Archives par mot-clé : spectacle

Danse : MARIE CHOUINARD se perd dans le Nombre d’or au Théâtre de la ville

Ce dimanche, ma voisine et moi trépignons, impatients du retour de la chorégraphe québécoise Marie Chouinard sur le sol français.
Il faut dire qu’elle nous avait bien cueilli avec Orphée et Eurydice en 2009 un alliage de beauté brute, de drôlerie et sensibilité ténue.

Pour le Nombre d’or (live), la jauge du Théâtre de la Ville est réduite pour laisser place à une avancée de scène mourant dans les gradins. L’attente est tenace à la vue des premiers éléments de scénographie.

Le spectacle commence doucement. Deux corps-chrysalides sortent lentement de leur cocon à la chaleur de deux gros spots. C’est lent, beau.

Vient un premier écart avec une séquence portée par les gémissements des danseurs, couchés sur le dos, trépignant de manière convulsive. Le jeu de mots avec le nom de la chorégraphie est facile pour ma voisine qui commence à s’ennuyer.

Une autre impulsion, anecdotique, tente de séduire le public.
S’opère alors une danse masquée, les 14 danseurs en avatars de Sarkozy. C’est drôle mais difficile d’appréhender la teneur du geste chorégraphique, qui n’en finit plus de durer. La danse amusante des pantins ennuie.

Pourtant, on retrouve la grâce au cours d’un tableau-composition avec un duo de siamoises soutenu par deux danseuses de part et d’autre agenouillées et tournant sur elles-mêmes.

Par la suite, les masques avatars refont leur apparition. Cette fois de manière moins grossière. Des visages de personnes âgées sur corps athlétiques offrent un choc des générations. A ce moment, le ballet opère un cérémonial surréaliste.

Les spectateurs retrouveront l’émotion visuelle lors du dernier tableau. Des visages d’enfants sur corps nus.
Le trouble est entier et la beauté plastique quasi étouffante.
L’intensité de cette séquence peine à effacer définitivement les lourdeurs de style, les parodies de danse qui enraillent la mécanique de cette création patchwork.

Au salut, les mains sont mitigées car nos perceptions ont été malmenées.

Nombre d’or (live)
Création chorégraphique de Marie Chouinard
Pour 14 interprètes

Théâtre de la ville
du 20 au 25 janvier 2012

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THIS IS THE END – le spectacle euphorisant de la 23e promotion du Centre national des arts du cirque à la Villette

Le Centre national des arts du cirque (CNAC) est de retour à la Villette avec les élèves de la 23e promotion.
Et le jeune cirque français prend des airs de Skins, série britannique radiographiant la jeunesse du XXIe siècle.
Course effrénée contre-la-montre, corps qui se frôlent et se provoquent, un french kiss entre filles et des meubles qui partent en vrille sont au programme de This is the end.

Pas plus tard que ce vendredi, nous pensions encore qu’un spectacle de cirque contemporain sans québécois n’avait point de salut. Après avoir assisté aux dernières créations de la compagnie Les 7 doigts de la main à la Grande Halle de la villette (Psy et La vie) et du Cirque Eloize au Théâtre de Chaillot avec ID, le constat était sans appel au sujet de la supériorité du continent canadien sur nous autres.
C’était juste avant d’assister au spectacle à l’affiche depuis le 18 janvier à l’espace Chapitaux de la Villette.

Depuis, l’équipe ne s’est pas remise du choc opéré devant ses yeux.
Passage en revue des réjouissances.
Après un premier tour de piste immobile, sur plateau mouvant, offrant un premier échange visuel avec les spectateurs, la jeune troupe nous embarque dans un furieux trip de jouvence.

Les trouvailles de mise en scène orchestrée par David Bobee, de la Compagnie Rictus, bluffent plus d’une fois. Comme cette séquence de lévitation sublime, meubles du décor et acrobates suspendus. Même la partie jonglage – tant redoutée car souvent barbante – étonne ici par la bande-son déstructurée qui l’accompagne. On entend les interrogations métaphysiques de Clément: “suis-je fou parce que je jongle ou jongleur parce que je suis fou?”

La création est enrichie par la mise en avant des parcours de chacun composant une troupe en totale connexion. L’immersion dans la bande est plus forte encore à l’écoute de leurs mots de jeunes adultes en introduction ou en contrepoint de leur numéro. Ici des doutes sur l’avenir, là le récit de voyages depuis le pays d’origine ou encore l’état du monde.

L’émotion qui coule doucement de la bascule coréenne pourra vous tirer quelques larmes d’euphorie. La fougue juvénile est portée en grâce. En effet, le trio composé de Jérôme, Remi et Amaïa où l’élan n’est pas celui de compétition mais de l’encouragement pour le dépassement de son partenaire.

Souvenirs, Souvenirs. Les spectateurs de la Clique à Bobino apprécieront l’hommage de Kasper à un numéro de charme ayant pour point de départ une baignoire. Moins érotique que l’originale, cette chorégraphie en maillot de bain et dans les airs se fait poétique, voire désenchantée, comme si le poids de la vie était déjà trop lourde à encaisser pour le jeune athlète.

Il n’aura jamais été aussi urgent de prendre une réelle claque en public.

This is the end
Au Parc de la Villette jusqu’au 12 février 2012
Du mercredi au dimanche

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Spectacle: Gros Savon avec Candice Beaudrey au Théâtre Essaïon

Attention à la décharge que vous réserve Candice Beaudrey. Bien installée le mardi et mercredi au Théâtre Essaïon, elle va user de tous les registres pour vous rallier à sa cause dans Gros Savon.

Opérant un pas de danse ou préparant un coup d’éclat retentissant, elle ne tardera pas à faire décoller les oreilles des spectateurs du premier rang.
Les déflagrations ne manquent pas dans ce récit de la si douloureuse vie d’une jeune femme ayant quelques kilos en trop.

Le comble c’est qu’elle les assume ces rondeurs – il n’est d’ailleurs pas question d’évoquer un quelconque régime au cours de la soirée.
Le problème, c’est les autres. Celles et ceux qui lui renvoient l’image de la copine asexuée, la fille qui peut porter un carton de déménagement et à qui il n’est pas nécessaire de tenir la porte.

Telle une Marina Foïs, taille 46, Candice offre une palette de jeu qui va de la déclamation, au cri primal, en passant par des moments de grâce délicieusement tragique.
Mais ne vous attendez pas pour autant à rire toutes les trois minutes. L’art de Candice est plus raffiné bien que frontal.

Non sans culot, cette fille-là a une énergie rare pour nous entraîner dans des situations aussi drolatiques que terriblement tristes, comme ce prétendant quand elle était ado et pas si attentionné que cela. Les copines qui s’habillent en 36 en prennent aussi pour leur grade. Mais c’est bien mérité, c’est souvent les premières à se plaindre d’avoir quelques kilos en trop.

Gros Savon
Au Théâtre Essaïon jusqu’au 8 février 2012
Le mardi et le mercredi à 20h00

Et à l’Aktéon Théâtre du 13 février au 18 avril 2012
Le lundi et le mardi à 21h30

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Concours THE SUBWAYS: 2 places pour le concert de l’Alhambra Paris

Money & celebrity, All or nothing ou encore Rock & Roll Queen, sont des airs qui vous sont plus que familiers.
Et votre résolution pour la nouvelle année est de les entendre en live.

Le groupe britannique The Subways composé de Billy Lunn, Charlotte Cooper et Josh Morgan reprend la route en 2012 avec un tour de France de concerts. Ils débutent les hostilités rocks à Paris avant de chauffer le public d’Evreux, Angers, Marseille, Cognac, Strasbourg et Reims.

L’équipe du blog ne reculant devant rien vous invite au concert de The Subways le jeudi 16 février à l’Alhambra.

Pour participer à ce jeu et gagner deux places, répondez aux deux questions suivantes:
1/ Citez-nous un des trois derniers portraits vidéo réalisés par l’équipe du blog. Indice
2/ Quel est le titre du dernier album de The Subways? Indice

Pour augmenter vos chances de gagner, LIKEZ la page Facebook d’United States of Paris

CONCOURS TERMINE: bravo à Jérôme T.

Merci à

Et à Jeux concours et Jeux Concours Gratuits concour2000.com

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Spectacle: LE RETOUR DU GRAND RENARD BLANC par Fred Tousch & Cie au Théâtre Monfort

La création de Fred Tousch est l’objet scénique non identifié le plus spectaculaire de la saison pour le Théâtre Monfort et ses confrères parisiens.

Les représentations ouvrant pour quelques jours encore la nouvelle année – que l’on aimerait la plus glam possible – ne laissent aucun sentiment de tiédeur à la sortie. Car vous allez assister à une collision abrupte de deux univers. Celui d’un Johnny Hallyday à la retraite et ventru, se prenant en pleine gueule la démence des Robins des Bois époque Comédie + puis Canal Plus.

 Tout d’abord, un décor constitué de tipis et d’un arbre mort,  accroche l’oeil dès l’arrivée en salle. Et la spectatrice venue du pays des caribous ne s’est pas trompée en le comparant à une attraction du Parc Disneyland.

Jean-Pierre Camalessus, ancien bûcheron devenu rockeur entre en scène en compagnie de ses Indiens de musiciens les Arapahoes et de deux choristes chevronnées.
Les chansons et sketches sont drolatiques d’autres foncièrement pathétiques. Et c’est dans ce mélange déjanté que s’opère le charme de ce spectacle.

D’aucuns ont mis, avec précaution, leur cerveau en mode second voire troisième degré et s’amusent très vite de tant de virevoltes et sauts périlleux dans l’absurde. D’autres n’ont retenu que le sous-titre du spectacle: “cabaret rock déjanté” et sont vite déçus par les apartés et autres contes à coucher dehors.

Comme ces deux quinquas invitées à la première qui s’étonnent que l’on puisse payer pour un délire qu’elles jugent peu contagieux.

Tout le monde s’accorde sur la qualité de la bande-son, malhereusement pas assez étoffée, aux influences allant de Pink Floyd à ACDC.

Nous ne pouvons garder pour nous ce dialogue désemparé capté à la sortie, entre deux ados et leur père: “la prochaine fois que tu voudras voir un spectacle comme celui-là, tu nous oublies.” Confirmant que le second degré n’est donc pas inné et pas forcément transmissible à sa progéniture.

 Le retour du grand renard blanc par Fred Tousch & Cie
Jusqu’au 14 janvier 2012

Au Théâtre Le Monfort
106, rue Brancion
75015 PARIS

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Epis Noirs : Andromaque fantaisie génialement barock au 20e Théâtre

Assister à un spectacle des Épis Noirs c’est comme prendre place dans un grand huit : entrée en matière douce avant montée progressives des sentiments pour se finir dans une chute grand guignol, et se poursuivre par un saut, des pleurs, une chanson fleur bleue, un grand cri ou un gag. Le train s’emballe mais ne déraille jamais sur une fausse note ou une faute de style.

Dans ce tourbillon de la tragédie grecque, tous les registres du théâtre sont convoqués encore une fois pour le grand retour de la troupe dans Andromaque, fantaisie barock’, actuellement au Vingtième Théâtre.

Cette fine équipée est portée par le foisonnant et infatigable génie manipulateur : Pierre Lericq. En artiste total, ce brun ténébreux est aussi un formidable tailleur de perles musicales. L’amour étant –comme nous l’ont confirmé l’Opéra des Champs, Flon-Flon ou  L’Odyssée des Épis Noirs – son thème favori, les textes pourraient aisément composer la bande musicale de nos passions bien terrestres.

Et les inventions parsemant cette nouvelle création que ce soit dans les chansons, l’adaptation de la tragédie, les décors et costumes, nous redonnent foi en la capacité du théâtre de nous suspendre à notre siège. Citons, sans vous en dire plus, cet ingénieux changement d’axe sur une scène cruciale.

Aimant les rôles puissants, et après avoir incarné un Dieu intransigeant, il n’est pas étonnant que Pierre Lericq campe cette fois, la figure de Pyrrhus et celle de la Mort, douce et délicieusement complice. Difficile après de vouloir lui résister, tant elle nous apparaît sympathique.

Mais là où ce fieffé trublion excelle, c’est dans l’art de la verve et des bons mots. Il pourrait revendiquer le haut  parrainage de Raymond Devos. Comme feu l’illusionniste de l’humour, le meneur de troupe a cette manière toute singulière de jouer avec les doubles sens qu’offre la langue française.

Et cette nouvelle jeune troupe qui l’entoure, composée de Muriel Gaudin, Anaïs Ancel et Fabrice Lebert, revigore ce théâtre absurde et excessif dont de nombreux initiés ne peuvent manquer un rendez-vous.

Andromaque, fantaisie barock’
de Pierre Lericq

Au Vingtième Théâtre
7, rue des Platrières
75020 PARIS

Jusqu’au 15 janvier 2012
Du mercredi au samedi à 19h30 et dimanche à 15h

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Concours: 2×2 places pour La Sublime Revanche le 24 novembre au Vingtième Théâtre

Fidèles d’United States of Paris vous aurez compris que la fine équipe a adoré les beautiful girls de la revue-cabaret: La Sublime Revanche, actuellement au Vingtième Théâtre.
Et comme nous souhaitons faire grossir le nombre de fans de ce spectacle savoureux, colorés et sexy, nous vous faisons gagner deux places.

Tentez votre chance à ce jeu concours pour assister à la représentation du jeudi 24 novembre à 21h30.

 Pour participer à ce jeu concours, répondez aux deux questions suivantes:
1/ Quel théâtre lyonnais a accueilli La Sublime Revanche? Indice
2/ Quelle ‘autre troupe de girls a été dernièrement itnterviewée par United States of Paris?

Envoyez un mail avec vos réponses accompagnées de vos nom, prénom à l’adresse suivante: usofparis@gmail.com.
Pour augmenter vos chances de gagner, AIMEZ la page Facebook d’United States of Paris qui vient tout juste d’être mise en ligne.

COUCOURS TERMINE

Bravo aux deux gagnants du jeu : Olivier B. et Aline B.

Merci au Vingtième Théâtre et à Vincent Serreau.

Et à Jeux concours gratuits

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Cabaret spectacle: La Sublime Revanche de Camille Germser au Théâtre de la Croix-Rousse Lyon

La Sublime Revanche, c’est l’alternative bonne mine de la comédie musicale: Cabaret. Et sans ruiner votre budget théâtre pour autant.
Happy end, changements de décors, combinaisons moulantes, plumes et strass sont au menu de cette revue cheap et choc à l’affiche du Vingtième Théâtre à Paris la saison dernière et de retour à Lyon au Théâtre de la Croix-Rousse.

Ça pourrait commencer comme une bonne blague entre amateurs, chargée de fantaisie. Une entrée sous le feu des ampoules du music-hall, cuisses nues et boas. Les numéros s’enchaînent: une recette en chanson, un ballet aquatique, une speakerine en profond désarroi face à une magicienne capricieuse.
Les premiers tableaux sont courts, juste le temps d’apprécier. Et puis, arrive un changement de décor fait maison: les girls démontent la première scène.
Rideau.

A ce moment, l’ensemble dérape ferme, prend un nouveau souffle et surprend carrément en fauchant les spectateurs à même le gradin.
Certains se font piéger, les autres jubilent. Et le charme de ces 8 comédiennes rayonne sur toute la salle.

Les spectateurs en auraient presque des crampes sur leur fauteuil, face à tant de levés de jambes. Et il faut bien avouer que face à tant de talents scéniques, les girls du Moulin Rouge ou du Crazy Horse ont trouvé des rivales à leurs mensurations, l’extravagance en plus.

Camille Germser, le metteur en scène – également concepteur des costumes, décors et de la musique – ne cache pas pour autant  les références qui l’ont bercé. On retrouvera un peu de All night jazz de Bob Fosse dans l’hymne jubilatoire de la troupe.
Mais l’intelligence de cette revue est d’y avoir saupoudré le tout de vraies trouvailles: une guest en la voix de Simone, the voice de la SNCF, une rencontre des artistes avec le public avant la fin du spectacle avec questions des spectateurs ou encore un strip burlesque impromptu. Les héroïnes du film Tournée de Mathieu Amalric ont une nouvelle recrue possible.

Et que dire de ce trouble qui nous tenaille toute la soirée?
Car la revue serait, en fait, une recréation d’un spectacle conçu dans les années 70 par des artistes au chômage.
Un spectacle-fantôme qui aurait eu son heure de gloire.
Le doute est encore plus tenace quand on découvre sur écran le visage des interprètes d’origine.
Fiction ou réalité? Who knows?

Reste une phrase, la plus magique de la soirée: “le music-hall refoule la mort.”

La Sublime Revanche

de Camille Germser

au Théâtre de la Croix-Rousse
du 20 au 26 juin 2013

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Spectacle: Calacas, nouvelle création du Théâtre Equestre Zingaro à Aubervilliers

Ce n’est à pas à une danse des corps – humains et chevaux – à laquelle vous allez être conviés avec Calacas, mais à une véritable transe.

Les premiers tableaux du nouveau spectacle de Bartabas, présenté au Fort d’Aubervilliers, vont frapper vos esprits et vos trippes avec plus d’intensité encore que ses précédentes créations. Peut-être parce que le “metteur en selle” a choisi cette fois le registre assumé de la farce, tout en nous surprenant de ses savoureuses trouvailles. Par exemple, ce dresseur de chevaux boitant ou ce chien installé sur un tapis au centre de la piste qui suit, sans broncher, le numéro de sa maîtresse.
Rarement le Théâtre équestre de Zingaro nous aura autant amusés.

Dans ce ballet de morts-vivants, il ne vous surprendra non plus pas d’y voir évoqué le plus célèbre d’entre eux: Michael Jackson.

La transe est donc à chercher du côté de la bande-son. Une partition répétitive, menée par 4 musiciens, qui vous prend au ventre, pour ne plus vous quitter. Dont cette séquence, à vous couper le souffle, interprétée par deux chinchineros, sorte d’hommes-orchestres mexicains, seuls en piste qui virevoltent avec leurs instruments.

Ce nouveau spectacle est nouveau défilé d’images à la beauté intense comme ce troupeau d’une dizaine d’équidés mené par un seul homme ou ce ballet de cavaliers-squelettes gesticulant sur leur monture. Que dire aussi de ce cheval d’un blanc immaculé qui passe sous vos yeux tel un ange?

Et le plus déroutant, c’est que vous n’aurez aucun visage auquel vous rattacher pour chercher une quelconque expression. Ici, tous les interprètes sont masqués.
Avec Bartabas, l’émotion est donc bien ailleurs.

Alors quand on est aussi bien cueilli, on ne peut que regretter certaines longueurs en milieu de soirée, voire même quelques facilités comme ce défilé de chariots décorés qui finit par lasser.
Mais que les fins connaisseurs de l’oeuvre de Bartabas se rassurent. Ils vont découvrir une nouvelle facette d’un artiste aussi rigoureux que désormais facétieux.

 Calacas à partir du 2 novembre 2011 au Fort d’Aubervilliers
Théâtre Equestre Zigaro
176, avenue Jean-Jaurès – Aubervilliers

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La folie contagieuse de la famille Semianyki

Oh, qu’elle est délurée cette famille Semianyki, hébergée par le Théâtre du Rond-Point! Malgré les bétises à la pelle des petites têtes brunes, blondes et rousses, la sidérante oisiveté du père et l’impuissance de la mère, avec cette famille-là on partirait bien en périple de plusieurs jours.

L’étendu du répertoire de ces clowns russes est revigorante. Passant de la corde sensible aux éclats de rire, on en oublierait presque qu’ils ne parlent pas. La partition de Semianyki tient en cette capacité à faire de tous petits riens, une source inépuisable d’imaginaire.

Mais vous savez quoi ? Paris affiche complet ! Alors il faudra les rejoindre sur la tournée qu’ils vont débuter en France à la rentrée. Que vous les ayez déjà vus, importe peu. Par contre, que vous manquiez à nouveau l’occasion de les découvrir, serait un écart impardonnable. Que ça soit dit !

Semianyki (la famille)

au Théâtre du Rond-Point

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