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Dis Paris qu’est-ce que tu fabriques ? Le Paris des artisans

Nathalie Zaouati alias The Parisienne est une arpenteuse, vadrouilleuse du bitume. Rien ne lui échappe, aucune nouvelle adresse, aucun commerce de qualité, ni façade, ni accessoire lifestyle indispensable.
Ses instastories content ses découvertes et son récent guide Dis Paris, qu’est-ce que tu fabriques ? partage le made in Paris, le Paris manuel des artisans.

selfie exclu de Nathalie Zaouati pour UsofParis
Dis Paris
Sac de Célia Granger

Dis Paris, une mine de belles adresses

Nathalie a l’œil, elle a aussi ses sources pour partir à la recherche de pépites. Elle est donc allée à la rencontre des artisans dont certains se soustraient parfois au regard, trouvant un espace de travail au fond d’une cour ou dans une impasse…

De ces échanges, The Parisienne a conçu un guide complet Dis Paris, qu’est-ce que tu fabriques ? avec des portraits qui ne donnent qu’une envie : pousser les portes pour découvrir les coups de main, les savoir-faire et qui sait trouver sa vocation ou les bonnes raisons d’une reconversion. pro.

Nathalie nous offre un condensé du Paris manuel, vibrant, toujours en mouvement. A l’opposé des guides sur l’architecture ou les boutiques mode…

Nous trouvons donc le dernier matelassier de France, un bottier barbu, une chapelière, un luthier, un fabriquant de lunettes uniques, une designer…

Dis Paris
Sac Urbis de In Cute

Focus sur Karoline Bordas, In Cute 

Lors de la soirée de lancement du livre, nous sommes tombés sous le charme de deux créatrices. L’une est maroquinière, l’autre conceptrice de bijoux. Les deux ont le contact facile et savent transmettre leur passion, leur histoire et leur goût des autres.

Car être artisan c’est être à l’écoute, prêt à échanger avec ses clients, ces curieux qui hésitent. Être de bons conseils pour que chacun-chacune trouve l’objet qui répondra à ses attentes.

Dis Paris
Selfie exclu Karoline pour UsofParis

On commence par Karoline Bordas, la sellière-maroquinière de la “page 40“. La Vosgienne, passée par la Normandie, rêvait de Paris : “ville de création, de tous les rêves.”
Elle est installée dans le 20e depuis 11 ans. Elle trouve plus d’avantages que d’inconvénients à cette vie dans la capitale.
Son savoir-faire ? Karoline n’utilise que des techniques anciennes pour la réalisation de ses sacs à main, pochettes : couture main, cire d’abeille, point cellier (un point inimitable par la machine.”
Elle a commencé par faire des ceintures toute la journée : “une fois dedans, l’esprit part. C’est thérapeutique. Karoline aime partager, avec des élèves, en classe ou dans son atelier avec les adultes qui, le plus souvent, viennent parce qu’on leur a offert ce moment privilégié. Chiner est aussi dans ses gènes, lui permettant de rajouter une touche unique à ses créations. Il n’y a donc jamais deux sacs identiques.

Dis Paris
Selfie exclu de Flavie pour UsofParis
Dis Paris
Créations et main de Flav Paris

Focus sur Flav Paris 

On poursuit avec Flav Paris, créatrice de bijoux (page 109). Son créneau : le zéro déchet, la nique au plastique, des diamants éthiques, une affection pour le sur-mesure (même si chronophage avec les rendez-vous, dessins et autres maquettes). Cette Champenoise adore Paris, qui est par excellence la ville de la joaillerie. Flav a fait ses classes comme apprentie chez Cartier pendant 4 ans, la bague panthère n’a plus de secret pour elle.
Sa clientèle est plus féminine. “Pour un homme, un bijou fait 20 ans. Et les jeunes peuvent être gênés du regard des autres.
Particularité : Flav fait sertir à l’envers le diamant sur les solitaires. Original pour une alliance !

 

Beaucoup d’autres rencontres passionnantes sont à faire grâce au guide de Nathalie ! Nous, nous allons poursuivre notre tour du Made in Paris.

Dis Paris

Dis Paris, qu’est-ce que tu fabriques ?

A la rencontre des artisans parisiens
guide de Nathalie Zaouati 
(Éditions Rue de L’échiquier)

 

Dis Paris
Oeil de biche de Paname Brewing Company
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Mathias Malzieu interview : on a parlé imagination, coeur et slam

Le canot de sauvetage de Mathias Malzieu ? Définitivement l’écriture, car il est seul maitre à bord !
Alors qu’il va partir en tournée de festivals avec le groupe Dionysos, il est en train de boucler l’adaptation ciné de son romain Une sirène à Paris

Suite de notre entretien avec ce génial surprisier capable des plus belles inventions fictionnelles et d’enchainer les projets sans épuisement.

 

INTERVIEW  / MATHIAS MALZIEU 

Mathias Malzieu

UsofParis : Je suis admiratif de ta capacité à enchainer tous tes projets.

Mathias Malzieu : Ca fait une bonne gymnastique créative mais ça consomme un peu. Quand je passe de la direction artistique des Trois Baudets à l’expo au Zénith. Qu’ensuite on me pose des questions sur le film Une sirène à Paris, puis groupe. Ensuite, je pars préparer le film et chercher de l’argent.
Je découvre ça : le développement de film.
Il faut faire un switch. Ca fatigue et ça muscle, en même temps. Devoir s’adapter tout le temps, c’est positif.
Le but est de s’amuser et de travailler à son rêve.

Il y a un temps pour la musique, le cinéma, le roman, le dessin ?

Le premier temps est toujours celui de l’idée, de l’imagination, de l’envie. Et ensuite, il y a un arbre généalogique inversé qui se met en route, où je commence à faire des connexions, à voir les images de clips ou de films.
Est-ce que Gaspard chantera plusieurs chansons ? Par exemple, dans le prochain album de Dionysos, il y aura les chansons sur le passé de Gaspard qui ne sont présentes pas dans le livre.
Et c’est la matière première pour la bande-originale du film, s’il se fait.

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Est-ce que tu convoques ton imagination ou tu te rends disponible quand une idée arrive ?

C’est exactement ça : je me rends disponible. Comme j’ai horreur d’être en automatique. A l’hôpital, c’est ce qui m’a sauvé : le personnel était vraiment présent, même pour m’apporter un jus de fruit. J’ai un vrai agacement pour les gens qui font des choses en automatique. Faut que je me réhabitue à la normalité. Tout le monde ne peut pas avoir vécu ce que j’ai vécu et tant mieux. 
Le fait d’être comme ça, je suis une éponge. C’est encore pire qu’avant ! Dès qu’il y a quelque chose qui me déplait, je réagis un peu fort. Et inversement, quand ça me plait, je le prends et j’ai absolument besoin de le transformer en chanson, livre ou film ou parfois les trois.
Parfois, il faut que je range un peu ma chambre et fasse les choses les unes après les autres.

Ton cœur bat toujours au même rythme, depuis ton problème de santé ? 

C’est pire, c’est plus fort encore. Je ne le fais pas exprès. Ça m’a affaibli sur certaines choses. Je suis hypocondriaque comme ce n’est pas permis. Il y a la fameuse phrase de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Mais Il a oublié de rajouter : « et abime parfois quand même. »
Il y a des choses qui ont été renforcées mais un peu de travers. Je ne suis plus exactement le même. Je suis mieux et plus fort pour certaines choses et affaiblis pour d’autres.
Je compense comme je peux.

C’est assez fou : ton corps est devenu un souvenir fort pour les fans qui t’ont porté en concert, en festival… 

Mathias Malzieu : Je ne m’en rends pas compte. Et si je le faisais, j’aurais un melon terrible.
Je suis dans un truc de don et de confiance avec le public quand je fais le slam. Parfois, en festival, c’est presque du combat de rue pour revenir. Mais ce sont des gens qui veulent jouer. Je joue au super héros mais je ne suis pas invincible.
C’est un moment jouissif car d’abandon et de confiance. Un de mes films préférés, Trust me de Hal Hartley. Une des plus belles scènes : une fille se met en haut d’un rocher et se laisse tomber en arrière pour montrer à son homme qu’elle a confiance en lui. C’est ça le slam !

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Après l’Islande et la Norvège, vas-tu chercher le merveilleux dans un autre pays ?

C’est possible. Il y a peut-être une histoire de bayou, de Mississippi, de Louisiane. Le blues du Mississippi. Il y a aura un épisode 2. 😉

Interview by Alexandre 

 

Mathias Malzieu 

Roman : Une sirène à Paris 
(Albin Michel)

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Mathias Malzieu – Une sirène à Paris : “un grand souffle de liberté”

Mathias Malzieu nous comble une nouvelle fois de petits bonheurs, de poésie et de joie à chaque page de son dernier roman Une sirène à Paris.
Et pure folie : le chanteur-réalisateur-romancier a écrit le scénario en même temps que le roman.
Il avoue « logistiquement, c’est un peu le bordel ! Mais dans la connexion artistique, c’était un grand souffle de liberté et très joyeux ! »

Il aura fallu 6 ans à Mathias pour réaliser le film La Mécanique du cœur. Pour Une Sirène à Paris version cinéma, il en est déjà à 2 ans et demi de travail. Notre cœur de cinéphile bat en attendant de savourer l’aventure de Gaspard et Luna sur grand écran. 

INTERVIEW / UNE SIRÈNE A PARIS

Une sirène à Paris

UsofParis : Un grand nombre de tes fidèles a débuté la lecture le jour J de la sortie d’Une sirène à Paris. As-tu senti une communion, de la magie ?

Mathias Malzieu : C’est joli ce qui se passe. La réponse est très forte, notamment via les stories sur Instagram. Après c’est le filtre des réseaux sociaux, ce sont les personnes qui me suivent directement. La sensation des premiers jours ce sont les fans qui l’attendait beaucoup et qui se sont jetés dessus et l’ont lu tout de suite. C’est un peu biaisé mais ça reste aussi important car la réponse des fidèles qui me suivent est bonne. Ce sont eux les « cousins télépathiques ».
Le but est aussi de s’inscrire sur la durée, de se faire découvrir par les autres, ceux qui n’attendaient pas le roman.

J’ai vu passer dans une storie de fan : « Mathias Malzieu, le nouveau Jack London. »

Il reste un de mes écrivains préférés. C’est un mec qui a tenté des choses : un tour du monde, il a découvert le surf, est parti en bateau, a fait naufrage et est reparti.
C’est un vrai aventurier au sens propre comme au sens figuré, dans ses livres comme dans sa vie.
La comparaison ne me donne pas de pression mais vraiment de l’élan.
Ces personnes comme Jack London me donnent du désir. C’est en rapport à ce que disait Brel : « le talent, c’est l’envie. »

J’ai pensé naïvement à une sirène adorable. Avais-tu tout de suite idée d’une demi-femme fatale capable de tuer ?

Oui. La sirène est la métaphore de quelque chose qui peut arriver. Ce qui m’intéressait c’est la situation universelle de la rupture amoureuse et on va rencontrer trop vite quelqu’un d’autre alors que l’on n’est pas prêt ou plus capable de donner (soit par dénis, conviction ou que l’orgueil est blessé). J’aimais l’idée que le personnage puisse rencontrer à la fois ce qu’il y a de pire et de mieux : la plus belle femme possible et la plus dangereuse.
Je m’amuse avec le mythe de la sirène et l’intérêt de la voix. La sirène ne connaît pas l’amour. C’est un livre sur la passion, pas uniquement déchirante mais aussi la joie qu’elle procure.
Enfin, la question de l’imagination est fonction narrative sur l’histoire des surprisiers.

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Il y a de vraies belles trouvailles dans Une sirène à Paris : le coquelicophone, le burger à fleurs, le camion recycleur de rêves…

J’aime bien quand ça se mélange à quelque chose de vrai. Par exemple, le coquelicophone c’est un cadeau de ma sœur. C’est un quadruple harmonica monté sur une tige. Et ça m’a amusé de le rebaptiser.
Le voice-o-graph existe vraiment. J’aimerais en faire venir un aux Trois Baudets pour les concerts de Dionysos.
Tout est lié ! Le flowerburger va aussi me donner des idées pour mettre en scène la tournée. C’est aussi un peu Dionysos. Je me bats depuis des années pour que ce bateau continue de fonctionner à l’ancienne. Parce qu’un groupe de rock qui habite en Province et qui existe depuis 25 ans, il y en a pas beaucoup qui persiste.
Même quand je chante sur une sirène ou un chat, il y a toujours une part de réalité qui m’amuse de distorde. Ce ne sont pas des bulles de savon.

“Le merveilleux, l’imaginaire ne sont pas des régressions, et ne sont pas que légers au mauvais sens du terme. On a tous besoin de ça. On rêve tous et on a tous de l’imagination.
L’imagination c’est aussi la capacité d’avoir de l’empathie.
Le rêve fait partie intégrante de la réalité.”

Le corps est toujours une gourmandise avec toi. C’est ultra poétique !

J’ai toujours trouvé qu’il y avait un érotisme dans la gourmandise. Les fruits, le sucre, le sel, le goût, l’envie. On en revient au désir.
Les analogies, je les ai très rapidement faites, dès les premières chansons : Ciel en sauce. C’était une chanson gourmande et amoureuse.

Est-ce qu’un surprisier, pour toi, est guidé ? Ou sa folle imagination est en lui ?

Pour moi, ça vient de l’intérieur. C’est de l’artisanat.
Chacun puise sa force où il peut et où il veut.
Les surprisiers sont des artisans du rêve et non des mystiques.

« Rêveur de combat…vivre en accéléré… burn-in » page 24. Ce n’est pas Gaspard que tu décris, mais bien toi. Tu es un inébranlable super actif !

C’est toujours des autobiographies émotionnelles.
Ça a empiré. J’ai eu des strates d’augmentation d’hyperactivité après avoir perdu ma mère, dans un premier temps. Et ensuite, le souci de santé.
L’art c’est toujours une forme de compensation. C’est joyeux mais je me suis rendu addict à mon imagination. En chambre stérile, je n’avais que ça. Ma liberté c’était de continuer à imaginer.
Après les hôpitaux, la première idée qui m’a excité c’était l’histoire de ce gars qui trouve une sirène et qui la ramène chez lui et lui fait du poisson pané. J’imaginais la scène et ça m’amusait.
Ça m’amusait qu’après cette crue réelle de 2016 – où on avait trouvé des vieilles télé, des vélos rouillés, des poissons morts – que quelqu’un au cœur brisé trouve une sirène. Avec un Paris irréel et de conte de fée, je pouvais partir en voyage loin.

Ton corps supporte le rythme ? 

Il a dit stop cet été, entre la Norvège, le mix de l’album et la fin du livre.
Je l’écoute. Je me suis calmé. J’ai fini le livre dans une cabane à 12 mètres de haut, dans un arbre. J’étais tranquille. Ma compagne est venue me rejoindre. Et comme elle est arachnophobe, on a eu une crise avec des araignées et c’était très amusant. 😉

Une Sirène à Paris aura-t-elle une suite ?

C’est possible. Je suis dans l’élan.
J’ai fini le roman à 10h du matin après une nuit blanche à écrire. Et après, je n’avais plus rien à faire. Je n’avais plus sommeil, car excité.
Du coup, j’ai pris une douche, un p’tit déj seul. Et pendant le p’tit déj, j’ai eu des idées de suite parce que j’étais dans l’élan créatif. Ensuite, je suis retourné devant mon ordi, ouvert un nouveau dossier : Le retour des sirènes. Une heure après, coup de pompe, suis allé dormir.
J’aurais plein d’autres idées. J’ai souvent des mini-fécondations de romans qui, des fois, ne tiennent pas alors que d’autres fois oui.
En tout cas, aujourd’hui, ça me fait très envie, car je suis à fond.
Est-ce qu’après la tournée, je voudrais poursuivre ? 😉

Interview by Alexandre

Une Sirène à Paris

Une Sirène à Paris 

un roman de Mathias Malzieu 
(Albin Michel)

Et un long-métrage en préparation

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Paris Mystères : plongée dans les secrets de Paris avec Jean-Marc Léri

Jean -Marc Léri et Christophe Pascal s’associent pour révéler ce qui se cache derrière les beaux beaux et fascinants mystères de la capitale : comme l’alchimie, le Fantôme de l’Opéra ou l’ordre des Templiers.
Paris Mystères c’est un livre-carnet passionnant, richement illustré et c’est aussi une série de documentaires diffusée sur RMC Découverte.

Paris Mystères
Jean-Marc Léri

Paris Mystères – L’affaire des poisons

Nous avons fait la rencontre du duo, Léri et Pascal, au Musée François Tillequin caché au 1er étage de la Faculté de Pharmacie à Paris. Cet écrin renferme une collection unique de matières médicales, la plus importante de France et d’Europe. Au total, plus de 25 000 produits, échantillons, plantes séchées… 
Ce musée ouvre ses portes exceptionnellement et exclusivement au grand public pendant les Journées du Patrimoine. En entrant, on a l’impression que le temps s’est arrêté. Fascinant !

Paris Mystères

Paris Mystères

Le décor est idéal pour évoquer l’affaire des poisons qui a touché la France dans la seconde partie du 17e siècle. Un détail qui a son importance : les produits permettant de se débarrasser d’une personne ou d’un ennemi étaient en vente libre jusqu’à cette époque.
A cause de la Fronde, beaucoup d’hommes ont quitté Paris, laissant les femmes libres pendant une vingtaine d’années. Quand ils sont revenus, nombreuses sont celles qui ont voulu se débarrasser de leurs époux.
Ce mystère de Paris fait sourire mais il ne fait pas bon de connaitre certaines conditions de trépas. Tous n’étaient pas égaux devant la mort.

La marquise de Brinvilliers appréciait le sublimé corrosif ou chlorure mercurique, très à la mode et efficace. Il était versé dans le vin ou dans un bouillon. Le plus fou : l’amant de la marquise, Godin de Sainte-Croix avait suivi les cours public d’un démonstrateur en chimie au jardin du roi. Cet apothicaire enseignait la méthode pour fabriquer le sublimé corrosif, et donc tuer le plus discrètement possible.

Paris Mystères

Le Musée François Tillequin et ses secrets

Dans ce joli petit musée, on apprend l’existence d’un rare aphrodisiaque efficace : la mouche cantharide d’une belle couleur verte. Seul inconvénient : quand elle est en contact avec la peau, elle peut causer des pustules. La manipuler est donc dangereux.
Elle peut provoquer aussi une irritation de l’urètre. Elle assurait donc une érection durable mais douloureuse.

On découvre aussi que le lait peut être efficace comme antidote dans certains cas.

Il semblerait aussi que “parler sans arrêt est un bon moyen d’empoisonnement !” C’est certainement une méthode que tente Donald Trump en nous inondant de ses paroles.

Paris Mystères est une évocation passionnante du Paris historique. Le récit de la légende de Nicolas Flamel, l’alchimiste, est absolument bluffante. On regretterait presque de découvrir la vérité.
Focus et lexiques offrent des suppléments d’infos pour en apprendre toujours plus sur l’histoire de Paris.

Paris Mystères

Paris Mystères
les carnets de Jean-Marc Léri
(Éditions Bayard)

Paris Mystères
des révélations inédites sur les grands mystères de Paris
série documentaire de 6 épisodes de 26 min
sur RMC Découverte

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Tous Mécènes au Musée du Louvre : spectaculaire livre de François 1er

Comme chaque année, le Musée du Louvre organise sa campagne Tous Mécènes. Pour cette 8e édition, c’est un objet unique et fascinant que le musée veut acquérir : Le livre d’heures de François 1er.
Avant son achat définitif, vous pouvez l’admirer actuellement au sein de l’exposition François Ier et l’art des Pays-Bas.
Une pièce qui a traversé 500 ans d’histoire et qui est miraculeusement dans un état exceptionnel.
On va vous donner l’envie de devenir #TousMecenes !

Le livre d’heures de François 1er : un miracle de l’histoire

Miracle, non dans un sens religieux, mais simplement dans le fait que cet objet soit parvenu intact jusqu’à nous. 
Même Philippe Malgouyres (conservateur en chef au Département des objets d’art, spécialiste du livre d’art) n’en revient pas.

Ce livre a été conçu en 1532 à Paris, 6 ans avant l’acquisition par le roi François 1er chez le joailler Allard Plommyer.
Depuis, il a traversé l’Histoire de France pour finir sa périple en 1942 à Londres, où il y est resté depuis.

Image de prévisualisation YouTube

Cet objet, en particulier, est unique. Il n’a pas d’équivalent dans le monde.” précise le conservateur. ” Ce n’est pas une commande de  François 1er car il n’y a aucune armoirie royale dessus. À cette époque, c’était la mode de surcharger les objets de valeur des signes distinctifs. Seuls les livres de compte d’Allard Plommyer sont la preuve que le roi de France l’a bien acheté.”
Mais à travers les époques, dans de nombreux inventaires, on retrouve la description exact de ce livre : les pierres, les camées... Au XVIIIe siècle, les gens savaient qu’il avait appartenu à François 1er.

Tous Mécènes

Si on ne sait pas exactement qui est le créateur de cet objet, il est certain que des nombreux artistes ont travaillé à sa fabrication. Ce n’est pas l’œuvre d’un seul homme. Rien que pour les enluminures, trois peintres différents y ont mis leur patte. Reste alors l’écriture des textes, la création d’orfèvrerie des couvertures.
C’est un peu comme pour la haute couture de notre époque,  précise Philippe Malgouyres. Il y a le créateur, par exemple Yves Saint Laurent. Mais les broderies sont faites dans des ateliers. Les bijoux dessinés par quelqu’un d’autre et conçus par d’autres petites mains…

Tous Mécènes

Une expression d’un visiteur a marqué l’esprit du conservateur : Ce livre  “c’est un bijou de l’Histoire“.  Et d
ans tous les sens possibles…

Tous Mécènes : c’est quoi ? 

Sur les 10 millions d’euros nécessaires pour acheter cette œuvre majeure du patrimoine français, le Musée du Louvre met en financement participatif public à hauteur de 1 million €.
Nul besoin d’être riche pour y prendre part. Tous les dons sont les bienvenus, de 1 à 500 € ou plus…
Et chaque don est déductible des impôts, à hauteur de 66 % du montant.
Si aujourd’hui, 69% de cette somme a déjà été récolté avec près de 4 900 donateurs, vous avez jusqu’au 15 février 2018 pour devenir un mécène du Louvre.

Mickaël. B : un mécène parmi d’autres

Lors de notre visite, nous avons pu discuter avec Mickaël.
Ce jeune particulier participe à chaque campagne #TousMecenes depuis 2013C’est un rendez-vous que j’attends chaque année.

Le plus fou c’est qu’il a faitce premier don sans jamais être venu au Louvre
Au début,  on se dit “pourquoi pas !” et c’est quand on arrive devant l’œuvre, on se dit “waouh, j’y ai participé ! C’est un peu dans l’esprit que l’on a tous envie de laisser une trace. Mais c’est aussi un rapport à tout l’argent que l’on dépense dans une année, là on est sûr que c’est utile.”

La victoire de Samothrace, c’est ma première donc elle tient une place particulière. Chaque fois que je la voie, j’ai une émotion particulière“.

Devenir mécène, outre le plaisir personnel, c’est la possibilité de visiter le département qui accueillera l’œuvre, la voir en visite  privée, faire partie des Amis du Louvre… Et contribuer à la sauvegarde du patrimoine.

Tous Mécènes

Tous Mécènes

Opération ouverte jusqu’au 15 février 2018

Comment faire un don ? 
Sur le site dédié : donate.louvre.fr
Sur la borne sans contact (maximum autorisé 20€) à la sortie de l’exposition François Ier et l’art des Pays-Bas (jusqu’au 15 janvier 2018)
Pour les dons en espèces, à
 l’accueil du Musée du Louvre

Pour chaque don, un reçu fiscal est fourni

site officiel : tousmecenes.fr

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Marianne BP : Rose ascendant Pourpre réinvente la langue

Marianne BP à la différence de l’héroïne de son tout premier roman, Rose ascendant Pourpre, ne se cache pas pour éviter de travailler. C’est une bosseuse qui filme, chante, écrit, travaille les mots en chansons et en récit,
Alors qu’elle sort son EP Aparté parisienne, elle capte notre attention une nouvelle fois avec une histoire barrée, comblée d’uppercuts bien sentis.

8h la narratrice, Mélinda, rentre chez elle.
8h je commence la lecture de Rose ascendant pourpre pour ne pas lâcher.
Son brouillard est visuel, le mien est sonore, très sonore. Des voix masculines en débit continu. La concentration est vacillante par certains moments mais les mots accrochent l’œil, malgré moi.

Gilbert gambade sur le terrain vague de ma déduction
Marianne BP
joue avec la langue, use de quelques formules creuses pour raconter la banalité de la vie, puis nous emporte dans des envolées, des jeux d’énumération, de mots, de décalage (à la manière de Raymond Devos, certaines pages) et de mots inventés.
Nécrochrétienté, bucc-haleine, Dare winnisme, existentialcoolique, brain toy L’auteure renouvelle la langue française en jouant allègrement d’associations jubilatoires.
Ça claque, ça surprend, réveille aussi et donne envie de suivre le récit. Et de ne pas s’en éloigner trop longtemps.. 

“Mon ventre abritait, alors, l’œil d’un cyclone réjouisseur”
Une trentenaire qui manie aussi bien le passé antérieur – Bernard Pivot en serait tout émoustillé – ne peut que nous emporter dans son épopée.
Mélinda semble se réveiller d’un bad trip en plein milieu de son bureau. Ses collègues ont-ils halluciné ? Bref, sa vie prend un virage ascensionnel quand il s’agit d’assumer avec son père la responsabilité de la mort de sa mère. Tout n’est pas tout de suite limpide sur les circonstances de la mort, le rôle de chacun, le mobile.
Alors elle file, prend le large direction le plein soleil pour se retrouver. S’ensuit des rencontres, un cocktail d’aventures et des idées folles boostées à 200 km/h.
Marianne BP n’a pas peur de la vitesse, ni d’envoyer le lecteur quelques fois dans le fossé. Faut rester bien accrocher au siège pour apprécier les belles inventions de cette auteurE aussi irrésistible qu’audacieuse.

Un moment de pure littérature d’un nouveau genre. A vous de définir lequel.


Rose ascendant pourpre
roman de Marianne BP

Livre auto-édité en format broché ou à télécharger en toute légalité sur :
Lulu
Amazon
Kobo

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TASCHEN store Paris ! Vente privée du 28 au 31 janvier 2016 #Concours Inside

Vous aimez les livres, les gros volumes illustrés, les catalogues de photos et autres ouvrages d’art ? Attention #bonplan !
Taschen, l’éditeur incontournable, organise une nouvelle session de ventes privées, du 28 au 31 janvier 2016 dans sa boutique de Saint Germain des Prés.

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Pendant quatre jours, le magasin de la Rue de Buci, à Paris, va proposer des remises allant de 50 à 75 %  sur les exemplaires de consultation ou présentant un léger défaut et proche de la rupture de stock. Photographie, peinture, architecture, pop culture, Paris, sport , ciné ou série TV : tous les domaines artistiques sont concernés.
De bonnes affaires en perspective pour les amoureux des arts qui veulent garnir leur bibliothèque à moindre frais.

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Pour nos lecteurs franciliens, United States of Paris vous fait gagner des invitations (pour 2) pour participer à la soirée avant-première de vente à prix très réduits, le 27 janvier 2016, de 19h à 22h.

Et pour tout le monde, ces ouvrages seront aussi disponibles sur www.taschen.com.
Les premiers arrivés seront les premiers servis !

Store TASCHEN de Saint Germain des Prés
Ventes privées du 28 au 31 janvier 2015
ouverture à tous

2, rue de Buci 
75006 PARIS

Horaires :
Jeudi de 10h à 20h
Vendredi et samedi de 10h à minuit
Dimanche de 10h à 20h

Taschen librairie ventes privés Rue de buci Paris 28 au 31 janvier 2016 concours

Concours

Vous avez envie de faire plaisir à votre bibliothèque ? Ou vous cherchez un cadeau sympa pour un anniv ?

Nous vous offrons des invitations pour la soirée avant-première du  mercredi 27 janvier 2016 à la boutique Taschen rue de Buci à Paris, avec un bonus de 10% de réduction en caisse.

Pour les gagner, rien de plus simple, il suffit de remplir le formulaire ci- dessous avant le dimanche 24 janvier 2015 23h59 sans hésiter pas à nous laisser un commentaire sympathique (on aime beaucoup ça !)

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 invitations pour la vente avant-première.

Avant de vous inscrire, vérifiez bien que vous êtes libre le 27 janvier 2016 !

Bonne chance à toutes et tous !

Concours Taschen Jan 2016
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La B.O. 2 -M- : le trip musical et visuel de Matthieu Chedid & Matthias Picard

“La B.O. 2 -M- est une invitation à la méditation moderne. Parce que l’intention c’est d’arrêter de penser. Et puistu te dis « Qu’est-ce que c’est ce bordel ? », tu ne penses plus à autre chose qu’à ça.
Après les gens partent dans leur univers. J’aimerais que l’album les déconnecte de leur quotidien.”

Matthieu Chedid propose un trip musical qui se savoure les yeux fermés, entièrement déconnecté (pour une fois) de toute vie numérique. La B.O. 2 -M- est à la fois un disque de pure musique et un livre illustré par le talentueux dessinateur Matthias Picard.
-M- nous dévoile les coulisses de cette création originale qui va aussi bien enthousiasmer les passionnés de nouvelles expériences que désarçonner les fins connaisseurs du chanteur.
On ne revient pas indemne de ce rêve surtout quand il est accompagné d’une boisson corsée. Toute résistance est vivement déconseillée. 

Matthieu Chedid en interview pour La BO 2 -M- rêve musical illustré par Matthias Picard éditions 2024 photo united states of paris blog au showroom Gibson

INTERVIEW #M_LABO2M

UsofParis : Un rêve c’est plutôt personnel. Pourquoi avoir décidé de partager celui-là avec le plus grand nombre ?
-M- : Parce que c’est un monde extrêmement inspirant. Tout part du rêve quelque part, c’est vraiment une autre dimension qui fait partie de la vie et dont on parle moins. C’est là tout le temps mais on ne le met pas justement en lumière. C’est mettre en lumière l’obscurité.
C ‘est un rêve quand même mais surréaliste. Il y a des fragments de rêves. C’est de l’écriture automatique au départ : c’est surtout laisser l’âme prendre les commandes de l’esprit. C’est ça qui m’intéressait.
Donc j’ai relu pas mal les surréalistes et je m’en suis beaucoup inspiré pour la musique et pour le texte.

Et lesquels en particulier ?
André Breton, d’abord parce que c’est lui qui a écrit le manifeste. Et puis ensuite toute la lignée de Perec, René Char, Aragon et les autres.

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Donc tu as eu besoin de te préparer, de te documenter avant de commencer ?
Non, parce qu’en fait au départ ca ne devait être qu’instrumental. J’avais fait Labo -M-, il y a 13 ans, je voulais faire Labo -M- 2.
Et puis, on est parti en studio avec les musiciens de la tournée.
On s’est dit, pour qu’il y ait une contrainte, je vais relire les surréalistes et je vais transférer en musique les règles surréalistes : les cadavres exquis, l’écriture automatique. Vraiment comme dans l’inconscient. 
Donc, sur des règles surréalistes, on a improvisé, enregistré et mixé au même moment. Toute la musique a été faite dans l’instant. On a enregistré durant quatre heures et après on a fait un montage d’une demi-heure pour en faire un voyage initiatique. C’est de là que Labo -M- 2 est devenu La B.O. 2 -M-, parce que je me suis dit qu’il fallait vraiment écrire un rêve à partir de truc-là.
Donc par des fragments de rêves, par l’imaginaire et beaucoup d’écriture automatique, et aussi en m’inspirant de la musique, j’ai construit le rêve sur la musique. Et c’est comme ça que la bande dessinée est arrivée en troisième étape. 
C’est un O.V.N.I., un objet non identifié qui s’est fait empiriquement de manière évolutive.

Et du coup il n’y a eu qu’une seule prise ?
Sur toute la musique qu’on entend, il n’y a eu qu’une seule prise. Après, on a rajouté des ambiances de Pierre Boscheron pour illustrer un peu le rêve et quelques mini-voix, parsemées. Il y a la voix parlée et il y a quelques chants comme ça.

Ça veut dire que tout te satisfaisait dans cette expérience-là ?
Oui. C’est surtout une acceptation du réel. C’est à dire qu’à un moment, le réel est parfait. Donc si c’est là c’est que ça doit être comme ça.

Dessin original de Matthias Picard
Dessin original de Matthias Picard

J’ai noté une phrase dans ce rêve qui était : « Oublier de faire l’amour ». Comment peut-on oublier de faire l’amour ?
C’est n’est que dans les rêves qu’on peut oublier de faire l’amour !

Comme il en est question dans ce projet, te souviens-tu de la première fois que tu as utilisé l’expression « Onde sensuelle » ?
J’adore l’alchimie des choses. J’adore fabriquer, comme un artisan, des petites choses. Je pense à Machistador parce que c’est Matthieu Chedid, match. Il y avait le conquistador. Il y avait l’idée d’adoration. A un moment, c’est un amas d’idées, tu les colles ensemble et ça fait des mots.
Pour Onde sensuelle, ce n’est pas très clair. Je pense que c’était du ressenti. Mais je ne sais plus comment elle m’est venue celle-là.

C’est vrai qu’elle est superbe.
Elle est très évidente. Je me suis rendu compte que, comme Serge Gainsbourg le faisait beaucoup, le recyclage est hyper intéressant car ça fait exister les choses quand tu les retrouves dans un parcours, sur un chemin. Parce que si tu sèmes un truc, mais que tu changes tout le temps c’est super. Mais revenir sur un élément, ce n’est pas forcement de la flemmardise, c’est plutôt l’idée de faire vivre et revivre les choses.

Même pour l’auditeur, c’est hyper stimulant. C’est aussi un rappel aux souvenirs.
C’est ça, exactement. C’est un rappel au parfum. Pour moi la musique et le parfum sont très analogues. Je me suis rendu compte que quand on réécoute une chanson qui nous a marqué dans notre vie, on a une émotion similaire lorsque l’on ressent un parfum qu’on avait senti dans une situation particulière. Ça doit toucher aux mêmes sens quelque part. J’en avais même fait une chanson qui s’appelle L‘élixir où je faisais un peu le parallèle entre le parfum et la chanson.

Matthieu Chedid en interview pour La BO 2 -M- rêve musical illustré par Matthias Picard éditions 2024 photo united states of paris blog usofparis showroom Gibson

Est-ce que tu rêves en musique ?
Non, c’est vrai qu’il manque la bande-son souvent dans le rêve. Mais c’est très possible que j’ai du rêver en musique.
On a tous fait les plus grandes symphonies, les plus grandes chansons de notre vie dans les rêves et au moment où tu te réveilles, tout s’efface.

Peux-tu te réveiller à cause d’une musique ? Quelque chose qui peut te venir dans la phase entre le sommeil et l’éveil ? Ou même un texte ?
Complètement. Récemment, j’ai été réveillé par des paroles très fortes qu’on te dit dans un rêve.

Et ça va se retrouver dans l’écriture d’une prochaine chanson ?
Ce que j’ai reçu il y a pas longtemps, je l’aurais mis dans mon rêve si j’avais pu.
C’est toujours pareil. Quand tu ouvres ces portes-là, d’un monde un petit peu plus parallèle, tu y accèdes un petit peu plus après car d’une certaine manière tes antennes captent plus.

Dessin original de Matthias Picard
Dessin original de Matthias Picard

Un adjectif pour qualifier le travail de Matthias Picard ?
Ce qui me vient tout de suite c’est talentueux, inspiré. C’est une pépite pour moi. Quand je faisais ce rêve, j’ai découvert sa BD en 3D Jim Curious qui est incroyable. Je me suis dit « C’est les dessins que je veux, c’est vraiment ça ». J’ai appelé Mathias et j’ai eu la chance qu’il joue le jeu avec moi, qu’il plonge dans mon rêve et qu’il le mette en images. 
Chaque dessin était une évidence. On échangeait beaucoup sur tout ça pour que je l’alimente un peu.

Donc il y a eu des allers-retours ?
Beaucoup, oui. Mais c’est quand même son univers. Je ne l’ai pas vampirisé. C’est vraiment un ping-pong. Je n’interférais pas dans l’esthétique, mais dans le fond plus que dans la forme.
Ça a été comme une évidence. Quand tu fais quelque chose avec quelqu’un et que tu dis : « Je n’aurais pas pu trouver mieux ».

As-tu redécouvert ton rêve ou certains détails ?
C’est certain qu’il a mis en lumière des choses que je ne voyais pas forcement. Mathias a vraiment donné une autre vision de mon rêve mais un univers en commun. C’est vrai que je me reconnais dans ses images. Il a sublimé mon rêve à sa façon.

Ecoute la Bo 2 M rêve musical de Matthieu Chedid mis en images par Matthias Picard Editions 2024 Yoyo Palais de Tokyo boisson Pimento gingembre ginger photo united states of paris blogOn a assisté à l’écoute de ton disque dans une salle de cinéma. Pourquoi le choix d’une boisson épicée pour cette écoute ?
Il y a cette idée de parfum surdosé au gingembre dans le rêve. Ce rêve, il faut vraiment le décortiquer. Il y a plein de choses partout. Le gingembre fait partie du rêve et cette onde sensuelle m’enivre par son parfum surdosé au gingembre. C’était une façon de ressentir cette force. En plus, il y a un documentaire qui montre cette expérience qu’on a faite en studio : on a bu du gingembre pur parfois pour se mettre des coups de fouet juste avant de jouer. Il y a même eu une stripteaseuse qui est venu en studio… on a joué dans le noir. On a fait plein de trucs très bizarres pour vraiment aller chercher nos limites.

Et donc ça vient de cette expérience-là en studio que tu aies proposé une écoute de cet album les yeux fermés ?
C’est surtout que ça permet plus de rentrer dans son intime. Au départ, il faut écouter et les yeux fermés tu es plus dans le rêve que quand tu les ouvres. C’est pour se donner la chance de rentrer plus dans le rêve.

Quelle est la position idéale pour écouter et lire La B.O. 2 -M- ?
J’aime bien allongé. Pour moi c’est un peu psychanalytique, donc sur un divan : c’est parfait.

Et le meilleur lieu ?
Dans son cocon, dans son chez soi. Si possible éteindre son portable, les lumières et même fermer les volets, dans un lieu le plus obscur possible, le plus calme possible : déconnecté.

L’écoute de ce disque nous a ramené à notre adolescence. Quand on écoutait l’album Pulse, le live de Pink Floyd, de la même façon, dans le noir, en rentrant des cours. Il y avait un côté planant, très enveloppant. Est-ce que se sont des tonalités que tu as recherchées ?
Complètement. Pour moi aussi cette expérience me rappelle un émoi d’adolescent, avec mon pote d’enfance, Fabien Namias qui est aujourd’hui un des dirigeants d’Europe 1. On écoutait sur la chaîne quadriphonique de sa mère les Pink Floyd, Led Zeppelin et les disques concept. J’avais des émotions hallucinantes. Je me rappelle que ce jour-là je me suis dit «  c’est ça que je veux faire comme musique ! ».
Quelque part, ce projet est vraiment apparenté à cette émotion d’adolescent. C’est vraiment un projet d’adolescence.

Guitare coeur rose pages illustrées par Matthias Picard dessinateur de La BO 2 M de Matthieu Chedid livre album expérience aux éditions 2024On peut dire que La B.O. 2 -M- est un album concept ? Tu l’as qualifié d’O.V.N.I.
Pour citer Gilles Deleuze, que j’aime bien, je dirais album percept. Parce que concept, c’est un ensemble de conceptions et percept c’est un ensemble de perceptions. Et on est plus dans la perception que dans la conception. C’est du ressenti.

On a eu l’impression de redécouvrir -M-, ou Matthieu Chedid, plus incisif, plus empirique aussi au niveau musical. Est-ce une fausse impression ?
Non. Ça va chercher dans les entrailles de mon imaginaire. Donc c’est plus complexe. Mais d’un autre côté ça a toujours été présent. Il y a toujours ça dans ma musique mais je ne la fais pas forcément écouter. Celle que je fais écouter c’est la musique que j’ai digérée et un peu simplifiée. Cette fois, on est plus dans le laboratoire.

Quelle est la dernière claque musicale que tu as reçue ?
Là tout de suite, c’est Alabama Shakes. J’ai ré-écouté récemment la chanson Always Alright.
J’adore cette énergie, cette voix, cette authenticité. Ce n’est pas courant. En plus, c’est toujours la même bande d’Amy Winehouse. Ça me fait vibrer. Tout d’un coup, j’ai l’impression d’écouter de la musique africaine parce que c’est authentique. Et ça me fait du bien.

illustration originale de Matthias Picard
illustration originale de Matthias Picard

Un retour sur ton album qui t’as amusé, touché ?
Oui, j’ai eu même un témoignage incroyable d’une journaliste italienne parce qu’elle était bouleversée. En plus, elle est vraiment dans l’art contemporain, assez aiguisée dans ce domaine. C’est comme si ça tombait à un moment où elle avait besoin de ça.
Elle revenait sur des fondamentaux. Je n’ai plus les mots mais elle disait « archétypal » et « 10 ans » qu’elle n’avait pas eu une émotion comme ça. Peut-être qu’elle est comme ça avec tout le monde, mais j’y ai cru ! 😉
Ce qui est sûr, c’est que cet album peut aussi inquiéter les gens. Mais quand on rentre dedans, qu’on se laisse aller, qu’on lâche prise… J’ai eu des témoignages comme jamais sur ma musique. Parce que bizarrement, ça surprend vraiment. Ça va toucher un endroit que ça ne touche jamais. Tout d’un coup avoir un truc qu’on a rarement, il prend encore plus de valeur.
La rareté me fait du bien aussi. Quand je tombe sur quelque chose de rare, j’ai l’impression que c’est une pépite. Je ne pense pas que c’est mieux un disque comme ça. C’est simplement plus rare qu’un album classique.

Mais il y a quelque chose de plus intime aussi. On suit ta voix. Dans un album studio, on prend tout dans la globalité.
C’est vrai que les femmes sont un peu gênées aussi, en disant que c’est très « sensuel ». C’est vrai que les mecs ont moins cette impression, ou ne le disent pas.

La B.O.² -M-
de Matthieu Chedid et Matthias Picard
un livre de 96 pages et un CD inédit de 58 min incluant La BO² -M- et sa version acoustique
(Éditions 2014)
sortie le 13 novembre 2015

Edition limitée (350 exemplaires) avec le coffret Orange Numérique conçue par Devialet à 150 euros
Disponible à la réservation en avant-première le 12 novembre à la boutique Devialet Réaumur

La B.O. 2 -M- Expérience au Yoyo – Palais de Tokyo
le dimanche 13 décembre 2015 
avec 3 expériences live à :
15h, 18h et 21h
Expérience en 3V : concert expérimental, voyage initiatique et intérieur et exposition

Dédicaces : le samedi 14 novembre au Merle Moqueur / Le 104 (Paris)
Et le samedi 21 novembre à la Librairie Kléber (Strasbourg)

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La Tarte Tropézienne : 60 ans de soleil sucré, des Baby Trop’ à gogo et le livre !

Du soleil dans votre dessert, c’est vraiment le maître mot de la Tarte Tropézienne.  Si la recette originale satisfait le grand nombre de gourmands, les Baby Trop’ qui viennent de pointer le bout de leur nez se gorgent de dix nouvelles saveurs pour ce printemps 2015. A goûter d’urgence, à fêter à Saint-Tropez le 10 juillet et à lire dans un livre anniversaire avec recettes aux Editions de La Martinière.

Une tropézienne, c’est avant tout un mélange unique de deux crèmes dans une brioche fondante, saupoudrée de grains de sucre.
Une recette unique et gourmande qui a été maintes fois copiée mais jamais égalée.Tarte Tropézienne l'originale 60 ans babytop eatmebaby saveurs de printemps gout saint tropez coffret pavillon Ledoyen  photo by blog United States of Paris

Et notre tarte a fait des petites depuis un an : les Baby Trop’, des tartes en mini-portion à l’instar des choux de Popelini que l’on peut déguster à même le trottoir.

Pour ce printemps 2015, les bébés se parent de dix nouvelles saveurs, en plus de la recette originale et incontournable : Chocolat Guanaja, Praliné Amande Noisette, Café expresso, Pistache, Abricot, Amande Griotte, Citron, Framboise, Myrtille et Romarin.

Rendez-vous nous a été donné au Pavillon Ledoyen pour déguster ces parfums de saison.
Les plus surprenantes restent sans conteste la Baby Trop’ romarin, pour laquelle on aurait osé une touche de parfum en plus et la myrtille goût parfaitement maîtrisé. Celle au citron est fraîche.
Nous ne les avons pas toutes goûtées pour garder un peu de surprise pour plus tard. Alors on vous laisse chavirer à votre tour selon suivant votre gourmandise.

Tarte Tropézienne 60 ans babytop eatmebaby saveurs de printemps dégustation dessert gout saint tropez coffret pavillon Ledoyen  photo by blog United States of Paris

60 ans de goût ça se fête !

Le 10 juillet prochain, les ruelles Saint-Tropez vont raisonner des bruits de la célébration qui sera organisée autour de la Tarte Tropézienne.
Habitants et vacanciers seront conviés à célébrer ce fleuron de la Riviera Française.
A travers des pop-up stores, des foodtrucks et autres véhicules vintages mais aussi à travers le regard d’artistes, vous traverserez les six étapes de la création de cette mythique tarte.

Tarte Tropézienne 60 ans babytop eatmebaby saveurs de printemps gout saint tropez coffret pavillon Ledoyen  photo by blog United States of Paris

L’apothéose de cette journée sera l’ouverture du nouvel écrin de la Tarte Tropézienne : une belle terrasse pour la boutique historique avec une vue plongeante sur la  très célèbre Place des Lices et ses boulistes. Bien évidement ce programme sera agrémenté d’autres surprises que nous ne pouvons dévoiler tout de suite.

Tout comme la recette toujours secrète de la Tarte Tropézienne ! Impossible d’en avoir une copie, malgré tous nos efforts de persuasion.

Et pour rappel, la Tropézienne se décline en version framboises et fraises pendant tout le printemps sans oublier que les autres desserts en boutique sont aussi colorés et yummy comme la gamme des éclairs tropéziens, la tarte aux fruits mélangés ou l’entremets aux 3 chocolats. Histoire de contenter les grincheux qui n’assument pas la crème !

La Tarte Tropézienne
3 rue de Montfaucon
Paris 6e

du lundi au samedi de 10h30 à 19h30
le dimanche de 10h30 à 18h30

Retrouvez les boutiques près de chez vous : Marseille, Hyères, Toulon, Saint-Raphaël, Saint-Tropez

A PARAITRE LE 2 JUILLET !
Le livre La Tarte Tropézienne
retour sur 60 ans d’histoire, 15 recettes emblématiques et la participation de 12 chefs : Marc Veyrat, Yannick Alléno, Benoit Castel, Christophe Michalak, Sébastien Gaudard
(Éditions La Martinière)

La Tarte Tropézienne 1955 Saint Tropez livre anniversaire des 60 ans Editions de la Martinière photo Carrie Salomon recettes phares et chefs invités Christophe Michalak Yannick Alléno

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Tea time avec Amélie Nothomb autour de Pétronille son nouveau roman

Il y a quelques jours, la Fnac fêtait ses 60 ans en proposant une série de rencontres originales avec des stars internationales (Lenny Kravitz, Kylie Minogue), des groupes dans le vent (Brigitte, The Do…) des écrivains charmeurs (Jean d’Ormesson, Eric-Emmanuel Schmitt) et un jeune humoriste (Norman).
Parmi cette impressionnante sélection d’événements très très privés, nous avons pu partager un tea time en petit comité avec Amélie Nothomb dans un des salons de la pâtisserie Ladurée, rive gauche. 

Amélie Nothomb nouveau roman Pétronille rencontre dédicace Ladurée anniversaire Fnac 60 ans photo by United States of Paris blog

Ce mercredi après-midi, au centre d’une pièce feutrée à l’étage de la rue Bonaparte, assis sur un canapé noir l’auteure chapeautée célèbre la sortie de son 23e roman Pétronille, en recevant un groupe de privilégiés ayant gagné leur sésame pour cette rencontre intimiste. Amélie Nothomb égale à elle-même prend connaissance de ses convives, en reconnaît deux – se souvenant de leur prénom et des derniers échanges qu’ils ont eu ensemble. Elle garde toutefois une oreille attentive pour les nouveaux visages plus discrets.

Très vite les questions débutent pour se concentrer sur son écriture, son univers, sa capacité saisissante de création.

“Je suis une mère de famille nombreuse
Tout d’abord, une partie de l’assemblée est surprise quand l’auteure annonce être en cours d’écriture de son 80e livre. Pour elle, écrire en pensant au lecteur serait une démarche de séduction”, avant d’ajouter “j’écris en majorité des livres qui ne sont pas lus”. Parmi ceux-ci, on apprend que deux d’entre eux seraient des romans “historiques” : l’un se déroulerait au 1er siècle après JC à Éphèse (manuscrit refusé par son fidèle éditeur Albin Michel) et l’autre à la préhistoire.

Malgré leur non-publication, ces livres sont “mes enfants, je les aime tous ; même si ils sont laids et s’ils sont des monstres”. Ces derniers sont déposés dans des boîtes à chaussures sans plus aucun espoir de connaître la lumière, comme leurs illustres frères : Hygiène de l’assassin, Métaphysique des tubes
Après l’ “accouchement” de  tous (ces livres), l’impossible Amélie ne marque pas de temps d’arrêt : “je ne m’interromps jamais, il ne faut pas laisser cicatriser la plaie”. Ce qui la met enceinte, c’est des petits riens, comme une discussion dans un bus, toutefois elle avoue ne pas avoir assez de substance en elle pour pouvoir produire tout ce qu’elle écrit. L’inspiration viendrait-elle de plus haut ?

La seule pudeur qu’elle éprouve, c’est celle d’être observer en train d’écrire, avec ses “vêtements venus du Japon qui ne sont pas élégants mais chauds”. Elle décrit son activité quotidienne (4 heures minimum par jour d’écriture) comme une “fuite d’eau lente et continue, c’est fastidieux !” Alors quand une caméra vient se pencher sur son épaule pour la regarder écrire, elle s’accorde un moment de “pure fiction” par le biais d’une écriture automatique. Ce jeu avec l’image peut parfois donner des “résultats rigolos”.

Au cours de l’échange, des merveilles sucrées font leur apparition servies sur des plateaux. La nouvelle maîtresse des lieux ne résiste pas au charme d’un chou tout chocolat, pour accompagner son thé.

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“A l’intérieur de moi, c’est une engueulade continuelle !”
Nous n’avons pas résisté à l’envie de savoir ce qu’elle pouvait éprouver devant des séries télévisées cultes. Elle ne citera qu’une seule référence – malgré les nombreuses sollicitations de ses proches à en voir plus – Desperate Housewives qu’elle trouve très bien écrite. Malheureusement le visionnage “provoquait en moi une irritation, comme des chips. C’est bon mais irritant. C’était au final une expérience désagréable”.

Et son rapport aux photographes avec qui elle collabore notamment pour ses couvertures de livres ?
“Chaque photographe demande des choses différentes. L’expérience peut être aussi bien heureuse qu’insupportable, courte que d’une longueur insurmontable. Je me souviens de Jean-Baptiste Mondino, un être vulgaire qui m’a tutoyée dès que je suis arrivée et pourtant passionnant.
Je tentais quelque chose dans la pose, face à lui. Il m’arrête et me lance : “Q
u’est-ce que tu fais ? Donne-moi rien, reste vide ! La séance a duré 5 minutes et c’est sans doute l’un des meilleurs résultats.”

Améie Nothomb rencontre dédicace patisserie Ladurée anniversaire Fnac 60 ans nouveau roman rentrée 2014 albin michel photo blog United States of Paris

“J’adorerais que mes enfants survivent à ma mort !
Nous abordons également les nombreuses rencontres avec ses lecteurs, que l’équipe du Petit Journal aime tant immortaliser lors du Salon du Livre Porte de Versailles.
Le moment de la dédicace est ambigu. On ne sait pas précisément ce que veut l’autre. Parfois, certains lecteurs veulent aller plus loin. Il y a de vraies amitiés, comme il y a des ennemis aussi parmi mes lecteurs
Et quand nous lui demandons son secret pour se souvenir aussi bien des prénoms et des vies de ses correspondants, la réponse est simple : “j’ai une mémoire de l’émotion.” Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des blocages, des blancs et d’oublier le prénom de certains, “un drame !
Quel est l’effet de ces grands moments de communion avec le public ? “Je suis comme électrisée pendant une dédicace. Et quand j’en sors, je peux piquer du nez au bout de 20 minutes.”

Cabotine, elle confesse n’avoir que peu d’espoir quant à la vie possible de ses livres après elle, tout en enchaînant sur une autre pirouette : “Tout m’intéresse, même de mourir. Je m’octroie un luxe, celui d’être assassinée par sa propre créature.”

Nous avions perdue de vue Amélie Nothomb, n’osant plus l’approcher, certainement à cause du phénomène de foule qui nous épuisait avant même d’arriver jusqu’à elle.
La retrouver fidèle à elle-même, incroyable de fantaisie nous a l’effet d’un détonateur. Notre challenge est qu’elle se souvienne aussi de notre prénom pour notre prochaine rencontre.

Amélie Nothomb, nouveau roman Pétronille
Éditions Albin Michel

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