Le premier titre, Sauve ton cœur, donne la couleur du set du chanteur-bidouilleur. C’est à la fois joyeux et dansant, efficace et génialement décalé. Des sortes de derviches tourneurs automatiques ajoutent une touche surréaliste au live.
On se prend à se trémousser aux côtés des autres festivaliers.

Parcels, pop acidulée taillée pour l’été

Les Australiens installés à Berlin offrent la bande-son parfaite pour l’été. Avec Parcels, ça flaire bon l’amour à la plage, les vacances, les virées entre potes. Le rétro côté look et chevelures est une marque de fabrique du groupe qui assure scéniquement.
On pourrait trouver une ressemblance troublante de Jules Hendrix Crommelin avec George Harrison (The Beatles), certainement pour sa moustache.

Pépite assure en pleine chaleur

Les membres du groupe ont adopté le look estival pour assurer leur live : lunettes de soleil, bob et bermuda.
Il est toujours aussi bon de retrouver la pop de Pépite, ça dégourdit le cerveau en plein cagnard, ça réveille les épaules qui ont envie de mouvement.
Respect total pour le groupe qui a assuré malgré la chaleur de fin de journée.

 

Fnac Live Paris 2019 ce n’est pas fini. C’est encore un soir complet de lives gratuits sur le Parvis de l’Hôtel de ville. 

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Fnac Live Paris 2019 torride avec Aya Nakamura, Eddy de Pretto, Radio Elvis & Clara Luciani

FNAC LIVE PARIS 2019, c’est toujours 3 jours de concerts, que l’on espère plein soleil avec une programmation toujours au top.
A l’affiche cette année, une chanteuse R&B qui enflamme les oreilles et que Christine and The Queens overkiffe (Aya Nakamura), un écorché vif électro-pop  (Eddy de Pretto), une femme forte à la grenade impulsive (Clara Luciani) et son alter ego (Rony Alter),
nos chouchous rock (Radio Elvis), des moments intimistes dans le grand salon (Stéphane Eicher), et bien d’autres coups de cœur musicaux.

Le festival grand public pose encore ses enceintes sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris pour une série de lives à vous faire monter au ciel.
Eddy de Pretto

FNAC LIVE PARIS 2019 très punchy

La remarquée Clara Lucianni risque de laisser éclater son rock brut et revendicatif face un public facilement acquis à sa cause musicale. On a hâte de la voire magnifiée par les rayons du soleil couchant sur la place de l’Hôtel de ville.

C’est aussi avec un énorme plaisir de retrouver nos supers chouchous Radio Elvis. Difficile de résister au charme électrique du chanteur Pierre Guénard. C’est dire comme on est impatients ! 🙂

Radio elvis

Et que dire d’Aya Nakamura ? La diva R&b promet de faire se déhancher le parvis avec un live qui sera un des moments forts du premier jour de festival. Des jeunes en délire et des parents médusés. La chanteuse ne risque pas de laisser indifférent.

C’est une autre valeur sûre de la culture musicale française qui conclura la soirée du vendredi : Eddy de Pretto. Textes affutés et musiques au cordeau, le jeune prodige du hip-hop ne manquera pas de galvaniser la foule serrée contre les barrières.

Fnac Live

Des scènes spéciales talents !

L’édition 2019 du FNAC LIVE PARIS propose des cartes blanches à trois labels à l’univers génialement riches. Le jeudi 3 juillet, le label Pias prend la programmation en mains. Le lendemain, les indés bordelais de Talitres envahiront la scène pour faire vibrer le public avant les têtes d’affiche. Et le vendredi 05 juillet, Nowadays Records dévoilera son line-up.

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 En mode cosy dans le grand salon

Les rendez-vous offerts dans les salons de l’Hôtel de ville sont toujours des moments exceptionnels. En 2018, le concert de Sting et Shaggy avait électrisé et ému le public.
La petite jauge du salon offre un quasi un tête-à-tête avec les artistes. Alors avoir Stephan Eicher, Roni Alter, Bertrand Belin ou encore Anna Calvi presque dans cette ambiance cosy, ça a de quoi foutre les poils…

Les derniers artistes !

Les tout derniers noms de la programmation ont été dévoilés.

Thérapie Taxi viendra donc mettre son grain de folie sur la scène de Fnac Live Paris, pour notre plus grand bonheur. On kiffe vraiment ce groupe et surtout son côté bien barré.

Avec Parcels, ce sera un retour dans les 70’s ! Des Australiens qui ne sont pas taillés comme dieux du surf, en mode carrure de fou, c’est surprenant.  Espérons que la fraîcheur de la nuit tombante, leur permettra de faire chavirer le public.

Kiddy Smile  va animer le début de soirée du vendredi avec un set à 19 h. Ce n’est pas l’heure la plus facile. Mais ce performeur né saura jouer sa meilleure musique électro pour chauffer ceux qui veulent “moover” leur corps !

Fnac Live Paris

Festival Fnac Live Paris 2019

du 3 au 5 juillet 2019 à partir de 17h00
Scène du parvis de l’Hôtel de Ville de Paris et Scène du salon

Scène principale : Aya Nakamura, Eddy de Pretto, Radio Elvis, Clara Luciani, Étienne de Crecy, Flavien Berger, Glauque, Hervé, Thérapie Taxi, Parcels, Kiddy Smile,  Columbine…

Scène du salon : Stéphane Eicher, Roni Alter, Blick Bassy, Bertrand Belin, Canine, Anna Calvi et Johan Papaconstantino

 Et les concerts sont  gratuits !

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La chanteuse BRUNE explore le “Sombre Animal” #interview

Presque 10 ans après son premier album éponyme et ses tubes Rupture song, Paris et Cheveu blanc, la chanteuse BRUNE est de retour pour nous dévoiler son Sombre Animal. Et nous ne boudons pas notre plaisir !

Les dernières années ont été l’occasion de travailler, de tester,  d’expérimenter la musique. Notamment en formant le duo Cavale avec son complice de toujours Valentin Montu.
C’est nourrie de toutes ces expériences que Brune nous propose de découvrir son nouvel album. Un disque résolument plus électro mais qui garde une essence pop/rock.
On ne vous cache pas que c’est en live qu’il faut découvrir cette artiste. L’occasion d’apprécier les morceaux qui ont été arrangés dans un esprit beaucoup plus rock, avec des guitares notamment, tout en mêlant habilement l’électro. Un vrai régal !

chanteuse brune

INTERVIEW / BRUNE

USofParis : Il y a 9 ans on te découvrait avec ton premier album Brune. Tu viens de sortir Sombre Animal. Que s’est-il passé pour toi pendant cette période ?

Brune : J’ai fait un duo avec Valentin Montu, réalisateur de mes albums. On a créé le duo Cavale. Une musique un peu plus pointue, un peu plus travaillée, avec des machines, des synthés, etc. Ça m’a permis de faire des mélodies un peu différentes et d’avoir une écriture un peu plus poétique. On a sorti un EP en 2016.

Tu écris et composes ?

Oui généralement je prends un piano ou une guitare et je fais mes petites démos, mes petits arrangements tous pourris 🙂 et après Valentin met en forme. Sur cet album, Valentin et moi avons composé ensemble 2 chansons. Pour Cavale, on a fait différemment, lui venait avec des instrus et je posais des mélodies dessus et un texte.

chanteuse brune

Pourquoi autant de temps pour composer un nouvel album de Brune ?

La vie ! Puis, j’ai l’habitude de bosser avec Valentin. J’ai attendu qu’il soit un peu dispo pour faire le deuxième album avec lui. Ce sont aussi des choses qui prennent du temps, il faut trouver l’argent, la bonne période. Et c’est vrai qu’on ne voit pas le temps filer. J’ai eu un enfant aussi.

En septembre 2017, tu as sorti le premier single intitulé Cyclones, en indépendant.

Oui, j’ai voulu quitter ma maison de disque car le nouveau directeur artistique voulait changer complètement mes arrangements. J’ai pris des risques car j’aurais pu sortir mon deuxième album mais je ne suis pas prête à tout. Je fais de la musique qui me touche, sincère. J’ai eu des propositions par la suite qui ne me correspondaient pas donc je me suis dit : « Tant pis je m’assume ! Je dis non pour le moment et je sors ma musique moi-même ».

chanteuse brune
Photo du clip, exclue © US of Paris
Pourquoi Cyclones comme premier extrait ?

Je trouve qu’elle représentait bien l’album et elle montrait bien une évolution musicale. Je cherchais aussi à faire un clip sur une chanson et je me disais que sur celle-ci il y aurait quelque chose de cool à faire. Puis, en avril, nous avons sorti Rien n’est grave en single qui a été en playlist sur RFI. Là nous allons bientôt lancer un autre single accompagné d’un clip.

Sur ton premier disque, il y avait Rupture song, sur celui-ci Cyclones, les relations amoureuses compliquées t’inspirent ?

Oui, c’est un sujet inépuisable 🙂 Dans Cyclones, je parle de ces gens que l’on n’arrive pas à quitter. On essaie mais finalement on reste. Et je me dis que si l’on reste c’est qu’il y a forcément une raison ! Rupture song était un titre tout aussi triste mais avec une musique plus joyeuse, histoire de garder de l’optimisme 😉

chanteuse brune
Photo du clip, exclue © US of Paris
C’est celui qu’on a le plus entendu en radio au final à l’époque.

Oui c’est vrai et cela a été une vraie chance ! Rupture song, je l’avais écrite car justement je trouvais que mon album était trop triste. J’avais un complexe du fait de faire des choses sombres. Je l’aime beaucoup mais ça ne reflétait pas l’album. Certaines personnes parfois étaient déboussolées quand elles venaient me voir en concert car tout n’était pas joyeux comme Rupture song. Et puis nos lives étaient plus rock !

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Le clip tu l’as pensé, imaginé, avec Mélanie Dagnet la réalisatrice ?

Je n’ai jamais vraiment d’idées visuellement, je laisse cela à d’autres. Je l’ai contactée, elle m’a proposée une vision qui m’a plu et c’était parti.

Peux-tu me parler un plus de la conception de l’album ?

Cette fois-ci, nous sommes plutôt partis de boucles, de sons de synthétiseurs, de sons de machines de Valentin. Ensuite, il a rajouté des guitares et la batterie est arrivée par-dessus, mais elle prend moins de place. Grégory Jacques a assuré les batteries, c’est un très bon ami et je joue avec lui depuis 15 ans. Il y a aussi quelques chansons que j’ai composées à la guitare au départ. C’est de la pop électronique, du pop rock. Plus électronique que le premier album et il n’y a pas de chanson avec du piano. Je l’ai laissé tomber.

Alors que c’est ton instrument de prédilection !

J’ai arrêté car je n’aime pas être assise derrière un piano. Même si je maîtrise moins la guitare, j’aime bien la liberté que cela apporte. Puis, de temps en temps, je joue du synthé quand même.
En concert, je joue même de la basse ! J’adore !

chanteuse brune

Qu’est-ce qui t’a inspiré pour cet album ?

Ce que je vis. C’est ce que je disais à Valentin d’ailleurs : « Mon dieu cet album tourne autour de mon nombril quand même ! ».  Je ferais en sorte que le troisième parle d’autre chose 🙂 . Mais quand j’ai fait écouter Cyclones à plusieurs copines, elles se sont vachement reconnues là-dedans. Ça m’a fait plaisir que ça trouve un écho chez d’autres.
Je parle d’amour, de deuil, de souvenirs, de cette envie de lâcher prise, de vouloir se sentir mieux.

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Tu aimes donc les chansons sombres. Qu’écoutes-tu en ce moment ?

J’écoute beaucoup un groupe de nanas de Los Angeles : Warpaint. Et la dernière fois, j’ai partagé sur Facebook : La méditation de Thaïs de Jules Massenet, j’adore cette musique très mélancolique. Elle me fait pleurer à chaque fois que je l’écoute.

Ton dernier coup de cœur musical ?

Billie Eilish ! J’adore ses sons, sa voix. Elle me fait penser à Tricky.

chanteuse brune

Ton dernier concert ?

Celui qui m’a le plus marquée c’est celui de Alabama Shakes, j’avais l’impression d’être plongée dans une autre époque !
Le dernier concert que j’ai vu est celui de Bazbaz, plein de bonnes ondes, ça fait du bien !

Le duo de tes rêves ?

C’est peut- être bateau mais je vais te dire Alain Bashung, j’aime bien sa voix rocailleuse, grave et sensuelle.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

Enjoy the silence de Depeche Mode, elle me fait vibrer à chaque fois que je l’écoute.

Interview by Joan

 

BRUNE
Nouvel album Sombre Animal
(Warrior Record)
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LP à La Cigale pour sa tournée Heart To Mouth : impressionnante !

LP, Laura Pergolizzi, de retour en France et à Paris pour deux concerts complets à la Cigale. Nous avons eu la chance d’assister à l’un d’entre eux. Ce premier concert marque le début de sa nouvelle tournée européenne qui passera par Amsterdam, Cologne, Prague, Londres ou encore Glasgow.

LP Heart to mouth

Après une première partie assurée par Marie-Flore, la Cigale est en ébullition. Certains fans ont attendu depuis le matin pour être les premiers à passer les portes et pouvoir se placer contre les barrières devant la scène afin d’être au plus proche de l’artiste américaine. Leur longue attente va bientôt être récompensée.

LP arrive sur scène avec ses musiciens dans un décor assez mystique d’images de forêt projetées sur un écran géant. Autant vous dire que la personne juste à côté de moi est, comme beaucoup ce soir, super excitée à l’idée d’assister à ce concert. J’en ai perdu mon tympan gauche au moment où LP attrape son micro pour entamer Dreamcatcher.

LP Heart to mouthLP heart to mouth

Public surexcité !

J’ai rarement vu un public aussi intense ! Je me souviens pourtant du concert de LP au Trianon 2016 juste avant la sortie de Lost On You où les fans étaient déjà bien nombreux. Mais, ce soir, c’est complétement insensé.

LP enchaîne les morceaux, principalement de son dernier opus Heart To Mouth. Elle interprète 11 des 12 titres de l’album. Sans oublier pourtant de ravir les fans de la première heure avec des titres comme When We’re High, Tightrope et Other People.

On notera les mash up ingénieux notamment sur le titre No Witness avec Sex on Fire de Kings of Leon, ainsi que sur House on Fire avec le tube Paint It Black des Rolling Stones qui a vraiment mis La Cigale en feu !

L’intensité de la voix si particulière de la chanteuse nous touche en plein cœur. L’énergie qu’elle déploie sur scène pour faire vivre sa musique et ses chansons est si communicative. La salle est en totale symbiose avec LP. On vit le concert avec elle et son sourire en dit long sur le plaisir qu’elle a de partager ces moments avec son public et ses fans.

LP Heart to mouth

LP Heart to mouth

La fanbase de la chanteuse impressionne

Les fans sont hyper bien organisés. Distribuant des ballons et des rubans oranges à l’entrée de la salle à sortir sur des chansons précises. Ils ont également accroché beaucoup de drapeaux et de banderoles pour montrer qu’ils étaient là ! LP le leur rend bien en leur faisant des signes de la main ou encore en leur lançant des regards pleins de tendresse. C’est ça qu’on aime aussi chez LP, sa sincérité.

La forte énergie qui a empli la salle dès les premiers accords du concert ne retombera pas jusqu’à la dernière note de l’ultime morceau. Le public donne autant qu’il reçoit et je peux vous dire que, ce soir, on en reçoit plein les oreilles, plein les yeux et plein le cœur.

Le concert est sur le point de se terminer lorsque LP revient des backstage avec son groupe pour interpréter Muddy Waters et Strange. Le public reprend en chœur les deux tubes de l’album que LP a sorti en 2016.LP Heart to mouth

Dernière grande communion avec son public sur Lost On You

Dès l’intro, la salle est en folie. Les fans du premier rang lui passent des CD, photos, vinyles, que LP signe avec plaisir. On apprend qu’elle le fait à chaque concert sur cette tournée. Elle prend le temps de signer tout ce qui lui arrive sur scène. Un instant qui restera gravé à vie pour les chanceux qui ont pu lui apporter un objet à dédicacer.

Sur le tube qui a révélé la chanteuse au grand public, on entend à peine LP chanter tellement la salle donne du coffre ! Les lumières s’allument pour pouvoir profiter au maximum de cet instant. Comme si nous n’étions qu’une seule et même voix face à l’artiste.

Une fin en apothéose pour cette première date parisienne.

By Joan

LP
Heart To Mouth

En concert le 5 mai à La Cigale (complet)

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Bilal Hassani présente Kingdom, sa machine à tubes

A l’occasion de la sortie de son album Kingdom, nous avons eu la chance de découvrir en exclu les morceaux de Bilal Hassani. C’est dans un magnifique cadre, le Salon de l’Hôtel de Ville de Paris que le jeune chanteur a prouvé qu’il était un showman.

Les journalistes sont venus nombreux pour écouter le premier album de Bilal Hassani. On remarque aussi quelques fans triés sur le volet ainsi que des visages connus comme Joyce Jonathan, Lola Dubini ou Kiddy Smile.

Bilal Hassani

L’entrée de Bilal est digne d’une véritable pop star. Deux portes gigantesques s’ouvrent au son de Welcome to my Kingdom et laissent apparaître le chanteur accompagné de deux danseurs. Ils traversent le salon afin de rejoindre la scène. Bilal porte une magnifique tenue de Kristina Fidelskaya, chemise oversize cintrée avec un corset rouge sur un pantalon beige serti de boutons dorés, sans oublier la cape rouge vif. Attitude, costume, danseurs, sa fameuse wig, Bilal Hassani est prêt à partager l’album sur lequel il travaille depuis des mois.

On a l’habitude d’assister à des listening party, généralement on passe les chansons les unes après les autres et entre chacune d’elle l’artiste nous parle du morceau en question. Ce sont des événements prévus pour les journalistes, afin de parler d’un album dans la presse avant qu’il ne sorte.
Je peux vous dire que Bilal a mis la barre très très haute concernant ce type d’événement ! Il a clairement fait le show !

Bilal Hassani

Après son mythique « Bonsoir Pariiiiiiiiis » et quelques mots, il lance son premier titre Panic

Bilal Hassani occupe la scène, l’espace, tantôt en chantant par-dessus ses morceaux ou en lypsychant sur d’autres. Ses inspirations pop américaine se ressentent tant dans la musique que dans la mise en scène.

On connaît déjà certains titres comme Jaloux et Fais Beleck, on prend plaisir à découvrir également les inédits. Bilal est heureux  d’être sur scène. Il donne tout, de la voix, du corps. Le jeune homme a une véritable prestance et sait embarquer le public avec lui.

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L’évènement est retransmis en direct sur Youtube pour que les fans déjà nombreux du chanteur puissent participer à l’événement.

Après plusieurs titres très énergiques, le calme revient dans le salon de l’Hôtel de Ville avec la chanson The Flow co-écrit avec Emilie et Jean K du groupe Madame Monsieur. C’est le seul titre très calme et posé de l’album. Bilal conseille même de s’allonger et de fermer les yeux pour l’écouter une fois que l’album sortira.

Bilal Hassani

C’est ensuite au tour des amis de Bilal de monter sur scène pour danser avec lui sur un titre qui leur est dédié. Pour ensuite enchaîner avec Basic qui est assurément un futur hit. Des danseurs arrivent du public et font du voguing en arrière de la scène. Bilal fait danser le public qui est totalement conquis par le jeune chanteur.

Kingdom, une véritable machine à tubes

La plupart des morceaux ont été co-écrits avec Madame Monsieur et Lili Poe. Les titres mélangent souvent le français et l’anglais. On se surprend à reprendre les refrains sur plusieurs morceaux comme You should have let me love you ou Qui cala. Les thèmes qu’il aborde comme les relations amoureuses, les haters, l’amitié, l’acceptation de soi parlent à beaucoup et notamment à une partie de la jeunesse française. Bilal Hassani s’assume et porte fièrement son message.

Bilal Hassani

La soirée se termine avec Roi, la chanson qu’il a défendu lors de l’Eurovision 2019. Même si le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances, Bilal a conquis le cœur de beaucoup de monde dont le nôtre.

By Joan

Bilal Hassani
premier album Kingdom

En concert à l’Olympia, à Paris le 21 octobre
Et au Trianon Paris, le 18 avril 2020

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Femme, Femme, Femme au Théâtre Lepic : addictives Divalala

« Un de perdu, dix de retrouvés ! »
En réalité, lorsqu’on se fait larguer, ce qu’on récolte, ce sont plutôt dix névroses… Après une (lente) période d’agonie, surgissent des questions sur la vie, les imbéciles dans nos vies, le temps qui passe ou encore nos innombrables forces et nos négligeables faiblesses. Il en résulte un sujet de prédilection pour les chansons de variété ! Avec Femme, Femme, Femme au Théâtre Lepic, les Divalala explorent avec ingéniosité ces tubes où les femmes sont mises en lumière. Grâce à leur univers atypique, drôle, sensible et délicieusement glamour, vous allez succomber !

Les divalala

Autant vous le dire tout de suite, je me suis totalement laissé surprendre par les Divala ! Le concept est pourtant simple : reprendre des chansons a capella en y ajoutant une note personnelle. Et c’est justement là où la magie opère !

Alors, bien entendu, il y a de grands classiques comme Clara Luciani, Stromae ou Beyoncé. Mais aussi des plaisirs inavoués (pas totalement assumés) comme Herbert Léonard ou Jean-Pierre François. Il nous arrive même de vouloir les accompagner. Sincèrement, massacrer du Lara Fabian en s’époumonant, ça n’a pas de prix !

Là où le spectacle se démarque, c’est dans sa subtilité et son talent. Déjà parce que vocalement, on tombe sous le charme… En effet, les trois voix s’expriment en toute complémentarité. Tantôt séductrices, espiègles ou passionnées, elles sont toujours justes,  complices et pétillantes. Pour vous dire, elles arrivent quand même à rendre Ophélie Winter classe… Quant aux reprises, il m’est arrivé d’en trouver certaines plus abouties que les originales !

Il y a également de nombreux et étonnants accessoires. Ici, une flûte de pan improvisée avec des bouteilles de champagne et de bière, là, des verres-percussions plus ou moins remplis d’eau ou encore une cravate-vibraphone… L’ensemble formé est ainsi astucieux et subtil. À chacun de trouver le message délivré !

L’amie qui m’accompagnait ce soir-là était plutôt d’humeur mélancolique. Au final, elle a beaucoup ri, un peu pleuré mais elle a surtout beaucoup vibré. De là à dire que les Divalala sont un remède miracle, ce serait exagéré… Néanmoins, elles permettent probablement de donner l’impulsion à un lâcher-prise nécessaire pour avancer ou tout simplement de se faire plaisir.

Alors, ça vaut le coup de tenter, non ? 😉

Bonus : Si vous êtes gentils (comme moi), vous aurez droit à une bise à la fin du spectacle !

by Jean-Philippe 

Les divalalas

Femme, Femme, Femme

Avec les Divalala : Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine
Mise en scène : Freddy Viau

du 1er au 9 mai
les mercredis et jeudis à 21h

au Théâtre Lepic
1, avenue Junot
75018 Paris

Et le 18 mai à 20h

Au Théâtre Le Blanc-Mesnil

1-5 place de la Libération
93150 Le Blanc-Mesnil

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Alex Hepburn en interview : on a parlé Things I’ve seen, Bruno Mars, James Arthur

Alex Hepburn nous revient avec un nouvel album, Things, I’ve seen ! 
6 ans après son Turn Around et son tube Under, la jeune chanteuse londonienne est prête à conquérir de nouveau les charts avec sa musique qui mélange soul, blues et hip-hop. Sa voix rauque et cassée nous fait totalement chavirer avec ses sonorités rétro et ses textes très sensibles.

#Concours inside

Alex Hepburn
selfie exclu UsofParis

 

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INTERVIEW / ALEX HEPBURN

USofParis : Ton nouvel album est moins pop que ton premier album, il est beaucoup plus soul et blues. Est-ce que c’est flippant pour toi ce changement de direction ?

Alex Hepburn : Ça me stresse un peu, mais cela fait tellement longtemps que je suis un peu comme une nouvelle artiste. Je reviens à la raison de pourquoi j’ai fait de la musique, sans intervention de label ou de directeur artistique. On m’a laissée partir faire mon truc et j’ai ramené ce que j’aime.

Le succès très soudain de ton premier album a été facile à gérer ?

On m’a fait venir en France pendant 5 mois. J’avais un appartement dans le 18e, on venait m’y chercher, on allait travailler et on m’y ramenait. Je ne connaissais personne à Paris, je n’ai pas vraiment vu l’effervescence. Je ne marchais même pas dans la rue. J’ai commencé à comprendre lorsque j’ai fait les festivals et les concerts. On se rend compte lorsque les gens commencent à chanter tes textes. En fait, ça ne m’est jamais monté à la tête car je n’ai jamais vraiment été exposée à tout ça.

Comment as-tu travaillé à la création de ce 2e album ?

J’ai écrit des histoires qui me sont arrivées, personnelles, toujours honnêtes. Dès qu’il y a quelque chose, je l’écris. Concernant les prod’, j’ai essayé de sous-produire afin de laisser plus de place à la voix. C’était assez difficile parce que tu te bas contre les réalisateurs.
J’ai trouvé un réal’ qui croit plus en la voix. Pour lui, elle est un instrument et surcharger les productions distrait de la voix et des textes. Je suis d’accord. Ce qu’il a essayé de faire, c’est qu’au lieu de jeter tout « in the kitchen sink », il en a fait un berceau. On a coproduit des titres ensemble et on a fait le minimum afin de laisser vivre la voix, l’émotion, comme un berceau pour la chanson. Si je suis revenue à la soul, c’est qu’elle était présente quand j’ai commencé la musique. J’avais envie d’aimer à nouveau ce genre. Quand tu deviens célèbre, les gens parfois perdent l’âme et ils oublient pourquoi ils font ce qu’ils font. Je ne voulais pas arriver à ça. C’est important d’aimer la musique.

Il y a une attente de ta part afin d’avoir le même succès qu’avec Under ?

Tout le monde voulait un Under numéro 2. Et moi j’étais plutôt : “si ça ne vient pas, ça ne vient pas.” Je pense que Warner aurait vraiment aimé que je fasse un Under 2, le public aussi. 🙂

Tes chansons ont l’air très positives à l’écoute, mais lorsqu’on se penche sur les textes c’est totalement différent.

Alex Hepburn : Même si mes chansons semblent positives, elles sont toujours sombres. If you stay est un titre que j’aime beaucoup, il est très triste. Je dis : « j’ai pas envie que tu restes parce que je sais que tu vas me quitter », c’est pas positif du tout. Ça vient de mes peurs d’abandon, c’est un mix de plein de choses. C’est comme la vie, il y a de bons et mauvais côtés. Dans mes albums, tout est honnête, je ne veux pas raconter du « bullshit » ou la vie de quelqu’un d’autre. C’est pour ça que les gens qui m’envoient des titres, je ne peux pas les interpréter. Même les reprises, je galère à les chanter.

Ce n’est pas trop dur en concert de devoir chanter ces chansons qui te rappellent forcément ces souvenirs ?

Non, parce que tous les jours j’ai ce bagage avec moi. Il ne part jamais, il est toujours là. Ça fait qui je suis.

Comment as-tu rencontré James Arthur ?

On s’est rencontré lors d’un concert privé en Sardaigne. Il m’a parlé cash à l’aéroport. J’étais énervée car il avait gagné aux NRJ Music Awards. Apparemment c’était très serré, c’était soit Impossible (le titre de James Arthur) soit Under. Pour lui c’était une reprise, moi une de mes compositions. Donc ça m’a mis un peu les boules. Quand on s’est rencontré, il était à l’entrée de l’aéroport, il a baissé ses lunettes et il a dit « Mlle Hepburn… ». Je lui ai répondu : « Ne me parle pas ! » et je suis passée comme ça devant lui. Il m’a dit « Reviens ici faut que je te parle… ». Il m’a alors demandé quel était mon problème, je lui ai expliqué. On s’est charrié et on s’est super bien entendu ! 🙂

De cette rencontre est né le duo Burn me alive. 

James Arthur habite pas loin de chez moi à Londres. Il a eu un moment où ça n’allait pas bien, je l’ai appelé et je lui ai dit de venir au studio pour écrire. On cherchait des sujets d’écriture, il m’a raconté sa vie. Il m’a dit qu’il avait eu beaucoup de galères. Je lui ai raconté la mienne. Il y a un sujet sur lequel je n’arrivais pas à parler c’était le suicide de ma sœur. Je n’ai pas eu les couilles de le faire sur le premier album et je ne me sentais pas de le faire sur le second. James m’y a poussé. On a fait ce titre Burn me alive qui parle des gens qu’on laisse derrière lorsqu’on se suicide. C’est un titre très important, avec un message fort. Ça permet de discuter avec les gens sur le sujet. Je ne pense pas que les gens ont le choix de le faire ou pas. Si tu as envie de ne plus être là tu as le droit. Mais c’est plutôt de penser aux conséquences d’un tel acte, aux gens qu’on laisse derrière. C’est important d’en parler.

Coup de cœur pour Cease Fire, elle parle de quoi cette chanson ?

Je l’ai écrite avec un pote, Adrien. On s’est trouvé avec Tinder :-). On ne s’est pas du tout plu, mais il s’avère qu’on a sympathisé et qu’il est écrivain. Nous avons écrit ce titre ensemble. Cease Fire parle d’une relation que j’ai eue. Tu sais quand tu arrives à un point dans une relation où tous les mots sont comme des balles, parce que ça ne marche plus. Quand tu es dans le : qui peut faire le plus de mal à l’autre.

Tu as fait la première partie de Bruno Mars à Hyde Park en 2018, mais aussi ses premières parties lors de sa première tournée européenne en 2011. Tu dis qu’il t’a donné des conseils. Lesquels ?

J’étais très roots. J’avais l’habitude de m’allumer un joint avant de monter sur scène. Sur sa tournée européenne, on n’avait pas le droit d’en avoir. Donc je m’allumais une clope et je prenais un shot de whisky, ça m’aidait contre la peur de monter sur scène.
Un jour, Bruno Mars est venu me voir. Il m’a dit de jeter cette cigarette. Il a vu mon verre, il m’a demandé ce que c’était. J’ai répondu « Du jus de pomme » 🙂 il m’a répondu « Bullshit! » et m’a ordonné de le jeter aussi. Il m’a demandé si je m’échauffais avant de monter sur scène, ce que je faisais comme exercice. Je n’en faisais aucun. Je n’avais jamais fait de grosses scènes, les précédentes on me prenait et on me jetait sur la scène comme ça 🙂
Il m’a donc appris à faire des échauffements de voix et finalement c’est devenu une hygiène de vie. Depuis, je fais du sport, je ne fume plus, je fais des exercices vocaux.

Quel est ton dernier coup de cœur musical ?

J’adore Bad Bunny, c’est un rappeur. J’adore tout ce qui est rythmique, la batterie est un de mes instruments préférés. C’est un rappeur trap. Il chante en espagnol. Mais pour moi, c’est comme quand les Français écoutent un titre anglais. Je comprends sa musique, je suis connectée, sans comprendre ses textes.

Le dernier concert que tu aies vu ?

Bruno Mars à Hyde Park.

Ton duo rêvé ?

Ça peut paraître stupide et cliché, mais peut-être quelqu’un comme Eminem.
Quelqu’un qui a vraiment souffert et qui peut apporter quelque chose de hip hop, qui a du vécu.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

It’s A Man’s Man’s Man’s World de James Brown.

Interview by Joan

 

Alex Hepburn
Nouvel album Things I’ve seen 
(Warner Music France)

sortie le 19 avril 2019

 

 

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Alex Hepburn
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Mathias Malzieu interview : on a parlé imagination, coeur et slam

Le canot de sauvetage de Mathias Malzieu ? Définitivement l’écriture, car il est seul maitre à bord !
Alors qu’il va partir en tournée de festivals avec le groupe Dionysos, il est en train de boucler l’adaptation ciné de son romain Une sirène à Paris

Suite de notre entretien avec ce génial surprisier capable des plus belles inventions fictionnelles et d’enchainer les projets sans épuisement.

 

INTERVIEW  / MATHIAS MALZIEU 

Mathias Malzieu

UsofParis : Je suis admiratif de ta capacité à enchainer tous tes projets.

Mathias Malzieu : Ca fait une bonne gymnastique créative mais ça consomme un peu. Quand je passe de la direction artistique des Trois Baudets à l’expo au Zénith. Qu’ensuite on me pose des questions sur le film Une sirène à Paris, puis groupe. Ensuite, je pars préparer le film et chercher de l’argent.
Je découvre ça : le développement de film.
Il faut faire un switch. Ca fatigue et ça muscle, en même temps. Devoir s’adapter tout le temps, c’est positif.
Le but est de s’amuser et de travailler à son rêve.

Il y a un temps pour la musique, le cinéma, le roman, le dessin ?

Le premier temps est toujours celui de l’idée, de l’imagination, de l’envie. Et ensuite, il y a un arbre généalogique inversé qui se met en route, où je commence à faire des connexions, à voir les images de clips ou de films.
Est-ce que Gaspard chantera plusieurs chansons ? Par exemple, dans le prochain album de Dionysos, il y aura les chansons sur le passé de Gaspard qui ne sont présentes pas dans le livre.
Et c’est la matière première pour la bande-originale du film, s’il se fait.

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Est-ce que tu convoques ton imagination ou tu te rends disponible quand une idée arrive ?

C’est exactement ça : je me rends disponible. Comme j’ai horreur d’être en automatique. A l’hôpital, c’est ce qui m’a sauvé : le personnel était vraiment présent, même pour m’apporter un jus de fruit. J’ai un vrai agacement pour les gens qui font des choses en automatique. Faut que je me réhabitue à la normalité. Tout le monde ne peut pas avoir vécu ce que j’ai vécu et tant mieux. 
Le fait d’être comme ça, je suis une éponge. C’est encore pire qu’avant ! Dès qu’il y a quelque chose qui me déplait, je réagis un peu fort. Et inversement, quand ça me plait, je le prends et j’ai absolument besoin de le transformer en chanson, livre ou film ou parfois les trois.
Parfois, il faut que je range un peu ma chambre et fasse les choses les unes après les autres.

Ton cœur bat toujours au même rythme, depuis ton problème de santé ? 

C’est pire, c’est plus fort encore. Je ne le fais pas exprès. Ça m’a affaibli sur certaines choses. Je suis hypocondriaque comme ce n’est pas permis. Il y a la fameuse phrase de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Mais Il a oublié de rajouter : « et abime parfois quand même. »
Il y a des choses qui ont été renforcées mais un peu de travers. Je ne suis plus exactement le même. Je suis mieux et plus fort pour certaines choses et affaiblis pour d’autres.
Je compense comme je peux.

C’est assez fou : ton corps est devenu un souvenir fort pour les fans qui t’ont porté en concert, en festival… 

Mathias Malzieu : Je ne m’en rends pas compte. Et si je le faisais, j’aurais un melon terrible.
Je suis dans un truc de don et de confiance avec le public quand je fais le slam. Parfois, en festival, c’est presque du combat de rue pour revenir. Mais ce sont des gens qui veulent jouer. Je joue au super héros mais je ne suis pas invincible.
C’est un moment jouissif car d’abandon et de confiance. Un de mes films préférés, Trust me de Hal Hartley. Une des plus belles scènes : une fille se met en haut d’un rocher et se laisse tomber en arrière pour montrer à son homme qu’elle a confiance en lui. C’est ça le slam !

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Après l’Islande et la Norvège, vas-tu chercher le merveilleux dans un autre pays ?

C’est possible. Il y a peut-être une histoire de bayou, de Mississippi, de Louisiane. Le blues du Mississippi. Il y a aura un épisode 2. 😉

Interview by Alexandre 

 

Mathias Malzieu 

Roman : Une sirène à Paris 
(Albin Michel)

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Talisco – Kings and Fools : “un album qui tape à la tronche” Interview

TALISCO is back avec King and Fools, un troisième album qu’il qualifie de musclé. Le groupe ne déroge pas à sa ligne : “se faire kiffer et ne pas se faire bouffer par un business.” Et il nous emporte avec des titres puissants, relevés et gorgés de liberté. 

Jérôme et ses deux acolytes de scène nous préparent un show “plus costaud, plus massif, encore plus physique. Il sera plus visuel et impactant !”

#CONCOURS inside

INTERVIEW / TALISCO – KINGS AND FOOLS

Talisco Kings and Fools
selfie exclu UsofParis

UsofParis : Quand as-tu as commencé à prendre du plaisir sur scène ?

TALISCO : Sur le deuxième album. Quand on a commencé à faire de gros festivals. Et j’ai commencé à réaliser que j’avais un vrai échange avec le public. Je me suis dit : “en réalité, je ne suis plus dans le spectacle, mais dans l’échange.
Tout s’est mis en place dans le bon sens, pour moi et le groupe.
Les trois à la fois, on a eu un énorme kiff d’un coup. Ça s’est passé, il y a deux étés. Ce n’est pas si vieux.

Quand on est sur scène, on a la tentation de se croire invincible ?

Oui. Mais je sais que ce n’est qu’un moment. Mais c’est le moment !
Sur scène, si tu prends beaucoup de plaisir, la communion est plus facile.
Et c’est ce que j’ai envie de voir : je ne veux pas voir quelqu’un qui exécute. Je veux voir quelqu’un qui le vit plus que la moyenne.
Que tu te crois invincible ou tout autre, l’important est qu’il faut que t’y crois.
“Quand je rentre sur scène, c’est pas pour faire un câlin. C’est pour envoyer un boulet !”

Comment on recharge ses batteries après autant de dates, d’avions, de décalages horaires ?

Je ne sais pas. Ça reste une énigme. Le troisième est empreint de ça.
Talisco reste un projet modeste mais ne serait-ce qu’à notre niveau, enchaîner autant de dates : c’est hyper éprouvant, fatigant. On se retrouve sans cesse décalé, à avoir une hygiène de vie moyenne. Tu te retrouves au bout à être lessivé. Et ça se voit sur ton corps.
A la suite de toute cette tournée terminée en mars 2017, j’ai écrit un album qui est empreint de ce coup de massue que l’on s’est pris.
En tout cas, on est lacéré, on s’est abîmé avec les concerts. Mais on s’est musclé aussi. On est plus dur.

Et tu es prêt à repartir ?

Oui. Mais ce ne sera plus jamais pareil. Je trouve que l’on est allé un peu loin dans les concerts, tournées. Et je ne suis pas sûr que l’on fera les mêmes choses.
En tout cas, notre volonté se précise davantage aujourd’hui. On sélectionnera plus.

 

Quelle a été la 1ère chanson écrite pour l’album King and Fools

Talisco : I’mThe Dead Man. Vraiment la grande fanfare.

J’ai vraiment créé l’album cet été. Je fais pas mal de sport.
J’aime bien courir tôt le matin histoire de lâcher les mauvaises énergies et partir sur un truc saine. Et un matin, j’avais le morceau que j’avais commencé la veille sur les oreilles.
J’aime écouter ce que je fais pour savoir où j’en suis.
Et je me suis dit : “putain, c’est de là que va partir l’album”. Parce que je trouvais ce morceau à la fois brut, héroïque. Il m’évoque une entrée sur un ring ou une arène.
J’avais à l’esprit de faire un album où j’allais plus loin que ce que j’ai l’habitude de faire, en termes de sons et d’audace. Je voulais quelque chose qui tape à la tronche, vraiment.

Dans le titre Sunny Boy, j’adore la voix hyper grave qui résonne à la fin. 

C’est ma voix que j’ai modulée. J’entends souvent ça dans le hip-hop. Plutôt qu’un solo de guitare, tu te retrouves avec une voix un peu pété, un peu bizarre.
Je voulais un truc décalé.
Plutôt que faire sonner une grat’, j’avais envie de faire sonner ma voix dans une grosse réverbe très grave. J’aime les écarts de niveaux.

Un secret de fabrication du titre King for one day ?

J’ai passé 3 mois enfermé à composer l’album. Et pendant ces 3 mois, il a fait hyper beau.
Je suis entouré de guitares. Et les dernières acquises sont des vieilles DSG. Pour moi, c’est en référence au hard rock des années 70 et ça démarre de là.
Je vois la guitare et je veux faire un truc à la Angus Young. 

L’intro de King for one dayest presque pompée d’un titre d’AC/DC, je voulais faire un clin d’œil.

L’achat d’une guitare est réfléchi ou compulsif ?

Je ne réfléchis pas, faut que ce soit un coup de cœur. Une guitare n’a pas besoin d’être excellente. Ça peut être une entrée de gamme. L’important est qu’elle me fasse envie.
J’achète les instruments pour ce qu’ils représentent en soi, par forcément leurs qualités.

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J’aime le titre Closer

A un moment de la conception de l’album, je me suis dit que j’allais peut-être trop loin. Un album est unité, c’est pas juste un morceau à part. Parfois quand j’écoute je me dis : “c’est trop brouillon ou trop agressif.” Et j’ai besoin que ça respire. Un album, je le vois comme un tableau. Quand tu regardes, parfois une toile est déséquilibrée : il y a plus de noir dans l’angle droit.
Avec Closer, j’avais besoin de ramener de l’équilibre.
J’ai davantage posé ma voix.

Quand sais-tu qu’un titre est bon et que tu peux t’arrêter ?

Là dessus j’ai beaucoup de chance. Je croise des potes qui n’y arrivent pas facilement.
Pour moi, ça vient naturellement. Je sens que je suis arrivé au bout du morceau ou pas.
Il y a une sorte de date de péremption psychologique : passé un certain moment, le morceau n’a plus de valeur. Si je retouche trop, je perds l’âme.
J’ai souvent eu affaire à des producteurs qui proposaient d’aller plus loin : bien sûr ! Il n’y a pas de fin en soi.
Mais j’ai mes valeurs artistiques. Et elles m’aident à rester sincère.
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Pour décrire Kings and Fools, tu parles d’album musclé, avec côté sanguin, nerveux.

Talisco : J’ai ce truc-là qui me rattrape (il se frappe dans la main). J’ai cette volonté de rentrer dedans, dans la vie, dans les choses, les gens. Parce que ça fait partie de ma personnalité.
Et d’avoir des choses qui sonnent vraies.
Ça va se ressentir dans le clip Closer. Quelqu’un m’a dit : “c’est con, t’es pas maquillé !” Mais je ne veux pas l’être. Je veux qu’on voit des rougeurs, les défauts, la transpiration.
Je cherche pas le côté bad boy. mais le côté brut.

Il faut donner des coups ou s’en prendre pour faire de la musique ? 

C’est en prenant des coups que je me suis retrouvé dans mes retranchements. C’est là que j’ai sorti de choses vraies. Mais c’est propre à mon expérience.
J’aime ce rapport-là. Je ne vis pas que comme ça non plus. Le fait d’avoir vécu les choses parfois de manière dure, je me suis davantage rencontré en fait.

J’évite de tomber amoureux de groupes ou styles de musique car ça pourrait trop m’influencer. Tout m’influence.
J’ai beaucoup écouté de hard rock pendant les 3 mois et de glam rock. Je trouve ça décalé.
CommeThe Darkness. J’ai réécouté les premiers albums des Guns’N’Roses, mon adolescence. Forcément il y a des solos, des grosses guitares, des riffs.

Rapport avec ton public sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu lis ce qui se dit sur toi ?

Je lis de manière très fantôme. Je suis content de lire : “j’aime ta musique… On a hâte de te lire.”
J’ai du mal avec les réseaux sociaux. C’est énergivore. Je trouve qu’on passe trop de temps dessus. Je n’aime pas le côté télé-réalité, ça me fait un peu chier. C’est pas moi.

Tu rencontres ton public après les concerts ?

Parfois je n’ose pas trop y aller, parce que fatigué.
Mais à chaque fois que j’y vais, je trouve ça génial. C’est vraiment là que c’est top parce que je vois les gens. J’ai un retour direct. Ce sont les meilleurs moments d’un artiste !
Tu as la reconnaissance plein pot. Et tu sais pourquoi tu fais ça.

 

Interview by Alexandre 

Talisco Kings and Fools

TALISCO
Kings and fools

(Roy Music)

En concert le 4 décembre, au Trianon, PARIS

TOURNEE : 
26 mai : Toulouse
11 juillet : Les Nuits de Saint-Jacques – Puy-en-Velay

4 octobre : Marselle
5 octobre : Montpellier
6 octobre : Ramonville-st-agne
11 octobre : Angoulême
12 octobre : Bordeaux

14 novembre : Rouen
15 novembre : Bruxelles
21 novembre : Reims
22 novembre : Besançon
23 novembre : Mulhouse
28 novembre : Grenoble
29 novembre : Strasbourg

30 novembre : Lyon

5 décembre : Lille
6 décembre : Caen
7 décembre : Metz

 

CONCOURS 

Des albums Kings and Fools de Talisco sont à gagner ici !!! 
#joie #génial #top 

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Talisco concours CD
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