Après l’Eko Club qui importe la culture clubbing japonaise à Paris, nous vous proposons de découvrir le restaurant Izakaya Isse et son nouveau salon Ozu dédié à la dégustation des grands crus de whiskys japonais : Hikibi, Hakushu et Yamazaki.
Izakaya Isse c’est l’histoire d’un homme : Patrick Duval. Journaliste pour Télérama et Libération, entre autres, il a vécu 5 ans au Japon. Fondateur du magazine «Wasabi» consacré à la gastronomie japonaise, il reste marqué par son séjour sur l’île du soleil levant. Et naturellement en 2009, il crée une école de sushis à Paris qui, en 5 ans, a formé près de 4 000 chefs sushis. Ses multiples aventures culinaires le conduisent à reprendre en 2013 le restaurant Izakaya Isse, rue de Richelieu à Paris.
Sushis et makis de qualité, gyozas parfaitement frits, sashimis plus que frais, des tempuras à se damner, c’est l’un des secrets de la cuisine de ce restaurant servie par le chef Terutaka Izumi.
Izakaya Issé saura aussi vous faire découvrir le vrai saké japonais, et non l’ersatz servi dans les tasses coquines de certains établissements.
Ce vin de riz japonais provient d’art ancestral de fabrication. Il est régit par un classement qui s’apparente à un cru. C’est trois qualités de polissage de riz qui font toute cette différence. Et le goût s’en ressent.
A tester le saké pétillant. Bien frais, il dépasse largement un pétillant français.
Mais la nouveauté de l’adresse Izakaya Isse est sans conteste le salon Ozu.
Nouvel espace avec tatami et table traditionnelle, il vous faudra ôter vos chaussures pour y accéder, dans la pure tradition japonaise.
Et là ce sont des breuvages subtiles et de haute volée que vous pourrez déguster. Les whiskys Hikibi, Hakushu et Yamazaki sont à l’honneur ici.
Issus des traditionnelles distilleries japonaises, ils prennent naissance dans les contrés sud du pays, et cela depuis 1923.
Sachez que le Yamazaki Single Malt Sherry Cask 2013 vient d’être élu meilleur whisky au monde pour cette année 2014.
Le petit plus proposé par Patrick Duval, c’est le Bootle Keep. Tradition au Japon, il vous suffit d’acheter un bouteille et elle sera précieusement gardée dans l’établissement jusqu’à votre prochaine visite pour que vous puissiez la déguster entre amis, et ce jusqu’à sa dernière goutte.
Mets exquis, liqueurs de qualité, il serait bien triste de passer à côté de l’Izakaya Isse, un restaurant qui saura vous combler à quelques pas de très connue rue Sainte-Anne.
Restaurant Izakaya Isse
45, rue de Richelieu – Paris 1er
du lundi au samedi 12h00-14H30 / 19H00-22h30
Entrée : 6 à 9€ en moyenne
Plat : 11 à 19€ en moyenne
Bento environ 25€
Saké et whisky au verre à partir de 8 euros
Isabelle Adjani revient sur scène après 8 années d’absence et avec un texte inédit de l’auteure américaine Carey Perloff. Deux défections – la comédienne espagnole Carmen Maura et le metteur en scène Julien Collet Vlaneck – la première de la pièce repoussée de plusieurs jours et un jeune premier, Niels Schneider, donnant la réplique à l’icône du cinéma. Et si la révélation de cette création Kinship, au Théâtre de Paris, n’était pas là où on l’attendait ?
Nous avons hésité avant de partager notre avis sur cette pièce. Sans doute parce que notre attente n’était pas dissimulée. L’attente de retrouver l’interprète inoubliable de La Dame aux Camélias – nous sommes encore hantés par son dernier souffle de vie sur la scène du Théâtre Marigny – et de La Dernière Nuit de Marie Stuart. Deux destins historiques et tragiques pour sublimer l’incarnation de l’une des plus grandes actrices.
Sans doute parce que la déception n’est pas totalement digérée, plusieurs jours après notre venue.
Autant dire sans attendre que le choix de cette pièce Kinshipnous laisse encore perplexe. Si Adjani voulait tant jouer Phèdre pourquoi n’avoir pas céder à l’appel du texte originel de Racine ? Plutôt que se restreindre à une sorte d’adaptation diluée de sa flamme et sordidement contemporaine.
La pièce met du temps à démarrer, les séquences sont très courtes et entrecoupées de changements d’accessoires – pas de décor, nous avons droit à un écran géant en fond de scène – un peu laborieux, longs et qui empêchent de rentrer pleinement dans le récit. La mise en scène n’est pas audacieuse.
Isabelle Adjani dissimule sa silhouette dans des vêtements trop amples, n’hésite pas le port de lunettes de vue et de soleil – pour quelles raisons ? Seuls ses pieds auraient droit d’apparaitre nus et sans fard. Avec cette obsession du contrôle de son image, la grande Adjani n’émeut plus, ne trompe plus le public qui serait capable de tout lui passer si elle osait un réel lâcher prise face à l’âge qu’elle semble vivre comme un malheur. Pourrait-elle seulement prendre un jour exemple sur une Jeanne Moreau, une Danièle Darrieux, sublimes à tous les âges qu’elles ont traversés ?
Avec cette pièce, la belle Isabelle ne peut malheureusement plus être un exemple de jeu pour les apprentis comédiens qui se préparent à l’entrée du Conservatoire.
Face à elle, Niels Schneider l’interprète de Xavier Dolan – Les Amours Imaginaires – semble avoir perdu de son charisme en ôtant son aura cinématographique. Son interprétation est juste mais il ne donnera pas plus, le rôle étant finalement trop étroit pour lui.
La vraie surprise, vous l’aurez devinée, est la comédienne d’origine italienne Vittoria Scognamiglio. Celle que l’on n’attendait pas et qui doit prouver chaque soir sa légitimé à avoir repris au vol un rôle – qui avait été répété par une autre avant elle – est d’une incroyable justesse.
C’est à se demander si Isabelle Ajani n’aurait pas fait une erreur de personnage. Et si au lieu de jouer une nouvelle fois l’amante folle de passion, irraisonnable et désespérée, elle n’aurait pas dû choisir d’interprété la mère de Niels.
L’auteure Carey Perloff n’aurait-elle finalement pas réalisé tout simplement avec Kinship le fascinant portrait d’une mère aimante et effacée ? Si telle était sa volonté, alors la pièce a un réel attrait.
Vittoria Scognamiglio est à elle seule le meilleur des arguments pour motiver tous ceux et toutes celles qui ont réservé leurs billets et qui pourraient s’en vouloir de les avoir chèrement payé, après avoir lu plusieurs critiques mitigées ou vu passé un tweet virulent.
KINSHIP de Carey Perloff texte français : Séverine Magois mise en scène :Dominique Borg
avec Isabelle ADJANI Vittoria SCOGNAMIGLIO Niels SCHNEIDER
du mardi au samedi à 21h matinées le samedi à 16h et dimanche à 15h30
Jusqu’au 10 décembre, touchez du doigt l’incroyable Table de Teschen exposée exceptionnellement au Musée du Louvre avant sa probable arrivée définitive. Mais avant que cet objet unique et historique trouve une place de choix au sein des collections et pleine lumière, le programme Tous Mécènes fait appel à la générosité du grand public.
Vous avez un coup de coeur pour le style décoratif du XVIIIe siècle, le travail d’artisan et d’orfèvre et une certaine curiosité pour les pierres dures ? La Table de Teschen ou Table de la Paix pourrait répondre à tous vos goûts. Le Musée du Louvre propose à tous et toutes de pouvoir participer à l’acquisition de cet objet exceptionnel.
Son nom n’est pas forcément le plus engageant, on vous l’accorde.
Il fait référence à une petite ville allemande où a été signé en 1779, un traité de paix suite à la guerre de succession de Bavière survenu un an plus tôt. Une guerre surnommée aussi la guerre de patates.
La France et la Russie sont intervenues pour qu’une fin rapide de ce conflit soit négociée.
En tant que médiatrice, la France – en la personne du Baron de Breteuil, ambassadeur à Vienne – a eu droit à un présent au caractère exceptionnel.
Cette table a fait sensation à Versailles et a eu, quelques siècles plus tard, les honneurs d’une exposition à New York.
Pourquoi cet objet est rare ?
Jamais aucun cadeau n’avait été offert et ne sera offert lors de la signature d’autres traités.
D’autre part, c’est la première table réalisée en mosaïque de pierres dures ; des pierres en provenance de mines de Saxe. Ces mines appartenaient à l’époque au créateur de cette pièce, Johann Christian Neuber, grand orfèvre de la cour de Saxe et également conservateur des collections royales.
C’est un véritable cabinet de curiosités avec ses pierres dures, ses cristaux de roche, ses éléments de bois pétrifié. L’ensemble des éléments est numéroté et consigné dans un cahier manuscrit, conservé dans un des tiroirs de la table.
Les détails sont d’une telle perfection qu’il faut contempler plusieurs minutes pour en venir à bout.
Ce qui fait de cet objet non plus un meuble mais un véritable “bijou sur pieds”, comme nous le confirmera l’une des conservatrices du Musée.
Pourquoi lui rendre visite ? Pour vous assurer, si vous aviez un doute, du caractère exceptionnel de cet objet. Vous pourrez en profiter pour découvrir les nouvelles salles d’exposition du département des Objets d’art. Des salles qui ne vont pas être tout de suite prises d’assaut et que vous pourrez donc découvrir sans trop de foule. Le bonheur !
Nul besoin d’être multimillionnaire pour participer à son niveau à l’acquisition de cette pièce. La campagne grand public s’élève à hauteur d’un million d’euros et n’a pas de montant minimum.
Les dons de 10 ou 20 euros sont les bienvenus, comme les plus importants de 100 ou 500 euros, chaque don étant déductible des impôts, à hauteur de 66%.
En remerciement, le Musée du Louvre offrira des accès à la Table de Teschen une fois exposée dans la plus belle lumière qui soit. Selon le montant vous pourrez faire sa connaissance un mardi, jour de fermeture du musée. Et pour l’avoir fait, c’est grisant de faire une visite loin très loin de la foule.
L’exposition est prolongée jusqu’au 10 décembre !
La campagne de soutien se termine le 31 janvier 2015.
Toutes les informations sur le site : www.tousmecenes.fr
Ici même, il y a quelques semaines, nous vous avons dit tout le bien que nous pensions de la pièce Têtes de Lard qui se joue au Café de la Gare depuis la rentrée, du vendredi au mardi.
Cette comédie n’est pas du genre à laisser indifférent les spectateurs. Le récit, le jeu des comédiens et l’ambiance sonore de cette pièce en font une des petites pépites théâtrales qu’il ne faut pas laisser passer ; sous peine d’avoir de sérieux regrets.
Et nous ne sommes pas les seuls à avoir aimé ! Jugez plutôt les bonnes critiques que cette pièce a récolté en un mois de représentations :
PARISCOPE « La sincérité des sentiments accompagne subtilement des dialogues mordants. »
RAPPELS de novembre – décembre ” Du pur théâtre, porté par des comédiens qui frappent par leur capacité à incarner un univers et à basculer d’un registre à l’autre, de l’absurde à la noirceur.”
” Une farce savoureuse.”
THÉÂTRES.COM « Un bijou d’humour noir (…) Une comédie insolite à découvrir de toute urgence ! »
ARTISTIK REZO
« Du jamais vu ! Sueur garantie et exercice de composition réussi. »
SORTIES A PARIS « Cette pièce est étonnante, surprenante, riche d émotions. (…)
Un drame familial avec un véritable accent du terroir. »
Actunews
“Une tragi-comédie énergique”
CONCOURS : dernières invits à gagner sur le blog!!
Vous avez envie de rencontrer Raoul, le cochon, et ses partenaires de jeu comme ce brun ténébreux bien équipé (ci-dessus) ? Nous vous faisons offrons des invitations pour 2 pour le vendredi 5 décembre à 22h.
Pour gagner vos places, rien de plus simple envoyez-nous un mail avec vos nom et prénom (avec en objet Têtes de Lard) à : usofparis@gmail.com
Les gagnant(e)s seront tiré(e) au sort parmi l’ensemble des participants. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot (2 invitations). Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes libres le 5 décembre pour laisser leur chance aux autres participants !!
Nouvelle édition réjouissante des Frimousses de créateurs ! Jusqu’au dimanche 23 novembre découvrez lessuperbes créations de grands noms de la mode, de l’art, du design et du street-art au Théâtre du Châtelet. Le clou de cet événement placé sous le signe de l’opéra est la vente de l’ensemble des oeuvres uniques le lundi 24 novembre à 20h, avec un objectif : dépasser les 185 000 euros récoltés en 2013.
Cette année encore les artistes se sont mobilisés pour apporter leur aide aux enfants du Darfour, premières victimes d’une crise humanitaire sans précédent.
Parmi eux, les fidèles de l’opération orchestrée par l’Unicef : Jean Paul Gaultier, Chantal Thomass, Jean-Claude Jitrois, Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel…
Chaque créateur apporte une touche singulière pour l’occasion, avec un regard original sur la femme, en modèle réduit. Ici les poupées sont faites de fils de fer (Jean Paul Gaultier) ou ouate (Chacok), portent un pull en cachemire (Prada), un bandeau en dentelle de Calais (Jean-Claude Jitrois), du satin martelé (Paule Ka par Serge Cajfinger) et sont illuminées de pierres, perles et autres cristaux Swarovski (Anne Fontaine, Lanvin par Alber Elbaz).
Toutes les extravagances s’exposent sous un éclairage discret dans le foyer du Théâtre du Châtelet, comme cette poupée créée par Gucci et réalisée avec différents types de plumes appliquées à la main. Troublante.
Aux côtés des poupées, ont été aussi invités des artistes plus habitués au bitume, aux bombes aérosol et au grand air. Parmi eux, Le CyKlop qui propose une interprétation toute particulière de Papageno, personnage de la Flûte enchantée de Mozart avec son potelet anti-stationnement et Gregos qui convoque Arman, Mondrian, Messerschmidt pour un double selfie sur violon qui risque de s’arracher à la vente de lundi.
A noter la belle initiative de la blogueuse Julie Adore qui a convié une dizaine d’autres camarades blogueuses à créer leurs poupées, avec l’aide de la créatrice AgathaRuiz de la Prada. L’ensemble est en vente sur le site Prima au prix de 20 euros chacune. Toujours pour la bonne cause, ne vous privez pas !
L’ensemble des oeuvres exposées et mises en vente est à retrouver sur le site : www.frimoussesdecreateurs.fr
Exposition Frimousses de créateurs au Théâtre du Châtelet : du mardi 18 au dimanche 23 novembre 2014 de 11h à 18h.
(dernier accès à 17h15) entrée gratuite
Vous connaissez certainement Sidi Larbi Cherkaoui. Il nous avait enchanté avec son spectacle Tezuka à la Villette en hommage au créateur japonais. Le chorégraphe revient à La Villette avec son tout dernier projet : 生长 Genesis, une collaboration avec la danseuse chinoise Yabin Wang.
Des personnages en blouse blanche, un masque chirurgical devant la bouche, observent d’autres personnes et leur font subir des tests. Grâce à ces cages en verre et ces gigantesques éprouvettes 生长Genesis, cherche à faire savoir d’où nous venons, à rapprocher l’humain de la nature, qui s’est perdu dans un monde de plus en en plus artificiel.
Toujours inspiré par l’Extrême-Orient et de son expérience avec des moines Shaolin, Sidi Larbi Cherkaoui nous invite à partager son récit des origines, de nos originaes. Yabin Wang, danseuse et chorégraphe star en Asie, est la pièce maîtresse de cette nouvelle chorégraphie. Rendue célèbre pour sa danse des tambours dans le film Le Secret des poignards volants, elle donne vie à cette nouvelle oeuvre du chorégraphe belge amoureux des scènes parisiennes.
CONCOURS
Vous avez envie découvrir le nouveau spectacle de Sidi Larbi Cherkaoui ? Nous vous offrons des invitations pour 2 pour le mardi 2 décembre, à 20h.
Pour gagner vos places, rien de plus simple envoyez-nous un mail avec vos nom et prénom (avec en objet Genesis) à : usofparis@gmail.com
Le gagnant(e) sera tiré au sort parmi les participants. Il recevra un mail lui confirmant son lot (2 invitations). Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes libres le 2 décembre pour laisser leur chance aux autres participants !!
Qui n’a jamais dit, dans un instant de folie pure : “ton enterrement de vie de jeune fille (ou de garçon), finger in the nose !”, “un bar privatisé pour ton bithday ? No problem !”… Sans penser une minute que, comme toujours, la galère arrive après. Plus de panique, nous avons découvert un site malin qui va donner un coup de fouet à vos soirées : SnapEvent.
Pour nous présenter les atouts de ce service indispensable pour tout parisien toujours overbooké, le rendez-vous nous a été fixé dans le 10ème arrondissement de Paris, à deux pas de la Gare du nord, un mercredi soir.
Un spot plutôt hallucinant : terrasse avec une vue à 360° sur Paris, une ambiance musicale assurée par Igit (ancien candidat de The Voice), un multiple choix de services traiteurs (sushis, canapés, mini burger et autres délices) et un bar trendy pour nous réchauffer. De quoi être bluffé !
Dédiée à l’organisation de soirée entre 20 et 100 personnes, en moyenne, cette agence web propose 300 lieux dans Paris pour les particuliers et les entreprises (elle a déjà quelques clients de renom dans son escarcelle).
Pour résumer le concept, on pourrait dire que SnapEvent se rapprocherait du site Airbnb, mais pour un évènement entre potes ou un afterwork dans un décor décoiffant.
Vous simplifier l’organisation de votre soirée, c’est le crédo du site.
Les choix : un lieu, souvent iconoclaste (galerie d’art, atelier d’artiste, salon de coiffure, bar, appartement, etc.), un service traiteur et une ambiance musicale, ou non. Le tout au choix.
Question prix, le budget de base est à 300 € !
Les propositions de services de Snap Event vont bientôt évoluer. Vous n’aurez bientôt plus aucune contrainte pour la préparation de vos soirées ou de vos évènements pros. Avec des options selon vos affinités : besoin d’un traiteur car vous avez déjà le décor, ou inversement, un lieu, vous avez votre pote cuistot dans la poche…
Avec cette liberté de choix, Snap Event risque bien de s’imposer rapidement comme le moteur de création de vos soirées d’exception.
Alors si vous cherchez un lieu unique ou une solution de cocktail, pour une soirée unique, avec vue sur les toits de Paris, allez vite jeter un oeil au site de SnapEvent. Il pourrait bien vous faire aimer encore plus de vos amis et collègues de boulot.
Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.
Le sujet du mois a été choisi par Arwen : Voir la vie en rose
Comment ne pas revenir sur une soirée assez magique d’octobre pour le lancement de la campagne Octobre Rose pour la lutte contre le cancer du sein. Pour l’occasion et au cours d’une unique nuit, la Tour Eiffel a porté fièrement la couleur rose en soutien à toutes les initiatives et ces femmes courageuse.
Vite, maintenant on s’offre un tour des autres blogs pour découvrir les idées de nos camarades :
Après une tournée estivale réjouissante (Nuits de Fourvière Lyon, Festival Days Of, Paris), Damon Albarn nous revient en tête d’affiche du Festival Les Inrocks édition 2014 ce mercredi au Casino de Paris.
Toujours aussi généreux, l’ancien leader de Blur nous a une nouvelle fois donné une leçon de pure humilité, ne masquant pas son attachement : “Paris is like my second home“. Le problème c’est qu’il est trop londonien pour s’installer définitivement dans la capitale.
D’un naturel rare, il assure un show en pleine proximité avec son public. Pas d’oreillettes retour son qui pourraient l’isoler comme tant d’autres chanteurs et le faire rater une réaction du public.
Ses retours sont sur scène, à l’ancienne, pour s’assurer une totale liberté de manoeuvre et de déplacement. Il réagit au quart de tour et à l’ouïe fine, le quadra.
Y’a quelque chose de punk dans l’idée de ne rien feindre, le jeans tombant, il sourit et excite le public pour faire sortir le meilleur.
Et Albarn fait le show, un vrai. Alternant moment de pur délire avec les reprises de Gorillaz, Spitting Out The Demons en entrée de set, Clint Eastwood avec en guest Oxmo Puccini –en français dans le texte et qui finira en nage à la fin du titre – et des instants plus intimes, au piano, adoucissant sa voix, comme sur Everyday Robots et le superbe Out of Time.
Rien n’est fake ni calculé. Même ses coacs à la guitare, ses digressions sur un vieux titre qu’il n’a pas chanté depuis longtemps.
Son regard de pro navigue dans chaque recoin de la salle, et du côté du balcon bien assis essayant de le faire se soulever définitivement. Mais la Ministre de la Culture, Fleur Pellerin, au premier rang restera bien en place.
Deux titres encore, intenses et grisants accompagné de ses choristes : Mr Tembo et Heavy Seas of Love, Damon quitte la scène avec un large sourire et la satisfaction d’avoir à nouveau enflammer Paris.
Nouvelle claque pour nous.
D’autres photos de la soirée avec Moodoïd et Ibeyi à retrouver sur le site officiel du Festival Les Inrocks : www.lesinrocks.com/musique/yntht/post/damon-albarn-moodoid-ibeyi-deuxieme-soiree-du-festival-les-inrocks-philips
Il y a quelques jours, la Fnac fêtait ses 60 ans en proposant une série de rencontres originales avec des stars internationales (Lenny Kravitz, Kylie Minogue), des groupes dans le vent (Brigitte, The Do…) des écrivains charmeurs (Jean d’Ormesson, Eric-Emmanuel Schmitt) et un jeune humoriste (Norman).
Parmi cette impressionnante sélection d’événements très très privés, nous avons pu partager un tea time en petit comité avec Amélie Nothomb dans un des salons de la pâtisserie Ladurée, rive gauche.
Ce mercredi après-midi, au centre d’une pièce feutrée à l’étage de la rue Bonaparte, assis sur un canapé noir l’auteure chapeautée célèbre la sortie de son 23e roman Pétronille, en recevant un groupe de privilégiés ayant gagné leur sésame pour cette rencontre intimiste. Amélie Nothomb égale à elle-même prend connaissance de ses convives, en reconnaît deux – se souvenant de leur prénom et des derniers échanges qu’ils ont eu ensemble. Elle garde toutefois une oreille attentive pour les nouveaux visages plus discrets.
Très vite les questions débutent pour se concentrer sur son écriture, son univers, sa capacité saisissante de création.
“Je suis une mère de famille nombreuse” Tout d’abord, une partie de l’assemblée est surprise quand l’auteure annonce être en cours d’écriture de son 80e livre. Pour elle, “écrire en pensant au lecteur serait une démarche de séduction”, avant d’ajouter “j’écris en majorité des livres qui ne sont pas lus”. Parmi ceux-ci, on apprend que deux d’entre eux seraient des romans “historiques” : l’un se déroulerait au 1er siècle après JC à Éphèse (manuscrit refusé par son fidèle éditeur Albin Michel) et l’autre à la préhistoire.
Malgré leur non-publication, ces livres sont “mes enfants, je les aime tous ; même si ils sont laids et s’ils sont des monstres”. Ces derniers sont déposés dans des boîtes à chaussures sans plus aucun espoir de connaître la lumière, comme leurs illustres frères : Hygiène de l’assassin, Métaphysique des tubes…
Après l’ “accouchement” de tous (ces livres), l’impossible Amélie ne marque pas de temps d’arrêt : “je ne m’interromps jamais, il ne faut pas laisser cicatriser la plaie”. Ce qui la met enceinte, c’est des petits riens, comme une discussion dans un bus, toutefois elle avoue ne pas avoir assez de substance en elle pour pouvoir produire tout ce qu’elle écrit. L’inspiration viendrait-elle de plus haut ?
La seule pudeur qu’elle éprouve, c’est celle d’être observer en train d’écrire, avec ses “vêtements venus du Japon qui ne sont pas élégants mais chauds”. Elle décrit son activité quotidienne (4 heures minimum par jour d’écriture) comme une “fuited’eau lente et continue, c’est fastidieux !” Alors quand une caméra vient se pencher sur son épaule pour la regarder écrire, elle s’accorde un moment de “pure fiction” par le biais d’une écriture automatique. Ce jeu avec l’image peut parfois donner des “résultats rigolos”.
Au cours de l’échange, des merveilles sucrées font leur apparition servies sur des plateaux. La nouvelle maîtresse des lieux ne résiste pas au charme d’un chou tout chocolat, pour accompagner son thé.
“A l’intérieur de moi, c’est une engueulade continuelle !” Nous n’avons pas résisté à l’envie de savoir ce qu’elle pouvait éprouver devant des séries télévisées cultes. Elle ne citera qu’une seule référence – malgré les nombreuses sollicitations de ses proches à en voir plus – Desperate Housewivesqu’elle trouve très bien écrite. Malheureusement le visionnage “provoquait en moi une irritation, comme des chips. C’est bon mais irritant. C’était au final une expérience désagréable”.
Et son rapport aux photographes avec qui elle collabore notamment pour ses couvertures de livres ? “Chaque photographe demande des choses différentes. L’expérience peut être aussi bien heureuse qu’insupportable, courte que d’une longueur insurmontable. Je me souviens de Jean-Baptiste Mondino, un être vulgaire qui m’a tutoyée dès que je suis arrivée et pourtant passionnant.
Je tentais quelque chose dans la pose, face à lui. Il m’arrête et me lance : “Qu’est-ce que tu fais ? Donne-moi rien, reste vide !La séance a duré 5 minutes et c’est sans doute l’un des meilleurs résultats.”
“J’adorerais que mes enfants survivent à ma mort !” Nous abordons également les nombreuses rencontres avec ses lecteurs, que l’équipe du Petit Journal aime tant immortaliser lors du Salon du Livre Porte de Versailles.
“Le moment de la dédicace est ambigu. On ne sait pas précisément ce que veut l’autre. Parfois, certains lecteurs veulent aller plus loin. Il y a de vraies amitiés, comme il y a des ennemis aussi parmi mes lecteurs”
Et quand nous lui demandons son secret pour se souvenir aussi bien des prénoms et des vies de ses correspondants, la réponse est simple : “j’ai une mémoire de l’émotion.” Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des blocages, des blancs et d’oublier le prénom de certains, “un drame !”
Quel est l’effet de ces grands moments de communion avec le public ? “Je suis comme électrisée pendant une dédicace. Et quand j’en sors, je peux piquer du nez au bout de 20 minutes.”
Cabotine, elle confesse n’avoir que peu d’espoir quant à la vie possible de ses livres après elle, tout en enchaînant sur une autre pirouette : “Tout m’intéresse, même de mourir. Je m’octroie un luxe, celui d’être assassinée par sa propre créature.”
Nous avions perdue de vue Amélie Nothomb, n’osant plus l’approcher, certainement à cause du phénomène de foule qui nous épuisait avant même d’arriver jusqu’à elle.
La retrouver fidèle à elle-même, incroyable de fantaisie nous a l’effet d’un détonateur. Notre challenge est qu’elle se souvienne aussi de notre prénom pour notre prochaine rencontre.
Amélie Nothomb, nouveau roman Pétronille
Éditions Albin Michel