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En cuisine avec Hélène DARROZE, la meilleure femme chef du monde 2015

Rencontrer Hélène Darroze, cuisiner avec elle et partager son menu, voilà l’opportunité qui nous a été donné grâce au programme Priceless Paris (by Mastercard) qui ouvre les portes de hauts lieux de Paris et de grandes villes européennes.
Alors même que le dimanche matin est souvent synonyme de grasse matinée et de brunch tardif, nous n’avons pas hésiter à changer nos habitudes pour répondre à cette invitation.

Rendez-vous nous est donné à 11h ce dimanche.
Exceptionnellement ouvert pour cette rencontre exclusive, nous franchissons les portes du Restaurant Hélène DARROZE dans le 6e.

Les cuisines nous accueillent avec générosité, prêts à voir la chef à l’œuvre. Au programme de cette heure et demi derrière les fourneaux : Macaronade au foie gras de canard des Landes homard bleu et girolles ainsi que Poulet jaune des Landes fourré de cèpes sous la peau.

Pour la recette du poulet, nous pouvons admirer la dextérité de Jean Sevegnes, le chef exécutif du restaurant.

Et ce n’est pas peu dire.  Les conseils experts fusent. Par exemple, saviez-vous qu’il fallait décoller les poumons du poulet avec d’extraire les entrailles (eh oui la bête n’était pas vidée…) ?
Connaissiez-vous la délicate technique du soulèvement de la peau, avec le doigt, afin d’y glisser la farce en dessous?
N’oubliez surtout pas de saler vos plats en début de cuisson pour laisser le temps aux mets d’être pénétrés.
Enfin, dernière consigne, parce que c’est vous.
Pour avoir une volaille pas trop sèche : ne pas hésiter à mettre beaucoup de beurre à l’intérieur.
On dit merci qui? L’équipe en cuisine ou celle en face qui a bien tout noté sur son phone, entre deux tweets ?

Jean Sevegnes nous dévoile aussi l’ingrédient principal et commun à tous les plats du restaurant : la graisse de canard qui, ici, remplace toutes huiles et autre beurre pour les cuissons.

Mais le moment est venu de changer de recette et de poursuivre avec Hélène Darroze en personne. Tablier pour la Macaronade au foie gras et homard bleu.
D’ailleurs, au moment de plonger les homards (vivants) dans le court-bouillon, certains participants préfèrent s’éclipser quelques instants.
Comme un rappel que cuisiner c’est parfois aussi des émotions fortes.

Une fois nos amis les crustacés plongés dans le bain d’eau glacée pour arrêter la cuisson, le moment est venu de s’occuper de la découpe du foie gras, sous les conseils avisés de la maîtresse des lieux.

Les ingrédients préparés et réunis (homard, pâtes cuites, foie gras, girolles et persil) passons à l’assemblage du plat: 5 à 10 minutes au dessus du piano !
Au tour de la Chef de nous prodiguer astuces et petits conseils.
Pour la découpe du foie gras cru : avant chaque coup de couteau, tremper celui-ci dans de l’eau chaude.
Pour la cuisson des pâtes : 1 litre d’eau pour 100 g de pâtes et faire toute la cuisson avec de l’eau en ébullition.
Toujours cuire son foie dans une poêle très chaude, sans mettre d’huile (bien sûr) car le produit va rendre de la graisse.
Et si votre morceau diminue trop et rend beaucoup de gras, c’est qu’il n’est pas de bonne qualité!

Après quelques déglaçages au jus de volaille (préparé du matin),  un peu de crème et quelques minutes de cuisson.
Arrêt sur image sur le plat terminé.

La séquence exercice-pratique étant terminée, l’équipe prend la direction de la table de convives.
Et je ne vous cache pas que c’est plutôt rassurant de savoir que ce ne sont pas nos préparations qui nous serons servies mais bien celles des maîtres-queue!

Après un léger apéritif composé entre autres d’un succulent jambon de cochon noir de Bigorre tranché sous nos yeux, il est temps de goûter au menu concocté pour ce dimanche exceptionnel.
Pour l’anecdote, sachez que dans le restaurant Hélène Darroze, point de menu fixe.
Les plats sont différents tous les jours et changent en fonction de l’arrivage du matin!
La fraîcheur est donc à l’honneur toute la semaine.

Pour commencer ce repas particulier, nous profitons d’un plat “signature” du restaurant :
le Tartare d’huîtres “spéciales de claire” Marennes d’Oléron de chez Papin, velouté glacé de haricots maïs du Béarn.

A peine le temps de goûter le velouté de haricots maïs qu’une voix se fait entendre : “Il faut tout prendre en même temps !”.
Suivant les conseils de la Chef, s’en suit une explosion de saveurs dans le palais. Un parfait mélange de l’iode des huitres et de la douceur des haricots.
Le repas commence par une apothéose.

La noix de Saint-Jacques de Port-en-Bessin rôtie aux épices Tandoori prend place sur la table.

Une noix de Saint-Jacques à la chair tendre mais ferme, une mousseline de carotte épaisse et fondante,  une sauce douce et relevée : un accord surprenant pour un met qui manquerait de surprise sur les cartes des autres restaurants…

Mais ce déjeuner est aussi l’occasion de partager un moment vraiment intime avec Hélène Darroze qui, étonnement, dévoile quelques moments de vie que beaucoup jugeraient très personnel et que nous ne rapporterons pas ici.
Néanmoins, nous pouvons vous dire que la Chef, contrairement à ses confrères ne fait jamais le tour des tables dans son restaurant.
Elle préfère accueillir ses convives en cuisine.

Au tour de notre fameuse Macaronade dont les secrets de fabrication sont désormais dans tous nos esprits.

Et il faut bien dire que ce plat est un feu d’artifice de goûts! Un foie gras saisi juste comme il faut et comme nous n’avions jamais pu le goûter jusque-là,
un homard ferme et plein de saveurs dans un jus de volaille liant le tout avec une grande subtilité. Un vrai délice pour nos papilles.

Suit le Poulet Jaune des Landes.

Et soyons franc, malgré la très belle préparation en cuisine, ce poulet jaune nous séduit moins que les autres plats.
Le poulet reste trop sec à notre goût, mais les saveurs de la farce sont tout de même bien présentes.

Et pour clore ce merveilleux repas, le dessert: ananas pain de sucre et del monte, granité citron vert à la vanille bourbon, crème au poivre long et gaufrette à la banane.

Et il faut bien reconnaître que le chef pâtissier Kirk Whittle a beaucoup de talents. Il nous offre un dessert tout en subtilité, en légèreté avec cette crème
et les discrets morceaux d’ananas qui parsèment cette douceur recouverte par une gaufrette craquante à souhait.

Ce moment de plaisir sucré fût l’occasion pour les blogueurs présents d’échanger leurs adresses préférées de douceurs avec  la chef qui en a découverte certaines dont :
Popelini, la meilleure enseigne de choux à la crème de Paris et Berko, le spot des vrais cupcakes new-yorkais mais parisiens!

Cette matinée et ce repas furent donc un moment de bonheur et de plaisir.
Nous avons pu découvrir une cuisine généreuse et goûteuse, une personne douce, humaine et attachante: Hélène Darroze.

Restaurant Hélène Darroze à Paris
4 rue d’Assas
75006 Paris

et Hélène Darroze at the Connaught

Londres

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The art of The Brick : de véritables oeuvres d’art by Nathan Sawaya

Depuis plus de 80 ans les enfants, et leurs parents, empilent des briques de Lego® pour construire châteaux, villes, bases lunaires bâtiments fantastiques, rejouant aussi de grandes épopées comme Star Wars. Dans les années 2000, Nathan Sawaya assemble, compose, crée des sculptures avec ces bouts de plastique. Son exposition, The art of The Brick, qui rassemble une centaine de compositions, fait une halte remarquée à Paris Expo Porte de Versailles pour quelques semaines. Un vrai travail d’artiste.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création briques lego critique avis pencil yes photo by United States of ParisL’art grand public est parfois décevant, voire usurpateur, mais quand il cherche à vulgariser le travail et à rendre accessible à tous la création et faire briller les yeux des plus grands comme des plus petits, on ne peut qu’apprécier.
Avec The art of The Brick, Nathan Sawaya, cherche à rapprocher la création du grand public, avec un concept de base : la brique en plastique. Et une devise : ” Crée ce que tu vois. Crée ce que tu ressens. Crée ce que tu n’as jamais vu. Crée tout simplement !

Loin de proposer des pièces simplistes et minimalistes – les sculptures vont d’environ 300 à plus de 80 000 briques -, The art of The Brick offre aux visiteurs une vraie plongée dans la création avec un voyage thématisé : l’atelier, les expressions humaines, le jardin des sculptures, les portraits… et des vidéos montrant l’artiste au travail dans son entrepôt contenant 4 millions de Lego®.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création briques lego 4 millions critique avis photo by United States of Paris
Nathan Sawaya cherche l’inspiration dans son quotidien.  Suite à une rencontre avec le maître du violoncelle Yo-Yo Ma, il viendra reproduire son instrument avec pas moins de 7 695 briques.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création Cello yo yo ma briques lego critique avis photo by United States of ParisIl aime aussi explorer des sujets plus vastes avec la musique par exemple et ses icônes. Ses portraits de Bob Dylan, Janis Joplin ou Jimmy Hendricks en sont un exemple, mais ses créations sont aussi issues d’idées 100% originales comme ce visage de femme (à droite).

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création Andy warhol bob Dylan briques lego critique avis photo by United States of Paris

Pour Nathan Sawaya, la vulgarisation de l’art passe aussi par la reproduction de pièces majeures de notre histoire artistique : La Joconde, La Jeune Fille à la perle de Vermeer, la Vénus de Milo, le David de Michel-Ange, On vous laisse la surprise de la découverte de certaines de ces oeuvres.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création sculptures Paris expo porte de Versailles briques lego critique avis photo by United States of ParisIl faut tout de même mettre en exergue cette reproduction d’une partie de la peinture de Chapelle Sixtine à l’échelle 1.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création Paris expo Porte de Versailles briques lego critique avis photo by United States of Paris
Sans oublier le jeu de lumière suscité par cette reproduction d’un vitrail de la Cathédrale de Chartres. Les 17 842 pièces qui la composent, dont une majeures partie translucides, et ses 165 cm de diamètre laissent passer la lumière, imprimant sur le sol des motifs colorés : vraiment magique.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création vitrail chartres briques lego critique avis photo by United States of ParisVous l’avez compris le crédo de Nathan Sawaya est de mettre l’art à la portée de tous et toutes. Cela nous rappelle un peu le leitmotiv de Jeff Koons. Certaines oeuvres sont éblouissantes, créant une 3D à partir des peintures originelles. Klimt et Munch voient leurs toiles  se parer de relief.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création Munch Klimt briques lego critique avis photo by United States of Paris
Mais The Art of the Brick est aussi l’occasion pour l’artiste de sonder les tourments de l’âme humaine et d’aborder des sujets plus personnels.

Par exemple, cette nageuse toute de bleue composée d’un fond vidéo dansant. Énigmatique.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création blue nageause briques lego critique avis photo by United States of Paris

Son travail sur la représentation aérienne est aussi surprenant. Hanging on the Edge, un homme suspendu à une colonne de Lego® et Ascension, une figure suspendue, sont parfaits de grâce et de légèreté.

The art of the Brick  Nathan Sawaya  critique avis art création Hanging on the edge ascension briques lego  photo by United States of Paris Hanging on the edge ascension
Il y a deux créations de Nathan Sawaya qui montrent que son art est populaire.

Hugman (l’homme câlin) est une sculpture que l’artiste duplique et dissémine dans les rues, l’accrochant à un poteau ou un panneau. Collée au sol par les pieds et au niveau des mains sur la tige, il n’est pas rare que la silhouette soit arrachée, laissant les stigmates de sa présence via les parties collées. Ce “vol artistique” ravi l’artiste qui se dit que son travail a un aspect positif pour les gens.

The art of the Brick  Nathan Sawaya Paris expo porte de versailles hugman art création briques lego critique avis photo by United States of ParisLa deuxième est Yellow. C’est l’oeuvre qui a donné sa notoriété à l’artiste.
Reproduite à l’infini sur le net, mais aussi sur des pochettes de disques, des logos, des affiches, il n’a toujours pas vraiment compris l’engouement que cette création a suscité. Si ce n’est, pour les adultes, une représentation cathartique et pour les enfants juste le plaisir du débordement de briques qui jaillissent du torse ouvert.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création yellow briques lego critique avis photo by United States of Paris
Plus de 30 000 briques ont été nécessaires pour réaliser ce triptyque grandeur nature Crown, Girl, Woman.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création briques lego critique avis photo by United States of Paris Crow Girl WomanPour terminer notre visite, le créateur nous propose un travail très novateur intitulé In Pieces.
Fruit de la collaboration avec le photographe australien Dean West,
Nathan Sawaya intègre ses créations dans des prises de vues réelles.
Il en ressort un choc visuel subtil et léger, pas toujours perceptible au premier abord.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création briques lego critique avis  train photo by United States of ParisLa pièce maîtresse de ce travail est Dress et cette magnifique robe rouge passion.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création briques lego critique avis Dress photo by United States of Paris

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création Umbrella parapluie briques lego critique avis photo by United States of Paris
La dernière pièce, un T-rex, a nécessité un été de travail, plus de 80 000 briques et se transporte en 14 morceaux.
On veut bien le plan de construction pour le refaire chez nous !

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création Trex briques lego critique avis photo by United States of ParisSi certains seront réticents à parcourir les allées de cette exposition, il est certain que la création de ces oeuvres représente une somme de travail et une implication que chacun d’entre nous est à même d’appréhender.

D’ailleurs, petits et grands pourront s’essayer en fin de parcours à la création de leur propre sculpture avec ses milliers de briques mises à leur disposition.

The art of the Brick  Nathan Sawaya art création briques lego critique avis enfants parents photo by United States of ParisL’exposition The art of the Brick est bien un musée contemporain qui permet à Nathan Sawaya de nous offrir un voyage dans l’art sous toutes ses formes.
Il avoue même être ravi d’avoir attiré dans les musées, des familles qui n’y auraient jamais mis un pied.

The art of the Brick  Nathan Sawaya Paris expo porte de versailles art création briques lego critique avis affiche

The art of the Brick
by Nathan Sawaya

Du 14 mai 2015 au 30 août 2015

Tous les jours de 10h à 18h en mai et juin
De 10h à 19h en juillet et août

Paris Expo, Porte de Versailles, Pavillon 8/A
1 Place de la Porte de Versailles
75015 PARIS

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THE LIMINANAS – interview-selfie pour l’intégrale du groupe – Nouvel album Malamore

The Limiñanas est un groupe perpignanais composé de Marie et Lionel, couple à la vie et à la scène. Marie est à la batterie et aux percussions, Lionel à la guitare et à la basse.

Leur carrière a débuté suite à la publication d’une maquette sur MySpace qui a été repérée par deux labels US. Ils ont sorti depuis 5 singles vinyles et 4 albums. Depuis 2009, ils tournent donc en Europe et aux États-Unis. Grosse actu : Because Music réédite leurs 3 albums studios et la compilation de singles et titres inédits en format Vinyle et CD.

selfie exclu UsofParis
selfie exclu UsofParis

Je rencontre le groupe au Walrus dans le 10e arrondissement de Paris. Un disquaire avec bar qui vient tout juste de fêter son 1er anniversaire. Ici, des artistes sont invités pour des lives en petit comité.
Il est midi. Le soir, The Limiñanas sont en concert à La Boule Noire. Pendant l’interview, c’est Lionel qui parle au nom du groupe, Marie fait quelques interventions pour pimenter d’anecdotes et menus détails.

INTERVIEW

selfie exclu UsofParis
selfie exclu UsofParis

C’est la première fois qu’United States of Paris vous rencontre, pouvez-vous vous présenter ?
On joue dans des groupes de garage punk pur et dur depuis longtemps, seul ou tous les deux. A Perpignan, il y avait une scène garage punk très importante dans les années 80/90. Ça concernait en gros 15/20 musiciens, et on jouait tous dans les groupes des autres.
A un moment donné la plupart de ces groupes a signé sur des labels, et nous, on s’est retrouvé avec des périodes de 6 mois où on n’avait plus moyen de répéter, sans projets. Du coup, on a enregistré une démo 2 titres, on l’a mise sur MySpace. On s’est baptisé The Limiñanas parce que ça nous faisait marrer, et puis c’est notre nom de famille.

Et on l’a mise sur MySpace pour la blague. On a été contacté par un label de Chicago, Hozac, qui nous a proposé de faire un single et deux jours après un autre label de Chicago, Trouble in mind, qui nous a aussi proposé de faire un single. On a menti aux deux en leur disant qu’on avait pleins de morceaux. Ce qui était faux et on a dû se mettre à apprendre à enregistrer. J’avais un Mac, on s’est fait prêter une carte son et on a fait notre premier 45 tours I’m dead et Migas 2000 sorti par Hozac, qui était notre fameuse première démo et Trouble in mind a sorti deux titres Je ne suis pas très drogue et Berceuse pour Clive qu’on a fait en deux après-midis.
On les a mixés chez un pote. On leur a envoyé, ils ont trouvé ça bien. Ils en ont sorti un 45 tours et nous ont commandé un album. On a continué ce process d’enregistrement à la maison qu’on n’a jamais lâché depuis.

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Il n’y a pas de conflit entre les deux labels qui vous partagent ?
Non non. Car ce sont des labels indé américains… Ils s’envoyaient des vannes via les ronds centraux des 45 tours.
Suite à l’enregistrement de l’album, peu de temps après ils nous ont proposé de faire une tournée aux USA. Sauf qu’on n’avait pas de groupe, comme on faisait tout à deux en invitant des copines pour chanter. On a dû monter ce groupe, on est parti en tournée 15 jours. Un album en appelant un autre, on a sorti Crystal Anis chez Hozac et un album chez Trouble in mind et ça ne s’est jamais arrêté.

Le principe, c’est qu’on enregistre tous les deux à la maison et de temps en temps on invite des gens pour intervenir pour le chant. Et à partir de Costa Blanca, on a aussi fait intervenir de temps en temps des musiciens, des amis, qui avaient des particularités comme notre pote Laurent qui est venu nous faire des plans de Bouzouki, par exemple.
En tout cas, aujourd’hui on bosse toujours de la même façon. On achète petit à petit du matos pour équiper notre studio, on a démarré avec GarageBand et maintenant on est passé sur Live qui est un autre logiciel super simple qu’on utilise comme un magnétophone. On n’utilise ni la compression ni la réverbe du logiciel, c’est brut.
On a eu la chance, par le biais d’un ami, de rencontrer Luis Mazzoni, un ingé son, qui est un gros spécialiste de l’analogique. Une fois qu’on fait notre maquette et qu’elle a été mixée, il la passe dans des machines qui enlève le côté froid du numérique.

The Liminanas I ve got trouble in mind singles and rare stuff 2009 2014 cd Trouble in Mind records french band music Lionel Marie

Et du coup comment vous composez ? Chacun dans votre coin ? Ensemble ?
Moi j’enregistre pratiquement tout le temps, on a le studio sur place dans le garage. On fait des tonnes de maquettes. A 6h du matin quand Marie se lève, je lui fais écouter ce que j’ai fait et on décide ensemble des morceaux ou des riffs.

Et l’écriture des chansons, les paroles ?
On en a fait un peu ensemble, mais la plupart du temps c’est moi. De temps en temps, on pioche des textes dans ce que fait mon frère aussi.
Après le choix du français ou de l’anglais ça dépend vraiment de la musique et de ce qui vient tout de suite quand tu es en train de travailler dessus.

Quelles sont vos influences pour composer et écrire ?
Nous la base de ce qu’on aime c’est la musique primitive américaine, le psyché anglais, le freak beat anglais, ce genre de choses. Mais après on écoute vraiment des tas de trucs, et je pense aussi que le cinéma a autant d’importance que la musique, parce qu’on est aussi fondu de cinéma. Ca va vraiment de Joy Division à du punk américain des années 70, à la musique primitive américaine, mais aussi le groupe anglais The Nuggets. Tout ça nous a nourris. The Stooges, particulièrement le premier et second album.

Quand on vous googlise, on tombe directement sur Gainsbourg, les yéyés, etc. Est-ce que vous pensez que ça vous correspond ?
Gainsbourg si, car j’aime beaucoup Gainsbourg. Mais les yéyés, non. Les yéyés c’est sûrement ce qu’il est arrivé de pire à la musique française, dans le mauvais sens du terme. Mais après de cette scène-là, on aime beaucoup Dutronc, Ronnie Bird…

The Liminanas down underground LP s 2009 2014 double cd intégrale anthologie album Because Music groupe couverture Lionel et Marie

Vous changez de chanteuse régulièrement au cours de l’enregistrement, comment se fait le choix d’une chanteuse pour telle chanson ?
Ça va être la tonalité. Ça dépend des chansons. C’est des copines qui interviennent sur les disques. Elles arrivent elles ne connaissent pas la chanson, on leur fait écouter le morceau. On le fait en une ou deux prises maximum.

Et vous ne voulez pas collaborer avec une chanteuse officielle ?
Au niveau de l’enregistrement, on aime bien l’idée de la collaboration en fonction des gens avec qui on traîne à ce moment-là. Par exemple, on a fait un morceau en italien avec une chanteuse, c’est elle qui a écrit le texte et l’a enregistré à Bordeaux. On a fait une autre chanson avec une copine italienne, Francesca Cusimano, qui est une nana que j’ai rencontré au boulot, qui a cet accent particulier, on trouvait ça mortel de profiter de ce type d’accent pour la chanson alors qu’elle n’avait jamais enregistré de sa vie. Elle est venue un après-midi et elle l’a fait avec nous.

Et sur scène du coup ça se passe comment ?
Sur scène, on a une chanteuse qui s’appelle Nika Leeflang. On en a eu plusieurs, mais elle est avec nous depuis deux ans maintenant. C’est la chanteuse du groupe. Car nous, sur scène, on ne touche pas aux micros.

Les chansons italiennes, elle peut les chanter par exemple ? Ou il y a des chansons que vous ne pourrez jamais faire sur scène ?
Je pense qu’elle est capable de chanter à peu près tout ce qu’elle veut. Le choix de faire ou ne pas faire des chansons des disques en concert c’est plutôt parce qu’il y a des trucs qu’on essaie et avec lesquels on s’aperçoit vite que ça fonctionne pas en concert. Comme Je ne suis pas très droguepar exemple. On n’a jamais réussi à en faire une bonne version en concert donc on a lâché l’affaire.

Pascal Comelade The Liminanas Lionel et Marie groupe Traité de guitares triolectiques à l usage des portugaises ensablées disque album because music 2015

Ce soir vous jouez avec Pascal Comelade. Comment vous êtes-vous rencontré ?
Déjà on est amis, on s’est rencontré y’a quelques années. On avait un groupe Marie et moi, c’était Les Bellas. On a discuté avec Pascal lors d’une soirée de concert. On connaissait sa musique déjà. Il m’a proposé d’intervenir sur la bande-son d’un ballet d’art contemporain. Après j’ai enregistré sur deux de ses albums. On a fait un concert dans la rue avec lui aussi. On est devenu amis. L’idée est venu de faire un disque ensemble, il y a un an et demi et on l’a enregistré l’été dernier.

Vous avez enregistré séparément également ?
On s’est assis autour d’une table, on s’est fait écouter les démos qu’on avait. On en a sélectionné une quantité X. On allait chez Pascal avec notre matériel, on allait prendre des prises de piano sur nos bases à nous et Pascal faisait l’inverse avec nous à la maison. On jouait sur ces titres et lui sur les nôtres. Le disque s’est monté comme ça, par couches successives de sons.

Image de prévisualisation YouTube

Ce soir vous allez jouer ensemble réellement pour la première fois donc.
Oui, c’est vrai ! Sur les morceaux de cet album. Après sinon on a déjà fait quelques interventions avec Pascal où on a déjà joué ensemble.
Ah mais on a déjà joué deux deses titres sur France Inter et hier sur France culture aussi avec Ivan Telefunken qui est un très très bon guitariste Barcelonais.

Vous êtes assez rares sur scène, vous faites peu de concerts. Est-ce un choix ?
On en fait à peu près 25 par an. C’est un choix pour plein de raisons. La principale c’est qu’on aime bien l’idée que ça reste excitant. Il y aussi le fait qu’on ne vit pas du tout des revenus des concerts. Tout le monde a un job et une vie de famille, donc on tourne quand c’est possible de tourner. Et c’est aussi un moyen de ne pas faire exploser le groupe en route.
Du coup, pour nous, ça reste excitant de jouer.

Quels sont vos projets ?
On bosse sur un conte pour adultes, une histoire lue sur un disque, dans l’idée des contes pour enfants qu’on trouvait dans les années 70, genre Le Petit Ménestrel. Un conte un peu dark, avec des illustrations. On travaille aussi sur un album pour Because Music et Trouble in mind pour janvier/février prochain. Et on va faire aussi l’album d’une chanteuse américaine Sarah McCoy. En ce moment, elle fait l’enregistrement aux USA, elle nous envoie les titres par le net et nous, on fait les arrangements.

selfie exclu UsofParis
selfie exclu UsofParis

L’interview prend fin, je leur tends mon phone pour qu’ils réalisent un selfie. Ils acceptent avec plaisir. Un couple décidément attachant. A l’image de sa musique.

Je les retrouve le soir sur scène pour un set à La Boule Noire. Le public est à la fois hipster parisien et rockeur en cuir noir. Une très très bonne ambiance pour une vingtaine de chansons. La petite hollandaise Nika nous transporte avec sa jolie voix sixties. Les titres s’enchaînent et le concert se termine par 7 titres avec Pascal Comelade. A noter la présence de Stéphane Saunier dans la salle, le monsieur musique de Canal +, qui semblait plus qu’apprécier le concert.
Je ne saurai trop vous conseiller de découvrir The Liminanas en live. Le son n’en est que meilleur encore !

by Joan

Because Music réédite le catalogue de The Liminanas :
3 albums studio et un album de raretés, en format vinyle (CD inclus)

et pour la 1ère fois : l’intégrale du groupe dans un double CD anthologie :
Down underground – LP’s 2009/2014

Malamore

The Liminanas à suivre sur leur page Facebook

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Le Pomm’up Store : des ateliers éphémères by Ecusson – Gagne tes invits

On aime les nouvelles expériences.
Et aujourd’hui c’est Écusson, la célèbre cidrerie qui s’y colle avec un espace éphémère, le Pomm’up Store, dédié à des ateliers thématique de création autour de la pomme. Rendez-vous en plein centre de Paris : Rue Saint-Merri !

Depuis quelques temps, le cidre envahit les soirées les plus hypes comme à la boîte japonisante Eko sous l’égide de Kitsuné.
Mais avec son évènement éphémère, Écusson, la marque de la pomme made in France, veut mettre en avant le produit : de la fleur au fruit avec dégustation à la clé. On salive !

pomm up store cidre Ecusson évènement atelier éphémère rue saint merri découverte concours united states of paris
C’est l’occasion pour l’entreprise normande de créer, durant une semaine, le Pomm’up Store, un atelier de découvertes.
Si cet espace éphémère est en accès libre, les trois ateliers proposés ne seront accessibles que sur réservation.
Votre talent créatif sera mis à contribution.

Atelier Colorama
This Is Venice, studio renommé, vous proposera deux ateliers “tutos” pour mettre en accord vos ongles et le cidre. De quoi faire pétiller vos cuticules dans ce Nail bar !

Le mercredi 3 juin de  15h00 à 17h00 et de  17h30 à 19h30

Couronne fleurie by Lily Griffith
Couronne fleurie by Lily

Atelier Fleurs du verger
Lily
Griffith sera la maître d’oeuvre de cet atelier. Fleurs et ambiance champêtre, cette élève d’un Meilleur Ouvrier de France saura mettre des couleurs dans vos cheveux, Mesdames, et dans vos barbes, Messieurs, oui oui vous avez bien lu ! De quoi vous faire appeler Charlemagne après cette expérience plutôt bohème.

Le jeudi 4 juin de 16h30 à 17h30 et de 18h00 à 19h00

Pomm-Up-Store-by-Ecusson-cidre-Tote-Bag-bubble-avec-Lalasaidko-blogueuse-et-baby-artiste-atelier-création-tamons-encreurs-et-écussions-fruités-espace-16-rue-Saint-Merri-4e

Atelier Pimp My Ecusson
Lalasaïdko, blogueuse et jeune artiste, vous propose de rentrer dans son univers “Bubble” et de personnaliser votre tote bag. Tampons encreurs, écussons aux thématiques fruitées, vous repartirez avec votre sac totalement personnalisé. Parfait pour vos prochaines sessions shopping.

Le vendredi 5 juin de 15h30 à 17h00 et de 17h30 à 19h00

Et tout cela sans oublier la dégustation de cidre !
Accord parfait cidre et mini éclairs salés
Accord parfait cidre et mini éclairs salés
 pomm up store Ecusson évènement atelier éphémère rue saint merri découverte concours united states of paris

Concours

Vous souhaitez participer à l’Atelier Fleurs du verger le jeudi 4 juin à 16h30 de Pomm’up Store ?
Pour cela, rien de plus simple, envoyez-nous un mail, gentil et poli avant le 01 juin 2015 à 23h avec vos nom et prénom  (avec en objet Pomm’up) à : usofparis@gmail.com

Les gagnant(e)s seront les plus  rapides à nous envoyer un mail. Ils recevront en retour un mail leur confirmant leur lot : 1 pass pour 2 pour cet atelier.
POMM’UP STORE
By Ecusson
16 rue St Merri – 75004 Paris

Du mercredi 3 au samedi 6 juin 2015
Du mercredi au vendredi de 15h à 20h
Le samedi de 15h à 21h30

Espace éphémère en accès libre / Ateliers sur inscriptions

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

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Jean-Charles de Castelbajac : dans les coulisses de la création FANTOMES au Art Rock festival

En exclu, nous partageons avec vous les coulisses de la (re)création de Fantômes en terres bretonnes pour le festival Art Rock avec Jean-Charles, Louis-Marie et Guilhem de Castelbajac.

Jean-Charles de Castelbajac est un sexagénaire cabot qui n’est jamais là où on l’attend. Couturier, designer, street-artiste, il est depuis quelques années metteur en scène et scénographe. Nous avions aimé Ceremony, sa collaboration avec le groupe Nouvelle Vague. Nous étions très curieux de son duo avec l’artiste électo Mr Nô.

Jean-Charles-de-Castelbajac-JCDC-couturier-avec-ses-mannequins-création-mode-musique-Fantomes-Mr-No-Art-Rock-2015-festival-Saint-Brieuc-photo-coulisses-by-United-States-of-Paris-blog

Après avoir créé l’identité visuelle du Art Rock édition 2015 (affiche, goodies), il a fait valser les aprioris en sollicitant des mannequins non professionnels et originaires de Saint-Brieuc pour participer au show-performance de ce samedi sur la grande scène après le passage de Lilly Wood and The Prick, Yelle, Christine & The Queens et Citizens !

Nous avons eu la chance de laisser trainer notre objectif photo dans les coulisses dès notre arrivée à Saint-Brieuc grâce à la complicité de Julien et Isabelle.

Répétitions sur la place, en bas de la grande scène et sous un soleil vif des mannequins-fantômes toutes vêtues de blanc. Guilhem et Louis-Marie, les fils de JCDC, sont à la manœuvre pour diriger en très peu de temps cette troupe improvisée.

JCDC prend le temps d’une itv télé avant d’enchainer sur les essais des sculptures-chapeaux, volumineuses et impressionnantes.

Créations-maquillage-dessins-originaux-Jean-Charles-de-Castelbjac-pour-spectacle-Fantomes-mode-musique-défilé-Mr-Nô-Art-Rock-2015-Saint-Brieuc-photo-by-united-states-of-paris-blog

Passage en loge pour la répartition des créations originales de maquillage toutes différentes les unes des autres pour chaque participante.
Le chef d’orchestre a l’œil et sait tout de suite quelle création accordée selon l’ovale du visage de l’une, les traits d’une autre.

Le temps est compté. La répèt sur la scène doit se faire après la balance de Yelle. Impressionnante vision que cette armée de girls en plein soleil attendant son tour pour prendre ses marques sur le terrain de jeu du soir. Une d’entre elles est déjà coiffée d’une perruque, et toutes sont habillées par le couturier.
Les membres du bagad de Saint-Brieuc s’installent en tenue “civile”.

Maquillage originale dessiné par Jean Charles de Castelbajac JCDC spectacle Fantomes création musique et mode Saint Brieuc Art Rock 2015 festival photo by united states of paris blog

Le plus impressionnant reste à suivre : la découpe de dizaines et de dizaine de perruques adaptées à chaque mannequin. La séquence maquillage débute, des formes apparaissent sur les visages. La patience est de mise : il y en a pour 7 heures en tout.

 Coiffure perruque Jean Charles de Castelbajac JCDC couturier spectacle Fantomes création musique mode Saint Brieuc Art Rock 2015 festival photo by united states of paris blog

Les selfies et photos entre participantes vont bon train. Complicité et ambiance colonie de vacance règne dans le bâtiment de cette partie backstage où chacune tente de trouver une petite place pour manger, se détendre, téléphoner et où le mur du couloir rappelle les déplacements sur scène.

Séance photo improvisée dans les escaliers pour archiver l’ensemble maquillage, coiffeur, robe, une fois la touche finale apportée.

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La nuit venue, croiser le cortège armé de longs bâtons pourrait effrayer plus d’un spectateur non averti. C’est fou, décalé et follement créatif.

Mannequins-spectacle-Fantomes-de-Jean-Charles-de-Castelbajac-JCDC-création-mode-et-musique-festival-Art-Rock-2015-Saint-Brieuc-photo-united-states-of-paris-blog

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Sur scène, aucune n’a démérité, les filles de Saint-Brieuc ont porté fier la prestance de leurs terres.
Difficile pour certaines de partir, de quitter les lumières, ces nouvelles amies et ce patriarche au grand coeur.

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Jean-Charles de Castelbajac nous a, comme toujours, offert un spectacle à la hauteur de sa folie créative.

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ART ROCK 2015 : l’euphorie avec Christine & The Queens, Yelle, JCDC et Lilly Wood

Samedi 23 mai – Immersion en plein coeur de l’édition 2015 du Art Rock, festival breton à dimension humaine et niché dans le centre-ville de Saint-Brieuc.

Christine and the queens collage street art rue fan concert festival Art Rock 2015 saint brieuc tournée chaleur humaine tour God save Christine photo by united states of paris blog

Dès notre arrivée, avant même de récupérer notre pass à la Chapelle Lamennais – décor surréaliste – c’est Christine & The Queens qui s’impose à nous. Non qu’on l’est croisée avant sa conf de presse. Ce sont les attentions toutes particulières sous forme street-art de fans (bretons ?) qui nous ont happées l’œil. Certains festivaliers ont, en effet, coller sur des murs ou panneaux d’infos stratégiques un message à l’attention de la Nantaise.

Notre curiosité s’est portée très vite sur les coulisses de la création Fantômes orchestrée par Jean-Charles de Castelbajac, accompagné de ses fils Louis-Marie et Guillaume. Lire le sujet complet ici.

3 rendez-vous dans l’après-midi en petit comité médias locaux et blogs avec 3 têtes d’affiche pour prendre le pouls de l’ambiance générale.

 Yelle concert art rok 2015 festival saint brieuc Julie Budet interview conférence de presse bretagne tournée complétement fou tour photo by united states of paris blog

On commence par le retour en terres natales pour la briochine Julie alias Yelle. Elle avoue être plus stressée de chanter dans sa ville que dans une autre. Cette étape lui permet de profiter d’une pause, s’offrant la veille des retrouvailles avec un complice, JCDC, et le concert de The Do.
Ses secrets de tournée ? Préparation physique avec un coach du coin et beaucoup de sommeil sur la route avoue cette grosse dormeuse.

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Le soir, Julie apparaît dans une combinaison moulante et certainement thermolactyl pour affronter la fraîcheur bretonne de 23h.
Les premiers rangs ados et post-ados connaissent aussi bien Je veux te voir que les derniers titres.

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Heureuse, énergique et rieuse, Yelle charme toutes les générations, passant de ballade Voyage en Italie aux tubes Bouquet Final et Complément Fou pour lequel elle arrive sur scène chevauchant un épi de maïs aux feuilles bleues – une inspiration très Katy Perry. Euphorie et hallucination généralisée ! En fin de soirée, la jolie Julie aura les yeux humides d’émotions.

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Lilly Wood and the prick concert festival Art Rock 2015 saint brieuc interview conférence de presse Nili Hadida Benjamin Cotto tournée tour musique photo by united states of paris blog

Suit à La Chapelle, le duo discret Nili et Benjamin de Lilly Wood & The Prick. Alors que le nouvel album ne sortira qu’en septembre, le groupe profite de cette tournée de festivals pour présenter des nouveaux titres enregistrés en Afrique.

Lilly Wood and the prick concert scène festival Art Rock 2015 saint brieuc Prayer in C Nili Hadida tournée tour musique stage photo by united states of paris blog

Lilly Wood and the prick concert scène festival Art Rock 2015 saint brieuc Prayer in C Nili Hadida Benjamin Cotto tournée tour musique stage photo by united states of paris blog

Leur musique prend un nouvel élan avec ce métissage qui leur va bien. Dans une tenue très près du corps, Nili, le nombril au vent, est d’humour joueuse. Le Mas, Middle of the Night, Where I want too be (California) se prêtent à ce soleil de fin de journée. Un peu de nostalgie, des regards complices avec son partenaire de danse et beaucoup d’espoirs aussi pour la suite du programme.

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15h15 : l’affluence dans La Chapelle est plus importante. Pros, invités, médias se pressent devant les fauteuils motifs léopard pour ne rien raté du phénomène du moment : Christine & The Queens. Imper beige, foulard noir, baskets, la chanteuse fend sa timidité pour répondre aux questions sur l'”overdose” possible qu’elle peut susciter, s’étonne qu’une de ses chansons soient utilisées par une émission de France Inter – elle préfère regarder et dénicher des pépites sur YouTube plutôt que d’écouter la radio.
Elle avoue aussi son penchant pour l’Eurovision et ne serait pas contre une participation pour représenter la France. Cependant “je suis trop fragile émotionnellement pour supporter l’idée de recevoir un “One Point” (en anglais dans le texte). Au passage, elle confirme être en train d’écrire le second album mais pas de perspective de studio avant fin octobre, après ses engagements de concerts. Malgré l’insistance de certains participants à cette conf, elle ne dévoilera pas d’infos majeures sur cet album américain qu’elle prépare. Au sujet de l’intérêt de Jean Paul Gaultier pour son personnage, Christine nous dit n’avoir jamais osé demander au couturier de revêtir une de ses créations, certainement dû à sa timidité. Avant de préciser que ses rares tentatives d’exubérance vestimentaires passées se sont soldées par un échec. Son rêve ? Collaborer avec Perfume Genius.

Fin d’entretien sans passage par la case mini photocall, comme les autres artistes. Le contrôle de l’image s’est donc bien resserré depuis les débuts.

 Christine and the queens concert setlist festival Art Rock 2015 live saint brieuc tournée chaleur humaine tour france bretagne scène stage photo by united states of paris blog

22h – le show débute. Premier constat, la scénographie vue à l’Olympia s’adapte parfaitement aux festivals. Aucun sacrifice de décor, ni de danseurs (toujours 4 au total), ni de nombre de néons.
Raccourci, le concert se doit d’en offrir un max pour toutes celles et tous ceux qui veulent s’offrir une part de cette performeuse hors pair. Un peu moins d’échange avec le public pour laisser place à la musique. On retiendra dans le désordre : “tu sais que j’aime quand tu cris mon nom“, “je ne pleurerai jamais sur scène ou alors à la manière de Mylène Farmer, elle a beaucoup d’attitude !“, “j’aime les crêpes au sucre“, “j’ai toujours rêvé d’être une vieille rock star !“, “Tu as le droit d’être toi-même ce soir, tu as le droit d’être une galette“.
Deuxième constat, autant It, Christine calment tout le monde sur leur passage, autant Here se prête un peu moins aux communions de joyeux festivaliers.

Fin de partie avec l’objet scénique sans réelle référence, fruit d’une collaboration entre le musicien électro Mr Nô et un grand couturier Jean Charles de Castelbajac. 1 heure du matin, le premier son retenti, JCDC se met au dessin, sur feuilles blanches. Des messages à destination du public, des visages d’hommes, de femmes, d’anges apparaissent sur les écrans.

 Jean Charles de Castelbajac scène sepctacle Fantomes création mode et musique mannequin art rock 2015 festival saint brieuc photo by United States of Paris blog

Au bout de quinze minutes de mix musique-dessins, les mannequins d’un soir font une apparition spectaculaire. Grimés à outrance pour les besoins de la performance, les vissages de ces filles de Saint-Brieuc sont méconnaissables. Le défilé de ces silhouettes colorées joue sur la lenteur et la géométrie non sans fasciner.

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Nouvelle participation en fin de soirée avec le Bagad de Saint-Brieuc. Les premiers rangs ne résistent pas à l’envie d’hurler en chœur le nom de leur ami sur scène : Adrien, membre du bagad – histoire de lui causer quelque embarras. JCDC se mue en chef d’orchestre sans baguette pour diriger l’ensemble.
Pas de fausse note pour autant. La combinaison des instruments bretons avec les sonorités électro est trippante. Impossible de détourner l’attention jusqu’au 2h du mat pétantes.

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N’oublions pas en tout début de journée la participation des anglais de Citizens ! pour un set pop et relevé.

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JUSTIN NOZUKA en concert aux Étoiles le 8 juin 2015

Après le succès des albums Holly et You I Wind Land and Sea, le chanteur New-yorkais installé au Canada, Justin Nozuka, nous revient avec un nouvel opus : Ulysses. Quatre ans sans nouvelles qui lui on servit à explorer de nouveaux horizons musicaux. Ces nouvelles tonalités sont à apprécier lors d’une date de concert unique aux Étoiles, le 8 juin 2015.

Justin Nozuka a franchi un cap : produire sa propre musique.
Dans son home-studio, il a écrit et enregistré tous les titres de ce nouvel album pour la première fois.
Ulysses met donc à jour une esthétique particulière qui est révélateur de l’esprit et de l’évolution créative du chanteur.

Sans déni de ses albums précédents, ce changement de mode de travail est un bain de jouvence pour le jeune chanteur de 26 ans.
D’ailleurs, l’expérience se révèle brute mais en gardant à l’esprit ce qui fait le charme de la musique de Justin Nozuka : la pureté minimaliste.

Jugez plutôt avec ce nouveau titre :

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Justin Nozuka album Ulysees musique right by you concert les etoiles paris discograhie canada new york live concours
Justin Nozuka
Concert le lundi 8 juin 2015
Les Étoiles

61 rue du Château d’Eau – 75010 Paris
Nouvel album dans les bacs et en téléchargement légal : Ulysees
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Du bonheur plein les oreilles avec le duo spécial musique par Sony

Oui chers lecteurs, nous sommes de ces récalcitrants qui n’utilisent pas leur smartphone comme lecteur MP3. Problème de durée de batterie et des applis qui interrompent la lecture. Alors quand Sony propose un ensemble casque-walkman de qualité, on bondit de joie ! On vous explique pourquoi.

Sony casque MDR 1A Walkman NWZ A15 musique nomade technologie innovation test critique revue avis Photo by United States Of ParisAvec les podcasts, les téléphones addicts dans la rue, le métro et le train (merci de penser à vos voisins…) les constructeurs nous abreuvent de casques sous toutes leurs formes : écouteurs simples, in-ear, modèles couvrants…
Difficile pour les esthètes de la musique de s’y retrouver. Beatbydre semble parfois truster les ventes (mais trop de basse pour nous et donc un son trop déformé). Bose avec son QC3  offre un produit exceptionnel de qualité sonore mais pas à la portée de toutes les bourses. Reste les marques comme Philips ou Sennheiser qui mettent sur le marché des produits de qualité plutôt abordables. Le dernier qui nous avait séduits par ses performances auditives était le IN2, mais sa conception était trop fragile. Les contacteurs du câble audio n’ayant pas résisté plus de 2 mois à notre utilisation intensive.

Sony casque MDR 1A Walkman NWZ A15 musique MP3 radio nomade technologie nouveauté innovation test critique avis revue Photo by United States Of ParisLe modèle MDR-1A de Sony le rejoint pour ses qualités sonores avec un spectre plus étendu que ce que l’oreille peut percevoir : de 3 à 100 000 Hz, rien que ça !
Mais c’est surtout l’homogénéité du son et de sa couleur qui est à souligner. Vous redécouvrez vos classiques et percevez une petite ligne de son inconnue jusque-là.
Ce casque fermé isole assez bien de l’extérieur. Vous n’êtes pas obligés de pousser le son à fond dans les transports : c’est mieux pour votre audition.

Ajoutons à cela un confort de port bien étudié et un petit + pratique : les écouteurs pivotants. On glisse le casque plus facilement dans son sac, et si on le porte autour du cou, les écouteurs deviennent moins gênants.
On s’étonne tout de même qu’il n’y ait pas de contrôle de volume sur la télécommande du casque et que le câble soit un peu court (1 mètre).

Sony casque MDR 1A Walkman NWZ A15 musique MP3 radio nomade technologie innovation test critique avis Photo by United States Of Paris Côté Walkman, le NWZ-A15 est un vrai compagnon de route musical avec ses 16 Go de mémoire et sa micro SD additionnelle.
La navigation, bien pensée, rend son utilisation vraiment simple et intuitive. Son temps de mise en route est un record : moins d’une seconde. On a rarement vu ça.

Pour le son, ce modèle possède la fonction DSEE HX qui compense la compression numérique des mp3, améliorant donc la qualité sonore de vos morceaux préférés, surtout au niveau des hautes fréquences. Le résultat est surprenant : un spectre sonore plus étendu et plus uniforme, comme reboosté.

Si les informations de vos musiques sont bien remplies, vous avez même accès à un choix par date création du titre ! Parfait pour vos soirées blind-test !
Compatible PC et MAC, on profite de nos tubes préférés avec une déconcertante facilité et grâce à sa fonction Bluetooth, on utilise facilement le même casque que pour notre smartphone.

Sony casque MDR 1A Walkman NWZ A15 musique MP3 radio nomade technologie nouveauté innovation test revue menu critique avis Photo by United States Of ParisMalgré toutes ses qualités de design et de rendu sonore, le walkman de Sony a bien quelques défauts. Et ils se concentrent surtout autour du mode de verrouillage des touches. Il peut s’allumer même si vous l’avez bloqué (sans se mettre en lecture si vous êtes sur des mp3) et le contrôle du volume n’est pas accessible une fois le bouton poussé. Dommage.
A noter qu’il n’y a pas de RDS sur la fonction radio, un comble quand beaucoup de produits de gamme inférieure le propose.

En tout cas ces, deux produits, associés l’un à l’autre, nous offrent un duo parfait qui remet en valeur nos tubes préférés pour des trips piétons profitant des rues de Paris, en mode solo.
Nous on l’adore, surtout nos oreilles en fait !

Casque MDR-1A par Sony
Environ 200 €

Walkman NWZ-A15 par Sony
Environ 190 €

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Wayra by Fuerza Bruta : déflagration en plein New York !

Déflagration de décibels, d’eau et de souffle pour Wayra le show off Broadway de la compagnie Fuerza Bruta en résidence au Daryl Roth Theatre à New York, en face d’Union Square.

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La folie douce de cette troupe désarçonne les codes du cirque contemporain. C’est abrasif, sensuel, irréel presque, tant le maître d’œuvre de ce show a une inspiration abondante.

Wayra c’est un spectacle sans siège dans cet espace qui semble être un club interlope à notre arrivée. Le public est, en effet, debout pour s’en prendre plein les yeux, guidé par une équipe discrète qui orchestre les déplacements en fonction de l’action. Car cette dernière peut venir de toute part de la salle, dans un pur délire 360 degrés : en fond de scène, dans les airs, en plein milieu de la salle.

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Les numéros sont forts visuellement. On cherche des comparaisons même du côté des plus grands comme le Cirque du Soleil. Mission impossible. L’avant-garde, l’audace et l’inédit de la compagnie de Buenos Aires semblent être les maître-mots de cette compagnie, difficilement clonable.

Il est donc vivement conseiller de prendre son billet lors d’un séjour à New York, car il semble très peu probable que la compagnie fasse un saut en France. Et entre ballet aérien et dans l’eau (dans une sorte de piscine plastique transparente) au dessus du public, ventilos à plein régime, enveloppée au plus haut de la salle, pluie et rythmes de musique live endiablés, ce n’est plus une bouffée mais une explosion de sensations en un temps record.

A peine 1h30 au compteur. Mais ça vous retourne le cerveau pour quelques jours.

Si on était vous, on ne materait pas la vidéo teaser pour garder la pleine surprise jusqu’à l’ouverture des portes du Daryl Roth Theatre.

Aucun niveau d’anglais requis, le spectacle est sans parole exception pour les textes des chansons en espagnol. El ritmo de la noche ! 

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Wayra
Fuerza Bruta

Daryl Roth Theatre
101 East 15th Street (Union Square)
New York

Mercredi et jeudi : 20h
Vendredi : 19h et 21h30
Samedi : 19h et 22h
Dimanche : 19h

Photos réalisées avec le NX30 

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KING KONG THEORIE : pièce coup de poing de Virginie Despentes au Petit Templier – Avignon Off

Après avoir tenu l’affiche de la Pépinière Théâtre, la pièce de Virginie Despentes, King Kong Théorie, nous revient en juillet au Off d’Avignon pour nous dévoiler une partition féminine, âcre et sous tension.

Aucune échappatoire, aucune issue de secours n’est autorisée avec Virginie Despentes qui nous prend à partie tout en frontal avec un texte fort et sans compromis.

Pas de tabou, ni d’édulcorant pour faire passer certains mots et situations. La mise en scène de Vanessa Larré éclaire les ombres, révèlent l’absurde et le tragique de certaines situations vécues par nombre de femmes et d’hommes.
Car oui, le texte qui évoque aussi bien la séduction, la violence faite aux femmes, la prostitution, les rapports de force – dans un jeu de glissement sans fin – attrape au col l’homme, les hommes.

Despentes questionne la masculinité, le rapport trouble que les hommes peuvent entretenir avec les femmes et aussi entre eux.

Anne Azoulay Valérie de Dietrich et Barbara Schulz comédiennes pièce KING KONG Théorie de Virginie Despentes à la Pépinière Théâtre Opéra Paris Photo Francois BerthierLe texte ne serait rien sans la performance des trois comédiennes et si leur regard posé sur nous n’était pas aussi fort. Barbara Schulz, aux faux airs d’Emmanuelle Seigner en blonde décolorée, Valérie de Dietrich qui flingue sans appel avec les mots et Anne Azoulay, douce et provocante. Le trio est juste, sans fard et essentiel à ce récit vif et qui ne perd pas son temps dans des transitions hasardeuses.
Le temps est toujours compté pour Virginie Despentes.

King Kong Théorie
de Virginie Despentes

adaptation : Valérie de Dietrich et Vanessa Larré
mise en scène : Vanessa Larré
avec : Anne Azoulay, Valérie de Dietrich et Barbara Schulz

@ Le Petit Louvre (Chapelle des Templiers)
du 4 au 26 juillet à 15h10

Festival Off Avignon

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